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Mali, l'histoire d'une crise

Mali, l'histoire d'une crise

RFI

Pour comprendre l’embrasement du Mali depuis 2012, la journaliste Nathalie Prévost donne la parole à ses protagonistes. En 2022, dans un contexte sécuritaire dégradé par la détérioration de la relation entre Paris et Bamako, elle a parcouru le pays à la rencontre des acteurs maliens de la crise. Ils expliquent à son micro les dynamiques profondes du conflit, les rancœurs sociales, communautaires et politiques accumulées au fil de la construction de l’État malien moderne. De Bamako à Kidal, en passant par Tombouctou, Mopti ou Anéfis, RFI vous propose les témoignages rares des leaders politiques, militaires et religieux maliens qui portent des espoirs et des visions contrastées de l’avenir de leur pays.

Cette mini-série a été réalisée en partie avec les interviews rassemblées pour le documentaire intitulé « Mali, la guerre perdue contre le terrorisme » de Nathalie Prévost et Olivier Jobart, produit par POINT DU JOUR - LES FILMS DU BALIBARI, distribué par ZED.

4 - 3/3 - La paix manquée (2014 – 2023)
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  • 4 - 3/3 - La paix manquée (2014 – 2023)

    L’élection d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) à la tête du Mali et le soutien fort de la communauté internationale nourrissent un temps l’espoir de paix. Un accord est signé en 2015. Il doit mettre un terme définitif au conflit mais ses modalités et sa gouvernance contestées bloquent sa mise en œuvre. La guerre reprend ses droits. Elle gagne de nouvelles régions et de nouvelles communautés. L’État islamique fait son entrée sur le théâtre. Les tensions produisent des affrontements ethniques, tandis que la guerre menée sous l’égide de la France et de ses alliés occidentaux échoue à vaincre le terrorisme. L’insurrection gronde et renverse le régime. Voici venu le temps des faucons, avec leurs alliés russes de la société Wagner.

    Avec Moussa Mara, ancien Premier ministre du Mali (2014-2015) ; Mohamed Ag Aharib, membre du Comité de suivi de l’Accord de paix au nom du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) ; Alphadi Wangara, imam de la mosquée Sidi Yahya à Tombouctou ; Bouma Diallo, imam de la grande mosquée de Sévaré ; Hama Cissé, imam, fondateur d’une école islamique malékite à Bamako ; Marcelin Guenguere, ancien porte-parole de la milice dogon Dan Nan Ambassagou ; Moussa Ag Acharatoumane, fondateur du Mouvement pour le Salut de l’Azawad (MSA) ; Fahad Ag Almahmoud, ancien secrétaire général du Groupe d’autodéfense touareg Imrad et alliés (Gatia) ; Tiébilé Dramé, ancien ministre malien des Affaires étrangères (2019), ancien secrétaire général de l’Union nationale des élèves et étudiants du Mali (UNEEM), président du Parti pour la renaissance nationale (Parena) ; Mahmoud Dicko, imam de la mosquée de Badalabougou à Bamako ; Choguel Maïga, Premier ministre du Mali.

    Cette mini-série a été réalisée en partie avec les interviews rassemblées pour le documentaire intitulé « Mali, la guerre perdue contre le terrorisme » de Nathalie Prévost et Olivier Jobart, produit par POINT DU JOUR - LES FILMS DU BALIBARI, distribué par ZED.

    Mon, 18 Dec 2023
  • 3 - 2/3 - La tempête (2012 – 2013)

    À partir de 2011, l’Otan bombarde la Libye de Mouammar Kadhafi. Des centaines de combattants originaires du nord du Mali rentrent au pays, avec une partie de leur arsenal. À Kidal, ils retrouvent leurs camarades de rébellion et décident de conquérir leur indépendance par les armes. Mais les ambiguïtés et les trahisons vont rapidement disloquer la fragile alliance scellée entre les rebelles et des combattants d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Ces derniers évincent les mouvements touareg et imposent la charia dans toutes les régions du nord du Mali. En janvier 2013, François Hollande lance l’opération Serval. L’armée française entre officiellement en guerre et redistribue les cartes. Nous suivons tous ces événements de l’intérieur. Les personnages interviewés en 2022 racontent deux ans de guerre dans le nord du Mali, où les fronts sont aussi incertains que changeants.

    Avec Mohamed Ag Rhissa, chef d’état-major du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) ; Bilal Ag Acherif, secrétaire général du MNLA ; Fahad Ag Almahmoud, fondateur et secrétaire général du Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia) ; Mohamed Ag Aharib, ancien porte-parole d’Ansar Dine, membre du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), ami d’Iyad Ag Ghali - le chef de la galaxie d’Al-Qaïda au Sahel ; Moussa Mara, ancien Premier ministre du Mali (2014-2015) ; Moussa Ag Acharatoumane, secrétaire général du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA) et cofondateur du MNLA ; Diadié Hamadoun Maïga, ex-président du comité de crise de Tombouctou ; Alphadi Wangara, imam de la mosquée Sidi Yahaya à Tombouctou ; Boukhari Ben Essayouti, ancien secrétaire général de l'Association malienne des droits de l'homme pour la région de Tombouctou ; Tiébilé Dramé, ancien ministre malien des Affaires étrangères (2019), président du Parti pour la renaissance nationale (Parena) ; Choguel Kokalla Maïga, Premier ministre du Mali.

    Cette mini-série a été réalisée en partie avec les interviews rassemblées pour le documentaire intitulé « Mali, la guerre perdue contre le terrorisme » de Nathalie Prévost et Olivier Jobart, produit par POINT DU JOUR - LES FILMS DU BALIBARI, distribué par ZED.

    Wed, 08 Nov 2023
  • 2 - Bande annonce – Mali, l'histoire d'une crise

    Pour comprendre l’embrasement du Mali depuis 2012, la journaliste Nathalie Prévost donne la parole à ses protagonistes. En 2022, dans un contexte sécuritaire dégradé par la détérioration de la relation entre Paris et Bamako, elle a parcouru le pays à la rencontre des acteurs maliens de la crise. Ils expliquent à son micro les dynamiques profondes du conflit, les rancœurs sociales, communautaires et politiques accumulées au fil de la construction de l’État malien moderne. De Bamako à Kidal, en passant par Tombouctou, Mopti ou Anéfis, RFI vous propose les témoignages rares des leaders politiques, militaires et religieux maliens qui portent des espoirs et des visions contrastées de l’avenir de leur pays.

    J’ai vécu pendant quinze ans au Niger, dans ce qu’on appelle aujourd’hui le Sahel central. La vie y était douce, même si la pauvreté était grande. On ne fermait ni nos maisons, ni nos voitures.

    À la fin des années 2000, le jihadisme a fait son apparition. On a commencé à monter des barbelés sur nos murs. La guerre se rapprochait. Elle venait du Mali.

    On connaît la suite : dix ans d’escalade militaire, un embrasement général de la région.

    Je m’appelle Nathalie Prévost. Je suis journaliste.

    En 2022, alors que je suis de retour en France, la société de production Point du Jour m’offre une chance inespérée, dans le cadre du tournage d’un film documentaire sur le Mali pour France 5 : aller voir par moi-même, écouter les Maliens pour tenter de comprendre le désastre.

    Ce fut un long voyage, à travers des paysages à couper le souffle et des villes connues dans le Sahara depuis le Moyen-Âge. Avec mon collègue Olivier Jobard, nous avons pris une trentaine d’avions et d’hélicoptères, affronté beaucoup d’embûches, de faux rendez-vous et de tracasseries administratives. Le contexte était hostile ; la crise franco-malienne battait son plein. Mais nous avons atteint notre objectif et réalisé une centaine d’interviews à Bamako, Mopti, Tombouctou, Kidal, Gao, Anéfis, Menaka, Gossi et Talataye.

    Le but de ce podcast, c’est de partager le récit des Maliens. Ceux du nord, ceux du centre, ceux du sud ; ceux qui croient en la guerre et ceux qui croient en la politique ; ceux qui parlent français, ceux qui parlent bambara bambara, tamachek, sonraï, fulfulde, arabe. Ce sont eux, les personnages de notre série. Avec eux, nous irons chercher les racines profondes du conflit ; nous exhumerons les drames, les rivalités, la grande et la petite histoire.

    Moi, je ne suis qu’un témoin dans cette affaire, celle qui passe la parole. Je n’ai pas choisi un camp. Ceux qui ont accepté d’être interviewés l’ont fait avec liberté et franchise, heureux de pouvoir se raconter et raconter leur pays. Car il faut connaître le passé pour comprendre les combats d’aujourd’hui.

    Fri, 27 Oct 2023
  • 1 - 1/3 - La genèse (1960 – 2011)

    De Kidal à Bamako, rencontre avec ceux qui ont vécu l’indépendance et la première révolte touareg puis sa maturation, sous l’effet des sécheresses et de l’exil en Libye, en mouvements armés rebelles de plus en plus organisés. Militants politiques, chefs militaires et membres du gouvernement malien se racontent et livrent des témoignages de première main sur les grands bouleversements politiques de leur pays depuis l’indépendance, notamment le renversement en 1991 du régime militaire de Moussa Traoré – au pouvoir depuis 1968 – sous l’effet de la pression démocratique. Ces récits, enregistrés en 2022, esquissent à la fois l’histoire des personnages clés de la crise et ses racines profondes.

    Avec Fatimata Walet Sidati (†), Targuia de Kidal ; Mohamed Ag Aharib, ancien porte-parole d’Ansar Dine, membre du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), ami d’Iyad Ag Ghali – le chef de la galaxie d’Al-Qaïda au Sahel ; Adghaïmar Ag Alhousseini, combattant de la rébellion de 1990, intégré dans la Garde nationale malienne au grade de colonel puis rallié à la rébellion de 2012 au sein du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) ; Mohamed Ag Rhissa, chef d’état-major du MNLA, ancien officier de l’armée libyenne ; Tiébilé Dramé, ancien ministre malien des Affaires étrangères (2019), ancien secrétaire général de l’Union nationale des élèves et étudiants du Mali (UNEEM), Président du Parti pour la renaissance nationale (Parena) ; Bilal Ag Acherif, secrétaire général du MNLA ; Choguel Kokalla Maïga, Premier ministre du Mali.

    Cette mini-série a été réalisée en partie avec les interviews rassemblées pour le documentaire intitulé « Mali, la guerre perdue contre le terrorisme» de Nathalie Prévost et Olivier Jobart, produit par POINT DU JOUR - LES FILMS DU BALIBARI, distribué par ZED.

    Wed, 01 Nov 2023