Filtrer par genre
Histoires vraies et fictions folles, témoignages intimes et récits de soi comme autant de moments émouvants...
Qui peut résister à une bonne histoire ? Dans Profils, le réel côtoie la fiction. Chaque épisode est une immersion unique dans une histoire vraie ou une fiction : des récits de vie rares, des moments forts, des histoires intimes et des fictions plus folles que la réalité. De la naissance à la mort en passant par l’amour, la maternité, la drogue, la dépression, le deuil, ou le racisme, tout est bon pour explorer nos vies. Que vous soyez accros aux témoignages, aux récits, aux faits divers, aux crimes, aux questions de société, aux histoires de migration ou d’amitié, ce podcast sera votre nouvelle addiction (ou votre péché mignon). Plongez donc dans l’ordinaire et l’extraordinaire pour y trouver l'écho des expériences qui tissent le monde que l'on habite. Tendez l'oreille à des récits de sororité, de résilience, d’identité, de féminisme, de discrimination ou de parentalité qui pourront vous aider à voir les choses autrement.
Profils, c'est surtout la crème du documentaire. Chaque mois vous sont proposés des enquêtes inspirantes et des reportages immersifs qui explorent les vies qu'on mène : l'enfance, l'adolescence, la jeunesse, l’école, la crise, la vieillesse et la mort, les relations entre sœur, frère, père et mère, la vie quotidienne, le deuil périnatal, le couple, la santé mentale, la transmission, le travail, le militantisme, la pauvreté, la religion, la sexualité, la colère ou même le pardon.
Profils vous laissera le souffle coupé ou le cœur palpitant, les yeux mouillés ou le sourire aux lèvres. Vous serez pirate, naviguerez sur la mer, retomberez en enfance, ferez de la politique, entendrez des histoires de famille, trouverez un frère ou une sœur, ferez l’expérience du crime et de la prison, irez à la guerre, tomberez amoureux, rencontrerez un vieux sage qui fera votre éducation, serez militant, flic ou avocat, tremperez dans des affaires de trafic, rejoindrez des manifs, serez au cœur des conflits sociaux et plein d’autres choses encore. Toutes les expériences sont à portée de main. Et en plus, c’est gratuit.
Plus qu’un simple podcast, Profils est donc une proposition engagée qui invite à la réflexion, pour comprendre et analyser le monde. Ces documentaires offrent un regard nuancé sur les sujets qui fabriquent notre actualité.
Mais, comme vous êtes sur ARTE Radio, toutes ces histoires n'empêchent pas de garder le sens de l'humour et de l'autodérision. Vous ressentirez de la tristesse, de l'empathie, de l’indignation, de la joie, et vous ferez même l’expérience de la résilience – oui, parfaitement, la résilience. Alors, que vous soyez en quête d'histoires intimes, personnelles, sensibles ou plutôt de faits divers bizarres, d'expériences limites, d'expérimentations pas toujours légales ou de questions de société, Profils est pour vous.
Rejoindre la communauté de Profils, c’est se mettre dans les oreilles le travail des auteurs et autrices de talent et d’une équipe de réalisateurs et réalisatrices de feu. Ce podcast repousse depuis plus de 15 ans les limites du storytelling audio pour vous éblouir avec un sound design de folie, une qualité sonore de compétition et une réalisation aux petits oignons. Le tout pour offrir des contenus à la fois divertissants, cool, malins, émouvants et profonds.
Bref, il est temps d’entrer dans le grand bain d’ARTE Radio. Chaque épisode de Profils est soigneusement produit pour offrir une immersion totale. Profils d'ARTE Radio, c’est donc des histoires vraies et des fictions folles, des témoignages intimes et des récits puissants qui captent l'essence de la vie. Et oui, carrément : l'essence de la vie. Ouf, ça y est c’est bon, je crois qu’on a mis tous les mots clefs pour satisfaire les moteurs de recherche et être mieux référencés.
- 1178 - L’arabe invisible (7/7) : Mektoub et hchouma
Mon chat doit-il voir un psy ?
Dans cet épisode final, Wilhem nous raconte comment il a vécu cette identité arabe au cours de sa vie : que ce soit au travers de ses proches, de ses camarades de classe, des médias…
L’arabe invisible
Wilhem est à moitié algérien. Mais, contrairement au reste de sa famille, ça ne se voit pas sur lui. Le racisme, il ne l’a jamais subi : il n’est que le témoin invisible des injustices que ses proches subissent. Et, d’ailleurs, ils adorent le lui faire remarquer. Au fil de ses anecdotes familiales, il tisse une autofiction où se mêlent l’humour, l’histoire, la violence et la tendresse. Dévoilant au passage une vingtaine de personnages hauts en couleur, parfois terribles, souvent drôles et (presque) toujours attachants, il finit par démêler la pelote familiale.
Avec :
Wilhem Mahtallah (le narrateur, L'oncle Amine), Carima Amarouche (Zakia Mahtallah, la mère de Wilhem), Tassadit Mandi (Fatima Mahtallah, la grande tante de Wilhem), Malik Faraoun ( Athmane Mahtallah, le grand-père et Faouzi Mahtallah le grand-oncle, Mohamed El Hadi le professeur), Marcel Le Guilloux (Wilhem enfant), Alexandra Branel (les autres femmes), Raphaël Plockyn (les autres hommes), Arnaud Forest (le pigeon).
Remerciements :
Ma mère, Zakia, et mon petit frère, Mattéo. Mes proches, pour leur soutien inestimable : Alexandra Branel, Raphaël Plockyn, Ines Amoura, Stéphane Pasquiou Esvan, Victor Rosi, Aurore Poumarat et Ludovic Lamoureux. Merci à Antoine Disruptif, pour avoir été le premier à me dire d’écrire à ARTE Radio. Merci à Marcel et Justine, pour leur confiance. Merci à mon chat Lucien, pour sa participation bénévole. Et bien entendu, toute l’équipe d’ARTE Radio, pour leur confiance, leur talent et leur douceur.Enregistrements
mai 2026Réalisation
Arnaud ForestMixage
Arnaud ForestIllustration
Elisabeth PeseProduction
ARTE RadioThu, 15 Oct 2026 - 15min - 1177 - L’arabe invisible (6/7) : L’histoire d’un petit bougnoule
Un bon crochet du gauche
Dans sa quête de réponses, Wilhem s'infiltre incognito dans le cours de boxe de Faouzi. Ce “grand-oncle prophétique” va lui apprendre plus que des techniques d'uppercut.
L’arabe invisible
Wilhem est à moitié algérien. Mais, contrairement au reste de sa famille, ça ne se voit pas sur lui. Le racisme, il ne l’a jamais subi : il n’est que le témoin invisible des injustices que ses proches subissent. Et, d’ailleurs, ils adorent le lui faire remarquer. Au fil de ses anecdotes familiales, il tisse une autofiction où se mêlent l’humour, l’histoire, la violence et la tendresse. Dévoilant au passage une vingtaine de personnages hauts en couleur, parfois terribles, souvent drôles et (presque) toujours attachants, il finit par démêler la pelote familiale.
Avec :
Wilhem Mahtallah (le narrateur, L'oncle Amine), Carima Amarouche (Zakia Mahtallah, la mère de Wilhem), Tassadit Mandi (Fatima Mahtallah, la grande tante de Wilhem), Malik Faraoun ( Athmane Mahtallah, le grand-père et Faouzi Mahtallah le grand-oncle, Mohamed El Hadi le professeur), Marcel Le Guilloux (Wilhem enfant), Alexandra Branel (les autres femmes), Raphaël Plockyn (les autres hommes), Arnaud Forest (le pigeon).
Remerciements :
Ma mère, Zakia, et mon petit frère, Mattéo. Mes proches, pour leur soutien inestimable : Alexandra Branel, Raphaël Plockyn, Ines Amoura, Stéphane Pasquiou Esvan, Victor Rosi, Aurore Poumarat et Ludovic Lamoureux. Merci à Antoine Disruptif, pour avoir été le premier à me dire d’écrire à ARTE Radio. Merci à Marcel et Justine, pour leur confiance. Merci à mon chat Lucien, pour sa participation bénévole. Et bien entendu, toute l’équipe d’ARTE Radio, pour leur confiance, leur talent et leur douceur.Enregistrements
mai 2026Réalisation
Arnaud ForestMixage
Arnaud ForestIllustration
Elisabeth PeseProduction
ARTE RadioThu, 15 Oct 2026 - 10min - 1176 - L’arabe invisible (5/7) : Ma carrière de dealer de shit
Pourquoi je déteste Molière
Une fois le lycée terminé, Wilhem va au conservatoire pour assouvir sa soif de théâtre. Problème : aux yeux des réalisateurs, les œuvres de Molière n'ont pas été écrites pour des acteurs comme lui.
L’arabe invisible
Wilhem est à moitié algérien. Mais, contrairement au reste de sa famille, ça ne se voit pas sur lui. Le racisme, il ne l’a jamais subi : il n’est que le témoin invisible des injustices que ses proches subissent. Et, d’ailleurs, ils adorent le lui faire remarquer. Au fil de ses anecdotes familiales, il tisse une autofiction où se mêlent l’humour, l’histoire, la violence et la tendresse. Dévoilant au passage une vingtaine de personnages hauts en couleur, parfois terribles, souvent drôles et (presque) toujours attachants, il finit par démêler la pelote familiale.
Avec :
Wilhem Mahtallah (le narrateur, L'oncle Amine), Carima Amarouche (Zakia Mahtallah, la mère de Wilhem), Tassadit Mandi (Fatima Mahtallah, la grande tante de Wilhem), Malik Faraoun ( Athmane Mahtallah, le grand-père et Faouzi Mahtallah le grand-oncle, Mohamed El Hadi le professeur), Marcel Le Guilloux (Wilhem enfant), Alexandra Branel (les autres femmes), Raphaël Plockyn (les autres hommes), Arnaud Forest (le pigeon).
Remerciements :
Ma mère, Zakia, et mon petit frère, Mattéo. Mes proches, pour leur soutien inestimable : Alexandra Branel, Raphaël Plockyn, Ines Amoura, Stéphane Pasquiou Esvan, Victor Rosi, Aurore Poumarat et Ludovic Lamoureux. Merci à Antoine Disruptif, pour avoir été le premier à me dire d’écrire à ARTE Radio. Merci à Marcel et Justine, pour leur confiance. Merci à mon chat Lucien, pour sa participation bénévole. Et bien entendu, toute l’équipe d’ARTE Radio, pour leur confiance, leur talent et leur douceur.Enregistrements
mai 2026Réalisation
Arnaud ForestMixage
Arnaud ForestIllustration
Elisabeth PeseProduction
ARTE RadioThu, 15 Oct 2026 - 07min - 1175 - L’arabe invisible (4/7) : Est-ce que j’ai tué mon grand-père ?
L'épisode du kidnapping
Lorsqu'il a 10 ans, Wilhem passe des vacances pour le moins surprenantes avec son grand-père. Parmi les nombreuses choses qu'il lui a léguées, le souvenir de cet épisode l'aura marqué le plus.
L’arabe invisible
Wilhem est à moitié algérien. Mais, contrairement au reste de sa famille, ça ne se voit pas sur lui. Le racisme, il ne l’a jamais subi : il n’est que le témoin invisible des injustices que ses proches subissent. Et, d’ailleurs, ils adorent le lui faire remarquer. Au fil de ses anecdotes familiales, il tisse une autofiction où se mêlent l’humour, l’histoire, la violence et la tendresse. Dévoilant au passage une vingtaine de personnages hauts en couleur, parfois terribles, souvent drôles et (presque) toujours attachants, il finit par démêler la pelote familiale.
Avec :
Wilhem Mahtallah (le narrateur, L'oncle Amine), Carima Amarouche (Zakia Mahtallah, la mère de Wilhem), Tassadit Mandi (Fatima Mahtallah, la grande tante de Wilhem), Malik Faraoun ( Athmane Mahtallah, le grand-père et Faouzi Mahtallah le grand-oncle, Mohamed El Hadi le professeur), Marcel Le Guilloux (Wilhem enfant), Alexandra Branel (les autres femmes), Raphaël Plockyn (les autres hommes), Arnaud Forest (le pigeon).
Remerciements :
Ma mère, Zakia, et mon petit frère, Mattéo. Mes proches, pour leur soutien inestimable : Alexandra Branel, Raphaël Plockyn, Ines Amoura, Stéphane Pasquiou Esvan, Victor Rosi, Aurore Poumarat et Ludovic Lamoureux. Merci à Antoine Disruptif, pour avoir été le premier à me dire d’écrire à ARTE Radio. Merci à Marcel et Justine, pour leur confiance. Merci à mon chat Lucien, pour sa participation bénévole. Et bien entendu, toute l’équipe d’ARTE Radio, pour leur confiance, leur talent et leur douceur.Enregistrements
mai 2026Réalisation
Arnaud ForestMixage
Arnaud ForestIllustration
Elisabeth PeseProduction
ARTE RadioThu, 15 Oct 2026 - 08min - 1174 - L’arabe invisible (3/7) : Pour moi, t’es mort
Shéhérazade des temps modernes
Pour Wilhem, son grand-père Athmane a toujours été un mystère. Il voit les récits de ses proches s'entrechoquer avec la réalité du vieil homme qu'il découvre en étant plus grand.
L’arabe invisible
Wilhem est à moitié algérien. Mais, contrairement au reste de sa famille, ça ne se voit pas sur lui. Le racisme, il ne l’a jamais subi : il n’est que le témoin invisible des injustices que ses proches subissent. Et, d’ailleurs, ils adorent le lui faire remarquer. Au fil de ses anecdotes familiales, il tisse une autofiction où se mêlent l’humour, l’histoire, la violence et la tendresse. Dévoilant au passage une vingtaine de personnages hauts en couleur, parfois terribles, souvent drôles et (presque) toujours attachants, il finit par démêler la pelote familiale.
Avec :
Wilhem Mahtallah (le narrateur, L'oncle Amine), Carima Amarouche (Zakia Mahtallah, la mère de Wilhem), Tassadit Mandi (Fatima Mahtallah, la grande tante de Wilhem), Malik Faraoun ( Athmane Mahtallah, le grand-père et Faouzi Mahtallah le grand-oncle, Mohamed El Hadi le professeur), Marcel Le Guilloux (Wilhem enfant), Alexandra Branel (les autres femmes), Raphaël Plockyn (les autres hommes), Arnaud Forest (le pigeon).
Remerciements :
Ma mère, Zakia, et mon petit frère, Mattéo. Mes proches, pour leur soutien inestimable : Alexandra Branel, Raphaël Plockyn, Ines Amoura, Stéphane Pasquiou Esvan, Victor Rosi, Aurore Poumarat et Ludovic Lamoureux. Merci à Antoine Disruptif, pour avoir été le premier à me dire d’écrire à ARTE Radio. Merci à Marcel et Justine, pour leur confiance. Merci à mon chat Lucien, pour sa participation bénévole. Et bien entendu, toute l’équipe d’ARTE Radio, pour leur confiance, leur talent et leur douceur.Enregistrements
mai 2026Réalisation
Arnaud ForestMixage
Arnaud ForestIllustration
Elisabeth PeseProduction
ARTE RadioThu, 15 Oct 2026 - 13min - 1173 - L’arabe invisible (2/7) : Sorbonne option gros péteux
À couteaux tirés
Comme sa double identité franco algérienne, Wilhem est renvoyé à sa double appartenance : entre sa vie à la Sorbonne, synonyme d'ascension sociale, et ses origines familiales, il explore ses multiplicités autour de la table.
L’arabe invisible
Wilhem est à moitié algérien. Mais, contrairement au reste de sa famille, ça ne se voit pas sur lui. Le racisme, il ne l’a jamais subi : il n’est que le témoin invisible des injustices que ses proches subissent. Et, d’ailleurs, ils adorent le lui faire remarquer. Au fil de ses anecdotes familiales, il tisse une autofiction où se mêlent l’humour, l’histoire, la violence et la tendresse. Dévoilant au passage une vingtaine de personnages hauts en couleur, parfois terribles, souvent drôles et (presque) toujours attachants, il finit par démêler la pelote familiale.
Avec :
Wilhem Mahtallah (le narrateur, L'oncle Amine), Carima Amarouche (Zakia Mahtallah, la mère de Wilhem), Tassadit Mandi (Fatima Mahtallah, la grande tante de Wilhem), Malik Faraoun ( Athmane Mahtallah, le grand-père et Faouzi Mahtallah le grand-oncle, Mohamed El Hadi le professeur), Marcel Le Guilloux (Wilhem enfant), Alexandra Branel (les autres femmes), Raphaël Plockyn (les autres hommes), Arnaud Forest (le pigeon).
Remerciements :
Ma mère, Zakia, et mon petit frère, Mattéo. Mes proches, pour leur soutien inestimable : Alexandra Branel, Raphaël Plockyn, Ines Amoura, Stéphane Pasquiou Esvan, Victor Rosi, Aurore Poumarat et Ludovic Lamoureux. Merci à Antoine Disruptif, pour avoir été le premier à me dire d’écrire à ARTE Radio. Merci à Marcel et Justine, pour leur confiance. Merci à mon chat Lucien, pour sa participation bénévole. Et bien entendu, toute l’équipe d’ARTE Radio, pour leur confiance, leur talent et leur douceur.Enregistrements
mai 2026Réalisation
Arnaud ForestMixage
Arnaud ForestIllustration
Elisabeth PeseProduction
ARTE RadioThu, 15 Oct 2026 - 09min - 1172 - L’arabe invisible (1/7) : Madame Couscous
Sur la tête de ma mère
Wilhem nous plonge dans l’histoire de son nom de famille. Un nom qui n’appartient plus qu’à lui depuis que sa mère s’est mariée. D’ailleurs, sa mère, il va vous en parler. Oh que oui !
L’arabe invisible
Wilhem est à moitié algérien. Mais, contrairement au reste de sa famille, ça ne se voit pas sur lui. Le racisme, il ne l’a jamais subi : il n’est que le témoin invisible des injustices que ses proches subissent. Et, d’ailleurs, ils adorent le lui faire remarquer. Au fil de ses anecdotes familiales, il tisse une autofiction où se mêlent l’humour, l’histoire, la violence et la tendresse. Dévoilant au passage une vingtaine de personnages hauts en couleur, parfois terribles, souvent drôles et (presque) toujours attachants, il finit par démêler la pelote familiale.
Avec :
Wilhem Mahtallah (le narrateur, L'oncle Amine), Carima Amarouche (Zakia Mahtallah, la mère de Wilhem), Tassadit Mandi (Fatima Mahtallah, la grande tante de Wilhem), Malik Faraoun ( Athmane Mahtallah, le grand-père et Faouzi Mahtallah le grand-oncle, Mohamed El Hadi le professeur), Marcel Le Guilloux (Wilhem enfant), Alexandra Branel (les autres femmes), Raphaël Plockyn (les autres hommes), Arnaud Forest (le pigeon).
Remerciements :
Ma mère, Zakia, et mon petit frère, Mattéo. Mes proches, pour leur soutien inestimable : Alexandra Branel, Raphaël Plockyn, Ines Amoura, Stéphane Pasquiou Esvan, Victor Rosi, Aurore Poumarat et Ludovic Lamoureux. Merci à Antoine Disruptif, pour avoir été le premier à me dire d’écrire à ARTE Radio. Merci à Marcel et Justine, pour leur confiance. Merci à mon chat Lucien, pour sa participation bénévole. Et bien entendu, toute l’équipe d’ARTE Radio, pour leur confiance, leur talent et leur douceur.Enregistrements
mai 2026Réalisation
Arnaud ForestMixage
Arnaud ForestIllustration
Elisabeth PeseProduction
ARTE RadioThu, 15 Oct 2026 - 10min - 1171 - L’école pirate : sortir de sa coquille (2/2)
Un an dans un lycée autogéré
Septembre 2008, Limerlé, petit village des Ardennes. Le premier lycée expérimental en Belgique ouvre ses portes. La « Pédagogie Nomade » compte sur l'autogestion et l'autonomie pour redonner l'envie d'apprendre à des élèves fâchés avec l'institution scolaire. Les auteurs ont suivi cette première année, les cours et les assemblées générales, au plus près des enseignants comme des ados, dans l'éveil d'une utopie.
Deuxième partie : L'hiver est là, les tensions augmentent. Les élèves réticents vont-ils sortir de leur coquille ?
Ce podcast a reçu le Prix Scam-Sacd Belgique 2012.Enregistrements
septembre 08-juin 09
Réalisation
Fabienne Laumonier & Christophe RaultMixage
Christophe Rault
Production
acsr (Bruxelles) avec ARTE Radio & RTBFTue, 30 Mar 2010 - 41min - 1170 - L’école pirate : les débuts (1/2)
Un an dans un lycée autogéré
Septembre 2008, Limerlé, petit village des Ardennes. Le premier lycée expérimental en Belgique ouvre ses portes. La « Pédagogie Nomade » compte sur l'autogestion et l'autonomie pour redonner l'envie d'apprendre à des élèves fâchés avec l'institution scolaire. Les auteurs ont suivi cette première année, les cours et les assemblées générales, au plus près des enseignants comme des ados, dans l'éveil d'une utopie.
Première partie : À ses débuts, l'école n'a pas de toit et les élèves en rupture avec le système doivent apprendre l'autonomie...
Ce podcast a reçu le Prix Scam-Sacd Belgique 2012.Enregistrements
septembre 08-juin 09Réalisation
Fabienne Laumonier & Christophe RaultMixage
Christophe Rault
Production
acsr (Bruxelles) avec ARTE Radio & RTBFIllustration
PexelsTue, 23 Mar 2010 - 44min - 1169 - Cul sec
Gagnant concours des Audioblogs été 2026
23 juillet 2026. La France brûle, et mon cœur se consume d'amour pour mes frères et sœurs choisi·e·s. Socialisé comme un homme, j'ai longtemps eu beaucoup de mal à ressentir ou à faire face à mes émotions. Au point, à certaines étapes de ma vie, de me sentir comme une coquille vide, incapable de ressentir quoi que ce soit. Cette nuit d'été, les substances aidant, je fais enfin face à l'évidence. Ces personnes sont mes derniers remparts contre l'abattement et les premiers sanctuaires d'où tout repart.
Mashup de messages vocaux envoyés à Camille, Florentin, Annabelle, Alex, Nina, Pauline, Antoine, Whitney et Thomas depuis ma voiture dans la nuit du 23 au 24 juillet 2026 entre 3h et 4h30 du matin.
Ce podcast est le lauréat de notre concours de l'été des Audioblogs "Les amours de vacances".Enregistrements
Juillet 2026
Entretien et montage
Thomas Loubat
Narration
Thomas Loubat
Musiques Originales
Thomas Loubat
Réalisation et mixage
Charlie Marcelet
Illustration
Thomas Loubat
Production
ARTE RadioWed, 30 Sep 2026 - 03min - 1168 - On avait dit pas de garçons
Une école privée s'ouvre à la mixité
Aujourd’hui, en Seine-Saint-Denis, une école de filles accueille pour la première fois quelques garçons. J'enseigne dans ce lycée depuis quinze ans et j'en ai longtemps eu honte : un lycée privé, catholique, et en prime, non-mixte, à rebours de toutes mes convictions. Mais, contre toute attente, mes élèves m'ont fait découvrir la manière dont elles subvertissaient ce lieu pour en faire un espace d'émancipation.
Dans mon lycée de filles, où les élèves sont de toutes origines et de toutes religions, les filles prennent la parole, occupent tout l'espace, font du foot et sont fortes en maths et en sciences. Dans les couloirs, il n'est pas rare de voir des élèves se balader avec des bouillottes pour soulager leur douleur de règles, ou s'envoyer des serviettes hygiéniques à travers la salle de classe. Alors, quand on apprend l'arrivée des garçons, on décide de mettre en place un atelier de réflexion pour préserver les libertés exceptionnelles qu'offrait la non-mixité. Et notre lycée devient une sorte de laboratoire pour inventer cette mixité qui commence chez nous, en pleine quatrième vague du féminisme. On écrit une charte et on propose des ateliers pour éduquer les plus jeunes.
Et puis, les garçons arrivent. La première année, ils ne sont que trente au collège, huit au lycée, au milieu de cinq cents filles. Les ateliers commencent à infuser dans l'établissement. On parle de plus en plus d'égalité, de lutte contre le sexisme, de féminisme. Mais les stéréotypes de genre pointent aussi déjà le bout de leur nez. Le foot occupe l'espace central de la cour, il y a des bagarres au collège et plus de casse qu'avant. Des enseignants disent que « les garçons mettent la patate, sont plus dynamiques », ou que « les filles se font remarquer pour plaire aux garçons »… Tous ces clichés arrivent au galop. Est-ce que l'on va réussir à construire une mixité égalitaire et émancipatrice ? Une mixité post-MeToo ?
Pour aller plus loin :
- Des filles chez les garçons, l’apprentissage de la mixité, Geneviève Pezeu, éditions Vendémiaire, 2020 ;
- La pensée straight, Monique Wittig (1992), édition Balland, 2001 ;
- La Volonté de changer. Les hommes, la masculinité et l'amour, bell hooks, Éditions divergences, 2021 ;
- Pour Britney, Louise Chennevière, édition POL, 2024 ;
- Les Guérillères, Monique Wittig, Editions de Minuit, 1969 ;
- Centre Hubertine Auclert.
Remerciements :
Je remercie toutes mes élèves et en particulier les filles (et le garçon !) de l'atelier pour leur participation enthousiaste, leur combativité et leur humour. Merci à toutes les personnes qui m'ont accordé leur confiance en acceptant d'être enregistrées, même si elles ne sont pas toujours présentes dans la version finale. Merci à l'équipe de Charles Péguy d'avoir soutenu ce projet, en particulier à Agnès Isaac, Guillaume Marie et Isabelle Marmasse. Merci à l'équipe d'Arte de m'avoir accompagné et fait confiance. Merci enfin à mes ami-e-s pour leurs soutiens et tous nos échanges qui ont nourri ce projet, en particulier Cécile Casen, Elsa Perry, Haydée Parcollet, Cédric Schönwald, et Fabien Gerbal.Enregistrements
septembre 2023 - juin 2025
Entretiens et montage
Euriel Fierling
Réalisation et mixage
Arnaud Forest
Illustration
Elsa Perry
Production
ARTE RadioTue, 29 Sep 2026 - 43min - 1167 - Pearl ou la mémoire perdue
Hantée par l'Histoire et les trous de mémoire
À 73 ans, Pearl va enfin être grand-mère et elle s’en réjouit. Pourtant, au fur et à mesure que l’échéance approche, elle s’inquiète : elle redoute de transmettre à sa future petite-fille ce qu’elle appelle son “paquet”, cet héritage trop lourd dont elle voudrait la protéger : celui de la Shoah, un traumatisme profondément ancré en elle. Bien qu’elle soit née après-guerre, Pearl est littéralement obsédée par le génocide des Juifs que ses deux parents ont vécu dans leur chair.
À cette obsession qui fatigue parfois ses filles s’ajoute un autre problème : Pearl ne se souvient de rien. Ce n’est pas lié à l’âge, elle a toujours été comme ça. Depuis peu, elle fait le lien entre ces deux phénomènes : et si c’était cette omniprésence de la mémoire du génocide qui avait pris toute la place en elle et éjecté le reste ? Pour la première fois de sa vie, elle a décidé d’aller consulter un psy pour tenter de sortir de l’impasse. Elle est prête à tout tenter.
Pearl est ma cousine. Elle porte ce prénom en hommage à notre grand-mère commune, Helena Perla, assassinée à Auschwitz en 1942. Comme elle, j’ai hérité du traumatisme, même si je m’en suis peut-être mieux “remise”. C’est le lot des enfants de survivant•es de la Shoah et, au-delà, de tous les peuples qui ont connu un génocide. Chez nous, le passé recouvre souvent le présent, ce qui entraîne des conséquences à la fois sur le psychisme individuel mais aussi sur le plan collectif puisque tout nouvel événement politique est perçu comme une réplique du traumatisme initial.
En 2022, je commence à accompagner Pearl dans ses tentatives parfois surprenantes de désenvoûtement et dans son apprentissage du métier de grand-mère, elle qui n’a jamais connu la sienne. La survenue des attaques du 7 octobre 2023 puis du génocide à Gaza ne vont pas simplifier les choses…
Pour aller plus loin :
- Souffle sur tous ces morts et qu'ils vivent, de Nathalie Zajde, éditions La Pensée Sauvage ;
- Je ne lui ai pas dit au revoir, de Claudine Vegh, collection Témoins / Gallimard ;
- Naître coupable, naître victime, de Peter Sichrovsky, Points Actuels :
- Le site du centre Georges Devereux
Remerciements :
Aux intervenantes Inge Cantegreil-Kallen (Hôpital Broca) et Margot Woszczalski (constellations), à Nathalie Zajde, Catherine Grandsard et Elisabeth Malka du centre Georges Devereux ; Au Grand Rabbin Olivier Kaufmann de la synagogue Charles Liché. À Mariannick Bellot, Elie Duprey et Pascaline Peretti pour leurs conseils avisés. À Rivka Ferrando pour son soutien. À Pearl, à ses filles, à mes parents et à ma sœur pour leur confiance.
Ce documentaire a été lauréat de l’appel à projets Podcasts et créations radiophoniques du ministère de la Culture en 2022.Enregistrements
février 2022-juin 2026
Entretien et montage
Frédérique Pressmann
Réalisation et mixage
Samuel Hirsch
Illustration
Hélène Blanc
Accordéon
Frédérique Pressmann
Production
ARTE RadioTue, 22 Sep 2026 - 1h 06min - 1165 - La guerre sonore (4/4) : Les cicatrices du son
Bouche à oreille
Le son est bien une arme invisible, d'accord. Mais ce sont des armes qui laissent des traces dans les corps. Ces traces peuvent ressortir longtemps après la guerre, parfois pour raconter au mieux son histoire. Le grand-père de Servane, qui se souvient des sons de la Seconde Guerre mondiale, et le journaliste américain David Carde, qui imite les sons, témoignent.
La guerre sonore
"Chercher des images choc" est le métier que faisait Servane quand elle était monteuse pour un média vidéo soumis aux lois des algorithmes numériques. Mais dans la guerre des images rapides, une autre violence, bien présente, est souvent occultée : celle des armes sonores. Avec elles, il est possible d’harceler les populations avec des drones à Beyrouth, d’attaquer avec des canons à son à Belgrade, de torturer avec des sons au Vietnam ou de la musique à Guantanamo. En quatre épisodes, “La guerre sonore” explore toutes les manières dont on peut faire la guerre en restant sous les radars des caméras et des téléphones, mais pas des corps et des micros de radio.
Mentions :
- Extrait du film Soundtrack to War de George Gittoes, 2005 ;
- Extrait du film Shutter, de Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom, 2004 ;
- Extrait du film Songs of War : Music as a weapon, de Tristan Chytroschek, 2010.
Bibliographie :
- Le son comme arme de Juliette Volcler, La Découverte, 2011 ;
- À l’écoute de l’environnement : répertoire des effets sonore de Jean-François Augoyard et Henry Torgue, Parenthèses, 1995 ;
- Music as torture/Music as weapon de Suzanne G. Cusick, Trans, 2006.
Pour aller plus loin :
- Sonic Warfare, de Steve Goodman, The MIT Press, 2010.
Remerciements :
À Jovan Stojanovic, Nikola Čuturić, Adam, Téa Ziadé, Daniel Carde, Benoit de Tréglodé, Caline Matar, Charles Peyredieu du Charlat, Eliana Kachaamy et la famille Yakushev de m’avoir accordé leur confiance en acceptant d’être enregistré.es ; à Earshot et Lawrence Abu Hamdan, au collectif 11:52 Paris, au service vidéo de L’Orient-Le Jour et Lucile Wassermann de leur aide active et précieuse ; aux personnes qui n’apparaissent pas à l’audio mais dont les témoignages ont enrichi le podcast ; à toute l’équipe d’ARTE Radio ; à Manal Fkihi pour la poésie ; et à Laurent Selinder pour les débuts, les retours, et toutes les conversations entre les deux.Enregistrements
décembre 2025-février 2026
Entretien et montage
Servane d'Alverny
Réalisation et mixage
Charlie Marcelet
Illustration
Jana Traboulsi
Production
ARTE RadioWed, 09 Sep 2026 - 17min - 1164 - La guerre sonore (3/4) : La playlist de la torture
Torture FM
Entre effet et affect, où le son agit-il ? Retour sur les cassettes fantômes de la guerre du Vietnam, pendant laquelle l’armée américaine a fait diffuser des enregistrements d’âmes errantes pour marquer les populations, et sur les rouages de la torture musicale à Guantanamo.
La guerre sonore
"Chercher des images choc" est le métier que faisait Servane quand elle était monteuse pour un média vidéo soumis aux lois des algorithmes numériques. Mais dans la guerre des images rapides, une autre violence, bien présente, est souvent occultée : celle des armes sonores. Avec elles, il est possible d’harceler les populations avec des drones à Beyrouth, d’attaquer avec des canons à son à Belgrade, de torturer avec des sons au Vietnam ou de la musique à Guantanamo. En quatre épisodes, “La guerre sonore” explore toutes les manières dont on peut faire la guerre en restant sous les radars des caméras et des téléphones, mais pas des corps et des micros de radio.
Mentions :
- Extrait du film Soundtrack to War de George Gittoes, 2005 ;
- Extrait du film Shutter, de Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom, 2004 ;
- Extrait du film Songs of War : Music as a weapon, de Tristan Chytroschek, 2010.
Bibliographie :
- Le son comme arme de Juliette Volcler, La Découverte, 2011 ;
- À l’écoute de l’environnement : répertoire des effets sonore de Jean-François Augoyard et Henry Torgue, Parenthèses, 1995 ;
- Music as torture/Music as weapon de Suzanne G. Cusick, Trans, 2006.
Pour aller plus loin :
- Sonic Warfare, de Steve Goodman, The MIT Press, 2010.
Remerciements :
À Jovan Stojanovic, Nikola Čuturić, Adam, Téa Ziadé, Daniel Carde, Benoit de Tréglodé, Caline Matar, Charles Peyredieu du Charlat, Eliana Kachaamy et la famille Yakushev de m’avoir accordé leur confiance en acceptant d’être enregistré.es ; à Earshot et Lawrence Abu Hamdan, au collectif 11:52 Paris, au service vidéo de L’Orient-Le Jour et Lucile Wassermann de leur aide active et précieuse ; aux personnes qui n’apparaissent pas à l’audio mais dont les témoignages ont enrichi le podcast ; à toute l’équipe d’ARTE Radio ; à Manal Fkihi pour la poésie ; et à Laurent Selinder pour les débuts, les retours, et toutes les conversations entre les deux.Enregistrements
décembre 2025-février 2026
Entretien et montage
Servane d'Alverny
Réalisation et mixage
Charlie Marcelet
Illustration
Jana Traboulsi
Production
ARTE RadioWed, 09 Sep 2026 - 17min - 1163 - La guerre sonore (2/4) : L’attaque sonique
Pas vu, pas pris
Les ondes sonores, ça peut faire mal ? Le 15 mars 2025, lors d’une manifestation anti-régime à Belgrade, en Serbie, un son percute subitement la foule à 19h11. Sur les vidéos et captations, aucune trace de ce son ne s’entend. Comment l’expliquer ? Une enquête est ouverte pour reconstituer ce qu’a été ce son, issu d’un canon à son, qui a traumatisé les foules.
La guerre sonore
"Chercher des images choc" est le métier que faisait Servane quand elle était monteuse pour un média vidéo soumis aux lois des algorithmes numériques. Mais dans la guerre des images rapides, une autre violence, bien présente, est souvent occultée : celle des armes sonores. Avec elles, il est possible d’harceler les populations avec des drones à Beyrouth, d’attaquer avec des canons à son à Belgrade, de torturer avec des sons au Vietnam ou de la musique à Guantanamo. En quatre épisodes, “La guerre sonore” explore toutes les manières dont on peut faire la guerre en restant sous les radars des caméras et des téléphones, mais pas des corps et des micros de radio.
Mentions :
- Extrait du film Soundtrack to War de George Gittoes, 2005 ;
- Extrait du film Shutter, de Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom, 2004 ;
- Extrait du film Songs of War : Music as a weapon, de Tristan Chytroschek, 2010.
Bibliographie :
- Le son comme arme de Juliette Volcler, La Découverte, 2011 ;
- À l’écoute de l’environnement : répertoire des effets sonore de Jean-François Augoyard et Henry Torgue, Parenthèses, 1995 ;
- Music as torture/Music as weapon de Suzanne G. Cusick, Trans, 2006.
Pour aller plus loin :
- Sonic Warfare, de Steve Goodman, The MIT Press, 2010.
Remerciements :
À Jovan Stojanovic, Nikola Čuturić, Adam, Téa Ziadé, Daniel Carde, Benoit de Tréglodé, Caline Matar, Charles Peyredieu du Charlat, Eliana Kachaamy et la famille Yakushev de m’avoir accordé leur confiance en acceptant d’être enregistré.es ; à Earshot et Lawrence Abu Hamdan, au collectif 11:52 Paris, au service vidéo de L’Orient-Le Jour et Lucile Wassermann de leur aide active et précieuse ; aux personnes qui n’apparaissent pas à l’audio mais dont les témoignages ont enrichi le podcast ; à toute l’équipe d’ARTE Radio ; à Manal Fkihi pour la poésie ; et à Laurent Selinder pour les débuts, les retours, et toutes les conversations entre les deux.Enregistrements
décembre 2025-février 2026
Entretien et montage
Servane d'Alverny
Réalisation et mixage
Charlie Marcelet
Illustration
Jana Traboulsi
Production
ARTE RadioWed, 09 Sep 2026 - 18min - 1162 - La guerre sonore (1/4) : Un harcèlement venu du ciel
Une histoire de pression de l'air
Pourquoi faire la guerre du son, et comment le faire ? Depuis des décennies et à longueur de journée, le Liban vrombit comme un ventilateur, survolé par des drones et des avions de chasse de l’armée israélienne qui hante son espace aérien. Les sons qu’ils produisent harcèlent les populations et ont de réelles répercussions, faisant planer l’angoisse et semant la terreur…
La guerre sonore
"Chercher des images choc" est le métier que faisait Servane quand elle était monteuse pour un média vidéo soumis aux lois des algorithmes numériques. Mais dans la guerre des images rapides, une autre violence, bien présente, est souvent occultée : celle des armes sonores. Avec elles, il est possible d’harceler les populations avec des drones à Beyrouth, d’attaquer avec des canons à son à Belgrade, de torturer avec des sons au Vietnam ou de la musique à Guantanamo. En quatre épisodes, “La guerre sonore” explore toutes les manières dont on peut faire la guerre en restant sous les radars des caméras et des téléphones, mais pas des corps et des micros de radio.
Mentions :
- Extrait du film Soundtrack to War de George Gittoes, 2005 ;
- Extrait du film Shutter, de Banjong Pisanthanakun et Parkpoom Wongpoom, 2004 ;
- Extrait du film Songs of War : Music as a weapon, de Tristan Chytroschek, 2010.
Bibliographie :
- Le son comme arme de Juliette Volcler, La Découverte, 2011 ;
- À l’écoute de l’environnement : répertoire des effets sonore de Jean-François Augoyard et Henry Torgue, Parenthèses, 1995 ;
- Music as torture/Music as weapon de Suzanne G. Cusick, Trans, 2006.
Pour aller plus loin :
- Sonic Warfare, de Steve Goodman, The MIT Press, 2010.
Remerciements :
À Jovan Stojanovic, Nikola Čuturić, Adam, Téa Ziadé, Daniel Carde, Benoit de Tréglodé, Caline Matar, Charles Peyredieu du Charlat, Eliana Kachaamy et la famille Yakushev de m’avoir accordé leur confiance en acceptant d’être enregistré.es ; à Earshot et Lawrence Abu Hamdan, au collectif 11:52 Paris, au service vidéo de L’Orient-Le Jour et Lucile Wassermann de leur aide active et précieuse ; aux personnes qui n’apparaissent pas à l’audio mais dont les témoignages ont enrichi le podcast ; à toute l’équipe d’ARTE Radio ; à Manal Fkihi pour la poésie ; et à Laurent Selinder pour les débuts, les retours, et toutes les conversations entre les deux.
Cet épisode a été réalisé et produit en partenariat avec L'Orient-Le jour.Enregistrements
décembre 2025-février 2026
Entretien et montage
Servane d'Alverny
Réalisation et mixage
Charlie Marcelet
Illustration
Jana Traboulsi
Production
ARTE RadioWed, 09 Sep 2026 - 21min - 1161 - Mamie fait l’amour
Renée fantasme René
Pendant des années, la grand-mère d'Ariane a écrit des lettres à son amant et futur mari. Entre sexe, amour et romantisme, ces lettres racontent une relation passionnée, secrète et adultère, entre gens d'un peu moins de 60 ans, une professeure d’université en droit et un transporteur agricole, qui se rencontraient dans les quatre coins de l’Europe et de France, souvent près des gares, entre une conférence et une livraison. Elle était de Lille, et lui de la Drôme. Il parlait peu, elle écrivait beaucoup. Ils s’appelaient tous les deux René.e.s.
Enregistrements
avril 2026
Réalisation et mixage
Charlie Marcelet
Avec
Johanna Nizard
Illustration
Nina Bordichini
Production
ARTE RadioWed, 26 Aug 2026 - 36min - 1160 - Histoires d'Enquête : Chemin de croix : Les flammes noires (8/8)
L'origine du mal
Anne Panasuk a recueilli les témoignages incriminants de 10 oblats, mais sa liste en compte 15 en tout. C’est une véritable organisation de prédateurs sexuels. Sur la Côte-Nord, les Innus ont obtenu gain de cause pour faire reconnaître leur déportation au fédéral et souhaitent maintenant exhumer le corps de Joveneau pour le renvoyer chez les oblats.
Histoires d'Enquête : Chemin de croix
Au début des années 70, neuf enfants d'une toute petite communauté innue de la Basse-Côte-Nord, Pakuashipi, ont disparu. Au fil de ses recherches, Anne Panasuk découvre que le même scénario s'est produit dans d'autres communautés autochtones.Avec :
Anne Panasuk (journaliste), Constant Awashish, Jean-Yves Rousselot, René Lapointe, Rachelle Dominique, Natah Nuna et Alain Arsenault (intervenants)Animation
Anne PanasukRéalisation
Cédric Chabuel
Un podcast original de Radio-CanadaThu, 13 Aug 2026 - 25min - 1159 - Histoires d'Enquête : Chemin de croix : La cartographie du mal (7/8)
Un système corrompu
« Chaque communauté semble avoir eu son missionnaire abuseur », constate la journaliste Anne Panasuk. Alexis Joveneau sur la Côte-Nord, Raynald Couture en Mauricie ou encore Edmond Brouillard en Abitibi; tous ces bourreaux ont en commun d'être des oblats puissants, craints et protégés par leur congrégation.
Histoires d'Enquête : Chemin de croix
Au début des années 70, neuf enfants d'une toute petite communauté innue de la Basse-Côte-Nord, Pakuashipi, ont disparu. Au fil de ses recherches, Anne Panasuk découvre que le même scénario s'est produit dans d'autres communautés autochtones.Avec :
Anne Panasuk (journaliste), Marie-Marthe Awashish, Max Gros-Louis, Claude Niquay, Alex Coocoo, Jason Petiquay, Charles Coocoo et Raynald Couture (intervenants)Animation
Anne PanasukRéalisation
Cédric Chabuel
Un podcast original de Radio-CanadaThu, 13 Aug 2026 - 25min - 1158 - Histoires d'Enquête : Chemin de croix : Le monstre de la Côte-Nord (6/8)
Les crimes des oblats
L'oblat Alexis Joveneau, surnommé autrefois le « pape de la Côte-Nord », est désormais connu sous le nom de « monstre de la Côte-Nord ». Ses crimes sordides ont été dévoilés lors des audiences de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. La journaliste Anne Panasuk recueille les témoignages de nombreuses victimes de Joveneau.
Histoires d'Enquête : Chemin de croix
Au début des années 70, neuf enfants d'une toute petite communauté innue de la Basse-Côte-Nord, Pakuashipi, ont disparu. Au fil de ses recherches, Anne Panasuk découvre que le même scénario s'est produit dans d'autres communautés autochtones.Avec :
Anne Panasuk (journaliste), Thérèse Lalo, Marie-Christine Joveneau, Francis Mark et Max Gros-Louis (intervenants)Animation
Anne PanasukRéalisation
Cédric Chabuel
Un podcast original de Radio-CanadaThu, 13 Aug 2026 - 16min - 1157 - Histoires d'Enquête : Chemin de croix : Les résistants de Pakuashipi (5/8)
La revanche du gouvernement ?
Au début des années 60, le gouvernement canadien a forcé les Innus de Pakuashipi à quitter leur territoire. Deux ans après cette déportation, ils sont revenus sur leurs terres ancestrales, défiant l’autorité d’Ottawa. Les Innus n’obtenant plus d’aide du fédéral, Anne Panasuk croit que les enfants disparus sont morts faute d’avoir reçu des soins appropriés.
Histoires d'Enquête : Chemin de croix
Au début des années 70, neuf enfants d'une toute petite communauté innue de la Basse-Côte-Nord, Pakuashipi, ont disparu. Au fil de ses recherches, Anne Panasuk découvre que le même scénario s'est produit dans d'autres communautés autochtones.Avec :
Anne Panasuk (journaliste), Laurent Jérôme, Rémi Savard, Mack Shattler, Jérôme Mestanapeo et Mary Mark (intervenants)Animation
Anne PanasukRéalisation
Cédric Chabuel
Un podcast original de Radio-CanadaThu, 13 Aug 2026 - 19min - 1156 - Histoires d'Enquête : Chemin de croix : Le rassemblement des familles (4/8)
Lancement d'une enquête publique
Tous les témoignages que reçoit Anne Panasuk décrivent le même scénario : des enfants autochtones sont envoyés à l’hôpital et ne reviennent jamais. Certains y sont morts, sans que leurs parents aient été avisés, tandis que d’autres ont été placés en adoption. Les Innus de Pakuashipi, qui ont mis au jour cette affaire, demandent une enquête publique.
Histoires d'Enquête : Chemin de croix
Au début des années 70, neuf enfants d'une toute petite communauté innue de la Basse-Côte-Nord, Pakuashipi, ont disparu. Au fil de ses recherches, Anne Panasuk découvre que le même scénario s'est produit dans d'autres communautés autochtones.Avec :
Anne Panasuk (journaliste), Diane Petiquay, Anne-Diane Béliveau, Alice Echaquan, Denis Mestanapeo, Alain Arsenault, Constant Awashish, Richard Kistabish et Marie-Marthe Malec (intervenants)Animation
Anne PanasukRéalisation
Cédric Chabuel
Un podcast original de Radio-CanadaThu, 13 Aug 2026 - 17min - 1155 - Histoires d'Enquête : Chemin de croix : Onde de choc (3/8)
La face cachée de l'iceberg
Après la diffusion de son reportage sur les enfants disparus de Pakuashipi, Anne Panasuk est contactée par des Attikameks qui rapportent des histoires similaires vécues dans leur communauté. La journaliste se rend à Manawan, à 250 km au nord de Montréal, où elle constate que le même scénario d'horreur s'est produit.
Histoires d'Enquête : Chemin de croix
Au début des années 70, neuf enfants d'une toute petite communauté innue de la Basse-Côte-Nord, Pakuashipi, ont disparu. Au fil de ses recherches, Anne Panasuk découvre que le même scénario s'est produit dans d'autres communautés autochtones.
Avec :
Anne Panasuk (journaliste), Pierre-Paul Niquay, Viviane Echaquan, Alice Echaquan et François St-Jean (intervenants)Animation
Anne PanasukRéalisation
Cédric Chabuel
Un podcast original de Radio-CanadaThu, 13 Aug 2026 - 12min - 1154 - Histoires d'Enquête : Chemin de croix : L'hôpital de Blanc-Sablon (2/8)
Enquête à l'hôpital
Les enfants disparus de Pakuashipi ont tous été envoyés à l’hôpital de Blanc-Sablon, à la frontière entre le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador. Anne Panasuk apprend qu’il reste des traces de leur passage dans les archives de l’établissement. La journaliste se rend sur place en compagnie de femmes innues proches des enfants disparus.
Histoire d'Enquête : Chemin de croix
Au début des années 70, neuf enfants d'une toute petite communauté innue de la Basse-Côte-Nord, Pakuashipi, ont disparu. Au fil de ses recherches, Anne Panasuk découvre que le même scénario s'est produit dans d'autres communautés autochtones.
Avec :
Anne Panasuk (journaliste), Charlotte Audet, Harvey Burke, Agnès Poker, Mary Mark, Louisa Mark, Charles Mark, Andrew Poker et Annette Dubé (intervenants)Animation
Anne PanasukRéalisation
Cédric Chabuel
Un podcast original de Radio-CanadaThu, 13 Aug 2026 - 12min - 1153 - Histoires d'Enquête : Chemin de croix : Les enfants fantômes (1/8)
Des disparitions inexpliquées
Au début des années 70, neuf enfants d'une toute petite communauté de la Basse-Côte-Nord, Pakuashipi, ont disparu. « Dans une communauté d'alors 80 personnes, [c'était] une véritable saignée », souligne la journaliste Anne Panasuk. Contactée par des membres de la famille de ces enfants disparus, elle se lance dans une quête pour savoir ce qui leur est arrivé.
Histoires d'Enquête : Chemin de croix
Au début des années 70, neuf enfants d'une toute petite communauté innue de la Basse-Côte-Nord, Pakuashipi, ont disparu. Au fil de ses recherches, Anne Panasuk découvre que le même scénario s'est produit dans d'autres communautés autochtones.
Avec :
Anne Panasuk (journaliste), Marie-Marthe Malec, Agnès Poker et Mary Mark (intervenantes)Animation
Anne PanasukRéalisation
Cédric Chabuel
Un podcast original de Radio-CanadaThu, 13 Aug 2026 - 11min - 1151 - Projet Polytechnique : Faire face : Épilogue
Les enjeux d'un procès
Quelques mois ont passé lorsque Marie-Joanne et Jean-Marc apprennent que l’admirateur de Marc Lépine subit un procès pour avoir fomenté la haine envers les femmes. Son blogue faisait notamment l’apologie du meurtrier de Polytechnique. Même si la charge émotive est bien réelle, Jean-Marc se rend au palais de justice et assiste au procès. Puis le verdict tombe. L’homme au discours violent sera-t-il sanctionné pour ses propos intolérables ?
Projet Polytechnique : Faire face
Plus de 30 ans après le drame de Polytechnique, certains glorifient toujours le tueur Marc Lépine. Les féminicides s’accumulent, la question du contrôle des armes à feu n’est pas réglée et le web alimente les discours antiféministes. Les comédiens Jean-Marc Dalphond et Marie-Joanne Boucher engagent la conversation et vont à la rencontre de ceux dont la pensée est diamétralement opposée à la leur. Leur recherche pour une pièce de théâtre documentaire se transforme en une démarche citoyenne.
Avec :
Myriam Berthelet (réalisation), Jean-Marc Dalphond et Marie-Joanne Boucher (animation et recherche).
Remerciements :
Nous remercions le Conseil des arts du Canada de son soutien.Animation
Marie-Joanne Boucher et Jean-Marc Dalphond
Réalisation
Myriam Berthelet
Mixage et conception sonore
Jean-Philippe Goyette - Peak
Montage
Alain Loiselle
Musique originale
Ludovic Bonnier
Production
Marie-Pierre Corriveau et Karine Dubois de Picbois Productions, et Amandine Gauthier, Alex Ivanovici et Annabel Soutar des Productions Porte Parole.
Recherche
Marie-Hélène Beaudry, Marie-Joanne Boucher, Jean-Marc Dalphond et Vincent Larouche
Scénarisation
Myriam Berthelet et Alain Loiselle
Un podcast original de Radio-CanadaThu, 30 Jul 2026 - 10min - 1150 - Projet Polytechnique : Faire face : Faire face (6/6)
Rencontre avec un masculiniste
Après plusieurs mois, Jean-Marc et Marie-Joanne attendent nerveusement de rencontrer un admirateur de Marc Lépine qui a répondu à leur appel. Que doit-on espérer d'un masculiniste qui a tapissé son blogue d'éloges à l'endroit du tueur de Polytechnique? Une conversation calme est-elle envisageable avec cet homme? Au terme de sa quête documentaire bouleversante, le duo espère pouvoir engager un dialogue, même avec ceux qu'on préférerait ne pas entendre.
Projet Polytechnique : Faire face
Plus de 30 ans après le drame de Polytechnique, certains glorifient toujours le tueur Marc Lépine. Les féminicides s’accumulent, la question du contrôle des armes à feu n’est pas réglée et le web alimente les discours antiféministes. Les comédiens Jean-Marc Dalphond et Marie-Joanne Boucher engagent la conversation et vont à la rencontre de ceux dont la pensée est diamétralement opposée à la leur. Leur recherche pour une pièce de théâtre documentaire se transforme en une démarche citoyenne.
Avec :
Myriam Berthelet (réalisation), Jean-Marc Dalphond et Marie-Joanne Boucher (animation et recherche).
Remerciements :
Nous remercions le Conseil des arts du Canada de son soutien.
Pour obtenir de l'aide :
- Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence : Montréal : 514 687-7141 #116 | Ailleurs au Québec : 1 877 687-7141 #116
- À coeur d'homme : Réseau d'aide aux hommes pour une société sans violence : Québec : 418 660-7799 | Sans frais : 1 877 660-7799
- Centre d'aide aux victimes d'actes criminels : 1 866 LE CAVAC (1 866 532-2822)Animation
Marie-Joanne Boucher et Jean-Marc Dalphond
Réalisation
Myriam Berthelet
Mixage et conception sonore
Jean-Philippe Goyette - Peak
Montage
Alain Loiselle
Musique originale
Ludovic Bonnier
Production
Marie-Pierre Corriveau et Karine Dubois de Picbois Productions, et Amandine Gauthier, Alex Ivanovici et Annabel Soutar des Productions Porte Parole.
Recherche
Marie-Hélène Beaudry, Marie-Joanne Boucher, Jean-Marc Dalphond et Vincent Larouche
Scénarisation
Myriam Berthelet et Alain Loiselle
Un podcast original de Radio-CanadaThu, 30 Jul 2026 - 23min - 1149 - Projet Polytechnique : Faire face : 14, un chiffre troublant (5/6)
Violences conjugales et féminicides
Jean-Marc et Marie-Joanne poursuivent leurs démarches, mais l'actualité les rattrape : on annonce un autre féminicide, le quatorzième à survenir en moins d'un an au Québec. Quatorze, comme le nombre de victimes de l'attentat de Polytechnique. Plus que symbolique, ce chiffre est troublant. Pourquoi les femmes continuent-elles d'être des cibles même dans leur vie privée ? Le duo décide de rencontrer un homme qui a failli commettre l'irréparable avec son ex-conjointe.
Projet Polytechnique : Faire face
Plus de 30 ans après le drame de Polytechnique, certains glorifient toujours le tueur Marc Lépine. Les féminicides s’accumulent, la question du contrôle des armes à feu n’est pas réglée et le web alimente les discours antiféministes. Les comédiens Jean-Marc Dalphond et Marie-Joanne Boucher engagent la conversation et vont à la rencontre de ceux dont la pensée est diamétralement opposée à la leur. Leur recherche pour une pièce de théâtre documentaire se transforme en une démarche citoyenne.
Avec :
Myriam Berthelet (réalisation), Jean-Marc Dalphond et Marie-Joanne Boucher (animation et recherche).
Remerciements :
Nous remercions le Conseil des arts du Canada de son soutien
Pour obtenir de l'aide :
- SOS Violence conjugale (Canada) : 1 800 363-9010 — 24/7 | 438 601-1211 — TEXTO
- À coeur d'homme (Québec) : 418 660-7799 | Sans frais : 1 877 660-7799
- Numéro d'écoute, d'information et d'orientation pour les femmes (France) : 3919 (appel gratuit)
- Numéros d'appel d'urgence (France): 17, 112 ou par SMS au 114 (contact gratuit)
- Tchat en ligne gratuit pour signaler des violences conjugales à la police ou à la gendarmerie (France)Animation
Marie-Joanne Boucher et Jean-Marc Dalphond
Réalisation
Myriam Berthelet
Mixage et conception sonore
Jean-Philippe Goyette - Peak
Montage
Alain Loiselle
Musique originale
Ludovic Bonnier
Production
Marie-Pierre Corriveau et Karine Dubois de Picbois Productions, et Amandine Gauthier, Alex Ivanovici et Annabel Soutar des Productions Porte Parole.
Recherche
Marie-Hélène Beaudry, Marie-Joanne Boucher, Jean-Marc Dalphond et Vincent Larouche
Scénarisation
Myriam Berthelet et Alain Loiselle
Un podcast original de Radio-CanadaThu, 30 Jul 2026 - 25min - 1148 - Projet Polytechnique : Faire face : La faute au web ? (4/6)
Enquête sur le monde des incels
Après une pause nécessaire, Jean-Marc replonge dans ses recherches pour la pièce documentaire et tente de percer le monde des incels. Le ressentiment de ces « célibataires involontaires » envers les femmes les pousse parfois à poser des gestes violents. Marie-Joanne rencontre pour sa part Léa Clermont-Dion, qui craint que les discours misogynes sur le web se matérialisent en actions réelles. Puis, Jean-Marc et Marie-Joanne prennent leur courage à deux mains et téléphonent à des admirateurs de Marc Lépine.
Projet Polytechnique : Faire face
Plus de 30 ans après le drame de Polytechnique, certains glorifient toujours le tueur Marc Lépine. Les féminicides s’accumulent, la question du contrôle des armes à feu n’est pas réglée et le web alimente les discours antiféministes. Les comédiens Jean-Marc Dalphond et Marie-Joanne Boucher engagent la conversation et vont à la rencontre de ceux dont la pensée est diamétralement opposée à la leur. Leur recherche pour une pièce de théâtre documentaire se transforme en une démarche citoyenne.
Avec :
Myriam Berthelet (réalisation), Jean-Marc Dalphond et Marie-Joanne Boucher (animation et recherche).
Remerciements :
Nous remercions le Conseil des arts du Canada de son soutien.Animation
Marie-Joanne Boucher et Jean-Marc Dalphond
Réalisation
Myriam Berthelet
Mixage et conception sonore
Jean-Philippe Goyette - Peak
Montage
Alain Loiselle
Musique originale
Ludovic Bonnier
Production
Marie-Pierre Corriveau et Karine Dubois de Picbois Productions, et Amandine Gauthier, Alex Ivanovici et Annabel Soutar des Productions Porte Parole.
Recherche
Marie-Hélène Beaudry, Marie-Joanne Boucher, Jean-Marc Dalphond et Vincent Larouche
Scénarisation
Myriam Berthelet et Alain Loiselle
Un podcast original de Radio-CanadaThu, 30 Jul 2026 - 19min - 1147 - Projet Polytechnique : Faire face : La faute aux fous ? (3/6)
L'enjeu de la santé mentale
Les personnes qui ont survécu à la tuerie de Polytechnique ainsi que les familles des victimes portent à bout de bras le combat pour le contrôle des armes à feu. L'attention consacrée à cette bataille a-t-elle occulté le fait que la tragédie du 6 décembre 1989 était avant tout un attentat antiféministe? Pourquoi a-t-il fallu attendre de nombreuses années avant de la nommer ainsi? Après avoir lu la lettre laissée par Marc Lépine le soir de la tuerie, Marie-Joanne ne peut s'empêcher de penser que le qualificatif de « tireur fou » attribué à Lépine banalise les motivations derrière le massacre de ces 14 femmes.
Projet Polytechnique : Faire face
Plus de 30 ans après le drame de Polytechnique, certains glorifient toujours le tueur Marc Lépine. Les féminicides s’accumulent, la question du contrôle des armes à feu n’est pas réglée et le web alimente les discours antiféministes. Les comédiens Jean-Marc Dalphond et Marie-Joanne Boucher engagent la conversation et vont à la rencontre de ceux dont la pensée est diamétralement opposée à la leur. Leur recherche pour une pièce de théâtre documentaire se transforme en une démarche citoyenne.
Avec :
Myriam Berthelet (réalisation), Jean-Marc Dalphond et Marie-Joanne Boucher (animation et recherche).
Remerciements :
Nous remercions le Conseil des arts du Canada de son soutien.Animation
Marie-Joanne Boucher et Jean-Marc Dalphond
Réalisation
Myriam Berthelet
Mixage et conception sonore
Jean-Philippe Goyette - Peak
Montage
Alain Loiselle
Musique originale
Ludovic Bonnier
Production
Marie-Pierre Corriveau et Karine Dubois de Picbois Productions, et Amandine Gauthier, Alex Ivanovici et Annabel Soutar des Productions Porte Parole.
Recherche
Marie-Hélène Beaudry, Marie-Joanne Boucher, Jean-Marc Dalphond et Vincent Larouche
Scénarisation
Myriam Berthelet et Alain Loiselle
Un podcast original de Radio-CanadaThu, 30 Jul 2026 - 20min - 1146 - Projet Polytechnique : Faire face : La faute aux armes ? (2/6)
Pro-armes et anti-armes
Jean-Marc et Marie-Joanne assistent à une manifestation contre le contrôle des armes à feu. Depuis la tuerie de Polytechnique, les gens qui militent pour un meilleur contrôle des armes à feu se font intimider sur tous les fronts. Lors d'une manifestation contre un resserrement des lois, Jean-Marc aborde directement la question avec un activiste pro-armes. Il sort ébranlé de cet échange. De son côté, Marie-Joanne se rend dans un club de tir où elle manie un fusil pour la première fois. Elle en profite pour interroger les habitués de l'endroit sur leur rapport aux armes à feu.
Projet Polytechnique : Faire face
Plus de 30 ans après le drame de Polytechnique, certains glorifient toujours le tueur Marc Lépine. Les féminicides s’accumulent, la question du contrôle des armes à feu n’est pas réglée et le web alimente les discours antiféministes. Les comédiens Jean-Marc Dalphond et Marie-Joanne Boucher engagent la conversation et vont à la rencontre de ceux dont la pensée est diamétralement opposée à la leur. Leur recherche pour une pièce de théâtre documentaire se transforme en une démarche citoyenne.
Avec :
Myriam Berthelet (réalisation), Jean-Marc Dalphond et Marie-Joanne Boucher (animation et recherche).
Remerciements :
Nous remercions le Conseil des arts du Canada de son soutienAnimation
Marie-Joanne Boucher et Jean-Marc Dalphond
Réalisation
Myriam Berthelet
Mixage et conception sonore
Jean-Philippe Goyette - Peak
Montage
Alain Loiselle
Musique originale
Ludovic Bonnier
Production
Marie-Pierre Corriveau et Karine Dubois de Picbois Productions, et Amandine Gauthier, Alex Ivanovici et Annabel Soutar des Productions Porte Parole.
Recherche
Marie-Hélène Beaudry, Marie-Joanne Boucher, Jean-Marc Dalphond et Vincent Larouche
Scénarisation
Myriam Berthelet et Alain Loiselle
Un podcast original de Radio-CanadaThu, 30 Jul 2026 - 28min - 1145 - Projet Polytechnique : Faire face : À qui la faute ? (1/6)
Retour sur les lieux de la tuerie
Les comédiens Jean-Marc Dalphond et Marie-Joanne Boucher s'expliquent mal comment des admirateurs du tueur Marc Lépine peuvent encore être actifs aujourd'hui. Cette question s'inscrit au cœur de leur démarche d'écriture d'une pièce de théâtre documentaire. Le duo retourne sur les lieux de la tuerie de Polytechnique avec l'ex-policier Jacques Duchesneau, une des premières personnes à être intervenues le 6 décembre 1989. Jean-Marc est particulièrement remué : sa cousine figure parmi les 14 femmes assassinées ce soir-là.
Projet Polytechnique : Faire face
Plus de 30 ans après le drame de Polytechnique, certains glorifient toujours le tueur Marc Lépine. Les féminicides s’accumulent, la question du contrôle des armes à feu n’est pas réglée et le web alimente les discours antiféministes. Les comédiens Jean-Marc Dalphond et Marie-Joanne Boucher engagent la conversation et vont à la rencontre de ceux dont la pensée est diamétralement opposée à la leur. Leur recherche pour une pièce de théâtre documentaire se transforme en une démarche citoyenne.
Avec :
Marie-Joanne Boucher et Jean-Marc Dalphond (animation) et Myriam Berthelet (réalisation)Remerciements :
Nous remercions le Conseil des arts du Canada de son soutienAnimation
Marie-Joanne Boucher et Jean-Marc Dalphond
Réalisation
Myriam Berthelet
Mixage et conception sonore
Jean-Philippe Goyette - Peak
Montage
Alain Loiselle
Musique originale
Ludovic Bonnier
Production
Marie-Pierre Corriveau et Karine Dubois de Picbois Productions, et Amandine Gauthier, Alex Ivanovici et Annabel Soutar des Productions Porte Parole.
Recherche
Marie-Hélène Beaudry, Marie-Joanne Boucher, Jean-Marc Dalphond et Vincent Larouche
Scénarisation
Myriam Berthelet et Alain Loiselle
Un podcast original de Radio-CanadaThu, 30 Jul 2026 - 19min - 1144 - [Bande annonce] Projet Polytechnique - faire face
Plus de 30 ans après le drame de Polytechnique, certains glorifient toujours le tueur Marc Lépine. Les féminicides s’accumulent, la question du contrôle des armes à feu n’est pas réglée et le web alimente les discours antiféministes.
Les comédiens Jean-Marc Dalphond et Marie-Joanne Boucher engagent la conversation et vont à la rencontre de ceux dont la pensée est diamétralement opposée à la leur. Leur recherche pour une pièce de théâtre documentaire se transforme en une démarche citoyenne.
Avec :
Myriam Berthelet (réalisation), Jean-Marc Dalphond et Marie-Joanne Boucher (animation et recherche).
Remerciements :
Nous remercions le Conseil des arts du Canada de son soutienAnimation
Marie-Joanne Boucher et Jean-Marc Dalphond
Réalisation
Myriam Berthelet
Mixage et conception sonore
Jean-Philippe Goyette - Peak
Montage
Alain Loiselle
Musique originale
Ludovic Bonnier
Production
Marie-Pierre Corriveau et Karine Dubois de Picbois Productions, et Amandine Gauthier, Alex Ivanovici et Annabel Soutar des Productions Porte Parole.
Recherche
Marie-Hélène Beaudry, Marie-Joanne Boucher, Jean-Marc Dalphond et Vincent Larouche
Scénarisation
Myriam Berthelet et Alain Loiselle
Un podcast original de Radio-CanadaThu, 30 Jul 2026 - 01min - 1143 - Chambre froide
Enquête au cœur du froid
En 2021, à Nantes une femme a été retrouvée morte dans son congélateur. D’après l’autopsie, ce n’est ni un suicide, ni un meurtre, mais un accident. C'était la voisine de ma voisine. Depuis, cette histoire m’obsède. J’ai alors voulu mener ma propre enquête. J’ai commencé par interroger son voisinage et j’ai vite découvert qu'ils et elles connaissaient la raison précise de cet acte. Une raison... glaçante. Cette femme faisait de la cryothérapie par elle-même. Une plongée dans la question de la prise en charge de la santé des femmes, de la médecine conventionnelle aux thérapies dites alternatives par le prisme du froid.
Avec :
- Alice Rousseau, psychiatre ;
- Sohan Tricoire, membre du Collectif de Recherche Transdisciplinaire Esprit Critique & Sciences ;
- Cyril Forestier, docteur en sciences du sport.
Pour aller plus loin :
- "Mon vrai nom est Elisabeth", Adèle Yon, Éditions du sous-sol, 2025 ;
- "La santé mentale, vers un bonheur sous contrôle", Mathieu Bellahsen, La fabrique, 2014 ;
- "Politiser le bien-être", Camille Teste, Binge Audio éditions, 2023 ;
- "Le cœur ne cède pas", Grégoire Bouiller, Flammarion, 2023 ;
- Le Cortecs : www.cortecs.org
Remerciements :
A toutes les personnes qui m'ont accordé leur confiance en acceptant d'être enregistrées, à Thomas Delafosse et Radio Campus Toulouse ; à Radio Campus Besançon ; à Marianne Gaudillère pour la prise de son de la cryothérapie et de m'accompagner dans mes folles aventures sonores ; à Gary Salin pour ses retours toujours précieux ; à Richard Monvoisin pour son travail passionnant et ses conseils ; au Jury Brouillon d'un rêve radio et podcast, à la SCAM et l'équipe d'ARTE Radio ; aux amis du Manguier, à Violette et le centre Cryothérapie Atlantis ; au groupe radio du GEM le Nouveau Cap pour nos conversations qui me nourrissent continuellement ; à JET FM.
Cette création a reçu le soutien de La Scam et du dispositif La Culture avec la Copie Privée.Entretien et montage
Julie Auzou
Enregistrements
juin 2025-mars 2026
Réalisation et mixage
Annabelle Brouard
Illustration
Oriane Marie
Production
ARTE RadioWed, 08 Jul 2026 - 45min - 1142 - Brûle mes lettres
Fragments d'une passion pas simple
Avant de mourir, la mère de Mehdi lui confie une pochette rouge remplie de lettres d'amour. Elles racontent la passion clandestine entre elle, Françoise, et son père Lahoucine. Ils se sont rencontrés à l’hôpital, à Paris, en 1959. Lui est un travailleur immigré marocain, ouvrier chez Citroën, qui vient d’avoir un accident en mobylette. Elle est une Française catholique, mariée et mère de deux enfants, aide-soignante à l’hôpital.
Entre eux débute une relation, d’abord pudique, puis franchement passionnelle, que Françoise raconte au fur et à mesure dans ses lettres à Lahoucine. Une « passion pas simple » entre une femme mariée et un travailleur immigré dans la France conservatrice des années 60, en pleine guerre d’Algérie.
Issu de cette union, Mehdi a hérité du paquet de lettres que son père n’a pas brûlé, que sa mère a toujours conservé. Au début des années 2000, Françoise avait raconté son histoire au micro de son fils. C’est à partir de ces archives personnelles que Mehdi se confronte à cet amour métis et clandestin. Alors, peu à peu, cette enquête sur une rencontre amoureuse se déploie en saga familiale dont un fils, trois sœurs et une mère sont les protagonistes.
Avec délicatesse et sans tabou, il donne une voix à ce parcours exceptionnel, à cette femme dressée contre la morale et toutes les violences. Ses enfants enfin réunis autour de son micro regardent ces violences en face, et dessine le portrait de cette « passion pas simple ».
Avec :
Christine Béjat, Michèle Lhuillerie, Philippe Artières, Myriam Ahoudig, Jalal El Hakmaoui.
Mentions :
- Archives INA de radio ; Actualités ;
- Oreille externe : Silvain Gire.
Bibliographie :
- Archives Personnelles, Philippe Artières et Jean François Laé, Armand Colin, 2011 ;
- Derrière le mythe métisse, Solène Brun, La Découverte, 2024.
Pour aller plus loin :
- Histoire du métissage, Nelly Schmidt, Editions de la Martinière, Paris, 2003 ;
- La double absence, Abdelmalek Sayad, Le Seuil, 1999 ;
- Elise ou la vraie vie, Claire Etcherelli, Les lettres nouvelles, 1967.
Remerciements :
Mes trois sœurs (Christine, Michèle, et Myriam) pour leur participation ; Juliette Guigon pour l'accompagnement lors des doutes et des questionnements ; Silvain Gire pour sa vision ; Ijjou Ahoudig pour son écoute, Annika Erichsen pour sa patience, Philippe Artières pour son regard sur ces lettres, et Jalal El Hakmaoui pour la révélation d'un secret de famille. Et bien sûr l’équipe formidable d’ARTE Radio.
Ce podcast documentaire a obtenu une aide sélective aux auteurs de podcast en 2022 et a été soutenu par une résidence à l'Institut français de Casablanca, dans le cadre du festival Amwaj en juillet 2025.Entretien, montage et narration
Mehdi Ahoudig
Enregistrements
février 2004-juillet 2025
Lectures
Emmanuelle Lafon
Réalisation
Samuel Hirsch, Mehdi Ahoudig
Musiques originales et mixage
Samuel Hirsch
Oreille externe
Silvain Gire
Illustration
Mehdi Ahoudig (photo d'archives personnelles)
Production
ARTE RadioWed, 17 Jun 2026 - 1h 12min - 1141 - Délit de jeunesse
La sociologue, les jeunes & la délinquance
En 2005, la sociologue Isabelle Coutant enquêtait sur la délinquance juvénile (Délit de jeunesse, éditions La Découverte). Dans ce documentaire, Mehdi Ahoudig fait dialoguer son livre avec les récits des jeunes en difficulté qui l'ont inspiré. Comment la sociologue voit-elle ces jeunes ? Et eux, que pensent-ils de son étude ? Un reportage inattendu sur la sociologie et son objet : la violence quotidienne, le sexisme, la précarité.
Enregistrements
avril 2005
Reportage et réalisation
Mehdi AhoudigMixage
Christophe RaultWed, 08 Jun 2005 - 27min - 1140 - Mal barré
La vie clandestine d'un vendeur de clopes
Sous le métro Barbès, à Paris, ils sont nombreux à vendre des cigarettes à la sauvette. Icham raconte sa vie de clandestin venu d'Algérie en France, condamné, expulsé au bled, puis revenu encore dans des conditions effroyables. Sans jugement ni pathos, un récit cru qui donne un visage à cette fameuse immigration clandestine, et à la marginalité du travail au noir.
Enregistrements
octobre 08MIse en ondes & mix
Charlie MarceletOud
AllaRéalisation
Marine VlahovicWed, 26 Nov 2008 - 11min - 1139 - Recherche Mustapha, prénom André
Les secrets de mon grand-père kabyle
Joyce enquête sur un mystère familial : pourquoi son grand-père venu de Kabylie a t-il changé de nom une fois arrivé en France ? Elle retrouve la sœur, le neveu, l'ami d'enfance de Mustapha Aktouche, la femme et les filles du même devenu André Perrin, horloger à Bordeaux, et tisse d'un témoignage à l'autre l'histoire d'une identité multiple. Entre volonté d'intégration, déni de soi et mythomanie, un parcours singulier et pourtant révélateur d'une histoire bien française.
Enregistrements
mai-juin 08Réalisation
Joyce Conroy-Aktouche
Mise en ondes et mixage
Samuel HirschPhoto
Joyce Conroy-AktoucheTue, 30 Sep 2008 - 33min - 1138 - L'amour avec handicap
Elsa aime comme dans un fauteuil
Elsa, 33 ans, a les cheveux châtain, les yeux marron. Un petit faible pour les hommes noirs élégants. Et un fauteuil électrique pour se déplacer. Elsa raconte son infirmité, son désir, son plaisir. Car l'amour avec handicap, c'est avant tout de l'amour.
Une coproduction avec l'acsr (Belgique).Enregistrements
16-17 juin 08Réalisation
Fabienne Laumonier
Mise en ondes & mixage
Christophe RaultWed, 24 Sep 2008 - 10min - 1137 - Les ventriloques de leurs pères
Une comédienne et un écrivain-braqueur sur les familles rebeus
Une rencontre arrangée entre Nouara Naghouche, comédienne à Colmar, et Hafed Benotman, écrivain et ancien braqueur. Entre deux extraits du spectacle de Nouara, la comique venue de cité et le révolté politique échangent sur la question des pères maghrébins. Un drôle de moment fort, où l'on discute de l'obligation faite aux enfants d'origine maghrébine de devoir traduire leurs parents. De devenir ainsi "les ventriloques de leurs pères".
Enregistrement
mars 08Mise en ondes & mix
Christophe RaultRéalisation
Mehdi AhoudigWed, 02 Jul 2008 - 31min - 1136 - La crackée disparue
A la recherche d'une fille partie en fumée
Un jour, Nicolas a discuté avec une jeune femme qui squattait l'entrée de son immeuble, dans le quartier de La Goutte d'Or, dans le 18e arrondissement de Paris. Puis, du jour au lendemain, il ne l'a plus vue. Alors il est parti à sa recherche et a mené l'enquête, en interrogeant les voisins, la police, les accros au crack, les structures d'aide et de soin aux toxicomanes.
Enregistrements
novembre-décembre 2007
Réalisation
Nicolas RonjatMise en ondes & mixage
Samuel HirschIllustration
Whicdhemein One - PexelsTue, 25 Mar 2008 - 16min - 1135 - Les heures creuses
La retraite ou l'adieu au travail
A les écouter, c'est l'histoire d'un drame ou d'une catastrophe. Deux hommes, un cadre et un ouvrier, ont "travaillé toute leur vie" et vivent très mal leur retraite. Dans un beau montage d'ambiances qui mélange essaims d'abeilles, flippers et bruits domestiques, ces deux témoignages offrent une belle remise en question du travail comme élément central de la vie.
Ce documentaire a bénéficié d'une bourse 'Brouillon d'un rêve' de la SCAM en 2007.Enregistrements
septembre-novembre 2007
Réalisation
Mathilde GuermonprezMise en ondes & mix
Samuel HirschWed, 30 Jan 2008 - 30min - 1134 - Mémé radio
Ma grand-mère fait de la radio
Adèle, 80 ans, est non-voyante. Ses souvenirs sont inscrits sur des cassettes audio enregistrées par elle-même ou par ses petits-enfants. Pour mieux trier ces lettres, chansons ou ambiances, elle tente d'en recopier les meilleurs passages grâce à un antique appareil à double cassette. Elle choisit, avance, recule, stoppe, s'énerve : bref, mémé fait de la radio. Le délicieux portrait d'une dame délicieuse, réalisé par sa petite-fille.
Enregistrements
22, 23 septembre 07Mise en ondes & mix
Samuel HirschRéalisation
Charlotte BienaiméWed, 28 Nov 2007 - 17min - 1133 - L'héritageWed, 20 Dec 2006 - 16min
- 1132 - Les Papotins
Le Papotin, journal des atypiques
Le Papotin est un journal rédigé depuis 1989 par de jeunes "atypiques", autistes ou considérés comme tels. En 2006, Claire Hauter a suivi une conférence de rédaction qui réunit les contributeurs autour de Driss el Kesri, fondateur et animateur du journal. Chacun s'exprime sur le thème du bonheur. Une histoire de fous ?
Enregistrements
24 mai 2006
Réalisation
Claire HauterPrise de son & mixage
Samuel HirschWed, 27 Sep 2006 - 23min - 1131 - Grand-amour
Marguerite vit le grand amour à 82 ans
A 82 ans, Marguerite a retrouvé son premier amour. Les deux vieux amants vivent une passion physique intense, délicieuse. Marguerite en parle à ses petites-nièces, dont l'une, à 26 ans, cherche encore l'âme soeur...
Enregistrements
mars 06Mix
Christophe RaultRéalisation
Mathilde GuermonprezIllustration
Olivier TallecProduction
ARTE RadioWed, 17 May 2006 - 17min - 1128 - Les cassettes du Docteur Longueville
Recueil de témoignages centenaires
Quand mon grand-père meurt, j’hérite de son trésor. Une boite remplie de cassettes audio. Le Jardin des voix de Charonne, c’est le nom qu’il avait donné à ce projet quand il l’a commencé il y a plus de 50 ans. Il était médecin généraliste, infiniment attaché à ses patients. Entre les années 1970 et 1985, il a interviewé les plus âgés d’entre eux à l’aide de son magnétophone. Ils sont nés à la fin du 19ème ou au début du 20ème siècle, et racontent leur enfance dans le quartier de Charonne à Paris où mon grand-père a vécu toute sa vie. J’y ai grandi aussi. Je découvre leurs conditions de vie hallucinantes, leur accent parisien oublié. Ils se remémorent Paris comme un village, avec des jardins et des chèvres.
Ils racontent leur enfance et leur quotidien sans eau, sans électricité, sans sécurité sociale. Le linge lavé à la fontaine, l’arracheur de dents. Les parents qui les envoyaient travailler à 12 ans. Les semaines de 70 heures, les bagarres à coup de couteau. ll y a Lucien qui a été le premier de toute l’impasse à se brosser les dents. Marcel, qui a acheté son premier bout de terrain en ramassant des chiffons et des escargots. Berthe qui s’est fait "enceintrer" à 14 ans. Marie-Louise qui a eu la toute première voiture à cheval du quartier. "Quand j’entends parfois vitupérer contre le progrès, conclut Lucien, moi le progrès je lui tire mon chapeau. Parce que quand je vois d’où on vient et où on est, tu parles !". Plus que les vieilles pierres disparues sous le béton, mon grand-père voulait conserver les gens et leurs histoires. Je vous les transmets à mon tour.
Pour aller plus loin
Si le quartier de la Réunion m’était conté, chroniques ordinaires d’un médecin de campagne à Paris, Lionel Longueville.
Remerciements
À Lionel et Nanie, et à tous les habitants du quartier de Charonne. Merci à Thomas Pujol pour la restauration des bandes originales, à Paul Lecat de contribuer à faire vivre ces archives dans le cadre de la recherche, et à ma famille d’avoir soutenu ce projet sur plusieurs générations.Enregistrements
1970-1985
Entretiens
Lionel Longueville
Montage et narration
Julie Marcelline Pujol
Réalisation et mixage
Samuel Hirsch
Illustration
Oriane Marie
Musiques originales
Samuel Hirsch
Production
ARTE RadioWed, 27 May 2026 - 25min - 1126 - Des parents comme les autres
Copains co-parents : un enfant entre amis
Margot et Naïm ont 27 ans lorsqu’ils se rencontrent dans le cadre de leur travail. Très vite, c’est le coup de foudre amical et ils deviennent inséparables. De cette amitié fusionnelle naît une évidence : c’est ensemble qu’ils auront un enfant. Une certitude d’autant plus surprenante qu’ils sont tous les deux en couple et épanouis dans leurs relations amoureuses respectives : Naïm avec Robin et Margot avec Alexis.
Mais les deux amis, en plus de s’aimer très fort, ont la conviction que l’amitié constitue un cadre idéal, stable et serein pour élever un enfant, loin des tumultes de la vie amoureuse. Leurs emplois à responsabilité dans la protection de l’enfance ne sont pas non plus pour rien dans cette décision.
Afin de mener à bien leur “projet bébé” et malgré le scepticisme et les critiques de leur entourage - et des institutions -, ils décident de s’installer ensemble en colocation. Eliott naît 4 ans après leur rencontre. La cohabitation, qui devait durer quelques mois, se transforme peu à peu en une vie de famille quotidienne… Et, 5 ans plus tard, ils habitent toujours ensemble.
Les deux amis devenus co-parents nous ouvrent les portes de leur foyer et partagent leur expérience familiale, leurs hauts, leurs bas et surtout leurs questionnements sur l’avenir. En effet, l’envie d’avoir un deuxième enfant commence à affleurer et avec, le temps des bilans et des dilemmes. Mais entre parties de 7 familles, fête des pères et Belle au bois dormant, on ne fait pas forcement les choses aussi différemment que l’on pensait les faire.
Une famille qui interroge nos modèles et la place que l’on donne à l’amitié dans nos vies, en plus de nous faire regarder autrement ce que le quotidien et la parentalité font au couple. Un exercice d’équilibriste à 5 (avec les conjoints) que Margot et Naïm mènent avec amour, humour et une organisation militaire ! Comme n’importe quelle famille.
Extraits et mentions :
- La Belle au bois dormant, Walt Disney, 1959 ;
- Blanche Neige, Walt Disney, 1937.
Remerciements :
Merci à Margot et Naïm pour leur confiance. Merci aussi au collectif Transmission. J'ai bénéficié d’un an de formation dans le cadre de l’école libre de la narration radiophonique du collectif, de leurs conseils et de leur soutien. Le projet est né dans le cadre de cette formation. Merci en particulier à Taïssia Froidure, Charlie Dupiot et Norah Benarrosh Orsoni, membres du collectif, pour leur accompagnement, Muriel KS.Enregistrements
2024-2025
Montage
Bertille Sindou-Faurie
Réalisation et mixage
Charlie Marcelet
Illustration
Diane CartronWed, 13 May 2026 - 31min - 1124 - Je ne suis pas folle
La maladie d'un père et l'ethnopsychiatrie
Gabrielle a toujours eu peur de devenir folle. Une peur sourde mais bel et bien présente. Car son père est fou. Il y a près de trente ans, un soir, il bascule. Il est interné de force. Le diagnostic tombe rapidement : psychose maniaco-dépressive avec délires mystiques. À chaque crise, il se prend pour Dieu, ou sa descendance. Pendant cinq ans, il enchaîne les allers-retours en hôpitaux psychiatriques. Gabrielle, elle, n’a presque aucun souvenir de cette période. Son cerveau a tout effacé. Car, dans sa famille, on n’en parle pas vraiment. On évoque, on élude, on arrange et puis ça finit par ne plus exister.
Aujourd’hui, Gabrielle décide de mener l’enquête. Elle pose enfin les questions qu’elle n’a jamais osé poser à ses parents. Elle interroge ses proches et regarde l’histoire sous un nouvel angle : celui de l’ethnopsychiatrie. Est-ce que son père, né à Dakar et arrivé en France à 17 ans, aurait pu être soigné autrement ? Est-ce qu’on soigne la folie de la même manière à Paris qu’à Dakar ? Le marabout est-il l’équivalent du psy occidental ? Que provoquent l’exil et le métissage dans une famille ?
Au milieu des questions et hypothèses que son père rejette en bloc, Gabrielle se demande finalement si elle est sur la bonne piste et explore les oublis culturels, les tabous, les silences familiaux.
Remerciements :
Merci à Francine, Thierno, Maguette et Esther Daubisse. Benjamin, Camille, Edie, Florent, Jade, Juliette, Perrine, Tarik, Thomas et Armel.Enregistrements
2025
Entretien, montage
Gabrielle Niang, Florent Maillet
Narration
Francine, Thierno, Maguette, Esther Daubisse
Réalisation et mixage
Annabelle Brouard
Illustration
Clémence Gouy
Production
ARTE RadioTue, 14 Apr 2026 - 42min - 1123 - Il restera la gravité
Quand les nazis spoliaient les objets du quotidien
Quand l’historienne Sophie Juliard, qui travaille sur le pillage des ateliers d’artistes sous l’Occupation, la contacte, Adrianna Wallis découvre, quatre-vingts ans après les faits, que sa famille a été spoliée. Elle savait que Diane Esmond, sa grand-mère paternelle, était peintre, mais avait presque oublié qu’elle était juive.
Après le départ précipité de celle-ci pour New York, l’appartement parisien qu’elle occupait a été entièrement vidé par l’administration nazie, comme 38 000 autres dans la capitale : les toiles ont disparu, mais aussi le mobilier et jusqu’aux moindres objets du quotidien.
Pour Adrianna, elle-même artiste, ce passé familial refoulé résonne étrangement avec son travail, elle qui n’a cessé, sans trop comprendre pourquoi, d’interroger l’absence, le vide laissé par la disparition d’objets chers.
En tissant enquête intime, archives et les réflexions du physicien Joël Chevrier, Adrianna Wallis remet en mouvement cette histoire longtemps tue et interroge ce qui se transmet, parfois à notre insu, d’une génération à l'autre.
Bibliographie :
- Images d'un pillage, de Sarah Gensburger, Editions Textuel, 2010 ;
- Des camps dans Paris de Jean-Marc Dreyfus et Sarah Gensburger, Fayard, 2003.
Pour aller plus loin :
- La performance 11 petites soucoupes, réalisée en 2024, au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, Paris ;
- Conférence Il restera la gravité en 2025, à l'INHA, Paris ;
- L’exposition d’Adrianna Wallis et Diane Esmond Il restera la gravité, du 5 mai au 16 juin 2026 à la galerie Anne-Laure Buffard, Paris ;
- L’accrochage Itinéraires d’œuvres spoliées – Diane Esmond et Fédor Löwenstein, jusqu'en 2028, au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, Paris.
Remerciements :
Sylvie Harburger, Hélène de Gunzbourg, Andrew Strauss, Joël Chevrier, Sophie Juliard, Sarah Gensburger, Margaux Dumas, les Archives nationales, le Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme, Anne Rousseau, Pascale Samuel, Eloïse Duguay, Marie Bastide, Grégoire Meschia, Fabrice Lorendel, Elise Patton, Léonard Ballesteros, Mila Renno Lehr, Alissa Deleverora, Perrine Kervran, Agathe Chion, Marie Dalcol, Camille Bondon, Sarah Deslande, Mathilde Wallis, Clémence Beraud, et le Centre National des Arts Plastiques.Enregistrements
mai 2025
Entretien
Adrianna Wallis, Eloïse Duguay
Montage
Adrianna Wallis
Réalisation et mixage
Charlie Marcelet
Illustration
Gloria Avril
Production
ARTE RadioFri, 27 Mar 2026 - 30min - 1122 - Trouver Sergueï
Quête intime dans une Ukraine en guerre
Quand j’étais enfant, j’ai grandi avec Sergueï, un garçon venu d’Ukraine dans le cadre d’un programme humanitaire pour les enfants touchés par Tchernobyl. Pendant dix ans, il a passé toutes ses vacances dans ma famille - devenant ainsi mon frère, mon double, mon allié.
En 2004, devenu majeur, Sergueï rentre à Kyiv. On se quitte en se promettant de ne pas s’oublier, mais l'ère numérique étant à ses balbutiements, c'est le silence qui gagne. Plus de lettres, plus de réponses, plus de nouvelles. Les années passent. À distance, je tente de le retrouver en vain. Qui est-il devenu ? Qu'a-t-il gardé de ses années en France ? Pense-t-il encore à nous ? Que reste-t-il du socle commun de notre enfance ?
Quelques temps après le début de l’invasion russe en février 2022, je pars en Ukraine, avec l'idée folle de lui mettre la main dessus, et de répondre à toutes mes questions sans réponse. Au fil de l’enquête, construite à partir d’archives VHS, de souvenirs d’enfance et d'un journal de bord enregistré à Kyiv avec les sons du quotidien d’un pays en guerre, des réponses émergent quand d’autres restent en suspens. Le tout forme le récit d’une recherche familiale confrontée à l’histoire en train de s’écrire, et d’un lien fraternel mis à l’épreuve par le temps, la distance et la guerre.
Archives et extraits :
- Archives personnelles et familiales ;
- Archives France 2, JT du 24/02/2022 ;
- Archives C dans l'air, "4h35 ce matin, les russes envahissent l’Ukraine", émission du 24.02.2022.
Remerciements :
Un grand merci pour leur soutien chaleureux à Sarah-Lou Lepers, Marc Bertrand, Haydée Sabéran, Olivia Cohen, & Elena Gorgis.
Prix de la « jeune critique » catégorie Archives de la parole aux Phonurgia Nova AwardsEnregistrements
2024-2025
Entretien
Aliénor Carrière
Montage
Aliénor Carrière et Charlie Marcelet
Réalisation et mixage
Charlie Marcelet
Musiques originales
Romane Beaugrand (violoncelle et voix), Charlie Marcelet (guitare)
Illustration
Aliénor Carrière
Production
ARTE RadioTue, 24 Feb 2026 - 37min - 1121 - L’Irène de l’Amazone
Souvenirs d'une jeunesse en Amazonie
En 1979, Irène a 24 ans. Elle a tout pour être heureuse et pourtant... Elle part avec des carnets, un enregistreur et un appareil photo à l’autre bout du monde tel qu’elle le connaît déjà. Direction l’Amazonie péruvienne, chez le peuple maihuna. Elle y passera 5 ans, à se perdre, à s’oublier, à se faire peur et surtout à se trouver une raison d’être et de vivre.
De cette époque, elle a tout enregistré : les cérémonies d’ayahuasca, la forêt mélodieuse, l’apprentissage de la langue maihunki aujourd’hui presque disparue, la rencontre pas à pas avec celles et ceux qui voudront bien d’elle et finiront même par l’aimer, les contes et mythologies oubliés et la mélancolie d’être si loin des siens parfois.
Pourquoi et comment est-elle partie, pourquoi et comment est-elle revenue ? J'ai grandi avec ces questions. Et si je connais très bien l’Irène d'ici qui est aussi ma mère, j'ai toujours rêvé de rencontrer l’Irène de la Jungle. Alors pour ce documentaire, j'ai décidé d'aller la chercher à travers ses carnets, ses archives sonores singulières et grâce à une conversation qui la replonge dans tout ce qu'elle a été.Enregistrements
septembre 1979 - novembre 1986, janvier 2025
Prises de son
Irène Bellier, Sophie Marchand
Entretiens et montage
Sophie Marchand
Réalisation
Annabelle Brouard
Illustration
Julia Spiers
Production
ARTE RadioFri, 23 Jan 2026 - 49min - 1120 - Mon frère de droite
Mon grand frère n’aime pas les bobos
Dans la famille de Juliette, il y a : dix profs, cinq ingénieurs, quatre chercheurs, trois marionnettistes, deux maraîchers bio, un clown qui est aussi DJ, un écrivain, une herboriste… Et son grand frère, 1m83 de virilité, chargé d’affaires dans le BTP, fan de bagarre et de rugby, régulièrement accusé d’être le facho de la famille.
C’est aussi l’idole de sa petite sœur depuis leur enfance. Aujourd’hui, elle cherche à comprendre ce qui l’a fait dévier d’un chemin tout tracé par leur milieu socio-culturel. Tous deux ont pourtant en commun la passion de la sociologie. Derrière les mots bruts de grand frère résonne une analyse rafraîchissante des inégalités sociales et une vision dérangeante de l’entre-soi intello.
Ouvrage mentionné :
Chantier interdit au public. Enquête parmi les travailleurs du bâtiment, Nicolas Jounin, Éditions La Découverte, 2009.Enregistrements
mai-juin 2023, archives de 2000Texte, voix, prises de son et montage
Juliette FlamantRéalisation et mixage
Arnaud Forest
Publication originale
2 novembre 2023Production
ARTE RadioTue, 23 Dec 2025 - 26min - 1119 - La statue du sergent Blandan
Le fantôme colonial de mon père
Enfant, Malek, réalisateur algérien exilé en France, allait à Boufarik, en Algérie, pour manger des oranges. Il y croisait la statue d'un soldat en armes, juchée sur son piédestal à plus de 7 mètres 50 de haut. C'était la statue du sergent Blandan, héros de la conquête coloniale de l'Algérie, érigée à Boufarik à la fin du XIXème siècle et "rapatriée" en France, à Nancy.
C'est là que par hasard, un matin neigeux de 1990, Malek a retrouvé le fantôme de son enfance. Le refoulé colonial a soudain ressurgi. Il a raconté sa rencontre effrayante à sa fille, qui à son tour décide de partir sur les traces de ce fantôme, en France et en Algérie. Mais à mesure qu'elle s'approche de lui, elle est à son tour hantée. Comment se libérer du fantôme colonial qui fait corps avec la statue du sergent Blandan, héros de la conquête de l'Algérie ?
Avec :
Malek Kellou, Susana Gállego Cuesta, Kenza-Marie Safraoui, Don Quichotte, habitants de Nancy
Bibliographie :
Gilbert Meynier, « L’Algérie et les Algériens sous le système colonial. Approche historico historiographique», Insaniyat / إنسانيات [En ligne], 65-66 | 2014. URL : http://journals.openedition.org/insaniyat/14758 ; DOI : https://doi.org/10.4000/insaniyat.14758
Pour aller plus loin :
- Karima Lazali, Le Trauma colonial : une enquête sur les effets psychiques et politiques contemporains de l’oppression coloniale en Algérie, Paris, La Découverte, 2018 ;
- Alain Ruscio, La première guerre d'Algérie. Une histoire de conquête et de résistance, 1830-1852, Paris, La Découverte, 2024 ;
- Benjamin Stora, La gangrène et l'oubli. La mémoire de la guerre d'Algérie, Paris, La Découverte, 1991 ;
- Dorothée-Myriam Kellou, Nancy-Kabylie, Paris, Grasset, 2023.
Remerciements :
Malek Kellou, Susana Gállego Cuesta, Kenza-Marie Safraoui, le Musée des Beaux-Arts de Nancy, Etienne Augris, Bachir Ahdouga, Don Quichotte, Perrine Kervran, Mathilde Guermonprez, Mathieu Nicol.Prise de son, entretien et montage
Dorothée-Myriam Kellou
Enregistrements
octobre-novembre 2024
Réalisation et mixage
Annabelle Brouard
Chanson
"La casquette du père Bugeaud", chant militaire de l'Armée d'Afrique écrit en 1846
Illustration
Pierre Place
Production
ARTE RadioTue, 04 Nov 2025 - 41min - 1118 - J’irai fleurir vos tombes
Arlette et la tournée des cimetières
Chaque année à la Toussaint, les cimetières corréziens s’illuminent de mille couleurs : c’est le moment où l’on vient fleurir les tombes, de la famille et des amis, le plus souvent avec des chrysanthèmes. Depuis l’enfance, Arlette participe à ce rituel. Elle continue à faire la tournée des cimetières pour honorer ses morts, plus nombreux à mesure que les années passent. C’est l’occasion de rencontres impromptues, où les fleurs sont le prétexte d’échanges sur ce qui est, et sur ceux qui ne sont plus. A la Toussaint, les défunts retrouvent une place dans le quotidien des vivants, et continuent d’exister par les souvenirs racontés et les liens qui perdurent. C’est à la fois triste, joyeux, parfois mélancolique, et finalement apaisant.
Remerciements :
Un immense merci à Arlette, sans qui ce projet n’aurait pas pu exister, ainsi qu’à Annette, Anne-Marie, Cédric, Eliane, Jeannette, Isabelle, Martine, Monique, Vincent, Yvette, et Yohan. A la mémoire d’Antoine, Jacqueline, Marcelle, et Marguerite.Prise de son, entretiens et montage
Pauline Gallinari
Enregistrements
octobre-novembre 2024
Réalisation et mixage
Anna Buy
Illustration
Caroline Péron
Production
ARTE RadioThu, 23 Oct 2025 - 19min - 1117 - Impossible de remettre la viande dans la chipo
Une crise d'angoisse
« Impossible de remettre la viande dans la chipo : une crise d’angoisse » est un monologue écrit et interprété par Joyce Kuoh Moukouri. C'est une fiction, composée d’une série de messages vocaux qu’une femme en pleine crise d’angoisse adresse à un homme avec qui elle n’a pas fait l’amour, finalement. L’amour. L’envie était là et ça aurait pu être si simple, si beau et si sensible. Mais une boîte de préservatif périmé a semé la panique et la fête est finie, irréparable. Ce qui est beau devient presque impossible.
Pour l'autrice, l’été 2025 est synonyme d’une angoisse grandissante. Une angoisse de la guerre, de Poutine, de la famine à Gaza, du toupet de Trump, et de la chaîne de K-Maro autour du cou de Zuckerberg, des virus millénaires de l’Arctique. La peur que la science, la logique, les institutions soient irréversiblement en péril. Mais heureusement, il reste le théorème de Chasles.
Ce podcast est le gagnant du concours de l’été 2025 des Audioblogs “L’été dans un vocal”. Tous les podcasts participants sont disponibles sur le site des Audioblogs d’ARTE Radio.Prise de son, montage
Joyce Kuoh Moukouri
Enregistrements
août 2025
Voix
Joyce Kuoh Moukouri
Musiques originales
"Ride Of The Valkyries" à la flûte à bec par Joyce Kuoh Moukouri
Mixage
Charlie Marcelet
Illustration
Joyce Kuoh Moukouri (Canva)
Production
ARTE RadioTue, 30 Sep 2025 - 03min - 1116 - La fille du fantôme
Papa où t'es, version surnaturelle
Claire a perdu son père il y a 20 ans, quand elle avait vingt ans. C’était soudain et elle s’est concentrée sur faire son deuil :passer à autre chose, refermer la plaie. Jusqu’à ce que, quinze ans plus tard, le manque ressurgisse violemment. Elle se demande alors si elle n’a pas fait fausse route. Y aurait-il d’autres moyens de vivre la mort de ceux qu’on aime ? Elle essaie autre chose : serait-il possible de faire revenir son fantôme ? Elle n’est pas entièrement sûre d’y croire et ne présente aucun talent médiumnique notable : la partie n'est donc pas gagnée. Pour savoir comment elle pourrait s’y prendre, elle va voir des chercheurs qui travaillent sur les fantômes, et des personnes qui se sentent en lien avec les morts… Les fantômes mettent en relation les vivants, disent les chercheurs. Ils provoquent aussi, pourrait-on dire, des conversations longtemps attendues.
Bibliographie
Soigner les morts pour guérir les vivants, Magali Molinié, Les Empêcheurs de Tourner en rond,2006
Les Intelligences particulières, Grégory Delaplace, Vues de l'Esprit, 2021
La Voix des Fantômes, Grégory Delaplace, Seuil, 2024
Le feu de la présence, aviver les expériences de l'invisible, Tanya Luhrman, Vues de l'Esprit, 2022
The Book of Unconformities, speculation on lost time, Hugh Raffles, Pantheon, 2020
Au bonheur des morts : récits de ceux qui restent, Vinciane Despret, 2015Prise de son
Claire Richard, Arnaud Forest
Entretiens et montage
Claire Richard, Arnaud Forest
Avec
Damien Zanoli, Sabine Zovighian
Voix
Claire Richard
Clarinette
Maxime Berton
Enregistrements
2023-2024
Réalisation et mixage
Arnaud Forest
Illustration
Aline BureauTue, 09 Sep 2025 - 1h 02min - 1115 - La dernière séance [rediffusion]
Comment j'ai remplacé mon psy par mon téléphone
Parce que son psy s’est endormi pendant leur séance, Benjamin décide de se venger. Il confie désormais ses états d'âme à son téléphone portable, sur lequel il commente ses diverses activités : croiser Eric Zemmour dans le métro, prendre des champignons hallucinogènes, faire l’amour avec sa compagne... Une autofiction hilarante et virtuose sur la psychanalyse - et comment s'en débarrasser - face aux pouvoirs du récit. A noter, il s'agit aussi de la première fiction radio entièrement enregistrée au téléphone portable.
La dernière séance a reçu le deuxième prix Europa 2019 dans la catégorie "Fiction radio unitaire".Enregistrement
2018Texte et voix
Benjamin AbitanRéalisation
Benjamin Abitan et Samuel HirschIllustration
Quentin FaucompréProduction
ARTE RadioThu, 07 Aug 2025 - 29min - 1114 - Peace and lol
Peut-on être hippie et avoir du second degré ?
Marie est une apprentie hippie. Elle rêve de s’installer en Ardèche, construire sa cabane en bois, hurler à la lune, distinguer la coriandre du persil plat, vivre d’amour et de jus d’hibiscus. Car oui, les hippies existent toujours, sous des formes diverses et variées, tapis dans l’ombre ou la lumière. Marie regarde avec envie ces néo-hippies, héritiers contemporains des mouvements des années 1960, qui mènent un mode de vie proche de la nature et s’expriment via un panel d’activités qui comprend la permaculture, l’acroyoga ou les bolas de feu.
Néanmoins, elle se demande si elle arrivera un jour à devenir une hippie accomplie, car un doute l’habite. Quand elle fréquente ces cercles, elle ne se sent pas toujours à l’aise. Elle trouve qu’il n’y a pas toujours la place pour le second degré, de l’humour à l’auto-dérision, alors que c’est vital pour elle. Et de temps à autre, son troisième oeil la regarde et la juge. A t-elle un défaut de fabrication qui la rend inapte à la spiritualité ? Arrivera-t elle un jour à devenir une hippie et devra-t elle pour cela se délester de l’envie de faire des blagues ? Enfin, une question entêtante lui brûle les lèvres : peut-on être hippie et avoir du second degré ?
Pour trouver les réponses, elle décide de partir sur une île mystérieuse en forme de cacahuète, quelque part sous les tropiques, où vivent des peuplades néo-hippies. Une île qui sent le cacao chaud et où résonnent 50 nuances de Om. Elle y rejoint une amie qui s’y est installée et qui vit seule sur un terrain où elle plante une forêt comestible. Elle part ensuite à la rencontre de ses résidentes et résidents, de cérémonie en cercle de paroles, au son des perroquets et des tambours chamaniques…
Remerciements :
Josie (da best), Alaya, Pierre, Margaux et Raph, qui m’ont ouvert leur porte, partagé leurs histoires, leur sincérité et leurs blagues (en espérant que les miennes soient pas trop nazes). Kevin G, créateur de l’expression © “bourge en rédemption”. Mes soutiens dans cette aventura par ordre d’apparition : Aurore, Adrien, Marine, la consoeurie des grandes gouroutes, Francis Côtelette, le collectif Lundi Soir et Nanette.Enregistrements
janvier 2019-mars 2024
Prise de son
Marie François
Entretiens et montage
Marie François
Réalisation
Anna Buy
Illustration
Camille Potte
Production
ARTE RadioWed, 09 Jul 2025 - 43min - 1113 - Les bronzés font du stop
Le pouce levé pour entendre la France d'une voiture à l'autre
Le 8 juin 2024, à la veille des élections européennes annonçant l'extrême-droite largement en tête, deux équipes font une course en stop (la Mad Jacques Stop) pour rejoindre un festival dans un village au cœur de la Creuse. Marion et Benoît, un couple de personnes blanches contre Nawal et Jérémi, deux personnes racisées. Ils traversent la France en questionnant les automobilistes sur les questions d'identité et de racisme. Ils recueillent la voix des français de la capitale jusqu'à la diagonale du vide. Les blancs auront-ils plus de chances que les bronzés ? Quelles paroles entendrons-nous d'une voiture à l'autre ? Et surtout, qui seront les premiers à l'arrivée ?
Enregistrements
juin 2024
Tournage
Mad Jacques Stop 2024
Prise de son
Jérémi Nureni Banafunzi et Benoit Thuault
Réalisation
Samuel Hirsch
Illustration
Maïc Baxane
Photographies
Jérémi Nureni Banafunzi
Production
ARTE RadioThu, 12 Jun 2025 - 46min - 1112 - Plastic Queens
Boîtes en plastique et émancipation féminine en milieu capitaliste
On ne pensait pas associer un jour boîtes en plastique et révolution. Et pourtant : à partir des années 1960, des milliers de Françaises sont sorties du carcan du foyer en devenant représentantes de l’enseigne américaine Tupperware, connue pour ses fameuses « réunions », jusqu’à sa mise en faillite toute récente annoncé à l’automne 2024.
Mais comment vendre des petites boîtes en plastique à des gens qui n’en ont pas besoin ? Josette a 82 ans. Josiane, 74. La première vit entre Paris et le plateau lunaire de l’Aubrac, l’autre en pleine campagne picarde. Elles ne se connaissent pas, mais leur histoire est la même : encore très jeunes filles, elles ont conquis leur liberté et amassé un sacré petit pactole en vendant des Tupperware à domicile.
Tupperware, c’est la splendeur des arts ménagers sauce après-guerre : simplicité, hygiène, couleurs, pétrole. Mais c’est surtout un système. La marque, lancée en 1946 aux États-Unis par le chimiste Earl Tupper, a révolutionné le monde du commerce en créant un réseau planétaire de vendeuses à domicile. Des femmes qui organisaient chez d’autres femmes des démonstrations dans l’espoir de remplir leur carnets de commandes certes, mais surtout de recruter de nouvelles vendeuses qui leur verseront ensuite un pourcentage sur chacune de leurs recettes.
En fait, un modèle de vente sans salariés ni boutiques, redoutablement lucratif pour ses créateurs, auquel des générations entières ont consacré leur vie pour finir, la plupart du temps, sans vraie protection sociale ni retraite. Un monde parallèle néolibéral avec ses rituels et son jargon, dans lequel certaines femmes comme Josiane et Josette ont trouvé une forme d’émancipation… sans jamais être tout à fait dupes du cynisme de cette exploitation.
Tupperware, c’est donc l’enfant mutant du féminisme et du capitalisme : selon le point de vue, c’est un rêve ou un cauchemar. Pour Josette et Josiane, c’était les deux. Et après une carrière de plus de 40 ans, elles n’ont pas peur de raconter pourquoi. Décryptage de l’intérieur du modèle Tupperware, qui a libéré des générations de femmes au foyer… tout en posant les bases d’une nouvelle forme d’exploitation.
Remerciements :
Merci à Josette, Josiane, leurs proches et leurs clientes mais aussi à Delphine Naudier, Catherine Achin et Marie-Pierre Pouly.Enregistrements
mai et novembre 2024
Réalisation
Charlie Marcelet
Illustration
Jeanne Guérard
Production
ARTE RadioThu, 29 May 2025 - 32min - 1111 - L’imposteur
Ne vous fiez pas à son CV
Jean-Luc est un menteur. Pire encore, c’est un pirate du travail. Depuis qu’il a quitté l’armée, il a connu mille et une vies professionnelles, mais une seule d’imposture. Depuis plus de vingt ans, il a enchaîné les boulots et les emplois, de l’Institut national d’histoire de l’art au secteur nucléaire, en passant par moult postes à responsabilités – mais sans jamais avoir les qualifications requises. Sa méthode, c’est celle du mensonge : faux CV, fausses expériences et bluff à gogo.
Quand on l’enregistre, il est photographe vidéaste et habitait au fond des bois. Mais, aujourd’hui, il est peut-être déjà parti au Congo, pour manager des rangers et lutter contre les braconniers. À moins qu’il ne se soit reconverti en vendeur de motos électriques dans le Morvan.
Personnage digne d'un roman, l’imposteur invétéré raconte son parcours de menteur professionnel avec saveur et drôlerie. Il nous plonge dans la machine du mensonge, dévoile ce qui se cache sous son masque de comédien qui trompe et livre, en prime, quelques astuces pour bien falsifier son CV, tromper le système et berner des employeurs lors d’un entretien d’embauche… quitte à nous entourlouper.
Enregistrements
Léa Minod
Réalisation
Charlie Marcelet
Illustration
Oriane Marie
Production
ARTE RadioThu, 01 May 2025 - 21min - 1110 - La légende des frères Guillevic
Un western breton, violent mais marrant
À Moëlan-sur-Mer, tout le monde a entendu parler des frères Guillevic. Les histoires qui tournent à leur sujet se racontent dans les familles, les gendarmeries et les cafés du coin depuis cinquante ans, dans un mélange d’effroi, de nostalgie et d’amusement pour ces légendes locales. Parfois, le réel vient percuter l'imaginaire dans une grande violence. Que nous raconte la légende des frères Guillevic, nourrie d'alcool, de brutalité, et de poisson frais, sur la transmission familiale et la Bretagne d'aujourd'hui ?
À travers les bagarres de leur bande de marins pêcheurs, c’est toute une histoire du coin qui se dessine, entre les paysans de l’intérieur des terres, les voyous de la ville et les marins de la côte, sur fond de discothèques, de cafés du port et de pêches miraculeuses.
Jean-René, l'aîné des deux frères, ancien patron de pêche et chef de bande, raconte ses frasques. Une de ses sept sœurs, Arlette Rouat née Guillevic, et un petit-fils, Owen Guillevic, alimentent le récit familial, tandis que des locaux anonymes font le récit des légendes et des peurs inspirées par les Guillevic et leur descendance.
Musiques
- "Bagarre générale", Chansons tristes, Infecticide (2014) ;
- "Dueling Banjos", bande originale du film Delivrance de John Boorman, composée par Marshall Brickman, Steve Mandell, Eric Weissberg (1973)
- Bande originale du film Un chien dans un jeu de quilles de Bernard Guillou, composée par Patrice Caratini (1982)
- Johnny Halliday, "Depuis Qu'Ma Môme" (1960)
- "Coralie musique", Arnaud Forest
- "GTR", Charlie Marcelet
- "Chips", Fil Eisler
- Les marins de GroixEnregistrements
septembre 2023 et décembre 2024
Entretien et montage
Jeanne Robet
Réalisation
Jeanne Robet et Charlie Marcelet
Mixage
Charlie Marcelet
Illustration
Pierre PlaceThu, 03 Apr 2025 - 41min - 1109 - Sous contrôle coercitif (2/2)
Protéger nos enfants
Dans ce deuxième volet, Isild Le Besco, Andreea Gruev-Vintila et Léonor Graser approfondissent l'analyse : pourquoi les femmes et les mères sont-elles davantage touchées par le phénomène ? Quels sont les impacts sur les enfants ? Et comment la justice, les forces de l'ordre et la protection de l'enfance réceptionnent-ils ce type de violences ?
En mai 2024, Isild Le Besco porte plainte pour viol sur mineure de plus de 15 ans contre Benoît Jacquot, pour qui elle a joué dans cinq films. Poursuivant la réflexion menée dans son ouvrage Dire vrai, paru aux éditions Denoël en mai 2024, la cinéaste revient ici sur son enfance, son métier en tant qu’actrice et sa vie de famille.
Décrivant sa relation avec le réalisateur marquée par des déséquilibres d'âge, de statut et de pouvoir, elle met en lumière le mécanisme par lesquels plusieurs hommes ont réussi à la chosifier. Son témoignage illustre précisément ce que la psychologue sociale Andreea Gruev-Vintila appelle « contrôle coercitif » : un schéma de comportement par lequel des hommes obtiennent le monopole sur les ressources disponibles dans la relation ou chez la femme, par une série d’actes qui finissent par épuiser, emprisonner, dégrader et chosifier la victime.
Leur conversation dévoile non seulement ce que la violence conjugale fait aux victimes, mais aussi ce qu’elle leur retire : liberté de penser et d’agir, auto-détermination, ressources, estime de soi… Elle devient ainsi un phare d'espoir pour les personnes prises dans cet étau invisible.
Le "contrôle coercitif" est inscrit légalement dans plusieurs pays : Angleterre, Ecosse, Belgique, Canada. Cette approche plus globale de la violence conjugale comme atteinte aux droits humains éclaire le schéma de comportement des agresseurs et les conséquences durables et dévastatrices sur les victimes, disproportionnellement des femmes, singulièrement des mères et indissociablement des enfants.
Depuis le 28 janvier 2025, le "contrôle coercitif" est entré dans le droit français. La définition retenue par l'Assemblée nationale devrait évoluer au fil de la navette parlementaire.
Lectures et bibliographie :
Dire vrai,Isild Le Besco, Éditions Denoël, 2024 ;
Le contrôle coercitif : au coeur de la violence conjugale, Andreea Gruev-Vintila, Éditions Dunod, 2023Prise de son et montage
Gary Salin
Réalisation, musique et mixage
Samuel Hirsch
Lectures
Extraits de Dire vrai, Isild Le Besco
Chansons
Léonor Graser
Illustration
Isild Le Besco
Production
ARTE RadioFri, 21 Mar 2025 - 29min - 1108 - Sous contrôle coercitif (1/2)
Révéler la mécanique de la prédation, l'isolement et l'emprise
En mai 2024, Isild Le Besco porte plainte pour viol sur mineure de plus de 15 ans contre Benoît Jacquot, pour qui elle a joué dans cinq films. Poursuivant la réflexion menée dans son ouvrage Dire vrai, paru aux éditions Denoël en mai 2024, la cinéaste revient ici sur son enfance, son métier en tant qu’actrice et sa vie de famille.
Décrivant sa relation avec le réalisateur marquée par des déséquilibres d'âge, de statut et de pouvoir, elle met en lumière le mécanisme par lesquels plusieurs hommes ont réussi à la chosifier. Son témoignage illustre précisément ce que la psychologue sociale Andreea Gruev-Vintila appelle « contrôle coercitif » : un schéma de comportement par lequel des hommes obtiennent le monopole sur les ressources disponibles dans la relation ou chez la femme, par une série d’actes qui finissent par épuiser, emprisonner, dégrader et chosifier la victime.
Leur conversation dévoile non seulement ce que la violence conjugale fait aux victimes, mais aussi ce qu’elle leur retire : liberté de penser et d’agir, auto-détermination, ressources, estime de soi… Elle devient ainsi un phare d'espoir pour les personnes prises dans cet étau invisible.
Le "contrôle coercitif" est inscrit légalement dans plusieurs pays : Angleterre, Ecosse, Belgique, Canada. Cette approche plus globale de la violence conjugale comme atteinte aux droits humains éclaire le schéma de comportement des agresseurs et les conséquences durables et dévastatrices sur les victimes, disproportionnellement des femmes, singulièrement des mères et indissociablement des enfants.
Depuis le 28 janvier 2025, le "contrôle coercitif" est entré dans le droit français. La définition retenue par l'Assemblée nationale devrait évoluer au fil de la navette parlementaire.
Lectures et bibliographie :
Dire vrai,Isild Le Besco, Éditions Denoël, 2024 ;
Le contrôle coercitif : au coeur de la violence conjugale, Andreea Gruev-Vintila, Éditions Dunod, 2023Prise de son et montage
Gary Salin
Réalisation, musique et mixage
Samuel Hirsch
Lectures
Extraits de Dire vrai, Isild Le Besco
Chansons
Léonor Graser
Illustration
Isild Le Besco
Production
ARTE RadioSat, 08 Mar 2025 - 30min - 1107 - Itinéraire d’un car scolaire
Partir ou rester là où on a grandi
25 ans après sa jeunesse en campagne, Valentine repart arpenter le territoire qui l'a vue grandir en remontant dans le car scolaire de sa jeunesse. Elle confronte son rapport à cette campagne avec ceux de ses anciens camarades de bus.
« Le bruit du moteur et le bocage qui défile derrière la vitre. Quarante minutes de jeux de cartes, de bêtises et de potins, matin et soir. J’ai grandi dans les Mauges, un petit pays rural du nord ouest de la France. Quand je repense à mes petits camarades de car scolaire, j’esquisse d’abord un sourire avant de me demander ce qu’ils sont devenus et s’ils vivent toujours là-bas. J’ai une culture commune avec eux, à commencer par cette campagne et le monde agricole au milieu duquel on a tous grandi. Moi j’en suis partie. D'ailleurs, d’aussi loin que je me souvienne, mon départ a toujours été une évidence. Pourquoi ?
Pour comprendre, vingt-cinq ans après, j’ai retrouvé mes anciens camarades de car. Je suis retournée arpenter le territoire. Je suis remontée dans le Car des fermes. »
Remerciements :
Un grand merci à Lucie, Jérome, Mathilde, Guillaume, Corinne, Clémence, Bernard et Geneviève, ainsi qu'à tous les enfants et chauffeurs qui m'ont accueilli dans le car des fermes, tout particulièrement Marius, Nolan, Anne, Coline, Léo et Félix.
Ce documentaire a bénéficié de l'aide à l'écriture du ministère de la Culture.Enregistrements
avril – mai 2024
Prise de son, montage
Valentine Chevalier
Réalisation
Anna BuyMise en ondes, musique originale et mixage
Anna BuyIllustration
Yasmine GateauProduction
ARTE RadioThu, 13 Feb 2025 - 52min - 1106 - L’esquive du secteur
Mission : fuir le lycée de quartier
Comment se vit la ségrégation scolaire et l’esquive de la carte scolaire ? Adolescentes, l’avenir cristallisait les inquiétudes et angoisses de Safia et de ses copines de collège. Profs et parents les ont poussées à éviter le lycée de leur quartier populaire, pour tenter d’intégrer un lycée plus réputé et hors secteur.
Des années après, leurs voix se mêlent à celles d’autres aux parcours similaires, et racontent les esquives du secteur. En se plongeant dans leurs souvenirs adolescents, ils retracent ensemble ces cheminements “hors sentiers”, l’expérience du déracinement social et du mépris de classe, mais aussi l’adaptation et la découverte de nouveaux milieux sociaux. Un récit choral qui nous interroge collectivement sur l’élitisme scolaire et l’illusion méritocratique.
Ce documentaire est lauréat de l'appel à projets 2021 du ministère de la Culture.
Slams :
“L’Avenir" et “Métamorphose” par Neïla ;
“La Cité des Anges” par Tassadith ;
Extraits du projet “SlamAddict”, dans le cadre de l’atelier slam animé par Mme Cartegnie en 2007, enseignante au collège André Malraux.
Textes lus :
Comme nous existons, de Kaoutar Harchi, Actes Sud, 2021.
Remerciements :
Merci à Feriel, Idir, Mamie, Neïla, et Nene d’avoir accepté de nous partager leurs récits. Merci à Tassadith de nous avoir permis d’entendre son slam déclamé à 14 ans. Merci à Charlotte, Chedi et Nelle et pour leurs réécoutes et précieux conseils.Entretiens et textes
Safia Elkhatabi, Halima ElkhatabiMontage
Halima ElkhatabiRéalisation, mixage et mise en ondes
Arnaud ForestMusiques originales
Arnaud ForestIllustration
Yasmine GateauProduction
ARTE RadioTue, 21 Jan 2025 - 35min - 1105 - Ligne rouge
Violences policières : un ex-flic témoigne
Connue pour ses méthodes controversées, la BAC (brigade anti-criminalité) nourrit le débat sur les violences policières. Pour la première fois, Laurent, un de ses responsables, apporte son éclairage sur ses trop longues années à maintenir l'ordre public. Avec un recul nécessaire, il décrit ce monde hors norme et tente d'identifier les facteurs qui l'ont mené à exercer des violences illégitimes.
De sa vie en meute à ses confrontations dans les cités, de sa garde à vue à son procès, il nous partage la logique et la fabrique de la violence, qui devient un véritable mode d'expression. Sans se dédouaner, il cherche à en trouver les origines.Prise de son, montage
Christophe GuillaumotEnregistrements
mars 2024Réalisation
Charlie MarceletIllustration
Yasmine GateauProduction
ARTE RadioWed, 18 Dec 2024 - 22min - 1104 - Malheur niveau 2
Des patients se racontent de l'intérieur
"En 2020, pendant le confinement, je me mets à développer un toc : tout enregistrer autour de moi. Quelques mois plus tard, mon état de santé mentale s’aggrave et je décide d’aller en clinique psychiatrique. Je n’avais pas franchement anticipé que là-bas, mon toc se transformerait en un projet de podcast collectif."
Enregistré dans la clinique où Violette est internée, ce documentaire est une immersion sonore au cœur de la vie de patients en psychiatrie. Les témoignages et parcours de vie questionnent les stéréotypes et clichés souvent associés à la folie, et invitent à repenser la notion même de vulnérabilité. Issu d'une trentaine d'heures d'enregistrements, ce récit choral et collectif engage une réflexion sur la tolérance, la santé mentale, et l'institution médicale.
Remerciements
Merci à la joyeuse bande du parc, David, Achille, Sébastien, Emmanuel, Fabien, Clémence, Diana, Léo et Marguerite. Merci à Martin pour les lasagnes, à ma mère pour le cadenas. À Elie Hantouche et Caline Majdalani ; à tous mes proches enregistrés et à Noémie.
Ce documentaire a reçu le Prix Europa 2025 du meilleur documentaire audio.Enregistrements
septembre 2020Réalisation
Samuel Hirsch et Violette GittonMixage
Samuel HirschIllustration
Camille DeschiensProduction
ARTE RadioThu, 14 Nov 2024 - 46min - 1103 - La mort est une amie d’enfance
Rencontrer la mort plus tôt que prévu
Quand un enfant décède, les pensées se tournent naturellement vers sa famille proche : ses parents, ses frères et sœurs. Mais qu'en est-il de ses potes ? De cette amie avec qui il trainait toute la journée à l’école, de celui avec qui elle mangeait à la cantine, de tous ses amis avec qui il se confiait sans avoir peur d’être jugé ?
Ces enfants trouvent difficilement leur place dans cette épreuve douloureuse et souvent inédite, pour eux, de la mort. Non pas parce qu’ils ne veulent pas s'investir, mais parce qu’ils ne savent pas comment faire, ni comment réagir. A vrai dire, eux aussi sont des enfants. Dans les témoignages de ce documentaire, ces enfants devenus grands parleront de cette solitude, de ce manque d’accompagnement, de ce traumatisme, de cette pudeur. Mais surtout de la manière dont cette mort soudaine a été décisive dans leur construction personnelle.
Remerciements
Lauriane, Nicolas, Leila, Elise et Marie-Frédérique Bacqué, psychologue.
Entretien et réalisation
Camélia KheiredineEnregistrements
avril-juin 2024Réalisation
Charlie MarceletIllustration
Aline BureauProduction
ARTE RadioThu, 31 Oct 2024 - 43min - 1102 - Presque mère
Un jour, j'ai dû interrompre ma grossesse
J’ai 36 ans. Je suis enceinte. Je vais donner la vie. Suite à la première échographie, je suis forcée d’interrompre ma grossesse à cause d'une anomalie fœtale grave. Je vais donner la mort. J’ai été enceinte pendant 3 mois. C’est l’histoire d’une maternité avortée. D’un amour empêché. C’est l’histoire d’une disparition. D’une apparition désincarnée. De quelque chose qui apparaît en mourant.
Pour rompre ce silence, j'ai mené mon enquête. En retraçant mon histoire avec le « presque père », Gianni. En interrogeant d'autres femmes ayant vécu des pertes similaires. J'ai également rencontré des spécialistes afin d'éclairer les zones d'ombre qui entourent la perte d'un enfant. Non seulement pour moi, mais aussi pour toutes les femmes.
Car c’est avant tout une histoire de femmes. Une expérience passée sous silence. Un tabou qui fait l’objet de préjugés. Une absence de mots. Un vide dévastateur. De ce vide est né le désir d’écrire. Pour rendre visible aussi tous les aspects corporels et émotionnels partagés par des milliers de femmes lors du deuil périnatal. Pour partager avec d’autres les textes féministes qui m’ont aidée à traverser l’impensable.
Ce documentaire a bénéficié de l'aide à l'écriture de podcasts du Ministère de la Culture.
Réalisatrice de documentaires et créatrice sonore, Laure Chatrefou signe des récits intimes pour ARTE Radio, dont Maman, sa femme et moi et L’amour, les hommes et moi. Elle réalise aussi des installations immersives, des films documentaires ou des créations sonores mettant en lumière des pratiques culturelles locales, comme le Debaa de Mayotte, le Fon ker de La Réunion ou les touloulous de Guyane. Ses œuvres sont exposées en France et à l'international, du Mucem à Marseille au Musée d’art moderne de Rabat. Elle collabore également avec le Centre Pompidou et le musée d’arts de Nantes pour la création de podcasts.
Avec
Caroline Reniche, sage-femme ;
Diane de Wailly, psychologue spécialisée dans le diagnostic anténatal et l’accompagnement de femmes et de couples endeuillés ;
Lisa Carayon, maîtresse de conférences en droit à l'université Paris spécialiste en droit de la santé, de la famille et des migrations ;
Mathilde Lemiesle, autrice et illustratrice de « Mes presques riens » ;
Anne Sophie Giraud, chercheuse en anthropologie de la personne, du corps et la parenté.
Lectures
Ludmilla Dabo, Anna Holveck, Perrine Kervran, Agathe Rémi, Sabine Zovighian, Antoine Bault, Chloé Assous-Plunian et Anne Guillou.
Témoignages
Gianni Fileccia, Alice, Lucie, Axelle, Sophie, Céline, Marine et Cécile.
Remerciements
À toutes les voix entendues dans le documentaire et à celles qu’on n’entend pas.
À Judith Aquien, autrice de Trois mois sous silence, le tabou de la condition des femmes en début de grossesse (Éditions Payot) ; Emmanuelle Berthiaud, historienne du genre, de l'enfance et de la médecine, autrice de Enceinte. Une histoire de la grossesse entre art et société (Éditions de la Martinière) ; Marc Dupont, Directeur d’hôpital à l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) ; Maud Trichet, intervenante en santé sexuelle au planning familial de Nantes ; Félicia Joinau-Zoulovits, Cheffe de service en gynécologie-obstétrique - Hôpital Le Raincy à Montefermeil ; Myriam Gervais, maitresse de cérémonie au crématorium du Père-Lachaise et l’équipe Père-Lachaise ; Sophie Louÿs , sage-femme.
À Gianni Fileccia, ma fille Thelma Chatrefou-Fileccia, Sophie et son mari, Justine Weisz, Anne Guillou, Anne-Céline Genevois, Hoang Ngyuen Le, Clarice Guimaraes, Bastien de Sordi, Mina Souchon, Mathilde Guermonprez.
Pour tous les précieux conseils, remerciements à Perrine Kervran, Arnaud Forest, Silvain Gire et Chloé Assous-Plunian.
Pour aller plus loin
Le corps des femmes, Camille Froidevaux Metterie, 2018 ;
L’horreur d’un pareil amour, Marguerite Duras, 1976 ;
Attendre un enfant après une interruption médicale de grossesse, Diane de Wailly, 2018 ;
Trois mois sous silence, Judith Aquien, 2021 ;
Enceinte, une histoire de la grossesse, Emmanuelle Berthiaud, 2013 ;
Mes presque riens, Mathilde Lemiesle, 2021 (Instagram) ;
Lettres à Madame Hanska, Honoré de Balzac, 1846-1850.
"Mon corps, mes droits ! L'avortement menacé ?", in Penser les droits reproductifs comme un tout : avortement, contraception et accouchement sous X en droit français, Lisa Carayon, 2019.
Prise de son, montage
Laure ChatrefouTexte et voix
Laure ChatrefouEnregistrements
2023-2024Réalisation, mixage et musique originale
Arnaud ForestMusique originale et violoncelle
Cécile LacharmeMusique additionnelle
“Thoughts on Wings” de Timothée CouteauIllustration
Mathilde LemiesleExtrait de film
"Annie Colère" de Blandine Lenoir (2022)Production
ARTE RadioTue, 15 Oct 2024 - 50min - 1101 - Je suis accro au karaoké
Plongée dans le karaoké taïwanais, exutoire et refuge émotionnel
Adrien s'est installé à Taïwan il y a cinq ans. Rapidement, il a dû comprendre la place sacrée du Karaoké, une véritable institution à Taïwan, en Corée ou encore au Japon, plus grands consommateurs de "KTV" au monde. Exutoire permettant de briser les tabous et les pressions sociales, le karaoké est aussi un rituel codifié, intégré à tous les aspects de la vie : au boulot, en famille, en politique ou entre amis.
Dans cette petite pièce insonorisée et éclairée aux néons, une bande d'amis - Dai-yun, Yan, Hsiao-Yin et Wei-chu - raconte sa relation au karaoké et chante ses morceaux préférés, entre rires, larmes et confidences. Derrière le stéréotype de soirées alcoolisées et des chansons hurlées à tue-tête, le karaoké se révèle comme une expérience sociale, un outil de communication et d'expression intime, dans une société où la parole fait souvent défaut. En bref, "une thérapie collective"...
Remerciements
Merci à Wei-chu, Dai-yun, Hsiao-yin et Yen, et à tous ceux qui ont chanté lors de l'enregistrement. Merci à Nathanel Amar, A-Kai, Yannick Dauby, Lin Chung-hua et Grégoire Bienvenu pour leurs réflexions sur la pratique du karaoké. En hommage à Shen Yu-mei, qui m'a appris mes premières chansons en langue taïwanaise.
Chansons présentes dans l'épisode
- Lang Ren Qing Ge (浪人情歌) – Wu Bai & China Blue (伍佰 & China Blue)
- Da Hai (大海) – Zhang Yusheng (張雨生)
- Bei Dong (被動) – Wu Bai (伍佰)
- Farewell My Love (心愛的再會啦) - Wu Bai & China Blue (伍佰 & China Blue)
- Wo Ai Tai Mei (我愛台妹) – MC HotDog (熱狗) & A-Yue (張震嶽)
- First Love (初戀) – Utada Hikaru (宇多田光)
- Zhang San De Ge (張三的歌) – Lee Shou-Chuan (李壽全)
- Qiu Niao (秋鳥) – Cass Phang (彭羚)
- Train Station (車站) – Hsiu-Ching Chang (張秀卿)
- Wen Rou De Ci Bei (溫柔的慈悲) – Lin Liang-Le (林良樂)
- A Man on the Sea (海上的人) – Fire EX. (滅火器)
- Ai Cuo (愛錯) – Sinje Lee (李心潔)
- Love You Ten Thousand Years (愛你一萬年) – Wu Bai & China Blue (伍佰 & China Blue)Réalisation
Charlie MarceletEnregistrements
juin 2024Illustration
GGDOGProduction
ARTE RadioWed, 25 Sep 2024 - 27min - 1100 - À chœur joie
Une chorale inclusive et solidaire
Des enfants, âgés de 10 à 15 ans, présentent des troubles du spectre de l'autisme. Ils chantent avec des adultes dits « normaux ». Ensemble, ils forment un chœur qui, au fil des mois, se prépare à donner un grand concert. Du plaisir de chanter à la difficulté d’être accepté tel que l'on est, l’aventure de cette chorale qui se déroule à Lyon raconte les différences, que l’on soit autiste ou pas, et tout ce qui permet de les abolir jusqu’à ne former qu’une seule voix.
Avec :
- Les enfants : Alassane, Alexandre, Assia, Elfie, Ilyes, Joël, William.
- Les adultes du chœur des Phonies Polies à Lyon, dirigé par Maude Georges, de l'association Lavéli
- Nicolas Petit, orthophoniste, Centre Hospitalier Le Vinatier
- Pascale Maddalena, infirmière à l’ITTAC, Centre Hospitalier Le Vinatier
- Florence Chevigny, éducatrice spécialisée à l’ITTAC, Centre Hospitalier Le Vinatier
Merci aux enfants, à Nicolas Petit, à Maude Georges, au chœur d’adultes des Phonies Polies, à l’équipe des soignants du Centre Hospitalier Le Vinatier.
Elise Andrieu fait des documentaires pour la radio depuis 20 ans pour France Culture (Les pieds sur terre, LSD, Une histoire particulière, Toute une vie, Sur les docks…), ARTE Radio, Création Collective ou La Balise. Elle a à cœur de transmettre des histoires sensibles et singulières, quels que soient les gens qu’elle rencontre.
Nicolas Petit est orthophoniste et docteur en sciences cognitives. Il exerce différentes activités autour de la communication : comme objet de soin, comme objet d'étude scientifique, et comme besoin intime dans sa pratique de l'écriture et du chant.Enregistrements
de décembre 2023 à mars 2024Réalisation
Arnaud ForestIllustration
Gala VansonProduction
ARTE RadioTue, 16 Jul 2024 - 35min - 1099 - Faux départs
Les athlètes en équilibre
C’est l’histoire d’un coup de feu, d’une poignée de secondes, d'une perte d’équilibre, ou d'un glissement d’orteil.
Dans les courses sportives, un faux départ est un mouvement en avant qui anticipe l'autorisation de s'élancer. ll faut être rapide comme l'éclair, mais pas trop. Le faux départ est imperceptible à l’œil nu, mais en un clin d'œil, il disqualifie et réduit à néant des mois, voire des années d'effort. Clément, Stella, Cédric, Julie, Wilhem, cinq athlètes de haut niveau, nous racontent l’instant d’avant. Suspendu, manqué et ce que ça a changé.
C'est le récit d'une course qui n'a jamais eu lieu ou d'un plongeon qui est devenu une chute.
Remerciements :
Aux champion.ne.s, Clément Mignon, Julie Danaux, Cédric Lavanne, et tout spécialement Stella Akakpo et Wilhem Belocian de l'équipe de France d'Athlétisme, qualifiés pour les JO de Paris 2024.
Un grand merci à Gilbert Avanzini, Docteur en sciences et techniques des activités physiques et sportives, Michel Herren, philosophe et entraineur olympique, et Alexandre Bourrasseau, juge arbitre et fédéral d’athlétisme.
Merci à Ghani Yalouz, ancien directeur de L'INSEP.
Ce documentaire a obtenu le label Olympiades culturelles Paris 2024, et a bénéficié de l'aide à l'écriture de podcasts du ministère de la Culture.
Sophie Dusigne est autrice et directrice artistique. En janvier 2024, elle est commissaire de l'exposition de création Lignes de départ au Festival international de la bande dessinée d'Angoulême. Elle enseigne les arts narratifs au Cesan et à l'Iscom.Enregistrements
novembre 2024Réalisation
Sophie DusigneMusique, mixage et mise en onde
Thomas LoupiasIllustration
Yasmine GateauProduction
ARTE RadioTue, 09 Jul 2024 - 21min - 1098 - Jean Hatzfeld, décrocher du journalisme pour la littérature
Transmettre la guerre par les mots
Ce qui anime le plus Jean Hatzfeld depuis toujours, c’est raconter des histoires. Les histoires de ces gens qui ont tout perdu, et qui ont eu parfois le courage de tout reconstruire. Il a été le témoin de pas mal de terrains de guerre, son porte-bonheur toujours dans ses bagages. Mais après avoir été blessé par balle et avoir lui-même frôlé la mort en Bosnie, et suite à un reportage au Rwanda, il change finalement de rythme, échange le journalisme pour la littérature et l'immédiat pour le temps long. Il part à la rencontre des rescapés du génocide au Rwanda, pour leur donner la parole et la porter vers le grand public à travers plusieurs livres.
Remerciements : Merci à Martin Bacholle qui a imaginé ce projet et qui a tout fait pour qu’il existe. Merci à Camille, Julien, Arman, Jean et Karen de m’avoir fait confiance. Et un grand merci à ARTE Radio d’y avoir cru. Une pensée spéciale à la famille et aux proches d’Arman Soldin.
Tatiana Benhamou est une autrice et réalisatrice de podcast indépendante.
Ligne de fuite
Les reporters sont des personnages à part, reporters de guerre et journalistes de terrain, ils sont la figure flamboyante et héroïque de la profession, une figure qui est aussi très complexe. Souvent inadaptés au quotidien une fois de retour, la plupart ne vivent que dans l'attente du prochain départ. Ils sont souvent sur le fil, prenant parfois trop de risques et trop isolés sur le terrain. Certains d'ailleurs y perdent la vie. Leur addiction au terrain les pousse dans une fuite en avant dont ils ont parfaitement conscience, mais décrocher reste pour eux encore plus difficile que de continuer à faire face à la misère et aux tragédies qu’ils nous rapportent.
Alors que se passe-t-il dans la tête lorsqu’on décide de partir, caméra ou carnet à la main, pour traverser la Manche sur un zodiac avec des migrants ? Pour traverser Kaboul cachée sous une burqa afghane ? Franchir à découvert une ligne de front Bosniaque, ou se jeter dans les tranchées du Donbass ? Et puis, qu'est-ce que ça fait de voir et d'emmagasiner tant de violence, de peur, de mort, de misère ?
C'est ce que Camille, Julien, Arman, Jean et Karen racontent, avec sincérité et sans tabou. Ils dévoilent leur ressenti, leurs motivations profondes et la peur qu'il faut apprivoiser. Ils disent ce qui les anime et les pousse à aller toujours plus loin, pour informer le monde des tragédies en cours. Et puis aussi ce qui fait que parfois, on arrête ou qu'on change de façon de faire.Enregistrements
avril 2023 à avril 2024Prise de son et montage
Tatiana BenhamouRéalisation
Charlie Marcelet et Tatiana BenhamouMusique originale
Charlie MarceletIllustration
Laure GuillebonProduction
ARTE RadioWed, 19 Jun 2024 - 21min - 1097 - Karen Lajon, l’addiction au terrain
Première reporter à Kaboul
Après avoir été marqué par la misère sociale dans son propre pays lors d’un reportage en banlieue, Karen Lajon, grand reporter au Journal du dimanche, demande être envoyée uniquement dans les zones de guerre, là où la souffrance est inévitable et donc plus supportable. Elle nous raconte comment elle a fait, en 2001, pour être la première à entrer dans Kaboul, à l’encontre de la volonté de son chef d’info, et pourquoi elle a toujours été convaincue que faire les choses à sa façon était le seul chemin pour être en accord avec elle-même.
Remerciements : Merci à Martin Bacholle qui a imaginé ce projet et qui a tout fait pour qu’il existe. Merci à Camille, Julien, Arman, Jean et Karen de m’avoir fait confiance. Et un grand merci à ARTE Radio d’y avoir cru. Une pensée spéciale à la famille et aux proches d’Arman Soldin.
Tatiana Benhamou est une autrice et réalisatrice de podcast indépendante.
Ligne de fuite
Les reporters sont des personnages à part, reporters de guerre et journalistes de terrain, ils sont la figure flamboyante et héroïque de la profession, une figure qui est aussi très complexe. Souvent inadaptés au quotidien une fois de retour, la plupart ne vivent que dans l'attente du prochain départ. Ils sont souvent sur le fil, prenant parfois trop de risques et trop isolés sur le terrain. Certains d'ailleurs y perdent la vie. Leur addiction au terrain les pousse dans une fuite en avant dont ils ont parfaitement conscience, mais décrocher reste pour eux encore plus difficile que de continuer à faire face à la misère et aux tragédies qu’ils nous rapportent.
Alors que se passe-t-il dans la tête lorsqu’on décide de partir, caméra ou carnet à la main, pour traverser la Manche sur un zodiac avec des migrants ? Pour traverser Kaboul cachée sous une burqa afghane ? Franchir à découvert une ligne de front Bosniaque, ou se jeter dans les tranchées du Donbass ? Et puis, qu'est-ce que ça fait de voir et d'emmagasiner tant de violence, de peur, de mort, de misère ?
C'est ce que Camille, Julien, Arman, Jean et Karen racontent, avec sincérité et sans tabou. Ils dévoilent leur ressenti, leurs motivations profondes et la peur qu'il faut apprivoiser. Ils disent ce qui les anime et les pousse à aller toujours plus loin, pour informer le monde des tragédies en cours. Et puis aussi ce qui fait que parfois, on arrête ou qu'on change de façon de faire.Enregistrements
avril 2023 à avril 2024Prise de son et montage
Tatiana BenhamouRéalisation
Charlie Marcelet et Tatiana BenhamouMusique originale
Charlie MarceletIllustration
Laure GuillebonProduction
ARTE RadioWed, 12 Jun 2024 - 26min - 1096 - Arman Soldin, reporter de guerre, dans l’adrénaline et la peur
De Lampedusa à Kiev
Journaliste AFP, Arman Soldin est tragiquement décédé le 9 mai 2023 en Ukraine, près de Tchassiv Iar. De stagiaire à Lampedusa à reporter de guerre confirmé à Kiev, il raconte dans ce podcast son expérience dans les tranchées du Donbass, le quotidien en Ukraine. Il parle aussi de sa dépendance au terrain et des raisons qui l’ont toujours poussé à vouloir être là où l’histoire se déroule, pour informer au mieux et faire connaitre la souffrance des populations touchées par l’injustice.
Remerciements :
Merci à Martin Bacholle qui a imaginé ce projet et qui a tout fait pour qu’il existe. Merci à Camille, Julien, Arman, Jean et Karen de m’avoir fait confiance. Et un grand merci à ARTE Radio d’y avoir cru. Une pensée spéciale à la famille et aux proches d’Arman Soldin.
Tatiana Benhamou est une autrice et réalisatrice de podcast indépendante.
Ligne de fuite
Les reporters sont des personnages à part, reporters de guerre et journalistes de terrain, ils sont la figure flamboyante et héroïque de la profession, une figure qui est aussi très complexe. Souvent inadaptés au quotidien une fois de retour, la plupart ne vivent que dans l'attente du prochain départ. Ils sont souvent sur le fil, prenant parfois trop de risques et trop isolés sur le terrain. Certains d'ailleurs y perdent la vie. Leur addiction au terrain les pousse dans une fuite en avant dont ils ont parfaitement conscience, mais décrocher reste pour eux encore plus difficile que de continuer à faire face à la misère et aux tragédies qu’ils nous rapportent.
Alors que se passe-t-il dans la tête lorsqu’on décide de partir, caméra ou carnet à la main, pour traverser la Manche sur un zodiac avec des migrants ? Pour traverser Kaboul cachée sous une burqa afghane ? Franchir à découvert une ligne de front Bosniaque, ou se jeter dans les tranchées du Donbass ? Et puis, qu'est-ce que ça fait de voir et d'emmagasiner tant de violence, de peur, de mort, de misère ?
C'est ce que Camille, Julien, Arman, Jean et Karen racontent, avec sincérité et sans tabou. Ils dévoilent leur ressenti, leurs motivations profondes et la peur qu'il faut apprivoiser. Ils disent ce qui les anime et les pousse à aller toujours plus loin, pour informer le monde des tragédies en cours. Et puis aussi ce qui fait que parfois, on arrête ou qu'on change de façon de faire.Enregistrements
avril 2023 à avril 2024Prise de son et montage
Tatiana BenhamouRéalisation
Charlie Marcelet et Tatiana BenhamouMusique originale
Charlie MarceletIllustration
Laure GuillebonProduction
ARTE RadioWed, 05 Jun 2024 - 20min - 1095 - Camille et Julien, deux journalistes aspirés dans la machine de Calais
Ligne de fuite
Dans cet épisode, Camille Toulmé et Julien Goudichaud, journalistes indépendants, nous dévoilent comment et pourquoi ils ont franchi un certain nombre de lignes rouges pour aller au bout de leur projet de reportage : faire monter Julien à bord d'un zodiac, caméra à la main, pour qu’il traverse la Manche aux côtés des migrants. Des mois à tourner dans Calais, à essuyer des refus, chercher des solutions, jusqu’à perdre la boussole, et mettre un pied dans la folie.
Remerciements : Merci à Martin Bacholle qui a imaginé ce projet et qui a tout fait pour qu’il existe. Merci à Camille, Julien, Arman, Jean et Karen de m’avoir fait confiance. Et un grand merci à ARTE Radio d’y avoir cru. Une pensée spéciale à la famille et aux proches d’Arman Soldin.
Tatiana Benhamou est une autrice et réalisatrice de podcast indépendante.
Ligne de fuite
Les reporters sont des personnages à part, reporters de guerre et journalistes de terrain, ils sont la figure flamboyante et héroïque de la profession, une figure qui est aussi très complexe. Souvent inadaptés au quotidien une fois de retour, la plupart ne vivent que dans l'attente du prochain départ. Ils sont souvent sur le fil, prenant parfois trop de risques et trop isolés sur le terrain. Certains d'ailleurs y perdent la vie. Leur addiction au terrain les pousse dans une fuite en avant dont ils ont parfaitement conscience, mais décrocher reste pour eux encore plus difficile que de continuer à faire face à la misère et aux tragédies qu’ils nous rapportent.
Alors que se passe-t-il dans la tête lorsqu’on décide de partir, caméra ou carnet à la main, pour traverser la Manche sur un zodiac avec des migrants ? Pour traverser Kaboul cachée sous une burqa afghane ? Franchir à découvert une ligne de front Bosniaque, ou se jeter dans les tranchées du Donbass ? Et puis, qu'est-ce que ça fait de voir et d'emmagasiner tant de violence, de peur, de mort, de misère ?
C'est ce que Camille, Julien, Arman, Jean et Karen racontent, avec sincérité et sans tabou. Ils dévoilent leur ressenti, leurs motivations profondes et la peur qu'il faut apprivoiser. Ils disent ce qui les anime et les pousse à aller toujours plus loin, pour informer le monde des tragédies en cours. Et puis aussi ce qui fait que parfois, on arrête ou qu'on change de façon de faire.Enregistrements
avril 2023 à avril 2024Prise de son et montage
Tatiana BenhamouRéalisation
Charlie Marcelet et Tatiana BenhamouMusique originale
Charlie MarceletIllustration
Laure GuillebonProduction
ARTE RadioWed, 29 May 2024 - 31min - 1094 - Le Caire brisé
Dans une Égypte ultraconfidentielle
Depuis la révolution de 2011, et le tumulte des printemps arabes, les battements de la ville du Caire en Égypte sont brisés. Devenue autoritaire, surveillée, ultra-pauvre, l'âme et les sons de la ville se meurent.
L'Égypte, plongée au milieu d'une crise économique sans précédent, à quelques encablures de la guerre qui sévit à Gaza, ne parvient pas à se relever. Scindée en deux, tel un cœur brisé, Le Caire se bétonise à outrance. Le régime militaire rase ses arbres et construit en plein désert une nouvelle capitale réservée aux ultra-riches, à l'image d'un Las-Vegas ou d'un Dubaï qui sent la corruption. Les habitants les plus pauvres, eux, survivent dans des quartiers insalubres qui s'étendent à perte de vue et que le régime militaire d'Abdel Fattah al-Sissi tente d'éradiquer. Les sons de la ville ne sont plus les mêmes, Le Caire ne se reconnaît plus.
Pour réaliser ce podcast et capter les sons de la ville, il a fallu tourner en micro caché, car le régime autoritaire pratique une censure terrible, les journalistes ne sont pas autorisés à tourner.
Milena Peillon est journaliste et productrice de documentaires pour la télévision et autrice et réalisatrice de podcast. Elle travaille sur le Moyen-Orient depuis plusieurs années.Enregistrements
novembre 2023Réalisation
Annabelle BrouardIllustration
Clarisse DerenneProduction
ARTE RadioWed, 08 May 2024 - 16min - 1093 - Papa t’es né quand ?
Sur les traces de la date de naissance de mon père
À la maison, on n’a jamais fêté l’anniversaire de mon père, on n’avait pas de date pour souffler les bougies. Mon père est ce qu’on appelle un « 01 ». Il fait partie de ces immigrés qui ne connaissaient pas leur date de naissance exacte et auxquels la préfecture en a donné une d’office. Souvent, c'était le 1er janvier. Seulement, mon père ne connait pas non plus son année de naissance. Sur ses papiers marocains et français, on lit 1953. Mais il n'y croit pas. D’après le récit de sa mère Yamna, il serait né en été et elle se souvenait aussi qu’elle était enceinte de lui lorsqu'elle a vu le roi du Maroc passer par son village pour annoncer l'indépendance du pays. Mais moi, je crois surtout que l’âge venant, mon père espère qu’il est plus jeune que prévu et qu’il lui reste de longues années devant lui… bref, il a peur de vieillir.
Alors, en bonne fille et en bonne journaliste, je décide de mener l’enquête avec lui.
Mais entre la France et le Maroc, 70 ans plus tard, pas si facile de trouver des traces du passé. Pas facile non plus de se retrouver embarquée avec ses parents et toute sa famille dans une enquête qui piétine et qui met les nerfs à vif. Entre les archives et les récits familiaux, les retournements inattendus et les secrets de famille, allons-nous trouver sa date de naissance ? Et surtout comment rester fidèle à la mémoire de ses parents quand elle est douloureuse et traumatique ?
Remerciements à mes parents, Ahmed et Brigitte Rami, aux membres de ma famille, à mon amie et doctorante, Zineb El Gharbi, aux archives de l'INA, et à l'état civil de M'haya.
Anissa Rami est journaliste indépendante société et culture.Enregistrement
octobre-décembre 2023Prise de son, montage
Anissa RamiRéalisation
Samuel Hirsch et Anissa RamiMusique originale et mixage
Samuel HirschIllustration
Yasmine GateauProduction
ARTE RadioWed, 13 Mar 2024 - 46min - 1092 - La maison du loup
Des thérapeutes à l'écoute des pédocriminels
Ils sont six hommes et femmes. Six thérapeutes : psychiatres, psychologues, sexologues, assistant sociaux, et criminologues. Ils ont entre 30 et 60 ans et toutes les semaines, ils se retrouvent pour parler de leurs patients. Des patients bien particuliers puisqu’il s’agit en grande majorité de pédocriminels. Lors de ces réunions hebdomadaires, les thérapeutes évoquent ensemble leurs cas, le chemin thérapeutique qui se fait ou pas, les difficultés personnelles qu’ils peuvent rencontrer. Ils discutent, échangent, ne sont pas toujours d’accord et rient aussi, contre toute attente.
Ces thérapeutes travaillent au sein d'une structure spécialisée dans la prise en charge des auteurs d’infractions à caractère sexuel. Ce centre a été mis en place suite aux manquements révélés par l’affaire Dutroux – une affaire qui a laissé une trace indélébile en Belgique. Désormais, la sanction judiciaire pour les auteurs d’infractions à caractère sexuel s’accompagne d’un suivi thérapeutique sous contrainte. Ce ne sont pas des « Dutroux » qui sont pris en charge dans cet établissement, ceux-là sont plus rares qu’on ne le pense, ce sont des gens de toutes les catégories sociales, de tous les milieux, des adolescents jusqu’aux personnes âgées.
Nos six thérapeutes, Marie-Hélène, Jessica, Ludivine, Dorothée, Jean-Marc, Bertrand et Luca ainsi que leurs collègues Dorothée, Gauthier et Justine, se retrouvent dans la maison de Tournai en Wallonie. C’est là qu’ils font leurs consultations ou s’occupent d’une ligne téléphonique anonyme à destination de personnes qui se questionnent sur des comportements sexuels potentiellement inadéquats. C’est aussi là que se tient leur réunion hebdomadaire.
Ils sont passionnés par leur métier, par la conviction de sa nécessité, car prendre en charge des auteurs de violences sexuelles, c'est indispensable pour éviter de nouvelles victimes.
« En septembre 2021 est sorti Le loup, un livre pour enfants de Mai Lan Chapiron qui évoque l’inceste afin d’en briser le tabou et s’inspire de celui qu’elle a subi. En découvrant le livre, je suis sidérée. Je connais Mai Lan depuis toujours, nous ne sommes pas proches, mais nos familles sont liées depuis trois générations. Et il m’a toujours semblé impossible, inconcevable, inimaginable que dans mon entourage, il puisse y avoir des violences quelconques faites aux enfants. En découvrant le livre je suis aussi impressionnée par la réflexion et la maturité de Mai Lan car elle dit à propos du loup – et donc de son agresseur - que « pour apprendre à être moins sauvage et à ne plus attaquer les gens » lui aussi peut avoir de l’aide. Et je me demande : qui sont ces gens qui soignent les loups ? »Enregistrements
Septembre, octobre 2023Mixage
Charlie MarceletIllustration
Yasmine GateauProduction
ARTE RadioTue, 23 Jan 2024 - 35min - 1091 - Fréquenter les morts
Un drame post mortem en 4 actes
Suite à la disparition de son père, Leslie s’interroge sur son appréhension de la mort. Sa quête va l’amener à la rencontre joyeuse de quatre personnages qui la fréquentent au quotidien : Mathieu thanatopracteur, son frère Julien conseiller funéraire et maître de cérémonie, Eddy responsable de chambre mortuaire, André photographe de tombes et passionné de cimetières.
À travers des questionnements intimes sur leur pratique et leur propre rapport à la mort, surgiront des scènes de préparation de corps. Des écoutes de musiques mortuaires inattendues. Des découvertes de rituels. Des partages de poèmes, d’objets ou de lettres laissées auprès des défunts. Des balades au Père Lachaise. De l’humour noir. Du rire, des larmes et des actes d’amour.
Entre conversations téléphoniques lunaires avec sa mère, et enquête sur un sujet tabou et effrayant, Leslie tente de se familiariser avec ce qui lui fait peur, tout en essayant de faire son deuil.
Scénariste et réalisatrice radio, Leslie Menahem écrit des fictions diffusées sur France Culture et France Inter. Elle réalise également plusieurs podcasts documentaires avec ARTE Radio, la RTBF, la RTS, et Audible. Elle est également dramaturge au théâtre et à l’opéra. À la télévision, elle écrit pour Karambolage sur ARTE, et développe sa série « Motel », produite par La Belle Affaire Productions et Laïdak Films. Au cinéma, elle développe son long métrage « Les autonautes de la cosmoroute » avec Ikki Films.Enregistrements
Septembre 2023Texte et narration
Leslie MenahemRéalisation
Leslie Menahem et Annabelle BrouardMusique originale et mixage
Annabelle BrouardIllustration
Donatien MaryProduction
ARTE RadioThu, 21 Dec 2023 - 34min - 1090 - Bridge vs Belote
Le grand jeu de la lutte des classes
C’est quoi les différences entre le bridge et la belote ? « Tout » répondent à l'unisson les aficionados. Pas si évident, à priori, pour Romain Cavallin et Matthieu Cauchy, qui ne pensent pas que l’écart entre 32 et 54 cartes soit insurmontable pour jouer ensemble. Pourtant, entre une partie de belote au fin fond de la Picardie et un match de bridge à 200 mètres du château de Versailles, lorsque les cartes sont distribuées, tout le monde n’a pas les mêmes atouts dans son jeu. Entre la meringue et le flan, entre le rosé et le crémant, embarquez avec nous dans le match bridge vs. belote.
Et vous alors, vous êtes plutôt bridge et mocassin à glands ou belote et toile cirée ?
Romain Cavallin et Matthieu Cauchy sont photographes. Ils travaillent régulièrement en duo avec le projet Obscura Machine. Bridge vs Belote est leur second podcast après Le répondeur du maire.Enregistrements
mai, octobre 2023Prises de son et montage
Romain Cavallin et Matthieu CauchyMix
Charlie MarceletIllustration
Laurianne de LepineProduction
ARTE RadioThu, 07 Dec 2023 - 06min - 1089 - Gueule de bois
Mon père, une vie d’ouvrier
Christian est le père de Nicolas, il a 68 ans et il passe sa retraite à se soigner. Les hanches, les genoux, le dos, il est tout cassé. Christian était menuisier pendant 38 ans à la cité universitaire d’Antony, la plus grande d’Europe. Pendant longtemps, il a fait son job : construire, réparer et poser des meubles, pour les étudiants. Il travaillait le bois, se sentait utile et il adorait son métier.
Évidemment, cet artisan magicien capable de fabriquer des meubles, mais aussi des jouets faisait l’admiration de son fils, qu’on peut entendre grâce à des conversations enregistrées il y a 30 ans sur le magnétophone familial.
Mais le métier de Christian a changé. On a externalisé, réduit les effectifs et on a commandé les meubles plutôt que de les fabriquer. Peu à peu, on lui a confié d’autres tâches, souvent plus pénibles, il était seul, il faisait beaucoup de manutention et de moins en moins de menuiserie. Alors, il a voulu se reconvertir, mais une cheffe l’a pris en grippe et ses projets ont été bloqués. Il a dû se contenter de ces taches qui n’avaient plus de sens, son corps a pris des coups et a fini par lâcher.
Finalement, il est parti écœuré et usé, sa retraite n’est pas une récompense, elle est une épreuve. Nicolas enrage de voir son père dans cet état. Alors il a voulu le faire témoigner, dans ce podcast qui est autant un hommage à son père qu’à la classe ouvrière.
Nicolas Lansalot est journaliste et réalisateur de documentaires pour RMC Sport. C’est son premier podcast.Enregistrements
mai-juin 2023Réalisation
Arnaud ForestIllustration
Chez GertrudProduction
ARTE RadioThu, 19 Oct 2023 - 24min - 1088 - Tenue laïque exigée
Comment un lycée du 93 se débrouille avec la laïcité
"Enlève ton voile ! " Chaque matin, à l'entrée du lycée, le rituel des surveillants qui interpellent les élèves traduit un malaise qui est devenu un débat de société. Mais alors comment parler tranquillement et faire retomber la pression ?
Au lycée Paul-Éluard de Saint-Denis, dans le cadre d'un atelier radio, des élèves, surtout des filles qui portent le voile, débattent avec leurs enseignants et leurs pairs d’un sujet sensible : la relation entre laïcité et religion et la manière dont chacun la vit, parfois au plus intime, sous le régime de la loi de 2004.
“Et vous, vous vous débrouillez comment avec la laïcité ?” À partir de cette simple question posée tout au long d’une année scolaire, la parole, libre, se déploie en d’étonnantes nuances devant le micro : si certaines lycéennes vivent l'application de la loi comme une violence et une négation de ce qu'elles sont, d'autres la vivent avec plus de sérénité parce que “C’est chacun sa croyance !”Avec, en fond sonore, le train-train de la vie lycéenne, les rires, les doutes et les chansons, les sorties au musée, les cours, l'atelier théâtre et l'exercice de la photo de classe. Une réalité quotidienne pas facile, mais loin de tout catéchisme religieux… ou républicain.
Remerciements :
Merci pour leur accueil à la direction, à l'ensemble du personnel et aux élèves du lycée Paul-Eluard de Saint-Denis. Merci en particulier à Andréa, Bassim, Binta, Brizio, Carla, Deborah, Havir, Leïla, Marianne, Maeva, Sadia, Lucie-Rose, Yasmine et leurs camarades des classes de première HGGSP et terminale de l'année scolaire 2022-23 ; et à Camille Taillefer, professeure d’histoire-géographie, ainsi qu'à Jean-Pierre Aurières, professeur d'histoire-géographie, Fanny Capel, professeure de français, Hassina Ouacif, agente d’entretien, Gilles Petel, professeur de philosophie, Julie Rual, professeure d’art plastiques, Mona Railhes, conseillère principale d’éducation, Loïc Vidal, professeur de français et de théâtre, Thierry Blotin, atelier musique, Jonathan Navarre, professeur d'EPS, Pierre Gandolfi, professeur de physique.Enregistrements
novembre 2022 à mai 2023Prises de son, entretiens et montage
Marina Julienne et Irène BerelowitchRéalisation
Annabelle BrouardIllustration
Laurianne de LépineProduction
ARTE RadioThu, 21 Sep 2023 - 48min - 1087 - Balle de break
Gagnant du concours de podcasts 2023
Afin d’arrondir ses fins de mois, S. lance des paquets par-dessus le mur d’une prison. Drogues, cartes SIM ou dürüms, les colis sont empaquetés dans des balles de tennis cellophanées. Une opération dangereuse régie par des consignes strictes imposées par « son grand ».
Inspirée d’une rencontre avec un lanceur de colis, l’écriture de cette fiction se base principalement sur l’enregistrement de son témoignage. Par souci de protection et de préservation de l'anonymat, Noé a décidé, en accord avec son témoin, de remplacer sa voix par celle d’un comédien.
Noé Béal travaille dans le monde de la radio depuis quelques années. Il commence à faire ses armes en tant qu’animateur socio-culturel et réalisateur chez Comme un Lundi, une association de réalisation et de production sonore et visuelle qui accompagne et valorise l’expression de publics précarisés par la parole.
1er prix du concours de podcasts 2023 "Un été tout neuf" :
Le jury a été emballé par ce podcast dans lequel la fiction se met au service du travail documentaire, pour faire entendre un témoignage fort sur un aspect peu connu de la vie en prison. Un récit tendu et maîtrisé, porté par une mise en ondes d'une grande justesse.Enregistrements
été 2023Réalisation
Noé BéalAide à la conception
Virgile Guillaud, Naïm Bakhtiar, ZanaMix
Charlie MarceletProduction
ARTE RadioFri, 15 Sep 2023 - 03min - 1086 - À cœur ouvert
Avec son nouveau coeur mon père se libère d'un lourd secret
« Il y a trois ans, mon père Jean attend la greffe d’un nouveau cœur. Au même moment, j’entends pour la première fois battre dans mon ventre le cœur de ma fille Aglaé. En parallèle, le cœur de ma grand-mère paternelle, Geneviève, est à bout de souffle. C’est donc un moment où, sur quatre générations, il se passe quelque chose d’intense dans nos corps et dans nos cœurs.
Mon père est greffé avec succès. Après la transplantation, je lui demande comment il se sent. Il me répond : “Tu sais, j’ai l’habitude de me dissocier : d’un côté ma tête et de l’autre mon corps”. Et là, je sais de quoi il veut me parler. » (Léa Chatauret)
Léa Chatauret
Après des études de sociologie et de Sciences politiques à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales, Léa Chatauret est monteuse de films documentaires montrés dans de nombreux festivals (Berlinale, Visions du Réel, Cinéma du Réel, IDFA...). Elle intervient régulièrement à la Cinéfabrique, pour le GREC, au DEMC de l'Université Paris-Cité, et participe à plusieurs commissions d'aides sélectives.
Remerciements
Jean Chatauret, Catherine Mabille, Elise et Noémie Chatauret, Marie Baget, Franck Thomas et Aglaé Chatauret Thomas, ainsi que les nombreuses oreilles attentives et amicales.
Ressources :
- Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE)
- Service National d'Accueil Téléphonique de l'Enfance en Danger
Prix Europa 2023 du meilleur documentaire audio.
Mention pour la qualité chirurgicale de la réalisation à Longueurs d'Ondes 2023.
Ce documentaire est également disponible en version allemande sur le site de la SWR et de l'audiothèque de l'ARD - This documentary is also available in German version onthe SWR and ARD websites.Enregistrements
septembre 19-mai 23Musique originale (piano)
Arno LedouxPrises de son, entretiens et montage
Léa ChatauretRéalisation
Léa Chatauret & Samuel HirschMixage
Samuel HirschIllustration
Laure GuillebonProduction
ARTE RadioWed, 13 Sep 2023 - 49min - 1085 - Grandeur nature
Grande taille, petits problèmes
Jeanne, 31 ans, mesure 1m85. Soit 21 cm de plus que la Française moyenne et 9 cm de plus que le Français moyen. Depuis qu’elle est petite, elle est grande : dès son enfance, celle qui est déjà perçue comme hors norme doit faire avec les “Tu n’auras jamais de petits copains” ou “Il fait beau, là-haut ?”. Conséquences : le sentiment d’encombrer en permanence, une maladresse récurrente et des tentatives grotesques de compenser sa taille, dans la rue, en soirée et même au lit. La très grande taille pour les femmes n’est pas un handicap, mais c’est quelque chose qui dérange la norme du genre. Et en effet, comment ne pas angoisser quand les statistiques prouvent que les femmes très grandes ont moins d'enfants et sont moins souvent en couple que les femmes de taille « normale » ? Comment dédramatiser ? Comment le vivent ces 2% de femmes dont la tête dépasse la foule ?
Dans ce premier podcast, Jeanne Paravert est allée à la rencontre de nombreuses femmes à la taille « hors norme », âgées de 24 à 80 ans : la sociologue Marie Buscatto, 1m88, (La TRÈS grande taille au féminin, CNRS Editions), Aïsha, 1m80 (1m90 avec les talons qu’elle arbore fièrement), ainsi que Léa, une comédienne-danseuse, la musicienne Blumi (Emma Broughton) qui a composé la musique de ce podcast et la comédienne Sandrine Kiberlain (1m74).Enregistrements
octobre 2022-mars 2023Réalisation et mixage
Samuel HirschMusique originale
BlumiSaxophone et trompette
Mattia FelicianiMixage musique originale
Yann ArnaudIllustration
Charles BerberianProduction
ARTE RadioThu, 06 Jul 2023 - 38min - 1084 - Scènes de ménage
Comment se disputer quand on vit à deux
Depuis que Clara a emménagé avec son copain il y a six mois, ils ont de nouveaux sujets de conversation : de quelle manière range-t-on les casseroles ? Est-ce que l’on passe la raclette après la douche ? Doit-on replacer le joint du lave-vaisselle avant de le lancer ?
Clara avait souvent entendu dire que « le plus important dans un couple, c'est la communication ». Elle n’avait pas imaginé que les échanges seraient aussi romantiques. Mais après tout, pourquoi pas ?
Ce projet a été initié lors de la formation «Initiation artistique et technique à la réalisation sonore » de Phonurgia Nova.Enregistrement
mars et mai 2023Réalisation
Arnaud ForestIllustration
Fany AvaProduction
ARTE RadioWed, 14 Jun 2023 - 07min - 1083 - Comme des oiseaux
L’enfance volée des Amérindiens de Guyane
Leurs voix ont longtemps été tues. Entre 1930 et 1980, environ 2000 enfants amérindiens et bushinengués de Guyane ont été arrachés de force à leurs familles et placés dans des pensionnats tenus par l'église catholique. Si on connaît l'histoire des pensionnats autochtones au Canada et en Australie, on sait moins que ce procédé d'assimilation coloniale a également été mis en place par la France, sur ce territoire d'Amérique du sud. Gérés par des religieux et financés par l'État, ces "homes indiens" furent le passage obligé de plusieurs générations d'enfants sacrifiés sur l'autel de la République une et indivisible. Là-bas, loin de leurs villages et de leurs proches, il fallait se lever tôt, prier, ne pas parler sa langue. Ce quotidien fait de maltraitances et d'interdictions voulait leur faire oublier leur culture, leur spiritualité ; les transformer en "bons petits Français". Depuis peu, d'anciens et anciennes pensionnaires prennent la parole. Documentaire choral, Comme des oiseaux écoute le récit de trois d'entre eux. Leurs voix sont rares et puissantes, elles nous invitent à relire l'Histoire. Comment ces enfants ont-ils grandi ? Comment ont-ils choisi de se reconstruire ?
Aujourd’hui, les Amérindiens de Guyane se mobilisent pour obtenir la création d’une Commission Vérité et Réconciliation sur le modèle du Canada.
En 2023, un “home“ est toujours en activité à Saint-Georges de l'Oyapock. Il accueille une soixantaine d’enfants.
Publié en septembre 2022, le travail précieux de la journaliste Hélène Ferrarini "Allons enfants de la Guyane " (Editions Anarchasis) a permis de prendre conscience de l'ampleur du phénomène et de la façon dont l'État français et l'église catholique ont travaillé main dans la main pour évangéliser et "civiliser" les enfants autochtones de Guyane.
Remerciements : Hélène Ferrarini, Kadina Johannès, Alexis Tiouka, Tawakele Kouyouri, Marie Renault
- Journaliste et réalisateur radio indépendant, Clément Baudet travaille le documentaire pour différents médias (France Culture, le CNRS, Le Monde). Il a un tropisme prononcé pour les sciences, l’environnement et les sujets de société. Attaché aux voix humaines et aux ambiances, il aime raconter des histoires avec ou sans paroles et fait partie du collectif Phaune Radio.
- Alice Lefilleul est chercheuse indépendante en littérature comparée et en anthropologie. Autrice et réalisatrice sonore, elle travaille à faire circuler les imaginaires et mettre en avant les récits silenciés par l’histoire. Elle a collaboré à de nombreux médias et fait partie du collectif Making Waves.
Références :
- « La légende de Kalali » d'Eléonore Kadi Johannes, à paraître en août aux éditions Mahury.
- « Allons enfants de la Guyane », d'Hélène Ferrarini, aux éditions Anarchasis.
- « Petit guerrier pour la paix », d'Alexis Tiouka et Hélène Ferrarini, aux éditions de l'Ibis rouge.
- L'Espaces Autochtones de Radio Canada.Enregistrements
novembre 22Entretiens et prises de son
Clément Baudet et Alice LefilleulTambour et chants
Alexis TioukaMusique additionnelle
Charlie MarceletRéalisation & mixage
Charlie MarceletIllustration
Xavier LissillourProduction
ARTE RadioWed, 24 May 2023 - 22min - 1082 - La prison c’est pas l’hôtel
Une psychologue raconte la violence du système carcéral
Claire, 30 ans, est psychologue dans une prison pour hommes. En théorie, son travail consiste à accompagner les détenus, à prévenir les passages à l’acte, à les aider à préparer leur réinsertion. Mais dans un milieu pénitentiaire dysfonctionnel, violent, abandonné par les pouvoirs publics, c'est carrément "mission impossible". Pour la première fois, Claire témoigne sur la réalité de la vie en détention, loin des regards de la République.
Car comment effectuer un travail thérapeutique avec des hommes qui ne reçoivent pas à manger tous les jours ? N’ont droit qu’à trois douches par semaine ? Sont forcés de vivre parmi les cafards ? À la violence des conditions de détention s’ajoute celle subie par les soignants. Celle de l’institution, dont le manque de moyens humains et matériels ouvre la voie aux pires drames. Avec humour et fraîcheur, malgré tout, Claire s'interroge : son travail a-t-il encore un sens dans des conditions aussi dégradées que dégradantes ?
Daphné Turpin est journaliste et cadreuse de documentaires. Elle travaille notamment pour ARTE et France Télévisions. C’est son premier podcast.Enregistrements
janvier 23Réalisation et mixage
Charlie MarceletMusique originale
Charlie Marcelet et Vincent Tuân LépinauxIllustration
Joseph DelhommeProduction
ARTE RadioThu, 13 Apr 2023 - 28min - 1081 - Ma grand-mère est accro aux Sims
Une double vie à 78 ans
Josiane, la grand-mère de Diane, est mordue des Sims. Un célèbre jeu de simulation sur ordinateur qui permet de créer des personnages et d’organiser leur quotidien dans les moindres détails. « S’ils ne sont pas gérés, ils font des bêtises… » , explique-t-elle.
Une à deux heures par jour depuis 2007, tandis que son mari Bernard vaque à ses occupations, Josiane rejoint ainsi sa tribu numérique, présidant aux repas, aux parties de "crac-crac" (comme on dit dans le jargon Sims) ou aux naissances qui s’ensuivent. Un monde virtuel où la mort rôde, mais où les petits bobos et autres assauts redoutés de la vieillesse n’existent pas...
En dix minutes aussi drôles que touchantes, le récit d’une addiction refuge, rythmé par les confidences d’une attachante gameuse de 78 ans.Enregistrements
janvier 23Réalisation et mixage
Charlie MarceletIllustration
Electronic ArtsProduction
ARTE RadioThu, 09 Mar 2023 - 10min - 1080 - Ya Rayah, l’exil en dansant
Pourquoi le tube de Rachid Taha raconte l'histoire de France
"Viens danser, c’est ta chanson !" : c’est ce qu'entendent Hassen et Mehdi à chaque fois que résonne en soirée l'intro de "Ya Rayah", le tube de Rachid Taha.
C'est le point de départ d'une enquête documentaire et décontractée sur cette chanson qui fut deux fois un succès. Créée par le chanteur algérien Dahmane El Harrachi en 1971, “Ya Rayah” raconte la douleur de l’exil en France et le regret du pays natal. Sa reprise par Rachid Taha en 1998 triomphe sur les dancefloors du monde entier et unit la France lors du concert "1, 2, 3 Soleil" à Bercy.
Dans les deux cas, ce tube chanté en arabe est aussi une chanson française, car produite et enregistrée en France. Elle appartient désormais à notre patrimoine commun. C'est l'une des mille histoires racontées à deux grands documentaristes, Hassen Ferhani (143, rue du Désert) et Mehdi Ahoudig (Poudreuse dans la Meuse). On les suit dans les bars de Noailles (Marseille) et de Barbès (Paris) ; chez l'historienne et musicologue Naïma Huber-Yahi ; chez le musicien Hakim Hamadouche dont la mandole porte la version de Taha ; avec le musicien Sofiane Saïdi ; avec les coiffeurs et les vendeurs de Marlboro. À l'aide d'analyses brillantes et de punchlines, de témoignages et de confidences, ce documentaire questionne ce que la chanson "Ya Rayah" dit de l'histoire des Français d'origine maghrébine et de leurs exils intimes.
Avec Naïma Huber-Yahi (historienne et musicologue), Hakim Hamadouche (musicien et mandoliste de Rachid Taha), Slimane Dazi (comédien et ami de Rachid), Sofiane Saïdi (chanteur, musicien), Rafik (coiffeur à Barbès), Toufik Baalache (ami de Rachid), Farid Diaz (rappeur), Mohamed Kably (musicien), Tahar Kessi (cinéaste), Sofiane Allaoua (musicien), des voix diverses de Noailles et de Barbès.
Hassen Ferhani
Réalisateur, chef-opérateur et photographe né en 1986 à Alger, Hassen Ferhani a nourri sa passion au ciné-club Chrysalide dont il est co-animateur de 2003 à 2008. Les Baies d’Alger (2006), court-métrage de fiction, est repéré dans plusieurs compétitions internationales. S’ensuivent Le vol du 140 (2008, Fémis d’été), Afric Hotel (2010, coréalisation) et Tarzan, Don Quichotte et nous (2013). Il forge ainsi sa démarche – un travail sur le réel imprégné de fiction – dont il donne la pleine mesure avec ses deux longs-métrages multi-primés. Dans ma tête un rond-point (2015) est, entre autres, lauréat du Grand Prix FID et du McMillan-Stewart Fellowship (Harvard) et devient le premier film à recevoir deux Tanit d’Or au Festival de Carthage. Parmi une vingtaine de distinctions (Alger, Nantes, Séoul, Toronto, Turin, Valdivia…), 143 rue du Désert (2019) lui vaut le Léopard du meilleur réalisateur émergent au Festival de Locarno.
Mehdi Ahoudig
Mehdi Ahoudig est un réalisateur sonore et audiovisuel multi-primé, né à Pantin en 1967. Il réalise des bandes-son pour le spectacle vivant de 1995 à 2015. Depuis 2004, il réalise des podcasts documentaires pour ARTE Radio dont « Wilfried », « Poudreuse dans la Meuse » (Prix Europa 2015, Prix grandes ondes 2016), « Qui a connu Lolita ? » (Prix Europa 2010), ainsi que pour France Culture. Il réalise aussi des documentaires pour le web, dont « A l’abri de rien » (Prix Europa 2011). Il a réalisé plusieurs films documentaires dont « Une caravane en hiver » produit par Squawk (prix de la diffusion Raï au Primed en 2020). Le film « La parade » co-réalisé avec Samuel Bollendorff, reçoit une étoile de la SCAM en 2018. En 2022, tous deux ont proposé le film "Il était une fois dans l'Est" et une exposition multimédia, « Frontaliers, des vies en stéréo », pour la capitale européenne de la culture Esch-Sur-Alzette au Luxembourg.Entretiens et prises de son
Hassen Ferhani, Mehdi AhoudigRéalisation
Mehdi Ahoudig et Samuel HirschGuitare basse et mix
Samuel HirschIllustration
Zaven NajjarProduction
ARTE RadioFri, 17 Feb 2023 - 32min - 1079 - La sténo, l’écriture secrète des femmes
Comment des milliers de femmes ont trouvé un emploi, une autonomie et un langage codé
Des années 1920 à la fin des années 70, de très nombreuses femmes accèdent aux emplois de bureau à travers la sténographie. Une technique d'écriture rapide qui permet d’écrire à la vitesse de la parole pour pouvoir ensuite taper le texte à la machine. Elles deviennent ainsi des sténo-dactylos, comme les fameuses secrétaires que l’on voit dans les films. Des milliers de jeunes femmes trouvent là un emploi et une autonomie nouvelle. Janine, Françoise et Hélène racontent ce qu’a été ce métier très particulier, quasi-exclusivement féminin, entre don de soi et manque de reconnaissance. Elles dévoilent aussi comment, le soir venu, elles utilisent parfois la sténo comme une écriture secrète pour tenir leur journal intime...
Pour son premier podcast, Clara Blein-Renaudot mêle des témoignages inédits, un entretien avec la sociologue Delphine Gardey ("La dactylographe et l’expéditionnaire. Histoire des employés de bureau (1890-1930)", Belin, 2001) et des archives sonores croquignolesques. Ancienne étudiante aux Beaux-Arts, elle documente aussi au fil du documentaire son propre apprentissage de la sténo.
Ce documentaire a bénéficié de l'aide à l'écriture de podcasts du ministère de la Culture.Enregistrements
novembre 21-septembre 22Prises de son, montage, texte et voix
Clara Blein-RenaudotRéalisation et mix
Anna BuyIllustration
Lise IrisProduction
ARTE RadioTue, 10 Jan 2023 - 36min - 1077 - Nique mon frère la réinsertion
Etienne héberge son frère accro à l'héroïne
Après avoir découvert que son petit frère Antoine, âgé de 32 ans, fumait de l’héroïne depuis plusieurs années, Étienne décide de l’accueillir chez lui à Paris pour l’aider à vaincre son addiction. Durant près de 3 ans de vie commune, Étienne enregistre leurs discussions et raconte leur combat quotidien pour la réinsertion. Entre espoir et désillusion, moments de complicité, de fête et de disputes, les deux frères se rapprochent jusqu'à s’interroger sur leur relation. Que peut faire Étienne pour accompagner son frère ? Quelles sont les limites de l'aide que l'on peut apporter aux autres ? Confronté aux difficultés de la réinsertion dans un monde en déclin, ainsi qu’aux nombreuses tentations du nord-est parisien, Antoine va pourtant peu à peu sortir la tête de l’eau avant de connaître une fin tragique.
Etienne Karlen est coordinateur de parcours pédagogique à Paris. Il travaille sur un programme de recherche destiné aux personnes éloignées de l’emploi. C’est son premier podcast.
L'auteur remercie :
Mes parents Albert et Sylvia, ma sœur Bérénice, mon beau-frère Thomas et leurs enfants, les amis, Jérôme Pecout, François de Riedmatten, Frédéric Udry, Nicolas Peillon, Pierre Chartier, Inès Bedrani (Les Enfants du Canal), Essie Assibu, Antoine Migzer, Caroline Barkhou, Françoise Lebas, Michael Pawlak, Véronika Abraham, Johann Pons, Julie Bluma, Frédéric Evequoz, Margherita Massafra, Ryadh Roublev, Véronique, Elysa et Tarik. Aux amis d'Antoine et à toutes les personnes qui ont été là pour lui quand il en avait besoin.Enregistrements
novembre 18-septembre 21Texte, voix, prises de son et montage
Etienne KarlenRéalisation, musique originale et mix
Samuel HirschIllustration
Ophélie LegrandProduction
ARTE RadioTue, 06 Sep 2022 - 27min - 1076 - Le souffle de Beyrouth
Une histoire du Liban racontée par les sons
Rana Eid est sound designer et réalisatrice. Depuis près de 40 ans, elle enregistre les ambiances de Beyrouth, sa ville natale. Elle enregistre donc les sons de la guerre civile (1975-1990), la reconstruction, la guerre de 2006, la révolution civile de 2019, l’explosion du port le 4 août 2020 et enfin l’effondrement actuel du Liban.
Aujourd'hui, elle commente ses propres archives sonores qui racontent son pays meurtri et une ville qui retient son souffle. Marine Vlahovic (Carnets de correspondante) a rencontré Rana Eid une première fois en 2014 avant de la retrouver quelques années plus tard. Un manifeste sensible sur l’importance du son dans nos mémoires.
Ce documentaire est lauréat de l'appel à projets 2021 du ministère de la Culture.
Enregistrements
juillet 2014, octobre 2021Entretiens et montage
Marine VlahovicRéalisation
Marine Vlahovic et Samuel HirschMixage
Samuel HirschIllustration
Raphaelle MacaronProduction
ARTE RadioTue, 28 Jun 2022 - 39min - 1075 - Le répondeur du maire
La vie d'un village en direct live
Qui appelle t-on quand on a un souci dans une petite commune rurale de 200 habitants ? Le maire. Et quand le maire est occupé sur son tracteur, on lui laisse un message. Pour dire ses doutes, ses questions, ses angoisses et parfois ses joies.
Le soir, Laurent et son épouse Laure, présidente du comité des fêtes, écoutent et commentent ces messages comme des archives vivantes de la vie du village. Un chien qui chasse le gibier, une panne de l'éclairage public, un nouvel arrivant qui demande à ce qu'on lui transporte ses tonnes de livres... Toutes ces petites choses qui font la vie, et qui rendent celles de Laure et Laurent fatigante, palpitante mais surtout essentielle. Vous vous posez des questions sur la vraie vie des maires d’une petite commune rurale ? La réponse après le bip.
Romain Cavallin et Matthieu Cauchy sont photographes. Ils travaillent régulièrement en duo et beaucoup en milieu rural. Le répondeur du maire est leur premier podcast.Enregistrements
2021Prises de son et montage
Romain Cavallin et Matthieu CauchyMixage
Charlie MarceletIllustration
MalijoProduction
ARTE RadioTue, 14 Jun 2022 - 11min - 1074 - La K7 de yaye Elisa
Un message au-delà du temps et des frontières
Pendant des décennies, les personnes analphabètes de ma famille se sont enregistrées sur des cassettes afin de communiquer avec leurs proches en France. Ma mère et moi venons de retrouver une K7 audio datant de 2004, glissée dans une enveloppe qui n’a jamais été ouverte. Elle l’écoute pour la première fois, dix-sept ans plus tard. Nous étions persuadées qu’elle contenait un message de ma grand-mère. Mais la cassette renferme en réalité un message de la première femme de mon grand-père, yaye Elisa ou "maman Elisa", aujourd’hui décédée. Ma mère semble bien plus émue que s’il s’agissait de la voix de sa “vraie” maman. Cette découverte surprenante me pousse à échanger avec elle sur la polygamie, mais aussi sur l'importance de l'oralité et de la transmission dans notre famille partagée entre France et Sénégal. Ma mère, comme beaucoup d'immigrés, a mené une double vie entre deux continents. L’écoute de cette cassette réactive une mémoire de l’immigration : une arrivée en France douloureuse et l’amour des siens laissés au pays. (Emilie)
Ce documentaire a été soutenu par l'appel à projets 2021 du ministère de la Culture.
Emilie Mendy est auteure de podcasts et journaliste. En 2021, elle coécrit avec Annabelle Martella la fiction "Game Lover" produite par ARTE Radio, et classée parmi les 10 podcasts les plus marquants de l’année par Les Inrocks. Elle aide les auteurs débutants à lancer leur podcast sur sa plateforme Emilie Podcast. Depuis 2020, elle tient également la chronique mode “Dress code : street” sur Mouv’. Ses sujets de prédilection sont les contre-cultures et les populations marginalisées.Enregistrements
2021-22Texte, voix, prise de son, montage
Emilie MendyRéalisation et musique originale
Samuel HirschIllustration
Maïc BaxaneProduction
ARTE RadioRemerciements
Clarisse Mendy, Elisa Mendy, Jeanette GomisTue, 31 May 2022 - 24min - 1073 - Les fossiles et le marteau
Dans la famille communiste, demandez le secret
"Je suis né en 1991, l’année de la chute de l’URSS. Avec un grand-père résistant et un père militant, chez moi le communisme est une affaire de famille. J’ai fait mes premières manifs en poussette et mes premiers concerts à la fête de l’Huma. Des années plus tard, j’apprends que mon grand-père a dissimulé une lettre sous une pile d'assiettes. Un témoignage bouleversant qui dénonce la répression du printemps de Prague par les troupes soviétiques en août 1968. Et qui anticipe fortement les réactions à l'actuelle invasion de l'Ukraine par la Russie. Pourquoi mon grand-père, que je vénérais pour son intégrité, a-t-il choisi de cacher cette lettre ? C'est l'occasion de questionner une génération contrainte de se positionner suite à l'invasion de la Tchécoslovaquie. C'est aussi le point de départ d'une enquête intime et politique qui me plonge dans l’histoire du Parti Communiste Français, avec ses dirigeants comme Pierre Laurent comme avec la grande famille des militants de base." (Paul Bertiaux)
Réalisateur sonore et technicien du son, Paul Bertiaux a gagné le concours de l'été 2021 des Audioblogs ARTE Radio avec L'été de Prague. Il a également travaillé trois ans dans l'agronomie et a réalisé un documentaire audio pour la Confédération paysanne autour des alternatives naturelles aux pesticides. Il est compositeur de musique électronique depuis une dizaine d'années sous le nom de Polbee.Enregistrements
novembre 21, janvier 22Texte, voix, prises de son, montage
Paul BertiauxVoix
David Sitbon (les coelacanthes), Bénédicte Huberson (la lettre), Jérôme Pigeon (Georges Palluy)Mise en ondes & mix
Charlie MarceletIllustration
Xavier LissillourProduction
ARTE RadioTue, 03 May 2022 - 30min - 1072 - Trust à Fleury : le hard-rock du bagne
« Antisocial » en zonzon, sans perdre son sang-froid
24 janvier 1980 : Franck Balandier, jeune éducateur pénitentiaire à Fleury-Mérogis, jubile. Le groupe Trust, héros du hard-rock hexagonal portés par le succès d’« Antisocial » sorti moins d’un an plus tôt, vient de passer les portes de la prison. Dans leurs pantalons en cuir, les quatre musiciens chevelus – auteurs d’une autre chanson subversive, « Le mitard », qui sample une cassette testamentaire de Jacques Mesrine – sont invités par Franck pour offrir un concert à 350 détenus. La tension monte derrière « les barreaux fleuris ». Mais personne ne perd son sang-froid et le show, généreux et émouvant, confirme qu’une voie vient de s’ouvrir en France pour la musique live en milieu carcéral. In Trust we trust !
Quarante ans plus tard et presque autant de temps passé dans l’administration pénitentiaire, Franck Balandier, 68 ans, est devenu écrivain. En février 2021, ce passionné de rock et d’Apollinaire aurait dû avoir le plaisir de voir paraître son dernier livre, « Sing Sing – musiques rebelles sous les verrous », épais recueil de portraits de musiciens ayant passé quelques heures ou plusieurs années en zonzon : de Johnny Cash à Daniel Darc, de Chuck Berry à Booba (éditions Le Castor Astral). Hélas, un cancer incurable l’emporta en décembre 2020, moins d’un mois après l’enregistrement de cette histoire dans les studios d’ARTE Radio. Nos pensées vont à ses proches.
Richard Gaitet est écrivain et journaliste pour ARTE Radio (« Bookmakers ») et Radio Nova (« Le roman noir des radios libres ! »).Enregistrement
novembre 20Mise en ligne
mars 22Entretien, découpage
Richard GaitetPrise de son, montage, réalisation, mixage
Arnaud ForestIllustration
BouqéRemerciements
Delphine Arnould-BalandierProduction
ARTE RadioTue, 15 Mar 2022 - 19min
Podcasts similaires à Profils : des récits uniques
Dante Gebel Live Dante Gebel
MIX REGGAETON (DJERW1N) DJERW1N
RETROMIX DJ GIAN
Estoicismo Filosofia Estoicismo Filosofia
Pancho Madrigal Los Cuentos de Pancho Madrigal
Pastor Mario Vega Mario Vega
Dante Gebel MedioLunatico
Música Cristiana Mx Música Cristiana Mx
Puro Perreo Extra Novedades Urban
Radio Baladas Viejitas Románticas Oscar Canto
Los Cuentos de Pancho Madrigal Pancho Madrigal®
Podcast Toby Jr. Pastor Toby Jr.
Pancho Madrigal Cuentos Variados PMCV
Iglesia Cristiana Josué - Predicas Predicas ICJ
Fe y Cultura - Radio Luz El Salvador Radio Luz El Salvador
Radio Mesias Radio Mesias
ANDREA BOCELLI EN NOCHE DE ROMANCE sorita67
JUAN GABRIEL EN NOCHE DE ROMANCE SEGUNDA PARTE sorita67
LEO DAN EN NOCHE DE ROMANCE sorita67
LUIS MIGUEL Y SUS ROMANCES.... EN NOCHE DE ROMANCE sorita67
MARCO ANTONIO SOLIS EN NOCHE DE ROMANCE sorita67
Noche de Romance con Roberto Carlos sorita67
VICENTE FERNANDEZ EN NOCHE DE ROMANCE sorita67
Sermones de Taber Miramonte Taber Miramonte
