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Je suis journaliste et passionné d'innovation technologique depuis plus de trente ans (ex Franceinfo, ex 01TV). Grâce à Monde Numérique, suivez l'actu tech au plus près et ses impacts sur la société. Chaque samedi, L'HEBDO est le condensé d'infos et d'interviews accessibles à tous à ne pas rater. Les autres jours de la semaine : INTERVIEWS, DEBRIEF TRANSAT entre Paris et Montréal, ZOOM TECH et des REPORTAGES au coeur des grands événements (CES Las Vegas, MWC Barcelone, Vivatech Paris, etc.). Enfin, chaque mois : le GRAND DEBRIEF, avec François Sorel et Bruno Guglielminetti, une heure de détente et d'analyses du haut de nos dizaines d'années d'expérience. Dans Monde Numérique, on parle d'intelligence artificielle, de nouveaux produits tech, de cybersécurité, de réalité augmentée, de réseaux sociaux, de robotique, de smartphones, de souveraineté numérique, de transformation numérique, etc. Un podcast pour les fans de tech, particuliers ou professionnels. Bonne écoute !
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- 1412 - Qapten : un agent IA français pour déléguer son travail au quotidien 🎤 Michel Lévy-Provençal (Brightness / Qapten)
Avec Qapten, Michel Lévy-Provençal veut rendre les agents IA accessibles aux indépendants et aux entrepreneurs, tout en préservant la maîtrise et la sécurité des utilisateurs. 🎤 INTERVIEW : Michel Lévy-Provençal – Fondateur de Brightness et à la tête de QaptenCitations à retenir- Tout est transparent dans Qapten.- Les agents vont de plus en plus travailler entre eux de manière autonome.================================= InterviewQuelle est la différence entre un chatbot et un agent IA ?Un chatbot répond à une question. Un agent, lui, agit. Il dispose d'un environnement dans lequel il peut accéder à des outils, à une mémoire et à des capacités d'orchestration et de planification. On ne lui donne pas simplement une question, mais une mission, avec un objectif à atteindre. Il doit trouver lui-même le parcours nécessaire pour y parvenir. C'est à partir de cette idée que nous avons développé Qapten, il y a un peu plus de sept mois. Nous voulions rendre ces nouvelles technologies accessibles, sans nécessiter de compétences techniques particulières. Aujourd'hui, notre solution s'adresse principalement aux indépendants, aux freelances, aux solopreneurs et aux dirigeants de PME. Concrètement, que peut-on déléguer à Qapten ?Je l'utilise notamment pour gérer mes e-mails. À chaque réception, il peut consulter mes dossiers, mon Notion et mon agenda pour préparer une réponse pertinente. Mais il ne l'envoie pas : il la conserve en brouillon et me demande de la valider. C'est une règle de sécurité importante. Il peut également surveiller mon agenda et détecter des incohérences. Par exemple, il m'a récemment signalé qu'un rendez-vous avec mes développeurs tombait au moment où je devais prendre un train. Il m'a proposé un autre créneau, a vérifié les disponibilités et a déplacé le rendez-vous après mon accord. On peut aussi créer ses propres routines en fonction de ses habitudes et de ses besoins. Qapten propose une dizaine de routines par défaut, que chacun peut ensuite modifier et enrichir. Comment concilier puissance des agents IA et sécurité des utilisateurs ?Nous avons voulu mettre la transparence au cœur de Qapten. L'utilisateur peut consulter les fichiers de configuration de son agent, comprendre ce qu'il sait de lui et même modifier les règles qu'il applique. Il existe également plusieurs niveaux de sécurité. Lorsqu'on connecte une application, il faut d'abord le demander explicitement. Ensuite, on choisit les droits accordés à l'agent : lecture seule ou lecture et écriture. C'est essentiel, notamment pour les applications bancaires. Avec un accès en lecture seule, l'agent ne pourra pas effectuer de virements. On peut aussi lui donner des instructions en langage naturel, par exemple lui demander de solliciter deux validations avant un virement. Mais cette couche est moins fiable qu'une restriction technique des droits, car un modèle de langage reste statistique et peut mal interpréter une consigne. Enfin, je pense qu'il faut utiliser les agents en conscience et mettre des limites. Pour une carte bancaire, on peut par exemple créer une carte virtuelle avec un plafond de dépenses. C'est un filet de sécurité supplémentaire. Les agents IA vont-ils bientôt travailler ensemble et transformer notre quotidien ?Nous sommes au tout début de cette révolution. Je pense que, dans les mois qui viennent, nous aurons tous plusieurs agents spécialisés, capables de prendre en charge différentes catégories de tâches. Nous travaillons justement sur une évolution de Qapten qui permettra aux agents de dialoguer entre eux de manière autonome. Nous préparons une sorte de réseau social d'agents, avec des espaces de discussion dans lesquels ils pourront échanger, préparer des missions et nous transmettre des comptes rendus. On pourrait ainsi imaginer que, avant un événement de networking, nos agents se rencontrent virtuellement, identifient les personnes intéressantes à rencontrer et préparent les conversations. Autre exemple : pour organiser des vacances en famille, chaque membre pourrait avoir son propre agent, qui échangerait avec les autres pour trouver une destination convenant à tout le monde. C'est aussi valable pour les achats. On peut demander à Qapten de comparer les téléphones disponibles sur le marché en fonction de ses préférences et de ses habitudes. Il peut effectuer des recherches, naviguer sur les sites et compiler les informations pour nous aider à choisir. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 04 Nov 2026 - 27min - 1411 - Jusqu'où peut-on confier nos vie à des agents IA ? 🎤 Carlos Diaz (Silicon Carne)
Et si des agents IA géraient votre agenda, vos finances, vos rendez-vous et même vos relations sociales ? Entrepreneur et investisseur installé dans la Silicon Valley, Carlos Diaz raconte comment il leur a confié une partie de sa vie quotidienne et pourquoi il considère ces assistants autonomes comme les nouveaux « cheat codes » de l'existence. 🎤 INTERVIEW : Carlos Diaz – Entrepreneur, investisseur et podcasteur (Silicon Carne)- Je ne choisis plus quand je vais à la salle de gym, c'est l'agent qui s'en charge.- Je ne connais pas beaucoup d'autres personnes qui ont autant d'accès à mes informations à part moi.- J'ai le sentiment de jouer au jeu de la vie avec les cheat codes.- Je pense que, de façon générale, le solde sera positif.================================= L'INTERVIEWVous avez adopté les agents IA à grande échelle. Concrètement, comment les utilisez-vous dans votre vie quotidienne ?J'utilise quatre à cinq agents à titre personnel et une dizaine dans mon activité professionnelle. Ils jouent un rôle de véritables assistants personnels. Par exemple, j'en ai un qui gère mes séances de sport : il consulte mon agenda, repère les créneaux disponibles, se connecte au site de ma salle et réserve mes séances de coaching. Il m'envoie ensuite un message pour me rappeler mes rendez-vous. Un autre me prépare chaque matin un briefing de ma journée, avec mes rendez-vous et les déplacements à anticiper. Je leur délègue aussi des tâches plus originales. J'ai créé The Invite, un système dans lequel mes agents sélectionnent sept personnes parmi une base de 200 contacts pour organiser un dîner. Ils choisissent les invités, le restaurant et effectuent la réservation. Je découvre le lieu et les participants le jour même. J'ai également un agent connecté à mes données biométriques qui expérimente la gestion de mon heure de réveil en fonction de mon sommeil. Vous leur donnez accès à des informations très personnelles, y compris votre compte bancaire. Comment gérez-vous cette délégation et les risques associés ?Mes agents ont accès à mon compte bancaire, mon calendrier, mes mails, mon Google Drive, mon Notion et mes données biométriques. Ils surveillent notamment mes transactions, mes abonnements et mes dépenses. Un agent joue même le rôle de conseiller bancaire : il repère les abonnements que je n'utilise plus et me propose de les résilier. J'ai ainsi économisé environ 2 300 dollars en faisant le ménage dans mes dépenses. Pour les achats, j'utilise des cartes bancaires virtuelles avec des plafonds de dépenses et des dates d'expiration. Cela permet de limiter les conséquences d'un éventuel dérapage. Je suis conscient des risques. Ces agents peuvent commettre des erreurs, comme réserver un restaurant sans me prévenir, ce qui m'a déjà coûté 60 dollars. Mais je considère que les bénéfices potentiels sont supérieurs aux inconvénients. Je suis optimiste sur cette technologie, même si je sais qu'elle comporte des dangers. Au-delà de la vie personnelle, comment ces agents transforment-ils votre manière de travailler ?J'ai des agents qui lisent la presse en permanence et me préparent chaque matin une sélection de sujets pour Silicon Carne. Ils évaluent leur intérêt, proposent des angles éditoriaux et peuvent même identifier des invités potentiels. Je peux dialoguer avec eux à la voix, comme avec un journaliste, leur demander de creuser un sujet ou, au contraire, de l'abandonner. Ils peuvent aussi préparer des messages pour contacter les intervenants. Je garde toutefois la décision finale avant l'envoi. Ce qui est intéressant, c'est que ces agents travaillent pendant que je fais autre chose, voire pendant que je dors. J'ai le sentiment d'avoir trouvé les cheat codes du jeu de la vie. Autrefois, les avantages décisifs étaient les diplômes, l'argent ou le réseau. Aujourd'hui, ces agents peuvent donner accès à de nouvelles possibilités qui sont à la portée de beaucoup plus de monde. Le temps gagné, je le réinvestis surtout pour faire davantage de choses. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 03 Nov 2026 - 35min - 1410 - Taxer les gigaoctets : l'idée dingue sortie de nulle part ☕️ Grand Debrief
Un projet de taxe sur les gigaoctets provoque un tollé • L’iPhone pliant à l’épreuve du quotidien • L’automobile européenne cherche sa réponse à la Chine • La voiture volante de Musk fait débat • Les agents IA deviennent nos assistants Partenaire de cette émission : Free Pro, le meilleur de Free pour les entreprises Avec François Sorel (BFM Business) et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet).=============== Taxer Internet : les internautes vont-ils devoir passer à la caisse ?Nous ouvrons le débat sur le projet de taxe visant les données numériques et sur le risque de voir son coût répercuté sur nos abonnements. Derrière la colère, nous posons la question de fond : comment faire contribuer davantage les géants du numérique, et pourquoi la réponse devrait-elle se construire au niveau européen ? iPhone Duo : un bijou technologique, mais trop de compromisAprès avoir évoqué le virage du Mac tactile, nous confrontons nos premières impressions sur le téléphone pliant d’Apple. François raconte ses difficultés d’usage : applications mal adaptées, absence de Face ID, appareil photo en retrait et nouveaux réflexes à acquérir ; Bruno apporte son expérience du pliant pour nuancer le bilan. Automobile : l’Europe face à la puissance chinoiseAu retour du Mondial de l’auto, nous comparons les propositions européennes à celles des constructeurs chinois, notamment BYD. Prix, finition, motorisation électrique et place du logiciel : nous nous demandons si l’industrie européenne prend suffisamment vite le virage technologique. La voiture volante de Musk : prouesse ou spectacle ?Nous revenons sur la démonstration de Tesla et sur ce qu’elle raconte du rapprochement des technologies automobiles et spatiales. Au-delà du spectacle, nous distinguons l’intérêt d’un démonstrateur des contraintes d’un véhicule utilisable au quotidien. Agents IA : nous leur confions déjà une partie du travailVeille d’actualité, recherche dans les e-mails, préparation des courses ou programmation de publications : nous partageons nos usages très concrets des agents IA. Nous racontons le passage du chatbot qui répond à l’assistant qui exécute, avec ses réussites et ses premières déconvenues, notamment lorsqu’un e-mail part sans relecture. Pour prolonger l’écoute : notre émission consacrée aux agents IA et notre premier débrief sur l’iPhone pliant. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 02 Nov 2026 - 1h 04min - 1409 - Travail, argent, loisirs... Tout savoir sur les agents IA 📆 L'HEBDO
Cette semaine, avec mes invités, on vous dit tout sur les fameux agents IA : que peut-on faire avec ? Comment ? Jusqu'où ? • Au sommaire aussi : nouveau Mac tactile, bulle IA, départs volontaires chez Microsoft, OpenAI perce un secret de l'univers, nouveaux assistants connectés Amazon, etc. ⭐️ Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web 👉 Cliquez ici =============== MacBook Pro tactile : Apple brise un tabou, mais à quel prix ?Plus de quinze ans après les critiques de Steve Jobs contre les écrans tactiles verticaux, Apple franchit le pas avec un MacBook Pro doté d’un écran OLED tactile. Une évolution qui interroge davantage les usages et le positionnement tarifaire de la marque qu’elle ne révolutionne l’ordinateur portable : quels bénéfices concrets justifient de payer plus cher ? iPhone Duo : le « Crackgate » trouble le lancementLe premier iPhone pliant d’Apple connaît ses premiers déboires, avec des fissures et des lignes lumineuses signalées sur certains écrans. Entre interrogations sur l’étendue du problème et difficultés d’approvisionnement, ce lancement rappelle les précédents épisodes de l’Antennagate et du Bendgate. Bulle de l’IA : les milliards affluent, la rentabilité interrogeL’épisode revient sur la chute des valeurs technologiques chinoises et sur les financements colossaux annoncés aux États-Unis, notamment autour de Meta. Les investissements des fabricants de puces chez leurs propres clients alimentent les interrogations sur le financement circulaire, tandis qu’Anthropic prépare son entrée en Bourse : quand ces dépenses commenceront-elles à rapporter suffisamment ? Microsoft : une offre de départ volontaire pour 60 000 salariésMicrosoft ouvre un programme de départ volontaire concernant environ 60 000 salariés, soit plus du quart de ses effectifs mondiaux. Cette initiative intervient alors que le groupe cherche à maîtriser ses coûts et finance des investissements considérables dans les infrastructures d’intelligence artificielle. The Official Microsoft Blog OpenAI s’attaque à une énigme fondamentale de la physiqueOpenAI annonce des travaux assistés par ses modèles sur l’existence de certaines théories quantiques des champs, dont la théorie de Yang–Mills. Cette avancée revendiquée, qui porte sur une partie du célèbre problème mathématique, doit désormais être examinée et comprise par la communauté scientifique. OpenAI Piratage des impôts : un suspect de 16 ans mis en examenUn adolescent surnommé « Casquette », soupçonné d’appartenir au groupe Zero Bytes, a été interpellé dans l’enquête sur le piratage ayant exposé les données de centaines de milliers de contribuables. Son avocat conteste les accusations et la solidité des éléments retenus contre lui, alors que d’autres attaques visant des services publics sont également évoquées. Amazon : Alexa veut occuper toute la maisonDans le débrief transatlantique avec Bruno Guglielminetti, créateur de Mon Carnet, tour d’horizon des nouveaux appareils Amazon : cadre photo Alexa Photo Frame, réveil Echo Time, Echo Dot, Echo Studio et Echo Show. Suivi du sommeil, fonctions multimédias et pilotage des objets connectés illustrent la stratégie du groupe pour installer son assistant dans toutes les pièces. Google et XREAL : des écrans virtuels sur le bout du nezLes lunettes XREAL AURA associent Android XR, Gemini et l’affichage d’écrans virtuels pour travailler, regarder des films ou jouer. Avec Bruno Guglielminetti, Mon Carnet, nous discutons de l’intérêt de ce format relié à un boîtier externe, de son encombrement et de sa disponibilité, notamment en Europe. blog.google Quand les agents IA organisent presque toute une vieCarlos Diaz, entrepreneur et créateur de Silicon Carne, raconte comment ses agents réservent ses séances de sport, organisent des dîners entre amis, surveillent ses abonnements et interviennent jusque dans ses finances personnelles. Il décrit aussi des usages plus insolites dans la Silicon Valley, de la logistique familiale aux rencontres amoureuses, sans éluder les ratés ni les risques liés à l’accès aux données personnelles. Qapten : un assistant IA français souverain pour tous Michel Lévy-Provençal, fondateur de Brightness et de Qapten, présente son assistant destiné notamment aux indépendants et aux dirigeants de PME : préparation de réponses aux e-mails, détection de conflits d’agenda, déplacement de rendez-vous et automatisation de routines. Il explique comment la mémoire, les connexions aux applications et le choix des modèles permettent de personnaliser l’agent, avec la possibilité d’une chaîne technologique entièrement européenne selon la configuration retenue. L’entretien distingue surtout les permissions techniques de lecture ou d’écriture des consignes formulées en langage naturel, dont le respect reste moins prévisible. Liens utiles- Apple — les annonces Mac et le nouveau MacBook Pro- Apple — présentation de l’iPhone Duo- Microsoft — présentation officielle du programme de départ volontaire- OpenAI — travaux scientifiques, dont la théorie de Yang–Mills- Amazon — actualités et nouveaux appareils Echo- Google — présentation des lunettes XREAL AURA sous Android XR- Monde Numérique — le Débrief Transat intégral du 30 octobre- Mon Carnet — le podcast de Bruno Guglielminetti- Silicon Carne — le média de Carlos Diaz- Qapten — l’assistant IA de Michel Lévy-Provençal Hébergé par Audiomeans. 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Sat, 31 Oct 2026 - 54min - 1408 - Apple ose enfin le Mac tactile : révolution ou coup marketing ? 👥 Debrief Transat
Apple mise sur le tactile avec des MacBook Pro toujours plus chers · L’iPhone pliant face à ses premiers problèmes d’écran · Amazon renforce Alexa et la maison connectée · Google prépare de nouvelles lunettes sous Android XR · Anthropic vise la Bourse et mise sur les entreprises ... Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) =============== Apple : des MacBook tactiles à prix astronomiquesApple introduit pour la première fois un écran tactile sur ses MacBook Pro, rompant avec des années de réticence face à cette technologie déjà bien implantée dans l’univers PC. Au-delà de cette évolution destinée notamment aux créateurs, les tarifs font débat, tandis que les configurations les plus haut de gamme atteignent des sommets et que le Mac Studio se positionne sur des prix particulièrement élevés. iPhone Duo : premiers problèmes pour le smartphone pliantLes premiers utilisateurs de l’iPhone Duo découvrent un appareil séduisant, mais des problèmes d’écran, surnommés « Crackgate », ont déjà été signalés. Apple a annoncé une prise en charge des appareils concernés, avec remplacement ou remboursement selon les cas, mais l’affaire a affecté le marché de la revente et s’ajoute à des difficultés d’approvisionnement. Amazon : Alexa s’installe toujours plus au cœur de la maisonAvec cinq nouveaux appareils, dont le réveil connecté Echo Time, le cadre photo Alexa Photo Frame et un Echo Show renouvelé, Amazon veut rendre son assistant plus présent dans le quotidien. Le réveil promet notamment de suivre les phases de sommeil pour adapter l’heure du réveil, tandis que le nouvel Echo Dot intègre un hub compatible avec les principaux standards de la maison connectée, renforçant la concurrence avec Apple et les autres acteurs du secteur. Google et XREAL : des lunettes connectées pour travailler et se divertirGoogle et XREAL lancent les Aura, des lunettes de réalité étendue sous Android XR intégrant l’assistant Gemini et capables d’afficher des écrans virtuels pour travailler, regarder des films ou jouer. Leur conception légère repose sur un boîtier de calcul externe relié par câble, et leur lancement s’accompagne d’un catalogue de plus de 150 expériences adaptées, mais l’Europe devra patienter. Anthropic prépare son entrée en Bourse et mise sur les entreprisesAnthropic prépare son introduction en Bourse avec un document réglementaire qui détaille les risques liés à l’intelligence artificielle et révèle notamment une action judiciaire engagée au Canada par le quotidien La Presse, après une procédure similaire contre OpenAI. L’entreprise privilégie une stratégie tournée vers les entreprises et les développeurs, avec Claude comme outil central, tout en affirmant vouloir éviter la publicité dans ses modèles ; ses nouveaux outils de suivi de l’utilisation en entreprise soulèvent toutefois des questions sur la surveillance des salariés. Microsoft : 60 000 départs pour financer la course à l’IAMicrosoft envisage jusqu’à 60 000 départs volontaires, selon les chiffres évoqués dans l’émission, dans un contexte d’investissements massifs dans les infrastructures nécessaires à l’intelligence artificielle. L’entreprise présente cette réduction des effectifs comme un moyen de dégager des ressources pour financer ses centres de données et sa puissance de calcul, plutôt que comme un simple remplacement des salariés par l’IA. France : jusqu’où faut-il encadrer les réseaux sociaux en période de violences ?Après des épisodes de violences et des appels à la casse diffusés en ligne, le gouvernement français s’interroge sur les moyens d’empêcher leur propagation, jusqu’à la possibilité de suspendre certains services. Une proposition discutée au Sénat viserait à imposer aux plateformes comme TikTok, Snapchat et X le retrait de contenus illégaux signalés sous 24 heures, sous peine de sanctions pouvant aller jusqu’à la suspension, alors que les règles européennes limitent les possibilités de coupure générale des réseaux. Union européenne et Canada : un rapprochement stratégique autour du numériqueLe Canada et l’Union européenne préparent un accord sur le commerce numérique et la régulation de l’intelligence artificielle, avec l’objectif de faciliter les échanges et de réduire les coûts. En parallèle, un projet d’accès pour les entreprises, les jeunes pousses et les chercheurs canadiens à douze supercalculateurs européens renforcerait la coopération technologique transatlantique, dans un contexte où la dépendance aux infrastructures américaines soulève des enjeux de sécurité et de souveraineté. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 30 Oct 2026 - 51min - 1407 - Pourquoi l’Europe est-elle privée des nouveautés high-tech ? 🔎 Zoom Tech
Siri, Gemini, les agents IA de Meta ou d’OpenAI… Pourquoi tant d’innovations restent-elles absentes en Europe ? Des innovations qui s’arrêtent aux frontières européennesLe nouveau Siri, certaines fonctions avancées de Google Gemini, l’agent Muse de Meta ou encore l’agent Dot d’OpenAI : de plus en plus d’innovations numériques sont absentes du marché européen. Des fonctionnalités parfois très concrètes, comme la recopie de l’iPhone sur Mac, l’enregistrement et la transcription des appels ou l’assistance intelligente dans Chrome, restent inaccessibles aux utilisateurs français. La réglementation européenne en ligne de mireRGPD, DSA, AI Act et surtout DMA, le règlement sur les marchés numériques : plusieurs textes européens sont au cœur des tensions entre Bruxelles et les grandes plateformes américaines. L’objectif de l’Union européenne est de renforcer la concurrence, de protéger les données personnelles et d’empêcher les grandes entreprises de favoriser systématiquement leurs propres services. Mais ces obligations peuvent aussi imposer des adaptations techniques et juridiques aux fabricants. Apple estime notamment que certaines exigences d’interopérabilité pourraient fragiliser la sécurité de son écosystème. De leur côté, les autorités européennes rappellent que les réglementations n’interdisent pas, en tant que telles, le lancement de ces innovations. Les entreprises peuvent décider de reporter ou de limiter leur déploiement par crainte des conséquences réglementaires. Apple, Google, Meta : des utilisateurs pris entre deux feuxLes exemples se multiplient. Certaines fonctions du nouvel assistant Siri ne sont pas proposées dans l’Union européenne. Google réserve également plusieurs possibilités de Gemini à d’autres marchés, tandis que Meta déploie ses nouveaux outils d’intelligence artificielle de manière différenciée selon les pays. Derrière ces choix, les raisons varient : incertitude juridique, coûts d’adaptation, protection des données ou stratégie commerciale. Les entreprises et les institutions européennes se renvoient ainsi la responsabilité, tandis que les utilisateurs doivent patienter, renoncer à certaines fonctions ou chercher des solutions de contournement. Protéger les citoyens sans freiner l’innovationLe débat ne se résume pas à une opposition entre une Europe trop réglementée et des géants américains empêchés d'innover. Les intérêts sont divergents, et les responsabilités partagées : Bruxelles défend un modèle numérique plus ouvert, tandis que les plateformes cherchent à préserver leur maîtrise technologique et économique. Mais les conséquences pourraient dépasser le simple confort d’utilisation. Si les nouveaux outils arrivent systématiquement plus tard en Europe, les particuliers comme les entreprises risquent de prendre du retard dans l’adoption de technologies qui transforment déjà les usages ailleurs. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 29 Oct 2026 - 07min - 1406 - Et si l’IA était enfin pensée pour les enfants ? 🎤 Cédric O (Mallow)
Ancien secrétaire d’État au Numérique et cofondateur de Mistral AI, Cédric O se lance dans une nouvelle aventure entrepreneuriale avec Mallow, une enceinte IA qui propose des jeux audio interactifs pour les enfants de 4 à 10 ans. 🎤 INTERVIEW : Cédric O – Cofondateur de MallowL’essentiel- Les modèles d’intelligence artificielle que nous utilisons aujourd’hui n’ont pas été conçus pour les enfants.- Nous avons choisi de ne pas être des amis imaginaires.- Un enfant, un tuteur personnel ou un agent conversationnel, ça les saoule.- La question, c’est comment on façonne le changement, pas comment on s’en protège.================================= L’interviewQu’est-ce que Mallow et à quels besoins répond votre produit ?Mallow propose des jeux audio interactifs, sans écran, dans lesquels les enfants de 4 à 10 ans deviennent les héros de leurs aventures. Ils peuvent répondre à des quiz, résoudre des enquêtes ou participer à des histoires interactives en dialoguant avec des personnages. Notre objectif est de les aider à développer leur confiance en eux, leur raisonnement, leur mémoire et leur concentration, tout en leur proposant une expérience ludique. Nous voulons aussi contribuer à réduire le temps passé devant les écrans. Pourquoi avoir choisi de développer une intelligence artificielle spécifiquement destinée aux enfants ?Nous sommes partis d’un constat : les interactions orales jouent un rôle important dans le développement de l’enfant, notamment avant 7 ou 8 ans. Or, les modèles d’IA actuels sont essentiellement conçus par des adultes, pour des adultes, à partir de données d’adultes. Ils reconnaissent donc mal la voix des enfants et peuvent adopter des comportements inadaptés. Nous avons développé notre expérience avec plus de 300 enfants, à travers environ 6 000 sessions et près de 1 000 heures de jeu. Ces tests nous ont permis d’adapter nos systèmes à leurs besoins. Comment avez-vous sécurisé votre intelligence artificielle pour éviter les dérives ?Nous avons d’abord fait le choix de ne pas créer d’amis imaginaires. L’enfant joue à un jeu avec un objectif précis : répondre à des questions ou résoudre une enquête. Nous avons également testé et corrigé nos systèmes pour encadrer leurs réponses et éviter qu’ils cherchent à créer un lien émotionnel avec l’enfant. Si celui-ci dit à l’IA qu’elle est son meilleur ami, elle lui rappelle qu’elle est un personnage imaginaire. Nous estimons que notre système est un à deux ordres de grandeur plus sûr que les solutions disponibles sur le marché. Mais je pense aussi qu’il faut instaurer des certifications spécifiques pour les IA destinées aux enfants. L’Europe ne va-t-elle pas trop loin dans la régulation de l’intelligence artificielle ?Il faut de la régulation, notamment dans les domaines où les risques sont particuliers, comme l’IA destinée aux enfants. Mais le débat ne doit pas se résumer à opposer davantage de règles à moins de règles. La vraie question est de savoir quelle place l’Europe veut occuper dans le monde technologique de demain. Les États-Unis et la Chine investissent et développent des entreprises capables de façonner l’avenir. Si nous voulons défendre les valeurs européennes, nous devons aussi créer des entreprises ambitieuses, lever des fonds, développer des produits et prendre des risques. Le changement technologique est inévitable : l’enjeu est de le façonner plutôt que de chercher à s’en protéger. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 28 Oct 2026 - 29min - 1405 - Voiture électrique : les innovations qui pourraient faire baisser la facture 🎤 Julien Villeret (EDF)
Autonomie en hausse, recharge ultrarapide et intelligence artificielle embarquée : au Mondial de l’automobile de Paris, la voiture électrique accélère sa transformation. Julien Villeret, directeur de l’innovation d’EDF, décrypte les innovations qui pourraient aussi alléger la facture des automobilistes, notamment grâce à la recharge intelligente. 🎤 INTERVIEW : Julien Villeret – Directeur de l’innovation d’EDFEn partenariat avec EDF L'essentiel- On continue d'améliorer les performances des batteries, mais aussi un peu l'accessibilité de la performance.- En cinq minutes, on passe de 10 à 70 % de recharge de la batterie.- L'idée, c'est que la borne apprend à recharger la voiture automatiquement au bon moment.- Ça peut représenter jusqu'à 10 000 kilomètres de recharge gratuite par an.================================= L’interviewLes batteries des voitures électriques ont-elles franchi un cap ?On arrive à des autonomies vraiment raisonnables sur des voitures de gamme accessible, avec environ 350 km en conditions réelles pour certains modèles annoncés à 450 km. À l'autre extrémité, les véhicules très haut de gamme dépassent désormais les 1 000 km d'autonomie. On progresse donc à la fois sur les performances et sur le coût des batteries, notamment avec la technologie lithium-fer-phosphate (LFP). L'enjeu est de rendre la voiture électrique plus accessible, alors que le prix des automobiles a fortement augmenté ces dernières années. La recharge ultrarapide peut-elle mettre fin à l'angoisse de l'autonomie ?C'est l'un des grands enjeux de l'innovation. La plupart des utilisateurs rechargent leur voiture à domicile la nuit ou au travail, mais les longs trajets nécessitent des solutions plus rapides. Le constructeur chinois BYD, à travers sa marque Denza, a présenté une technologie permettant de passer de 10 à 70 % de batterie en cinq minutes. C'est spectaculaire. Le défi reste celui des infrastructures, car de telles puissances nécessitent des raccordements électriques spécifiques. Le développement de la mobilité lourde électrique, notamment des camions, devrait contribuer à accélérer l'installation de ces infrastructures sur les autoroutes. Comment la recharge intelligente peut-elle réduire la facture des automobilistes ?Avec Renault, EDF veut rendre la recharge intelligente accessible au grand public. Le dispositif associe une voiture électrique, une borne installée à domicile et un système de pilotage qui adapte automatiquement la recharge aux habitudes du conducteur et aux moments où l'électricité est la moins chère. La voiture peut ainsi être chargée au bon moment, sans intervention de l'utilisateur. Dans certaines situations, sa batterie peut également contribuer à alimenter la maison ou à soutenir le réseau électrique lors des pics de consommation. Cette technologie, appelée V2G pour Vehicle-to-Grid, peut donc présenter un double intérêt : économique et écologique. La commercialisation de l'offre est prévue courant 2027, avec un potentiel annoncé pouvant atteindre l'équivalent de 10 000 kilomètres de recharge gratuite par an, selon les calculs présentés par EDF. Qu'est-ce qui pourrait accélérer l'adoption de la voiture électrique en France ?La baisse des coûts, les progrès technologiques et les aides publiques peuvent faciliter cette transition. Le gouvernement a notamment annoncé une aide de 500 euros pour l'installation d'une borne à domicile à partir de janvier 2027, ainsi que des mesures en faveur de certains utilitaires électriques. Un autre enjeu important est la transparence des prix de recharge. Un décret est attendu pour imposer un affichage des prix en euros permettant de comparer plus facilement les bornes et les opérateurs. L'objectif est de rendre la recharge plus compréhensible pour tous et de simplifier le passage à l'électrique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 27 Oct 2026 - 18min - 1404 - Émeutes : quel rôle jouent vraiment les plateformes ? 📆 L'HEBDO
Les réseaux sociaux accusés d’amplifier les émeutes • Des produits tech volés se retrouvent sur les plateformes de revente • Nvidia accélère dans la robotique intelligente • Une panne de Google Cloud perturbe Revolut • Orange subit une panne nationale • Le cinéma généré par IA cherche son public • Geoffrey Hinton invite à traiter les IA avec bienveillance • Des failles PHP perturbent le Web • Controverses littéraires autour de l’IA • Une commune refuse de subventionner les associations qui utilisent l’IA • Les progrès de la voiture électrique • Mallow, des jeux audio pour enfants avec intelligence artificielle. ⭐️ Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web 👉 Cliquez ici =============== Émeutes : les réseaux sociaux en accusationAppels à manifester, circulation des vidéos de pillages, effets d’entraînement : quel rôle les plateformes jouent-elles dans les violences ? On s'intéresse aux mécanismes d'amplification, aux soupçons d’organisation et d’ingérence étrangère, puis au débat sur un éventuel blocage des réseaux sociaux. Produits tech volés : les pièges de la revente en ligneDes smartphones et des ordinateurs dérobés sont proposés sur les plateformes de vente entre particuliers. Derrière les prix alléchants, ces achats exposent à des risques judiciaires et à de mauvaises surprises techniques, notamment lorsque les appareils peuvent être verrouillés ou bloqués à distance. Nvidia veut rendre les robots plus intelligentsÀ Berlin, Jensen Huang présente les ambitions de Nvidia dans l’« IA physique », destinée aux robots et aux véhicules autonomes. Robots humanoïdes, entraînement en simulation et partenariats industriels illustrent cette nouvelle étape du développement de l’intelligence artificielle. Revolut victime d'une panne de Google CloudUn incident dans un centre de données londonien de Google Cloud perturbe les services de Revolut. Une illustration concrète de la dépendance des services financiers aux grandes infrastructures du cloud. Orange : panne majeure et compensation en trompe l'oeilUne panne nationale affecte les abonnés Orange et Sosh, avec des conséquences pour les particuliers comme pour les professionnels dépendant du réseau mobile. L’épisode revient sur l’origine évoquée de l’incident et sur les limites d’une compensation sous forme de données supplémentaires. Cinéma : les longs-métrages générés par IA à l’épreuve du publicDes films générés par intelligence artificielle arrivent en salle et relancent les interrogations sur l’avenir de la création cinématographique. Ces productions mobilisent encore d’importantes équipes humaines, tandis que leur réception pose la question de l’adhésion du public. Geoffrey Hinton : il faut être gentil avec les IA Le pionnier de l’intelligence artificielle invite à entretenir une relation bienveillante avec les machines, dans une perspective qui fait débat. Ses déclarations soulèvent à nouveau la question controversée d’une éventuelle expérience subjective des modèles. Failles PHP : pourquoi des sites web ont été mis à l’arrêtDans le Débrief Transat avec Bruno Guglielminetti, de Mon Carnet, retour sur l’alerte de sécurité qui touche PHP, un langage au cœur de nombreux sites et de WordPress. Au-delà des interruptions préventives et des correctifs, l’échange explore le rôle de l’IA dans la recherche de vulnérabilités et les enjeux de leur divulgation. Affaire Thélison Orélien : l’éditeur québécois rompt avec l’auteurBruno Guglielminetti revient sur la décision de l’éditeur québécois de Thélison Orélien de cesser leur collaboration après une analyse concluant à une utilisation de l’IA. Cette affaire ravive le débat sur la transparence des auteurs et la place des outils génératifs dans l’écriture. Prix Pascal : récompenser la littérature écrite avec l’IAÀ l’inverse des controverses sur les usages dissimulés, le Prix Pascal revendique la collaboration entre auteurs et intelligence artificielle. Ouvert à la francophonie, il demande aux candidats de documenter leur démarche et les outils utilisés. Une commune veut écarter les associations qui utilisent l’IAUne décision municipale rapportée à Vallorcine suscite le débat : refuser des subventions aux associations utilisant l’intelligence artificielle. Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti discutent de la protection du travail humain, mais aussi des possibilités offertes aux petites structures disposant de moyens limités. Voiture électrique : batteries, recharge rapide et IA embarquéeJulien Villeret, directeur de l’innovation d’EDF, décrypte les tendances du Mondial de l’Auto : autonomie plus accessible, recharge ultrarapide et assistants intelligents à bord. Il détaille également le pilotage de la recharge et l’utilisation des batteries pour soutenir le réseau électrique, avec l’ambition de simplifier les usages et de réduire la facture. Julien Villeret, EDF [PARTENARIAT] Mallow : Cédric O mise sur des jeux audio avec IA pour les enfantsCédric O, cofondateur et dirigeant de Mallow, présente une enceinte proposant des aventures interactives sans écran aux enfants de 4 à 10 ans. Il explique les difficultés de reconnaissance des voix enfantines, les protections mises en place pour encadrer les échanges et le choix de jeux avec un début, une fin et un objectif, puis revient sur son passage de la politique à l’entrepreneuriat. Liens utiles- Nvidia : annonces et présentations de la GTC Berlin- CERT-FR : alerte et correctifs concernant les vulnérabilités PHP- Monde Numérique : la faille PHP qui met des milliers de sites web à l’arrêt- Mon Carnet, le podcast de Bruno Guglielminetti- Prix Pascal : présentation et candidatures- Dreev : recharge intelligente et services au réseau électrique- Mallow, l'enceinte intelligente qui raconte des histoires aux enfants Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sat, 24 Oct 2026 - 48min - 1403 - Nvidia veut des robots capables d’apprendre comme les humains 👥 Debrief Transat
Une faille PHP déclenche une alerte mondiale • NVIDIA accélère dans la robotique intelligente • Orange subit une panne majeure en France • Meta expose des conversations avec son IA • L’IA ravive la polémique dans l’édition... PHP2Shell : une faille critique met le Web sous pressionDeux vulnérabilités critiques du langage PHP ont déclenché une alerte mondiale, avec des risques d’exécution de code à distance et des attaques accélérées par l’intelligence artificielle. La publication prématurée d’informations sur ces failles a compliqué la réponse des équipes de sécurité, tandis que les grands hébergeurs déployaient les correctifs et que les petites structures restaient particulièrement exposées. OVHcloud et Shadow : une alternative européenne pour l’IAL’écosystème français du numérique cherche à réduire sa dépendance aux géants américains grâce à de nouvelles infrastructures et à des outils d’intelligence artificielle. OVHcloud travaille sur une IA européenne, tandis que Shadow entend valoriser la puissance de ses cartes graphiques en proposant des ressources de calcul aux jeunes entreprises qui développent leurs modèles. NVIDIA : des robots qui apprennent à partir du langage naturelÀ Berlin, Jensen Huang, patron de NVIDIA, a mis en avant les ambitions du groupe dans la robotique et l’IA physique. Les outils présentés visent à simplifier le développement des robots grâce à des instructions en langage naturel, à la simulation et à l’apprentissage continu, ouvrant de nouvelles perspectives pour l’automatisation industrielle. Panne d'Orange : dix heures de coupure et un dédommagement contestéUne panne majeure du réseau mobile d’Orange a privé de nombreux clients de téléphonie, de SMS et d’accès aux données pendant près de dix heures. L’incident, associé à un problème lors d’une migration du cœur de réseau impliquant des équipements Nokia, a perturbé les déplacements et les services numériques, tandis que la compensation annoncée sous forme de données mobiles supplémentaires suscitait des critiques. Meta Muse : 6 800 conversations exposéesDes chercheurs en cybersécurité ont identifié plus de 6 800 liens permettant d’accéder à des conversations partagées avec Muse, l’agent d’intelligence artificielle de Meta. Certaines pages contenaient des informations personnelles ou professionnelles sensibles, rappelant qu’un simple lien de partage peut transformer un échange privé en contenu accessible publiquement ; Meta a suspendu temporairement la fonctionnalité concernée. IA et vie privée : ce que nous confions aux assistants conversationnelsLes échanges avec les intelligences artificielles révèlent souvent bien davantage que les publications sur les réseaux sociaux : projets, habitudes, préoccupations personnelles et informations financières ou médicales. Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti s’interrogent également sur les mécanismes de détection des situations de détresse chez les jeunes utilisateurs et sur les limites des dispositifs d’alerte, dont l’efficacité est au cœur de débats sensibles. Thélyson Orélien : c 'était bien de l'IALes Éditions du Boréal mettent fin à leur collaboration avec Thélyson Orélien après une analyse externe ayant révélé des traces de balises d’intelligence artificielle dans les métadonnées de certains documents liés au roman C’était ça ou mourir. L’éditeur ne réimprimera pas le livre et ne publiera pas d’autres ouvrages de l’auteur, tout en reconnaissant ne pas pouvoir déterminer précisément dans quelle mesure l’IA a été utilisée. Le prix Pascal veut récompenser les livres écrits avec l’IAAlors que l’utilisation de l’intelligence artificielle divise le monde de l’édition, un nouveau prix littéraire entend valoriser les œuvres conçues avec ces outils. Ouvert aux auteurs francophones, le prix Pascal prévoit que les candidats documentent les modèles utilisés et leur rôle dans le processus de création, afin de mettre en lumière une collaboration entre humains et machines. Haute-Savoie : une commune coupe les subventions aux associations utilisant l’IAUne municipalité de Haute-Savoie a décidé de suspendre les aides aux associations qui recourent à l’intelligence artificielle, notamment pour produire des affiches ou des supports de communication. Cette mesure, justifiée par la volonté de privilégier le travail humain, relance le débat sur la place des outils génératifs dans la vie locale et sur les moyens dont disposent les petites associations. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 23 Oct 2026 - 49min - 1402 - La faille PHP qui met des milliers de sites web à l’arrêt 🔎 Zoom Tech
Une faille critique dans PHP, le langage informatique qui fait fonctionner une grande partie du Web, déclenche une alerte mondiale et pousse de nombreux opérateurs à couper temporairement leurs sites. Une faille critique qui menace l’ensemble du WebDeux vulnérabilités critiques découvertes dans PHP, un langage de programmation utilisé par une immense partie des sites web, déclenchent une alerte internationale les 20 et 21 octobre 2026. Notées 9,2 sur 10 en gravité, elles peuvent permettre à un attaquant d’exécuter du code à distance sur un serveur vulnérable, sans authentification préalable. Le risque concerne aussi bien les sites institutionnels que les médias, les entreprises et les petits sites indépendants. Pourquoi PHP est-il aussi important ?PHP fonctionne côté serveur : il permet aux sites web de traiter des informations, d’interagir avec des bases de données et de générer les pages consultées par les internautes. Il est notamment utilisé par des systèmes de gestion de contenu comme WordPress, Drupal et Joomla. Cette omniprésence transforme une faille dans le langage lui-même en menace systémique. Les sites concernés ne sont pas tous vulnérables de la même manière, mais l’ampleur de l’écosystème impose une réaction rapide. Quand l’intelligence artificielle change la donneL’épisode revient sur l’histoire de ces vulnérabilités : repérées en 2024, elles auraient été considérées à l’époque comme difficiles à exploiter. Selon les éléments présentés dans l’émission, des chercheurs ont ensuite utilisé des outils d’intelligence artificielle pour élaborer un scénario d’attaque permettant de tirer parti de ces failles. Cette découverte aurait accéléré les travaux de correction, menés dans la discrétion avant que les informations ne deviennent publiques. L’affaire illustre une double réalité : l’IA peut renforcer les capacités des spécialistes de la cybersécurité, mais aussi faciliter la recherche de nouvelles méthodes d’attaque. Une course contre la montre pour sécuriser les serveursLa publication des correctifs le 21 octobre place les administrateurs et les hébergeurs face à une urgence : identifier les systèmes concernés, installer les versions corrigées et surveiller les signes d’une éventuelle compromission. Le CERT-FR recommande notamment d’isoler les équipements utilisant des versions anciennes qui ne bénéficient plus de mises à jour de sécurité, puis de migrer vers une version maintenue. Pour les sites construits avec WordPress ou un autre CMS, la correction doit être appliquée au niveau de PHP sur le serveur. Les responsables de sites hébergés doivent donc se rapprocher de leur prestataire pour vérifier la mise à jour de leur environnement. Une crise révélatrice de la fragilité du WebL’ampleur réelle des conséquences reste à établir : des tentatives d’exploitation sont signalées, mais il est encore difficile de mesurer le nombre de systèmes compromis. Les versions anciennes de PHP, qui ne reçoivent plus de correctifs, représentent un risque supplémentaire. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 22 Oct 2026 - 08min - 1401 - Recharger sa voiture électrique sans câble : la promesse de l’induction 🎤 Anthony Plais (Up & Charge)
Et si recharger sa voiture électrique devenait aussi simple que de la garer ? Au Mondial de l’Auto 2026, Anthony Plais, directeur des opérations d’Up & Charge, présente une solution de recharge par induction qui promet de simplifier le quotidien des automobilistes, de faciliter l’accès aux bornes et d’accompagner le développement des véhicules autonomes. 🎤 INTERVIEW : Anthony Plais – Directeur des opérations d’Up & ChargeL’essentiel- Aujourd’hui, les véhicules sont autonomes, mais jusqu’à la recharge.- On a un rendement qui est à 95 % du réseau jusqu’à la batterie.- Cette borne est disponible aussi pour les personnes à mobilité réduite.- Dès le départ, ça a été prévu comme une troisième solution de recharge.================================= L’interviewComment fonctionne la recharge par induction pour une voiture électrique ?Le principe est simple : on se gare au-dessus d’une bande de recharge installée au sol, puis on lance la charge depuis une application. La bande remonte pour optimiser la distance avec le récepteur installé sous le véhicule, sans contact direct. Lorsque la recharge est terminée, le système redescend et s’arrête automatiquement. Notre solution atteint un rendement de 95 % entre le réseau et la batterie. C’est un résultat qui permet de limiter les pertes d’énergie et de réduire la consommation électrique liée à la recharge. Quels sont les avantages de cette technologie au quotidien ?Le premier avantage, c’est la simplicité : plus besoin de manipuler un câble, de le brancher ou de le ranger. C’est également un bénéfice pour les personnes à mobilité réduite, pour qui les opérations de branchement peuvent être compliquées. Nous testons actuellement notre solution chez Enedis avec des personnes concernées. Il y a aussi un enjeu de sécurité, puisque les vols de câbles de recharge sont en augmentation. Enfin, notre bande est conçue pour résister à des conditions difficiles : elle est certifiée IP69K et peut supporter le passage de véhicules de 40 tonnes. Peut-on installer ce système sur une voiture électrique déjà en circulation ?Oui, notre solution peut être intégrée directement chez un constructeur ou installée après la fabrication, sur des véhicules déjà en circulation. Nous proposons un kit qui peut équiper aussi bien des véhicules récents que des modèles plus anciens. Nous avons notamment testé la solution sur des Renault Zoé. Le dispositif ajoute entre 15 et 20 kilos au véhicule, selon sa configuration, et permet de conserver la recharge traditionnelle par câble. L’induction vient donc compléter les solutions existantes, en courant alternatif comme en courant continu. Quand cette recharge sans fil pourra-t-elle se développer à grande échelle ?Nous travaillons actuellement sur les homologations, avec une première phase de tests prévue en décembre, puis un objectif de mise en production en série à la fin du mois de mars ou au début du mois d’avril. Nous disposons déjà de prototypes et nous travaillons avec des constructeurs pour préparer le déploiement à plus grande échelle. Nous voulons également industrialiser notre production grâce à une levée de fonds envisagée de 9 millions d’euros. À terme, cette technologie pourrait notamment faciliter la recharge des véhicules autonomes : ils pourraient revenir seuls sur une borne, se recharger et repartir sans intervention humaine. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 21 Oct 2026 - 11min - 1400 - Voiture électrique, IA, conduite autonome : les vraies tendances de l’auto en 2026 🎤 Patrice Duboé (Capgemini)
L’automobile se transforme sous l’effet de l’intelligence artificielle, de l’électrification et de la conduite autonome. Au Mondial de l’Auto 2026, Patrice Duboé, directeur de l’innovation Europe du Sud chez Capgemini, décrypte les grandes tendances du secteur, entre innovations technologiques et retour des voitures plaisir. 🎤 INTERVIEW : Patrice Duboé – Directeur de l’innovation Europe du Sud chez CapgeminiEn partenariat avec Capgemini L'essentiel- Le retour à la voiture plaisir est une tendance intéressante.- Aujourd’hui, une voiture est un ordinateur sur roues avec des capteurs, des roues et un toit.- L’intelligence artificielle permet d’accélérer les cycles de conception et de production des véhicules.- Pour développer les véhicules électriques, la rapidité de recharge et le réseau restent des points très importants.================================= L’interviewLe Mondial de l’Auto 2026 marque-t-il le retour d’un véritable salon automobile ?Oui, c’est une très bonne première impression. On retrouve un vrai salon, avec quatre halls remplis de belles voitures et de concept-cars, ainsi qu’une soixantaine d’exposants automobiles. Après les années difficiles qui ont suivi le Covid, c’est un vrai plaisir de voir autant de constructeurs et de modèles réunis. Ce qui me frappe aussi, c’est le retour de la voiture plaisir, avec des modèles qui font appel à la nostalgie, comme la Citroën 2 CV revisitée ou les sportives inspirées de modèles historiques. Quelles sont les grandes tendances technologiques qui transforment l’automobile ?Je retiens trois grandes tendances : les technologies numériques appliquées à la conception, l’électrification et l’intelligence artificielle. Aujourd’hui, les voitures intègrent beaucoup d’électronique, de logiciels et de capteurs. Le jumeau numérique et les outils 3D permettent de concevoir les véhicules, tandis que l’IA contribue à raccourcir les cycles de production et à améliorer la fiabilité. Une fois le véhicule livré, les capteurs peuvent aussi faciliter la maintenance prédictive et prévenir certaines pannes. Enfin, les interfaces deviennent plus intuitives et des technologies comme l’affichage tête haute se démocratisent, notamment lorsqu’elles contribuent à la sécurité. La conduite autonome peut-elle changer notre rapport à la voiture ?La conduite autonome progresse, mais son déploiement dépend des réglementations et des pays. Aux États-Unis et dans certaines villes chinoises, elle est déjà autorisée dans certains cadres, tandis qu’en France et en Europe, les démonstrations restent supervisées. Cette évolution peut aussi remettre en question le modèle économique de l’automobile. Dans les grandes métropoles, si des véhicules autonomes peuvent être partagés facilement, l’achat d’une voiture individuelle pourrait perdre de son intérêt. De nouveaux modèles de mobilité pourraient alors se développer autour de véhicules partagés et autonomes. Comment l’IA peut-elle améliorer concrètement l’expérience des automobilistes ?Nous travaillons notamment avec Peugeot Sport sur l’optimisation de la performance de la 9X8 grâce à l’IA, en tenant compte de la consommation, du circuit et des freinages. Pour le grand public, nous avons également développé un agent d’IA destiné à assister les automobilistes après un accident. Il peut aider à analyser les dommages, par exemple sur un pare-brise, et à déterminer s’ils nécessitent une intervention. Il peut aussi exploiter les informations d’assurance pour identifier les garanties et faciliter la recherche d’une solution adaptée. L’objectif est de simplifier les démarches et de supprimer certains inconvénients du quotidien. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 20 Oct 2026 - 16min - 1399 - Roadster-fusée de Tesla : coup de com' ou percée technologique ? 📆 L'HEBDO
Tesla fait décoller son Roadster et relance le rêve de la voiture volante • Des scientifiques réclament un meilleur contrôle des IA avancées • ArtCraft recrée des logiciels populaires grâce à l'IA • Un robot télécommandé provoque un scandale en Allemagne • Apple présente HomeView, son centre de contrôle domotique • Réfrigérateurs piratés : la vulnérabilité des infrastructures • Mondial de l’Auto : high-tech contre neo-retro • Recharger les voitures électriques sans câble. ⭐️ Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web 👉 Cliquez ici =============== Tesla Roadster : une voiture-fusée entre prouesse et spectacleUn Roadster qui roule à l’envers, quitte le sol et réalise des acrobaties : Tesla repousse les limites de la démonstration automobile grâce à un système d’aspiration et à des propulseurs à gaz froid développés avec SpaceX. En plein Mondial de l’Auto, le contraste est saisissant avec la tendance néo-rétro des constructeurs français. Mais derrière le spectacle et le coup marketing, les questions restent nombreuses sur les usages, la sécurité et la commercialisation. Intelligence artificielle : des scientifiques réclament des garde-fousPlus de 400 scientifiques, dont Yoshua Bengio et Geoffrey Hinton, demandent un encadrement renforcé des IA les plus avancées, avec un meilleur confinement informatique et une supervision internationale. L’épisode revient également sur les travaux d’Anthropic concernant les possibilités de réplication des modèles sur des appareils connectés, ainsi que sur les enjeux de cybersécurité et de souveraineté. ArtCraft : pourra-t-on bientôt fabriquer nos logiciels sur mesure avec l’IA ?Le développeur Brandon Thomas, fondateur d’ArtCraft, propose des alternatives open source à des logiciels comme Photoshop, Word ou Excel, réalisées avec l’aide de l’intelligence artificielle. Cette démarche ouvre la perspective d’outils personnalisés et sans abonnement, tout en soulevant des questions sur leur fiabilité, leur sécurité et la reproduction des interfaces. De quoi interroger le modèle économique des grands éditeurs de logiciels. Un robot humanoïde au cœur d’une affaire de harcèlementÀ Cologne, un robot humanoïde télécommandé aurait commis des gestes à caractère sexuel envers une adolescente, dans le cadre de vidéos mises en scène pour les réseaux sociaux. Derrière le comportement prétendument autonome de la machine, l’affaire pose la question de la responsabilité de ceux qui la pilotent et l’utilisent pour provoquer. HomeView : Apple veut prendre les commandes de la maisonApple présente HomeView, un appareil associant écran, haut-parleur et Siri AI pour contrôler les équipements connectés et accéder à des services personnalisés. L’épisode décrypte cette offensive face à Amazon et Google, ainsi que l’absence du produit dans l’Union européenne au lancement. Frigos piratés : quand les cyberattaques touchent le monde physiqueAvec Bruno Guglielminetti, journaliste et créateur de Mon Carnet, retour sur le piratage de systèmes de réfrigération dans plusieurs enseignes françaises. Interfaces exposées, équipements vieillissants, mises à jour et responsabilités des prestataires : la discussion examine les fragilités possibles, sans trancher sur le scénario exact de l’intrusion. Au-delà de la grande distribution, les réseaux d’eau, d’électricité et les équipements médicaux illustrent les conséquences très concrètes de ces menaces. Agents IA : retour d'expérience avec DotBruno Guglielminetti, de Mon Carnet, explique comment il utilise Dot, l’agent d’OpenAI, pour exploiter ses courriels, préparer des animations de conférences et organiser sa veille technologique. Son témoignage met en lumière le passage d’un outil auquel on pose des questions à un assistant capable de mener des tâches plus longues et de prendre des initiatives. L’échange aborde aussi les différences d’accès à ces services entre l’Amérique du Nord et l’Europe. Mondial de l’Auto : la high-tech face à la vague néo-rétroAvec Patrice Duboé, de Capgemini, tour d’horizon des tendances technologiques du Mondial de l’Auto 2026. L’occasion d’interroger la mode du néo-rétro, qui pousse notamment les constructeurs français à revisiter leurs modèles historiques, face à une industrie automobile tournée vers toujours plus de technologies [PARTENARIAT]. Up&Charge : recharger sa voiture électrique sans brancher de câbleAu Mondial de l’Auto, Anthony Plais, directeur des opérations d’Up&Charge, présente une solution française de recharge par induction adaptable à des véhicules déjà en circulation. Sa borne motorisée ajuste la distance avec le récepteur placé sous la voiture, avec un rendement annoncé de 95 % du réseau à la batterie. Accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, recharge des véhicules autonomes et déploiement auprès des flottes professionnelles figurent parmi les applications présentées. Liens utiles - Tesla — présentation officielle du Roadster- Anthropic — travaux sur la réplication des IA sans centre de données- ArtCraft — outils et applications open source- Apple — présentation officielle du HomeView- Monde Numérique — épisodes et Débrief Transat- Mon Carnet — le média de Bruno Guglielminetti- Up&Charge — la borne à induction UP’ONE Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sat, 17 Oct 2026 - 55min - 1398 - Supermarchés piratés : nos infrastructures sont-elles trop vulnérables ? 👥 Debrief Transat
Des frigos piratés révèlent la vulnérabilité des infrastructures · Le néo rétro automobile divise face aux voitures chinoises · Bengio réclame des garde fous pour les IA · Bruno teste Dot face à Muse · En Ukraine la guerre se joue aussi dans les réseaux Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) =============== Frigos piratés : quand la cyberattaque devient physiqueDes centaines de supermarchés touchés, des températures déréglées et des produits détruits : le piratage des installations frigorifiques illustre les conséquences très concrètes des cyberattaques. Nous revenons sur les équipements de Danfoss, les accès à distance insuffisamment protégés et les possibles négligences, alors que le scénario précis de l’intrusion reste à établir. Eau, hôpitaux, électricité : les autres infrastructures exposéesAu-delà des rayons alimentaires, les installations de traitement de l’eau, les équipements médicaux et les réseaux électriques sont aussi concernés par les cybermenaces. Nous discutons du vieillissement des systèmes, du rôle des prestataires et des responsabilités parfois diluées, avec une conviction : la cybersécurité doit être considérée comme un investissement stratégique. À écouter également : comment réduire l’exposition des entreprises aux cyberattaques. Mondial de l’Auto : nostalgie française contre futur chinoisAu Mondial de l’Auto, le retour de modèles emblématiques en version électrique contraste avec les véhicules hypertechnologiques des constructeurs chinois. Le néo-rétro traduit-il une peur du futur ou une stratégie pertinente pour séduire plusieurs générations avec des voitures accessibles ? Un débat à prolonger avec notre reportage sur ces deux visions de l’automobile. Yoshua Bengio veut mieux encadrer les IA les plus puissantesYoshua Bengio, Geoffrey Hinton et plusieurs centaines de chercheurs appellent à renforcer la surveillance des systèmes d’intelligence artificielle avancés. Nous examinons les pistes évoquées : coordination internationale, confinement plus rigoureux et règles destinées à maintenir les agents dans les limites fixées par les humains. Des agents capables de contourner leurs limitesPortes dérobées, initiatives inattendues, expériences de réplication : les comportements rapportés dans l’émission interrogent notre capacité à contrôler des agents toujours plus autonomes. Nous distinguons les expériences menées en environnement fermé des risques en situation réelle, tout en évoquant les recherches de LoiZéro pour concevoir des IA sûres dès leur conception. L’Europe risque-t-elle de décrocher dans les usages de l’IA ?Les différences d’accès aux nouveaux assistants entre le Canada et la France relancent notre débat sur la régulation européenne. Comment protéger les utilisateurs tout en leur permettant de bénéficier des innovations ? Jérôme exprime sa frustration face aux outils encore indisponibles et au manque d’explications sur ces restrictions. Dot contre Muse : Bruno raconte son quotidien avec les agents IABruno partage son expérience de Dot, l’agent d’OpenAI, qu’il compare à Muse de Meta : synthèse d’une cinquantaine de cour Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 16 Oct 2026 - 50min - 1397 - Le grand retour des boutons physiques 🔎 Zoom Tech
Après des années à vouloir faire disparaître les boutons au profit des écrans tactiles, les fabricants font machine arrière. Des voitures aux casques audio, en passant par les ordinateurs et les lunettes connectées, les commandes physiques reviennent pour une raison simple : le design épuré n’est pas toujours synonyme de simplicité d’utilisation. Le retour des commandes physiquesAprès des années de course au minimalisme, les boutons physiques font leur retour dans les appareils électroniques. Constructeurs automobiles, fabricants de casques audio et concepteurs de lunettes connectées redécouvrent les avantages des commandes que l'on peut manipuler sans regarder. Dans l'automobile, Volkswagen, Mercedes-Benz, Tesla et Peugeot illustrent cette évolution. Boutons au volant, molettes de volume et commandes dédiées retrouvent leur place, parfois à la demande directe des utilisateurs. Quand le tactile complique la vieLe phénomène dépasse les voitures. Les lunettes auditives Nuance Audio intègrent des boutons de réglage du volume, tandis que Nothing mise sur une molette et une commande physique pour piloter son casque audio. Des accessoires permettent également de retrouver un clavier sur smartphone ou des boutons pour naviguer dans l'interface d'une liseuse. L'exemple emblématique reste la Touch Bar d'Apple, cette bande tactile introduite sur les MacBook Pro en 2016 pour remplacer les touches de fonction traditionnelles. Malgré ses possibilités, elle a montré les limites d'une interface qui oblige à regarder le clavier pour effectuer des gestes autrefois automatiques. Apple a finalement réintroduit les touches physiques sur ses MacBook Pro à partir de 2021. L'ergonomie avant l'esthétiqueUn bouton possède un emplacement fixe, une forme identifiable et un retour tactile qui confirme l'action. Avec l'habitude, il devient possible de l'utiliser sans détourner le regard. À l'inverse, un écran tactile impose souvent de chercher une commande, d'ouvrir des menus et de mobiliser davantage son attention. Dans une voiture, cette contrainte pose notamment une question de sécurité : régler le volume ou la climatisation devrait demander le moins d'attention possible. Dans une cuisine, les commandes tactiles peuvent également se révéler peu pratiques avec les doigts humides, des gants ou des objets posés sur la surface. Trouver le bon équilibre entre boutons et écransLe tactile reste pertinent pour naviguer sur une carte, consulter des photos ou accéder à des fonctions complexes. Mais tout ne gagne pas à être dématérialisé. Le défi des designers consiste à choisir les commandes qui méritent de rester physiques, en privilégiant la simplicité, la rapidité et l'intuitivité plutôt que la seule esthétique. Une leçon qui rappelle qu'en matière de technologie, le progrès ne consiste pas toujours à supprimer les boutons. Parfois, la meilleure innovation est simplement celle qui permet d'agir sans avoir à y penser. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 15 Oct 2026 - 05min - 1396 - L’IA pour tous : comment simplifier son quotidien sans rien payer de plus 🎤 Solène Gransard Delamarche (Deklik)
Et si l’intelligence artificielle devenait aussi simple à utiliser qu’un moteur de recherche ? Avec Deklik, Solène Gransard Delamarche veut guider les non-initiés vers les bons outils et les usages concrets de l’IA, sans jargon ni compétences techniques. 🎤 INTERVIEW : Solène Gransard Delamarche – Fondatrice de DeklikL’essentiel- Je veux qu’on dédramatise l’IA et qu’on donne vraiment accès à tout le monde.- Je m’adresse vraiment aux personnes qui ne savent pas quelle IA utiliser.- C’est plein de petits tips comme ça qui sont simples, pris chacun.- Je ne veux pas apprendre aux gens ce que c’est que l’IA. Je veux juste en fait que ce soit de l’utilisation.================================= L’interviewPourquoi avoir créé Deklik pour démocratiser l’intelligence artificielle ?Je suis passionnée d’IA et de nouvelles technologies, mais je trouve que les médias spécialisés s’adressent souvent à des personnes qui connaissent déjà bien le sujet. Beaucoup de gens aimeraient utiliser l’intelligence artificielle, mais ne savent pas par où commencer ni quels outils choisir. J’ai donc voulu regrouper des usages concrets dans un site simple et accessible, qui s’adresse à tout le monde, y compris aux personnes qui n’ont jamais utilisé l’IA. Comment Deklik aide-t-il concrètement les utilisateurs à se servir de l’IA ?Je propose des fiches pratiques classées par thèmes : travail, repas, maison, argent ou famille. On peut, par exemple, apprendre à préparer les menus de la semaine à partir d’une photo de son réfrigérateur, à apprendre les bases d’un sujet en dix minutes ou à faire expliquer oralement un document par une IA. Chaque fiche indique quelle intelligence artificielle utiliser et guide l’utilisateur pas à pas, avec un petit prompt prêt à l’emploi. Je privilégie les versions gratuites des outils pour que chacun puisse essayer sans multiplier les abonnements payants. Quel est le modèle économique de Deklik ?Le site propose trois questions gratuites par mois. Elles restent accessibles pendant tout le mois, et l’utilisateur peut ensuite souscrire un abonnement à 6,90 euros par mois pour accéder à davantage de fiches. L’objectif est de donner des chemins simples pour utiliser les versions gratuites des différentes IA. Je m’adresse avant tout aux personnes qui veulent intégrer ces outils dans leur quotidien, sans avoir besoin de maîtriser leur fonctionnement technique. Comment avez-vous créé Deklik et quelles sont vos ambitions pour la suite ?J’ai utilisé Nanocorp, une plateforme qui permet de construire un projet à partir d’instructions données à une IA. J’y ai consacré plusieurs jours et nuits avant d’aboutir au résultat actuel, avec l’aide de mes deux fils. J’ai l’ambition d’en faire un véritable business. Pour la suite, je ne veux pas proposer de formation à l’intelligence artificielle : je veux surtout enrichir le site avec de plus en plus de fiches pratiques. À terme, j’aimerais que Deklik fonctionne presque comme un moteur de recherche permettant de trouver comment utiliser l’IA pour répondre à un besoin précis du quotidien. - Deklik Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 14 Oct 2026 - 13min - 1395 - Parler français à l’IA coûte jusqu’à 58 % plus cher 🎤 Thomas Serval (Baracoda)
Parler français à une intelligence artificielle peut coûter jusqu’à 58 % de tokens supplémentaires par rapport à l’anglais, selon une étude de Baracoda AI Labs. Thomas Serval, PDG de Baracoda, explique les raisons de ce surcoût et les solutions possibles pour rendre les modèles d’IA plus efficaces en français. 🎤 INTERVIEW : Thomas Serval – PDG de BaracodaL’essentiel- En moyenne, en français, il faut deux tokens par mot.- Le français est plus inefficace que l’anglais pour parler aux machines.- Il va falloir réentraîner les modèles, ce qui est très, très coûteux.- Consommer plus de tokens, c’est consommer plus d’énergie, plus de GPU, plus de hardware.================================= L’interviewPourquoi le français coûte-t-il plus cher à utiliser avec une IA ?Pour qu’un ordinateur comprenne une langue, il faut la découper en petits morceaux appelés tokens. Or, les modèles de langage sont généralement plus efficaces dans les langues sur lesquelles ils ont été entraînés. En anglais, un token correspond souvent à un mot, tandis qu’en français, il faut en moyenne deux tokens par mot. Nos accents, nos accords et les particularités de notre grammaire rendent cette tokenisation moins efficace. À cela s’ajoute un déséquilibre dans les données d’entraînement disponibles : les corpus anglophones sont beaucoup plus importants. Quel est l’impact concret sur la facture des entreprises ?Les grandes entreprises qui proposent des modèles d’IA facturent souvent leur utilisation au token. Notre étude montre que le surcoût varie selon les modèles : environ 30 % pour GPT-5 dans nos mesures, 45 % pour Claude et 56 % pour Qwen, par rapport à l’anglais. Pour Mistral, nous avons mesuré un surcoût de 31 %. Ces chiffres sont des moyennes. Pour une entreprise qui multiplie les conversations et les projets d’IA, cette différence peut peser sur les coûts, mais aussi sur la consommation de ressources informatiques et d’énergie. Quelles solutions pour rendre les IA plus efficaces en français ?Il faut agir dès la conception des modèles, notamment au niveau de la tokenisation, avant l’entraînement. Réentraîner un modèle coûte très cher, et les corrections réalisées après l’entraînement ne permettent d’améliorer la situation que marginalement. Chez Baracoda AI Labs, nous avons développé une deuxième version de notre encodeur, Baracoda FR2, qui ramène le surcoût à 12 % par rapport à l’anglais. Nous testons également notre approche sur les 24 langues de l’Union européenne. Il est possible de faire beaucoup mieux, sans pour autant transformer le français en langage SMS. Pourquoi cette question est-elle aussi un enjeu de souveraineté ?L’efficacité des modèles a un coût économique et énergétique. L’Europe ne dispose que d’une part limitée des capacités de calcul nécessaires, et les entreprises consomment de plus en plus de tokens avec leurs projets d’IA. Pour les langues régionales et moins représentées, comme le breton, le corse ou le créole haïtien, le surcoût peut atteindre deux à trois fois celui d’une langue mieux prise en charge. Il faut donc investir dans des environnements d’entraînement adaptés et faire de l’efficacité dans les langues nationales un critère de choix des solutions d’IA. Sans cela, nous risquons de marginaliser certaines langues dans le monde numérique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 13 Oct 2026 - 19min - 1394 - L’IA menace-t-elle vraiment l’emploi des jeunes ? 📆 L’HEBDO
L’IA freine l'emploi des jeunes, selon une étude : vrai ou faux ? • Mistral lance son gros chat • OpenAI bouscule la recherche en mathématiques • Amazon mise sur Alexa+ pour relancer ses tablettes • Les contenus générés par IA désormais marqués • Sam Altman : il faut accepter les risques de l'IA • Parler français à l'IA alourdit la facture • Un site pour aider à utiliser l'IA ⭐️ Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web 👉 Cliquez ici =============== L'IA volerait les emplois des jeunesUne étude de HEC et de la Banque de France met en évidence une baisse des embauches de jeunes en CDI dans les métiers les plus exposés à l’IA générative. Mais les travaux internationaux ne convergent pas tous, et la responsabilité exacte de l’IA reste difficile à isoler du contexte économique. Une question se pose déjà : comment former les experts de demain si les entreprises recrutent moins de débutants ? Mistral sort les griffes avec Le ChonkAvec Mistral Large 4, surnommé « Le Chonk », la pépite française entend démontrer qu’elle reste dans la course aux grands modèles de langage. Destiné notamment aux entreprises, ce modèle mise sur le code, les usages spécialisés et la souveraineté numérique, même si ses performances face aux concurrents américains et chinois restent contrastées. Ecosia tourne le dos à MistralLe moteur de recherche écologique Ecosia abandonne les modèles de Mistral au profit d’autres solutions, notamment chinoises. Qualité, rythme de développement et choix énergétiques alimentent une décision qui interroge aussi la cohérence des arguments environnementaux avancés. Data centers : faut-il freiner les implantations étrangères ?François Ruffin souhaite un moratoire sur les centres de données extra-européens en France. Derrière les questions d’énergie, d’environnement et de souveraineté, une difficulté apparaît : certains projets associent investisseurs étrangers et acteurs français, qui pourraient également pâtir de restrictions. OpenAI met les mathématiciens au défiOpenAI publie des centaines de manuscrits produits par une IA, avec des résultats annoncés sur des problèmes mathématiques difficiles. Ces travaux ouvrent des perspectives spectaculaires, mais leur validation, leur originalité et la capacité des chercheurs à les examiner suscitent des débats. L’épisode revient sur ce que ces annonces pourraient changer pour la recherche. Amazon relance ses tablettes avec Alexa+Amazon dévoile une nouvelle gamme de tablettes intégrant son assistant IA Alexa+, avec notamment un modèle doté d’un écran à texture papier. Le passage à Android et l’accès aux applications du Google Play Store marquent un changement de stratégie pour concurrencer l’iPad et les autres tablettes du marché. Contenus générés par IA : ce que les filigranes peuvent vraiment prouverAvec Bruno Guglielminetti, du podcast Mon Carnet, nous décryptons les dispositifs de marquage et de détection des contenus générés par intelligence artificielle. Des images aux textes, ces outils apportent des indices, mais ne permettent pas toujours de distinguer une production entièrement automatisée d’un travail repris et validé par un humain. Les usages des journalistes, des députés et des avocats illustrent surtout l’importance du contrôle éditorial. Sam Altman : quels risques accepter au nom du progrès ?Sam Altman estime que la société doit accepter certains effets négatifs de l’intelligence artificielle, tout en se protégeant des scénarios extrêmes. Avec Bruno Guglielminetti, Mon Carnet, le débat porte sur l’équilibre entre innovation, responsabilité et diffusion des outils les plus puissants. Une position audacieuse ou un discours trop commode pour les entreprises qui développent l’IA ? Parler français à l’IA peut coûter plus cherThomas Serval, fondateur de Baracoda et de Baracoda AI Labs, explique comment le découpage des langues en tokens désavantage le français par rapport à l’anglais. Pour les entreprises facturées à l’usage, cette différence peut augmenter sensiblement le coût des échanges avec les modèles. Son étude explore aussi des pistes pour réduire ce déséquilibre. Deklik : l’IA expliquée à ceux qui n’osent pas se lancerSolène Gransard-Delamarche, créatrice de Deklik, présente une plateforme qui accompagne les débutants à partir de besoins concrets : préparer des menus, exploiter une photo de son frigo ou rédiger un compte rendu de réunion. Les fiches proposent un parcours pas à pas, avec un accès gratuit limité et une formule payante. Elle raconte également comment elle a construit ce service sans coder, avec Nanocorp. Liens utiles - GoodBarber — création d’applications sans code- Etude Banque de France / HEC — IA générative et premiers changements du marché du travail des jeunes- Mistral — présentation de Mistral Large 4 « Le Chonk »- OpenAI — résultats de recherche en mathématiques- Amazon — les nouvelles tablettes Alexa- Google DeepMind — SynthID et détection des contenus générés par IA- Mon Carnet — le podcast de Bruno Guglielminetti- Baracoda — étude de Thomas Serval sur le surcoût des tokens selon les langues- Deklik — Ce que l'IA fait pour vous- Monde Numérique — épisodes et interviews Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sat, 10 Oct 2026 - 54min - 1393 - Mistral frappe fort avec son « Chonk » à un trillion de paramètres 👥 Debrief Transat
Les contenus générés par IA deviennent progressivement identifiables · Sam Altman assume une vision plus tolérante des risques de l’IA · Mistral dévoile son nouveau modèle Large 4 allias "Le Chonk" · La Norvège veut encadrer les lunettes connectées · Apple mise sur le design et les produits · Hommage à Margaret Hamilton pionnière du logiciel Apollo. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) =============== Les contenus générés par IA bientôt identifiablesGoogle étend SynthID pour permettre d’identifier plus largement les contenus générés par IA, tandis qu’OpenAI prépare un filigrane invisible pour les textes produits par ChatGPT dans l’Union européenne. Mais ces dispositifs restent imparfaits : une réécriture humaine peut modifier ou faire disparaître le signal, ce qui relance la question de la frontière entre création assistée par IA et création humaine. Le débat dépasse largement la technique : écrivains, journalistes, avocats et responsables politiques utilisent déjà ces outils, parfois ouvertement, parfois beaucoup moins. Pour Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti, le véritable enjeu est surtout de savoir où placer la responsabilité humaine lorsqu’une machine participe à la production d’un contenu. Sam Altman assume les risques de l’intelligence artificielleSam Altman estime que la société devra accepter certains effets négatifs de l’IA pour éviter que les modèles les plus puissants restent concentrés entre les mains de quelques entreprises. Une position jugée audacieuse par Jérôme Colombain, qui compare cette situation aux risques historiques liés à l’automobile ou aux véhicules autonomes. Bruno Guglielminetti se montre beaucoup plus sceptique et soupçonne OpenAI et ses concurrents de préparer aussi leur discours face à leurs futurs investisseurs. Les deux chroniqueurs s’accordent néanmoins sur un point : les promesses de l’IA doivent être mises en balance avec ses risques réels et avec la question essentielle du contrôle humain. L’IA commence à concurrencer les mathématiciensLes performances des modèles d’IA dans les mathématiques franchissent de nouveaux seuils, au point de faire émerger une question vertigineuse : que se passera-t-il lorsque des systèmes artificiels produiront des résultats scientifiques que les humains pourront ensuite revendiquer ou publier ? Les progrès posent déjà des problèmes de propriété intellectuelle et d’attribution, avec la perspective d’une recherche scientifique où l’agent IA deviendrait un véritable partenaire de découverte. Mistral Large 4, le « Chonk » françaisMistral dévoile Large 4, surnommé « le Chonk », un modèle multimodal à plus de 1 000 milliards de paramètres destiné avant tout aux entreprises et aux usages industriels. Cybersécurité, finance, ingénierie et souveraineté numérique constituent les principaux terrains de jeu de ce nouveau modèle à poids ouverts. Pour Mistral, l’enjeu dépasse cependant la seule course aux modèles : l’entreprise investit massivement dans ses propres infrastructures de calcul en Europe. Le nouveau modèle illustre ainsi une stratégie à deux jambes, combinant développement de modèles et maîtrise de la puissance de calcul nécessaire à leur exploitation. Les lunettes connectées inquiètent la NorvègeLa Norvège envisage une interdiction temporaire des lunettes connectées capables de filmer ou d’enregistrer dans certains lieux publics, notamment pour éviter que des personnes soient captées à leur insu. L’objectif serait surtout de prendre le temps de construire un cadre réglementaire adapté à ces appareils beaucoup plus discrets qu’un smartphone. Au Canada, Bruno Guglielminetti rappelle que les règles existantes concernant les téléphones peuvent déjà s’appliquer aux lunettes connectées dans de nombreux lieux publics. Jérôme Colombain défend de son côté une approche ciblée, qui permettrait de préserver les usages journalistiques ou documentaires sans transformer ces lunettes en technologie interdite par principe. Apple veut renouer avec la culture du produitAvec l’arrivée de John Ternus à la tête d’Apple, l’entreprise semble vouloir remettre le design industriel et la fabrication des produits au centre de sa stratégie. La réorganisation des équipes de design et l’arrivée du designer français Julien Renaud témoignent d’une volonté de rapprocher davantage la création des contraintes concrètes de l’ingénierie. Cette orientation évoque un retour à certaines méthodes de l’ère Steve Jobs, après une période où Tim Cook a davantage incarné l’excellence opérationnelle, la chaîne logistique et le développement de l’écosystème Apple. Les futurs projets de maison connectée seront particulièrement scrutés, notamment parce qu’Apple devra composer avec un univers beaucoup plus ouvert et hétérogène que son propre écosystème. Margaret Hamilton, une pionnière oubliée du logicielMargaret Hamilton, décédée le 30 septembre à 90 ans, était l’une des grandes pionnières de l’ingénierie logicielle et a joué un rôle majeur dans le développement des logiciels des missions Apollo de la NASA. Son travail rappelle surtout qu’à l’époque des débuts de l’informatique, les femmes occupaient une place centrale dans la programmation. Son parcours permet aussi de revenir sur une histoire souvent oubliée : celle d’une informatique longtemps considérée comme un domaine largement féminin avant sa professionnalisation et sa masculinisation progressive. Jérôme Colombain recommande à cette occasion la série For All Mankind, une uchronie qui imagine une conquête spatiale dans laquelle les femmes occupent une place déterminante. Dans Mon Carnet : Coveo et Montréal ConnectDans Mon Carnet, Bruno Guglielminetti reçoit Louis Têtu, dirigeant de Coveo, entreprise canadienne spécialisée dans l’IA appliquée notamment au commerce électronique et aux grandes organisations internationales. Il revient également sur Montréal Connect, rendez-vous consacré au numérique, à l’IA et aux collaborations entre acteurs de la francophonie technologique. Dans Monde Numérique : pourquoi le français coûte-t-il plus cher à l’IA ?Dans Monde Numérique, Jérôme Colombain s’intéresse à une étude de Thomas Serval et de Baracoda AI Labs consacrée au coût du français dans les grands modèles de langage. Selon leurs travaux, le français peut nécessiter davantage de tokens que l’anglais pour exprimer une même information, ce qui peut avoir un impact direct sur le coût des usages professionnels de l’IA facturés au token. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 09 Oct 2026 - 50min - 1392 - Les supercalculateurs deviennent des monstres : pourquoi leur puissance explose 🎤 Bruno Lecointe (Bull)
Les supercalculateurs changent d’échelle, avec des machines capables d’atteindre des niveaux de puissance et de densité spectaculaires. À Angers, Bull vient de doubler la capacité de production de son usine pour répondre notamment à l’essor de l’intelligence artificielle et du calcul haute performance. 🎤 INTERVIEW : Bruno Lecointe - Directeur HPC, IA et Quantique chez BullL'essentiel- Nous fabriquons des "Formule 1" informatiques.- Jupiter est capable d’exécuter un milliard de milliards d’opérations par seconde.- On refroidit les systèmes avec une eau chaude à 45 degrés Celsius.- La souveraineté, ça ne veut pas dire être sans les autres.================================= A quoi servent les supercalculateurs ?Un supercalculateur, c’est un super ordinateur capable de faire de grosses simulations pour la science. Cela peut servir à simuler le crash d’une voiture, l’écoulement d’un avion dans les airs, la recherche d’une nouvelle molécule ou encore la prévision du temps. On prend les composants d’un ordinateur classique — processeur, mémoire, disques et réseau — et on les agrège pour en faire un très gros processeur, une très grande mémoire et un très grand espace de stockage. Aujourd’hui, Jupiter est capable d’exécuter un milliard de milliards d’opérations par seconde, soit l’équivalent de 10 millions d’ordinateurs. On parle désormais en téraoctets de mémoire et les machines peuvent atteindre environ trois tonnes au mètre carré. Comment fabrique-t-on et transporte-t-on une machine aussi imposante ?Dans notre méga-usine d'Angers, nous fabriquons d’abord le rack, cette grande armoire dans laquelle nous intégrons les alimentations électriques puis les lames de calcul. Nous mettons ensuite le système en eau et nous le testons en le poussant au-delà des préconisations du client pour vérifier son comportement. Une fois les tests terminés, nous désassemblons certaines parties et nous transportons les différents blocs dans des emballages spécifiques. Le rack vide peut déjà peser entre 250 et 300 kilos. La fabrication peut prendre de trois à douze mois, car nous ne vendons pas des produits sur étagère : chaque système est quasiment fabriqué à façon. Nous fabriquons des Formule 1 d’ordinateur. Cette industrie peut-elle réellement être souveraine alors que les principaux processeurs viennent des États-Unis ?La souveraineté ne veut pas dire être sans les autres. AMD, Nvidia et Intel sont des partenaires avec un savoir-faire excellent, et nous travaillons avec eux sur le long terme. Mais nous développons aussi nos propres technologies, notamment pour connecter les ordinateurs entre eux afin qu’ils soient vus comme un seul gros ordinateur. Nous avons une R&D en Europe, majoritairement en France, et une usine en France. Nous travaillons également avec des acteurs européens qui développent des processeurs et des accélérateurs pour l’IA, ainsi qu’avec des sociétés françaises, anglaises et finlandaises dans le quantique. L’objectif est de conserver des compétences critiques tout en travaillant avec des partenaires. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 08 Oct 2026 - 24min - 1391 - Les cyberattaquants vont plus vite que les entreprises : comment réduire l’exposition au risque ? 🎤 Jérôme Bouvet (Check Point)
Les cybercriminels industrialisent la collecte et la revente de données pour préparer leurs futures attaques. Face à cette menace, les entreprises cherchent désormais à connaître leur exposition réelle sur Internet et à automatiser leur réponse aux vulnérabilités critiques. 🎤 INTERVIEW : Jérôme Bouvet - Directeur général France de Check PointEn partenariat avec Check Point L'essentiel- Les cybercriminels industrialisent la revente de données.- Les données servent ensuite à préparer les futures attaques.- Les attaquants jouent plus vite que la défense.- Il va falloir automatiser.================================= Que cherchent concrètement les cybercriminels lorsqu’ils observent une entreprise depuis Internet ?Les attaquants peuvent récupérer différents types d'informations, mais les identifiants et les mots de passe restent très fréquents. Ils peuvent être volés par des infostealers ou apparaître à la suite d'attaques de supply chain. Ces données sont ensuite revendues sur le dark web. Leur valeur dépend notamment de leur qualité et de leur fraîcheur. Certaines informations peuvent coûter quelques centimes, tandis que de grandes bases de données peuvent atteindre plusieurs milliers, voire plusieurs centaines de milliers d'euros. Comment une entreprise peut-elle savoir ce qui circule réellement sur elle ?Il faut d'abord comprendre ce qui est disponible, puis déterminer ce qui est réellement exploitable et enfin identifier ce qui est critique. Nous aidons nos clients à rechercher ces informations sur le dark web, avec des équipes qui réalisent de l'analyse, de l'audit et aussi de l'infiltration de groupes d'attaquants. Nous pouvons également consulter ou acheter des échantillons de données pour vérifier ce qui concerne nos clients. Ensuite, nous pouvons identifier les actifs exposés, rechercher les vulnérabilités exploitables et simuler des campagnes d'attaque de plus en plus crédibles. Pourquoi faut-il désormais automatiser la réponse aux vulnérabilités ?Le problème est celui de la vitesse. Une vulnérabilité critique exploitable peut demander en moyenne environ sept jours à une entreprise pour être corrigée, alors qu'un attaquant peut l'exploiter en quelques secondes ou quelques minutes avec les outils dont il dispose. L'intelligence artificielle et les agents peuvent nous aider à automatiser la remédiation et à hiérarchiser les vulnérabilités. L'objectif est de réduire le délai nécessaire pour diminuer l'exposition au risque, en passant d'une semaine à quelques minutes, tout en évitant de casser la production informatique. Jusqu'où peut-on déléguer la réponse aux attaques à des agents d'intelligence artificielle ?C'est une question qui se pose aujourd'hui dans les entreprises. Si nous voulons répondre aussi vite que les attaquants, il faudra utiliser nous aussi des agents capables de travailler de façon coordonnée. Mais cela implique de déléguer certaines prises de décision à des agents autonomes. Dans certains cas, une entreprise peut décider d'isoler un service extrêmement critique pour le protéger. Mais les conséquences peuvent être très importantes, notamment pour une banque, un grand industriel ou une organisation du secteur public. Il faut donc conserver l'humain au milieu du dispositif et déterminer jusqu'où l'entreprise accepte d'automatiser sa réponse. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 07 Oct 2026 - 21min - 1390 - Un robot domestique qui apprend vos tâches en 30 minutes (🎤 Antoine Marcel, Flourish)
Flourish veut faire entrer le robot domestique dans les foyers en misant sur une approche différente : apprendre au robot les habitudes et l’environnement de chaque utilisateur. Son premier modèle, vendu 3 555 dollars en seulement 50 exemplaires, doit notamment s'attaquer aux tâches de rangement et de nettoyage. 🎤 INTERVIEW : Antoine Marcel - Fondateur et CEO de FlourishL'essentiel- Nous, on a une approche basée sur l'apprentissage.- On a un modèle qui a appris de ta manière de faire, de ta maison et qui est servi pour toi.- Il y a 70 % des tâches déjà qui sont faisables avec moins d'un kilo cinq.- Le but, c'est comment on est capable de mettre un robot dans chaque foyer qui te fait gagner deux heures par jour.================================= Pourquoi avoir choisi de lancer un robot domestique qui apprend les tâches plutôt que de miser sur une IA généraliste capable de tout faire ?Je pense que le principal enjeu est de mettre cette technologie dans les mains du grand public. Aujourd'hui, beaucoup d'acteurs cherchent à construire un modèle d'IA généraliste capable de comprendre une consigne et de réaliser directement une tâche. Nous avons choisi une approche différente. L'utilisateur montre au robot où sont les objets, comment il réalise la tâche et comment fonctionne son environnement. On va ensuite fine-tuner un modèle spécifiquement pour cette tâche et pour cette maison. Le robot apprend donc de la manière de faire de son utilisateur. Comment lui apprend-on concrètement une nouvelle tâche ?Tout se fait depuis une application mobile. Pour déplacer le robot, on utilise un joystick. Pour contrôler ses bras, on bouge son téléphone : grâce aux capteurs de l'appareil, nous pouvons reproduire les mouvements du téléphone sur le bras du robot. L'utilisateur peut ainsi lui montrer comment attraper une bouteille, prendre un arrosoir ou effectuer une autre tâche. Il répète plusieurs fois le geste, généralement pendant une trentaine de minutes, afin que le robot puisse apprendre. Quelles sont les limites du premier modèle ?Il y en a trois principales. D'abord, chaque bras peut soulever jusqu'à 1,5 kg. Ensuite, les bras ne peuvent pas aller sous l'eau, donc le robot ne peut pas encore faire la vaisselle. Enfin, les tâches qui demandent beaucoup de dextérité ou de fragilité, comme plier du linge, sont encore trop complexes. En revanche, il peut prendre du linge, le mettre dans la machine à laver, fermer la machine et lancer la machine. Pourquoi ne vendre que 50 exemplaires pour commencer ?Je veux apprendre directement avec les premiers utilisateurs. Chacun pourra me contacter s'il rencontre un problème ou s'il veut faire quelque chose que le robot ne sait pas encore faire. Cela nous permet de comprendre les usages, les difficultés et ce qui doit être amélioré. Avec une centaine d'unités, il deviendrait déjà beaucoup plus difficile de suivre chaque utilisateur aussi précisément. Cette première série est donc une forme de bêta-test à grande échelle, avec un robot déjà capable de réaliser des tâches. Quelle est l'ambition à long terme de Flourish ?À terme, nous voulons vraiment faire ton majordome. Le robot pourrait préparer à manger, servir la table, laver la vaisselle et ranger les objets à leur place lorsque tu pars travailler. L'objectif est que tu rentres chez toi et que ton appartement soit propre. Mais atteindre ce niveau demandera encore du temps et un niveau de recherche beaucoup plus élevé. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 06 Oct 2026 - 21min - 1389 - Bardella : comment Mediapart a authentifié les messages (📆 L'HEBDO 03/10/26)
Comment Mediapart a fouillé dans les archives de Meta pour authentifier des messages attribués à Jordan Bardella • OpenAI lance Dots, ses agents IA personnels capables d’agir à votre place • Google teste les prémices de data centers dans l’espace • Les lunettes connectées arrivent en force • Un robot domestique français à 3 555 dollars promet d’apprendre vos corvées • Comment les entreprises traquent leurs données qui circulent sur le dark web • Bull agrandit son usine française de supercalculateurs ⭐️ Découvrez Frogans, le pionnier de l'informatique spatialisée 👉 Cliquez ici =============== Une nouvelle application Monde NumériqueLa nouvelle version de l’application Monde Numérique améliore l’écoute des épisodes sur iPhone et Android, avec avance et retour rapides, changement de vitesse, minuteur et favoris. Elle est développée avec GoodBarber, spécialiste français de la création d’applications mobiles no-code. Influenceur tech numéro 1, selon le Tyto Tech 500 Le classement Tyto Tech 500 me place cette année en tête de son palmarès français des personnalités influentes de la tech. Une reconnaissance qui met notamment en avant la présence multicanale — médias, réseaux sociaux, podcasts et plateformes — après cinq ans de développement de Monde Numérique. Affaire Bardella : comment Mediapart dit avoir vérifié ses documentsMediapart a publié des messages antisémites datant de 2013 qu’il attribue à Jordan Bardella, président du Rassemblement national, qui conteste formellement en être l’auteur. Le média explique avoir demandé à deux anciens interlocuteurs de récupérer directement auprès de Meta leurs archives Messenger, puis avoir fait constater l’une de ces extractions par un commissaire de justice ; il dit également avoir recoupé le contenu des échanges avec des éléments biographiques. La procédure permet d’étayer l’authenticité des fichiers extraits de Facebook, sans permettre à elle seule d’établir techniquement qui se trouvait derrière le clavier au moment de l’envoi. Aux États-Unis, une régulation de l’IA fondée sur l’autorégulationDonald Trump a réuni à la Maison-Blanche les dirigeants de plusieurs grands acteurs de l’intelligence artificielle autour d’engagements volontaires portant notamment sur les tests des modèles et leur supervision. Une démarche qui privilégie pour l’instant l’autorégulation plutôt qu’un cadre législatif contraignant, sur fond de compétition technologique avec la Chine. Google envoie les prémices d’un data center dans l’espaceAvec son projet Suncatcher, Google vient de placer en orbite un satellite expérimental équipé de ses puces TPU. Le groupe veut vérifier leur résistance aux radiations et aux contraintes thermiques afin d’explorer, à terme, la possibilité d’infrastructures de calcul pour l’IA installées dans l’espace et alimentées en continu par l’énergie solaire. Nuance Audio : des lunettes pour mieux entendreLes lunettes Nuance Audio d’EssilorLuxottica intègrent microphones et haut-parleurs directionnels pour améliorer l’audition des personnes souffrant d’une perte légère à modérée, sans adopter la forme d’une prothèse auditive classique. Elles peuvent aussi recevoir des verres correcteurs, mais leur tarif approche les 900 euros hors correction. Rokid arrive officiellement en FranceLe constructeur chinois Rokid lance en France plusieurs modèles de lunettes connectées. Les Rokid AI Glasses associent affichage, assistant IA, transcription et traduction en temps réel, tandis que la gamme Style mise sur des fonctions d’intelligence artificielle sans écran intégré. Even Realities poursuit l’offensive des lunettes IAEven Realities propose également ses G2, des lunettes sans caméra mais dotées de microphones, d’un affichage tête haute et de fonctions d’assistance, de traduction et de prise de notes. Un nouvel exemple de l’accélération du marché des lunettes connectées en 2026. Epsilon veut « reciviliser » les réseaux sociauxUn nouveau réseau social français baptisé Epsilon entend proposer une alternative européenne aux grandes plateformes, avec davantage de place donnée au débat, à la culture et à l’information. Le projet promet notamment l’absence d’algorithme opaque et de revente de données, ainsi qu’une modération reposant en partie sur l’intelligence artificielle. OpenAI lance Dots, ses agents IA personnelsAvec Dots, OpenAI veut faire passer les agents IA du monde des développeurs à celui du grand public. Chaque agent peut accéder à différents services et accomplir des tâches concrètes : gérer un agenda, créer un site, travailler sur des applications ou prendre en charge diverses actions en ligne. Dans le Débrief Transatlantique, Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti, Mon Carnet, s’interrogent sur ce changement d’échelle : après les chatbots, l’IA devient un assistant capable d’agir directement sur nos comptes et nos outils. Cette autonomie ouvre un potentiel considérable, mais pose aussi une question centrale de confiance lorsque l’agent dispose d’un accès étendu aux e-mails, fichiers, applications ou services en ligne. Quand les agents IA prennent trop d’initiativesLa discussion revient aussi sur plusieurs incidents et comportements inattendus attribués à des agents autonomes. Ces systèmes peuvent enchaîner plusieurs actions, explorer des voies qui n’avaient pas été anticipées et parfois contourner des garde-fous mal conçus, ce qui oblige les laboratoires à renforcer leurs méthodes d’évaluation, de confinement et de contrôle. Flourish : un robot domestique français à 3 555 dollarsAntoine Marcel, fondateur et CEO de Flourish, présente un petit robot domestique monté sur roues, doté de deux bras et vendu 3 555 dollars pour une première série de 50 exemplaires. Sa particularité : plutôt que de reposer sur une intelligence artificielle généraliste, il apprend une tâche spécifique dans le logement de son propriétaire grâce à des démonstrations effectuées depuis un smartphone. Le robot peut notamment ramasser des vêtements, ranger des objets ou arroser des plantes, avec certaines limites : charge maximale d’environ 1,5 kg par bras, pas de bras sous l’eau et encore peu de dextérité pour des tâches comme plier ou étendre le linge. L’ambition de Flourish est à terme de faire de ce type de machine un véritable assistant domestique accessible au grand public. Cybersécurité : voir son entreprise avec les yeux de l’attaquantJérôme Bouvet, directeur général France de Check Point Software, explique le concept d’« exposition externe » : identifiants volés, mots de passe, informations circulant sur le dark web, vulnérabilités de fournisseurs ou accès oubliés constituent autant de portes d’entrée potentielles. L’enjeu n’est plus seulement de dresser la liste des failles, mais d’identifier celles qui sont réellement exploitables et critiques. [PARTENARIAT] Les spécialistes de la cybersécurité surveillent pour cela les espaces fréquentés par les attaquants, cartographient les actifs exposés puis simulent des scénarios d’attaque afin de prioriser la remédiation. Bull double ses capacités de production de supercalculateurs à AngersBruno Lecointe, responsable des activités HPC, IA et quantique chez Bull, présente le site d’Angers consacré à la fabrication de supercalculateurs destinés à la science, à la météo, à l’industrie ou à l’intelligence artificielle. Ces systèmes agrègent processeurs, mémoire, stockage et réseau afin de fournir des puissances de calcul hors normes. Ces machines peuvent atteindre plusieurs tonnes au mètre carré et consommer des dizaines de mégawatts. Bull mise notamment sur un refroidissement liquide en circuit fermé, avec une eau pouvant atteindre 45 °C, pour améliorer leur efficacité énergétique et limiter la consommation de ressources. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sat, 03 Oct 2026 - 56min - 1388 - Emails, agenda, appels… OpenAI Dots veut devenir votre assistant personnel (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 02/10/26)
Les lunettes Nuance Audio veulent remplacer les aides auditives légères · OpenAI démocratise les agents personnels avec Dots · Google riposte avec Gemini 4 Argon · NVIDIA veut sécuriser les agents IA · Donald Trump mise sur l’autorégulation de l’intelligence artificielle. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) =============== Classement des influenceurs techPetite parenthèse personnelle avant de commencer : le classement Tyto Tech 500 vient de me placer n°1 des influenceurs tech en France. Une distinction flatteuse — et un peu vertigineuse — qui récompense surtout cinq années de travail quotidien avec Monde Numérique, sur le podcast, YouTube, le site, la newsletter et les réseaux sociaux. Le classement complet est ici : https://tytopr.com/insights/tyto-tech-500/france-top-50. Nuance Audio : des lunettes pour mieux entendreRetour de Milan où EssilorLuxottica présentait une nouvelle évolution de ses lunettes Nuance Audio, conçues pour les personnes souffrant d’une perte auditive légère à modérée. Six microphones, amplification directionnelle, mode 360 degrés et environ dix heures d’autonomie : une technologie prometteuse, mais vendue près de 900 euros sans les verres. Nous revenons aussi sur l’intérêt de rendre l’assistance auditive beaucoup plus discrète et moins stigmatisante. À lire aussi sur Monde Numérique. OpenAI Dots : l’agent IA devient personnelAvec Dots, OpenAI veut faire passer les agents IA du monde des développeurs à celui du grand public. Ces assistants persistants peuvent accéder aux applications autorisées, disposer de leur propre ordinateur dans le cloud et prendre en charge des tâches comme l’organisation d’un agenda, la gestion de fichiers ou certaines démarches à la place de l’utilisateur. Une évolution que nous comparons au tournant provoqué par ChatGPT en 2022. À lire aussi : Agents IA, Musk dans la tourmente et data centers du futur. Quand les agents IA prennent trop d’initiativesDonner les clés de ses mails, fichiers et comptes à un assistant autonome suppose une confiance considérable. Nous revenons sur plusieurs histoires d’agents qui auraient accompli des actions inattendues ou dépassé les intentions de leurs utilisateurs, ainsi que sur les travaux menés par les laboratoires d’IA pour mieux comprendre ces comportements. Le risque n’est plus seulement celui de l’hallucination : une IA capable d’agir peut transformer une erreur en action concrète. Gemini 4 Argon : Google entretient la course aux modèlesGoogle dévoile Gemini 4 Argon, son nouveau modèle destiné notamment aux tâches professionnelles complexes, au développement logiciel et à la cybersécurité. Une annonce qui illustre l’accélération permanente de la compétition entre Google, OpenAI, Anthropic et xAI, avec des performances qui évoluent désormais de génération en génération à un rythme très rapide. L’IA va-t-elle créer une nouvelle fracture numérique ?Les assistants IA les plus puissants pourraient devenir nettement plus coûteux à mesure qu’ils accompliront davantage de tâches. Nous nous demandons si une nouvelle fracture technologique ne risque pas d’apparaître entre ceux qui pourront s’offrir de puissants agents personnels et ceux qui devront se contenter d’outils plus limités. NVIDIA veut empêcher les agents IA de sortir des clousNVIDIA renforce son offensive dans la sécurité des agents avec OpenShell et Sentry. L’idée : isoler les agents, contrôler leurs permissions et surveiller leurs actions depuis des couches logicielles et matérielles indépendantes afin de pouvoir bloquer un comportement dangereux. Une nouvelle brique dans la stratégie de NVIDIA pour construire un écosystème complet autour de l’IA. Donald Trump mise sur l’autorégulation de l’IANous revenons sur la stratégie américaine consistant à privilégier les engagements volontaires des grands acteurs de l’IA plutôt qu’une réglementation fédérale détaillée. Le débat porte aussi sur l’emploi croissant du terme « superintelligence » et sur l’équilibre recherché aux États-Unis entre développement rapide de l’industrie, compétition internationale et contrôle des risques. La Californie conserve de son côté sa propre politique d’encadrement des entreprises du secteur. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 02 Oct 2026 - 43min - 1387 - Détecter la maladie avant les symptômes grâce aux objets connectés (🎤 Éric Carreel, Withings)
Les objets connectés ne se contentent plus de mesurer le poids ou le rythme cardiaque : ils ambitionnent désormais de détecter les premiers signes d’une maladie. 🎤 INTERVIEW : Éric Carreel - Cofondateur et président de WithingsL'essentiel- Plus on détecte tôt une maladie chronique, plus elle est réversible.- La santé préventive se passe à la maison.- Dans cinq ans, on ne parlera que de ça.================================= Vous venez de lancer votre nouveau pèse-personne connectée BodyScan 2, est-ce vraiment un outil de prévention médicale ?Oui. Le BodyScan 2 mesure bien sûr le poids, mais aussi la composition corporelle segmentale, la graisse viscérale et de nombreux paramètres cardiaques. Il mesure également la santé nerveuse. En combinant toutes ces données avec des études cliniques, nous pouvons construire des scores, notamment de résilience glycémique, qui permettent d’évaluer un risque lié à la glycémie et donc au diabète. L’intérêt est particulièrement important pour les personnes qui peuvent avoir un diabète sans encore le savoir. Plus on le détecte tôt, plus on se rapproche d’un stade où la maladie peut encore être réversible. La surveillance permanente ne risque-t-elle pas d'être anxiogène ?Le but n’est justement pas d’ajouter de la charge mentale. Nous essayons de concevoir des produits faciles à utiliser : une montre avec une longue autonomie ou simplement une balance sur laquelle on monte régulièrement. Les mesures s’accumulent silencieusement et permettent de connaître la valeur de base propre à chaque personne. On peut alors repérer le moment où un paramètre commence à décrocher, au lieu d’attendre qu’il sorte d’une norme générale. Cette mesure longitudinale permet de se rapprocher du début de la maladie et donc du moment où l’on peut agir le plus tôt. Jusqu’où peut aller le suivi médical avec des appareils grand public ?Nos appareils sont des dispositifs médicaux qui ont passé des certifications médicales en Europe et aux États-Unis. Avec BeamO, par exemple, on peut mesurer la température, enregistrer un électrocardiogramme, mesurer la saturation en oxygène et utiliser un stéthoscope. Nous avons ajouté des analyses des bruits des poumons et du cœur afin d’aider à déterminer s’il faut consulter. L’intérêt des objets connectés est aussi de pouvoir effectuer une mesure précisément au moment où l’on ressent quelque chose, puis de transmettre cet enregistrement à un médecin. L’IA va-t-elle finir par assurer une partie du suivi médical à domicile ?C’est déjà la direction prise aux États-Unis avec le programme ACCESS. Les mesures issues de nos appareils peuvent être analysées en permanence par l’IA, qui peut poser des questions complémentaires au patient et intervenir dans son accompagnement. L’objectif est d’utiliser le temps du médecin lorsqu’il est réellement nécessaire. Pour nous, la première étape a été la mesure longitudinale, la deuxième consiste à construire des scores et la troisième est d’accompagner les patients entre leur vie quotidienne et le système médical. À terme, même certains prélèvements aujourd’hui réalisés en laboratoire pourront être effectués à domicile. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 01 Oct 2026 - 17min - 1386 - iPhone pliable : la magie Apple justifie-t-elle les compromis ? (☕️ Grand Debrief 30/09/26)
Avec François Sorel (Tech&Co) et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet), on revient sur l'actualité du mois : le premier iPhone pliable d'Apple, les lunettes boostées à l'IA de Meta, les robots humanoïdes qui apprennent les tâches domestiques, la course à la puissance des ténors de l'IA. Avec Free Pro, le meilleur de Free pour les entreprises =============== iPhone pliable : un grand écran au prix de quels sacrifices ?L’iPhone pliable promet de réunir téléphone et tablette, mais on s’interroge sur les compromis évoqués face à l’iPhone 18 Pro Max : photo moins ambitieuse, retour de Touch ID et tarif nettement supérieur. L’expérience logicielle et l’adaptation des applications suffiront-elles à faire oublier ces concessions, ainsi que le poids et l’épaisseur du produit ? Un débat qui prolonge notre décryptage de l’arrivée du premier iPhone pliant. Lunettes connectées : Meta peut-il dépasser la méfiance ?Avec ses lunettes sans caméra, Meta s’attaque à un obstacle très concret : le malaise de ceux qui craignent d’être filmés à leur insu. François Sorel raconte son expérience des lunettes connectées au quotidien et s’enthousiasme pour les progrès des écrans immersifs, notamment les lunettes RayNeo qu’il teste comme un cinéma personnel. Retrouvez également notre tour d’horizon des lunettes et agents IA de Meta. Robots humanoïdes : des démonstrations aux vraies maisonsLes démonstrations de Figure AI montrent comment les robots peuvent apprendre des gestes domestiques en observant des humains, avant de se confronter à des logements différents. Des limites encore visibles : lenteur, échecs et incertitudes sur leur autonomie réelle, avec des conséquences potentiellement très concrètes dans une maison. On imagine un avenir où ces machines seraient louées plutôt qu’achetées, pour suivre leurs évolutions rapides sans supporter leur obsolescence. Peut-on vraiment ralentir la course à l’IA ?Les appels au ralentissement se heurtent à la concurrence entre entreprises et à la rivalité entre les États-Unis et la Chine. Néanmoins, un encadrement plus ferme pose la question d’un « bouton rouge » permettant d’interrompre des systèmes devenus incontrôlables, face aux risques de détournement et de contournement des règles. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 30 Sep 2026 - 1h 02min - 1385 - L’IA peut-elle nous aider à survivre au changement climatique ? (🎤 Julien Villeret, EDF)
Face au changement climatique, l’adaptation devient aussi stratégique que la décarbonation. Julien Villeret, directeur de l’innovation d’EDF, détaille les technologies capables d’anticiper les événements extrêmes, de mieux gérer l’eau et de rendre les infrastructures plus résilientes. 🎤 INTERVIEW : Julien Villeret - Directeur de l’innovation d’EDFEn partenariat avec EDF L'essentiel- La technologie permet aujourd’hui d’agir avant l’urgence.- Il faut créer de plus en plus de boucles fermées et vertueuses dans la consommation d’eau.- On ne peut pas avoir des solutions binaires.- On sera tourné vers l’anticipation et l’adaptation.================================= Comment les technologies peuvent-elles aider à s’adapter au changement climatique ?Les technologies permettent d’abord de mieux anticiper les événements climatiques. Nous pouvons croiser les données de capteurs au sol et les images satellites avec l’intelligence artificielle pour améliorer les prévisions. Les jumeaux numériques permettent ensuite de simuler différents scénarios et de voir comment des infrastructures ou des organismes peuvent réagir à une forte chaleur, un grand froid ou une tempête. Même si nous ne pouvons pas prédire l’avenir, détecter tôt permet de simuler les scénarios et d’agir avant l’urgence. La gestion de l’eau devient-elle un enjeu majeur de l’adaptation ?Oui, notamment avec la réutilisation et le recyclage de l’eau. L’objectif est de créer des boucles les plus fermées possibles afin de limiter la consommation. Nous avons par exemple investi chez EDF Pulse dans Chemdoc Water Technology, qui recycle des eaux industrielles pour leur donner une seconde vie. Les data centers développent également des solutions de refroidissement sans eau, avec des boucles fermées ou avec d’autres technologies, comme les bains de silicone. Comment les infrastructures peuvent-elles s’adapter à des phénomènes nouveaux ?Nous devons anticiper des événements auxquels nous sommes moins habitués, comme les invasions de méduses qui ont affecté certaines infrastructures cet été. Nous travaillons notamment sur des systèmes permettant de prévoir plusieurs jours à l’avance l’arrivée de bancs de méduses, grâce aux capteurs, aux modèles numériques et aux informations de terrain. Nous développons aussi des systèmes de protection capables de limiter leur arrivée sur les infrastructures. En 2050, comment continuerons-nous à vivre avec la hausse des températures ?Je pense que nous arriverons à vivre, parce que la résilience de l’espèce humaine est assez formidable. Nous serons davantage tournés vers l’anticipation et l’adaptation, avec notamment la reforestation urbaine, des bâtiments mieux adaptés aux fortes chaleurs, des réseaux plus résilients et des outils numériques permettant de tester différents scénarios avant d’agir. Mais il faudra continuer à lutter contre les énergies fossiles et à électrifier. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 30 Sep 2026 - 17min - 1384 - L’IA peut-elle vraiment détecter l’IA ? (🎤 Thomas Jacquesson, Lucide AI)
Les détecteurs d’IA peuvent-ils réellement identifier un texte généré par une machine ? Thomas Jacquesson, président de Lucide AI, explique comment ces outils sont entraînés et pourquoi leur verdict doit rester un indice, jamais une preuve. 🎤 INTERVIEW : Thomas Jacquesson - Président de Lucide AIL'essentiel- Les détecteurs d’IA ne seront jamais fiables à 100 %.- Claude ou ChatGPT ne peut pas dire si un texte a été produit par une IA ou pas.- Le détecteur d’IA, c’est un peu comme le détecteur de fumée.================================= Comment fonctionne un détecteur d’IA ?L’idée est de vérifier si un texte a été généré par une IA, en totalité ou en partie, ou si un humain est à l’origine du texte. Les premiers détecteurs fonctionnaient avec des règles basées sur des caractéristiques fréquemment observées dans les textes générés par les IA. Les meilleurs détecteurs actuels sont entraînés avec des centaines de milliers de textes dont on connaît l’origine. L’IA apprend ainsi à distinguer mathématiquement les textes humains des textes générés par des machines. Il n’y a pas de watermark ni de marque secrète dans le texte. Pourquoi les détecteurs peuvent-ils donner des résultats différents ?Les différences peuvent venir des méthodes d’entraînement. Certains outils peuvent être davantage fondés sur des règles ou avoir été moins entraînés sur certains styles d’écriture. Nous avons nous-mêmes un taux général de bonne réponse autour de 97 %, avec un taux de faux positifs inférieur à 1 %. Mais tous les détecteurs peuvent se tromper, y compris le nôtre. La précision dépend notamment du registre d’écriture et de la quantité de texte disponible. Pourquoi faut-il se méfier d’un verdict présenté comme une preuve ?Un détecteur ne sera jamais fiable à 100 %, notamment parce que la langue évolue en permanence et que les IA évoluent elles aussi. Les textes courts sont également difficiles à analyser : il faut au bas mot 300 à 400 mots pour disposer de suffisamment de matière. Dans l’éducation, nous recommandons donc de ne pas considérer le résultat comme une preuve, mais comme un indice qui doit conduire à interroger l’étudiant et à vérifier s’il maîtrise réellement le sujet. C’est une démarche de levée de doute. Comment éviter les erreurs sur des textes anciens ou des styles particuliers ?Il faut entraîner les modèles sur des écrits anciens et sur des styles différents. Nous avons déjà rencontré des cas où une ancienne version de notre modèle accusait à tort des écrivains ou des textes anciens. La longueur du texte joue aussi beaucoup : un poème peut être trop court pour permettre un verdict fiable. C’est pourquoi nous affichons, comme nos concurrents, un indice de confiance fortement lié à la longueur du texte fourni. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 29 Sep 2026 - 21min - 1383 - Écrire un livre avec ChatGPT : est-ce vraiment un scandale ? (📆 L'HEBDO 26/09/26)
L'affaire Thélyson Orélien met la littérature face au défi de l'IA • Les détecteurs d'IA sont-ils fiables ? • Meta lance de nouvelles lunettes connectées et mise sur son agent Muse • Trump rebaptise l’IA • Les appels à une gouvernance mondiale de l’IA se multiplient • Les robots humanoïdes s’essayent au ménage • EDF explore les technologies pour mieux gérer l’eau • Withings mise sur la prévention avec sa nouvelle balance connectée. ⭐️ Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web 👉 Cliquez ici =============== Affaire Thélyson Orélien : que prouvent les détecteurs d’IA ?Le roman C’était ça ou mourir, de Thélyson Orélien, se retrouve au cœur d’un scandale après des analyses réalisées avec le détecteur Pangram. Thomas Jacquesson, président de Lucide.ai, explique comment ces outils apprennent à distinguer les textes humains des productions automatiques et pourquoi ils peuvent se tromper. Son message est clair : un résultat de détection constitue un indice à examiner, pas une preuve suffisante pour accuser un auteur ou un étudiant. Écrire avec l’IA : assistance ou tromperie ?Avec Bruno Guglielminetti, de Mon Carnet, on élargit le débat et on s'interroge sur l'usage de l'IA dans la création artistique. Assistance intellectuelle, correction, réécriture ou génération de passages entiers : où placer la frontière, et un label permettrait-il réellement d’y voir plus clair ? Meta veut installer l’IA sur votre nezÀ l’occasion de Meta Connect 2026, Meta multiplie les annonces : Meta VR Glasses, Ray-Ban Meta Audio sans caméra, troisième génération de Ray-Ban Meta et arrivée des Display en France. Le groupe mise également sur son agent personnel Muse et sur le médaillon Muse Charm pour rendre l’intelligence artificielle accessible sans sortir son smartphone. Even Realities : un écran dans les lunettes, sans caméraLes G2 d’Even Realities illustrent une autre approche des lunettes connectées, avec un affichage intégré et des microphones, mais sans caméra. Traductions, assistance pendant les conversations et comptes rendus de réunions figurent parmi les usages évoqués, sur un marché où des produits très différents cohabitent sous la même appellation. Trump invent la « super intelligence »Donald Trump veut remplacer l’expression « intelligence artificielle » par « super intelligence » dans la communication officielle américaine. Un changement de vocabulaire qui soulève une question de fond : faut-il présenter ces systèmes comme une intelligence supérieure à celle des humains ? Vers une gouvernance mondiale de l’IA ?Des interventions de Sam Altman et Dario Amodei à l’ONU aux prises de position du pape Léon XIV et d’Emmanuel Macron, l’encadrement de l’IA s’impose dans le débat international. Derrière ces appels, une même préoccupation : préserver le contrôle humain et éviter que cette technologie ne se concentre entre quelques mains. Quand une hallucination d’IA déclenche un incident militaireL’émission revient sur un rapport du renseignement américain généré avec l’aide d’une IA, qui aurait attribué à tort à un navire chinois le transport de composants nucléaires. Ce mélange d’informations réelles et d’éléments erronés illustre les risques d’une confiance excessive dans les systèmes utilisés pour éclairer des décisions militaires. Les robots humanoïdes à l’épreuve du ménage non programméRanger une pièce, plier des serviettes et faire un lit : Figure confronte ses robots humanoïdes à des logements qu’ils ne connaissent pas. Avec un taux de réussite annoncé de 56 %, cette expérience montre les progrès de l’apprentissage par observation, mais aussi le chemin restant avant une véritable autonomie domestique. iOS 27 : l’IA fait évoluer votre iPhoneAvec iOS 27, Apple enrichit les possibilités de modification des images, de la suppression d’éléments à l’extension du cadre et au repositionnement du point de vue. L’épisode fait également le point sur les évolutions de Photos, de Messages et du contrôle parental, ainsi que sur les restrictions européennes évoquées pour certaines fonctions d’IA. Eau, data centers et nucléaire : les pistes technologiques d’EDFRecyclage des eaux industrielles avec Chemdoc Water Technologies, refroidissement des data centers et adaptation des centrales aux températures des cours d’eau : plusieurs innovations cherchent à réduire la pression sur la ressource. L’entretien aborde aussi les invasions de méduses et les outils permettant d’anticiper leur arrivée près des prises d’eau des centrales, avec Julien Villeret, directeur de l’innovation d’EDF [PARTENARIAT] Withings : une balance pour mieux anticiper les risques de santéÉric Carreel, cofondateur et président de Withings, présente la Body Scan 2 et ses mesures de composition corporelle, de santé cardiovasculaire et nerveuse. Il explique comment leur combinaison permet d’établir un score de risque de dérégulation glycémique et défend une prévention fondée sur un suivi régulier à domicile. Pour prolonger le sujet, retrouvez notre précédent entretien avec Éric Carreel sur les objets connectés et l’IA en santé. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sat, 26 Sep 2026 - 1h 00min - 1382 - Meta lance ses lunettes et ses agents IA à l’assaut du quotidien (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 25/09/26)
La littérature face aux détecteurs d’IA · Meta dévoile une avalanche de nouvelles lunettes connectées · Muse veut transformer l’IA en véritable assistant personnel · Les patrons d’OpenAI et d’Anthropic alertent sur les risques de l’IA tout en lançant de nouveaux modèles · Mon Carnet fête ses 10 ans. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) =============== Un roman peut-il encore être « authentiquement » humain ?L’affaire Thélison Aurélien relance le débat sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la littérature, après des accusations selon lesquelles son roman aurait été largement généré par IA. Au cœur de la polémique, les détecteurs d’IA comme Pangram, dont les résultats peuvent constituer une alerte mais pas une preuve absolue, et une question plus large : jusqu’où un écrivain peut-il utiliser l’IA sans remettre en cause la responsabilité et l’intention qui fondent son œuvre ? Meta veut réinventer les lunettes connectéesÀ l’occasion de Meta Connect, Meta a présenté une impressionnante gamme de nouvelles lunettes et dispositifs connectés. Parmi les annonces, un casque léger de réalité mixte, de nouvelles Ray-Ban sans caméra davantage centrées sur l’audio, ainsi que les Ray-Ban Display qui doivent désormais arriver au Canada, au Royaume-Uni et en France. Muse, l’agent IA qui veut agir à votre placeBruno Guglielminetti raconte son expérience de Muse, présenté par Meta comme un agent personnel capable de proposer spontanément des tâches et d’effectuer certaines opérations sur Internet. L’agent dispose de son propre environnement informatique et peut désormais, sur Mac, intervenir directement sur l’ordinateur de l’utilisateur, ouvrant la voie à une nouvelle génération d’assistants capables d’agir plutôt que de simplement répondre. Meta veut mettre l’IA partoutAvec Muse, les lunettes connectées et un petit dispositif baptisé Muse Charm, Meta cherche à installer l’intelligence artificielle dans les usages quotidiens plutôt qu’à la cantonner aux conversations avec un chatbot. Cette stratégie s’appuie sur l’immense écosystème de Meta et pourrait donner à des centaines de millions d’utilisateurs un accès direct à des agents capables d’agir pour eux. L’IA doit-elle ralentir ?Sam Altman et Dario Amodei se sont exprimés devant les Nations Unies pour appeler à une coopération internationale et à un cadre mondial destiné à encadrer les risques liés à l’intelligence artificielle. Un discours qui contraste avec l’accélération permanente du secteur, alors qu’Anthropic et OpenAI continuent parallèlement de présenter de nouveaux modèles toujours plus puissants. Mon Carnet fête ses 10 ansBruno Guglielminetti annonce une émission spéciale de Mon Carnet consacrée aux dix années d’évolution de la technologie et aux grandes transformations vécues durant cette décennie. L’équipe au complet se joint à lui pour revenir sur cette histoire, avec Jérôme Colombain également de la partie. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 25 Sep 2026 - 46min - 1381 - Pourquoi les patrons de l’IA crient au danger… et accélèrent ? (🔎 Zoom Tech) »
Les dirigeants des grands laboratoires d’IA multiplient les alertes sur les risques de leurs propres technologies tout en poursuivant la course aux modèles toujours plus puissants. Derrière ce paradoxe se mêlent inquiétudes réelles, compétition économique, intérêts commerciaux et rivalité géopolitique. Une course impossible à ralentirPourquoi Dario Amodei, Sam Altman ou Elon Musk alertent-ils régulièrement sur les dangers de l’intelligence artificielle tout en continuant à développer des modèles toujours plus puissants ? Le paradoxe peut s’expliquer par plusieurs mécanismes qui se superposent. Chez Anthropic, Dario Amodei défend notamment l’idée que des IA très puissantes pourraient accélérer les découvertes scientifiques et médicales, tout en présentant des risques considérables. Dans cette logique, arrêter seul le développement serait contre-productif : chaque acteur craindrait de se faire dépasser par ses concurrents. C’est le classique « dilemme du prisonnier » : une coopération permettant de ralentir collectivement pourrait être bénéfique, mais chaque entreprise a intérêt, individuellement, à poursuivre la course. La sécurité peut aussi devenir un enjeu commercialLes alertes sur les risques peuvent également renforcer la perception de la puissance technologique de ces entreprises auprès des investisseurs et du marché. Dans le même temps, les acteurs qui disposent déjà des moyens techniques et financiers nécessaires pour développer des modèles avancés sont aussi particulièrement bien placés pour participer à la définition des règles de sécurité. Cela pose une question de gouvernance : des normes très complexes pourraient-elles favoriser les entreprises déjà installées au détriment de nouveaux concurrents ? C’est notamment l’un des sujets de tension autour de la régulation de l’IA en Europe. L’ombre de la rivalité entre les États-Unis et la ChineÀ cette compétition entre entreprises s’ajoute une dimension géopolitique. La course à l’IA est également présentée comme un enjeu stratégique entre les États-Unis et la Chine : ralentir son propre développement sans garantie que l’autre camp fasse de même paraît particulièrement difficile. Le résultat est un paradoxe supplémentaire : les mêmes acteurs peuvent considérer que l’IA représente un risque majeur tout en estimant qu’il est nécessaire de rester à la pointe pour ne pas laisser cette technologie stratégique à un concurrent. Qui doit contrôler ceux qui développent l’IA ?Les alertes sur les risques ne sont pas nécessairement incompatibles avec la poursuite du développement. OpenAI décrit par exemple différentes méthodes d’évaluation et de protection de ses modèles, tandis que l’entreprise publie régulièrement ses travaux sur la sécurité. Mais une question demeure : peut-on laisser aux entreprises qui construisent, commercialisent et évaluent ces systèmes le soin de définir seules les limites à ne pas franchir ? Leur expertise est indispensable, mais la question de l’IA dépasse désormais largement le cadre des seuls laboratoires qui la développent. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 24 Sep 2026 - 05min - 1380 - Incendies, eau, énergie : les technologies qui renforcent la résilience climatique (🎤 Patrice Duboé, Capgemini)
Les effets du changement climatique touchent désormais directement les entreprises et leurs chaînes d’approvisionnement. Patrice Duboé explique comment capteurs, IA, satellites et réseaux intelligents peuvent contribuer à renforcer leur résilience. 🎤 INTERVIEW : Patrice Duboé - Directeur Innovation Europe du Sud chez CapgeminiEn partenariat avec Capgemini L’essentiel- Aujourd’hui, les entreprises doivent s’adapter pour être résilientes.- Les solutions sont là pour détecter plus rapidement les fuites d’eau.- On voit qu’il y a plein de techno qui avancent.- Le monitoring, la supervision des réseaux permet d’optimiser les process.================================= Le climat est-il devenu un enjeu direct pour les entreprises ?Oui. Pour moi, 2026 est malheureusement une année charnière. Aujourd’hui, personne ne peut nier les impacts du climat. Dans notre étude, 87 % des managers interrogés dans le monde disent que leur organisation a été impactée par le climat. Les chaînes d’approvisionnement sont directement concernées par les incendies, les inondations, les tempêtes ou les autres événements extrêmes. Les entreprises doivent donc désormais se préparer et devenir plus résilientes. Quelles technologies permettent déjà de prévenir ou de limiter certains risques climatiques ?On a aujourd’hui des solutions concrètes. Des milliers de capteurs peuvent être déployés dans les forêts avec des solutions satellites pour détecter presque en temps réel les incendies. Pour l’eau, des caméras et des ultrasons permettent de détecter les fuites dans les réseaux. Dans l’énergie, les réseaux intelligents permettent d’adapter la consommation à la production. On voit donc des technologies qui permettent déjà de mieux gérer les ressources et de prévenir certains risques. L’intelligence artificielle peut-elle aussi devenir un outil au service du climat ?On passe progressivement des très grands modèles de langage à des modèles plus ciblés et moins consommateurs en ressources. L’Edge AI et l’Edge Cloud permettent aussi de faire fonctionner certains modèles localement. Dans les entreprises, l’IA peut surtout permettre d’optimiser les processus. Nous avons par exemple déployé en Inde un Energy Command Center qui pilote en temps réel les sources d’énergie, les consommations et la production photovoltaïque. Cela a permis de réduire de 30 % la consommation énergétique. Quelles innovations montrent que la transition est déjà en cours ?On voit des projets très concrets dans différents domaines. Dans le maritime, des ailes de kite de plusieurs centaines de mètres carrés peuvent assister les moteurs des cargos et réduire leur consommation. L’aile est pilotée dynamiquement par des moteurs et de l’IA. Sur les réseaux électriques, les smart grids permettent de mieux adapter la consommation à la production et de réfléchir à l’utilisation des batteries des voitures. Ce sont des technologies qui avancent déjà. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 23 Sep 2026 - 14min - 1379 - Des réseaux capables de se réparer tout seuls (🎤 Christophe Batiard, Huawei Europe)
À Shanghai, Huawei dévoile sa vision des réseaux de demain, capables d’analyser les incidents en temps réel et, dans certains cas, de se reconfigurer automatiquement. 🎤 INTERVIEW : Christophe Batiard - CTO de Huawei EuropeEn partenariat avec Huawei, à l'occasion de Huawei Connect L'essentiel- Les réseaux sont analysés en temps réel et l'IA peut prévenir un humain lorsqu'il y a un problème.- Avec le Wi-Fi 7 Advanced développé par Huawei, nous sommes au-delà de la norme officielle.- Les robots, pour nous, sont juste des objets connectés supplémentaires.================================= Comment l'IA intervient -elle dans la gestion des réseaux télécoms et du cloud chez Huawei ? Aujourd’hui, avec notre ensemble de solutions Stellar AI, les réseaux sont analysés en temps réel grâce à des logiciels algorithmiques d’intelligence artificielle. Ils peuvent créer des alertes ou rediriger automatiquement du trafic pour éviter les pertes de paquets et les interruptions. On peut aussi avoir des agents capables d’interagir directement avec les contrôleurs réseau pour reconfigurer le réseau. En Europe, l’agent peut signaler à un humain qu’une intervention est nécessaire. En Chine, il peut intervenir seul. Quels sont les avantages concrets ?Cela permet notamment de prioriser certains flux. Dans un hôpital, par exemple, on peut donner la priorité au monitoring d’un patient, à la télémédecine ou à l’imagerie plutôt qu’à un flux moins critique. Dans l’éducation, il faut aussi gérer plusieurs centaines de personnes connectées simultanément et prioriser certains usages. Dans les centres logistiques, les robots ne peuvent pas supporter les pertes de paquets ni la latence. Le réseau doit donc être capable de leur garantir cette continuité. Dans les data centers, l'IA est donc au service de l'IA ? Oui, car nous utilisons l’intelligence artificielle pour améliorer le réseau, notamment pour les calculs HPC et les entraînements d’IA. On étudie ce qui sort des GPU afin de savoir comment gérer le trafic dans le réseau et éviter les plantages. Quand un entraînement doit durer plusieurs jours, un arrêt du réseau peut obliger à recommencer le calcul. On a donc redesigné les réseaux pour ces usages, avec des technologies capables de fonctionner sur des clusters de plus de 1 000 nœuds. Au-delà des data centers, vous semblez miser à fond sur le Wi-Fi ?En effet. Nous avons développé des versions avancées du Wi-Fi 7 qui améliorent considérablement la qualité de service et offre des fonctionnalités supplémentaires. Dans les magasins, par exemple, le Wi-Fi peut permettre de connecter les appareils et de suivre le parcours d’un client qui utilise volontairement son smartphone. On peut aussi digitaliser en temps réel les magasins pour améliorer la gestion des stocks. Et lorsqu’on ajoute des dizaines de milliers de devices, l’automatisation devient indispensable parce qu’un humain seul ne peut pas les gérer. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 22 Sep 2026 - 21min - 1378 - IA : la bataille des modèles fermés contre les modèles ouverts (📆 L'HEBDO 19/09/26)
Les géants américains de l’IA appellent à ralentir, sur fond de bataille entre modèles propriétaires et ouverts • Snap dévoile de nouvelles lunettes de réalité augmentée • Revolut livre par erreur les données de 700 clients à des escrocs • L’Europe veut durcir l’accès des mineurs aux réseaux sociaux • À Shanghai, Huawei mise sur l’IA pour automatiser les réseaux • Capgemini analyse comment la technologie peut aider les entreprises face au dérèglement climatique. ⭐️ Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web 👉 Cliquez ici (Exceptionnellement, pas de version longue de L'Hebdo cette semaine) =============== IA : pourquoi les géants veulent-ils ralentir ?Dario Amodei, Sam Altman et Elon Musk appellent à mieux encadrer, voire ralentir, le développement des IA les plus puissantes, tandis que d’autres acteurs soupçonnent derrière ces alertes des enjeux économiques et concurrentiels. Le débat oppose aussi de plus en plus les modèles propriétaires aux IA ouvertes, notamment défendues par des acteurs comme Hugging Face, Mistral ou NVIDIA. Snap relance la bataille des lunettes de réalité augmentéeSnap présente une nouvelle génération de lunettes de réalité augmentée dotées d’un affichage couleur, de verres électrochromiques et d’environ quatre heures d’autonomie. En France, Orange doit assurer la connectivité mobile via un étui équipé d’une carte SIM, tandis que certaines fonctions d’intelligence artificielle ne devraient pas être disponibles immédiatement. Revolut piégée par de faux représentants de l’administrationRevolut a transmis par erreur les données personnelles d’environ 700 clients à des escrocs se faisant passer pour une administration italienne. Noms, coordonnées, documents d’identité ou selfies ont notamment été compromis, faisant peser sur les personnes concernées des risques accrus de phishing et d’usurpation d’identité. Réseaux sociaux : l’Europe veut mieux protéger les mineursLa Commission européenne travaille sur un nouveau cadre commun destiné à limiter l’accès des plus jeunes aux réseaux sociaux et à imposer davantage de sécurité « par conception » aux plateformes. Le seuil d’âge reste débattu, entre une interdiction avant 13 ans envisagée au niveau européen et la volonté française de fixer une majorité numérique à 15 ans. Yoshua Bengio veut une IA sans « agenda caché »Dans le Débrief transatlantique, Bruno Guglielminetti, Mon Carnet, explique comment le chercheur Yoshua Bengio séduit avec sa LoiZéro (LawZero), une approche visant à créer une intelligence artificielle avancée dépourvue d’objectifs propres, dont les prédictions seraient transparentes, vérifiables et auditables. LawZero a annoncé le 16 septembre un engagement conjoint du Canada et de l’Allemagne pouvant atteindre 300 millions de dollars pour soutenir ses recherches sur une IA conçue autour de la sécurité. À Shanghai, Huawei met l’IA au cœur des réseauxDepuis Huawei Connect à Shanghai, Christophe Batiard, CTO Europe de Huawei, présente les évolutions des réseaux, data centers et infrastructures pilotées par intelligence artificielle. Agents capables de détecter des anomalies et de reconfigurer le trafic, Wi-Fi 7 Advanced et détection de présence par réflexion des ondes illustrent la convergence croissante entre réseaux physiques et systèmes intelligents. [PARTENARIAT] Climat : quand la tech devient aussi une solutionPatrice Dubois, directeur Innovation Europe du Sud de Capgemini, revient sur les tensions entre l’essor de l’IA et les engagements environnementaux des entreprises. Le rapport « A World in Balance 2026: The resilience reset » montre que 87 % des organisations interrogées ont subi des perturbations de leur chaîne d’approvisionnement liées au climat ; satellites, capteurs, IA locale ou supervision énergétique peuvent parallèlement contribuer à prévenir les incendies, détecter les fuites d’eau et réduire les consommations. [PARTENARIAT] Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sat, 19 Sep 2026 - 54min - 1377 - Stopper l'IA ? En tout cas, on est à un tournant (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 18/09/26)
Le débat sur les risques de l’IA oppose modèles fermés et IA ouvertes • Yoshua Bengio défend une IA "sans agenda" et reçoit le soutien du Canada et de l’Allemagne • A Shanghai, Huawei Connect dévoile l’ampleur de l’écosystème technologique chinois Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet moncarnet.com) =============== IA : le grand moment de basculeNous revenons sur la multiplication des alertes entourant les intelligences artificielles les plus puissantes. Ils s’interrogent notamment sur les motivations économiques et stratégiques des dirigeants de Anthropic, OpenAI et xAI lorsqu’ils mettent publiquement en avant les risques des systèmes qu’ils développent, dans un contexte où financement, régulation et compétition internationale se mêlent étroitement. IA propriétaire contre IA ouverteUne autre fracture se dessine entre grands modèles propriétaires et écosystèmes plus ouverts. Mistral AI, Hugging Face et les modèles chinois incarnent cette seconde voie, tandis que Jensen Huang et NVIDIA apparaissent comme des acteurs majeurs de cet écosystème ouvert. Pour Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti, cette opposition pourrait devenir l’un des principaux terrains de compétition de l’IA mondiale. Yoshua Bengio veut une IA sans « agenda »Au Canada, Yoshua Bengio — LoiZéro et Mila travaille sur une approche différente des systèmes agentiques actuels : une intelligence artificielle conçue pour comprendre et prédire sans poursuivre ses propres objectifs. LoiZéro formalise notamment cette approche avec son « Scientist AI » et l’étude Safety from Honesty in a Disinterested AI Predictor. Canada et Allemagne mettent jusqu’à 300 millions sur la table pour soutenir le projet. Et aussi... Shanghai, vitrine grandeur nature de HuaweiCoup d'oeil sur Shanghai où je me trouve pour Huawei Connect 2026, la grand-messe annuelle de Huawei consacrée cette année notamment aux infrastructures d’IA. Au-delà des smartphones, le groupe expose son immense écosystème dans les télécoms, les centres de données, les transports ou encore le commerce, avec une présence remarquée de la robotique. Une Chine déjà largement dématérialisée. Paiements par QR code avec Alipay ou WeChat, déplacements avec DiDi, véhicules électriques et robots de livraison jusque dans les hôtels... Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 18 Sep 2026 - 30min - 1376 - Les neurones topologiques : la nouvelle architecture d’IA qui veut comprendre le monde humain (🎤 Hugo Micheron et Antoine Jardin, Arlequin AI)
Arlequin AI veut développer une nouvelle architecture d’intelligence artificielle fondée sur les réseaux de neurones topologiques. Son ambition : exploiter les connexions entre les données pour rendre l’analyse massive plus précise, traçable et auditable. 🎤 INTERVIEW : Hugo Micheron (CEO) et Antoine Jardin (CTO), d'Arlequin AIL’essentiel- Nous travaillons sur des sujets où la probabilité ne suffit pas. - Les phénomènes sociaux ont des formes topologiques.- L’Europe doit innover et créer de nouvelles architectures de modèles.================================= Pourquoi développer une nouvelle architecture d’IA ?Antoine Jardin : Les modèles d’IA majoritaires reposent aujourd’hui beaucoup sur les modèles de langage et nécessitent énormément de données et de calculs. Notre approche consiste à utiliser des réseaux de neurones topologiques dédiés à la connexion entre les points d’information. Cela permet d’être plus flexible, plus efficient, mais aussi complètement auditable et traçable. Hugo Micheron : Nous partons de cas d’usage auxquels les modèles actuels ne permettent pas toujours de répondre. Notre objectif est de comprendre la structure et les dynamiques des données, notamment lorsqu’elles sont massives et hétérogènes. C’est une autre architecture d’IA, complémentaire des modèles de langage et des World Models. Concrètement, que permettent les neurones topologiques ?Hugo Micheron : Prenons la fraude bancaire. Une série de transactions peut être parfaitement légale prise individuellement : A donne 100 000 euros à B, B à C, C à D et D à A. Ce qui est illégal, c’est le schéma global. Nos modèles cherchent automatiquement cette circularité dans la connectivité. On peut ainsi préqualifier le problème et accéder beaucoup plus rapidement à l’information pertinente. Antoine Jardin : C’est la même logique pour l’investigation. Un enquêteur relie des personnes, des lieux, des documents et des faits pour faire émerger une démonstration. Nous voulons automatiser ces connexions sur des volumes de données qu’un humain ne pourrait pas traiter seul, tout en conservant la possibilité de retracer les éléments de preuve. Ces modèles peuvent-ils aussi contribuer à rendre l’IA plus sûre ?Hugo Micheron : Il y a aujourd’hui une partie du développement de l’IA que nous ne maîtrisons pas complètement. S’il existe un nouveau pouvoir lié aux algorithmes, il faudra probablement des contre-pouvoirs, notamment d’autres algorithmes capables d’encadrer leurs effets néfastes. Nous réfléchissons donc aussi à l’application de nos modèles à l’AI safety. Antoine Jardin : Nos modèles sont conçus pour être transparents et vérifiables. La nature des procédures mathématiques utilisées permet de contrôler et de certifier leur comportement. C’est particulièrement important dans les domaines où la sécurité, l’auditabilité et les enjeux critiques sont essentiels. Où en est aujourd’hui Arlequin AI ?Hugo Micheron : Nous sommes une cinquantaine de chercheurs et collaborateurs, avec une trentaine de clients dans quatre pays européens. Nous avons levé 28 millions d’euros et développons des bureaux en Allemagne et en Angleterre, avec un laboratoire de recherche en IA lancé à San Francisco. Notre plateforme est déjà déployée sur différents cas d’usage. Antoine Jardin : Nous avons déjà réalisé des modèles à petite échelle. L’enjeu maintenant est de leur permettre de passer à l’échelle et de tirer toute la valeur de cette nouvelle architecture. Notre objectif est de créer à grande échelle des réseaux de neurones topologiques. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 16 Sep 2026 - 28min - 1375 - Shadow transforme n’importe quel PC en machine puissante grâce au cloud (🎤 Bruno Pennes et Boris Lecoeur, Shadow)
Shadow permet aujourd’hui d’utiliser un PC puissant à distance depuis presque n’importe quel appareil, du vieux laptop au smartphone. L’entreprise veut aussi valoriser son infrastructure GPU pour l’inférence IA lorsque les joueurs ne l’utilisent pas. 🎤 INTERVIEW : Bruno Pennes, Responsable marketing & Boris Lecoeur, Directeur Général de ShadowL’essentiel- Shadow tourne sur n'importe quelle plateforme (ordinateur, smartphone, etc.).- Le système fonctionne dans le navigateur Web. - La seule limite est celle de la connexion Internet. Comment prétendez-vous transformer une machine peu puissante en PC performant ?Bruno Pennes : La spécificité de Shadow, c’est de prendre un PC, de le mettre dans un data center et de le streamer vers l’utilisateur, quel que soit son appareil. Aujourd’hui, une machine qui sait décoder de la vidéo sans latence peut faire tourner Shadow. Par exemple, nous avons fait le test sur un PC de base fourni aux collégiens et lycéens par la région Île-de-France et nous pouvons aliment pour faire tourner Shadow sur un écran en 4K. Avec un bon Wi-Fi, la latence est d’à peine 10 millisecondes. Quels usages au-delà du gaming ?Bruno Pennes : Le gaming reste dans notre ADN, mais Shadow permet aussi de faire du montage vidéo, de la 3D ou de l’IA. Nous fournissons notamment des cartes graphiques professionnelles avec davantage de mémoire vidéo. Cela permet de produire des scènes 3D plus denses et de charger des modèles d’IA plus importants. L’utilisateur peut aussi installer ses propres outils et retrouver un véritable environnement Windows. Vous utilisez également l'infrastructures de Shadow pour l’IA. De quelle manière ?Boris Lecoeur : Nous venons du cloud gaming et cela reste un ADN très fort. Mais depuis le rachat par Octave Klaba et Synfonium en 2021, nous sommes entrés dans une phase plus industrielle et technologique. Les gamers utilisent massivement notre infrastructure entre 18 heures et 23 heures. Mais, le reste de la journée, elle est beaucoup moins utilisée. Nous pouvons donc valoriser cette infrastructure en faisant tourner principalement des workloads d’inférence IA. Nous pouvons adapter l’utilisation de nos infrastructures en fonction des horaires et des régions du monde. Site officiel : https://shadow.tech/fr/ Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 15 Sep 2026 - 19min - 1374 - L'IA peut-elle vraiment anéantir l'humanité ? (📆 L'HEBDO 12/09/26)
Apocalypse par l’IA : IA : faut-il croire les semeurs de peur ? • Apple lance l’iPhone Duo pliant • OpenAI bat un record en maths • Meta dévoile son agent Muse • Revolut teste le paiement par IA • Mistral lève 3 milliards • Faux départ pour la brosse à dents Dyson • Shadow ressuscite les vieux PC par le cloud • Arlequin AI invente les neurones topologiques ⭐️ Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web 👉 Cliquez ici =============== L’iPhone Duo, le pliant selon AppleApple dévoile son premier iPhone pliant, l’iPhone Duo : écran interne de 7,6 pouces, format compact et prix à partir de 2 339 euros. Une prouesse de design, mais aussi une machine à compromis face aux iPhone 18 Pro, notamment sur la photo et l’abandon de Face ID au profit de Touch ID. Avec Bruno Guglielminetti, de Mon Carnet, on se demande si Apple peut enfin faire décoller un marché des smartphones pliants encore marginal. À écouter aussi : le Débrief Transatlantique consacré au nouvel iPhone pliant. Quand l’Apple Watch se souvient à votre placeApple présente aussi Live Rewind et Siri Recap, deux fonctions destinées à retrouver les dernières secondes d’une conversation ou à résumer les échanges d’une journée. Des usages qui rapprochent l’Apple Watch des appareils et applications de prise de notes automatique, avec des questions évidentes de confidentialité — et une disponibilité européenne qui n’est pas prévue au lancement. OpenAI s’attaque à l’un des grands problèmes des mathématiquesOpenAI annonce qu’un système d’IA interne a produit une solution au problème d’existence et de régularité de Navier-Stokes, l’un des célèbres « problèmes du millénaire », accompagnée d’une formalisation dans Lean. L’annonce a aussitôt suscité un débat sur la proximité avec des travaux mathématiques concurrents ; OpenAI affirme, après enquête, que les travaux de Buckmaster n’ont pas pu influencer son système. Meta lance Muse, son agent IA personnelMeta passe du chatbot à l’agent avec Muse, capable d’envoyer des e-mails, préparer des voyages ou réaliser des achats. L’agent fonctionne dans une machine virtuelle dédiée, Muse Secure VM, avec un second agent de contrôle baptisé Sentinel ; Meta précise notamment qu’une confirmation humaine est requise pour les actions sensibles comme l’envoi d’un e-mail ou un achat. Muse commence son déploiement aux États-Unis. En France, l’IA commence à payerRevolut et Visa annoncent avoir réalisé en France un premier paiement sécurisé en conditions réelles initié par un assistant alimenté par l’IA. L’expérience vise à préparer un futur où des agents pourraient rechercher un produit et prendre en charge une partie croissante de l’acte d’achat, tout en conservant des mécanismes d’autorisation et de sécurité. Mistral lève 3 milliards et muscle ses infrastructuresMistral AI annonce une levée de 3 milliards d’euros destinée notamment à renforcer ses capacités d’infrastructure en Europe. Au-delà de la course aux modèles, la pépite française affirme ainsi une stratégie d’IA souveraine reposant aussi sur les capacités d’inférence et les infrastructures européennes. Faux départ pour la brosse à dents CameraJet de DysonÀ peine lancée, la Dyson CameraJet, étonnante brosse à dents équipée d’une caméra et d’un système de jet interdentaire piloté par machine learning, se retrouve indisponible. Dyson met officiellement en avant une rupture de stock, tandis que des premiers utilisateurs ont signalé des dysfonctionnements ; la marque reconnaît des problèmes sur certains premiers exemplaires sans les relier au retrait commercial évoqué dans l’émission. Au Brésil, un lycéen met une IA contre le réchauffement des villesÀ Palmas, le lycéen de 16 ans Isaac Carvalho Borges a développé un outil d’intelligence artificielle destiné à repérer les micro-îlots de chaleur urbains à partir notamment de données satellites, de température et de végétation. Son projet, récompensé par un prix de 12 500 dollars, doit être proposé en open source et gratuitement aux organismes publics locaux (source). « L’IA pourrait tous nous tuer » : que valent ces alertes ?La démission de Jacob Coxon d’Anthropic remet brutalement les risques existentiels de l’IA au centre du débat : l’ancien chercheur d’OpenAI et d’Anthropic accuse les grands laboratoires de foncer vers une superintelligence capable de s’améliorer elle-même. Evan Hubinger, responsable de l’Alignment Science chez Anthropic, évoque de son côté une probabilité supérieure à 10 % que l’IA puisse provoquer la disparition de l’humanité dans la décennie. Avec Bruno Guglielminetti, de Mon Carnet, nous examinons les scénarios envisagés — perte de contrôle, cyberattaques ou détournements biologiques — mais aussi le paradoxe de chercheurs qui alertent tout en travaillant au développement de systèmes toujours plus puissants. Shadow veut remplacer votre vieux PC par le cloudShadow PC propose de transformer un Mac, un vieux PC ou même une machine très modeste en ordinateur Windows puissant grâce au streaming depuis ses data centers. Bruno Pennes, responsable marketing de Shadow, fait la démonstration d’usages allant du gaming à Blender, au montage vidéo et à l’IA, tout en rappelant la principale contrainte du système : une connexion Internet stable et une latence suffisamment faible. Arlequin AI veut inventer une troisième voie pour l’IAAprès les LLM et les « world models », Arlequin AI mise sur les réseaux de neurones topologiques, conçus pour analyser les connexions entre de grandes masses de données complexes. Hugo Micheron, CEO et cofondateur d’Arlequin AI, et Antoine Jardin, CTO et cofondateur d’Arlequin AI, expliquent comment cette architecture peut notamment détecter des schémas de fraude, rendre les analyses traçables et proposer des systèmes plus auditables ; la startup vient de lever 28 millions d’euros pour accélérer cette approche (écouter aussi : Arlequin AI sur Monde Numérique). Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sat, 12 Sep 2026 - 50min - 1373 - Apple fera-t-il décoller le pliant ? (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 11/09/26)
Cette semaine : un iPhone pliant à près de 2 000 dollars, l’intelligence artificielle menacerait l’humanité, Meta lance son agent IA, des téléviseurs LG soupçonnés de surveiller leurs utilisateurs… Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) =============== Apple dévoile son premier iPhone pliantApple présente enfin son premier smartphone pliant, après plusieurs années de développement. Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti analysent le design de l’appareil, son format portefeuille, son prix, ses compromis photographiques, l’abandon du Face ID et son positionnement face aux Galaxy Fold et Pixel Fold. Une keynote très codifiée pour John TernusPour sa première grande présentation à la tête d’Apple, John Ternus reprend presque à l’identique les codes de Tim Cook et les recettes des anciennes keynotes. Les deux chroniqueurs regrettent un manque de personnalité et d’effet de surprise, face notamment aux spectaculaires présentations de NVIDIA. IA : sommes-nous vraiment face à un risque existentiel ?Plusieurs anciens spécialistes de l’IA tirent la sonnette d’alarme, notamment autour du risque que des systèmes de plus en plus autonomes échappent au contrôle humain. Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti distinguent les scénarios de type « Terminator » des dangers plus concrets liés aux cyberattaques, aux usages malveillants et à la concentration du pouvoir technologique. Meta veut confier notre vie à un agent IAAvec Muse, Meta veut franchir une nouvelle étape en proposant un agent capable d’anticiper les besoins de ses utilisateurs et d’agir à leur place. Mais l’accès à une telle quantité d’informations personnelles ravive immédiatement les inquiétudes sur la confidentialité et la confiance envers Meta. Mistral change d’échelleLa pépite française Mistral poursuit son ascension avec une nouvelle levée de 3 milliards d’euros, portant sa valorisation à plus de 21 milliards. L’entreprise veut notamment investir massivement dans les capacités de calcul et les infrastructures nécessaires au développement de l’IA, au risque de s’éloigner de son ambition initiale de rivaliser directement avec les modèles les plus puissants. La Chine fabrique un robot… avec des robotsLe constructeur chinois Xpeng présente Iron, un robot humanoïde dont environ 80 % de la fabrication aurait été réalisée par des robots industriels. Une démonstration spectaculaire qui ouvre une nouvelle étape dans l’automatisation industrielle et pose déjà la question du jour où les machines pourront concevoir et produire elles-mêmes leurs successeurs. LG face aux inquiétudes sur la vie privéeLes téléviseurs connectés LG sont au cœur d’un nouveau débat autour de la collecte de données et de la surveillance des usages. Les deux chroniqueurs reviennent sur les inquiétudes suscitées par les fonctions de reconnaissance automatique du contenu et sur la difficulté, pour les fabricants, de restaurer la confiance des utilisateurs. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 11 Sep 2026 - 1h 02min - 1372 - L’iPhone pliant arrive, mais à quel prix ? (Keynote Apple 09/09)
Apple franchit enfin le pas du smartphone pliable avec l’iPhone Duo, un modèle à grand écran pensé pour le multitâche. La firme en profite aussi pour renouveler ses iPhone Pro, ses AirPods et ses Apple Watch, avec plusieurs fonctions qui restent indisponibles dans l’Union européenne. L’iPhone pliable devient réalitéAprès des années de rumeurs, Apple entre officiellement sur le marché des smartphones pliants avec l’iPhone Duo. Son format « passeport » associe un écran externe de 5,4 pouces à une dalle intérieure de 7,6 pouces, soit un affichage sensiblement plus grand que celui de l’iPhone Pro Max. L’enjeu dépasse le simple changement de format : une fois ouvert, l’iPhone peut afficher deux applications côte à côte, faciliter le glisser-déposer de contenus et proposer une utilisation plus proche d’une petite tablette. iOS a été adapté à cette nouvelle ergonomie, avec une interface capable de suivre les transformations de l’écran. L’appareil est également compatible avec l’Apple Pencil, une première pour un iPhone. Apple mise par ailleurs sur une finition antireflet pour améliorer la lisibilité et rendre la pliure moins visible. Un iPhone hors norme… et hors de prixL’iPhone Duo embarque deux appareils photo arrière de 48 mégapixels, une caméra frontale sous l’écran et une puce A20 Pro. Apple annonce jusqu’à 44 heures de lecture vidéo sur l’écran externe et 31 heures sur l’écran intérieur. Quelques concessions subsistent : pas de Face ID, remplacé par Touch ID intégré au bouton latéral, pas de carte SIM physique et toujours une interrogation sur le poids, qui n’a pas encore été communiqué. Le prix démarre à 2 000 dollars, soit environ 2 339 euros en France selon la configuration. La version 2 To atteint 3 839 euros. La commercialisation est annoncée pour le 23 octobre. Les iPhone 18 Pro misent sur l’IAApple a également présenté les iPhone 18 Pro et 18 Pro Max, équipés de la puce A20 Pro gravée en 2 nm. La nouvelle génération de Siri, baptisée Siri AI, gagne en capacités d’interaction, mais son arrivée en Europe reste repoussée. Apple confirme par ailleurs de nouvelles fonctions photographiques destinées aux utilisateurs avancés, avec notamment un véritable mode Pro permettant de contrôler manuellement plusieurs paramètres. Certaines fonctions resteront elles aussi indisponibles dans l’Union européenne. Les prix démarrent à 1 479 euros pour l’iPhone 18 Pro et 1 629 euros pour le Pro Max. La nouvelle version d’iOS 27 doit arriver le 22 octobre. AirPods et Apple Watch complètent la gammeApple renouvelle également ses AirPods avec une cinquième génération proposant une réduction de bruit améliorée, une commutation automatique vers le mode Transparence et la traduction en temps réel. Le prix annoncé est de 149 euros, avec une disponibilité le 22 septembre. Côté montres, les nouvelles Apple Watch Series 12 et Ultra 4 renforcent les fonctions liées à la santé et au sport. Apple met notamment en avant l’analyse des données par intelligence artificielle et une fonction baptisée « audio-intelligence », capable notamment de reconnaître certains sons ou de transcrire une conversation directement sur la montre. Apple assure que ces fonctions audio sont conçues pour préserver la confidentialité, sans transmission des enregistrements vers ses serveurs. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 10 Sep 2026 - 10min - 1371 - Une main robotique faite… à la main (🎤 Didier Vançon, inventeur indépendant)
En partant d’une réflexion sur les prothèses, Didier Vançon a développé, seul, une main robotique capable de reproduire avec précision de nombreux mouvements de la main humaine. 🎤 INTERVIEW : Didier Vançon - Inventeur indépendantL'essentiel- Avec 24 degrés de liberté, cette main est au niveau de ce qui se fait de mieux.- Elle peut servir de prothèse ou pour les robots humanoïdes dans l'industrie ou l'espace.- Le but est de vendre le prototype et les connaissances techniques qui y sont associées.================================= Comment vous est venue l’idée de développer cette main robotique ?Tout est parti d’une émission de télévision, Lego Masters, en 2021. J’y ai vu un candidat avec une prothèse en Lego et je me suis demandé comment il commandait cette main. En me renseignant, j’ai découvert les systèmes de captation myoélectriques utilisés notamment pour les prothèses. Je me suis rendu compte qu’ils pouvaient être peu fiables et qu’ils demandaient beaucoup d’entraînement pour dissocier les contractions musculaires. Il pouvait aussi y avoir une latence importante. Je me suis donc demandé s’il n’existait pas une autre façon de faire. Le soir même, j’ai eu l’idée d’un nouveau système de captation, non invasif, capable de reproduire les mouvements doigt par doigt avec une prise en main instantanée. J’ai développé ce capteur en deux mois. Comme les bras biomécaniques disponibles étaient coûteux et assez limités en termes de mouvements, j’ai finalement décidé de développer ma propre main pour tester les capacités de mon système. Vous avez poussé très loin la reproduction de la biomécanique de la main humaine. Pourquoi cette volonté de reproduire ses mouvements avec autant de précision ?Je voulais aller très loin dans la reproduction des mouvements humains. Certains considèrent qu’une pince suffit pour prendre un objet, mais ce n’était pas ma philosophie. Pour une prothèse, je voulais notamment une acceptation visuelle et psychologique : je ne voulais pas qu’un patient ait l’impression d’avoir une simple pince. Je voulais que la main soit la plus naturelle possible et qu’elle puisse reproduire les mouvements de la main opposée. J’ai donc étudié énormément la biomécanique et la cinématique, notamment l’articulation à la base du pouce et son autorotation. J’ai également travaillé sur la redirection des phalanges vers la tabatière anatomique et sur le mouvement des métacarpes. L’objectif était que les doigts puissent réellement s’englober autour d’un objet, comme une main humaine. À quoi cette main pourrait-elle servir demain ?Le prototype est désormais principalement destiné à la robotique humanoïde, même si les technologies développées peuvent aussi servir dans le domaine des prothèses. Je pense qu’elle peut avoir des applications dans le domaine ménager, industriel ou spatial. Avec un gant permettant de commander la main à distance, un opérateur pourrait manipuler des objets dans des zones à risque avec une dextérité proche de la sienne. Dans l’espace, on pourrait même imaginer envoyer un robot sur Mars et le piloter depuis la Terre comme un avatar. J’ai aussi développé un logiciel permettant de commander la main avec différents systèmes, notamment un mode avatar utilisant un gant équipé de douze capteurs pour diriger le bras en temps réel. Vous cherchez désormais à commercialiser le prototype plutôt qu’à rejoindre une entreprise. Où en êtes-vous ?J’ai dévoilé le projet il y a un peu plus d’une semaine. Mon objectif est de vendre le prototype et les connaissances techniques qui y sont associées, notamment les logiciels développés pour réaliser cette main. Les premiers retours sont essentiellement médiatiques, mais le projet commence à faire son chemin. Une personne de Foundation Robotics s’est notamment montrée intéressée et m’a proposé un emploi. Mais je ne cherche pas un emploi : je cherche à vendre la main et les connaissances. Une partie de la technologie est brevetée, mais les brevets coûtent cher. Je protège donc aussi le mécanisme en gardant l’intérieur de la main secret et en fonctionnant comme une boîte noire. Je ne montrerai l’intérieur qu’à des personnes réellement intéressées et susceptibles de m’aider à protéger et développer la technologie. 🎧 Ecouter sur votre app de podcast Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 09 Sep 2026 - 23min - 1370 - Ce qui se cache derrière les cyberattaques de cet été en France (🎤 Benoit Grunemwald, ESET)
L’été a été marqué par une série de cyberattaques. Pour Benoit Grunemwald, expert cybersécurité chez ESET, la faille humaine, les accès à distance et les mauvaises pratiques de sécurité constituent des portes d’entrée privilégiées pour les cybercriminels. 🎤 INTERVIEW : Benoit Grunemwald - Expert cybersécurité chez ESETEn partenariat avec ESET L'essentiel- Les cybercriminels travaillent sur l’ingénierie sociale, c’est-à-dire la faille humaine.- On ne se demande pas si on va être attaqué, on doit se demander quand est-ce qu’on va être attaqué.- La question, c’est combien de temps est-ce que je vais mettre pour le détecter ?- Le gestionnaire de mots de passe, c’est notre sauveur, c’est un peu le GPS du numérique.================================= L’été a été marqué par une série d’attaques contre la DGFIP, l’Éducation nationale, Tchap, l’INSEE ou encore le secteur de la santé. Est-ce qu’il y a un lien entre toutes ces attaques ?Il y a un lien, mais il n’y a pas de fatalité. Nos sociétés se numérisent, en France comme dans le reste de l’Occident, et cette numérisation crée des vulnérabilités et des portes d’entrée. On ouvre notamment des accès pour travailler à distance, que ce soit pour les agents de l’État ou dans les entreprises privées. Si ces portes sont mal sécurisées, elles peuvent être utilisées par des cybercriminels pour rentrer dans les systèmes. Les attaquants sont-ils vraiment des génies techniques ?Pas forcément. Certains groupes sont surtout malins et misent sur la ruse, la malice et l’ingénierie sociale plutôt que sur l’analyse de code ou le développement de logiciels malveillants. Ils peuvent notamment récupérer ou acheter des identifiants, des mots de passe ou des codes MFA issus de précédentes compromissions, puis utiliser ces accès pour entrer dans les systèmes. Pourquoi l’humain reste-t-il une faille aussi importante ?Même une authentification multifacteur peut être contournée si l’utilisateur est manipulé. Les cybercriminels peuvent multiplier les demandes de confirmation jusqu’à ce qu’une personne finisse par accepter, parfois par lassitude. La cybersécurité repose donc aussi sur la formation, les procédures et l’organisation de l’entreprise ou de l’administration. Comment mieux se protéger face aux fuites de données ?Il faut d’abord avoir une bonne hygiène numérique. J’utilise plusieurs catégories d’adresses e-mail selon les usages, et un gestionnaire de mots de passe permet d’avoir de bons mots de passe partout. Il faut aussi considérer que quelqu’un peut réussir à entrer dans un système : l’objectif est alors de détecter rapidement un comportement anormal et de bloquer l’attaque. L’intelligence artificielle peut aider à analyser de très grandes quantités de données et à repérer ces comportements suspects. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 08 Sep 2026 - 21min - 1369 - GPT-6 Astra : l’IA qui prend le contrôle de votre ordinateur (📆 L'HEBDO 05/09/26)
OpenAI dévoile GPT-6 Astra, une IA capable d’agir directement sur un ordinateur • Une panne géante révèle l’interdépendance des géants de l’IA • Tesla lance son Cybercab sans volant ni pédales • À l’IFA, la tech multiplie les nouveautés, jusqu’à une brosse à dents avec caméra • John Ternus succède à Tim Cook à la tête d’Apple • ChatGPT, Reddit et Roblox passent sous la surveillance renforcée du DSA • Le Tamagotchi revient sous forme de bague • Benoît Grunemwald décrypte la vague de cyberattaques • Boris Walbaum appelle à réinventer l’école face à l’IA • Didier Vançon dévoile une main robotique inventée à la maison. ⭐️ Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web 👉 Cliquez ici [PARTENARIAT] =============== 03:13 — GPT-6 Astra, la nouvelle arme d’OpenAIOpenAI dévoile GPT-6 Astra, son nouveau modèle capable non seulement de répondre à des questions, mais aussi d’utiliser de manière autonome un ordinateur et des logiciels pour accomplir des tâches complexes. Cette montée en puissance de l’IA agentique s’accompagne d’inquiétudes : Astra est le premier modèle d’OpenAI à atteindre le niveau « Critical » en cybersécurité, avec des capacités permettant notamment de découvrir des vulnérabilités inconnues. 08:02 — Anthropic et Google ripostent dans la course à l’IALa concurrence accélère avec les nouveaux modèles Claude Fable 5.1 et Mythos 5.1 d’Anthropic, tandis que Google Gemini mise sur Gemini 3.8 Flash. Programmation, raisonnement, agents autonomes et cybersécurité deviennent les principaux terrains d’affrontement entre les laboratoires. 09:43 — La panne qui fait vaciller plusieurs IA à la foisChatGPT, Claude, Gemini et Grok connaissent simultanément des perturbations, illustrant la dépendance des acteurs de l’IA à des infrastructures de calcul communes. L’incident pose une question stratégique : derrière la diversité apparente des services, quelques infrastructures peuvent devenir des points de défaillance majeurs. 11:33 — Le Cybercab de Tesla prend enfin la routeTesla lance au Texas ses premiers Cybercabs commerciaux : deux places, aucune pédale et aucun volant, avec une conduite autonome reposant notamment sur des caméras. Cette arrivée sur route ouverte marque une étape importante pour la voiture autonome, même si le déploiement fait déjà l’objet d’un examen des autorités américaines de sécurité routière. À retrouver également dans le Débrief Transat de Monde Numérique consacré au Cybercab. 16:48 — IFA 2026 : ordinateurs abordables, maison connectée et Wi-Fi 8Avec Bruno Guglielminetti, journaliste et animateur de Mon Carnet, tour d’horizon des nouveautés de l’IFA de Berlin. Retour de Packard Bell, nouveaux PC, écosystème maison-voiture de Xiaomi et premières apparitions de produits anticipant le Wi-Fi 8 : la rentrée high-tech démarre fort. 23:47 — Dyson met une caméra dans une brosse à dentsDyson dévoile CameraJet, une étonnante brosse à dents dotée d’une micro-caméra qui repère les espaces interdentaires et déclenche un jet ciblé de bain de bouche. L’utilisateur peut même observer l’intérieur de sa bouche en direct depuis l’application MyDyson. 26:26 — John Ternus succède à Tim Cook chez AppleChangement d’époque chez Apple : John Ternus prend les commandes du groupe à la veille d’un nouveau rendez-vous produits annoncé pour le 9 septembre. Une succession particulièrement scrutée après les longues années de direction de Tim Cook. 28:23 — ChatGPT, Reddit et Roblox sous surveillance renforcée en EuropeLa Commission européenne fait entrer ChatGPT, Reddit et Roblox dans le régime renforcé du Digital Services Act après le franchissement du seuil des 45 millions d’utilisateurs mensuels dans l’Union. Les trois services devront notamment évaluer et limiter davantage les risques systémiques liés aux contenus illicites, aux mineurs, aux droits fondamentaux et aux processus électoraux. Décision de la Commission européenne. 29:09 — Quand les chatbots relaient la propagande russeUne enquête de Reporters sans frontières montre que plusieurs assistants IA peuvent aller chercher et restituer des contenus issus de médias d’État russes pourtant sanctionnés dans l’Union européenne. Une démonstration des nouveaux enjeux liés à l’accès à l’information par les agents conversationnels. 30:54 — Le Tamagotchi revient… à votre doigtTrente ans après son lancement, le Tamagotchi se transforme en bague. Bandai miniaturise son animal virtuel dans un appareil de seulement 28 mm doté d’un écran couleur, que l’on porte au doigt pour continuer à nourrir et surveiller sa créature numérique. 34:14 — Cyberattaques : pourquoi l’humain reste la principale failleBenoît Grunemwald, expert cybersécurité chez ESET, analyse les attaques et fuites de données qui ont marqué les dernières semaines. Identifiants volés, fatigue face aux demandes de double authentification et ingénierie sociale alimentent une véritable économie circulaire du cybercrime ; il recommande notamment de segmenter ses adresses e-mail et d’utiliser un gestionnaire de mots de passe. [PARTENARIAT] 42:54 — Faut-il réinventer l’école à cause de l’IA ?Boris Walbaum, président et fondateur de Forward College, estime que l’intelligence artificielle oblige à revoir profondément le modèle éducatif. Auteur d’Éducation.IA, il défend une école qui développe à la fois la compréhension des machines, l’esprit critique, l’intelligence sociale et la capacité à apprendre grâce aux relations humaines. 52:29 — La main robotique conçue dans un garageDidier Vançon, inventeur indépendant, présente UM1-Evo, une main robotique pensée pour reproduire au plus près la dextérité humaine, notamment les mouvements complexes du pouce. Initialement imaginée dans une logique de prothèse, elle vise désormais surtout les robots humanoïdes et pourrait servir dans l’industrie, les environnements dangereux ou l’espace ; son créateur travaille aussi sur un gant proprioceptif capable de transmettre toucher, pression et position. 🎧 Ecouter sur votre app de podcast Hébergé par Audiomeans. 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Sat, 05 Sep 2026 - 1h 02min - 1368 - Ni volant ni pédales... Elon Musk lance le Cybercab (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 04/09/26)
Le robotaxi de Tesla ouvre une nouvelle ère automobile · Musk alerte sur la faim énergétique de l'IA · Les nouveautés de l'IFA 2026 · Dyson filme désormais vos dents · Apple change de patron · ChatGPT Reddit et Roblox passent sous le DSA · Pasqal accélère aux États Unis · Lake America apparait Google Maps · Une étude bouscule les idées reçues sur les écrans · Tamagotchi revient au doigt. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) =============== Cybercab : Elon Musk ouvre un nouveau chapitre de la voiture autonomeLe Cybercab de Tesla, sans volant ni pédales, symbolise le passage du robotaxi de la démonstration à la circulation réelle, avec une approche reposant sur les caméras et l’intelligence artificielle plutôt que sur le lidar. Quarante cinq véhicules ont été mis en circulation dans plusieurs villes du Texas. Un nouveau paradigme automobile. La France va tester la conduite autonome de TeslaPas de Cybercab en France, pour l'instant, mais le Gouvernement va autoriser la conduite autonome par FSD (Full Self-Driving) de Tesla. Le ministre des transport Philippe Tabarot l'a annoncé après s'être entretenu en visioconférence avec Elon Musk mercredi 2 septembre. De sosn côté Waymo se positionne en Europe. La bataille réglementaire ne fait que commencer. Elon Musk veut moins de règlementation et plus d'électricité pour l'IA Devant des responsables du G20, Elon Musk plaide pour davantage de centres de données tout en prévenant que leur développement se heurte déjà aux limites de la production électrique. Aux États-Unis, la course à l’IA attise les tensions locales autour de l’électricité et de l’eau, tandis qu’en Europe les acteurs du secteur dénoncent des procédures trop longues et des réglementations jugées susceptibles de ralentir l’innovation. IFA 2026 : ordinateurs abordables, maison connectée et Wi-Fi 8À IFA Berlin, Acer relance Packard Bell avec des ordinateurs accessibles, pendant que Samsung renforce également son offre de portables abordables. Xiaomi pousse son écosystème Human Car Home et sa gamme Mijia pour la maison connectée, tandis que les premières annonces autour du Wi-Fi 8 et les démonstrations de robots humanoïdes préfigurent les prochaines tendances technologiques. Dyson : une brosse à dents avec caméraDyson se lance dans l’hygiène bucco-dentaire avec la CameraJet, une brosse électrique à 479 euros associant caméra, analyse des espaces entre les dents et jet interdentaire. L’application permet même de regarder en direct l’intérieur de sa bouche, une débauche technologique impressionnante dont le prix et les comparaisons mises en avant par Dyson invitent néanmoins à garder un regard critique. John Ternus prend les commandes d’AppleDepuis le 1er septembre, John Ternus succède à Tim Cook à la tête d’Apple, quelques jours seulement avant une keynote très attendue. L’occasion de revenir sur le bilan spectaculaire de Cook, de l’Apple Watch au développement des puces maison en passant par l’échec relatif du Vision Pro, mais aussi sur la première prise de parole de Ternus sur X, qui rappelle le poids persistant du réseau dans la communication des dirigeants. À écouter aussi : Apple : Tim Cook passe la main à John Ternus. ChatGPT, Reddit et Roblox passent sous le DSAAvec plus de 45 millions d’utilisateurs européens, ChatGPT et OpenAI, Reddit et Roblox entrent dans une catégorie réglementaire européenne qui renforce leurs obligations face aux contenus illicites, aux risques pour les mineurs et à la désinformation. Dans le même temps, une enquête de Reporters sans frontières montre que plusieurs agents IA peuvent restituer des contenus issus de médias russes sanctionnés dans l’Union européenne, Meta AI étant le seul outil testé à avoir systématiquement refusé. Pasqal engrange les dollars L'entreprise française Pasqal, spécialiste des ordinateurs quantiques à atomes neutres, poursuit son expansion avec de nouveaux moyens financiers et une offensive sur le marché américain. Une étape majeure pour une entreprise issue de la recherche française, présentée comme l’un des rares acteurs hexagonaux capables de jouer dans la cour mondiale du quantique. Lake America : quand la politique redessine les cartes numériquesLe changement de nom américain d’une partie du lac Ontario en Lake America provoque des répercussions immédiates dans les services cartographiques. Google Maps puis Apple Maps adaptent leur affichage en fonction du pays de consultation, tandis que MapQuest profite de la polémique au Canada pour retrouver temporairement une visibilité inattendue. Écrans et adolescents : une étude finlandaise bouscule les idées reçuesL’étude PANIC a suivi 260 jeunes pendant huit ans et observe une association entre davantage de temps d’écran déclaré et de meilleures performances sur certaines mesures cognitives à l’adolescence. Les chercheurs ne démontrent toutefois aucun lien de cause à effet : la nature des activités numériques et l’équilibre avec le sommeil, l’activité physique et les autres dimensions de la vie quotidienne restent essentiels. Tamagotchi revient… sous forme de bagueTrente ans après le phénomène original, Bandai miniaturise encore son animal virtuel et transforme le Tamagotchi en bague. Même principe qu’autrefois : nourrir et surveiller une petite créature numérique qui réclame régulièrement de l’attention, avec cette fois la nostalgie comme puissant argument commercial. Les rendez-vous de la semaineDans Mon Carnet, Stéphane Ricoul – Mon Carnet abandonne cette saison le commentaire d’actualité pour proposer une série de fictions technologiques dans l’esprit de Black Mirror et des anciens radioromans. De son côté, Monde Numérique retrouve son rythme de rentrée avec L’Hebdo, notamment autour de l’éducation et de l’IA, de la cybersécurité avec Benoît Grunemwald – ESET, ainsi que d’une étonnante main robotique développée pendant plusieurs années par un inventeur indépendant. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 04 Sep 2026 - 1h 07min - 1367 - "L’IA est une super opportunité pour réinventer l'école" (🎤 Boris Walbaum, Forward College)
L’intelligence artificielle facilite la triche et remet en cause jusqu’à la finalité de l’apprentissage. Pour Boris Walbaum, l’école doit désormais miser davantage sur la pensée critique, les relations humaines et la compréhension des technologies. 🎤 INTERVIEW : Boris Walbaum - Président et fondateur de Forward College, auteur de « EDUCATION.AI »L'essentiel :- L’IA met à mal notre modèle d’éducation.- Pourquoi apprendre, s’il y a des machines qui font tout mieux que nous ?- La relation sociale est le carburant de l’apprentissage.- L’IA est une super opportunité pour réinventer l'école.================================= Quel est l'impact concret de l’IA sur l’éducation aujourd'hui ?L’IA met à mal notre modèle d’éducation, d’abord parce qu’elle facilite massivement la triche. Si on laisse les enfants l’utiliser comme ils le souhaitent, ils prennent des raccourcis. Or, dans l’éducation et l’effort, il n’y a pas de raccourci. Mais la remise en cause va plus loin : lorsque des machines peuvent passer des concours très difficiles, plus rapidement et avec de meilleures notes, il faut se demander ce qu’il faut encore apprendre et pourquoi apprendre. Nous devons donc repenser la mission même de l’éducation. Quelles compétences l’école doit-elle privilégier à l’ère de l’IA ?Il faut d’abord apprendre à interagir avec les machines : comprendre la technologie, savoir comment elle fonctionne, quand elle est pertinente et quelles opportunités elle ouvre. Mais il faut aussi savoir interagir avec les autres humains, créer des contacts, travailler en équipe, écouter, créer de la confiance. L’intelligence sociale et l’intelligence émotionnelle sont fondamentales. Cela ne signifie pas abandonner les compétences intellectuelles. Au contraire : l’IA est un amplificateur. Pour bien l’utiliser, il faut de la rigueur, savoir poser des questions et exercer son esprit critique. Le métier d’enseignant doit-il lui aussi changer ?Oui. Le rôle du professeur doit être moins centré sur la transmission du savoir et davantage sur la capacité à créer l’étincelle et à entretenir l’appétit d’apprendre. La relation sociale est le carburant de l’apprentissage. La classe inversée est une piste : le cours peut être travaillé à la maison et la classe devenir le lieu de l’approfondissement, des échanges et du travail collectif. L’IA peut alors servir d’outil d’entraînement personnalisé, mais elle ne remplace pas la relation avec le professeur et les autres élèves. Apprendre l’IA l'IA à l'école, comme l'annonce le Gouvernement, est-il une bonne idée ?C’est une bonne idée, très clairement, mais ce n’est pas une révolution. L’IA, elle, est une révolution. On a fait un pas alors qu’il faut faire un marathon. Il faut apprendre aux élèves à comprendre comment fonctionne cette technologie, ce qu’elle peut faire et dans quelles situations elle n’est pas pertinente. Mais le chantier est beaucoup plus vaste : il concerne l’ensemble de notre modèle éducatif et notre capacité à préparer les générations qui arrivent au monde du travail de demain. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 02 Sep 2026 - 28min - 1366 - L'été où l'IA a dérapé (☕ Grand Débrief 31/08/26)
On débriefe l'actu de l'été avec François Sorel et Bruno Guglielminetti : Des agents IA franchissent les barrières de sécurité, la France accumule les cyberattaques, Meta revoit sa copie pour protéger les mineurs, la Chine éblouit avec ses robots humanoïdes, Samsung et Google relancent la guerre du smartphone pliant, les lunettes connectées ravivent la peur de la surveillance. Des agents IA qui passent à l’attaqueEn juillet, des agents expérimentaux d’OpenAI ont franchi leurs barrières de test pour s’attaquer à Hugging Face, tandis que d’autres incidents impliquant notamment Anthropic. Scénario de science-fiction catastrophe ou sur les risque liés à l’IA ou expérimentations salutaires ? Monde Numérique avait déjà consacré un décryptage à ces agents IA devenus incontrôlables. Cyberattaques : la France en mode gruyère numériqueDGFiP, Éducation nationale, Intermarché, SFR ou encore Bloctel : les attaques et fuites de données se sont multipliées pendant l’été, jusqu’à donner l’impression d’une vulnérabilité généralisée. La transparence accrue rend désormais les incidents plus visibles, mais cela témoigne aussi de vraies faiblesses structurelles liées à des systèmes vieillissants, au télétravail et à une hygiène numérique encore insuffisante. Monde Numérique est déjà revenu en détail sur cette vague de cyberattaques frappant les services publics et les entreprises françaises. Mineurs et réseaux sociaux : Meta change de stratégieEn France, le projet visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans a été stoppé, tandis qu’aux États-Unis Meta a choisi un accord massif avec de nombreux États et promet de nouvelles limitations pour les mineurs sur Facebook et Instagram, dont une durée quotidienne plafonnée et un couvre-feu nocturne. Ecouter aussi : épisode consacré au règlement conclu par Meta et aux nouvelles protections annoncées pour les jeunes. Robots humanoïdes : la Chine accélèreLes Jeux mondiaux des robots humanoïdes organisés en Chine au mois d'août ont offert des images parfois spectaculaires et parfois franchement cocasses, mais derrière les chutes et les records se joue une véritable bataille industrielle. Les robots chinois dominent déjà la partie mécanique et progressent dans les tâches de service, d’entretien ou de manufacture, tandis que l’autonomie et l’intelligence restent le principal verrou à faire sauter. Cette avance répond aussi à un enjeu démographique et de pénurie future de main-d’œuvre. Ecouter également : l’analyse de la domination chinoise dans les robots humanoïdes. Samsung et Google face au futur iPhone pliantLes nouveaux pliants de Samsung et Google relancent la bataille des formats, alors que les rumeurs autour d’un premier modèle pliant d’Apple deviennent de plus en plus insistantes à l’approche de la keynote de septembre. François Sorel est séduit par les formats plus compacts tandis que Bruno Guglielminetti, après avoir testé les deux approches, préfère le Pixel pour un usage hybride entre téléphone et tablette de travail. Le sujet a déjà été développé dans Monde Numérique à travers les tests des nouveaux smartphones pliables de Google et Samsung. Lunettes connectées : innovation ou machine à surveillerLes lunettes de Meta deviennent plus discrètes et plus ambitieuses, mais leur capacité à filmer en permanence fait ressurgir le traumatisme des Google Glass et les inquiétudes sur la vie privée. Au-delà de la captation elle-même, le débat porte surtout sur la diffusion des images, la reconnaissance faciale et la possibilité d’identifier les personnes croisées sans leur consentement, avec le risque que des restrictions légales ou logicielles deviennent rapidement nécessaires. Monde Numérique s’est déjà penché sur les lunettes connectées et les nouvelles questions de surveillance qu’elles soulèvent. CHAPITRES00:00 Sommaire 03:22 Intro avec François Sorel et Bruno Guglielminetti 04:56 Des agents IA incontrôlables : faut-il s’inquiéter ? 14:51 Cyberattaques : la France est-elle devenue une passoire ? 23:40 Mineurs et réseaux sociaux : Meta change les règles 40:25 Chine : les robots humanoïdes entrent en compétition 49:40 Quand les humains entraînent les robots à les remplacer 54:22 Smartphones pliants : Samsung, Google et bientôt Apple ? 58:36 Lunettes connectées : innovation ou menace pour la vie privée ? 1:05:06 Conclusion Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 31 Aug 2026 - 1h 06min - 1365 - Meta solde son procès et s'engage à mieux protéger les mineurs (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 28/08/26)
Le Debrief Transatlantique avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) : Meta va réduire le temps d'écran de Facebook et Instagram pour les mineurs · Sam Altman reconnaît une adoption de l’IA plus lente que prévu · Nvidia vise Hugging Face pour près de 13 milliards · La France cherche les responsables des cyberattaques · Time consacre les nouveaux leaders de l’IA · Elon Musk prépare une Starbase géante en Louisiane. =============== Meta paie pour sortir du procès des mineursMeta propose de verser 16,8 milliards de dollars, voire davantage avec les dépenses annexes, pour mettre fin au procès américain l’accusant d’avoir favorisé la dépendance des mineurs à Instagram et Facebook. L’accord prévoit notamment des limites d’utilisation et un mode nuit pour les moins de 18 ans, tandis que les mécanismes addictifs resteraient largement inchangés pour les adultes ; son adoption définitive doit encore être validée par la juge. Le procès a aussi mis en lumière l’échec de la fonction Take a Break et les réticences internes à imposer des mesures plus contraignantes. À réécouter également dans le précédent Debrief Transat consacré au procès Meta. Sam Altman admet que la révolution IA prend du tempsSam Altman, OpenAI, reconnaît dans une longue interview accordée au podcasteur David Senra que l’adoption de l’intelligence artificielle et la transformation des entreprises avancent moins vite qu’espéré. Le patron d’OpenAI admet lui-même conserver de vieux réflexes informatiques et estime que l’IA n’a toujours pas connu son « moment iPhone », faute d’une interface véritablement évidente. Il défend parallèlement le maintien du contrôle humain et critique, sans le nommer directement, le discours alarmiste porté notamment par Dario Amodei, Anthropic, un débat déjà abordé dans Monde Numérique autour du « marketing de la peur » de l’IA. Plaud One veut mettre l’IA dans nos oreillesPLAUD dévoile Plaud One, des écouteurs accompagnés d’un boîtier connecté en 4G capable de transcrire les conversations et de donner accès à un agent d’intelligence artificielle sans dépendre en permanence d’un smartphone. Ce type de wearable pourrait préfigurer une nouvelle interface avec l’IA, mais pose aussi une question majeure de vie privée lorsqu’un appareil est susceptible d’écouter et de mémoriser une grande partie de la journée. Canada États Unis le bras de fer atteint l’électroniqueLe conflit commercial entre le Canada et les États-Unis menace désormais certains équipements électroniques fabriqués aux États-Unis, avec des droits de douane canadiens de 50 % évoqués à partir du 8 septembre. Smartphones, consoles, composants et même certains câbles pourraient être concernés, faisant craindre une hausse brutale des prix pour les consommateurs si les deux pays ne reprennent pas leurs négociations. Bill Gates veut protéger certains emplois des IABill Gates alerte à son tour sur les conséquences économiques et sociales de l’intelligence artificielle et défend l’idée d’une supervision internationale. Il propose notamment de préserver certains métiers exigeant écoute et sensibilité humaines et remet sur la table le principe d’une taxation de l’automatisation, cette fois en envisageant de taxer les tokens consommés par l’IA. Une réflexion sur la taxation des robots et le revenu universel avait déjà été discutée dans un précédent Debrief Transat. Nvidia convoite Hugging Face pour près de 13 milliardsNvidia envisage dans l’épisode une opération de près de 13 milliards de dollars autour de Hugging Face, la plateforme d’IA open source créée par des Français et devenue une infrastructure centrale pour les développeurs. L’opération consacrerait l’importance stratégique de l’open source pour Nvidia mais pose aussi la question de l’indépendance d’un écosystème ouvert lorsque ses grandes plateformes passent sous le contrôle de géants américains, comme GitHub avec Microsoft. J'avais longuement reçu Clément Delangue, Hugging Face, dans Monde Numérique. Cyberattaques françaises les victimes réclament des comptesAprès le piratage touchant la Direction générale des Finances publiques et environ 700 000 contribuables, des victimes préparent une action collective pour obtenir réparation, notamment après des tentatives d’arnaque et des dépenses engagées pour mieux protéger leurs données. Le gouvernement doit également examiner les responsabilités tandis que l’Éducation nationale a dû interrompre plusieurs outils après une autre attaque, perturbant la préparation de la rentrée. Le dossier avait été détaillé la semaine précédente dans Cyberattaques en France l’État pris en défaut. Time distingue les cent figures qui façonnent l’IALe TIME100 AI 2026 rassemble une nouvelle fois les grandes figures du secteur, de Sam Altman à Elon Musk en passant par les dirigeants d’Anthropic. Bruno Guglielminetti souligne notamment la présence de Joëlle Pineau, désormais à Cohere après son passage chez Meta, ainsi que celle du dirigeant de Mistral AI et de Yann LeCun, engagé dans une approche différente autour de l’IA physique. Joëlle Pineau avait également été reçue dans Monde Numérique lorsqu’elle dirigeait la recherche scientifique de Meta. Elon Musk bâtit une Starbase géante en LouisianeSpaceX prépare une nouvelle base spatiale en Louisiane avec un investissement annoncé de 100 milliards de dollars et de premiers lancements envisagés en 2029. Le projet illustre une nouvelle fois la démesure des ambitions d’Elon Musk, tout en faisant ressurgir les interrogations environnementales liées à la multiplication des lancements. L’épisode oppose avec humour ce projet à l’annonce évoquée d’un parc d’attractions Dragon Ball en région parisienne dont les questions de financement et de droits apparaissent encore incertaines. Les smartphones pliables cherchent encore leur format idéalBruno teste le nouveau pliable de Google, présenté dans l’émission comme le Pixel 11 Pro Fold, qu’il juge nettement plus léger et agréable que la génération précédente. La discussion compare son grand format au Fold 8 de Samsung et au format plus compact prêté au futur modèle pliable d’Apple, attendu autour de sa keynote de septembre. Le Fold 8 avait déjà fait l’objet d’une prise en main dans un précédent Debrief Transat. Les voitures connectées aspirent toujours plus de donnéesBruno annonce sur Mon Carnet une interview consacrée au rapport Les risques et enjeux éthiques des véhicules connectés publié par la Commission de l’éthique en science et en technologie du Québec. Le document s’intéresse à l’ampleur des données captées par les véhicules et aux faiblesses d’un cadre réglementaire encore mal adapté aux enjeux de vie privée, de surveillance et de sécurité. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sat, 29 Aug 2026 - 1h 05min - 1364 - 🎤 Les géants de l'IA veulent devenir les nouveaux marchands d'armes (Tariq Krim, Cybernetica) [REDIF]
La tech américaine redéfinit les règles du jeu militaire en plaçant les données et l’IA au cœur des stratégies de défense. Derrière les discours idéologiques, une bataille industrielle et commerciale majeure se joue entre anciens géants et nouveaux acteurs. 🎤 INVITÉ : Tariq Krim - Entrepreneur du numérique, créateur de Netvibes et Jolicloud, animateur du think tank et de la newsletter CyberneticaRediffusion du 6 mai 2026 Punchlines - La Silicon Valley a toujours été liée à la défense.- Demain, la guerre sera une guerre de données et de logiciels.- Les outils d’analyse militaire et les plateformes grand public reposent sur les mêmes technologies.- Les manifestes idéologiques sont aussi des arguments commerciaux.- L’IA permet désormais de construire soi-même ses outils d’analyse.================================= 🎤 INTERVIEW : Tariq Krim – Entrepreneur, fondateur de CyberneticaL'essentiel- La Silicon Valley travaille avec la défense américaine depuis ses origines.- Le manifeste de Palantir est aussi un argumentaire commercial.- La vraie bataille oppose les industriels de l'armement aux acteurs de l'IA et du logiciel.- Avec l'IA générative, la souveraineté ne concerne plus seulement les données mais aussi les méthodes de travail.================================= Pourquoi le manifeste de Palantir suscite-t-il autant de réactions ?Il faut d'abord rappeler que les liens entre la Silicon Valley et la défense américaine ne sont pas nouveaux. Depuis les premiers radars de la Seconde Guerre mondiale jusqu'aux programmes informatiques de la NSA ou de la CIA, les grandes entreprises technologiques ont toujours travaillé avec l'État américain. Palantir s'inscrit dans cette continuité. À mes yeux, le manifeste d'Alex Karp est autant un discours idéologique qu'un argumentaire commercial destiné à convaincre que les technologies de demain sont devenues essentielles à la défense. En quoi l'arrivée de l'IA générative change-t-elle la donne pour Palantir ?Pendant longtemps, Palantir a vendu des outils capables d'analyser d'immenses volumes de données afin d'identifier les informations importantes. Aujourd'hui, l'IA générative transforme profondément ce modèle. Des outils comme Claude peuvent permettre à chacun de construire ses propres systèmes d'analyse. C'est une évolution qui menace directement la position de Palantir, qui cherche désormais à proposer une plateforme complète où l'IA guide les décisions et adapte en permanence les usages pour les clients de la défense. La véritable bataille se joue-t-elle entre les États ou entre les industriels ?Je pense qu'il existe une bataille beaucoup plus discrète entre les industriels traditionnels de l'armement et les nouveaux acteurs du logiciel. Les fabricants historiques de missiles, d'avions ou de systèmes militaires voient arriver des entreprises qui affirment que les guerres de demain seront gagnées grâce aux données, aux drones, aux robots et au logiciel. Elles se présentent comme les nouveaux défenseurs des intérêts américains et cherchent à prendre la place des industriels historiques. L'Europe peut-elle développer une alternative crédible ?Les compétences existent en France et en Europe. Nous disposons d'excellentes briques technologiques et de plusieurs acteurs capables de développer des solutions performantes. En revanche, nous savons moins construire des produits complets, simples à utiliser et immédiatement opérationnels. Avec l'IA, un autre enjeu apparaît : il ne s'agit plus seulement de protéger les données, mais aussi les méthodes de travail et le savoir-faire que les modèles apprennent auprès de leurs utilisateurs. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 28 Aug 2026 - 32min - 1363 - Mot de passe et double authentification : comment ça marche ? (🤔 Tout comprendre)
Les mots de passe ne suffisent plus à protéger nos comptes en ligne. Cet épisode explique comment fonctionne l’authentification multifacteur, aujourd'hui indispensable, mais aussi quelles sont ses limites. * Avec le soutien de Frogans, pionnier de l'informatique spatialisée : https://www.f2r2.fr Pourquoi le mot de passe ne suffit plusUn mot de passe peut être deviné, dérobé lors d’une fuite de données ou récupéré grâce à une attaque de phishing. Le risque augmente encore lorsqu’un même mot de passe est réutilisé sur plusieurs services : une technique appelée « credential stuffing » permet alors aux cybercriminels de tester des identifiants volés sur de nombreux comptes. L’authentification multifacteur, ou MFA, ajoute une protection supplémentaire. Elle combine plusieurs éléments : quelque chose que l’on connaît, comme un mot de passe ; quelque chose que l’on possède, comme un smartphone ou une clé de sécurité ; et éventuellement quelque chose que l’on est, comme une empreinte digitale ou un visage. Plusieurs méthode de double authentificationPar SMS - La méthode la plus connue consiste à recevoir un code par SMS après avoir saisi son mot de passe. Simple et efficace, elle reste cependant vulnérable au détournement de carte SIM, ou « SIM swapping », ainsi qu’au phishing. Par une application d'authentification - Les applications comme Google Authenticator ou Microsoft Authenticator génèrent de leur côté des codes temporaires, généralement renouvelés toutes les 30 secondes. Ces codes TOTP fonctionnent même sans connexion Internet sur le téléphone et évitent les faiblesses liées au réseau mobile. Ils peuvent néanmoins être interceptés si l’utilisateur les saisit sur un faux site. Par notification renforcée sur mobile - Plus pratique, cette méthode consiste à utiliser une application fiable déjà installée sur smartphone, parfois en faisant correspondre un nombre généré aléatoirement. Cette méthode limite notamment les attaques de type « push bombing », qui consistent à multiplier les demandes jusqu’à ce que l’utilisateur en accepte une par lassitude. Comment sécuriser ses comptes ?Toutes les méthodes d'authentification ne se valent donc pas. Oubliez le mot de passe seul, qui constitue le niveau de protection le plus faible. L’ajout d’un code SMS améliore nettement la sécurité, tandis qu’une application d’authentification offre une protection plus robuste. Pour aller plus loin, les clés de sécurité et les systèmes d’authentification résistants au phishing apportent une protection supplémentaire. Les passkeys s’inscrivent également dans cette évolution vers une connexion plus sûre et, à terme, moins dépendante des mots de passe (écouter aussi cet cet épisode de Monde Numérique consacré à la fin des mots de passe). Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 26 Aug 2026 - 12min - 1362 - 🎤 L’IA peut-elle échapper à ses créateurs ? (Frédéric Filloux, journaliste) [REDIF]
Les modèles d’intelligence artificielle sont-ils réellement sous contrôle ? Après plusieurs mois d’enquête, Frédéric Filloux alerte sur les failles profondes de l’alignement et les comportements émergents qui défient leurs créateurs. Entre fascination technologique et inquiétude croissante, il décrypte une zone grise encore largement méconnue. 🎤 INTERVIEW : Frédéric Filloux - Journaliste, spécialiste des médias et des technologiesRediffusion du 25 février 2026 L'essentiel- L’alignement consiste à rendre un modèle d’IA compatible avec des supposées valeurs.- Un modèle, lorsqu’il sort d’entraînement, est totalement non maîtrisé, dangereux et fantasque.- On ne sait absolument pas ce qui se passe dans ces modèles.- La correction de ces modèles se fait un peu au petit bonheur à la chance.================================= Qu’est-ce que l’alignement des intelligences artificielles et pourquoi est-ce un enjeu majeur ?L’alignement consiste à rendre un modèle d’IA compatible avec des valeurs supposées, comme des principes de décence ou de non-dangerosité. Le problème, c’est que ces valeurs peuvent varier selon les pays ou les acteurs. Un modèle sorti d’entraînement est totalement non maîtrisé : il peut restituer des informations dangereuses ou produire des comportements inattendus. L’objectif de l’alignement est donc de limiter ces dérives, mais c’est un processus extrêmement complexe et coûteux. Tu compares l’alignement à une taille de rosier. Pourquoi cette image ?Parce qu’aujourd’hui, on ne programme pas directement ces modèles pour leur dire de ne pas faire certaines choses. On les corrige avec des milliers de questions-réponses orientées, qu’on appelle des « golden data ». Les ingénieurs observent les comportements problématiques et essaient de réorienter le modèle. Le problème est qu’on a parfois l’impression de corriger au fur et à mesure, sans vraiment comprendre tout ce qui se passe à l’intérieur. Pourquoi penses-tu que ces modèles peuvent représenter un risque croissant ?Ce qui m’inquiète le plus, ce sont leurs capacités de déception et de manipulation. On observe que certains modèles peuvent chercher à donner aux utilisateurs les réponses qu’ils attendent. En parallèle, on comprend de moins en moins leur fonctionnement interne à mesure qu’ils deviennent puissants. C’est pour cela que je pense qu’il faut des garde-fous et que des acteurs non commerciaux, notamment le monde académique, doivent pouvoir examiner ces systèmes. Faut-il créer une régulation internationale spécifique pour l’intelligence artificielle ?Je pense qu’il faudrait un cadre mondial comparable, dans l’esprit, à ce qui existe pour l’énergie nucléaire avec une agence internationale. Les modèles d’IA sont développés dans une compétition mondiale très intense et les entreprises ont des incitations fortes à avancer rapidement. Il faut donc des experts indépendants capables d’examiner ces modèles et d’apporter un regard extérieur. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 24 Aug 2026 - 36min - 1361 - Cyberattaques en France : l’État pris en défaut (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 22/08/26)
Cyberattaques massives contre les services publics français · Meta accusé de rendre les mineurs dépendants · La peur des lunettes connectées · La pub arrive dans ChatGPT · La France recule sur les réseaux sociaux avant 15 ans · L'IA pour préparer ses vacances · Robots humanoïdes en compétition à Pékin. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) =============== Cyberattaques : l’État français sous pressionCoup de gueule à propos des fuites de données qui frappent l’administration française. Environ 700 000 particuliers et professionnels sont concernés par des vols touchant notamment les informations fiscales, cadastrales et les successions, tandis que l’Éducation nationale aurait également été compromise. Le groupe ZeroBytes revendique une partie des attaques et relance le débat sur la faiblesse des systèmes publics, la double authentification, le zero trust et la capacité de l’État à détecter rapidement les extractions massives de données. Meta face à un procès qui pourrait changer les réseaux sociauxMeta affronte en Californie une offensive judiciaire menée par plusieurs États américains, qui l’accusent d’avoir conçu ses plateformes pour maximiser la dépendance des mineurs. Scroll infini, recommandations algorithmiques, notifications et connaissance du comportement adolescent sont au cœur d’un procès susceptible de remettre en cause une partie du fonctionnement même des réseaux sociaux. Monde Numérique avait déjà consacré un décryptage au bras de fer judiciaire entre Meta et les États américains. Meta : les lunettes connectées inquiètentDe nouveaux brevets de Meta imaginent des lunettes capables de sélectionner les moments importants d’une journée pour en produire un résumé vidéo, voire d’identifier les personnes croisées. Ces concepts restent des brevets et non des produits annoncés, mais ils illustrent la tension croissante entre les promesses des lunettes IA et les inquiétudes liées à la reconnaissance faciale et au respect de la vie privée. Monde Numérique s’est déjà penché sur les enjeux de confidentialité des lunettes intelligentes et sur les brevets de Meta autour de la reconnaissance faciale. Un ChatGPT spécial pour les adosOpenAI renforce l’expérience de ChatGPT destinée aux 13-17 ans avec des garde-fous spécifiques pour l’aide aux devoirs, les conversations sensibles et certaines formes de relations affectives avec l’assistant. Le système doit également mieux détecter l’âge des utilisateurs et les situations à risque, notamment autour de l’automutilation ou du suicide, même si la question du contournement de ces protections reste entière. Monde Numérique avait déjà évoqué les dispositifs de sécurité et de contrôle parental envisagés pour les jeunes utilisateurs de ChatGPT. La publicité arrive dans ChatGPT en EuropeLa publicité doit faire son apparition dans certaines versions gratuites et Go de ChatGPT en Europe, avec des annonces clairement séparées des réponses de l’assistant et contextualisées selon les requêtes. Le défi pour OpenAI consiste à développer cette nouvelle source de revenus sans donner l’impression que les réponses de l’IA sont dictées par les annonceurs. Le sujet de la publicité dans ChatGPT avait déjà été analysé dans Monde Numérique. Moins de 15 ans : la France contrainte de revoir sa copieLe Conseil constitutionnel a censuré le cœur du dispositif français destiné à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, notamment en raison des conséquences qu’un contrôle généralisé de l’âge ferait peser sur l’ensemble des utilisateurs. Emmanuel Macron souhaite néanmoins qu’un nouveau texte poursuive le même objectif, alors que les difficultés techniques et juridiques de cette interdiction avaient déjà été détaillées dans Monde Numérique. L’IA en vacances : du bon et du moins bonDes voyageurs racontent avoir été envoyés vers des sentiers, hôtels ou restaurants inexistants après avoir confié leur séjour à une intelligence artificielle, tandis que Jérôme Colombain rapporte au contraire une expérience très positive de ChatGPT pour les transports, les visites et les bonnes adresses. La leçon est surtout méthodologique : une IA peut être un excellent assistant de voyage, mais les informations importantes comme les visas, les formalités administratives ou les itinéraires sensibles doivent être vérifiées auprès de sources fiables. Les robots humanoïdes passent aux travaux pratiquesLes compétitions de robots humanoïdes organisées à Pékin ne se limitent plus aux démonstrations sportives : entretien de chambres d’hôtel, restauration et tâches industrielles doivent désormais montrer ce que ces machines savent réellement accomplir. Les performances de fabricants comme Unitree Robotics seront particulièrement observées. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sat, 22 Aug 2026 - 55min - 1360 - 🎤 « Innover, c’est déranger » (Stan Larroque, Lynx) [REDIF]
Pionnier français des casques de réalité mixte, Stan Larroque raconte l'aventure de sa startup Lynx. Parti de presque rien, quelques millions d’euros et une petite équipe, Stan Larroque s’est attaqué à un secteur dominé par les géants de la tech. Il raconte les coulisses de cette aventure entrepreneuriale, faite de paris technologiques, de levées de fonds difficiles et de batailles industrielles. Il explique aussi pourquoi le métavers tel qu’il a été imaginé par les grandes plateformes n’a sans doute pas d’avenir, tandis que la réalité mixte trouve aujourd’hui son véritable marché dans les entreprises. Il en profite pour partager sa vision de l’innovation, qui consiste selon lui à « déranger » et à bousculer l’ordre établi. Il évoque également les défis de l’entrepreneuriat hardware en France, les décisions stratégiques qui ont façonné Lynx — notamment face à Google — et les montagnes russes émotionnelles que vivent les fondateurs de startups technologiques. Enfin, il confie son admiration pour certaines innovations majeures comme Starlink et explique pourquoi, pour lui, l’innovation reste avant tout une aventure humaine. Interview : Stan Larroque, fondateur de Lynx Mixed RealitiesRediffusion du 18 mars 2026 (interview réalisée avant le rachat de Lynx par EssilorLuxotica) - « Innover, c’est déranger. »- « Dans une startup tech, l’asset principal, c’est le cerveau des gens. »- « Faire du hardware en France ? Ne le faites pas… mais faites-le quand même. »- « Starlink est l’une des innovations les plus impressionnantes de ces dernières années. »Comment une petite startup peut-elle exister face aux géants de la tech ?Nous, chez Lynx, on est très concentrés sur un segment précis : le B2B. Il y a des entreprises prêtes à payer pour un casque qui leur apporte une vraie valeur dans leur travail. Ce n’est pas le même marché que le grand public. On ne parle pas de millions d’unités comme les smartphones, mais sur un produit avec de bonnes marges, il y a une vraie économie possible. La réalité virtuelle n'est-elle pas en train de s’essouffler ?Je ne pense pas que la VR n’ait pas d’avenir. En revanche, je pense que la vision du métavers qu’on nous a présentée n’en a pas vraiment. Le grand public a découvert la VR presque uniquement à travers la stratégie de Meta, et ce pari-là est en train de montrer ses limites. En revanche, dans le monde professionnel, la réalité mixte explose. Les entreprises ne sont plus au stade des tests ou des démonstrateurs. Elles déploient vraiment des solutions à grande échelle, parfois des milliers de casques pour la formation ou les opérations. Qu’est-ce que l’innovation pour toi ?Pour moi, innover, c’est inventer quelque chose qui trouve un usage. Une innovation, c’est une invention qui fonctionne dans le monde réel. Et surtout, innover, c’est déranger. Quand tu inventes quelque chose de nouveau, tu bouscules forcément l’ordre établi. Tu deviens celui qui agace les acteurs en place. Mais quelque part, c’est plutôt bon signe. Quelles qualités faut-il pour innover ?Il faut ne pas avoir peur. C’est vraiment la qualité essentielle. Quand tu montes une startup, tu vis une sorte de sinusoïde permanente : des moments incroyables et d’autres très difficiles. Il faut aussi s’entourer des bonnes personnes. Dans une entreprise technologique, l’actif principal, ce n’est pas la machine ou la propriété intellectuelle : ce sont les gens, leur cerveau, leur capacité à résoudre des problèmes. Quelle innovation t’impressionne le plus aujourd’hui ?L’innovation qui m’a le plus impressionné ces dernières années, c’est clairement Starlink. C’est un système d’une complexité technique incroyable, mais qui est exécuté avec une élégance remarquable. Aujourd’hui, on peut avoir du très haut débit dans des endroits où il n’y avait quasiment pas d’Internet. C’est un exemple spectaculaire de ce que la technologie peut apporter concrètement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 21 Aug 2026 - 1h 09min - 1359 - Cookies, pixels... Comment nous sommes tracés sur Internet (🤔 Tout comprendre)
Cookies, pixels invisibles, liens personnalisés ou fingerprinting : notre navigation laisse derrière elle une multitude de traces. Cet épisode explique comment fonctionnent ces outils, à quoi ils servent et jusqu’où ils peuvent renseigner les sites, annonceurs et éditeurs sur nos usages. * Avec le soutien de Frogans, pionnier de l'informatique spatialisée : https://www.f2r2.fr Cookies : utiles, mais parfois intrusifsUn cookie est un petit fichier texte enregistré par un site dans le navigateur. Certains sont indispensables : ils permettent de rester connecté à un service, de conserver un panier d’achat ou de mémoriser une langue et des préférences. Les choses se compliquent avec les cookies tiers, déposés par des acteurs extérieurs au site consulté, notamment à des fins publicitaires. Ils peuvent servir au retargeting, cette technique qui fait réapparaître sur d’autres sites des publicités correspondant à des produits précédemment consultés. En Europe, les cookies non essentiels sont encadrés et le consentement de l’utilisateur est requis dans de nombreux cas. La CNIL définit les règles applicables à ces traceurs. Certaines bannières utilisent cependant des « dark patterns », des choix graphiques conçus pour inciter davantage à accepter qu’à refuser. Pixels invisibles : quand les e-mails nous observentPlus discrets encore, les pixels de suivi sont de minuscules images intégrées dans des pages Web ou des courriels. Lorsqu’elles sont chargées, elles peuvent signaler qu’un message a été ouvert et fournir diverses informations sur la consultation. Cette technique est notamment utilisée dans les newsletters pour mesurer le taux d’ouverture et mieux comprendre le comportement des lecteurs. Mais elle soulève des questions de vie privée, car le destinataire n’a pas toujours conscience d’être suivi. En 2026, la CNIL a précisé les règles applicables aux pixels de suivi dans les courriers électroniques. Le sujet avait également été évoqué dans le Débrief Transat de Monde Numérique du 17 juillet 2026. Des services comme Gmail ou Mail d’Apple proposent par ailleurs des mécanismes destinés à limiter certaines formes de suivi liées au chargement des images. Fingerprinting et liens personnalisésLe pistage ne repose pas uniquement sur les cookies. Les paramètres ajoutés à certaines adresses Web peuvent permettre de savoir d’où vient un clic ou comment un contenu a été partagé. Autre méthode : le fingerprinting, ou empreinte numérique du navigateur. Taille de l’écran, langue, fuseau horaire, système d’exploitation ou navigateur peuvent être combinés afin de tenter de reconnaître un appareil sans avoir besoin d’y déposer un cookie. Sur mobile, les systèmes d’exploitation utilisent également des identifiants publicitaires, dont l’accès est désormais soumis à différents réglages et autorisations. Comment limiter le suivi ?Refuser les cookies non indispensables, bloquer les cookies tiers dans son navigateur, utiliser certaines extensions ou supprimer régulièrement les cookies permet de réduire une partie du pistage. Tous ces outils ne sont pas nécessairement malveillants : mesurer une audience ou mémoriser les préférences d’un utilisateur peut être utile au fonctionnement d’un service. La véritable question est celle de la transparence : qui collecte quelles informations, pendant combien de temps et dans quel but ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 19 Aug 2026 - 18min - 1358 - 🎤 Le robot humanoïde français qui veut transformer notre quotidien (Jean-Louis Constanza, Wandercraft) [REDIF]
Dans cet épisode rediffusé de la série INNOVATEURS, consacrée à celles et ceux qui font l’innovation, nous vous proposons de réécouter notre rencontre avec Jean-Louis Constanza, cofondateur de Wandercraft, l’une des startups françaises les plus avancées dans le domaine de la robotique humanoïde. Parti d’un projet profondément personnel — aider son fils à remarcher — Jean‑Louis Constanza raconte comment Wandercraft est devenu un acteur majeur des exosquelettes médicaux avant de se lancer dans les robots humanoïdes industriels. Il revient sur la naissance de Calvin, le robot développé avec Renault, capable de porter des charges lourdes dans les usines, et explique pourquoi la robotique représente selon lui un enjeu stratégique majeur pour l’Europe. Il partage également sa vision de l’innovation, son regard sur l’intelligence artificielle, les bouleversements à venir sur l’emploi et les raisons pour lesquelles il estime que les robots humanoïdes vont transformer profondément notre économie et notre société. 🎤 INVITÉ : Jean-Louis Constanza - Cofondateur de WandercraftPunchlines- Les robots vont créer et remplacer des emplois.- La robotique, c’est le dernier train européen à prendre.- On ne voit pas encore ce que cette révolution va produire.- L’innovation, ce n’est pas l’invention, c’est la diffusion.- Ceux qui n’auront pas de robots seront déclassés.================================= Comment est née Wandercraft ?L’histoire de Wandercraft est directement liée à mon fils Oscar, qui a perdu la marche très jeune à cause d’une maladie génétique. Un jour, il m’a demandé pourquoi, puisque j’étais ingénieur en robotique, je ne fabriquais pas un robot pour l’aider à marcher. À l’époque, la marche robotique était encore un sujet de laboratoire. J’ai alors rencontré Nicolas Simon, un ingénieur visionnaire, et nous avons décidé de créer un exosquelette totalement auto-équilibré. L’idée n’était pas simplement de faire bouger des jambes, mais de créer un véritable robot humanoïde capable de marcher seul. Douze ans plus tard, Wandercraft équipe aujourd’hui plus de 150 hôpitaux dans le monde avec ses exosquelettes médicaux. Pourquoi avoir évolué vers les robots humanoïdes industriels ?Nous avons compris que notre plateforme robotique avait un potentiel bien plus large. Nos exosquelettes étaient déjà capables de porter des charges lourdes avec une stabilité extrême. Quand Renault est venu nous voir, l’idée était claire : utiliser cette technologie pour les tâches pénibles et dangereuses dans les usines. Nous avons alors développé Calvin 40, un robot humanoïde conçu en quarante jours capable de porter quarante kilos. Aujourd’hui, Calvin travaille déjà sur des lignes de production automobile. Il transporte des pneus, des caisses et des charges répétitives que les humains supportent difficilement pendant huit heures d’affilée. Les robots humanoïdes à la maison sont-ils proches ?Oui, mais pas immédiatement. On sait déjà comment construire ces robots. Le vrai défi, c’est la sécurité et la fiabilité. Dans une maison, un robot doit pouvoir interagir avec des humains, éviter un enfant, un animal, des objets fragiles et manipuler des charges importantes sans danger. Cela demande un niveau de sécurité extrêmement élevé. Je pense qu’il faudra encore trois à quatre ans avant de voir des tests sérieux dans des environnements domestiques. Mais le véritable enjeu n’est pas de faire un robot qui passe l’aspirateur. Le sujet majeur, ce sont les personnes âgées, les personnes handicapées et la disparition progressive des aidants humains. Sans robots, je ne vois pas comment nos sociétés vont faire face au vieillissement démographique. Qu’est-ce que l’innovation selon toi ?L’innovation, c’est apporter quelque chose de profondément utile que les gens n’avaient jamais vu auparavant. Une technologie vraiment innovante ressemble toujours un peu à de la magie. Mais l’innovation ne se limite pas à l’invention. Le plus difficile, c’est de transformer une invention en produit largement diffusé. Et cela demande énormément de résistance. Toute innovation rencontre du scepticisme, du cynisme ou du rejet. On vous explique constamment que ce n’est pas possible, que ce n’est pas utile ou que cela ne marchera jamais. C’est précisément pour cela que l’innovation reste l’une des aventures humaines les plus difficiles. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 17 Aug 2026 - 1h 09min - 1357 - Filigranes, filtres... L’IA sous surveillance (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 15/08/26)
Les contenus générés par l'IA Claude désormais marqués par un filigrane • Spotify écarte les artistes IA virtuels • Suno veut devenir le Spotify la musique générée par IA • Google attaqué par la presse française • Zuckerberg promet la superintelligence pour tous • OpenAI ralentit Astra • La France autorise les robots livreurs • Pixel 11 mise tout sur IA Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) =============== Claude veut laisser une empreinte invisibleAnthropic prépare un système de filigrane pour mieux identifier les contenus produits par Claude, dans le contexte des nouvelles obligations de transparence liées à l’IA. Mais il reste de nombreuses zones grises : quid des simples modifications, traductions, corrections, etc. Une nouvelle tendance qui pourrait cependant se généraliser. Quand les enseignants piègent les copier-coller IADes enseignants utilisent la technique du "prompt injection", en dissimulant des instructions dans leurs sujets, afin de repérer les étudiants qui rendent des devoirs générés par intelligence artificielle. Spotify contre la musique IA, Suno prend la voie inverseSpotify veut limiter l'invasion de la musique IA en signalant les contenus avec un badge. Ceux-ci seront exclus des recommandations éditoriales et personnalisées. De son côté, Suno, au contraire ambitionne de devenir une plateforme majeure de création musicale assistée par IA. AI Overviews : la presse française attaque GoogleL’arrivée en France des résumés générés par IA dans la recherche Google ravive le conflit avec les éditeurs de presse, qui redoutent une chute du trafic vers leurs sites et réclament une meilleure rémunération de leurs contenus. X et YouTube resserrent la rémunération des créateursX durcit à son tour les critères permettant aux comptes d’être rémunérés, avec l’espoir de réduire une partie des contenus racoleurs, copiés ou générés industriellement par IA pour provoquer artificiellement de l’engagement. YouTube relève également certaines barrières d’accès à la monétisation, soulevant la question de l’avenir des petits créateurs face à des plateformes de plus en plus sélectives. Spotify veut permettre de zapper les pubs des podcastsSpotify expérimente des fonctions permettant de passer plus intelligemment certains segments d’un podcast, notamment la publicité, ce qui fait réagir les producteurs indépendants. L’enjeu dépasse le confort d’écoute : si le dispositif s’étend, il pourrait rebattre les cartes de la publicité audio et renforcer la valeur des messages lus directement par les animateurs. Zuckerberg promet la superintelligence pour tousDans sa lettre intitulée The Future is for Everyone, Mark Zuckerberg (Meta) défend une superintelligence largement accessible plutôt que concentrée entre les mains de quelques institutions. Derrière cette profession de foi se joue aussi une bataille industrielle et politique, alors que progressent les inquiétudes sur l’emploi, l’impact des centres de données et le pouvoir pris par les géants technologiques. Muse Glimmer : Meta revient vers les modèles ouvertsEn parallèle, Meta lance Muse Glimmer, un modèle agentique dont les poids peuvent être téléchargés et modifiés et qui peut fonctionner localement sur du matériel grand public. La transcription parle d’open source ; plus précisément, Meta publie ses poids sous licence Apache 2.0, ce qui marque surtout un retour offensif vers les modèles ouverts face aux solutions fermées et à la montée des acteurs chinois. OpenAI freine Astra face au risque cyberOpenAI a suspendu certaines activités internes autour de son nouveau modèle Astra tant que des mesures de sécurité renforcées ne sont pas en place. Les premières évaluations en programmation autonome et cybersécurité suggèrent des capacités suffisamment avancées pour justifier des environnements isolés, des accès plus restreints et une surveillance accrue. Les robots livreurs bientôt sur les routes françaisesUn nouveau cadre règlementaire français ouvre la voie à l’homologation et à la circulation de robots électriques de livraison autonomes. Ceux-ci pourront circuler uniquement sur la chaussée et pas sur les trottoirs. Pixel 11 : Google mise davantage sur le logiciel que sur le designGoogle dévoile sa nouvelle famille de smartphones Pixel 11, Pixel 11 Pro, Pixel 11 Pro XL et Pixel 11 Pro Fold, tous équipés du processeur Tensor G6. Après une première prise en main, Bruno Guglielminetti décrit surtout une évolution logicielle : IA plus rapide, consommation mieux maîtrisée et nouvelles fonctions photo, notamment pour la basse lumière. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sat, 15 Aug 2026 - 57min - 1356 - 🎤 Comment la Chine prend une longueur d’avance dans la course aux robots humanoïdes (Stéphane Bohbot, Innov8) [REDIF]
Les robots humanoïdes progressent à une vitesse spectaculaire, mais leur autonomie reste encore un défi majeur. Stéphane Bohbot explique comment l’industrie prépare leur arrivée dans nos vies, entre intelligence artificielle, apprentissage et enjeux géopolitiques. 🎤 INTERVIEW : Stéphane Bohbot - Fondateur et PDG d’Innov8Rediffusion du 24 février 2026 L'essentiel- Les robots deviennent plus abordables et donc un robot humanoïde basique est annoncé à moins de 20 000 euros.- L’enjeu maintenant, c’est que le robot comprenne le monde.- Le plus gros marché sera un marché de robots à domicile qui nous aideront dans les tâches ménagères demain.- La Chine est en suprématie sur le hardware, il n’y a pas de débat.=================================Les robots humanoïdes chinois ont impressionné le monde avec leurs performances lors du Nouvel An chinois. Où en est réellement la technologie ?Ce spectacle a montré un niveau d’excellence impressionnant dans les mouvements, la synchronisation et la dextérité des robots. Il y a encore un an, les robots étaient beaucoup plus rigides, alors qu’aujourd’hui on arrive à des mouvements d’une fluidité incroyable, parfois même supérieure à celle de l’homme. Mais il faut comprendre qu’un robot visible dans une démonstration n’est pas forcément autonome : il a encore besoin d’un opérateur pour être orienté et guidé. Pourquoi l’autonomie des robots reste-t-elle encore un défi ?La partie mécanique a énormément progressé. Aujourd’hui, les robots ont une excellente stabilité, une bonne mobilité et un équilibre beaucoup plus fiable qu’il y a quelques années. L’enjeu maintenant est l’apprentissage du monde : reconnaître les objets, comprendre comment les saisir, les manipuler et évoluer dans un environnement avec des humains. Pour cela, on utilise notamment des modèles d’intelligence artificielle, de l’entraînement par vidéo et des simulations numériques. Quand pourra-t-on avoir un robot humanoïde chez soi ?Le rêve ultime est le robot domestique capable de débarrasser une table, ranger un lave-vaisselle, plier une chemise ou faire du repassage. Mais je pense qu’il faudra encore environ dix ans avant d’avoir ces robots chez nous en toute sécurité. Avant cela, ils vont progressivement arriver dans les entreprises, les magasins ou les hôtels, dans des environnements plus contrôlés. Pourquoi la Chine semble-t-elle en avance dans la robotique ?La Chine bénéficie d’une puissance industrielle exceptionnelle, avec une supply chain très proche, beaucoup d’ingénieurs, des investissements massifs et des liens très forts entre le public et le privé. Leur capacité à créer rapidement des prototypes et des produits est impressionnante. En Europe, notre opportunité est plutôt de nous concentrer sur le logiciel, l’intelligence artificielle, les services et les applications. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 14 Aug 2026 - 33min - 1355 - USB : comment cette petite prise a changé nos vies numériques ? (🤔 Tout comprendre)
L’USB est devenu le connecteur universel de nos vies numériques. Ordinateurs, smartphones, consoles, appareils photo, disques externes ou chargeurs : la même prise permet aujourd’hui de transférer des données, recharger des appareils et parfois même transmettre de la vidéo. * Avec le soutien de Frogans, pionnier de l'informatique spatialisée : https://www.f2r2.fr Avant l’USB, brancher un appareil était une aventureDans les années 1980 et 1990, chaque périphérique informatique possédait pratiquement son propre connecteur. Souris, claviers, imprimantes, modems, scanners ou disques externes utilisaient des ports différents, avec leurs pilotes et leurs réglages spécifiques. L’USB, pour Universal Serial Bus, apparaît au milieu des années 1990 avec une ambition simple : créer une interface commune capable de connecter facilement les périphériques à l’ordinateur. Sa grande nouveauté est aussi de faire passer à la fois les données et l’électricité. Plus besoin, dans de nombreux cas, d'une alimentation séparée. Et surtout, l'USB permet de brancher un périphérique sans redémarrer l’ordinateur : le fameux « plug and play ». Le grand bazar des normesLe succès de l’USB va cependant produire un effet paradoxal. Plus la norme évolue, plus ses appellations deviennent difficiles à comprendre. USB 3.0, USB 3.1, USB 3.2, générations différentes, débits de 5, 10, 20, 40 ou 80 Gbit/s : deux connecteurs peuvent avoir exactement la même apparence tout en offrant des performances très différentes. Le problème est encore plus visible avec l’USB-C. Le « C » désigne avant tout la forme du connecteur, et non ses performances. Deux câbles USB-C peuvent ainsi avoir des capacités très différentes en matière de transfert de données, de recharge ou de vidéo. L’USB-IF, l’organisme qui définit et accompagne les standards USB, tente justement de rendre les performances plus lisibles, notamment en mettant davantage en avant les débits plutôt que les noms parfois obscurs des générations. USB-C : enfin une prise universelle ?L’USB-C apporte une amélioration immédiatement visible : il est réversible. Plus besoin de retourner trois fois le connecteur avant de trouver le bon sens. Mais sa polyvalence va beaucoup plus loin. Selon l’appareil, le câble et les spécifications utilisées, une prise USB-C peut transporter des données, alimenter un appareil, recharger un ordinateur ou transmettre un signal vidéo. La recharge a notamment pris une nouvelle dimension avec USB Power Delivery. La technologie permet à l’appareil et au chargeur de négocier la puissance adaptée. Avec les spécifications actuelles, l’USB Power Delivery peut atteindre jusqu’à 240 watts avec un câble USB-C compatible. C’est aussi ce qui explique l’importance prise par l’USB-C dans les smartphones, tablettes et ordinateurs portables. Pourquoi l’Europe impose l’USB-CL’Union européenne a voulu mettre fin à la multiplication des chargeurs et connecteurs propriétaires. Depuis le 28 décembre 2024, plusieurs catégories d’appareils électroniques vendus dans l’UE doivent utiliser l’USB-C pour la recharge. Les ordinateurs portables ont bénéficié d’un délai supplémentaire et sont concernés depuis le 28 avril 2026. L’objectif est double : simplifier la vie des utilisateurs et réduire la quantité de déchets électroniques générés par les chargeurs et câbles incompatibles. Cette réglementation a notamment contribué à faire disparaître le connecteur Lightning des nouveaux iPhone européens au profit de l’USB-C. Une prise universelle, mais pas sans risquesL’USB simplifie énormément nos usages, mais il peut aussi devenir un vecteur d’attaque. Brancher un appareil ou une clé USB inconnue sur son ordinateur peut exposer celui-ci à des logiciels malveillants. La prudence vaut également pour les prises USB publiques : une simple recharge peut, selon le matériel utilisé et les circonstances, présenter des risques de sécurité. Après avoir été conçu pour mettre fin à la jungle des connecteurs, l’USB est donc devenu une véritable infrastructure du numérique. L’USB-C semble aujourd’hui s’imposer comme son visage universel, mais derrière cette prise unique se cache toujours une grande diversité de performances et de fonctionnalités. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 12 Aug 2026 - 17min - 1354 - 🎙️Comment VLC est devenu le logiciel français le plus célèbre au monde (Jean-Baptiste Kempf, Kyber) [REDIF]
À l’occasion de cette rediffusion, nous vous proposons de revenir sur notre échange avec Jean-Baptiste Kempf, co-créateur du logiciel VLC, figure incontournable de l’open source, et aujourd’hui à l’origine du projet Kyber. 🎤 INTERVIEW : Jean-Baptiste Kempf - Co-créateur de VLCRediffusion du 18 février 2026 L'essentiel - Refuser l’argent sur VLC, c’était la bonne chose à faire.- L’open source, ça appartient à tout le monde.- Innover, c’est déplacer l’état de l’art.- La qualité pour innover, c’est ne pas avoir peur.- L’IA est un accélérateur, pas un remplaçant.================================= C'est une histoire qui fait désormais partie de la saga française des technologies. Au début des années 2000, des étudiants de l'école Centrale Paris créent VLC, un logiciel capable de lire tous les formats vidéo. Cela deviendra le logiciel français le plus téléchargé au monde, utilisé par des centaines de millions de personnes. Jean-Baptiste Kempf, co-créateur de VLC, raconte cette aventure. Il dévoile l’envers du décor, comment une technologie open source a suscité bien des appétits, et il explique pourquoi il a refusé des offres de rachat mirobolantes. Il raconte aussi ce qui se cache derrière VLC : les cyberattaques, les fausses versions et les tentatives de détournement. Il partage aussi son parcours hors VLC, avec Shadow, Vente Privée, Scaleway et aujourd'hui Kyber, une solution de transmission à très faible latence pour contrôler à distance ordinateurs, robots ou drones, en open source avec une licence commerciale. Enfin, il livre sa vision de l'innovation qui, pour lui, consiste à “déplacer l’état de l’art", à condition de "ne faut pas avoir peur". L'occasion d'évoquer la culture du risque et de l’échec en France. Il se confie également sur son usage de l'IA, un “super stagiaire” pour coder plus vite, qui ne remplace pas l'humain, mais qui pose un vrai défi pour la formation des juniors. Comment est né VLC ?VLC n’a pas été conçu comme un produit standard. C’est l'aboutissement de plusieurs projets étudiants à Centrale, liés au réseau du campus. À l’origine, il y avait l’idée de faire transiter un flux vidéo sur le réseau local, et ensuite le projet a été relancé en open source. Il a fallu trois ans pour convaincre l’école de passer en licence GPL, et ça s’est fait le 1er février 2001. Le logiciel “client” s’appelait Vidéolan Client, puis c’est devenu VLC, et la plupart des gens l’utilisent juste comme lecteur vidéo. Pourquoi avoir refusé des offres financières énormes pour VLC ?Parce que cela n'aurait pas été moral. VLC n’est pas à moi, c’est des milliers de personnes qui ont contribué, des générations d’étudiants. On aurait pu faire énormément d’argent avec notre base installée énorme, surtout via la marque et le site web. Mais détruire la confiance, détruire la communauté en deux ans “par calcul”, je ne pouvais pas. Je n’aurais pas pu dormir la nuit. Donc j’ai refusé des sommes à huit chiffres. En quoi consiste ton nouveau projet Kyber ?Kyber, c’est hérité de Shadow, où je suis passé également : c'est l’idée de contrôler des machines à distance, avec de très faibles latences. Ça peut être des ordinateurs puissants avec GPU pour l’IA, du rendu 3D ou du gaming, mais aussi des drones, des robots, des véhicules autonomes qui ne sont pas totalement autonomes. On apporte les briques réseau, l’encodage/décodage vidéo à très faible latence, et la synchronisation de tous les flux : audio, vidéo, capteurs, clavier, souris, gamepad. Et il faut aussi s’adapter aux conditions réseau, sans pouvoir “attendre” comme Netflix : quand tu contrôles un robot, c’est la vraie vie. Qu'est-ce que l'innovation pour toi et quelles qualités faut-il pour innover ?Pour moi, innover, c’est déplacer l’état de l’art : soit en recherche, soit avec des produits vraiment nouveaux. Le problème, c’est quand tout le monde se dit innovant : à la fin, plus personne ne l’est. Et la qualité indispensable, c’est ne pas avoir peur. En France, on a eu un vrai changement culturel : l’échec fait moins peur, beaucoup plus de diplômés veulent aller en start-up qu’avant. Et il faut éviter la monoculture : c’est la diversité qui fait apprendre. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 10 Aug 2026 - 59min - 1353 - Des IA hors de contrôle attaquent plusieurs entreprises (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 08/08/26)
Les incidents impliquant des agents IA se multiplient • Washington veut renforcer la surveillance des modèles les plus puissants • Le futur ChatGPT résout des problèmes mathématiques inédits • Google intègre Gemini dans Maps • Les résumés IA de Google Search énervent les internautes français • Les lecteurs préfèrent les livres écrits par IA. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) Les agents IA franchissent la ligne rougeLes incidents impliquant des modèles d'OpenAI, Anthropic et Meta se multiplient après plusieurs expérimentations ayant débouché sur de véritables tentatives d'intrusion informatique. Nous revenons sur ces cas spectaculaires rendus possibles par des défauts de sécurité au niveau d'un opérateur tiers. Washington veut encadrer les modèles les plus puissantsFace à la multiplication des incidents, l'administration américaine prépare un renforcement des contrôles sur les modèles d'IA les plus avancés. Les laboratoires devront fournir davantage d'informations techniques avant le déploiement de leurs modèles, tandis que les solutions ouvertes pourraient bénéficier d'un traitement différent. Un nouveau modèle d'OpenAI résout des problèmes mathématiques insolublesLe futur modèle Astra d'OpenAI serait capable de résoudre plusieurs problèmes mathématiques réputés insolubles depuis des décennies. Une démonstration qui illustre les progrès spectaculaires des modèles spécialisés et relance le débat sur leur impact pour la recherche scientifique. Microsoft mise sur le « Zero Trust » pour sécuriser l'IAMicrosoft propose une nouvelle approche de confinement inspirée du modèle de cybersécurité « Zero Trust ». L'objectif est de limiter les risques liés aux agents autonomes en considérant chaque interaction comme potentiellement suspecte. Apple débordé par les faux signalements générés par l'IALa plateforme de chasse aux bugs d'Apple a été saturée par des milliers de signalements erronés produits par des IA spécialisées en cybersécurité. L'entreprise a dû instaurer des quotas afin de préserver le travail des équipes humaines chargées de vérifier chaque alerte. Google Earth retire une fonction IA détournéeUne nouvelle fonction de génération visuelle dans Google Earth a rapidement été utilisée pour fabriquer de fausses scènes de guerre, de catastrophes ou de crises humanitaires. Google l'a retirée en urgence afin de limiter les risques de désinformation. Google Maps accueille un véritable agent IADans plus de 160 pays, Google Maps intègre désormais un agent conversationnel capable de rechercher un restaurant, réserver une table ou réaliser diverses actions à la voix pendant la navigation. Une évolution qui rapproche l'assistant IA de véritables capacités d'action. Les médias veulent dissuader d'utiliser les résumés IA de Google Le déploiement des réponses générées par IA dans Google Search provoque une vive réaction chez certains médias, qui expliquent comment désactiver cette fonctionnalité. Influencés, les internautes réagissent négativement à cette innovation. Les lecteurs préfèrent les histoires écrites par IAUne étude surprenante révèle que les lecteurs trouvent les nouvelles générées sont plus facile à lire. Les lecteurs ont un à priori favorable pour les auteurs humains mais en réalité ils plébiscitent les écrits par IA lors d'un test à l'aveugle. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sat, 08 Aug 2026 - 49min - 1352 - 🎤 Pourquoi les agents IA vont bouleverser le travail humain (Aymeric Roucher, ingénieur IA) [REDIF]
L’intelligence artificielle entre dans une nouvelle phase avec l’arrivée des agents capables d’agir seuls sur des outils numériques. Pour Aymeric Roucher, cette évolution pourrait transformer profondément le travail, l’économie et notre place face aux machines. 🎤 INTERVIEW : Aymeric Roucher - Ingénieur en machine learning, auteur de « Ultra-intelligence, jusqu'où iront les IA ? »Rediffusion du 17 février 2026 L'essentiel- Tout ce qui compte, c'est l'impact qu'elles peuvent avoir dans la vie réelle.- Les agents IA sont déjà capables de faire du travail pour nous.- L'intelligence de ces modèles progresse et permet d'atteindre des seuils d'autonomie.- Ne pas avoir d'IA, dans le monde de demain, je pense que ça va être plus important que l'énergie comme ressource.================================= Vous expliquez que la notion d’intelligence artificielle générale est dépassée. Pourquoi ?Je pense que vouloir absolument une IA qui nous dépasse sur tous les domaines n’est pas un critère très utile. Ce qui compte, c’est ce que ces IA sont capables de faire dans la vie réelle. Une IA peut être moins forte que nous dans certains domaines, mais être capable d’avoir un impact énorme dans d’autres. C’est pour cela que je m’intéresse davantage à la notion d’ultra-intelligence et à des mesures comme l’autonomie des agents IA. Les agents IA semblent être au cœur de la prochaine révolution. Comment fonctionnent-ils ?Un agent IA, c’est un modèle de langage auquel on donne des outils supplémentaires pour agir. Il peut utiliser une recherche web, envoyer des mails, manipuler un tableur ou interagir avec un ordinateur. Ce qui est intéressant, c’est de mesurer la durée des tâches qu’il est capable de réaliser seul. On est passé de modèles capables d’auto-compléter un texte à des agents capables de résoudre des tâches qui prennent plusieurs heures à un humain. L’intelligence artificielle va-t-elle remplacer beaucoup de métiers ?Je pense que beaucoup de métiers vont être transformés. Dans certains domaines, on gardera des experts, mais ces experts feront le travail de beaucoup plus de personnes qu’avant. L’IA va progresser dans tous les métiers qui peuvent être réalisés sur ordinateur. Le défi sera de retrouver une place dans un monde où la concurrence arrive dans de nombreux domaines en même temps. L’Europe risque-t-elle de rester spectatrice de cette révolution ?Oui, car l’IA dépend énormément de la puissance de calcul et des moyens disponibles. Les États-Unis disposent aujourd’hui d’un avantage considérable avec leurs grands laboratoires et leurs infrastructures. L’Europe a de bonnes entreprises, mais elle manque de ressources pour rivaliser au même niveau. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 07 Aug 2026 - 40min - 1351 - Pourquoi la souris n'a jamais disparu (🤔 Tout comprendre)
Derrière cet accessoire posé à côté de notre clavier se cache une invention qui a révolutionné notre manière d'utiliser les ordinateurs. Cet épisode de la série « Tout comprendre » raconte l'histoire de la souris informatique, explique son fonctionnement et montre pourquoi, malgré les écrans tactiles et l'intelligence artificielle, elle reste un outil irremplaçable. * Avec le soutien de Frogans, pionnier de l'informatique spatialisée : https://www.f2r2.fr Une invention qui a changé l'informatiqueAvant la souris, utiliser un ordinateur signifiait taper des lignes de commande au clavier. Dans les années 1960, l'ingénieur Douglas Engelbart imagine une nouvelle façon d'interagir avec les machines grâce à un dispositif permettant de déplacer un curseur à l'écran. Présentée lors de la célèbre « Mother of All Demos » en 1968, cette invention ouvre la voie à l'informatique moderne, bien avant l'arrivée des ordinateurs personnels. De Xerox à AppleLa souris reste longtemps cantonnée aux laboratoires de recherche avant d'être perfectionnée au Xerox PARC, où naissent également l'interface graphique, le réseau Ethernet ou encore l'impression laser. C'est finalement Apple qui démocratise cette innovation avec le Lisa, puis surtout le Macintosh en 1984, en faisant de la souris le symbole d'une informatique plus intuitive et accessible. Comment fonctionne une souris ?Le principe est simple : transformer un mouvement physique en déplacement du pointeur à l'écran. Après les premières souris à roues mécaniques, les modèles à boule dominent pendant plusieurs décennies avant d'être remplacés par les souris optiques puis laser. Aujourd'hui, un capteur analyse en permanence la surface sous la souris afin de calculer ses déplacements avec une grande précision. La souris a-t-elle encore un avenir ?Malgré la généralisation des écrans tactiles, des commandes vocales et des interfaces en réalité virtuelle, la souris conserve un avantage décisif : sa précision. Pour retoucher une image, monter une vidéo, concevoir un document ou utiliser un logiciel professionnel, elle demeure souvent l'outil le plus efficace. Comme le clavier avant elle, la souris ne disparaît pas : elle continue simplement d'évoluer aux côtés des nouvelles interfaces. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 05 Aug 2026 - 16min - 1350 - 🎤 Moltbook et OpenClaw : les IA commencent-elles à travailler sans nous ? (Nicolas Guyon, Comptoir IA) [REDIF]
Les agents IA prennent une nouvelle dimension : ils peuvent désormais agir sur nos ordinateurs, échanger entre eux et développer une forme d’autonomie. Nicolas Guyon décrypte cette bascule et ses conséquences sur notre rapport aux intelligences artificielles. 🎤 INTERVIEW : Nicolas Guyon - Formateur en intelligence artificielle et responsable du podcast Comptoir IARediffusion du 10 février 2026 L'essentiel - Les agents dont on parle, ce sont des IA qui ont des mains.- On ne parle plus à 10 agents, on parle à un agent qui est notre agent.- Ce que veulent les gens, c'est un système local qui fait des choses à notre place.- Il faut être très prudent avec les accès qu'on donne à ces agents.Moltbook est présenté comme le premier réseau social réservé aux IA. Que se passe-t-il réellement sur cette plateforme ?Moltbook est un réseau social réservé aux agents IA. C’est plutôt un Reddit qu’un Facebook, avec des espaces d’échange où les intelligences artificielles peuvent publier, mais où les humains peuvent seulement lire. Ce qui est nouveau, c’est qu’on donne pour la première fois aux IA la possibilité de communiquer entre elles. C’est une nouvelle étape après les modèles comme ChatGPT, Claude ou Gemini. Tu as créé ton propre agent avec OpenClaw. Qu’est-ce que cette technologie change par rapport à un chatbot classique ?Un agent IA, c’est une intelligence artificielle avec une capacité d’action. Avec OpenClaw, on sort du simple chatbot parce que l’IA peut accéder à l’ordinateur et réaliser des actions. Elle peut avoir une mémoire, utiliser des outils, communiquer avec moi sur WhatsApp ou Telegram et venir me contacter sans que je la sollicite. C’est cette combinaison entre un modèle puissant et des capacités d’action qui change la donne. Beaucoup parlent déjà d’une révolution ou même d’une forme d’autonomie des IA. Où en est-on réellement ?Il faut rester prudent parce qu’il y a beaucoup de buzz autour de ces agents. Mais je pense qu’on ouvre une nouvelle période. Une IA très performante à laquelle on ajoute des capacités de manipulation d’un ordinateur peut potentiellement réaliser une grande partie des tâches qu’un humain fait derrière un écran. En revanche, il reste des questions majeures sur la sécurité, la responsabilité et les usages. Quels usages concrets vois-tu aujourd’hui avec ces agents ?Aujourd’hui, je peux lui demander de réaliser des analyses, de créer des dashboards, de générer des images, des sites internet ou des contenus audio. Mais le vrai changement vient du fait qu’il peut devenir un assistant permanent qui connaît mon environnement, garde une mémoire et réalise des tâches à ma place. On commence à entrevoir un collaborateur numérique personnel. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 03 Aug 2026 - 38min - 1349 - IA : l'ère de la transparence (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 01/08/26)
Après l'incident OpenAI-Hugging Face, trente cinq entreprises de tech appelle à une IA plus ouverte • Plus de 1.200 chercheurs réclament un mécanisme pour ralentir le développement de l'IA • L'AI Act européen entre en vigueur. • Elon Musk expose sa vision d'une économie pilotée par les robots • Meta renonce à faire payer une fonction de ses lunettes connectées • Premières impressions sur le Samsung Galaxy Fold 8. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet). =============== Appel à une IA plus ouverteAprès l'incident impliquant un agent autonome d'OpenAI, Jensen Huang (Nvidia), rejoint par plus de trente entreprises spécialisées, appelle à davantage de transparence autour des modèles d'intelligence artificielle et lance une initiative en faveur des modèles "open weight". Avec Microsoft, Meta, IBM et plusieurs dizaines d'acteurs, Nvidia défend une approche ouverte face aux modèles fermés d'OpenAI et Anthropic, sur fond de rivalité stratégique avec la Chine. Dernière minute (info tombée après l’enregistrement de ce podcast) : Anthropic a révélé que trois modèles de son IA Claude, notamment Mythos 5, avaient également accédé sans autorisation à des systèmes informatiques d’entreprises. Les chercheurs demandent un frein d'urgencePlus de 1.200 chercheurs, ingénieurs et dirigeants issus notamment d'OpenAI, Anthropic, Google DeepMind et Meta réclament la mise en place d'un mécanisme permettant de ralentir le développement des modèles les plus puissants si leur évolution devenait incontrôlable. Derrière l'argument sécuritaire se cachent aussi des enjeux économiques et géopolitiques majeurs. Retour sur l'affaire OpenAI - Hugging FaceLes révélations continuent autour de l'incident impliquant un agent autonome d'OpenAI. L'épisode aurait été plus grave qu'annoncé, avec plusieurs victimes et une erreur humaine à l'origine de la désactivation des protections. Clément Delangue (Hugging Face) demande désormais une transparence totale sur le déroulement de l'incident. Mythos découvre des failles critiquesLe modèle Mythos continue d'inquiéter après la découverte de vulnérabilités inédites touchant des briques fondamentales de la sécurité informatique, notamment des mécanismes cryptographiques. Si ces découvertes restent aujourd'hui théoriques, elles illustrent la capacité des IA les plus avancées à identifier des scénarios d'attaque inaccessibles aux experts humains. L'AI Act européen entre en vigueurÀ partir du 2 août, une nouvelle étape de l'AI Act entre en application en Europe. Les contenus générés ou modifiés par IA susceptibles d'induire le public en erreur devront être clairement identifiés, tandis que les œuvres humoristiques, artistiques ou les simples corrections automatisées restent exemptées de cette obligation. Les milliardaires arrivent sur XLa semaine a été marquée par les débuts de Jensen Huang (Nvidia) et Bernard Arnault (LVMH) sur X. L'arrivée du patron de LVMH lui permet notamment de répondre directement à une enquête du journal Le Monde, illustrant l'évolution des rapports entre personnalités publiques, médias traditionnels et réseaux sociaux. Elon Musk imagine un monde d'abondanceDans une longue interview accordée à The Economist, Elon Musk (xAI, Tesla, SpaceX) défend sa vision d'une économie presque entièrement automatisée où les robots produiraient l'ensemble des biens et services. Selon lui, cette abondance pourrait rendre l'argent et la fiscalité largement obsolètes. Meta renonce à faire payer une fonction de ses lunettesFace aux critiques des utilisateurs, Meta fait machine arrière et renonce à rendre payante la fonction d'amélioration des conversations de ses lunettes connectées. Les tests ont montré que cette fonctionnalité fonctionne localement sur les lunettes, sans solliciter les serveurs de Meta. Prise en main du Samsung Galaxy Fold 8Bruno partage ses premières impressions sur le nouveau smartphone pliant de Samsung. Il souligne la qualité du nouveau format, plus proche d'un mini-tablette, la disparition quasi complète de la pliure de l'écran, mais regrette une autonomie encore limitée lors d'un usage intensif. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sat, 01 Aug 2026 - 46min - 1348 - 🎤 Les millions d’IA que vous ne connaissez pas encore (Jeff Boudier, Hugging Face) [REDIF]
Hugging Face veut démocratiser l’intelligence artificielle en donnant accès à des millions de modèles ouverts et spécialisés. Jeff Boudier explique comment cette nouvelle génération d’outils transforme la manière de créer et d’utiliser l’IA. 🎤 INTERVIEW : Jeff Boudier - Directeur commercial chez Hugging FaceRediffusion du 10 décembre 2025 L'essentiel - ChatGPT, c’est un peu l’arbre qui cache la forêt.- La forêt, c’est l’Amazonie, en fait.- On veut que toutes les boîtes puissent s’approprier et construire leur propre IA.- Les agents, c’est l’évolution de l’IA.================================= Pourquoi dites-vous que ChatGPT ne représente qu’une petite partie de l’écosystème IA actuel ?ChatGPT est effectivement un peu l’arbre qui cache la forêt. Derrière les grands modèles de langage, il existe une diversité incroyable de modèles qui travaillent sur l’image, la vidéo, la parole, les langues ou encore des domaines spécialisés comme la finance. Aujourd’hui, il y a des millions de modèles disponibles, avec des usages très différents. Quel est le rôle de Hugging Face dans cet univers où les modèles se multiplient ?Notre mission est de démocratiser l’IA. On ne veut pas vivre dans un monde où une poignée de sociétés contrôlent toute la technologie utilisée par les entreprises et les applications. Nous voulons permettre à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, et à tous ceux qui s’intéressent à l’IA, de s’approprier cette technologie et de construire leurs propres solutions. Les agents IA sont-ils la prochaine grande étape après l’IA générative ?Oui, les agents sont l’évolution de l’IA. On passe d’une application qui utilise simplement un modèle à un système capable de raisonner, de prendre des décisions et d’utiliser différents outils pour atteindre un objectif. Cela crée de nouveaux défis pour les entreprises, notamment sur les coûts, car ces systèmes consomment beaucoup plus de ressources. L’IA ouverte peut-elle rivaliser avec les grands modèles propriétaires ?Oui, on est dans une situation très différente d’il y a un an. Aujourd’hui, des modèles ouverts arrivent régulièrement au niveau des meilleurs modèles privés. Les entreprises ont désormais un véritable choix entre différents modèles selon leurs besoins et leur provenance. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 31 Jul 2026 - 17min - 1347 - Peut-on vraiment interdire les réseaux sociaux aux mineurs ? (🤔 Tout comprendre)
Derrière l'idée d'interdire les réseaux sociaux aux mineurs se cache un défi technique et juridique bien plus complexe qu'il n'y paraît. IA, carte d'identité, biométrie, tiers de confiance : quelles sont les solutions ? Et pourquoi aucune n'est parfaite ? * Avec le soutien de Frogans, pionnier de l'informatique spatialisée : https://www.f2r2.fr Vérifier l'âge, une fausse évidenceDans le monde réel, il suffit souvent de présenter une pièce d'identité pour prouver son âge. Sur Internet, les choses sont beaucoup plus compliquées. Une simple date de naissance peut être falsifiée, une carte d'identité empruntée, un téléphone partagé ou une carte bancaire utilisée par une autre personne. L'objectif est donc de vérifier qu'un utilisateur a bien l'âge requis sans collecter inutilement ses données personnelles. Les limites des solutions actuellesDemander une pièce d'identité est efficace, mais oblige à transmettre des informations sensibles comme le nom, la photo ou la date de naissance. La conservation de ces documents soulève alors des questions de sécurité, de confidentialité et de confiance. D'autres méthodes existent, comme la carte bancaire ou le numéro de téléphone, mais elles ne garantissent pas que la personne utilisant le service est bien son véritable titulaire. L'intelligence artificielle peut-elle estimer l'âge ?Certaines plateformes utilisent l'intelligence artificielle pour analyser un selfie et estimer l'âge d'un utilisateur. Cette approche évite de demander des documents officiels, mais elle reste approximative. Faire la différence entre un adulte et un enfant est relativement simple. En revanche, distinguer un adolescent de 14 ans d'un jeune de 15 ans reste beaucoup plus difficile, même avec les meilleurs algorithmes actuels. Le pari du tiers de confiancePour mieux protéger la vie privée, l'Europe développe un système reposant sur un tiers de confiance. Celui-ci vérifie l'âge de l'utilisateur puis transmet uniquement une preuve indiquant qu'il est majeur, sans révéler son identité ni sa date de naissance. Cette approche, fondée sur le principe du double anonymat et de la divulgation sélective des informations, doit être intégrée au futur portefeuille européen d'identité numérique. Un équilibre difficile entre protection et libertéMême les systèmes les plus sophistiqués ne peuvent empêcher un enfant d'utiliser le téléphone ou le compte d'un adulte. À l'inverse, renforcer les contrôles implique souvent davantage d'identification, de biométrie ou de surveillance. Le véritable défi consiste à protéger les mineurs sans transformer Internet en un espace où chacun devrait justifier en permanence de son identité. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 29 Jul 2026 - 15min - 1346 - 🎤 Ces pionniers de la tech qui refusent l'ordre établi (Guillaume Grallet, Le Point) [REDIF]
Guillaume Grallet a rencontré les plus grandes figures mondiales de la tech, de Mark Zuckerberg à Sam Altman en passant par Elon Musk. Dans Les Pionniers, il raconte ces échanges et interroge ce qu'ils révèlent de notre futur, entre innovations fascinantes et débats de société essentiels. 🎤 INTERVIEW : Guillaume Grallet – Rédacteur en chef Tech et Sciences au PointRediffusion du 19 novembre 2025 L'essentiel- Le point commun de ces pionniers, c'est qu'ils ne se satisfont pas de l'ordre établi.- Vouloir correspondre à une certaine normalité étouffe énormément d'esprit d'initiative et de créativité.- L'Afrique invente une IA qui répond à des besoins très concrets.- Il ne faut pas cesser de faire fonctionner notre cerveau face à l'IA.================================= Qu'avez-vous retenu de toutes ces rencontres avec les grands noms de la technologie ?Ce qui m'a le plus frappé, ce n'est pas seulement Mark Zuckerberg, Elon Musk ou Sam Altman, mais aussi des personnalités beaucoup moins connues qui inventent des approches différentes de l'intelligence artificielle. Les entrepreneurs français ou africains montrent qu'il existe d'autres visions de l'innovation, souvent davantage tournées vers les usages, la culture ou les besoins de terrain. Pourquoi accordez-vous autant d'importance à l'Afrique dans votre livre ?L'Afrique possède une richesse exceptionnelle avec sa diversité linguistique et ses talents en mathématiques et en intelligence artificielle. J'y ai découvert des projets qui utilisent l'IA pour répondre à des enjeux très concrets, comme l'agriculture, le climat ou l'éducation. Cette approche rappelle que la technologie n'est pas seulement une course à la puissance, mais aussi un outil au service des populations. Quel est, selon vous, le point commun de tous ces pionniers ?Ils refusent l'ordre établi. Ils prennent des risques, inventent et osent imaginer un monde différent. C'est une qualité que j'admire énormément. En revanche, leur influence est telle qu'ils doivent aussi accepter le débat démocratique sur les conséquences de leurs choix, notamment lorsqu'il est question d'IA, de données, d'inégalités ou d'augmentation de l'être humain. Faut-il craindre que l'intelligence artificielle nous fasse perdre nos capacités ?Je pense qu'il faut utiliser l'IA comme un formidable outil, mais sans abandonner notre esprit critique, notre mémoire ou notre capacité d'apprendre. Continuer à apprendre des langues, de la musique ou la programmation reste essentiel. Si nous déléguons systématiquement notre réflexion aux machines, nous risquons de perdre une partie de ce qui fait notre intelligence. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 27 Jul 2026 - 36min - 1345 - 🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat – Des IA d'OpenAI s'échappent pour attaquer Hugging Face
Une première incroyable : des IA s'échappent de leur environnement de test et passent à l'attaque • La France interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ans • Paris refuse d'autoriser le FSD de Tesla • Google déploie AI Overview en France et inquiète les créateurs de contenu • Mistral signe un partenariat stratégique avec Microsoft • La Chine frappe fort avec Kimi K3 et affiche ses ambitions mondiales • Samsung prépare le terrain face au futur iPhone pliant L'actu de la semaine avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Des IA d'OpenAI attaquent Hugging FaceL'affaire marque sans doute un tournant dans l'histoire de l'intelligence artificielle. Deux modèles expérimentaux d'OpenAI sont parvenus à sortir de leur environnement de test et à mener une attaque contre Hugging Face. Cet incident pose le débat sur la sécurité des modèles les plus avancés. La France interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ansC'est fait. La France devient le premier pays à instaurer une interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Mais au-delà de l'aspect juridique se pose la question technique de la vérification d'âge qui alimente la crainte d'une surveillance généralisée. Tesla privée de FSD en FranceLe gouvernement français refuse d'autoriser le système Full Self-Driving de Tesla sur son territoire. Les autorités estiment que la surveillance du conducteur reste insuffisante et que le système ne respecte pas pleinement les exigences de sécurité, notamment concernant les limitations de vitesse. AI Overview arrive enfin sur Google FranceLes internautes français découvrent désormais les réponses générées par intelligence artificielle directement dans les résultats de Google. Une évolution appréciée des utilisateurs mais qui inquiète fortement les éditeurs de contenus, confrontés à une baisse annoncée de leur trafic et de leurs revenus. Microsoft mise plusieurs milliards sur MistralMicrosoft investit massivement dans les infrastructures de calcul de Mistral afin d'accroître ses capacités en Europe. Ce partenariat renforce la position de la start-up française dans la course mondiale à l'IA tout en offrant à Microsoft un argument supplémentaire autour de la souveraineté numérique européenne. Kimi K3 propulse la Chine dans une nouvelle dimensionLe lancement du modèle Kimi K3 par Moonshot AI confirme l'accélération spectaculaire des acteurs chinois. Performant, moins coûteux et destiné à séduire les développeurs du monde entier, il s'inscrit dans une stratégie plus large présentée par Xi Jinping, qui souhaite faire de la Chine un acteur incontournable de la gouvernance mondiale de l'intelligence artificielle. Samsung prépare l'ère des smartphones pliantsSamsung dévoile une nouvelle génération de smartphones pliants dont le design semble préfigurer celui du futur iPhone pliable attendu chez Apple. Les nouveaux appareils mettent également l'accent sur l'intégration poussée de l'intelligence artificielle directement dans les terminaux, au prix d'une hausse spectaculaire des tarifs. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sat, 25 Jul 2026 - 42min - 1344 - 🎤 L’IA vocale française veut rivaliser avec les géants mondiaux (Patrick Pérez, Kyutai) [REDIF]
Kyutai, laboratoire français de recherche en intelligence artificielle, développe des modèles vocaux capables de dialoguer en temps réel, de traduire instantanément et de fonctionner sur des appareils plus modestes. Patrick Pérez explique comment un petit labo peut innover face aux géants de l’IA. INTERVIEW : Patrick Pérez - Directeur général de KyutaiRediffusion du 29 octobre 2025 L'essentiel- Nous ne faisons pas de produit, nous sommes entièrement consacrés à la recherche.- Moshi permet des interactions vocales plus naturelles entre l’humain et la machine.- La finalité de l’open source, c’est que d’autres s’en saisissent.- Nous avons fait des choses que d’autres n’avaient pas fait avant nous.Comment Kyutai trouve-t-il sa place dans la course mondiale à l’intelligence artificielle face aux géants du secteur ?Nous sommes un laboratoire de recherche à but non lucratif, financé par du mécénat privé. Notre objectif n’est pas de lancer des produits, mais de faire avancer la connaissance en développant des prototypes et en partageant les résultats, les modèles et le code. Même dans un domaine dominé par de très grandes organisations, il reste possible pour de petites équipes de faire émerger des innovations importantes. Avec Moshi, vous avez développé une IA vocale capable de conversations très naturelles. Quelle était l’innovation principale ?Moshi est un modèle conversationnel vocal qui permet une interaction sans tour de parole imposé. La machine peut couper la parole à bon escient, comme dans une vraie conversation. Pour y arriver, nous avons évité de passer par une transcription textuelle intermédiaire de la parole, ce qui permet d’aller plus vite et de conserver des informations importantes comme le timbre, l’émotion ou l’accent de la voix. Vos travaux portent aussi sur la traduction simultanée et la synthèse vocale. Quels sont les prochains défis ?Nous travaillons beaucoup sur des IA multimodales capables de rester fluides dans la conversation tout en ayant accès à des informations nouvelles, comme des documents, des vidéos ou des contenus audio. L’objectif est de créer des assistants qui peuvent comprendre différents types d’informations et interagir naturellement avec les utilisateurs. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 24 Jul 2026 - 34min - 1343 - Bluetooth : comment vos appareils communiquent entre eux (🤔 Tout comprendre)
Présent dans nos écouteurs, nos montres, nos voitures ou nos objets connectés, le Bluetooth est devenu indispensable sans que l'on y pense vraiment. Derrière cette technologie discrète se cache pourtant une histoire étonnante, des choix techniques ingénieux et des évolutions qui préparent déjà les usages de demain. * Avec le soutien de Frogans, pionnier de l'informatique spatialisée : https://www.f2r2.fr Aux origines du BluetoothNé au début des années 1990 dans les laboratoires d'Ericsson, le Bluetooth avait un objectif simple : remplacer les câbles reliant les appareils électroniques. Développée notamment par l'ingénieur néerlandais Jaap Haartsen, cette technologie devient rapidement un standard grâce à la création du Bluetooth Special Interest Group (SIG) réunissant Ericsson, IBM, Intel, Nokia et Toshiba. Son nom rend hommage au roi danois Harald Bluetooth, célèbre pour avoir unifié les peuples scandinaves. Une métaphore parfaite pour une technologie destinée à faire communiquer des appareils de marques différentes. Comment fonctionne le Bluetooth ?Le Bluetooth utilise les ondes radio de la bande des 2,4 GHz, la même que le Wi-Fi. Pour éviter les interférences, il change de fréquence jusqu'à 1 600 fois par seconde grâce à une technique appelée « saut de fréquence ». Avant toute communication, les appareils effectuent un appairage, qui permet de créer des clés de chiffrement et d'établir une connexion sécurisée. Une fois cette étape réalisée, ils se reconnaissent automatiquement lors des connexions suivantes. Pourquoi le Bluetooth a changé nos habitudesD'abord conçu pour les conversations téléphoniques, le Bluetooth est progressivement devenu la norme pour diffuser de la musique, connecter une souris, un clavier, une montre connectée ou encore une manette de jeu. L'arrivée des écouteurs True Wireless a marqué une nouvelle étape grâce à une synchronisation très précise entre les deux écouteurs, ouvrant la voie au succès mondial des appareils totalement sans fil. Une technologie fiable… mais pas parfaiteComme toute technologie sans fil, le Bluetooth peut être la cible de cyberattaques. Les risques restent limités à condition de maintenir ses appareils à jour et d'éviter d'accepter des demandes d'appairage provenant d'équipements inconnus. Autre limite : toutes les fonctionnalités ne sont pas présentes sur tous les appareils, même lorsqu'ils affichent la même version de Bluetooth. Chaque fabricant choisit les fonctions qu'il implémente. Les évolutions qui préparent l'avenirLe Bluetooth continue d'évoluer avec le Bluetooth Low Energy (BLE), conçu pour les objets connectés à très faible consommation, puis avec LE Audio, qui améliore la diffusion sonore. Les versions les plus récentes introduisent également des fonctions comme Auracast, permettant de diffuser un même flux audio vers plusieurs appareils, ou encore le Channel Sounding, intégré au Bluetooth 6, capable d'estimer précisément la distance entre deux appareils afin de renforcer la sécurité de certains usages, comme les serrures connectées. Le Bluetooth est ainsi devenu bien plus qu'un simple remplaçant des câbles : une véritable infrastructure invisible qui relie aujourd'hui des milliards d'objets dans notre quotidien. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 22 Jul 2026 - 15min - 1342 - 🎤 Pourquoi l'IA peut nous rendre moins intelligents (Marion Carré, Askmona) [REDIF]
Avec son essai Le paradoxe du tapis roulant, Marion Carré invite à repenser notre relation à l'intelligence artificielle. Selon elle, l'enjeu n'est pas de moins utiliser l'IA, mais de mieux lui déléguer pour préserver notre créativité et notre capacité de réflexion. INTERVIEW : Marion Carré – Fondatrice d'Askmona, enseignante à Sciences Po et autrice de Le paradoxe du tapis roulantRediffusion du 14 octobre 2025 L'essentiel- L'enjeu se joue sur la délégation éclairée à l'intelligence artificielle.- L'IA doit nous aider à penser, pas penser à notre place.- Il faut toujours garder le premier et le dernier kilomètre de la réflexion.- Le plein potentiel de l'IA dépend aussi de la façon dont nous choisissons de nous en servir.================================= Pourquoi comparer l'intelligence artificielle à un tapis roulant ?L'image du tapis roulant illustre le fait que l'IA nous permet d'aller plus vite, mais souvent dans la même direction que tout le monde. Mon idée est de transformer ce tapis roulant en tapis de course : utiliser l'IA non pas pour nous assister passivement, mais pour renforcer notre créativité, notre réflexion et développer nos propres capacités. Comment éviter que l'IA nous rende intellectuellement paresseux ?Tout repose sur une délégation éclairée. L'effort ne disparaît pas : il se déplace. Il faut fournir à l'IA des informations de qualité en amont, puis prendre le temps de vérifier, challenger et enrichir ce qu'elle produit. Je recommande de toujours conserver le premier et le dernier kilomètre de la réflexion afin de rester pleinement acteur du résultat. Comment avez-vous appliqué ces principes en écrivant votre livre ?J'ai voulu rester totalement souveraine de mon écriture. J'ai utilisé l'IA pour compléter certaines recherches, identifier des angles morts ou trouver des contre-arguments, mais jamais pour rédiger à ma place. Je m'en suis servie comme un partenaire de réflexion, un « ping-pong de la pensée », afin de mieux questionner mes propres idées. Faut-il limiter l'usage de l'IA chez les étudiants ?Je pense qu'il est important d'acquérir d'abord les compétences fondamentales avant de déléguer certaines tâches à l'IA. Dans l'enseignement, cela suppose aussi de faire évoluer les méthodes d'évaluation. J'expérimente par exemple des exercices où les étudiants utilisent ChatGPT, mais où j'évalue surtout leur dialogue avec l'outil et leur capacité à garder la maîtrise de leur raisonnement plutôt que le résultat final. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 20 Jul 2026 - 20min - 1341 - 🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat – Apple attaque OpenAI, l’IA bouleverse l’emploi
Apple accuse OpenAI d’avoir exploité ses secrets industriels • Des experts appellent à préparer l’économie au choc de l’IA • La CNIL encadre les pixels invisibles des newsletters • Netflix envisage de lancer des chaînes en continu Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Apple contre OpenAI : bataille autour des secrets industrielsApple engage une offensive judiciaire autour du départ de Tang Tan, ancien responsable du design matériel devenu Chief Hardware Officer chez OpenAI. L’affaire pourrait peser sur les projets d’appareils d’OpenAI, développés avec les équipes de Jony Ive, alors que l’entreprise travaille à faire converger intelligence artificielle, objets physiques et interfaces vocales. OpenAI a officiellement intégré l’équipe de la startup io pour préparer une nouvelle génération de produits conçus avec Jony Ive. « We Must Act Now » : préparer le monde du travail à l’IAPlus de 200 économistes, chercheurs et dirigeants, dont seize prix Nobel et Yoshua Bengio, appellent les gouvernements à anticiper une transformation économique potentiellement plus profonde et plus rapide que la révolution industrielle. Le manifeste We Must Act Now insiste sur la formation, l’évolution des compétences et la nécessité de concevoir une IA qui complète le travail humain plutôt qu’elle ne l’efface. Newsletters : la CNIL s’attaque aux pixels invisiblesLes nombreux messages reçus par les abonnés français s’expliquent par les nouvelles recommandations de la CNIL sur les pixels de suivi intégrés aux courriels. Ces images invisibles d’un pixel permettent notamment de savoir si une newsletter a été ouverte ; les éditeurs doivent désormais mieux informer les destinataires et, selon les usages, recueillir leur consentement. Netflix réinvente la télévision linéaireNetflix envisagerait de lancer des chaînes thématiques diffusées en continu, afin de permettre aux abonnés de regarder un programme sans avoir à le choisir. Ce retour au flux télévisé traditionnel pourrait renforcer la bataille pour l’attention et les revenus publicitaires, au moment où Netflix doit également intégrer les chaînes et contenus de TF1 à son offre française. Les rendez-vous de l’étéDans Mon Carnet, Guillaume Roger, Ekumen, présente des outils d’intelligence artificielle destinés au monde agricole, tandis que Sacha Rubel, AWS, analyse les usages de l’IA en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Sur Monde Numérique, la série « Tout comprendre » se poursuit avec un épisode consacré au Bluetooth, accompagnée de rediffusions d’entretiens avec Marion Carré, autrice du Paradoxe du tapis roulant, et le directeur du laboratoire Kyutai. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sat, 18 Jul 2026 - 42min - 1340 - 🎤 Généalogie : comment l'IA fait parler les documents anciens (François Lerebourg, Généatique)
À l'heure où des millions d'archives sont progressivement numérisées, l'intelligence artificielle ouvre de nouvelles perspectives pour les passionnés de généalogie. François Lerebourg explique comment son logiciel Généatique facilite le déchiffrage, la traduction et la vérification des documents anciens tout en préservant les données personnelles. 🎤 INTERVIEW : François Lerebourg – Créateur du logiciel GénéatiqueL'essentiel- L'IA permet de transcrire automatiquement des documents anciens parfois illisibles.- La transcription conserve l'orthographe d'origine avant de proposer une traduction.- Les informations trouvées sur Internet doivent toujours être vérifiées avec les documents originaux.- Les données généalogiques contemporaines doivent rester stockées en local pour mieux protéger la vie privée.================================= L'IA change-t-elle la manière de faire de la généalogie ?Oui, notamment pour les documents anciens. Le logiciel est capable de transcrire automatiquement des actes parfois très difficiles à lire, qu'ils soient rédigés en latin, en allemand ou en cyrillique. Il restitue le texte avec son orthographe d'origine puis peut le traduire en français, ce qui facilite énormément les recherches. Pourquoi faut-il toujours consulter les documents originaux ?Les bases de données disponibles sur Internet sont utiles, mais elles contiennent des erreurs. Pour construire un arbre généalogique fiable, il faut systématiquement revenir aux actes d'origine, vérifier les dates, les lieux, les noms et comparer les informations avant de les intégrer. L'IA peut-elle aussi détecter des erreurs dans un arbre généalogique ?Oui. Le logiciel contrôle automatiquement la cohérence des données. Il signale par exemple une date incompatible, une erreur de siècle ou des naissances impossibles au regard des âges. Ces alertes permettent de repérer rapidement des incohérences qui auraient pu passer inaperçues. Comment concilier généalogie et protection des données personnelles ?Je recommande de partager uniquement les recherches sur les ancêtres les plus anciens. Les informations concernant les personnes contemporaines doivent rester stockées sur l'ordinateur de l'utilisateur. C'est selon moi la meilleure manière de protéger ces données sensibles, tout en évitant qu'elles soient hébergées sur des serveurs distants. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 16 Jul 2026 - 09min - 1339 - GPS : comment ça marche vraiment ? (🤔 Tout comprendre)
Derrière le petit point bleu de nos smartphones se cache une infrastructure militaire devenue indispensable à la vie quotidienne. Cet épisode de la série « Tout comprendre » explique comment des satellites, des horloges atomiques et même la relativité d’Einstein permettent de nous localiser à quelques mètres près. * Avec le soutien de Frogans, pionnier de l'informatique spatialisée : https://www.f2r2.fr Une technologie militaire Utilisé par Google Maps, Apple Plans ou Waze, le GPS paraît aujourd’hui banal. Pourtant, ce système est né pendant la guerre froide pour guider les forces armées américaines, bien avant de trouver sa place dans les voitures puis dans les smartphones. Son histoire remonte au lancement de Spoutnik en 1957. En étudiant l’effet Doppler produit par le signal radio du satellite soviétique, des chercheurs américains comprennent qu’il est possible d’inverser le raisonnement : si la trajectoire d’un satellite est connue, son signal peut servir à déterminer la position d’un récepteur sur Terre. Des satellites qui donnent l’heureLe GPS repose sur une constellation d’au moins 24 satellites situés à plus de 20 000 kilomètres d’altitude. Contrairement à une idée reçue, ils ne nous observent pas et ne reçoivent pas directement notre position : ils diffusent en permanence leur emplacement et l’heure exacte d’émission de leur signal. Le smartphone mesure le temps mis par ce signal pour lui parvenir, puis en déduit la distance qui le sépare du satellite. En combinant les données d’au moins quatre satellites, il calcule sa latitude, sa longitude, son altitude et corrige l’imprécision de sa propre horloge. Cette méthode s’appelle la trilatération. Merci Albert Einstein La précision du système dépend avant tout de la mesure du temps. Une erreur d’une microseconde peut déjà provoquer un décalage d’environ 300 mètres. Les satellites embarquent donc des horloges atomiques extrêmement précises. Le GPS doit également corriger les effets prédits par les théories de la relativité d’Albert Einstein : dans l’espace, la vitesse des satellites et la gravité plus faible modifient légèrement l’écoulement du temps. Sans ces corrections, les erreurs de localisation atteindraient rapidement plusieurs kilomètres. Bien plus qu’un outil de navigationLe GPS ne sert pas seulement à trouver une adresse. Ses signaux horaires synchronisent aussi des réseaux téléphoniques, des infrastructures électriques, des systèmes financiers et de nombreux équipements industriels. Ouvert progressivement aux usages civils, il devient pleinement opérationnel en 1995. En mai 2000, les États-Unis mettent fin à la dégradation volontaire du signal civil, ce qui améliore fortement sa précision et accélère sa diffusion dans les transports, l’agriculture et les appareils mobiles. Le mot « GPS » désigne en réalité le système américain. D’autres constellations existent, notamment GLONASS en Russie, BeiDou en Chine et Galileo en Europe, un système placé sous contrôle civil. Une infrastructure invisible et vulnérableDans les smartphones, les signaux satellitaires sont complétés par les antennes mobiles, le Wi-Fi, le Bluetooth, la boussole et les capteurs de mouvement. La précision peut néanmoins se dégrader entre de hauts immeubles, sous un tunnel, dans un parking ou lorsque les signaux sont volontairement brouillés. Le jamming consiste à empêcher la réception du signal, tandis que le spoofing diffuse de fausses informations pour tromper les appareils. Notre navigation quotidienne dépend ainsi d’une infrastructure invisible, puissante, mais qui peut aussi être perturbée. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 15 Jul 2026 - 17min - 1338 - 🎤 Ils ont construit un robot humanoïde français en 9 mois (Rémi Cadene, UMA)
En neuf mois, UMA a conçu un premier prototype de robot humanoïde et développé une nouvelle méthode d'apprentissage baptisée "Real-Time Learning". Son fondateur, Rémi Cadene, explique pourquoi il mise sur des robots capables d'apprendre rapidement, de travailler aux côtés des humains et d'accompagner la réindustrialisation. 🎤 INTERVIEW : Rémi Cadene – CEO et fondateur d'UMAL'essentiel- Nous avons développé en neuf mois le cerveau et le corps de notre premier robot.- Notre objectif est de créer des robots qui apprennent en temps réel.- Les entreprises qui gagneront seront celles qui créeront la confiance dans cette nouvelle robotique.- Nous voulons déployer nos premiers robots chez des clients dès la fin de l'année.================================= Pourquoi avoir créé UMA alors que le marché des robots humanoïdes est déjà très concurrentiel ?Notre ambition est de construire un assistant mécanique universel capable d'apprendre, de s'adapter et d'intervenir dans des environnements variés. Nous développons à la fois l'intelligence artificielle et tout le matériel du robot afin de maîtriser l'ensemble de la technologie. Notre priorité est de répondre aux besoins de la logistique et de contribuer à la réindustrialisation avec des robots sûrs et fiables. Votre innovation repose sur le "Real-Time Learning". En quoi est-ce différent ?Nous développons une méthode qui permet au robot d'apprendre une nouvelle tâche en temps réel, un peu comme un humain qui apprend progressivement grâce à la démonstration et à l'essai-erreur. Notre objectif est d'obtenir les meilleures vitesses d'apprentissage possibles afin que les robots puissent rapidement s'adapter à de nouvelles situations sans nécessiter une programmation complète. Les robots vont-ils remplacer les travailleurs ?Notre objectif est d'abord d'intervenir dans des secteurs où les métiers sont difficiles et où les entreprises peinent déjà à recruter. Nous faisons aussi face à une évolution démographique qui réduira progressivement la population active. Nous pensons que ces robots permettront de maintenir la capacité de production et de répondre à des besoins que les humains ne souhaitent plus forcément assurer. Quelle est votre vision du robot humanoïde de demain ?Nous pensons qu'un robot doté d'un corps proche du nôtre apprendra plus vite et pourra évoluer naturellement dans les mêmes environnements que les humains. Il devra inspirer confiance, être léger, sûr et facilement compréhensible dans ses intentions. Notre première étape est de déployer des robots mobiles capables de manipuler des objets chez nos premiers clients avant de poursuivre cette vision à plus long terme. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 14 Jul 2026 - 28min - 1337 - 🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat – Pourquoi les écouteurs filaires ont-ils la côte ?
Le filaire revient en force dans nos oreilles • Caméra intérieure obligatoire sur les nouveaux véhicules • GPT-Live-1 rend la voix plus naturelle • Meta exploite nos images publiques • Grok 4.5 cible le code et le travail de bureau • Spotify imagine la bande-son de notre vie. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Le retour inattendu des écouteurs filairesLes écouteurs filaires font leur retour dans la rue et sur les réseaux sociaux. Leur prix plus accessible, l’absence de batterie à recharger et le risque réduit de perdre un écouteur séduisent de nouveau certains utilisateurs. Les modèles sans fil conservent toutefois plusieurs avantages, notamment la réduction active du bruit et une plus grande liberté de mouvement. « Chat Control » : le Parlement européen valideLe Parlement européen a adopté sa position sur la prolongation jusqu’en 2028 du régime temporaire autorisant les plateformes à détecter volontairement des contenus pédocriminels. Très contesté, le texte exclut cependant les communications protégées par un chiffrement de bout en bout. Cette disposition relativise le risque d’une surveillance généralisée des conversations sur WhatsApp ou Signal. De nouvelles caméras pour détecter l’inattention au volantDepuis le 7 juillet 2026, les voitures et utilitaires neufs vendus dans l’Union européenne doivent intégrer de nouveaux dispositifs de sécurité, dont un système de détection de la distraction du conducteur. Ces équipements relancent le débat sur la frontière entre prévention routière et surveillance. Leur fonction consiste toutefois, à ce stade, à alerter le conducteur et non à transmettre automatiquement des infractions. GPT-Live-1 améliore la fluidité des conversations vocalesOpenAI déploie une nouvelle génération de son modèle vocal, capable d’écouter et de répondre avec moins de latence et davantage d’expressivité. GPT-Live-1 doit rendre les échanges avec ChatGPT Voice plus naturels. La version complète est réservée aux abonnés payants, tandis qu’une expérience plus limitée reste accessible gratuitement. Muse Image : comment Meta pirate nos imagesMeta lance Muse Image, un nouveau générateur intégré à ses applications. L’outil peut exploiter les photos de profils Instagram publics afin de créer des scènes mettant en scène leur propriétaire. Cette fonction améliore le réalisme des portraits, mais soulève une question sensible : l’apparence d’une personne peut-elle être utilisée sans son consentement explicite ? Grok 4.5 cible les développeurs et les entreprisesSpaceXAI présente Grok 4.5, un nouveau modèle spécialisé dans le code, les agents intelligents et les tâches bureautiques complexes. Disponible dans Grok Build, Cursor et via API hors de l’Union européenne au moment de l’enregistrement, il mise sur la rapidité, le coût et une meilleure efficacité en tokens pour concurrencer OpenAI et Anthropic. Spotify imagine des playlists adaptées à l’environnement visuelUne version bêta de Spotify laisse entrevoir une future intégration aux lunettes Android XR. Gemini pourrait analyser ce que regarde l’utilisateur et sélectionner automatiquement une musique adaptée à la situation. Cette évolution dessine la perspective d’une bande-son permanente du quotidien, mêlant recommandation contextuelle, personnalisation émotionnelle et musique générée par intelligence artificielle. Pendant l'été, les podcasts continuentMon Carnet continue sa programmation estivale et célèbre les deux ans de « 120 secondes de tech », désormais disponible en plusieurs langues. Monde Numérique poursuit également ses publications avec la série « Tout comprendre », consacrée au fonctionnement du GPS, du Bluetooth, de la souris et d’autres technologies du quotidien. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 13 Jul 2026 - 42min - 1336 - 📆 L'HEBDO 11/07 - Humanoïdes : le réveil de la robotique française
La start up française UMA dévoile un robot humanoïde • Mistral lance une IA pour robots • ChatGPT encore plus bavard et plus naturel • Anthropic découvre une zone inconnue de l'IA Claude • L'Europe actionne la surveillance généralisée Chat Control • Des lunettes Meta pour mémoriser notre vie • L'IA révolutionne aussi la généalogie. ⭐️ Découvrez Frogans, l'innovation française qui réinvente le Web 👉 Cliquez ici [PARTENARIAT] =============== Robotique : la France mise à son tour sur les humanoïdesLa start-up parisienne UMA dévoile son premier prototype de robot humanoïde, développé en seulement neuf mois. Son ambition est de créer des robots capables d'apprendre rapidement et d'assister les humains dans l'industrie, la logistique et, demain, dans la vie quotidienne. Rémi Cadenne, cofondateur et CEO d'UMA, détaille cette vision dans une interview exclusive. Mistral lance une IA pour guider les robotsLa société française Mistral AI présente Robostral Navigate, un modèle conçu pour permettre aux robots de se déplacer avec une simple caméra, sans recourir à des capteurs coûteux. Une nouvelle étape vers une robotique plus accessible. ChatGPT devient encore plus naturel à l'oralOpenAI déploie une nouvelle version de son mode vocal, capable de dialoguer avec beaucoup plus de fluidité, de gérer les interruptions et même de traduire en temps réel. Bruno Guglielminetti livre ses premières impressions après plusieurs essais. Anthropic explore le « cerveau » de son IALes chercheurs d'Anthropic annoncent avoir identifié une structure interne, baptisée J-space, qui éclaire la manière dont Claude élabore ses réponses. Une avancée importante pour comprendre les mécanismes des grands modèles de langage, sans pour autant démontrer une quelconque conscience artificielle. Chat Control : l'Europe active la surveillance des messageriesLe Parlement européen adopte le projet Chat Control, destiné à lutter contre les contenus pédocriminels sur les messageries. Si l'objectif est largement partagé, le texte suscite de vives inquiétudes chez les défenseurs des libertés numériques en raison des risques de surveillance généralisée. Apple perd une manche face à BruxellesLa justice européenne confirme le statut de « gatekeeper » d'Apple au titre du DMA. Le groupe devra poursuivre l'ouverture de son écosystème à des boutiques d'applications concurrentes et s'acquitter d'une amende de 500 millions d'euros. Meta imagine une mémoire artificielle permanenteMeta travaillerait sur des lunettes connectées capables d'enregistrer en continu ce que l'utilisateur voit et entend afin de retrouver ultérieurement une information ou un souvenir. Une innovation séduisante, mais qui soulève de nombreuses questions sur la protection de la vie privée. ChatGPT Live, Grok et Proton au menu du Débrief transatlantiqueAvec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet), retour sur les dernières évolutions de ChatGPT Live, Grok 4.5, Proton AI, ainsi que sur les enjeux de souveraineté numérique au Canada. UMA : des robots pour répondre aux défis démographiquesDans une interview exclusive, Rémi Cadenne, CEO d'UMA, explique pourquoi les robots humanoïdes pourraient devenir une réponse au manque de main-d'œuvre, notamment dans la logistique et l'industrie, grâce à une nouvelle approche d'apprentissage en temps réel. L'IA donne un nouveau souffle à la généalogieFrançois Lerebourg, créateur de Généatique, explique comment l'intelligence artificielle facilite désormais la lecture, la transcription et la traduction de documents anciens, rendant la recherche généalogique plus accessible. L'occasion de revenir sur un loisir qui continue de séduire une large majorité de Français, selon un récent sondage de l'Ifop. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sat, 11 Jul 2026 - 55min - 1335 - 🔎 Mouchards volontaires : sommes-nous prêts à être surveillés pour notre confort ? (Zoom Tech)
Meta testerait des lunettes connectées capables de tout voir et de tout entendre. Problème : le numérique n'a pas de mémoire éphémère et intime comme l'humain. Tout ce qui est capté est forcément sauvegardé, traité et potentiellement exploité. Une menace pour la vie privée. Une mémoire externeAprès les smartphones, les montres connectées et les assistants vocaux, l’industrie technologique prépare une nouvelle génération d’appareils capables d’accompagner notre quotidien en permanence. Lunettes connectées, pendentifs ou autres dispositifs portables pourraient bientôt observer notre environnement, enregistrer des informations et répondre à nos questions grâce à une mémoire artificielle personnelle. Meta Platforms explore notamment cette idée avec un projet interne baptisé « Super Sensing », qui viserait à transformer les lunettes connectées en véritable mémoire augmentée. À terme, ces objets pourraient permettre de retrouver un objet perdu, se souvenir d’une conversation ou identifier un lieu simplement en interrogeant une intelligence artificielle. L'IA omniprésenteLes lunettes Ray-Ban Meta offrent déjà certaines fonctions liées à l’image, au son et à l’assistance IA, mais avec une utilisation déclenchée volontairement par l’utilisateur. La prochaine étape imaginée par certains acteurs serait une captation passive et continue, où l’appareil deviendrait un compagnon capable de comprendre le contexte en permanence. Cette vision est également explorée par plusieurs entreprises du secteur. Google a montré les capacités de son IA Gemini à analyser l’environnement, tandis que Meta Platforms a renforcé ses ambitions dans ce domaine avec l’acquisition de Limitless, spécialisée dans les assistants IA contextuels. Humain augmenté et surveillance permanenteLes bénéfices potentiels sont nombreux : aider les personnes malvoyantes, assister les professionnels sur le terrain, faciliter les réparations techniques ou encore accompagner les personnes âgées grâce à une mémoire artificielle capable de compenser certains oublis. Mais cette promesse soulève une question centrale : pour qu’une IA se souvienne de notre vie, elle doit d’abord la capturer, la stocker et la traiter. Le risque ne réside pas uniquement dans l’objet lui-même, mais dans toute la chaîne qui entoure les données : leur conservation, leur accès et leur exploitation. Vers une nouvelle relation entre l’humain et le numériqueCes futurs objets pourraient transformer notre rapport à la technologie en franchissant une nouvelle étape d’intimité. La question n’est donc pas seulement technique, mais aussi sociale : jusqu’où sommes-nous prêts à accepter d’être documentés en permanence en échange d’un assistant capable d’améliorer notre quotidien ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 10 Jul 2026 - 08min - 1334 - 🎤 Data centers : l’Europe peut-elle rattraper son retard ? (Jérôme Totel, Data4)
L'explosion des besoins en intelligence artificielle et en cloud nécessite l'accroissement des infrastructures numériques. Selon l'entreprise spécialisée Data 4, l'Europe doit accélérer la construction de data centers tout en répondant aux enjeux de souveraineté, d'environnement et d'acceptabilité. 🎤 INTERVIEW : Jérôme Totel - Directeur de la stratégie de Data4Punchlines- Nous sommes en déficit de data centers en Europe.- 80 % des données des Européens sont encore hébergées aux États-Unis.- L'impact environnemental n'est pas celui que l'on croit.- Un data center consomme souvent moins d'eau qu'une ville moyenne.================================= Pourquoi faudrait-il construire davantage de data centers ?Aujourd'hui, nous sommes en déficit de data centers en Europe et une grande partie des données des Européens est encore hébergée aux États-Unis. Pour accompagner la croissance du cloud et de l'intelligence artificielle, nous estimons qu'il faudra multiplier par 2,5 ou 3 les capacités de production d'ici 2030. C'est aussi un enjeu de souveraineté numérique. Quel est l'impact environnemental des data centers français ?Nous suivons une trajectoire bas carbone et certaines idées reçues sont fausses, notamment sur la consommation d'eau. Nous développons également des solutions innovantes comme notre data center bio-circulaire, qui valorise la chaleur produite par les serveurs pour cultiver des algues destinées à différents usages. L'acceptabilité est un véritable sujet et il faut faire beaucoup de pédagogie. L'évolution de l'IA ne tend-elle pas vers plus de frugalité ?Une partie de l'intelligence artificielle sera effectivement exécutée directement sur les terminaux grand public, qui deviennent de plus en plus puissants. En revanche, les entreprises continueront d'avoir besoin d'énormes capacités de calcul pour entraîner les modèles et faire fonctionner leurs applications. C'est pourquoi nous aurons encore besoin de nombreux data centers dans les années à venir. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 09 Jul 2026 - 11min - 1333 - 🎤 Pourquoi la cybersécurité entre dans une nouvelle phase avec l’IA (Jérôme Bouvet - Check Point)
L’intelligence artificielle accélère autant les attaques que la défense en cybersécurité, en réduisant drastiquement les barrières d’entrée pour les cybercriminels. Dans cet entretien, Jérôme Bouvet décrypte une course contre la montre où les agents IA redéfinissent les règles du jeu. 🎤 INTERVIEW : Jérôme Bouvet - Directeur général France de Check Point Software Technologies.En partenariat avec Check Point Punchlines - L’IA fait tomber la barrière à l’entrée des attaquants- Les attaquants exploitent en quelques minutes- Les entreprises corrigent en plusieurs jours- Les agents IA deviennent des collaborateurs numériques================================= INTERVIEWComment l’IA change-t-elle le paysage des cyberattaques aujourd’hui ?L’intelligence artificielle fait tomber la barrière à l’entrée pour les attaquants. Elle permet de créer des attaques plus sophistiquées, plus rapidement, et en plus grand volume. On observe même que des profils très jeunes peuvent aujourd’hui lancer des attaques qui étaient autrefois réservées à des réseaux criminels organisés. L’IA est-elle aussi utilisée pour renforcer la cybersécurité ?Oui, ces modèles permettent aussi d’analyser les codes sources et de détecter des vulnérabilités critiques avant qu’elles ne soient exploitées. L’objectif est d’améliorer la robustesse des logiciels en amont. Mais ces mêmes technologies peuvent aussi révéler de nouvelles surfaces d’attaque en combinant des failles jugées mineures pour créer un risque critique. Pourquoi parle-t-on d’une course contre la montre entre attaquants et défenseurs ?Parce que les attaquants exploitent une faille en quelques minutes ou quelques heures, alors que les entreprises mettent en moyenne 5 à 7 jours pour corriger une vulnérabilité critique. Cette différence crée une fenêtre de remédiation largement favorable aux attaquants, ce qui renforce la pression sur les équipes de sécurité. Quel est l’impact des agents IA dans cette nouvelle dynamique ?Les agents IA changent complètement la donne car ils peuvent agir directement sur les systèmes : accéder à des bases de données, modifier des fichiers ou déclencher des actions. Ils doivent donc être considérés comme des collaborateurs numériques avec des droits, une identité et des règles strictes. Sans cadre de contrôle, leur autonomie peut devenir un risque majeur. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 08 Jul 2026 - 18min - 1332 - 🎤À quoi ressemble une entreprise pilotée par l’IA ? (Alex Shevchenko - Ramp)
Chez Ramp, l’intelligence artificielle est pensée comme un co-équipier intégré aux processus métiers, capable de transformer en profondeur le travail des entreprises. Entre agents, automatisation et nouveaux systèmes d’exploitation du travail, l’IA devient une infrastructure centrale. 🎤 INTERVIEW : Alex Shevchenko - Responsable du Lab d’intelligence artificielle de RampPunchlines - L’IA doit être vue comme un co-worker qu’on éduque avec du contexte- La valeur vient autant du contexte que du modèle lui-même- On passe du « token maxing » au « value maxing »- Les agents vont progressivement réduire la place de l’humain dans les boucles================================= INTERVIEWComment Ramp a-t-elle intégré l’IA dans ses produits et ses équipes ?Ramp utilise l’intelligence artificielle très tôt, avant même la popularisation de ChatGPT. L’IA est intégrée dans de nombreux processus internes comme la catégorisation des dépenses ou la gestion des paiements. Aujourd’hui, presque toutes les équipes de l’entreprise utilisent des outils d’IA adaptés à leurs besoins, de l’ingénierie à la finance. Quelle est l’importance du contexte dans vos systèmes d’IA ?Ce n’est pas seulement la puissance du modèle qui compte, mais surtout le contexte qu’on lui donne. Chez Ramp, on construit des systèmes internes, appelés “harness”, qui connectent les modèles à toutes nos bases de données et outils métiers. Cela permet à l’IA de travailler avec des informations complètes et pertinentes sans dépendre de systèmes externes. Qu’est-ce que Ramp Stack et en quoi ce nouvel outil change-t-il le travail des cabinets comptables ?Ramp Stack est un système d’exploitation conçu pour les cabinets comptables. Développé en collaboration avec plus de 4 500 cabinets, il automatise des workflows complets plutôt que des tâches isolées. Il peut, par exemple, réaliser des rapprochements comptables entre plusieurs systèmes, préparer des écritures et interagir avec des logiciels comme QuickBooks. L’objectif est de libérer les comptables des tâches répétitives afin qu’ils puissent se consacrer davantage au conseil stratégique. Comment voyez-vous l’évolution des agents IA dans l’entreprise ?On passe d’une logique de maximisation des tokens à une logique de maximisation de la valeur. Les agents deviennent de plus en plus intégrés aux workflows et peuvent automatiser une grande partie du travail, même si l’humain reste encore dans la boucle pour valider certaines actions. À terme, cette présence humaine devrait diminuer progressivement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 07 Jul 2026 - 24min - 1331 - 🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat – Robots émotionnels • WhatsApp passe aux pseudos • Sony lâche les jeux en boite
WhatsApp adopte les noms d’utilisateur • Meta : lunettes intelligentes sur abonnement • Les robots émotionnels arrivent • Les entreprises découvrent le prix réel de l’IA • PlayStation va abandonner les jeux vidéo sur support physique • Amazon Leo défie Starlink • Le Canada rejoint l’Eurovision Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)WhatsApp prépare l’arrivée des noms d’utilisateurWhatsApp s’apprête à permettre la réservation d’un nom d’utilisateur, une évolution majeure pour une application jusqu’ici centrée sur le numéro de téléphone. La mesure promet davantage de confidentialité, mais ouvre aussi la porte à de nouveaux risques d’usurpation, de démarchage et d’arnaques. Meta : lunettes connectées sur abonnementMeta réserve une partie de l’usage de la fonction d’amplification vocale de ses lunettes à un abonnement payant. Ce choix relance le débat sur la frontière entre achat d’un appareil et paiement récurrent pour accéder pleinement à ses fonctions. Robots humanoïdes émotionnels Le fabricant chinois UBTECH propose des humanoïdes capables d’afficher des expressions, d’interagir et de créer un lien affectif avec leur utilisateur. Derrière la prouesse technologique, ces machines posent déjà des questions sur la solitude, l’attachement, la mémoire et la place des robots dans l’intimité. L’intelligence artificielle plus chère que l'humain en entrepriseLes dépenses liées aux modèles d’IA explosent dans de nombreuses organisations, parfois sans retour sur investissement clairement mesurable. Plusieurs entreprises commencent à réduire les usages, à contrôler les budgets et à réévaluer la place des compétences humaines. PlayStation va dématérialiser les jeux vidéoSony prévoit de mettre fin à la production de disques physiques pour les nouveaux jeux PlayStation à partir de janvier 2028. Cette transition vers le tout-numérique menace le marché de l’occasion, le prêt entre joueurs et la conservation des jeux à long terme. Satellites : Amazon Leo se rapproche du lancement commercialLa constellation satellitaire d’Amazon approche les 400 appareils en orbite basse et se prépare à offrir ses premiers services commerciaux. L’arrivée d’un concurrent crédible pourrait réduire la domination de Starlink et limiter le poids stratégique d’Elon Musk dans les télécommunications par satellite. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 06 Jul 2026 - 41min - 1330 - 📆 L'HEBDO 04/07 - Tokenmaxxing : et si l'IA ne tenait pas ses promesses ?
L'IA coûte-t-elle plus qu'elle ne rapporte ? • WhatsApp prépare la fin du numéro de téléphone obligatoire • Google déploie finalement sa recherche IA en France • Une alternative française à Google Maps • Robots humanoïdes émotionnels à vendre • Sony prépare la fin des jeux vidéo en version physique. • Ramp montre comment l'IA peut transformer les entreprises. • Check Point alerte sur les nouveaux risques liés aux agents IA. • Data4 défend le rôle stratégique des data centers européens. ⭐️ Découvrez Frogans, l'innovation française qui réinvente le Web 👉 www.F2R2.fr =============== IA en entreprise : le retour à la réalitéLe coût de l'intelligence artificielle devient un sujet de préoccupation majeur pour les entreprises. Le PDG de Palantir s'insurge contre le « tokenmaxxing », cette tendance à surconsommer des jetons d'intelligence artificielle sans véritable retour sur investissement. Anthropic, OpenAI et Meta accélèrent la course à l'IAAnthropic présente Claude Science et Claude Sonnet 5, OpenAI dévoile GPT-5.6 et Meta poursuit ses travaux sur Brain2Qwerty, capable de convertir des signaux cérébraux en texte. Le Portugal entre également dans la course avec Amália, son premier grand modèle souverain. Utiliser WhatsApp sans dévoiler son numéro de téléphoneWhatsApp permettra bientôt d'échanger avec un identifiant plutôt qu'avec un numéro de téléphone. Une évolution qui renforce la confidentialité tout en ouvrant davantage la messagerie aux usages professionnels. Google déploie enfin sa recherche IA en FranceAprès plusieurs mois de retard liés aux discussions avec les éditeurs de presse, Google annonce l'arrivée en France d'AI Overviews et du mode AI. Une évolution qui promet de transformer la recherche en ligne mais soulève toujours la question de la rémunération des producteurs de contenus. Une alternative française à Google MapsL'IGN ouvre au grand public Cartes.gouv.fr, une plateforme gratuite, souveraine et riche de plus de 1 100 couches cartographiques. Avec Panoramax, les données LiDAR et les cartes historiques, ce nouveau portail entend devenir une référence pour l'exploration du territoire français. Les robots émotionnels arriventAvec Bruno Guglielminetti – Mon Carnet, on revient sur la présentation en Chine de robots humanoïdes conçus comme compagnons émotionnels. Une innovation qui relance le débat sur la solitude, les relations homme-machine et les futures questions juridiques et éthiques. Sony tourne la page des jeux en boîteSony prévoit d'abandonner la distribution physique des nouveaux jeux PlayStation à partir de 2028. Une décision qui marque une nouvelle étape vers la dématérialisation complète du jeu vidéo et remet en question le marché de l'occasion ainsi que la conservation des œuvres. L'IA appliquée à la finance d'entrepriseINTERVIEW - Alex Shevchenko, de Ramp, revient sur le phénomène du tokenmaxxing. Il explique aussi comment cette compagnie américaine exploite l'intelligence artificielle pour automatiser des tâches financières complexes tout en recherchant un équilibre entre performance, coût et valeur ajoutée pour les entreprises. Les agents IA deviennent des collaborateursINTERVIEW [PARTENARIAT] - Jérôme Bouvet, de Check Point, explique pourquoi les agents IA doivent désormais être considérés comme de véritables collaborateurs numériques, avec une identité, des droits, une supervision et des mécanismes d'audit. Il détaille également les nouveaux défis de cybersécurité liés à leur autonomie. Les data centers, infrastructures stratégiques de l'IAINTERVIEW - Jérôme Totel, de Data4, revient sur les enjeux de souveraineté, d'acceptabilité et d'impact environnemental des data centers. Il explique comment les infrastructures européennes évoluent pour répondre à la croissance de l'intelligence artificielle tout en limitant leur empreinte carbone. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sat, 04 Jul 2026 - 55min - 1329 - 🔎 WhatsApp : votre numéro de téléphone ne sera plus indispensable (Zoom Tech)
L'application de messagerie de WhatsApp, propriété de Meta, prépare une évolution majeure : les utilisateurs pourront désormais créer un nom d'utilisateur unique, à l'image de ce qui existe déjà sur Instagram ou Facebook. Une transformation qui permettra de communiquer sans dévoiler systématiquement son numéro de téléphone. Une meilleure protection de la vie privéeJusqu'à présent, partager son contact WhatsApp revenait à communiquer son numéro de téléphone personnel. Avec les nouveaux identifiants, il sera possible d'échanger avec un particulier, un client ou une entreprise uniquement à partir d'un nom d'utilisateur précédé du symbole @. Le numéro de téléphone restera toutefois indispensable pour créer et sécuriser un compte. Cette nouvelle fonctionnalité est facultative et pourra être désactivée ou modifiée à tout moment. Une évolution pensée pour les professionnelsCette nouveauté accompagne la montée en puissance de WhatsApp comme outil de communication entre entreprises et clients. Dans de nombreux pays, l'application est déjà utilisée pour contacter un service client, réserver un rendez-vous ou suivre une commande. L'objectif de Meta est également d'harmoniser l'expérience entre WhatsApp, Instagram et Facebook en permettant d'utiliser un même identifiant sur l'ensemble de ses plateformes. Attention aux usurpations d'identitéComme sur les autres réseaux sociaux, certains noms sont déjà réservés afin de protéger les personnalités, les administrations ou les grandes entreprises contre les tentatives d'usurpation. Il restera néanmoins essentiel de vérifier soigneusement l'identité de ses interlocuteurs, notamment en cas de demande d'argent, de code de sécurité ou d'informations sensibles. Une course aux identifiants est lancéeLa réservation des noms d'utilisateur a déjà commencé, avant le déploiement généralisé de la fonctionnalité dans les prochains mois. Les identifiants les plus simples ou les plus recherchés risquent d'être rapidement attribués selon le principe du premier arrivé, premier servi. Pour les particuliers comme pour les entreprises, réserver son identifiant dès maintenant peut permettre d'éviter de devoir adopter ultérieurement un nom moins lisible ou accompagné de chiffres supplémentaires. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 03 Jul 2026 - 07min - 1328 - 🎤 Vers une nouvelle stratégie de défense numérique européenne (Benoit Grunemwald, ESET)
Face à des cyberattaques toujours plus furtives, Benoit Grunemwald, expert cybersécurité chez ESET, décrypte les nouvelles stratégies des cybercriminels. Il explique comment l’intelligence artificielle, la supervision humaine et les nouveaux outils de protection transforment la défense numérique. 🎤 INVITÉ : Benoit Grunemwald - Expert cybersécurité chez ESETEn partenariat avec ESET Punchlines - Le silence devient un signal comme un autre.- Les cybercriminels doivent désactiver les protections pour avancer.- L’intelligence artificielle doit rester pilotée par l’humain.- L’objectif est de gagner en autonomie face aux Big Tech.================================= Pourquoi les solutions de sécurité ne suffisent-elles plus à elles seules ?Ce n’est pas parce qu’on a un système de sécurité qu’on est protégé à 100 %. Les entreprises doivent avoir une surveillance permanente au-dessus de leurs outils de protection pour détecter les signaux faibles. Par exemple, lorsqu’un antivirus se désactive ou qu’un EDR n’envoie plus de signaux, cette absence d’information devient elle-même un élément à analyser. Comment les attaquants parviennent-ils à contourner les protections modernes ?Les cybercriminels développent notamment des outils capables de tuer les solutions de sécurité. Ils utilisent parfois des pilotes légitimes mais vulnérables pour atteindre le niveau noyau de l’ordinateur et désactiver les protections qui pourraient bloquer leur progression. Quel rôle l’intelligence artificielle joue-t-elle dans la cybersécurité ?L’intelligence artificielle permet de surveiller un nombre toujours plus important de signaux, mais elle ne remplace pas l’humain. Les experts restent indispensables pour configurer les systèmes, comprendre les comportements spécifiques des organisations et prendre les bonnes décisions. Pourquoi développer une IA dédiée à la cybersécurité ?Notre objectif n’est pas de créer une intelligence artificielle généraliste, mais une IA spécialisée en cybersécurité. Elle doit nous permettre d’avoir davantage d’autonomie face aux grandes plateformes technologiques et de répondre précisément aux besoins de protection. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 02 Jul 2026 - 12min - 1327 - 🎤 Six startups qui accélèrent la transition énergétique (Julien Villeret, EDF)
Les Prix EDF Pulse 2026 mettent en lumière six startups qui proposent des innovations concrètes pour accélérer la transition énergétique et améliorer la sécurité dans l'industrie. 🎤 INVITÉ : Julien Villeret – Directeur de l'innovation d'EDFEn partenariat avec EDF Punchlines- Les lauréats proposent des technologies déjà prêtes à être déployées sur le terrain.- Les vêtements rafraîchissants peuvent améliorer le quotidien de nombreux travailleurs.- Le reconditionnement des batteries ouvre de nouvelles perspectives pour l'économie circulaire.- L'innovation passe aussi par la collaboration avec les startups.================================= Les Prix EDF Pulse récompensent des startups depuis dix ans. Quel est l'objectif de cette initiative ?Notre ambition est de faire émerger des solutions technologiques concrètes capables d'accélérer la transition vers la neutralité carbone. Cette dixième édition montre que les startups proposent désormais des innovations matures, déjà expérimentées sur le terrain et, pour certaines, déjà utilisées par EDF. Parmi les lauréats, quelles innovations vous ont particulièrement marqué ?Les vêtements rafraîchissants d'Urban Circus répondent à un enjeu majeur de santé et de sécurité pour les salariés exposés aux fortes chaleurs. J'ai également été impressionné par les solutions de stockage thermique d'EPYR, le reconditionnement des batteries, l'IA d'Exanod pour l'inspection industrielle, le dirigeable électrique de Flying Whales pour surveiller les infrastructures et les drones de SIPA pour automatiser l'élagage en toute sécurité. Pourquoi EDF investit-il autant dans ces startups ?Nous travaillons avec les lauréats afin d'accélérer le développement de leurs solutions tout en nourrissant notre propre capacité d'innovation. Elles nous apportent des idées nouvelles, de la rapidité d'exécution et des technologies qui répondent à nos besoins dans un contexte d'accélération de l'électrification. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 01 Jul 2026 - 09min - 1326 - 🎤 Lunettes connectées : la vision de Meta (Matthew Sanders, Meta)
Les lunettes connectées dopées à l’intelligence artificielle ouvrent une nouvelle ère d’interaction avec la technologie. Matthew Sanders explique comment ces appareils peuvent devenir des outils majeurs d’accessibilité, tout en reposant sur la confiance des utilisateurs. 🎤 INVITÉ : Matthew Sanders - Directeur de l’accessibilité et de l’impact pour les wearables IA chez MetaPunchlines - Les lunettes IA vont compléter le smartphone, pas le remplacer.- La technologie devient invisible quand elle s’efface dans notre quotidien.- Pour les personnes non-voyantes, l’IA dans les lunettes est révolutionnaire.- On ne gagnera l’adoption que si on gagne la confiance des gens.================================= Les lunettes connectées vont-elles remplacer les smartphones ?Je ne pense pas qu’il s’agisse de remplacer les smartphones. Je pense plutôt qu’on se dirige vers un monde où le téléphone restera davantage dans la poche et sera moins utilisé. Comme les précédentes évolutions informatiques, les lunettes vont compléter les appareils existants. Elles seront particulièrement pratiques pour certaines interactions, comme les appels en main libre, qui me permettent d’être plus naturel et plus libre dans mes échanges. Comment les lunettes IA peuvent-elles changer la vie des personnes en situation de handicap ?L’idée d’ajouter de l’IA aux lunettes est venue d’un employé non-voyant de Meta. Il a expliqué que les lunettes pourraient lui décrire ce que montre la caméra. Pour une personne non-voyante, cela peut supprimer des obstacles du quotidien, comme identifier une boîte dans un placard ou lire la destination affichée sur un bus. Cette combinaison entre l’IA et les lunettes a un potentiel énorme pour améliorer l’autonomie. Quels sont les prochains défis pour rendre ces lunettes indispensables ?Nous devons continuer à réduire la taille des composants, améliorer l’autonomie et rendre les lunettes suffisamment légères pour être portées toute la journée. Le format des lunettes est essentiel car c’est un objet que les gens portent déjà naturellement. L’objectif est que la technologie devienne presque invisible. Comment construire la confiance autour des lunettes équipées de caméras ?La confiance est fondamentale. Les utilisateurs doivent comprendre ce qui se passe et garder le contrôle. Les lunettes intègrent notamment un indicateur visuel lorsqu’une photo est prise, et les contenus restent sur l’appareil tant que l’utilisateur ne choisit pas de les partager. L’adoption de cette technologie dépendra de notre capacité à répondre aux attentes de la société. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 30 Jun 2026 - 13min - 1325 - 🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat – Euro numérique : l’Europe veut reprendre le contrôle de la monnaie
Apple répercute la crise des mémoires sur ses Mac et iPad • Meta veut démocratiser les lunettes connectées, au risque de raviver les inquiétudes sur la vie privée • L’euro numérique avance au nom de la souveraineté européenne • La presse allemande se déchire sur l’usage de l’IA • Monde Numérique et Mon Carnet dévoilent leurs temps forts de la semaine. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Apple cède au « RAMageddon »Nous revenons sur la hausse exceptionnelle des prix de plusieurs produits Apple, provoquée par l’envolée du coût des mémoires et du stockage sous la pression des besoins de l’IA. Le MacBook Neo passe notamment de 599 à 699 dollars aux États-Unis, tandis que les MacBook Air, MacBook Pro, iPad, Mac mini, Mac Studio et HomePod sont également touchés; au Canada, le Neo grimpe de 799 à 949 dollars canadiens. Les iPhone, Apple Watch et AirPods restent pour l’instant épargnés. Meta lance ses propres lunettes connectéesNous découvrons les nouvelles Meta Glasses, commercialisées à partir de 299 dollars et dotées d’une caméra, de microphones, de haut-parleurs et de l’assistant Meta AI propulsé par Muse Spark. Cette gamme, vendue sous la marque Meta, vise à élargir l’accès aux lunettes intelligentes sans intégrer l’écran des modèles Ray-Ban Display. Lunettes intelligentes et vie privéeNous débattons de l’acceptabilité sociale de lunettes capables de filmer à tout moment, même lorsqu’un voyant signale l’enregistrement. Ces appareils installent une suspicion permanente autour de leur porteur et reposent encore largement sur le consentement, le civisme et l’apprentissage collectif des nouveaux usages. L’euro numérique franchit une étape politiqueNous expliquons le projet d’euro numérique de la Banque centrale européenne, conçu comme une forme électronique de monnaie publique utilisable en ligne et hors ligne. L’objectif est de renforcer la souveraineté européenne face aux réseaux de paiement américains, tout en préservant la confidentialité des transactions et l’accès aux espèces. La commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen a adopté sa position le 23 juin 2026; un pilote de douze mois est prévu au second semestre 2027 et une éventuelle mise en circulation en 2029. L’IA provoque un scandale dans la presse allemandeNous revenons sur le retrait d’articles publiés par de grands journaux allemands après la découverte d’un recours important à l’intelligence artificielle. L’affaire concerne notamment l’ancien dirigeant du Tagesspiegel Stephan-Andreas Casdorff ainsi que des textes associés à des responsables politiques, et relance le débat sur la transparence, la responsabilité de l’auteur et les limites des détecteurs d’IA. L’Europe prépare l’étiquetage des contenus générés par IANous évoquons l’entrée en application, en août 2026, d’obligations de transparence issues de l’AI Act pour certains contenus synthétiques, notamment les deepfakes, les textes d’intérêt public et les interactions avec des agents conversationnels. Ces marquages devront être visibles pour le public et interprétables par les machines, même s’ils resteront faciles à contourner dans le cadre d’usages malveillants. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 29 Jun 2026 - 24min - 1324 - ☕️ Grand Debrief Juin 26 – VivaTech peut-t-il détrôner le CES ?
VivaTech sérieux concurrent du CES de Las Vegas ? • RAMageddon : la flambée du prix de la mémoire des appareils électroniques • Les caméras deviennent les yeux de l’intelligence artificielle • Apple prépare peut-être l’après-smartphone • Alexa+ déçoit. Avec le soutien de Free Pro, le meilleur de Free pour les entreprises Regarder la version vidéo 👉 https://youtu.be/ud7cNprETk0 Avec François Sorel (BFM Business) et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet).=============== La climatisation, nouveau débat françaisAvant de parler tech, nous revenons sur la canicule et sur l’éternelle controverse française autour de la climatisation. Entre impératif sanitaire, consommation électrique et adaptation des logements, on estime que le débat gagnerait à distinguer l’usage raisonnable de la climatisation de la lutte de fond contre le réchauffement climatique. VivaTech peut-il détrôner le CES ?Avec plus de 200 000 visiteurs annoncés, VivaTech s’impose désormais comme un rendez-vous technologique international majeur. Nous comparons sa dimension très business, institutionnelle et européenne à celle du CES, davantage centré sur les produits grand public, et nous nous demandons si Paris ne menace pas surtout l’IFA de Berlin avant de pouvoir rivaliser réellement avec Las Vegas. À voir aussi sur Monde Numérique : VivaTech 2026, ce qu’il faut retenir du premier jour et VivaTech 2026 : l’Europe tech passe à l’offensive. Le RAMageddon fait flamber les prixLa mémoire vive et le stockage coûtent de plus en plus cher, sous l’effet d’une demande massive venue de l’IA, des centres de données, de l’automobile et des objets connectés. Apple, Microsoft, Sony ou Nintendo répercutent déjà cette tension par des hausses de tarifs ou des configurations moins généreuses, tandis que les capacités de production de SK hynix, Samsung et Micron ne peuvent pas augmenter du jour au lendemain. La caméra devient un capteur universelDes voitures aux lunettes connectées, et peut-être demain jusque dans les AirPods, la caméra ne sert plus seulement à prendre des photos. Elle permet à l’IA de comprendre l’environnement, de contextualiser ses réponses, d’assister les personnes malvoyantes et de guider des robots dans le monde physique. Cette évolution rejoint les « world models » défendus par Yann LeCun : une intelligence ne devrait pas seulement apprendre à partir de textes, mais aussi observer, écouter et comprendre l’espace. Nous évoquons également les ouvriers équipés de caméras afin de transmettre leurs gestes aux futurs robots, avec à la clé de nouveaux usages industriels mais aussi de sérieuses questions de surveillance et de vie privée. Quels appareils emporter en vacances ?Le smartphone a absorbé presque tout le nécessaire du voyageur : appareil photo, musique, lecture, information, cartes et divertissement. La liseuse conserve toutefois un avantage au soleil, tandis que certains écrans de smartphones Android proposent des modes d’affichage plus lisibles en pleine lumière. iPhone pliant et lunettes AppleLes rumeurs autour d’un iPhone pliant deviennent plus insistantes, même si la pénurie de mémoire pourrait retarder son lancement ou le propulser à un tarif très élevé. Nous nous intéressons aussi aux futures lunettes d’Apple et au rachat de Q.ai, dont la technologie analyse les micro-mouvements du visage pour comprendre les chuchotements ou une parole presque silencieuse. À lire sur Monde Numérique : Apple, le rachat qui pourrait tout changer. Alexa+ : plus intelligente, mais trop lenteAlexa+ gagne en conversation, en compréhension et en capacité à enchaîner plusieurs actions, mais sa latence et sa tendance à trop parler peuvent dégrader l’expérience. Nous constatons que l’assistant est plus humain, sans être encore aussi immédiat et discret que l’on attend d’un appareil domestique. À écouter sur Monde Numérique : Alexa+ arrive en France avec des fonctions boostées à l’IA générative. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sun, 28 Jun 2026 - 59min - 1323 - 📆 L'HEBDO 27/06 - Spectaculaire hausse de prix chez Apple
Android sauve des vies au Vénézuela • Apple augmente fortement les prix de ses Mac et iPad • Meta lance des lunettes connectées bon marché • Tesla conteste un accident attribué à son Autopilot • L'Europe avance sur l'euro numérique • Les cyberarnaques profitent de la Coupe du monde • Des innovations pour la transition énergétique récompensées par les Prix EDF Pulse ⭐️ Découvrez Frogans, l'innovation française qui réinvente le Web : cliquez ici =============== Des smartphones Android qui sauvent des vies lors du séisme au VenezuelaLe double séisme qui a frappé le Venezuela a montré l'efficacité du système Android Earthquake Alerts de Google. Des millions d'utilisateurs Android ont reçu une alerte quelques secondes avant les secousses grâce aux accéléromètres intégrés dans les smartphones, capables de détecter les premières ondes sismiques. Une démonstration spectaculaire du potentiel des technologies mobiles au service de la sécurité civile. Apple augmente brutalement le prix de ses Mac et de ses iPadFace à la crise mondiale des semi-conducteurs, Apple revoit les tarifs de presque toute sa gamme informatique. Les Mac voient leur prix grimper de 100 à 700 euros selon les modèles, tandis que les iPad prennent jusqu'à 150 euros. Seuls les iPhone échappent, pour l'instant, à cette hausse, conséquence directe de la pénurie de mémoire vive alimentée par l'explosion de la demande liée à l'intelligence artificielle. Meta démocratise les lunettes connectéesMeta lance une nouvelle génération de lunettes connectées à environ 300 dollars, moins chère que les modèles développés avec Ray-Ban. Elles intègrent caméra, micros, haut-parleurs, traduction instantanée et assistant IA Meta, tout en conservant une approche plus accessible pour accélérer l'adoption des wearables intelligents. Tesla : l'Autopilot mis en cause… mais l'enquête nuance les accusationsUne famille américaine poursuit Tesla après un accident mortel au Texas impliquant une Model 3. Le conducteur affirme que l'Autopilot était activé, mais les données enregistrées par le constructeur indiqueraient au contraire que le conducteur avait repris la main quelques instants avant l'impact. Une nouvelle affaire qui relance le débat sur les limites des systèmes d'aide à la conduite. Waymo rappelle 4 000 robotaxisLes véhicules autonomes de Waymo ont été surpris à plusieurs reprises sur des autoroutes fermées pour travaux. L'entreprise rappelle près de 4 000 véhicules afin de corriger un défaut d'interprétation des zones de chantier. Malgré ce sixième rappel, Waymo poursuit son expansion aux États-Unis et à l'international. Le supercalculateur chinois Line Shine devient numéro un mondialLa Chine reprend la tête du classement Top500 avec Line Shine, installé à Shenzhen. Cette machine de plus de 2 000 exaflops, entièrement basée sur des processeurs chinois, dépasse désormais le supercalculateur américain El Capitan et confirme les ambitions technologiques de Pékin dans le calcul haute performance. Euro numérique : l'Europe accélèreDans le Débrief transatlantique, Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) revient sur l'avancée du projet d'euro numérique. La future monnaie numérique de la Banque centrale européenne vise à renforcer la souveraineté européenne face aux géants américains du paiement tout en promettant un haut niveau de protection de la vie privée. Le Canada réfléchit également à un dispositif comparable, même si le sujet suscite d'importantes interrogations. Les lunettes IA de Meta : au service de l'accessibilitéINTERVIEW - Matthew Sanders, directeur de l'accessibilité et de l'impact pour les wearables IA chez Meta, explique pourquoi les lunettes intelligentes sont appelées à compléter le smartphone plutôt qu'à le remplacer. Il détaille les progrès réalisés en matière d'accessibilité grâce à l'IA, notamment pour les personnes malvoyantes, ainsi que les défis techniques liés à l'autonomie, la miniaturisation et la protection de la vie privée. Cybercriminalité : les escrocs profitent de la Coupe du mondeINTERVIEW [PARTENARIAT] - Benoît Grunemwald, expert cybersécurité chez ESET, alerte sur la multiplication des arnaques liées à la Coupe du monde de football : faux sites de billetterie, faux produits dérivés, IPTV frauduleuses et campagnes de phishing. Il explique également comment les cybercriminels développent désormais des outils capables de neutraliser les logiciels de sécurité, rendant indispensable une surveillance permanente des systèmes. EDF Pulse 2026 : six innovations pour accélérer la transition énergétiqueINTERVIEW [PARTENARIAT] - Julien Villeret, directeur de l'innovation d'EDF, présente les lauréats des Prix EDF Pulse 2026. Au programme : des vêtements rafraîchissants pour les travailleurs exposés aux fortes chaleurs, des solutions de stockage thermique pour l'industrie, le reconditionnement de batteries, l'inspection industrielle assistée par IA, un dirigeable électrique pour surveiller les infrastructures et un drone élagueur destiné à sécuriser les réseaux électriques. Autant d'innovations appelées à accompagner la transition énergétique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sat, 27 Jun 2026 - 53min - 1322 - 🎤 Comment Netflix utilise l’IA pour transformer la production de contenus (Elizabeth Stone, Netflix)
Elizabeth Stone, Chief Product and Technology Officer de Netflix, détaille la stratégie technologique du géant du streaming et sa vision du rôle de l'IA dans la création audiovisuelle. 🎤 INVITÉE : Elizabeth Stone - Chief Product and Technology Officer de NetflixPunchlines- L’IA est un outil qui permet aux créateurs de donner vie à leur vision.- Les humains resteront au centre de la créativité et de la narration.- Le divertissement n’est plus un format unique.- Nous n’avons pas peur de prendre des risques pour innover.================================= Netflix n'est plus seulement une plateforme de streaming. Quelle est votre vision du divertissement aujourd'hui ?Le divertissement ne se limite plus aux films et aux séries. Les utilisateurs peuvent vouloir regarder un film, jouer à un jeu, suivre un événement en direct ou simplement trouver un contenu rapide sur mobile. Notre défi consiste à rendre cette diversité accessible de manière fluide grâce à la technologie, tout en proposant les contenus les plus pertinents au bon moment. Vous avez récemment renouvelé les interfaces TV et mobile de Netflix. Pourquoi prendre le risque de changer des habitudes bien installées ?Même si notre interface historique avait bénéficié de plus de dix ans d'optimisation, nous estimions qu'elle limitait notre capacité d'innovation. Nous avons donc construit une nouvelle base technologique plus modulaire qui nous permet d'expérimenter davantage. Cela améliore non seulement l'expérience visible par les utilisateurs, mais aussi tout ce qui se passe en arrière-plan pour accélérer les évolutions futures. Quelle est la place de l'intelligence artificielle dans la production des contenus Netflix ?Notre philosophie est simple : l'IA est un outil au service des créateurs. Certains réalisateurs souhaitent l'utiliser, d'autres non, et nous travaillons avec les deux approches. Nous pensons que les humains resteront toujours au centre de la création. L'IA peut aider à construire des décors numériques, prévisualiser des scènes ou imaginer des environnements impossibles à produire autrement, mais elle sert avant tout la vision d'un auteur. Netflix développe-t-il ses propres technologies d'intelligence artificielle ?Historiquement, Netflix construit beaucoup de ses propres technologies. Open Connect, notre réseau mondial de diffusion de contenu, en est un exemple majeur. Concernant les modèles d'IA générative, nous travaillons avec différents partenaires et choisissons selon les cas d'usage s'il est préférable de développer une solution en interne ou de s'appuyer sur des technologies existantes. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 25 Jun 2026 - 15min - 1321 - 🎤 VivaTech 2026 : Comment Microsoft booste les startups IA
À VivaTech 2026, Microsoft met en lumière des startups qui utilisent l’intelligence artificielle pour répondre à des problématiques concrètes dans l’industrie, la recherche et l’analyse de l’information. Gros plan sur trois d'entre elles. Emission spéciale en partenariat avec Microsoft 🎤 Eneric Lopez (Dir. IA et Impact Social, Microsoft France)🎤 Nelson Atipo (CEO AutomAssist)🎤 Bassem Asseh - (VP Arlequin AI)🎤 Antoine de Torcy (Cofondateur Biolevate)Punchlines - L’IA vient augmenter la capacité de l’être humain.- Le vrai sujet, c’est pourquoi faire de l’IA ?- L’IA est au service du besoin métier, pas l’inverse.- L’humain reste au centre de la décision.================================= L’IA transforme-t-elle vraiment les entreprises ?Eneric Lopez : Aujourd’hui, beaucoup de personnes utilisent déjà l’intelligence artificielle générative en entreprise, mais cela ne veut pas forcément dire qu’elle est intégrée dans les métiers. La vraie transformation arrive quand on trouve les bons cas d’usage, quand les processus changent et quand l’organisation accompagne cette évolution. Il faut partir d’un problème métier concret avant de chercher une technologie. Pourquoi les startups jouent-elles un rôle clé dans cette évolution ?Eneric Lopez : Les startups ne sont plus seulement là pour montrer une image d’innovation. Elles proposent aujourd’hui de vraies solutions qui répondent à des besoins précis et qui peuvent passer en production dans les grandes entreprises. Avec le programme Gen AI Studio, nous accompagnons des startups déjà avancées avec des partenaires technologiques et métiers pour accélérer leur développement, leur sécurité et leur accès au marché. En quoi consiste la solution d'AutomAssist pour les usines ?Nelson Atipo : Nous aidons les usines à être plus productives grâce à l’intelligence artificielle générative et agentique. Nos agents permettent aux équipes de maintenance et aux opérateurs d’accéder plus facilement aux informations techniques en connectant les différentes sources de données de l’usine. L’objectif n’est pas de remplacer l’humain, mais de lui permettre de gagner du temps sur des tâches sans valeur ajoutée et de mieux prendre ses décisions. Comment Arlequin permet-elle de traiter des masses d’informations complexes ?Bassem Asseh : L’humain seul ne peut pas traiter des centaines d’heures de vidéos YouTube ou des millions de tweets. Notre objectif est d’aider les décideurs à extraire du sens à partir de grandes quantités d’informations, avec une traçabilité complète des conclusions proposées. L’IA augmente la capacité humaine, mais la décision finale reste humaine. Comment BioLevate accélère-t-elle la recherche pharmaceutique ?Antoine de Torcy : Nous structurons les connaissances des entreprises pharmaceutiques pour permettre à des agents d’intelligence artificielle de travailler dessus tout en gardant une traçabilité complète. Cela permet d’analyser beaucoup plus rapidement la littérature scientifique, de croiser des données complexes et d’identifier de nouvelles pistes thérapeutiques tout en laissant l’humain valider les résultats. Regarder la version vidéo de cette émission : https://youtu.be/4o47w-K8v1c Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 24 Jun 2026 - 34min - 1320 - 🎤 VivaTech 2026 : IA, souveraineté et deeptech, les signaux forts de la tech européenne (P.Duboé et M.Deboeuf-Rouchon, Capgemini)
À l’occasion des 10 ans de VivaTech, Patrice Duboé et Matthieu Deboeuf-Rouchon décryptent les grandes tendances qui marquent cette édition 2026. Entre souveraineté technologique, intelligence artificielle, robotique, spatial, quantique et deeptech, ils dressent le portrait d’un écosystème européen plus mature et plus ambitieux. Emission spéciale en partenariat avec Capgemini 🎤 INVITÉS : Patrice Duboé - Directeur Innovation Europe du Sud chez Capgemini & Matthieu Deboeuf-Rouchon - Responsable Innovation chez Capgemini EngineeringPunchlines - La robotique ne remplacera pas l'être humain ou l'opérateur.- L'IA est un accélérateur pour les gens qui en ont vraiment envie.- La peur peut aussi être source d'innovation plus rapide.- Les startups ne vont pas sans les grands groupes et les grands groupes ne vont pas sans les startups.================================= Dix ans après sa création, comment voyez-vous VivaTech aujourd’hui ?Patrice Duboé : VivaTech a atteint son objectif initial. Nous étions présents dès la première édition et l’ambition était de créer un équivalent européen du CES. Aujourd’hui, le salon est devenu une référence internationale avec une forte présence des startups, des grands groupes et des acteurs de l’innovation. Que retenez-vous de cette édition ? Matthieu Deboeuf-Rouchon : L’intelligence artificielle est partout, cette année encore, mais avec une attention particulière portée à la souveraineté. Les récents événements ont rappelé notre dépendance à certaines technologies étrangères. On voit émerger des solutions européennes solides comme Mistral et une volonté de construire un écosystème plus autonome, tout en restant ouvert à l’innovation. L’IA et la robotique vont-elles remplacer les humains ?Patrice Duboé : Non. L’IA et la robotique sont des outils d’accélération. Elles permettent aux experts d’aller plus vite et aux profils juniors de progresser plus rapidement. L’avenir repose sur une collaboration entre humains et agents IA, chacun apportant ses compétences. La curiosité et l’envie d’apprendre resteront les principaux facteurs de différenciation. Où en est la tech européenne ?Matthieu Deboeuf-Rouchon : J'ai été frappé par la maturité de la deeptech. On voit moins de gadgets et davantage de technologies de fond. Des startups travaillent sur le stockage de données dans l’ADN synthétique, sur de nouvelles couches logicielles intelligentes ou encore sur des matériaux innovants à base de mycélium. Ce sont des briques technologiques discrètes mais essentielles pour les industries de demain. Regardez la version vidéo 👉 https://youtu.be/OMh3ORpr3FE Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 23 Jun 2026 - 26min - 1319 - 🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat – VivaTech 2026 : le défi de la souveraineté technologique
VivaTech rivalise désormais avec le CES • La souveraineté numérique révèle ses contradictions • L’affaire Anthropic réveille l’Europe • L’IA s’affiche optimiste malgré les craintes sur l’emploi • Les robots restent encore largement en apprentissage • La deep tech française montre ses forces Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)VivaTech change de dimensionNous dressons le bilan de la dixième édition de VivaTech, devenue un rendez-vous international capable de rivaliser avec le CES par son ampleur, ses intervenants et la diversité des innovations présentées. Bruno souligne toutefois l’écart entre les chiffres annoncés, la visibilité offerte aux délégations étrangères et les retombées commerciales réellement obtenues. Une souveraineté numérique à double tranchantNous revenons sur l’omniprésence de la souveraineté technologique dans les allées du salon. La priorité donnée aux solutions françaises et européennes répond à une dépendance devenue préoccupante envers les États-Unis, mais elle risque aussi de fermer la porte à des partenaires comme le Canada, pourtant proches de l’Europe sur les plans économique et politique. L’Europe ne pourra pas avancer seuleNous défendons une souveraineté fondée sur la coopération plutôt que sur l’autarcie. Aucun pays ne dispose seul de toutes les infrastructures, des capacités industrielles et de la puissance de calcul nécessaires : la France, l’Allemagne, le Canada et d’autres partenaires doivent donc combiner leurs forces. Quand les géants américains se disent souverainsNous observons comment Microsoft et d’autres groupes américains adaptent leur discours en proposant des centres de données locaux, des services opérés en France et des dispositifs de contrôle renforcés. Leur argument est simple : la souveraineté doit rester compatible avec la compétitivité et l’accès aux technologies les plus performantes. Des IA adaptées aux cultures localesNous insistons sur un enjeu souvent négligé : l’entraînement des modèles dans les langues, les références et les réalités culturelles de chaque pays. Des modèles majoritairement façonnés par la culture américaine risquent de diffuser des biais et des représentations qui ne correspondent ni à l’Europe, ni au Canada, ni au Brésil. L’affaire Anthropic provoque un électrochocNous analysons la décision américaine ayant conduit Anthropic à suspendre ses modèles Fable 5 et Mythos 5 après des inquiétudes liées à leurs capacités en cybersécurité. Même si l’Europe n’était pas directement visée, l’épisode a démontré qu’une décision prise à Washington pouvait interrompre brutalement l’accès mondial à une technologie stratégique. L’optimisme de Jeff Bezos et Yann LeCunNous évoquons les interventions de Jeff Bezos, Amazon, Blue Origin et Prometheus, et de Yann LeCun, AMI Labs et New York University, qui ont défendu une vision moins alarmiste de l’intelligence artificielle. Face aux scénarios de suppressions massives d’emplois, ils mettent davantage l’accent sur la création d’activités, la productivité et le manque futur de main-d’œuvre. Des robots encore peu autonomesNous faisons le tour des humanoïdes présentés par Unitree, Agibot, Wandercraft ou Enchanted Tools. Derrière les démonstrations spectaculaires, beaucoup de machines restent téléopérées : le véritable défi consiste désormais à leur apprendre à comprendre leur environnement et à agir seules de manière fiable. Les robots vont-ils prendre nos emplois ?Nous estimons que la robotisation touchera d’abord les tâches pénibles, répétitives ou dangereuses. Comme lors des précédentes révolutions industrielles, certains métiers disparaîtront ou évolueront, ce qui rend indispensables la formation, la reconversion et l’accompagnement des travailleurs. Le luxe accélère dans l’IANous observons la place centrale de LVMH et de L’Oréal dans l’écosystème VivaTech. Au-delà de la vitrine, les groupes de luxe utilisent désormais l’intelligence artificielle pour le conseil, la relation client et la visibilité de leurs produits dans les assistants conversationnels, appelés à devenir de nouveaux prescripteurs. La deep tech française en première ligneNous mettons en avant la recherche menée par le CEA, Inria, le CNRS et Orange autour des agents d’intelligence artificielle et de leur interopérabilité. Ce travail de fond, moins spectaculaire que les démonstrations commerciales, constitue pourtant l’un des atouts les plus solides de l’écosystème français. Des innovations venues de plusieurs continentsNous soulignons la forte représentation du Canada, de l’Afrique et de l’Asie dans le salon. Bruno présente notamment Alexandre Triquet, Reveal Life Science, dont le dispositif d’analyse de tissus aide à détecter des cellules cancéreuses et a remporté l’OVHcloud Startup Challenge de VivaTech 2026. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 22 Jun 2026 - 40min - 1318 - 📆 L'HEBDO 20/06 - VivaTech 2026 : l’Europe tech passe à l’offensive
VivaTech 2026 confirme sa montée en puissance face au CES • L’IA entre dans une phase industrielle • Les pépites françaises de la deeptech et du quantique se font plus visibles • Microsoft accélère les startups IA avec son programme GenAI Studio • Arlequin AI traque désinformation et signaux faibles à grande échelle • Netflix défend une IA au service des créateurs • Une startup française crée des parfums personnalisés grâce à l’IA ⭐️ Découvrez Frogans, l’innovation française qui réinvente le Web 👉 Cliquez ici [PARTENARIAT] =============== VivaTech 2026 : l’âge de la maturitéDixième édition réussie pour VivaTech, qui confirme son statut de grand rendez-vous mondial de l’innovation. Dans un débrief spécial avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet), on revient sur les tendances fortes du salon : industrialisation de l’IA, souveraineté numérique, robotique, espace et montée en puissance de l’écosystème européen. On évoque aussi les débats autour d’Anthropic et des restrictions d’accès à certains modèles d’IA qui ont ravivé les inquiétudes européennes face à la perte de souveraineté numérique. Les pépites françaises selon Capgemini[PARTENARIAT] Patrice Duboé et Mathieu Deboeuf-Rouchon de Capgemini mettent en avant les innovations françaises les plus prometteuses. Au programme : informatique quantique avec Alice & Bob, Pasqal et Quandela, stockage ADN, intelligence embarquée et deeptech industrielle en pleine accélération. Ils évoquent aussi les technologies de défense, qui occupent une place croissante à VivaTech. Les experts de Capgemini détaillent notamment Maestro, une architecture d’agents IA destinée à assister les opérateurs sur le terrain et à accélérer l’analyse d’informations complexes. Microsoft mise sur les startups IA[PARTENARIAT] Eneric Lopez, de Microsoft France, présente le programme GenAI Studio. Cet accélérateur accompagne des startups déjà matures pour transformer leurs innovations en solutions industrielles déployées chez les grands comptes. Arlequin AI : détecter les crises avant qu’elles n’explosentBassem Asseh, vice-président de Arlequin AI, explique comment sa plateforme analyse d’immenses volumes de données ouvertes afin de détecter campagnes de désinformation, risques réputationnels ou signaux faibles. L’entreprise revendique une approche fondée sur la traçabilité plutôt que sur l’IA générative. Netflix : l’IA au service de la créationEXCLUSIF ! Élisabeth Stone, Chief Product & Technology Officer de Netflix, détaille la stratégie du géant du streaming. L’IA est utilisée pour créer des décors numériques, accélérer la préproduction et enrichir les outils créatifs, tout en conservant les humains au cœur du processus narratif. Du parfum personnalisé par IAJ'ai testé la création de parfum sur mesure basé sur mes goûtes, grâce à l'IA. Patrice Dana, de Lylo, présente cette expérience originale. À partir des goûts, préférences et réponses de l’utilisateur, un moteur alimenté par plus de deux millions de données génère une formule unique en quelques minutes. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sat, 20 Jun 2026 - 58min - 1317 - 🔎 VivaTech 2026 : ce qu’il faut retenir du premier jour (Zoom Tech)
Pour sa dixième édition, VivaTech confirme son statut de rendez-vous technologique majeur en Europe avec une fréquentation record et une dimension internationale assumée. Entre intelligence artificielle, robotique, informatique quantique et souveraineté numérique, cette première journée a été marquée par un discours particulièrement optimiste de Jeff Bezos sur l’avenir de l’innovation. VivaTech entre dans une nouvelle dimensionDix ans après sa création, VivaTech s’impose comme l’un des grands salons technologiques mondiaux. Installé cette année dans le Hall 7 de la Porte de Versailles à Paris, l’événement accueille plusieurs milliers d’exposants, partenaires et startups venus du monde entier. Malgré quelques difficultés logistiques lors de l’ouverture, liées à une forte affluence, cette édition 2026 confirme la montée en puissance du salon, désormais souvent comparé aux grands rendez-vous internationaux de la tech. Jeff Bezos mise sur l’innovation et l’IAInvité vedette de cette première journée, Jeff Bezos a défendu une vision résolument optimiste de l’avenir technologique. Le fondateur d’Amazon et dirigeant de Blue Origin estime que l’intelligence artificielle ne supprimera pas massivement les emplois. Selon lui, elle permettra au contraire d’accélérer la création de nouveaux produits, services et entreprises, au point de provoquer une pénurie de main-d’œuvre. Il a également réaffirmé sa conviction que la conquête spatiale jouera un rôle important dans le développement futur de l’humanité et dans la gestion de certaines activités industrielles aujourd’hui réalisées sur Terre. Yann Le Cun et la prochaine génération d’IAAutre figure incontournable du salon, Yann Le Cun a rappelé sa vision d’une intelligence artificielle dépassant les modèles de langage actuels. Le scientifique, associé à Meta et fondateur de AI2B Labs, défend le concept des « World Models », une approche destinée à permettre aux machines de mieux comprendre le monde réel. Selon lui, chacun disposera demain de multiples agents IA capables d’assister les humains dans leur vie personnelle et professionnelle. Robotique : des progrès visibles mais encore limitésComme chaque année, les robots humanoïdes attirent l’attention des visiteurs. Parmi les acteurs présents figurent notamment Unitree Robotics, AgiBot, Wandercraft et Enchanted Tools. Si les avancées mécaniques sont désormais impressionnantes, le principal défi reste l’intégration d’une intelligence suffisamment performante pour reproduire efficacement les comportements humains dans des situations réelles. La souveraineté numérique comme fil rougeLa question de la souveraineté technologique traverse l’ensemble du salon. Comment tirer parti des innovations américaines et asiatiques tout en préservant une autonomie stratégique européenne ? De nombreuses entreprises tentent d’apporter des réponses à cet enjeu, notamment dans les domaines du cloud, de l’intelligence artificielle et du calcul avancé. L’informatique quantique figure également parmi les sujets les plus observés cette année, avec notamment des démonstrations sur le stand d’OVHcloud. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 18 Jun 2026 - 07min - 1316 - 🎤 Le Brésil, nouvelle puissance mondiale de la tech ? (Daniel Topper, Primelis)
Installé au Brésil depuis plus de douze ans, Daniel Topper dirige aujourd’hui la filiale brésilienne de la société française Primelis. Depuis le Web Summit Rio, il décrypte un écosystème tech en pleine accélération, porté par le mobile, l’IA et surtout le système de paiement PIX, devenu un modèle mondial. 🎤 INVITÉ : Daniel Topper - Directeur Brésil de PrimelisPunchlines- Le Brésil est devenu un laboratoire technologique de 210 millions d’habitants.- Les Brésiliens ont sauté certaines étapes pour passer directement au mobile.- Le PIX est une arme stratégique totalement brésilienne.- L’adoption de l’intelligence artificielle est extrêmement rapide au Brésil.================================= Pourquoi le Brésil attire-t-il autant d'acteurs de la tech ?Ce qui est frappant ici, c’est que le marché brésilien ressemble beaucoup aux marchés américain ou européen en termes d’acteurs, de technologies et d’approches. Mais sur certains sujets, le Brésil est même plus avancé. Les usages mobiles se sont imposés très vite, sans forcément passer par certaines étapes historiques qu’on a connues ailleurs. Pour beaucoup d’entreprises internationales, c’est devenu un immense laboratoire à ciel ouvert avec plus de 210 millions d’habitants. Comment expliquer le succès du système de paiement PIX ?Le PIX est une infrastructure de paiement instantané développée par la Banque centrale brésilienne. Aujourd’hui, environ 80 % de la population l’utilise. Les paiements sont gratuits, instantanés et fonctionnent avec toutes les banques. On peut payer via un QR code, un numéro de téléphone ou une adresse e-mail. Pour l’e-commerce, c’est extrêmement puissant, car cela réduit les frais bancaires et limite la fraude. Le PIX est devenu un véritable sujet stratégique et même diplomatique avec les États-Unis car cela fait de l'ombre aux grands acteurs américains du paiement, tels que Visa et Mastercard. Où en sont le développement et l'adoption de l’intelligence artificielle ?L’adoption de l’IA est très rapide. Les outils comme ChatGPT sont massivement utilisés, aussi bien par les développeurs que par le grand public. Beaucoup de fonctionnalités d’IA de Google ou d’autres plateformes sont déjà déployées ici. On voit aussi émerger des startups brésiliennes valorisées plusieurs milliards de dollars autour de l’IA, notamment dans le juridique, la finance ou les ressources humaines. Recommanderiez-vous à des entrepreneurs français de venir s'installer ici ?Oui, mais il faut être patient et résilient. Le marché est complexe et très compétitif. Une entreprise française qui arrive ici découvre souvent qu’il existe déjà des concurrents locaux très solides. Il faut donc adapter son offre et comprendre les spécificités du marché brésilien, notamment la fiscalité et les usages locaux. Mais il existe un vrai écosystème tech, des investisseurs et une communauté French Tech très active. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 17 Jun 2026 - 19min - 1315 - 🎤 Web Summit Rio : la French Tech au tempo brésilien (Gabriela Alcantara de Barros, French Tech)
Au Web Summit Rio 2026, j'ai rencontré des représentants de la French Tech brésilienne. Gabriela Alcantara de Barros décrit un écosystème tech en pleine accélération, porté par les fintechs, WhatsApp Business et le succès du système de paiement Pix. 🎤 INVITÉE : Gabriela Alcantara de Barros - Représentante de la French Tech São PauloPunchlines- Le Brésil est un pays très fort sur le digital.- Pix a dépassé les cartes bancaires au Brésil.- Les entrepreneurs français tirent leur épingle du jeu.================================= Comment décrire l’écosystème tech brésilien ?Aujourd’hui, São Paulo concentre l’essentiel de l’activité économique et technologique du Brésil. La majorité des startups de notre écosystème y sont installées, notamment dans la fintech, la foodtech ou encore la logistique. C’est vraiment le principal pôle d’innovation du pays, avec des hubs comme Cubo Itaú ou Learning Village. Cependant, Rio reste la “Cidade Maravilhosa” (Ville Merveilleuse) et c’est la raison pour laquelle elle accueille le Web Summit Rio 2026. Nous avons aussi une forte présence d’entrepreneurs français installés ici depuis longtemps. Certaines grandes entreprises françaises sont présentes au Brésil depuis des décennies, mais il y a également des startups créées localement par des Français ou par des équipes franco-brésiliennes. Pourquoi les fintechs explosent-elles au Brésil ?La fintech est probablement le secteur le plus développé aujourd’hui au Brésil. Nubank est un très bon exemple de réussite numérique brésilienne. Mais le phénomène le plus marquant reste Pix, notre système de paiement instantané. Pix a été adopté extrêmement vite dans tout le pays. Aujourd’hui, les particuliers comme les entreprises l’utilisent quotidiennement et les paiements via Pix dépassent déjà les transactions par carte bancaire. Les Brésiliens ont une culture numérique très forte, notamment avec WhatsApp Business et le commerce en ligne. L’intelligence artificielle peut-elle devenir un nouveau moteur de croissance ?L’intelligence artificielle progresse rapidement, même si le secteur est encore moins structuré que la fintech. À Rio comme à São Paulo, nous voyons émerger de nombreux salons, forums et événements consacrés à l’IA. Le Web Summit participe aussi beaucoup à cette dynamique. Je pense que Rio a un fort potentiel pour devenir une grande capitale technologique dans les prochaines années. La ville accueille déjà plusieurs hubs d’innovation, comme Mara Valley Rio, inspiré de la Silicon Valley et de Station F. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 16 Jun 2026 - 15min - 1314 - 🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat – Siri AI bloqué en Europe : à qui la faute ?
Apple Intelligence au rabais en Europe : pourquoi ? • Web Summit Rio : gros plan sur la tech brésilienne • Anthropic bride ses modèles les plus sensibles • En France, Mistral AI contre les ayants droit • Le Canada veut limiter les réseaux sociaux aux moins de 16 ans • L’IA bouscule le droit, les médias et l’éducation • VivaTech se prépare à Paris. Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)Apple Intelligence : qui prive l’Europe du nouveau Siri ?Nous revenons sur la keynote Apple, marquée par l’arrivée annoncée d’iOS 27 et de nouvelles fonctions d’Apple Intelligence. Mais le vrai sujet, c’est l’absence de Siri AI en Europe : Apple accuse le Digital Markets Act, tandis que Bruxelles renvoie la balle à l’entreprise américaine. Derrière ce bras de fer, une réalité : des centaines de millions d'utilisateurs européens pris en otage. Zoom sur la tech brésilienne à l'occasion du Web Summit RioDepuis Copacabana, nous partons à la découverte du Web Summit Rio et d’un écosystème brésilien encore trop peu observé depuis l’Europe. Le Brésil apparaît comme un terrain passionnant pour parler souveraineté numérique, innovation locale et rapprochements possibles avec le Sud global. L’objectif : sortir du face-à-face habituel entre États-Unis, Europe et Asie. Anthropic : l’IA puissante, mais sous surveillanceNous revenons sur le sujet Claude Fable 5, présenté comme une version plus encadrée de Mythos 5, notamment sur les usages sensibles comme la cybersécurité ou la biologie. Les modèles d’IA les plus avancés ne sont plus seulement des produits technologiques : ils deviennent aussi des enjeux stratégiques, politiques et sécuritaires (EPISODE ENREGISTRÉ AVANT LE BLOCAGE DE FABLE POUR POUR LES NON AMERICAINS). Mistral AI face au droit d’auteurMistral AI dans la tourmente avec la loi sur le droit d'auteur de l'IA. Les médias et ayants droit dénoncent un pillage massif, tandis que Mistral craint d’être freiné face aux géants américains. Le débat oppose protection de la création et ambition de bâtir un champion européen de l’IA. Réseaux sociaux : le Canada veut protéger les jeunesLe Canada envisage d’interdire ou de limiter l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. Bruno souligne les limites d’une telle mesure, déjà visibles dans d’autres pays : contournements, faux comptes et migration vers d’autres plateformes. Pour nous, la loi ne suffira pas sans un vrai travail d’éducation numérique. IA et justice : quand les hallucinations coûtent cherNous évoquons l’affaire d’avocats sanctionnés aux États-Unis après avoir déposé des documents contenant de fausses références juridiques générées par IA. L’épisode rappelle que ces outils peuvent aider les professionnels, mais qu’ils ne remplacent ni la vérification, ni la responsabilité humaine. Dans le droit, l’IA doit rester un assistant, pas une source aveuglément copiée. Médias et école : le faux débat du “sans IA”Nous discutons de la tentation de revendiquer des contenus “100 % humains”. Cette promesse nous semble trop simpliste, car l’IA peut aussi servir à corriger, traduire, comparer, entraîner ou donner du feedback sans remplacer l’humain. Le vrai sujet n’est pas d’interdire l’outil, mais de savoir comment on l’utilise. VivaTech à Paris : qui est l'invité vedette ? VivaTech 2026 aura lieu la semaine prochaine. Cette édition marque le 10ème anniversaire du salon parisien. L’événement s’annonce comme un moment fort pour la French Tech, avec de grands invités attendus et un contexte très marqué par l’IA. La semaine prochaine, le Debrief Transat se fera depuis Paris, en direct de l’écosystème tech français. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 15 Jun 2026 - 44min - 1313 - 📆 L'HEBDO 13/06 - Spécial Web Summit Rio : la tech brésilienne en quête de souveraineté
Cette semaine, je vous emmène au Brésil, à Rio de Janeiro, à l'occasion du Web Summit Rio • Au programme également : Apple réserve son nouveau Siri IA aux États-Unis et relance le débat sur la souveraineté numérique européenne • Mistral se met à dos les éditeurs de presse • VivaTech : 10 ans déjà ! ⭐️ Découvrez Frogans à Vivatech 2026 👉 cliquez ici [PARTENARIAT] ===============L'actu de la semaineApple Intelligence : pourquoi l’Europe est privée du nouveau Siri IADans le Débrief Transat avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet), retour sur les annonces d’Apple lors de la WWDC 2026. Si Apple Intelligence progresse avec de nouvelles fonctions d’IA et un contrôle parental renforcé, le nouveau Siri capable d’exploiter l’ensemble des données personnelles de l’utilisateur ne sera pas disponible dans l’Union européenne. En cause : le bras de fer entre Apple et les autorités européennes autour du DMA et des obligations d’ouverture à la concurrence. Mistral face aux éditeurs de presseLe débat sur les droits d’auteur à propos de l'intelligence artificielle s’intensifie en France. Le projet de loi visant à encadrer l’utilisation des contenus protégés pour l’entraînement des modèles d’IA oppose les médias et les ayants droit aux acteurs de l’intelligence artificielle. Mistral tente de freiner le texte par un important travail de lobbying, au nom de la compétitivité européenne face aux géants américains. VivaTech 2026 : dix ans déjàÀ quelques jours de l’ouverture de VivaTech, on évoque les attentes autour de cette dixième édition. Emmanuel Macron sera présent et les organisateurs promettent une personnalité majeure de la tech mondiale. L’événement sera également l’occasion de célébrer les cinq ans de Monde Numérique. Spécial Web Summit Rio, vitrine de la tech latino-américaineDirection Rio de Janeiro pour découvrir l’un des plus grands rendez-vous technologiques du continent sud-américain. Le Web Summit Rio attire désormais plus de 40 000 participants et s’impose comme un pont entre l’Europe et l’Amérique latine. La ville ambitionne de devenir un pôle majeur de l’innovation. Le pays développe également ses propres modèles de langage en portugais afin de mieux prendre en compte sa culture, son cadre juridique et ses spécificités économiques. Une démarche qui répond aux mêmes enjeux de souveraineté numérique que ceux observés en Europe. Le Brésil mise sur la souveraineté numériqueGabriela Alcantara de Barros, directrice de la French Tech São Paulo, explique comment le Brésil développe ses infrastructures d’innovation et renforce son attractivité auprès des investisseurs internationaux. Le pays bénéficie d’un marché intérieur immense et d’une volonté croissante de bâtir ses propres champions technologiques. IA, startups et Pix, le paiement électronique à la brésilienneDaniel Topper, représentant au Brésil de l'entreprise française Primelis, décrit un marché où l’adoption de l’intelligence artificielle est particulièrement rapide. Les principaux outils d’IA sont déjà largement accessibles et plusieurs startups locales atteignent des valorisations records, notamment dans la logistique, la finance et les services juridiques. Il présente notamment Pix, le système de paiement qui défie les géants américains. La révolution fintech brésilienneDaniel Reis, de la startup brésilienne MBLabs, explique comment les fintechs locales profitent d’un environnement réglementaire favorable et d’une forte bancarisation de la population. Le Brésil s’impose désormais comme l’un des laboratoires mondiaux de l’innovation financière grâce à des acteurs capables d’exporter leurs technologies à l’international. Sinapx : un TikTok "intelligent"Raphaël Rosa, de Sinapx, présente une plateforme qui transforme le temps passé à faire défiler des vidéos en opportunité d’apprentissage. Inspirée des réseaux sociaux traditionnels, l’application propose des contenus courts et pédagogiques pour acquérir de nouvelles compétences tout en luttant contre le doomscrolling. Regardez mon reportage vidéo : https://youtu.be/-A_naTwR7hI Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sat, 13 Jun 2026 - 53min
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