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Invité international

- 1748 - Sommet des Brics: «L'Inde est un pays extrêmement dynamique [...] que la Chine ne pourra stopper longtemps»
Les grandes puissances non occidentales se sont donné rendez-vous à New Delhi aujourd'hui. Sommet de Brics+ en présence des dirigeants russes, iraniens notamment, et avec peut-être, surtout, la participation du chef d'État chinois. Xi Jinping est arrivé ce matin en Inde pour participer à la réunion organisée par le premier ministre Narendra Modi, premier déplacement chez son voisin depuis 6 ans, dans un contexte de fragile détente après des affrontements meurtriers en 2020. On en parle avec notre invitée, Sylvie Matelly, économiste et professeur à la Skema Business School. Autrice de Géopolitique de l’économie: 40 fiches illustrées pour comprendre le monde, aux éditions Eyrolles.
Sommet des BRICS: la Chine et l'Inde mettent en scène une fragile détente
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Sat, 12 Sep 2026 - 1747 - «Alger veut éloigner le plus possible l’interventionnisme à tout crin des Émirats», «au Soudan, en Libye et au Sahel»
L’Algérie a annoncé jeudi 10 septembre la rupture de ses relations diplomatiques avec les Émirats arabes unis, évoquant des « agissements provocateurs », sans plus de précision. Depuis des années, les relations entre les deux pays se dégradent, Alger accuse Abou Dhabi d'ingérence dans les affaires de plusieurs pays voisins, ce qu’elle considère comme une menace stratégique, en plus de la reconnaissance d'Israël, ni le rapprochement avec le Maroc. Le décryptage de la chercheuse Fatiha Dazi-Héni, spécialiste de la péninsule arabique et du Golfe persique à l’Irsem et enseignante à Sciences-Po Lille.
Fri, 11 Sep 2026 - 1746 - États-Unis: Donald Trump «est aux abois, se dit qu’il va perdre les élections de mi-mandat et appelle à la corruption»
Au plus bas de sa côte de popularité, Donald Trump organise une convention républicaine extraordinaire à moins de deux mois d'élections mal engagées pour son parti, et mise tout sur sa personne pour faire pencher la balance. Il promet 5 000 dollars à chaque Américain en cas de victoire du parti républicain. Anne Deysine, professeure émérite à l’université Paris-Nanterre, spécialiste des questions politiques et juridiques aux États-Unis et auteure de Les juges contre l’Amérique(éditions Presses universitaires de Paris-Nanterre), revient sur les motivations de cette implication.
Thu, 10 Sep 2026 - 1745 - Chine: 50 ans après la mort de Mao Zedong, la «démaoïsation n'a pas eu lieu»
Un demi-siècle après sa mort, une foule immense a rendu hommage à Mao Zedong mercredi 9 septembre dans son village natal, devenu site touristique. Cinquante ans après, l’héritage politique du grand timonier continue de diviser et d’influencer la Chine contemporaine. Le pouvoir actuel de Xi Jinping cherche à inscrire le Parti communiste dans une continuité historique de 5 000 ans, ce qui influe sur la manière dont l’histoire maoïste est racontée, étudiée ou passée sous silence. Le décryptage de Françoise Lauwaert, sinologue et autrice de plusieurs livres sur la Chine, dont Gouverner le peuple et soigner les corps – Quatre épidémies dans l’empire chinois, publié aux éditions Académie Royale, dans la collection Regards.
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Wed, 09 Sep 2026 - 1744 - Élections en Israël: «La capacité de résilience de Benyamin Netanyahu ne doit pas être sous-estimée»
Benyamin Netanyahu est sous pression à un mois et demi des élections législatives, à la fois de ses électeurs et des pays étrangers. Les sondages montrent que sa coalition pourrait perdre sa majorité. Et une enquête affirme désormais qu'il avait été informé d'une attaque en préparation du Hamas, quelques jours avant le 7 octobre 2023, et n'a pas transmis l'information, a provoqué une avalanche de critiques. L’analyse du sociologue Alain Dieckhoff, chercheur au CNRS et ancien directeur du CERI de Sciences Po. Il a dirigé l’ouvrage collectif Radicalités religieuses, au cœur d’une mutation mondiale, Albin Michel.
RFI : C'est le dernier jour pour le dépôt des listes pour les législatives en Israël qui auront lieu le 27 octobre. La campagne commence enfin. Elle se poursuit dans un contexte difficile pour le Premier ministre Benyamin Netanyahu, de plus en plus critiqué par les dirigeants occidentaux. Londres officialise aujourd'hui des sanctions en réaction à la colonisation en Cisjordanie et aux violences qui sont commises dans ce territoire occupé. Cela a-t-il un effet sur le vote des Israéliens ?
Alain Dieckhoff :En tout cas, pas les pressions ou les mesures politiques que pourraient prendre des pays occidentaux comme la Grande-Bretagne ou d'autres. Je pense que cela n'aura pas d'effet en interne. En revanche, oui, il y a un débat interne très vif avec la polarisation de la société : d'un côté, ceux qui continuent à soutenir contre vents et marées le Premier ministre Benyamin Netanyahu, et de l'autre ceux qui le critiquent.
Ce qu'il faut dire aussi d'emblée, c'est que la capacité de résilience de Benyamin Netanyahu ne doit pas être sous-estimée. Il a baissé dans les sondages depuis maintenant deux ans et demi, mais, malgré tout, le socle de ses soutiens persiste aussi. Les jeux restent ouverts pour les élections fin octobre.
Il a fait de la colonisation le cœur de la campagne. Peut-il se permettre de lâcher un peu de lest pour satisfaire les alliés occidentaux, sans perdre le soutien, crucial pour lui, des partis d'extrême droite qui composent aujourd'hui sa coalition au gouvernement ?
C'est très clair que ce qui prime, avant tout, pour lui, c'est sa survie politique et donc l'alliance avec l'extrême droite. Il ne fera rien pour paraître « soft ». Au contraire, il va montrer qu'il reste ferme sur la ligne inflexible qui est la sienne, sur la colonisation, de façon à pouvoir conserver cette alliance avec l'extrême droite et éventuellement la reconduire après les élections de la fin du mois d'octobre.
En revanche, il est en difficulté concernant le 7 octobre 2023, l'attaque terroriste d'une ampleur totalement inédite menée par le Hamas. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu aurait été alerté par les Émirats arabes unis d'une attaque en préparation et n'aurait rien fait de cette information : c'est ce que dit le journal Haaretz. Cela peut-il lui nuire ?
Je pense que ça lui nuira de façon assez marginale. Ceux qui sont contre lui, même avant ces révélations, y verront une confirmation du fait qu'il ne faut pas lui faire confiance. Et les autres, qui continuent à soutenir le Premier ministre, diront que, soit l'information est fausse, soit qu'elle n'avait peut-être pas une importance telle qu'il fallait considérer qu'elle annonçait, d'une façon, je dirais, relativement proche, l'attaque terroriste du 7-Octobre. Comme on dit, chacun voit midi à sa porte.
Je pense que, sur la campagne électorale, cela aura finalement, en termes de décision des électeurs, un impact assez limité.
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Le parti de Benyamin Netanyahu n'est pas en bonne posture, même si pour l'instant il fait tout pour garder ses alliés et espérer pouvoir former de nouveau une coalition. Où en sont les autres partis politiques israéliens ? Peut-il y avoir une alternance, fin octobre, à l'issue du vote ?
Il ne faut pas aller trop vite en besogne parce qu'on est dans un pays où le système est proportionnel. Cela veut dire que oui, c'est important de savoir quel parti sortira vainqueur des élections du 27 octobre, mais c'est aussi important de savoir quel parti sera ou non en mesure de constituer une coalition. Cela, évidemment, on ne le sait pas avant d'avoir le résultat le 28 octobre au matin.
Pour le moment, ce qu'on peut dire en fonction des sondages, c'est que son parti Likoud enregistre une baisse, c'est évident, mais pas un effondrement. Il reste en moyenne autour de 24-25 sièges dans les sondages, il en a 32 aujourd'hui. Mais de l'autre côté, le parti qui en gagne le plus est un nouveau parti, celui de l'ancien chef d'état-major Gadi Eisenkot.
On a beaucoup parlé de Gadi Eisenkot ces derniers temps. Qu'est-ce qui marche pour lui ?
Lui part de zéro puisqu'il n'est pas représenté pour le moment au Parlement et il arrive aussi à 23-24 sièges, à peu près à parité avec le Likoud. En revanche, le parti qui avait, avant la création du parti de Gadi Eisenkot, le vent en poupe, a baissé, c'est-à-dire le parti qui unit Naftali Bennett et Yaïr Lapid perd des sièges, par rapport à ce que Yaïr Lapid a aujourd'hui tout seul au Parlement.
Cela veut dire que, dans le fond, oui, il y a une possibilité d'alternance, mais elle ne sera quand même pas évidente. Il faudra constituer, encore une fois, comme je le disais, des coalitions : ce sera difficile pour les deux. Si on regarde les prévisions électorales qui existent, les choses peuvent encore changer en l'espace de huit semaines.
Concernant le climat dans lequel se déroule cette campagne, la presse a parlé de la campagne la plus immonde de l'histoire d'Israël. Il y a quelques jours, le leader de gauche Yaïr Golan avait dénoncé de nombreuses menaces de mort à son égard. Son fils aussi. Pensez-vous qu'il y a un risque de violences réelles ?
Pour le moment, on n'en a pas enregistré, mais c'est sûr qu'il y a un climat extrêmement polarisé, un climat de divisions internes très fortes et d'antagonismes : il n'y a pas de doute.
Malheureusement, dans le passé, il y a parfois eu des campagnes électorales extrêmement vives. Je pense en particulier aux années 1980, lorsqu'il y avait déjà le Likoud au pouvoir et une opposition travailliste à l'époque. Il y a eu une campagne électorale en 1984, par exemple, qui a été très virulente. On peut retrouver quelque chose de ce type. Je pense que les uns et les autres éviteront d'aller à une confrontation qui serait véritablement violente.
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Tue, 08 Sep 2026 - 1743 - Montée de l'extrême droite: «Les Européens sont confrontés à ce type de problème de façon cyclique»
En Allemagne, le chancelier Friedrich Merz s'est dit ce lundi 7 septembre « profondément choqué » par la victoire de l'AfD lors des élections régionales dans le land de Saxe-Anhalt. La victoire était pourtant attendue, mais les résultats laissent toute une partie de l'Allemagne et de l'Europe complètement sonnés et démunis. C’est aussi un coup très dur pour le chancelier allemand, dont la CDU obtient moins de 18 % des voix. Quelles sont les conséquences de l'essor des extrêmes droites en Europe pour les partis de droite dits traditionnels ? Éléments de réponse avec Jérôme Jamin, professeur de sciences politiques à l’université de Liège.
Mon, 07 Sep 2026 - 1742 - Groenland: «La visite d'Ursula von der Leyen est un soutien essentiel face aux prétentions américaines»
Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, va entamer dimanche 6 septembre une visite de deux jours au Groenland, le territoire autonome danois que Donald Trump a plusieurs fois menacé d'annexer. Cécile Pelaudeix, docteure en sciences politiques, chercheuse associée au laboratoire Pacte à Sciences Po Grenoble (CNRS Sciences Po Grenoble – UGA), spécialiste de l’Arctique et des questions d’autonomie stratégique, est l'invitée de la mi-journée.
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Sun, 06 Sep 2026 - 1741 - Sommet spatial de Paris: derrière l'absence de SpaceX et Blue Origin «se joue un rapport de force»
Sur fond de rumeurs de pression de la Maison Blanche, Blue Origin de Jeff Bezos et SpaceX d'Elon Musk, deux acteurs mondiaux majeurs du secteur spatial privé, ont annulé leur participation au Sommet spatial des 9 et 10 septembre à Paris, voulu par Emmanuel Macron. Entretien avec Xavier Pasco, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), spécialiste de la politique spatiale américaine et auteur de plusieurs ouvrages dont Géopolitique de l'espace, la guerre du ciel est déclarée, éditions Tallandier.
Fri, 04 Sep 2026 - 1740 - El Niño: «Les différentes prévisions convergent pour indiquer un phénomène d'une intensité exceptionnelle»
Le phénomène El Niño est désormais « solidement installé » et devrait persister et atteindre une intensité très forte jusqu'en février 2027, sous l'effet des températures exceptionnellement élevées observées dans l'océan Pacifique tropical, selon l'agence météorologique des Nations unies. Ce phénomène naturel de réchauffement revient régulièrement entre deux et sept ans, mais il a désormais une ampleur hors norme : les conséquences seront dramatiques dans le monde entier. Les explications de Jérôme Vialard, directeur de recherches à l’Institut de recherche pour le développement (IRD).
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Thu, 03 Sep 2026 - 1739 - Ukraine-Russie: la menace de Zelensky de viser le ciel russe est «une déclaration risquée diplomatiquement»
Alors que la Russie continue de viser Kiev et les civils avec des frappes de drones et de missiles, le président ukrainien a prévenu mardi 1er septembre que des drones ukrainiens pourraient rendre dangereux l'espace aérien russe tant que la guerre continuera. Vladimir Poutine a qualifié l'avertissement de « terroriste », alors que Volodymyr Zelensky a précisé toutefois que l’aviation civile n’était pas visée « en soi ». Les effets de cette annonce avec Etienne Marcuz, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique, spécialiste des questions d’armements stratégiques.
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Wed, 02 Sep 2026 - 1738 - Crue dans l'Himalaya: «L'information, en Chine, fait l'objet d'un contrôle absolu»
Des cérémonies se tiennent ce 1er septembre dans la région chinoise du Tibet à la mémoire des victimes des terribles inondations du 26 août et dont le bilan humain ne cesse de grandir. L'ampleur de la catastrophe est d'autant plus difficile à estimer que l'information circule très difficilement du côté tibétain. Beaucoup doutent des chiffres avancés par les autorités, qui évoquent 16 morts. Ils sont près d'un millier de l'autre côté de la frontière au Népal, où les secouristes commencent difficilement à avancer vers les zones les plus sinistrées. Pendant ce temps, la polémique grandit sur la coopération entre le Népal et la Chine, qui restreignent fortement la circulation de l'information sur la catastrophe. Entretien avec Emmanuel Véron, géographe et enseignant chercheur au centre HEC de géopolitique, co-auteur de La Chine face au monde : une puissance résistible (éditions Capit Muscas).
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Tue, 01 Sep 2026 - 1737 - Sommet de l'OCS au Kirghizistan: «La capacité diplomatique de la Chine est croissante»
L’Organisation de coopération de Shanghai en sommet à Bichkek, capitale du Kirghizistan. Des dizaines de dirigeants y participent ce lundi 31 août et mardi, parmi eux, Xi Jinping, Vladimir Poutine, Massoud Pezeshkian et Narendra Modi. L’idée de ce sommet régional de poids, qui marque le 25ᵉ anniversaire de l’OCS, est d’exprimer une solidarité groupée à l’Iran, et de rejeter les menaces de sanctions américaines qui visent à sanctionner les partenaires commerciaux de Téhéran. Le bloc a pris un nouvel élan ces dernières années sous l'impulsion de Pékin, qui prend une place de plus en plus importante, au risque peut-être de susciter certaines frustrations en Inde ou en Russie. L'analyse de Marie Hiliquin, chercheuse à l’IRSEM Europe et autrice d’une thèse sur les nouvelles routes de la soie.
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Mon, 31 Aug 2026 - 1736 - Lancement du télescope spatial Nancy Grace Roman: «On va pouvoir mieux comprendre l'évolution de l'univers»
Le télescopeNancy Grace Roman a décollé il y a une heure depuis le centre spatial de Cap Canaveral en Floride. Il doit maintenant parcourir 1 million et demi de kilomètres. Une mission spatiale de cinq ans minimum pour découvrir des milliers d'exoplanètes et des dizaines de milliers de supernovas. Les astronomes s'attendent à des images spectaculaires car ce télescope est le plus ambitieux depuis le lancement de James Webb en 2021 : son champ de vision est cent fois plus large que celui du télescope Hubble. Pour en parler, RFI reçoit Éric Lagadec, enseignant-chercheur, astronome adjoint au sein du laboratoire Lagrange de l’observatoire de la Côte d'Azur.
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Sun, 30 Aug 2026 - 1735 - Référendum en Islande: «Les Islandais se demandent s'ils doivent intégrer l'UE pour se prémunir de Donald Trump»
Faut-il reprendre les négociations d'adhésion à l'Union européenne ? Voici la question à laquelle doivent répondre les électeurs islandais. Un référendum qui s'annonce très serré. Treize ans après la suspension du processus, les sondages donnent les deux camps au coude à coude. Éclairage de Mikaa Blugeon-Mered, chercheur sur les enjeux arctiques, géopolitiques et sur le marché de l'hydrogène à l'université du Québec à Trois-Rivières, auteur du livre Les mondes polaires, aux Presses universitaires de France.
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Sat, 29 Aug 2026 - 1734 - Guerre en Ukraine: «La défense de Kherson deviendra de plus en plus difficile, voire impossible»
Suite à de nouvelles lourdes frappes russes sur des centrales électriques et de chauffage urbain, le gouverneur régional de Kherson, en Ukraine, a appelé les habitants à évacuer la ville. Pourquoi cet appel intervient-il maintenant et que redoutent les autorités en particulier ? L'analyse d'Alain de Neve, chercheur à l'Institut royal supérieur de défense à Bruxelles.
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Fri, 28 Aug 2026 - 1733 - Les crues au Népal et au Tibet sont «le résultat de la déstabilisation du permafrost» dû au changement climatique
L’effondrement d'un glacier des deux côtés de la frontière montagneuse du Népal et du Tibet a causé au moins 362 morts et 1 300 disparus. Comment une telle catastrophe s'est-elle déclenchée ? Est-ce un événement isolé dans la région ? Éléments de réponse avec Étienne Berthier, glaciologue CNRS au laboratoire Midi-Pyrénées.
Thu, 27 Aug 2026 - 1732 - El Niño: «On s’attend à ce que son effet soit particulièrement dévastateur cette année»
Le phénomène climatique El Niño a contraint le Salvador et le Panama à déclencher l'état d'urgence en raison d'une grave sécheresse, ce niveau de vigilance touche également 80% du territoire du Honduras depuis la semaine dernière. Ces trois pays sont situés dans une bande extrêmement aride de l'Amérique centrale et particulièrement sensibles à El Niño, dont les conséquences risquent d'être dévastatrices dans les prochains mois sur plusieurs continents, dont l'Afrique.
Entretien avec Benjamin Sultan, climatologue, chercheur à l'Institut de recherches et de développement (IRD), spécialiste des climats tropicaux.
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Thu, 27 Aug 2026 - 1731 - Birmanie : «L’armée, qui a persécuté les Rohingyas, détient toujours une grande partie du pouvoir»
Selon un nouveau rapport de l'ONU les exactions se multiplient à l'égard des minorités , notamment dans l'ouest du pays à l’encontre des Rohingyas. Cette communauté musulmane a été contrainte, il y a 9 ans jour pour jour, à un exode massif vers le Bangladesh en raison de la violente répression de l’armée birmane. Entretien avec Johanna Chardonnieras, coordinatrice de l’ONG Info Birmanie.
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Wed, 26 Aug 2026 - 1730 - Discussions entre la Syrie et Israël: «L’idée est d’éviter une logique d’escalade»
L’agence de presse officielle syrienne a confirmé la tenue de pourparlers de haut niveau entre Israël et Damas, sous l'égide des Etats-Unis, afin de désamorcer les tensions entre les deux pays suite à un bombardement israélien contre une base aérienne dans le nord de la Syrie. Selon la diplomatie israélienne, cette attaque visait à empêcher le déploiement de troupes turques sur le territoire syrien. Qu'en est-il réellement de la présence d'Ankara en Syrie ? Qu'est-ce qui a été convenu entre Israël et Damas ? Entretien avec David Rigoulet-Roze, chercheur à l'institut français d'analyse stratégique et rédacteur en chef de la revue Orients Stratégiques.
Tue, 25 Aug 2026 - 1729 - L’intégration des Kurdes permettra «de sortir la Syrie de la guerre civile et d'assurer la stabilité du pays»
L'annonce sonne le glas des espoirs d'autonomie des Kurdes en Syrie. Le leader de cette minorité, Mazloum Abdi, a annoncé ce jeudi 20 août l'achèvement du processus d'intégration civile et militaire au sein des institutions de l'État syrien. Après des mois de négociations avec les autorités islamistes ayant renversé le président Bachar el-Assad en 2024, les Kurdes contrôlaient notamment jusqu'en début d'année, de vastes territoires riche en pétrole. Alors, quid des conséquences de cet accord en Syrie signé avec l'actuel président Ahmed al-Charaa ? On en parle avec notre invité Arthur Quesnay, chercheur sur la Syrie affilié à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne. Coauteur du livre Syrie : anatomie d’une guerre civile CNRS éditions.
Sun, 23 Aug 2026 - 1728 - Russie: «Les Russes éprouvent aujourd'hui le poids de la guerre, le prix de la guerre»
Alors que de nouvelles frappes ont tué des civils ukrainiens hier dans le centre du pays, on va tenter de faire la lumière sur Vladimir Poutine, plus précisément sur sa situation en Russie. Il y a ce conflit avec l'Ukraine. Il y a aussi de nombreuses tensions avec l'Union européenne et même avec le Japon. L'homme fort du Kremlin vient de prendre la parole dans ce contexte et à un mois des élections législatives, au congrès de son parti Russie unie, alors qu'il musèle toute opposition et que le mécontentement de la population grandit. On a notamment vu l'exemple ces derniers mois des difficultés des Russes à trouver de l'essence. Alors quid de la force réelle du président russe à un mois donc de ces législatives, peut-il craindre une révolte de l'intérieur ? On en parle avec notre invité Jean-François Bouthors, collaborateur de la revue Esprit, éditorialiste à Ouest-France et membre du comité de la rédaction de « Desk Russie ». Auteur de Poutine, la logique de la force, éd de l’Aube et deLa vengeance d’Anna P, sortie prévue octobre prochain aux éditions Noir sur Blanc.
Sat, 22 Aug 2026 - 1727 - Employés de MSF tués à Gaza: «Le refus d'Israël d'enquêter sur ces assassinats est inacceptable»
L'ONG Médecins sans frontières est ulcérée par des décisions de la justice israélienne. Il n'y aura pas d'enquêtes pénales ouvertes après deux attaques dans la bande de Gaza, qui ont tué quatre membres du personnel de MSF et des membres de leurs familles, en novembre 2023 et février 2024. Après deux années de silence, l’armée israélienne classe ces dossiers sans suite. La réaction de Filipe Ribeiro, chef de mission pour la Palestine à Médecins sans frontières.
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Fri, 21 Aug 2026 - 1726 - États-Unis: «Depuis 3-4 ans, les dépenses des intérêts de la dette deviennent incontrôlables»
C'est un chiffre qui donne le tournis : 40 000 milliards de dollars, soit le niveau atteint par la dette publique aux États-Unis. Cette hausse intervient alors que les inquiétudes liées à l'inflation, notamment avec le conflit au Moyen-Orient et la flambée des prix de l'énergie, ont emporté les coûts d'emprunt à des niveaux qui n'avaient plus été vus depuis des années. Comment le pays en est-il arrivé là ? Quelles sont les conséquences potentielles pour la population états-unienne ? Les réponses de l’économiste senior chez Allianz Trade, Maxime Darmet.
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Thu, 20 Aug 2026 - 1725 - «Pour Mykhaïlo Fedorov, ex-ministre de la Défense, des élections sont possibles en Ukraine»
L’Ukraine fait-elle face au risque de chaos politique ? L'ancien ministre de la Défense, Mykhaïlo Fedorov, évincé du gouvernement le mois dernier, a appelé, dans une vidéo publiée mardi 18 août, à des élections pour « restaurer le processus démocratique », malgré la guerre. Il a brossé un portrait extrêmement sévère du système politique ukrainien, entre corruption, « crise systémique de gouvernance » et défiance de la population. Sans le citer, Mykhaïlo Fedorov vise évidemment Volodymyr Zelensky. Ces propos font débat au sein de la population. L’analyse de Anna Colin Lebedev, maîtresse de conférences à l’université Paris Nanterre et directrice scientifique de l’Observatoire de l’Ukraine
RFI : Est-ce que cette prise de parole de Mykhaïlo Fedorov, le ton employé et les mots choisis, a surpris en Ukraine ?
Anna Colin Lebedev :Je pense que de toute manière, tout événement politique de cette envergure sera discuté. Il va en surprendre certains, il va paraître logique à d'autres. On savait, après les mouvements de protestation et de soutien dont avait bénéficié Mykhaïlo Fedorov après son limogeage du poste de ministre de la Défense, qu’une personnalité politique de premier plan émergeait en Ukraine. Aujourd'hui, on a quelque chose qui se cristallise sous nos yeux, un événement de vie politique majeur. Donc oui, évidemment, ça a de l'importance.
Vous qualifiez Mykhaïlo Fedorov de « personnalité politique », c'est ainsi qu'il s'érige désormais. Est-ce qu'il assume de se placer en tant qu’opposant à Volodymyr Zelensky, même peut-être opposant numéro un ?
Alors Mykhaïlo Fedorov est historiquement issu de l'équipe de campagne deVolodymyr Zelensky, c'est un proche. C'était son community manager dans les débuts politiques du président ukrainien actuel. Mais en réalité, les responsabilités qu'il a occupées et la place qu'il a construite, notamment vis-à-vis de la communauté de la défense, des militaires et puis de tous ceux qui sont investis dans les technologies militaires, en ont fait depuis un moment déjà une personnalité politique de premier plan.
Il a été ministre de la Transformation numérique et, en tant que ministre de la Transformation numérique, il a modernisé l'État ukrainien d'une manière spectaculaire avant même d'être ministre de la Défense. C'est lui qui a accompagné l'introduction de cette technologie des drones, de cette capacité, de cette agilité de l'armée. Il était très attendu à son poste de ministre de la Défense, donc un homme politique de premier plan, il l'était déjà.
La différence aujourd'hui, c'est qu’il considère que, puisqu'il n'a plus la possibilité d'accompagner Zelensky en tant que ministre de la Défense, qui était la place qu'il occupait, il sera une alternative à ce président. Alors « opposant », je pense qu'il y a une connotation négative très forte avec l'idée de l'opposant, quelqu'un qui chercherait, par exemple, à démettre le président en place. Je ne pense pas que ce soit comme ça que Fedorov se positionne aujourd'hui. Il dit que les élections sont possibles, que les élections doivent se tenir. Et je pense que ce qu’il sous-entend, c'est qu’il sera candidat à ces élections en tant qu'alternative au président sortant.
Il y a aussi un projet personnel, une ambition de sa part ?
Je pense qu'au-delà de l'ambition personnelle, que l'on anticipait de toute façon depuis un moment, il faudra bien, le jour où il y aura des élections, qu'il y ait des alternatives à Zelensky, sinon on ne serait plus en démocratie. Je pense qu'au-delà de ça, la vraie nouveauté pour moi de son message, c'est de dire que les élections sont possibles. Et quand c'est l'ancien ministre de la Transformation numérique et l'ancien ministre de la Défense qui dit ça, lui qui a fait accomplir à l'Ukraine des choses qu'on pensait absolument impossibles, on a tout à fait intérêt à tendre l'oreille. Parce que je pense que derrière, il n'y a pas juste une ambition personnelle, mais l'idée d'un projet qui permettra effectivement à la démocratie ukrainienne de bénéficier de nouvelles élections.
Mais est-ce que vous pensez effectivement que ces élections sont aujourd'hui envisageables dans le contexte actuel ? Où la Russie, évidemment, frappe l'Ukraine quasiment quotidiennement. Est-ce que sur le plan logistique et sur le plan de la sécurité, c'est effectivement faisable ?
Jusqu'à maintenant, il y avait consensus pour dire que, en termes pratiques, les élections n'étaient pas possibles pour une série de raisons. Comment faire voter les territoires sous occupation russe ? Comment faire voter les militaires sur le front ? Comment réunir les gens dans des bureaux de vote, alors même que la Russiefrappe les lieux de réunion des Ukrainiens ? Mais à mon avis, si on comprend bien qui est Fedorov, s'il prend la parole aujourd'hui en disant c'est possible, c'est qu'il a une idée en tête et il y a de fortes chances que cette idée soit liée à des dispositifs numériques, des dispositifs de vote électronique, qui font l'objet d'autant de critiques en Ukraine que dans nos sociétés. Mais à mon avis, il va certainement arriver avec un projet. Ce qu'il dit dans son adresse, c'est que refuser pendant longtemps, pendant toute cette guerre qui s'installe dans la durée, de tenir des élections, c'est finalement laisser la Russie dicter le timingde la vie démocratique ukrainienne. Et ce n'est pas acceptable. Ce qu'il est en train de dire, c'est la guerre va durer et donc il va falloir qu'on apprenne à faire des élections pendant la guerre.
Au-delà de cette proposition d'organiser des élections rapidement, est-ce que Mykhaïlo Fedorov, dans cette adresse, dans son message vidéo, développe aussi certains aspects programmatiques ? S'il a effectivement une ambition de concourir à un scrutin...
Aujourd'hui, en Ukraine, mais depuis un long moment déjà, il y a un regard très critique sur la manière dont le pouvoir s'exerce aussi bien par le président que par les parlementaires. Les critiques que formule Fedorov sont là, mais elles font partie complètement du débat politique commun en Ukraine, y compris en temps de guerre : l'idée que la manière dont le pouvoir s'exerce et se distribue a cessé d'être démocratique, ce qui est vrai avec l'impossibilité de tenir des élections, l'idée que les faits de corruption sont inacceptables en temps de guerre. Et ça, c'est l'argument que, bien évidemment, tous les candidats à la présidentielle vont tenir, qu'il y a des projets alternatifs, politiques qui sont mieux. Oui, il y a des critiques qui sont formulées, il y a un certain nombre de personnes qui vont partager ces critiques, et c'est aussi ce que l'on souhaite quelque part, à un pays qui a un fonctionnement démocratique, un candidat alternatif qui arrive et qui dit : «Les choses ont été mal gérées. J’ai une autre proposition.»
À lire aussiUkraine: l'ex-ministre de la Défense Mykhaïlo Fedorov demande d'ouvrir la voie à des élections
Wed, 19 Aug 2026
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