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Les voix de l’économie

Découvrez ces personnalités qui par leur engagement et leur vision révolutionnent les grands secteurs de l’économie française et internationale. Un rendez-vous phare de la matinale de Radio Classique présenté par Stéphane Pedrazzi. Pour ne rater aucun épisode des voix de l’économie, n'hésitez pas à vous abonner.
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- 2283 - « L'Europe se réveille dans la course spatiale, on est en bonne voie » affirme le président exécutif d'Arianespace David Cavaillolès
David Cavaillolès, président exécutif d'Ariane Espace, était l'invité de Stéphane Pedrazzi dans Les Voix de l'Économie, au lendemain du sommet spatial européen qui s'est déroulé à Paris. Un événement marquant qui a vu la renaissance d'Arianespace se concrétiser par une avalanche d'annonces de contrats majeurs, dont l'extension d'un partenariat stratégique avec Amazon pour le lancement de constellations de satellites. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 11 Sep 2026 - 08min - 2282 - Jean-Claude Trichet : « Nous sommes dans la situation de plus grande vulnérabilité au sein de la Zone euro »
Jean-Claude Trichet, ancien directeur du Trésor et ancien président de la Banque Centrale Européenne, revient sur la situation économique alarmante de la France dans cet épisode des Voix de l'Économie. Invité par Stéphane Pedrazzi sur Radio Classique, l'économiste de renommée internationale livre son analyse sans détour sur les défis budgétaires qui menacent notre pays. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 10 Sep 2026 - 09min - 2281 - Classement Pisa : « Le tutorat pour les élèves les plus fragiles a prouvé son efficacité » souligne Xavier Jaravel (président délégué du CAE)
Xavier Jaravelle, président délégué du Conseil d'analyse économique et auteur de l'ouvrage « Les politiques économiques à l'épreuve des faits » publié chez Odile Jacob, revient sur un sujet qui préoccupe profondément les Français : l'état de notre système éducatif. Invité dans Les voix de l'économie présenté par Stéphane Pedrazzi, il analyse les résultats alarmants du dernier classement PISA et propose des solutions concrètes pour redresser la barre. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 09 Sep 2026 - 08min - 2280 - Hausse des taux : faut-il avoir peur ? Les enjeux économiques avec François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir
Les taux montent, les investisseurs s'inquiètent, et les banques centrales s'apprêtent à frapper à nouveau. Faut-il vraiment avoir peur de cette remontée des taux qui secoue les marchés depuis plusieurs mois ? C'est la question centrale de cet épisode des Voix de l'Économie, présenté par Stéphane Pedrazzi, qui reçoit François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir, pour décortiquer les mécanismes complexes de cette hausse et ses conséquences sur notre économie. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 08 Sep 2026 - 06min - 2279 - Disneyland Paris recrute 5000 personnes : la stratégie européenne du géant du divertissement, avec Guillaume Da Cunha, vice-président ressources humaines
Disneyland Paris lance une grande offensive de recrutement. Au cours des prochains mois, le parc d'attractions emblématique va accueillir 5000 nouveaux collaborateurs, essentiellement dans les domaines de l'hôtellerie, la restauration et l'accueil. Pour trouver ces talents, le groupe déploie une stratégie ambitieuse qui dépasse les frontières françaises. Cette semaine débute un grand casting tour qui traversera trois pays européens : la France, l'Italie et l'Espagne. Stéphane Pedrazzi reçoit Guillaume Da Cunha, vice-président ressources humaines de Disneyland Paris, pour décortiquer les enjeux et les ambitions de cette campagne de recrutement sans précédent. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 07 Sep 2026 - 06min - 2278 - Canicules et inflation : les impacts économiques de la chaleur extrême, avec François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir
François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir, revient sur les conséquences économiques des canicules successives qui frappent la France et l'Europe. Le gouvernement vient d'annoncer que la croissance économique sera amputée de 0,1% cette année en raison des vagues de chaleur. Un chiffre qui peut sembler faible, mais qui représente en réalité 1,5 milliard d'euros de recettes fiscales manquantes et remet en question l'objectif de déficit fixé à 5%. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 04 Sep 2026 - 07min - 2277 - Télécoms : vers un marché à 3 opérateurs, les enjeux de la fusion SFR, avec Benoît Torloting, DG de Bouygues Télécom
Benoît Torloting, directeur général de Bouygues Télécom, est l'invité de Stéphane Pedrazzi ce matin pour évoquer un tournant majeur du secteur des télécommunications en France. L'acquisition de SFR par un consortium réunissant Bouygues Télécom, Orange et Free marque le passage d'un marché à quatre opérateurs à un marché à trois acteurs. Une opération stratégique qui soulève de nombreuses questions sur l'avenir de la concurrence, les tarifs et la capacité d'investissement des opérateurs français face aux géants mondiaux. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 03 Sep 2026 - 08min - 2276 - Transport maritime : liberté de navigation en péril, avec Laurent Martens, délégué général d'Armateurs de France
La liberté de navigation, longtemps considérée comme une évidence dans le commerce mondial, est aujourd'hui profondément remise en question. Entre tensions géopolitiques, menaces de guerre et défis climatiques, le secteur du transport maritime traverse une période d'incertitude sans précédent. Pour en parler, Stéphane Pedrazzi reçoit Laurent Martens, délégué général d'Armateurs de France, l'organisation professionnelle et syndicat patronal représentant l'ensemble des entreprises de transport et de services maritimes français. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 02 Sep 2026 - 08min - 2275 - Crise du logement : pénurie, réglementation et résilience du marché avec Guillaume Martinaud, président d'Orpi
À la rentrée, la course au logement étudiant devient un véritable parcours du combattant. Entre 200 et 300 candidatures pour chaque petit studio mis en location : les chiffres parlent d'eux-mêmes. Pour comprendre les enjeux de cette crise majeure qui touche bien au-delà des seuls étudiants, Stéphane Pedrazzi reçoit Guillaume Martinaud, président du réseau immobilier Orpi, dans cette édition des Voix de l'Économie. Guillaume Martinaud apporte son expertise de terrain sur une question qui préoccupe des millions de Français. Avec plus de trente ans d'expérience dans le secteur immobilier, il offre une perspective unique sur les dysfonctionnements du marché locatif français. Son diagnostic est sans appel : la France souffre d'une véritable pénurie de logements, un problème systémique qui affecte tous les locataires, pas seulement les étudiants. Au cœur de cette discussion se trouve une question fondamentale : pourquoi est-il devenu si difficile de trouver un logement à louer en France ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 01 Sep 2026 - 07min - 2274 - Redresser les comptes publics, un défi de taille, avec Natacha Valla, économiste et membre de la mission d'experts sur le budget mandatée par le gouvernement
Aujourd'hui, dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Natacha Valla, économiste renommée et membre de la mission d'experts sur le budget mandatée par le gouvernement. Ensemble, ils plongent au cœur des enjeux budgétaires auxquels la France est confrontée. Tout d'abord, Natacha Valla commente l'abandon par le gouvernement de son objectif de ramener le déficit public sous la barre des 5% cette année. Loin d'être une surprise, cette décision reflète les difficultés de la France à tenir ses engagements en matière de finances publiques. La spécialiste souligne que la situation n'est pas alarmante à court terme, mais qu'elle révèle une tendance préoccupante qui nécessite une action urgente. Le débat s'oriente ensuite sur la pertinence d'instaurer une règle d'or budgétaire pour plafonner le déficit public. L'économiste explique que cette mesure, bien qu'elle puisse renforcer la crédibilité de la France sur les marchés financiers, introduirait une rigidité qui ne serait pas toujours souhaitable. Selon elle, la priorité réside dans la capacité collective à faire des choix qui permettraient de dégager des marges de manœuvre sur les finances publiques. La discussion se poursuit sur les principales priorités identifiées par la mission d'experts. Natacha Valla met en lumière les défis liés aux dépenses sociales, notamment les retraites et les dépenses de santé, qui tendent à croître plus rapidement que l'économie. Elle souligne également le poids de la défense et de la charge de la dette, deux éléments qui vont peser lourdement sur les finances publiques dans les années à venir. Un moment clé de l'épisode est lorsque l'économiste aborde la question de la soutenabilité de la dette française. Elle souligne que la France n'est pas à l'abri d'un risque de liquidité sur les marchés financiers, compte tenu de l'évolution du contexte international et du rôle décroissant des banques centrales dans le financement de la dette publique. La discussion se conclut sur les pistes envisagées pour réduire le déficit de 125 milliards d'euros sans pour autant casser la croissance. Natacha Valla met en garde contre les hypothèses optimistes et souligne la nécessité de mener des réformes structurelles pour débloquer l'économie française, à l'instar de ce qui a été fait dans les pays du Sud de l'Europe. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 31 Aug 2026 - 10min - 2273 - Rentrée économique : les inquiétudes politiques des entreprises, avec François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir
Aujourd'hui, dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir, pour faire le point sur la rentrée économique. Après un excellent été marqué par de solides résultats d'entreprises, les investisseurs abordent cette nouvelle saison avec un optimisme prudent. François Monnier souligne que les groupes, tant en France, en Europe qu'aux États-Unis, ont revu à la hausse leurs prévisions de bénéfices pour l'année en cours. Schneider Electric, Legrand, Safran, Sanofi ou encore Veolia font partie des entreprises qui ont impressionné par leurs performances. Cependant, l'expert met en garde contre les nuages à l'horizon. L'instabilité politique en France, avec des déficits budgétaires qui peinent à être réduits, suscite des inquiétudes chez les investisseurs. Le débat organisé par le Medef avec les candidats à la présidentielle a ainsi pesé sur le CAC 40, qui a chuté de 1,7% hier, en nette sous-performance par rapport aux autres marchés européens. Aux États-Unis, les élections de mi-mandat à venir, avec le risque d'un basculement du Congrès, constituent également une source d'incertitude pour les marchés. François Monnier souligne que Donald Trump pourrait remettre en cause le processus électoral, ravivant les craintes démocratiques. La remontée des taux obligataires, tant en France qu'aux États-Unis, est aussi un sujet de préoccupation. En France, le poids de la dette publique devient de plus en plus insoutenable, tandis qu'outre-Atlantique, la forte croissance économique et l'appétit des entreprises pour l'emprunt alimentent la tension sur les rendements. Malgré ces nuages, l'épisode met aussi en lumière les performances époustouflantes de certaines entreprises, à l'image de Nvidia. Le groupe a doublé son chiffre d'affaires en un trimestre, atteignant l'équivalent du chiffre d'affaires annuel d'Airbus. Ses perspectives de croissance de 70% sur l'exercice 2027-2028 séduisent les investisseurs, soulignant le potentiel de l'intelligence artificielle. Enfin, l'entretien se conclut sur les attentes des marchés vis-à-vis du discours du nouveau président de la Réserve fédérale américaine, qui devra naviguer entre transparence et prudence dans sa communication. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 28 Aug 2026 - 10min - 2272 - Réindustrialisation : la France a-t-elle les moyens de son ambition ? Avec Éric Trappier, DG de Dassault Aviation
Aujourd'hui, dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Eric Trappier, DG de Dassault Aviation et président de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie. Ensemble, ils reviennent sur les grands enjeux de l'industrie française à l'occasion de la REF, la Rencontre des entrepreneurs de France. Un entretien décapant où le leader industriel ne mâche pas ses mots sur les obstacles à la relance économique du pays. La France souffre d'une désindustrialisation chronique. Passée de 20% du PIB à seulement 10%, elle accuse un retard considérable par rapport à ses voisins européens qui maintiennent des parts de marché autour de 20%. Face à ce constat alarmant, Éric Trappier dresse un diagnostic sans détour : les promesses de réindustrialisation restent lettre morte tant que les gouvernements successifs n'adressent pas les vrais problèmes. Quels sont-ils ? Trop de contraintes normatives, une fiscalité écrasante, des charges sociales excessives. Autant de boulets au pied des industriels français que leurs concurrents internationaux ne traînent pas. Mais la question de la compétitivité ne se limite pas aux frontières nationales. L'industrie européenne fait face à une concurrence chinoise redoutable. Faut-il ériger des barrières protectionnistes ? Le DG de Dassault Aviation refuse de trancher de manière définitive, mais il pose la véritable question : pourquoi imposer à nos industriels des contraintes que nous n'imposons pas à nos concurrents ? C'est cette asymétrie, cet absence de « level playing field », qui constitue selon lui le vrai problème. L'enjeu n'est pas tant de freiner les produits étrangers que de donner à nos entreprises les conditions pour innover et se développer sur les marchés mondiaux. Cet épisode intervient à la veille du grand débat des candidats à l'élection présidentielle organisé à l'AREF. Un moment clé où les entrepreneurs français espèrent enfin se faire entendre. Éric Trappier souligne que le patronat n'attend pas des aides massives, mais plutôt de la stabilité et de la prévisibilité. Or, c'est précisément ce qui manque aujourd'hui. Les chefs d'entreprise redoutent les conséquences de la politique économique du prochain président : selon un sondage OpinionWay, 82% d'entre eux expriment cette inquiétude. L'instabilité fiscale, avec des surtaxes imposées puis prolongées sans clarté, mine la confiance des décideurs économiques. La question de la dette française s'impose comme un sujet incontournable. Avec la remontée des taux obligataires, le poids de l'endettement devient de plus en plus lourd. La France est-elle à un point de bascule ? L'invité de Stéphane Pedrazzi ne cache pas son inquiétude face à une trajectoire insoutenable. Les règles imposées par l'Union européenne et les attentes des créanciers internationaux laissent peu de marge de manœuvre. Une spirale infernale se dessine : des taux de remboursement qui montent, des annuités qui augmentent, une dette qui s'alourdit. Face aux propositions d'annulation de dette avancées par certains candidats, le PDG de Dassault exprime son scepticisme : annuler une dette, c'est perdre la confiance des prêteurs et compromettre la capacité à financer les projets futurs. Le réarmement de l'Europe constitue un autre axe majeur de cet entretien. Officiellement prioritaire face à la menace russe, le réarmement européen peine à se concrétiser en commandes fermes pour les grands industriels de la défense français. Le DG de Dassault Aviation explique cette situation par un choix entre qualité et quantité, innovation et volume. Il soulève également une question stratégique fondamentale : la France a-t-elle réellement les moyens de son réarmement ? Sa réponse est catégorique : oui, c'est une question de décision politique, comme l'a démontré le général de Gaulle en engageant la France dans la dissuasion nucléaire. Le projet SCAF, cet ambitieux programme d'avion de combat européen auquel participait Dassault Aviation, illustre les difficultés de la coopération européenne. Son échec révèle que les accords politiques ne suffisent pas : il faut aussi l'adhésion des armées et des industriels. Pourtant, Éric Trappier reste ouvert à la coopération, à condition qu'elle soit structurée autour d'une véritable architecture de projet et d'un responsable clairement identifié. L'Europe, selon lui, doit apprendre à mutualiser sans diluer les responsabilités, en s'inspirant du modèle américain où les États ne tentent pas tous de développer les mêmes capacités. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 27 Aug 2026 - 11min - 2271 - Comment expliquer la baisse de recrutement des cadres ? Avec Annelore Coury, DG de l’APEC
Aujourd'hui, dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Annelore Coury, DG de l’APEC (Association pour l'Emploi des Cadres), pour analyser les derniers chiffres du baromètre trimestriel sur les intentions de recrutement des entreprises. Alors que le début d'année 2026 avait été marqué par une forte dynamique de l'emploi cadre, le tableau s'assombrit au troisième trimestre. Annelore Coury explique que 42% seulement des grandes entreprises et ETI envisagent de recruter au moins un cadre, soit une baisse de 9 points par rapport au début de l'année. Cette dégradation s'explique par la baisse de confiance des entreprises dans l'évolution positive de leur carnet de commandes et leur capacité à anticiper l'avenir. Cependant, tous les secteurs ne sont pas logés à la même enseigne. L'industrie, notamment l'aéronautique et la construction navale, résiste mieux que la moyenne, avec 11% des entreprises prévoyant de recruter des cadres. A l'inverse, les services à forte valeur ajoutée comme l'informatique, l'ingénierie ou le conseil sont plus impactés. Cette baisse des intentions d'embauche s'accompagne d'une baisse prévue des investissements des entreprises de 0,2% au troisième trimestre. La DG de l'APEC souligne le lien étroit entre investissement et création d'emplois cadres, ce qui laisse présager des difficultés à venir sur le marché de l'emploi. Au-delà des chiffres, l'échange met en lumière la fébrilité grandissante des cadres face à la situation économique. 28% d'entre eux craignent de perdre leur emploi, un niveau historiquement élevé. De plus, 58% estiment qu'il serait difficile de retrouver un poste équivalent en cas de licenciement. Malgré cette inquiétude, 38% des cadres envisagent de changer d'entreprise dans les 12 prochains mois, soulignant la mobilité de cette population. Enfin, Annelore Coury revient sur les difficultés d'insertion des jeunes diplômés, qui peinent de plus en plus à trouver un premier emploi, dans un contexte de ralentissement de l'activité dans certains secteurs clés. Elle écarte cependant l'impact de l'intelligence artificielle, jugeant que la conjoncture économique est le principal facteur explicatif. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 26 Aug 2026 - 10min - 2270 - Cyberattaque : La France, numéro deux mondiale en termes de fuites de données, comment expliquer un tel fiasco ? Avec Clément Domingo, « hackeur étique » et spécialiste en cybersécurité
Dans cet épisode captivant, Stéphane Pedrazzi reçoit Clément Domingo, « hackeur étique » et spécialiste en cybersécurité, pour analyser les failles de la France en matière de protection numérique. Alors que le pays est devenu le deuxième plus touché par les fuites de données derrière les États-Unis, Clément Domingo lève le voile sur les défis auxquels la France est confrontée. Le point de départ de la discussion est la récente cyberattaque ayant visé la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP), exposant les données fiscales de centaines de milliers de Français. Le « hackeur étique » souligne que malgré les discours alarmistes sur la sophistication de l'attaque, il s'agissait en réalité d'une intrusion relativement basique, remettant en cause la capacité de l'État à reconnaître et à communiquer sur ses vulnérabilités. Clément Domingo explique que la France dispose pourtant des cerveaux et des compétences nécessaires en cybersécurité, mais peine à les coordonner efficacement. Il compare la situation à un orchestre où chacun jouerait sa partition sans chef d'orchestre, créant une cacophonie. Outre le manque de moyens financiers, c'est surtout le manque de formation et d'éducation du personnel qui fragilise le système. Un autre point abordé est la tentation de pointer du doigt les puissances étrangères, comme la Russie, pour masquer les failles intérieures. Le spécialiste en cybersécurité souligne que la majorité des cyberattaques proviennent en réalité de jeunes hackers français, loin des groupes élites russes aux moyens considérables. Alors que le gouvernement envisage la création d'une nouvelle structure dédiée, l'expert estime qu'il s'agit d'une mauvaise solution, préconisant plutôt une meilleure coordination des agences existantes, comme l'ANSI. Il alerte également sur les conséquences désastreuses que pourraient avoir ces fuites de données fiscales pour les citoyens, exposés à des risques d'arnaques, d'usurpation d'identité et même de cambriolages. Cet épisode offre un éclairage sans concession sur les défis de la cybersécurité en France, à quelques mois de l'élection présidentielle, et la nécessité d'une réponse ambitieuse et coordonnée pour protéger les citoyens et les institutions. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 25 Aug 2026 - 11min - 2269 - La France est-elle à un point de bascule en matière de soutenabilité de la dette ? Avec Wilfrid Galand, directeur général adjoint de Montpensier Arbevel
Aujourd'hui, dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Wilfrid Galand, directeur général adjoint de Montpensier Arbevel, pour une discussion approfondie sur la situation préoccupante de la dette publique française. Alors que le taux de la dette française à 10 ans atteint son niveau le plus élevé depuis la crise de 2008, frôlant les 4,13%, Wilfrid Galand partage son analyse sur les enjeux majeurs qui se profilent. Il explique comment la remontée généralisée des taux d'intérêt, conjuguée à la concurrence mondiale pour l'épargne, met sous pression les finances publiques françaises, fragilisées par l'instabilité politique et la perte de confiance des investisseurs. Le directeur général adjoint de Montpensier Arbevel met en garde contre les risques d'un scénario à la grecque, où la dégradation de la dette pourrait conduire à une crise des dettes souveraines en France. Il déconstruit avec pédagogie les propositions controversées de certains candidats à l'élection présidentielle, comme l'annulation d'une partie de la dette détenue par la Banque Centrale Européenne, soulignant les conséquences dévastatrices que cela entraînerait sur le système financier et l'économie. Wilfrid Galand insiste sur l'urgence d'agir pour assainir les finances publiques, avant qu'un choc violent sur les marchés obligataires ne s'abatte sur le pays, à l'instar de ce qui s'est produit en Grèce. Il appelle à la sagesse et à la responsabilité des décideurs politiques, car le temps presse pour éviter un scénario catastrophe. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 24 Aug 2026 - 10min - 2268 - L'intelligence artificielle, au cœur de la transformation des entreprises du CAC 40, avec François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir. Ensemble, ils explorent les principaux enseignements du premier semestre 2026 sur les marchés financiers, marqué par une volatilité importante, mais aussi par une capacité remarquable des entreprises à s'adapter. L'un des points forts de cet épisode est la présentation du numéro exceptionnel d'Investir, réalisé cette année avec la participation de plus de la moitié des patrons du CAC 40. Ces chefs d'entreprise partagent leur vision et leur expérience sur la façon dont l'intelligence artificielle révolutionne en profondeur leurs organisations. Parmi les témoignages marquants, on retrouve celui de Maurice Lévy, le PDG de Publicis, qui explique comment l'IA a permis à son groupe de générer 2 milliards d'euros de revenus supplémentaires en trois ans, creusant ainsi l'écart avec ses concurrents. Bernard Arnault, le président-directeur général de LVMH, souligne quant à lui comment l'IA encourage l'esprit entrepreneurial et favorise l'audace au sein de ses équipes. Les patrons de Michelin, d'Air Liquide et de Thales apportent également leur éclairage, démontrant que l'IA n'est plus une simple couche technologique, mais bien un levier de transformation intégré au cœur de leurs activités, générant des gains de productivité et de compétitivité substantiels. François Monnier revient aussi sur les principales tendances qui ont marqué les marchés financiers au premier semestre, entre guerre au Moyen-Orient, hausse des taux d'intérêt et performances contrastées des différentes places boursières. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 10 Jul 2026 - 09min - 2267 - Quel est le coût des fortes chaleurs pour les assureurs ? L'éclairage d'Adrien Couret, directeur général chez Aéma Groupe
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Adrien Couret, directeur général chez Aéma Groupe, qui réunit la Macif, Abeille Assurances et Aésio Mutuelle. Il nous éclaire sur les enjeux auxquels font face les assureurs face à l'accélération du changement climatique en France. Alors que la France a connu trois épisodes de canicule en l'espace de deux mois, il souligne l'importance croissante du coût des catastrophes naturelles pour les assureurs, qui s'élève désormais à 5 milliards d'euros par an. Face à cette situation, il appelle à la mise en place de véritables mesures de prévention, que ce soit sur les questions de santé, de climat ou encore agricoles. Pour y parvenir, il plaide pour un renforcement du régime des catastrophes naturelles, avec une augmentation des ressources tous les 5 ans, mais aussi une meilleure utilisation du fonds Barnier, destiné à financer des mesures d'adaptation. Il estime en effet que la France n'a pas fait suffisamment d'efforts en matière de transition écologique et qu'il est nécessaire d'accélérer les choses. Dans ce contexte, les assureurs pourraient être amenés à contraindre leurs clients à mettre en place des mesures d'adaptation, à l'instar d'un "passeport climat" pour les habitations. Adrien Courret n'écarte pas non plus la possibilité que certaines zones ou certains types de sinistres ne puissent plus être couverts par les assureurs, si des efforts suffisants ne sont pas réalisés. Au-delà des enjeux climatiques, l'invité aborde également la question des transferts de charges vers les complémentaires santé, un sujet récurrent depuis une dizaine d'années. Il plaide pour une meilleure régulation de certains postes de dépenses, comme les lunettes, afin de permettre une meilleure accessibilité des contrats, notamment pour les retraités. Enfin, à quelques mois de l'élection présidentielle, Adrien Couret s'interroge sur les positions des différents partis politiques, notamment du Rassemblement national, sur les questions de santé et de climat, qui sont essentielles pour les assureurs dans leur rôle de prévention. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 09 Jul 2026 - 09min - 2266 - La Poste, un groupe au coeur de la transformation numérique et logistique, avec sa PDG, Marie-Ange Debon
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Marie-Ange Debon, la PDG du groupe La Poste, pour explorer les défis et les opportunités qui se présentent à cette entreprise historique dans un contexte de bouleversements majeurs. Tout d'abord, l'invitée revient sur l'évolution structurelle du marché du courrier en France, qui a connu une chute de près de 75% en 20 ans. Elle explique comment le groupe La Poste s'est adapté en faisant du colis son activité principale, représentant désormais 55% de son chiffre d'affaires. Avec 1,7 milliard de colis livrés l'an dernier, soit une multiplication par 6 en 20 ans, La Poste a dû faire face à une forte concurrence sur ce segment. Mais la PDG met en avant les atouts du groupe, comme sa présence sur tout le territoire français, son savoir-faire en matière d'innovation et sa capacité à s'adapter aux attentes des clients, du petit commerçant aux grandes plateformes e-commerce. Au-delà du colis, Marie-Ange Debon évoque le pôle financier du groupe, avec la Banque Postale et CNP Assurances, qui représentent la partie la plus rentable de l'activité. Elle explique comment La Poste résiste face à la concurrence des banques en ligne grâce à une stratégie de digitalisation ambitieuse, tout en conservant un maillage physique de 6 500 bureaux de poste, gage de proximité avec les clients. L'épisode aborde également la transformation numérique du groupe, avec le développement d'outils comme Digiposte, le coffre-fort électronique, ou l'identité numérique, qui font de La Poste un acteur de confiance dans ce domaine. Enfin, elle évoque les missions de service public du groupe, financées en partie par l'État, et la nécessité de s'adapter à l'évolution des comportements des usagers, notamment avec le développement de partenariats avec les commerçants de proximité. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 08 Jul 2026 - 08min - 2265 - Comment les sites industriels européens peuvent-ils s'adapter au dérèglement climatique ? Avec Stéphanie Ruaudel, directrice énergie environnement chez SIA Partners
Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Stéphanie Ruaudel, directrice énergie environnement chez Sia Partners, pour discuter des conclusions alarmantes d'une étude menée par son cabinet sur les conséquences du dérèglement climatique pour les sites industriels européens. Elle explique que l'étude, qui s'est concentrée sur plus de 350 sites appartenant à 30 grands groupes dans 5 secteurs clés de l'industrie lourde, révèle que 95% de ces sites pourraient être menacés à l'horizon 2050 si aucune mesure d'adaptation n'est mise en place. Les vagues de chaleur extrêmes, qui pourraient durer plus de trois jours, risquent d'entraîner des interruptions de production pour de nombreuses entreprises. L'invitée explique que les vulnérabilités se situent à différents niveaux de la chaîne de valeur, de l'approvisionnement en matières premières jusqu'à la distribution des produits finis. Elle souligne que l'adaptation ne se résume pas à une simple dichotomie entre sites adaptés ou non, mais qu'il s'agit d'un spectre avec de multiples options, allant de mesures simples et peu coûteuses comme l'adaptation des conditions de travail, jusqu'à des investissements lourds sur l'appareil productif. Un débat intéressant s'engage sur la pertinence de la climatisation, que Stéphanie Ruaudel considère comme une solution de « maladaptation », préférant des approches plus durables comme la végétalisation ou le décalage des horaires de travail. Cependant, elle reconnaît que dans certains cas extrêmes, la climatisation peut s'avérer nécessaire pour assurer la sécurité des salariés. L'enjeu de souveraineté industrielle est également abordé, l'invitée expliquant que si les sites européens perdent en productivité, cela pourrait se traduire par une dépendance accrue aux importations, notamment depuis la Chine qui représente déjà un tiers de la production industrielle dans les secteurs étudiés. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 07 Jul 2026 - 07min - 2264 - Évian, un écosystème culturel et sportif à l'honneur, avec Laurent Sacchi, secrétaire général de Danone et président de la Société des eaux minérales d'Évian
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Laurent Sacchi, secrétaire général de Danone et président de la Société des eaux minérales d'Évian. Ensemble, ils explorent les multiples facettes de l'engagement de Danone dans la ville d'Evian, qui célèbre cette année le bicentenaire de ses eaux minérales. Au programme, un tour d'horizon des événements qui font rayonner Évian, à commencer par l'étape du Tour de France qui s'y déroulera le 21 juillet prochain. L'invité explique comment Danone, via sa marque Danette, a su trouver sa place aux côtés du sponsor historique de la Grande Boucle, dans un esprit de fête et de dynamisme. L'entretien met également en lumière les Rencontres musicales d'Évian. Laurent Sacchi souligne l'importance de cet événement, qui bénéficie cette année de deux nouvelles salles de concert magnifiques, dans un contexte où les budgets culturels se resserrent. Il partage ses inquiétudes face aux menaces de coupes budgétaires qui pèsent sur le secteur. Mais Évian n'est pas seulement un écrin culturel, c'est aussi un haut lieu du sport avec l'organisation du seul tournoi de golf du Grand Chelem qui ne se déroule pas en Grande-Bretagne ou aux États-Unis. Il revient sur les 32 ans d'histoire de cet événement, devenu en 20 ans le cinquième plus gros tournoi du monde. Au-delà de ces festivités, il aborde également les enjeux du marché de l'eau minérale, dans un contexte de difficultés rencontrées par l'un des concurrents de Danone. Il insiste sur l'importance cruciale de la protection de la ressource en eau, qui constitue le cœur de métier de Danone en tant que minéralier. Enfin, l'entretien se conclut sur les récentes acquisitions de Danone dans le domaine de la nutrition fonctionnelle, illustrant la stratégie du groupe de se positionner sur des catégories santé, en réponse aux attentes des consommateurs. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 06 Jul 2026 - 08min - 2263 - Finances publiques : les défis à relever, avec Nicolas Dufourcq, directeur général de BPIfrance
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi, en direct des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, reçoit Nicolas Dufourcq, le directeur général de Bpifrance, pour un entretien au cœur des enjeux budgétaires et sociaux qui façonnent l'avenir de la France. Alors que la plupart des candidats à l'élection présidentielle semblent prêts à tenir un "discours de vérité" sur la situation des finances publiques, il livre un éclairage sans concession sur les défis à relever. Il alerte sur un déficit budgétaire qui représente 26% du budget hors intérêts de la dette, une dette publique qui fonce vers les 4 000 milliards d'euros, et des dépenses sociales qui pèsent pour 56% de cette dette. Face à cette situation "extrêmement grave", il estime que les Français sont prêts à entendre ce message, car ils ont bien conscience que "quelque chose ne va pas" dans le "roman national" actuel. L'invité explique que la dette sociale est devenue le "secret de famille de la France", en raison d'une présentation des comptes publics qui les rendait illisibles pour la plupart des citoyens. Désormais, il faut agir sans plus attendre, avec un effort budgétaire estimé à 100 milliards d'euros pour stabiliser la dette, puis le double pour redresser les finances publiques. Un défi de taille qui impliquera que "tous les Français se serrent la ceinture", à proportion de leur niveau de vie. Au-delà de l'assainissement des comptes, Nicolas Dufourcq aborde également les enjeux du financement de la défense et de la transition écologique, qui nécessiteront des efforts supplémentaires. Il souligne cependant que les Français semblent prêts à s'engager, comme en témoigne le succès rencontré par le fonds d'investissement "PME Défense" lancé par Bpifrance. Enfin, l'entretien explore la question du système de retraites, pour lequel le dirigeant préconise la mise en place progressive d'un volet par capitalisation, en complément du régime par répartition existant. Un changement de paradigme qui, selon lui, doit s'inscrire dans une dynamique européenne, face aux défis posés par la Chine et les États-Unis. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 03 Jul 2026 - 09min - 2262 - Comment le climat et la géopolitique redessinent la carte des destinations touristiques, avec Bruno Lavagna, fondateur directeur de Be.Exclusive
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Bruno Lavagna, fondateur directeur de Be.Exclusive et co-auteur de l'ouvrage "Géopolitique du tourisme". Ensemble, ils explorent comment les bouleversements climatiques et les tensions géopolitiques sont en train de transformer en profondeur le paysage des destinations touristiques. Tout d'abord, l'expert reconnu de l'industrie touristique explique comment la récente vague de chaleur qui s'abat sur la France influence les comportements des vacanciers, les poussant à rechercher la fraîcheur en montagne plutôt que sur les plages. Il souligne que cette tendance n'est pas forcément une mauvaise nouvelle pour la France, qui dispose de nombreux "refuges climatiques" à valoriser sur le plan touristique. La discussion s'oriente ensuite sur l'impact des conflits et des tensions géopolitiques sur l'industrie du tourisme. Bruno Lavagna met en lumière le rôle fondamental des États, qui doivent assurer la sécurité, la stabilité et les investissements dans les infrastructures pour permettre le développement du secteur. Il illustre son propos avec l'exemple des Émirats Arabes Unis et du Moyen-Orient, où les conflits ont brutalement stoppé la croissance touristique. Malgré sa position de leader mondial avec plus de 110 millions de visiteurs annuels, la France peine à augmenter le panier moyen de ses touristes. Bruno Lavagna explique ce paradoxe en soulignant que la France, au cœur de l'Europe, est traversée par un flux de visiteurs qui se dirigent plutôt vers l'Italie et l'Espagne. Il voit dans l'augmentation de la saisonnalité, de la durabilité et de la diversification des destinations des leviers pour relever ce défi. L'expert revient ensuite sur l'importance du patrimoine, de la culture et de la gastronomie, qu'il considère comme des "valeurs sûres" pour l'attractivité d'une destination. Cependant, il souligne que les jeunes générations, influencées par les réseaux sociaux et les séries à succès comme "Emily in Paris", privilégient de plus en plus l'image et le "faire-valoir" médiatique. Face au phénomène du surtourisme qui touche certaines villes, il estime que des mesures restrictives, comme celles mises en place à Barcelone ou Venise, sont nécessaires pour préserver l'équilibre entre touristes et populations locales. Il conseille également à ses clients de se tourner davantage vers des activités plus proches de la nature, l'« or vert », afin de répondre à la tendance globale vers l'authenticité et la résilience. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 02 Jul 2026 - 08min - 2261 - La reconquête de la souveraineté numérique française, avec Olivier Dellenbach, directeur général de ChapsVision
Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Olivier Dellenbach, le directeur général de ChapsVision, une entreprise française spécialisée dans l'analyse de données grâce à l'intelligence artificielle. Leur discussion met en lumière le défi de la souveraineté numérique française, un enjeu crucial dans un contexte géopolitique tendu. L'invité raconte comment son entreprise a réussi à décrocher un contrat majeur auprès de la direction générale de la Sécurité intérieure, au détriment du géant américain Palantir. Cet exploit symbolise la volonté de la France de se réapproprier sa souveraineté technologique, notamment dans des domaines sensibles comme la cybersécurité. Il explique les défis techniques et organisationnels liés à ce changement de fournisseur, qui ne peut se faire du jour au lendemain. Au-delà de cet exemple, l'invité souligne la nécessité pour les entreprises françaises de développer des solutions technologiques d'excellence, capables de rivaliser avec les acteurs américains. Il pointe également le rôle crucial que peuvent jouer les commandes publiques pour soutenir l'émergence de champions nationaux du numérique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 01 Jul 2026 - 10min - 2260 - La révolution silencieuse de l'informatique quantique, avec Laurent-Pierre Baculard, vice-président du cabinet de conseil Bain & Company
Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Laurent-Pierre Baculard, vice-président du cabinet de conseil Bain & Company, pour explorer les enjeux de l'informatique quantique, une technologie révolutionnaire en pleine émergence. Bien que discrète comparée à l'intelligence artificielle, l'informatique quantique s'annonce comme une véritable rupture technologique, avec des applications potentiellement tout aussi importantes. L'invité explique en quoi consiste cette nouvelle approche, qui repose sur la capacité à manipuler des particules atomiques pour effectuer des calculs. Contrairement à l'informatique classique basée sur des bits binaires, le quantique permet d'exploiter une infinité de positions intermédiaires entre 0 et 1, décuplant ainsi les capacités de calcul. Les domaines d'application sont multiples : de la simulation moléculaire à l'optimisation logistique, en passant par la modélisation des risques dans la finance. Mais c'est surtout dans le domaine de la cryptographie que l'impact sera le plus important, avec la capacité des ordinateurs quantiques à casser les algorithmes de chiffrement actuels d'ici 2035. De quoi susciter l'inquiétude des entreprises, qui s'activent déjà pour se préparer à cette menace. La France semble bien positionnée dans cette course, avec l'émergence de cinq startups nationales de pointe, soutenues par un plan d'investissement public de 1,8 milliard d'euros. Mais le défi du financement reste entier, face à la puissance de feu des États-Unis et de la Chine. Laurent-Pierre Baculard appelle à une mobilisation européenne pour relever ce défi technologique majeur. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 30 Jun 2026 - 06min - 2259 - Le défi de la transition écologique pour les autoroutes, avec Arnaud Quémard, directeur général du groupe Sanef
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Arnaud Quémard, le directeur général de SANEF, le réseau d'autoroutes du nord de la France et de la Normandie. Alors que la période estivale approche avec son lot de trafic routier, il nous éclaire sur les défis auxquels sont confrontées les sociétés d'autoroutes face aux enjeux de la transition écologique. Tout d'abord, l'invité rassure sur la résilience du réseau autoroutier, qui a su faire face à la récente vague de chaleur exceptionnelle sans perturbation majeure. Contrairement au réseau ferroviaire, le bitume des autoroutes n'a pas fondu, grâce notamment au modèle concessif privé qui permet des investissements réguliers. Mais l'heure est désormais à la préparation de l'après-concession, avec des enjeux inédits. Arnaud Quémard explique ainsi que les prochaines décennies verront l'équipement massif du réseau en bornes de recharge électrique pour accueillir les véhicules électriques et autonomes, une véritable révolution énergétique. Au-delà, le directeur général de SANEF revient sur les critiques récurrentes envers les sociétés d'autoroutes, accusées d'avoir trop augmenté leurs tarifs. Il souligne cependant que l'État est le principal bénéficiaire des péages, avec plus de 40% des recettes. Malgré ces controverses, il met en avant la qualité supérieure du réseau autoroutier concédé par rapport au réseau routier national. Enfin, l'épisode aborde la transition vers le péage en flux libre, une nouvelle technologie qui facilite le passage des automobilistes mais nécessite une vigilance accrue pour éviter les oublis de paiement. Arnaud Quémard se montre confiant sur l'adaptation des usagers à ce nouveau système. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 29 Jun 2026 - 09min - 2258 - L'épargne européenne, un trésor à reconquérir, avec François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir. Ensemble, ils plongent au cœur d'un enjeu crucial pour l'avenir économique de l'Europe : la fuite massive de l'épargne des Européens vers les États-Unis. Alors que l'Union Européenne recense plus de 35 000 milliards d'euros d'épargne financière, près d'un quart de cette manne est aujourd'hui investie outre-Atlantique. Un constat alarmant qui soulève de nombreuses questions. Pourquoi les Européens semblent-ils si attirés par les marchés américains ? Quelles sont les conséquences de cette hémorragie pour l'économie européenne ? Et surtout, comment inverser cette tendance pour mobiliser cette épargne au service du financement de nos entreprises et de notre transition écologique ? L'invité, fin connaisseur des rouages des marchés financiers, livre un diagnostic sans concession. Il pointe du doigt les nombreux obstacles qui empêchent la construction d'un véritable marché unique des capitaux en Europe, entre cloisonnement réglementaire, fiscalité morcelée et manque d'attractivité des entreprises technologiques européennes. Un tableau sombre, mais qui n'occulte pas les pistes de solutions envisagées, comme la réforme du cadre réglementaire ou le soutien à l'innovation. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 26 Jun 2026 - 07min - 2257 - Comment la canicule perturbe la production de lait, avec François-Xavier Huard, président de la Fédération Nationale des Industries Laitières
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec François-Xavier Huard, président de la Fédération nationale des industries laitières. Alors que la France traverse une période de canicule sans précédent, les éleveurs laitiers font face à de nombreux défis pour préserver le bien-être de leurs troupeaux. L'invité explique que les fortes chaleurs, pouvant atteindre jusqu'à 40 degrés, perturbent grandement la production de lait. Bien que les baisses de rendement soient pour l'instant limitées à 3-5%, il craint que la situation ne s'aggrave si la canicule perdure, notamment avec un impact sur les naissances et la survie des veaux. Pour s'adapter, les éleveurs ont dû investir dans des équipements permettant de renouveler l'air et d'abreuver plus longuement leurs vaches. Mais au-delà de ces mesures d'urgence, il souligne la nécessité d'une réflexion plus globale sur l'adaptation de la filière laitière au réchauffement climatique, en particulier en ce qui concerne la gestion de l'eau, une ressource amenée à se raréfier. Le projet de loi d'urgence agricole, actuellement examiné au Sénat, est au cœur des préoccupations de la Fédération Nationale des Industries Laitières. François-Xavier Huard se dit inquiet de certaines propositions visant à rigidifier la contractualisation entre producteurs et distributeurs, craignant que cela ne nuise à la compétitivité de la filière, notamment sur le marché à l'export qui représente 40% de son activité. Il appelle à un meilleur équilibre dans la répartition de la valeur entre l'amont et l'aval de la filière, tout en rejetant fermement les discours anti-parlementaristes qui, selon lui, ne font que diviser le débat public. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 25 Jun 2026 - 09min - 2256 - Changement climatique : des solutions rentables et à portée de main avec Antoine Denoix, directeur général d'AXA Climate
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Antoine Denoix, le directeur général d'AXA Climate, pour explorer les enjeux cruciaux de l'adaptation au changement climatique. Alors que les catastrophes climatiques se multiplient, l'invité dévoile les résultats d'une étude choc : 43 millions d'emplois pourraient être détruits dans les pays à revenus faibles et intermédiaires d'ici 2050 si aucune mesure corrective n'est prise. Mais le message principal est résolument positif : l'adaptation est non seulement nécessaire, mais également rentable. En investissant 1 euro dans l'adaptation des infrastructures, on peut générer un retour sur investissement de 8 euros sur une dizaine d'années. Le défi est de convaincre les entreprises et les décideurs de se lancer dans cette voie. Antoine Denoix souligne que trop peu d'entre eux font actuellement ces calculs de résilience, se focalisant uniquement sur les bénéfices à court terme. Pourtant, les solutions sont à portée de main : il s'agit souvent de simples mesures de bon sens, comme l'élagage des arbres pour protéger les réseaux électriques des incendies. Il revient également sur le rôle crucial que peuvent jouer les assureurs dans cette transition, en envoyant les bons signaux et en favorisant l'adaptation douce, comme l'aménagement des horaires de travail. Mais il met aussi en garde contre les risques d'adaptation dure, comme le déplacement forcé de populations, qui représentent un défi bien plus complexe. Alors que la France traverse une vague de chaleur inédite, cet épisode offre un éclairage précieux sur les solutions concrètes et rentables pour s'adapter au changement climatique, tout en soulignant l'urgence d'agir dès maintenant pour protéger nos économies et nos territoires. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 24 Jun 2026 - 09min - 2255 - Comment le secteur touristique s'adapte en temps de crise, avec Jean-François Rial, président-directeur général de Voyageurs du Monde
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Jean-François Rial, président-directeur général de Voyageurs du Monde, l'un des leaders du tourisme haut de gamme en France. Alors que le secteur touristique fait face à de nombreux défis, de la crise économique au dérèglement climatique, Jean-François Rial partage son analyse perspicace sur les tendances qui impactent l'industrie du voyage. Tout d'abord, l'invité souligne l'effet néfaste de l'instabilité géopolitique mondiale sur les réservations de voyages. Depuis le début de la crise entre l'Iran, les États-Unis et Israël, le secteur connaît un net ralentissement, avec des réservations en berne. Cette inquiétude géopolitique, combinée à la hausse des tarifs aériens et à la crainte d'une pénurie de kérosène, freine considérablement la demande des voyageurs. Le dirigeant de Voyageurs du Monde observe également que le changement climatique modifie les habitudes des vacanciers, qui se tournent de plus en plus vers des destinations plus fraîches, comme le nord de l'Europe, au détriment des destinations méditerranéennes traditionnellement prisées. Cependant, il souligne que cette tendance reste encore modérée, les vacances estivales restant un moment fort pour le secteur. Mais au-delà de ces évolutions conjoncturelles, Jean-François Rial met en lumière les transformations structurelles qui impactent l'industrie touristique. Selon lui, le surtourisme, favorisé par les réseaux sociaux, pousse les voyageurs à se tourner vers des expériences plus uniques et sur-mesure, au détriment des destinations les plus populaires. C'est d'ailleurs dans cette voie que s'est engagé Voyageurs du Monde, en proposant des voyages personnalisés, loin des sentiers battus. Enfin, le dirigeant aborde la question de la transition écologique du secteur. S'il reconnaît que les préoccupations environnementales sont présentes chez les voyageurs, il regrette qu'elles ne soient pas encore le critère principal dans le choix des destinations. Néanmoins, il est convaincu que l'instauration prochaine d'une taxe carbone sur le kérosène, ainsi que les conséquences du réchauffement climatique, vont contraindre le secteur à s'adapter durablement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 23 Jun 2026 - 08min - 2254 - Guerre au Moyen-Orient : les nouveaux défis géopolitiques et économiques avec Patrice Geoffron, membre du Cercle des économistes
Stéphane Pedrazzi reçoit Patrice Geoffron, économiste, professeur des universités et spécialiste des questions énergétiques et climatiques. Ensemble, ils explorent les répercussions géopolitiques et économiques du conflit au Moyen-Orient, qui menace de perturber durablement l'approvisionnement pétrolier mondial. Patrice Geoffron, directeur du Centre de géopolitique de l'énergie et des matières premières, éclaire d'abord les auditeurs sur les enjeux stratégiques autour du détroit d'Ormuz. Il explique comment la démonstration de force de l'Iran, capable de bloquer cette voie maritime cruciale, crée une menace permanente sur le marché pétrolier. Cette situation pousse les pays producteurs à envisager des solutions de contournement, comme le projet avancé des Émirats arabes unis. Mais au-delà des tensions géopolitiques, il analyse également l'impact économique de cette guerre sur la production et les stocks de pétrole. Bien que les dommages subis par certaines infrastructures pétrolières soient encore difficiles à évaluer avec précision, il estime que le retour à la normale prendra plusieurs mois. Cependant, la baisse de la demande mondiale, liée aux incertitudes économiques, pourrait paradoxalement faire baisser les prix. L'invité souligne aussi comment cette nouvelle crise accélère la transition énergétique, avec une électrification croissante des usages. Il considère que les efforts de décarbonation entrepris ces dernières années constituent une véritable 'police d'assurance' face à la volatilité des cours des hydrocarbures. Enfin, Patrice Geoffron revient sur les choix de la France, qui a renoncé cette année à mettre en place un bouclier tarifaire pour protéger les consommateurs de la hausse des prix. Selon lui, cela traduit une utilisation plus judicieuse des deniers publics, en évitant l'effet 'paracétamol' observé en 2022. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 22 Jun 2026 - 08min - 2253 - Microsoft, un acteur clé de la souveraineté numérique européenne, avec sa directrice générale en France Corine de Bilbao
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Corine de Bilbao, directrice générale de Microsoft France, pour aborder les enjeux de souveraineté numérique qui préoccupent l'Union Européenne. Alors que 80% des produits et services numériques utilisés en Europe proviennent de géants américains, la question de la dépendance technologique est au cœur des débats. L'invitée, à la tête de la filiale française du géant Microsoft, apporte un éclairage nuancé sur cette problématique. Bien que Microsoft soit une entreprise américaine, elle souligne que le groupe s'est profondément enraciné en France depuis plus de 40 ans, faisant travailler un écosystème de 10 500 partenaires et 80 000 personnes. Pour répondre aux préoccupations de souveraineté, Microsoft a notamment mis en place un cloud souverain en partenariat avec Capgemini et Orange. Elle revient également sur la place de la France dans la course à l'intelligence artificielle, un domaine où le pays se distingue avec une adoption massive par les entreprises et les salariés. Elle évoque les atouts de l'écosystème français en IA, avec des acteurs comme Mistral, tout en soulignant que Microsoft entend s'appuyer sur cet écosystème dynamique pour développer ses propres solutions. Au-delà des enjeux de souveraineté, Corine de Bilbao aborde la question de la cybersécurité, un sujet majeur alors que la France est le deuxième pays le plus touché par les fuites de données. Elle insiste sur l'importance pour les entreprises de disposer de plateformes sécurisées, un défi que Microsoft s'efforce de relever. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 19 Jun 2026 - 08min - 2252 - L'intelligence artificielle au cœur de la souveraineté européenne avec Olivier Nollent, PDG de SAP France
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Olivier Nollent, PDG de SAP France. Ce dernier nous plonge au cœur des enjeux stratégiques de l'intelligence artificielle et de la souveraineté technologique européenne. Présent au salon VivaTech, l'invité partage son analyse avisée sur les deux thématiques phares de l'événement : l'essor de l'IA à grande échelle dans les entreprises et la nécessité pour l'Europe de développer sa propre souveraineté dans ce domaine. En tant que représentant d'un fleuron européen des logiciels de gestion, il nous éclaire sur la transformation profonde que connaît son secteur face à l'arrivée de l'IA. Loin de voir cette révolution technologique comme une menace, il y voit au contraire une opportunité pour SAP de renforcer son expertise et sa valeur ajoutée auprès de ses clients. Grâce à sa connaissance approfondie des processus métiers, le groupe est en mesure de développer des agents IA spécialisés et adaptés aux besoins spécifiques de chaque entreprise, offrant ainsi une alternative aux modèles de langage généralistes et coûteux. L'actualité brûlante de la suspension par Anthropique de l'accès à ses derniers modèles d'IA à la demande des États-Unis illustre de manière saisissante les enjeux de souveraineté qui se jouent autour de cette technologie. Olivier Nollent souligne avec force la nécessité pour l'Europe de se doter de ses propres champions dans ce domaine, à l'image des efforts menés par SAP en collaboration avec Mistral en France. Au-delà des investissements dans les infrastructures de calcul, le dirigeant insiste sur l'importance cruciale de développer des logiciels et des modèles d'IA souverains, seuls garants d'une véritable indépendance technologique. Dans cette optique, il appelle à une mobilisation accrue de la France et de l'Allemagne, deux piliers de la souveraineté européenne. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 18 Jun 2026 - 08min - 2251 - Les enjeux économiques de l'accord de paix entre les États-Unis et l'Iran avec François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir, pour analyser les conséquences économiques de l'annonce d'un accord de paix entre les États-Unis et l'Iran. Alors que le conflit opposant ces deux pays durait depuis plus de trois mois, la perspective d'une désescalade a suscité de nombreuses réactions sur les marchés financiers. L'invité revient en détail sur l'impact de cette nouvelle sur les cours du pétrole, l'inflation et les décisions à venir des banques centrales. Les investisseurs semblent vouloir croire à cet accord, comme en témoigne la baisse des prix du baril de 17% depuis le début du mois de juin. Cette détente sur le front pétrolier devrait se répercuter rapidement à la pompe, avec une baisse estimée à 10 centimes dans les jours à venir. Un véritable gain de pouvoir d'achat pour les ménages français. Au-delà de cette embellie sur le front de l'énergie, il évoque également les perspectives de croissance mondiale. Selon lui, la fin du conflit permettrait d'écarter le scénario noir envisagé par l'OCDE, avec une hausse du PIB mondial de 3,1% en 2027 contre seulement 1,8% en cas de poursuite des hostilités. Mais l'accord de paix pourrait aussi avoir des répercussions sur la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine. Alors qu'une hausse des taux semblait acquise avant cette annonce, la probabilité d'un statu quo s'est renforcée, passant de 20% à 50-55%. Une nouvelle rassurante pour les marchés. Enfin, François Monnier revient sur l'importance grandissante de l'intelligence artificielle, qui s'impose désormais comme le sujet central des investisseurs. Avec l'émergence de nouveaux acteurs comme Anthropic ou OpenAI, l'acronyme MANGOS tend à supplanter le célèbre GAFAM. Un signe que le paysage technologique mondial est en pleine mutation. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 17 Jun 2026 - 08min - 2250 - H Company, un acteur de l'IA à la stratégie unique, avec son directeur général Gautier Cloix
Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Gautier Cloix, directeur général de H Company, une entreprise française spécialisée dans l'intelligence artificielle. Ensemble, ils explorent la stratégie innovante de cette pépite tricolore qui a choisi de se positionner sur un créneau prometteur mais encore peu investi : l'utilisation de l'IA pour automatiser les tâches répétitives dans les environnements numériques. L'invité explique comment H Company a réussi à se démarquer de la concurrence américaine, ultra dominante sur les grands modèles de langage. Plutôt que de chercher à les concurrencer frontalement, l'entreprise a préféré se concentrer sur des applications concrètes de l'IA, capables d'effectuer des tâches spécifiques dans les entreprises. Cette approche a permis à l'entreprise de devenir leader mondial sur cette technologie, sans avoir à subir la rude concurrence des géants américains. Gautier Cloix revient également sur les défis auxquels font face les entreprises européennes d'intelligence artificielle. S'il souligne que le financement n'est pas un frein majeur, il pointe du doigt les difficultés liées à la réglementation européenne morcelée, qui complique considérablement l'expansion à l'échelle du continent. Mais surtout, il regrette le manque d'utilisation de l'IA par les entreprises et les administrations françaises, qui préfèrent souvent se tourner vers des solutions américaines. Il partage également son analyse sur la guerre économique qui se joue autour de l'IA, illustrée par la décision récente d'Anthropic de restreindre l'accès à ses modèles pour les pays étrangers. Une situation qui, selon lui, valide la stratégie de H Company de développer des solutions compactes et indépendantes des grands modèles. Malgré les défis, il reste optimiste sur la capacité de la France et de l'Europe à s'imposer dans le domaine de l'intelligence artificielle. Grâce à leurs talents et à leur capacité d'innovation, il est convaincu que les entreprises tricolores peuvent créer des champions mondiaux, à l'image de H Company qui vient d'intégrer le prestigieux indice Next 40 d'Euronext. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 16 Jun 2026 - 08min - 2249 - La nouvelle ère des drones militaires avec Hadrien Canter, directeur général d'Alta Ares
Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Hadrien Canter, le directeur général d'Alta Ares, une entreprise spécialisée dans les systèmes de défense et les missiles intercepteurs. Alors que le salon Eurosatory, dédié aux équipements de défense, ouvre ses portes, il nous plonge au cœur des enjeux qui façonnent l'avenir des drones militaires en Europe. Tout d'abord, l'invité apporte des précisions sémantiques essentielles sur la différence entre drones et missiles intercepteurs. Il explique que le drone se distingue par son autonomie et sa capacité à être piloté, tandis que le missile est une munition à usage unique, guidée mais ne revenant pas en arrière. Cette distinction est primordiale pour comprendre les évolutions technologiques en cours dans ce secteur. Il souligne ensuite les progrès réalisés par l'Europe, notamment la France et l'Allemagne, pour rattraper le retard accumulé face aux États-Unis dans le domaine des drones. Il met en avant le rôle crucial joué par la guerre en Ukraine, qui a agi comme un révélateur des lacunes capacitaires, poussant les acteurs européens à accélérer leur développement de systèmes toujours plus performants. Un des défis majeurs consiste à concilier la sophistication des équipements militaires traditionnels avec la nécessité de produire en masse et à moindre coût, à l'image de l'industrie automobile. Hadrien Canter explique ainsi comment Alta Ares s'allie avec des constructeurs automobiles pour réduire les coûts et augmenter les volumes de production, un modèle qu'il qualifie d'"hybridité". L'intelligence artificielle occupe une place centrale dans les innovations apportées par Alta Ares. Il détaille comment cette technologie permet de réduire la charge cognitive des opérateurs, en assurant notamment la continuité de la mission en cas de brouillage des communications. Cependant, il insiste sur le fait que l'humain reste au cœur du processus décisionnel, validant toujours les choix de l'IA avant toute action létale. Enfin, l'invité aborde la question de l'avenir des avions de chasse en Europe, alors que les États-Unis annoncent une réduction substantielle de leurs capacités déployées sur le continent. Il y voit une opportunité pour les industriels européens de prendre leur place dans un écosystème en pleine mutation, où les drones autonomes joueront un rôle croissant aux côtés des appareils pilotés. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 15 Jun 2026 - 08min - 2248 - Janet Yellen : "les menaces sur la Fed m'inquiètent" réagit l'ancienne présidente de la Réserve fédérale américaine
Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Janet Yellen, l'ancienne présidente de la Réserve fédérale américaine et secrétaire au Trésor sous l'administration Biden, présente à Paris pour participer au World Investment Forum organisé par Amundi. Alors que l'économie mondiale connaît un ralentissement inquiétant en raison de la guerre en Ukraine, Janet Yellen évalue les risques de récession et les défis posés par la flambée des prix du pétrole, qui alimentent une inflation élevée, notamment aux États-Unis. Elle s'interroge sur la réponse de la Réserve fédérale, tiraillée entre la nécessité de relever les taux d'intérêt pour juguler l'inflation et les pressions politiques pour maintenir une politique monétaire accommodante. L'ancienne présidente de la Fed exprime également ses préoccupations quant à l'indépendance de la banque centrale américaine, face aux tentatives d'ingérence de l'administration Trump. Elle souligne toutefois le soutien parlementaire et populaire à cette indépendance, gage de la crédibilité de la politique monétaire. Au-delà des États-Unis, Janet Yellen aborde les défis posés par la montée en puissance de la Chine et ses ambitions commerciales. Elle plaide pour une approche coordonnée entre l'Europe et les États-Unis afin de faire pression sur Pékin pour qu'il modifie sa politique macroéconomique, jugée néfaste pour les pays développés. Enfin, Janet Yellen partage son point de vue sur les risques de bulle spéculative sur les valeurs technologiques, tout en soulignant les progrès potentiels de l'intelligence artificielle pour la productivité. Un épisode riche en analyses et en perspectives sur les grands enjeux économiques contemporains. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 12 Jun 2026 - 08min - 2247 - Quand les banques centrales naviguent à vue dans un monde en pleine mutation avec Vincent Mortier, directeur général adjoint d'Amundi
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Vincent Mortier, directeur général adjoint d'Amundi, le premier gestionnaire d'actifs européen. Alors que la Banque centrale européenne s'apprête à annoncer sa première hausse de taux depuis près de trois ans, il livre son analyse lucide sur les défis auxquels sont confrontées les banques centrales dans un contexte économique et géopolitique en pleine mutation. Alors que l'inflation galopante pousse la BCE à resserrer sa politique monétaire, l'invité met en garde contre les risques de récession que pourrait engendrer ce durcissement. Selon lui, la BCE serait en quelque sorte « prisonnière de sa propre doctrine », condamnée à remonter les taux à court terme avant de devoir les baisser à nouveau face à la dégradation de la conjoncture européenne. Au-delà de la politique monétaire, il décrypte les signaux inquiétants envoyés par les marchés obligataires, avec des rendements qui atteignent des niveaux plus vus depuis la crise de 2008. Un « rappel à l'ordre » adressé aux gouvernements, selon lui, pour faire preuve d'orthodoxie budgétaire face à l'envolée de l'endettement public. Mais l'entretien aborde également les défis géopolitiques auxquels sont confrontés les acteurs économiques, dans un monde marqué par la rivalité entre grandes puissances et la remise en cause des institutions internationales. C'est le thème choisi pour la 17e édition du World Investment Forum organisé par Amundi, que Vincent Mortier présente avec passion. Enfin, il revient sur les interrogations autour de la valorisation des marchés actions, toujours élevée malgré la dégradation de la conjoncture. Une forme d'optimisme qui pourrait cacher des bulles spéculatives, notamment sur les valeurs technologiques américaines. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 11 Jun 2026 - 08min - 2246 - Défense européenne : KNDS, un fleuron franco-allemand au service de la souveraineté avec Nicolas Groult, DG de KNDS France
Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Nicolas Groult, DG du groupe de défense KNDS. Ensemble, ils explorent les enjeux de la défense européenne et les défis auxquels fait face cette entreprise franco-allemande, véritable fleuron de l'industrie militaire. Alors que le projet d'avion de combat européen semble compromis, l'invité partage son point de vue sur cette situation délicate. Loin de se laisser abattre, il met plutôt l'accent sur les réussites de KNDS, qui a su tisser des liens étroits entre la France et l'Allemagne pour servir une ambition européenne commune. Au cœur de cette conversation, la notion de souveraineté prend une place centrale. Il explique comment KNDS, avec ses 11 000 collaborateurs répartis dans 8 pays européens, œuvre pour renforcer l'autonomie stratégique de l'Europe dans le domaine de la défense. Il évoque notamment le rôle crucial joué par le canon César, utilisé avec succès en Ukraine, ainsi que les innovations en matière de drones et de lutte anti-drone, des technologies clés pour le futur du combat terrestre. L'épisode met également en lumière l'importance du tissu industriel et des PME dans la réussite de KNDS. Avec plus de 2 000 fournisseurs, dont 1 300 PME, l'entreprise s'appuie sur un écosystème dynamique et diversifié, capable de répondre aux défis de la montée en cadence de la production. Enfin, Nicolas Groult aborde la question du recrutement, un enjeu crucial pour KNDS qui doit attirer de nouveaux talents, aussi bien des ingénieurs que des techniciens, pour relever les défis technologiques de demain. Il souligne l'importance de valoriser les métiers de la défense auprès des jeunes, afin de les convaincre de participer à cet effort de souveraineté. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 10 Jun 2026 - 09min - 2245 - Comment les entreprises peuvent-elles se protéger face à la menace des cyberattaques ? Avec Maï-Linh Camus, ancienne agente de la DGSE devenue PDG de Prisme Intelligence
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Maï-Linh Camus, ancienne agente de la DGSE devenue PDG de Prisme Intelligence. Ensemble, ils explorent les enjeux cruciaux de la cybersécurité pour les entreprises françaises. L'invitée partage son expertise unique, forgée lors de ses années au sein des services de renseignement. Elle alerte sur la recrudescence des cyberattaques, qui touchent désormais près de 1 000 entreprises par jour en France. Ces attaques peuvent avoir des conséquences désastreuses, allant jusqu'à la faillite pour certaines PME. La menace est d'autant plus grave que le contexte géopolitique mondial crée une instabilité propice à l'émergence de ces cybermenaces hybrides et insaisissables. Les attaquants ciblent les vulnérabilités des entreprises, cherchant à dérober des informations sensibles, du savoir-faire ou de l'argent. Maï-Linh Camus partage le témoignage poignant d'un de ses clients, victime d'une attaque l'ayant coûté 700 000 euros, sans qu'il ne puisse en identifier l'origine. Cette histoire illustre la difficulté croissante à remonter la piste des cyberattaques, qui se sont considérablement professionnalisées. Malgré ces défis, elle insiste sur l'importance pour les entreprises de développer une véritable culture du renseignement et de l'anticipation du risque. Elle souligne que l'État doit aussi montrer l'exemple, après les récentes attaques ayant touché des institutions publiques comme la NTS ou le ministère de l'Intérieur. L'essor du télétravail et la digitalisation accélérée des entreprises rendent également ces dernières plus vulnérables. Elle met en garde contre le maillon faible que représente l'être humain, appelant à une sensibilisation accrue des collaborateurs. Enfin, elle évoque les défis à venir, comme l'arrivée de l'intelligence artificielle et de l'ordinateur quantique, qui pourraient révolutionner les attaques comme les moyens de défense. Mais elle invite à garder son calme face à ces avancées technologiques, préférant une approche pragmatique et mesurée. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 09 Jun 2026 - 07min - 2244 - Réindustrialisation : la France retrouve sa puissance manufacturière, explique Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste chez BDO
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Charles Bonnaire s'entretient avec Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste chez BDO, pour explorer les enjeux de la réindustrialisation française. Alors que les perspectives de croissance sont revues à la baisse en raison du conflit en Iran, elle nous éclaire sur les deux scénarios possibles : un choc contenu ou un risque de récession. Malgré les incertitudes géopolitiques, les marchés financiers semblent plutôt optimistes, anticipant un scénario positif. Cependant, l'invitée souligne le décalage entre cette perception et la situation économique réelle, notamment autour du détroit d'Ormuz. Elle explique comment les prévisions de croissance ont été sous-estimées, notamment dans le secteur manufacturier, démontrant que la réindustrialisation n'est pas un coût mais bien un moteur de croissance. Loin d'être un simple retour en arrière, la réindustrialisation française se fait désormais avec l'intelligence artificielle et la robotique, générant des gains de productivité plutôt que des emplois de masse. Anne-Sophie Alsif met en garde contre les erreurs du passé, soulignant l'importance de ne pas reproduire la seule spécialisation dans les services au détriment de l'industrie. Dans ce contexte, la Banque Centrale Européenne se trouve face à un dilemme : relever les taux pour juguler l'inflation tout en évitant de freiner l'activité économique. Elle nuance cette analyse, expliquant que la hausse des taux devrait rester modérée, la Banque Centrale pouvant réajuster sa politique en fonction de l'évolution du conflit. Enfin, elle aborde la question de la souveraineté économique, devenue primordiale face aux enjeux géopolitiques. Elle souligne que la compétition entre les États-Unis et la Chine dépasse le seul aspect économique, chacun cherchant à assurer sa domination dans des secteurs stratégiques comme l'intelligence artificielle. Un changement de paradigme qui s'impose également à l'Europe, appelée à repenser sa stratégie économique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 08 Jun 2026 - 08min - 2243 - L'Europe à la conquête de sa souveraineté, avec François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir
Dans cet épisode des Voix de l'Économie, Stéphane Pedrazzi s'entretient avec François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir. Ensemble, ils plongent au cœur de la bataille pour la souveraineté européenne, une course qui allie l'urgence du sprint et l'endurance du marathon. Tout d'abord, ils reviennent sur les récentes annonces qui ont marqué cette course, à commencer par le sommet Choose France, qui a permis d'attirer 93 milliards d'euros d'investissements étrangers, un record. Mais au-delà de ces chiffres impressionnants, c'est toute la fragilité de l'Europe qui est mise en lumière, notamment dans des secteurs stratégiques comme la santé et la défense. François Monnier souligne ainsi que 80% des molécules de base essentielles pour la fabrication de médicaments sont produites hors d'Europe, rendant le continent vulnérable face à des crises sanitaires. De même, dans le domaine de la défense, la dépendance aux technologies et aux groupes américains est préoccupante, malgré le statut de la France en tant que l'un des principaux exportateurs d'armes. Mais ce n'est pas tout. Le retard européen est également criant dans des secteurs clés comme les semi-conducteurs, où l'Europe peine à rattraper son retard face aux États-Unis et à l'Asie. Pourtant, un domaine où l'Europe brille, c'est celui de l'électrification, avec des champions français comme Schneider Electric, Nexans ou encore Engie. Tout au long de l'entretien, François Monnier partage son expertise et son analyse, offrant aux auditeurs une plongée passionnante dans les enjeux de la souveraineté européenne. Un épisode à ne pas manquer pour comprendre les défis et les opportunités qui se dessinent pour le Vieux Continent. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 05 Jun 2026 - 08min - 2242 - Détroit d’Ormuz : « le trafic n’est pas bloqué, mais il est très faible » indique le président de Kayrros, leader mondial de l’IA géospatiale
Aujourd'hui dans "Les Voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Antoine Rostand, le président de Kayrros, une entreprise pionnière dans l'utilisation de l'imagerie satellite pour le renseignement économique et militaire. Depuis une dizaine d'années, Kayrros développe des technologies de pointe qui permettent de suivre en temps réel l'activité dans des zones stratégiques comme le détroit d'Ormuz ou le Golfe Persique. Grâce à l'analyse de données satellites, l'entreprise est capable de mesurer avec précision le trafic maritime, de détecter les navires fantômes qui ont éteint leur transpondeur, ou encore de quantifier les dommages causés par les frappes militaires en Ukraine. Antoine Rostand explique comment ces informations sont devenues essentielles pour les traders de matières premières, les assureurs et les décideurs politiques, qui s'appuient sur les analyses de Kayrros pour prendre des décisions éclairées. Mais la technologie de l'entreprise a aussi de nombreuses applications dans le domaine de la transition énergétique et de l'adaptation au changement climatique, notamment pour le suivi des feux de forêt ou des émissions de méthane. L'invité revient également sur l'évolution du modèle économique de Kayrros, qui a dû s'adapter aux changements de priorités politiques, avec un intérêt croissant pour les applications militaires et de renseignement souverain, qui représentent désormais près de la moitié de son chiffre d'affaires. Cette diversification a notamment conduit à des opérations de rachat stratégique, avec la reprise de la branche militaire par Safran. Enfin, il nous donne un aperçu passionnant des prochaines innovations de Kayrros, qui compte tirer parti des progrès de l'intelligence artificielle pour automatiser toujours davantage l'analyse des images satellites et ouvrir de nouveaux champs d'application. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 04 Jun 2026 - 08min - 2241 - La DGFIP, le gendarme fiscal à votre service avec sa directrice générale Amélie Verdier
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Amélie Verdier, la directrice générale de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP). Loin de l'image austère du fisc, elle dévoile une administration en pleine transformation, soucieuse d'accompagner les contribuables et de leur offrir un service de qualité. Alors que la date limite approche pour la déclaration des revenus, l'invitée explique les enjeux et les nouveautés de cette campagne annuelle. Elle met l'accent sur le « droit à l'erreur », un dispositif récent qui témoigne de la volonté de la DGFIP de faire confiance aux contribuables et de les guider plutôt que de les sanctionner. Elle aborde également la question délicate de la fraude fiscale, soulignant que l'objectif de l'administration n'est pas de « matraquer » les citoyens, mais bien d'assurer l'égalité devant l'impôt. Un autre sujet majeur de l'entretien est la mise en place de la facturation électronique, qui révolutionne les pratiques des entreprises. Amélie Verdier détaille les enjeux de cette réforme, qui vise à lutter contre la fraude à la TVA tout en offrant aux entreprises une plus grande transparence et sécurité dans leurs transactions. Elle rassure également sur la protection des données et la souveraineté européenne des systèmes mis en place. Au-delà de ces aspects techniques, l'interview permet de découvrir une personnalité engagée, soucieuse de l'image et de la qualité de service de l'administration fiscale. Elle se présente comme une interlocutrice à l'écoute des citoyens et des entreprises, prête à recueillir leurs suggestions d'amélioration. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 03 Jun 2026 - 10min - 2240 - Ponant Exploration Group, le spécialiste de l'exploration haut de gamme avec son président Benoît-Etienne Domenget
Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Benoît-Etienne Domenget, le président du groupe Ponant Exploration. Spécialisé dans les croisières d'exception, l'entreprise se positionne comme un acteur majeur du voyage de luxe et d'exploration. L'invité revient tout d'abord sur la situation actuelle du secteur des croisières, marquée par un contexte géopolitique et sanitaire complexe. Malgré ces défis, le carnet de commandes de Ponant Exploration est au beau fixe pour les saisons à venir. Cependant, les voyageurs expriment un besoin accru de flexibilité, que la compagnie a su prendre en compte avec sa politique dite de "sérénité". Au-delà des enjeux conjoncturels, l'invité revient sur les fondamentaux de Ponant Exploration, axés sur l'exploration et la découverte. Plutôt que de se concentrer uniquement sur le confort des navires, Ponant met l'accent sur la qualité des destinations proposées, dans une logique d'exploration et de dépaysement total. La prochaine circumnavigation de l'Antarctique en 62 jours, une première mondiale, illustre parfaitement cette volonté d'emmener les voyageurs dans des contrées encore peu connues. Mais Ponant Exploration ne fait pas l'impasse sur les enjeux environnementaux. Benoît-Etienne Domenget, détaille les nombreuses initiatives mises en place pour réduire l'empreinte carbone de la compagnie, à travers le choix de carburants plus propres, la réduction de la vitesse des navires ou encore le développement d'énergies alternatives. Une démarche qui semble résonner auprès des clients, soucieux de l'impact de leurs voyages. Enfin, le président de Ponant Exploration revient sur la clarification stratégique menée ces derniers mois, visant à affirmer l'identité unique de la compagnie, tournée exclusivement vers l'exploration et la découverte. Un positionnement qui permet à l'entreprise de se démarquer dans un secteur en pleine effervescence, avec l'arrivée de nouveaux acteurs issus d'autres horizons. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 02 Jun 2026 - 08min - 2239 - Comment Paris-Saclay est devenu un outils de puissance pour la France avec Martin Guespereau, directeur général de l'EPA
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Martin Guespereau, le directeur général de l'établissement public d'aménagement (EPA) du plateau de Paris-Saclay, pour évoquer l'écosystème d'innovation dynamique qui se développe sur ce territoire. Au cœur de la semaine Choose France, l'EPA organise un événement réunissant 120 acteurs scientifiques, technologiques et économiques du plateau de Saclay. L'objectif est de mettre en relation ces différents acteurs, notamment des start-up innovantes, avec des investisseurs potentiels lors de rendez-vous d'affaires. L'invité explique que ce type d'événement permet de créer des synergies et d'accélérer l'émergence de nouvelles pépites technologiques, en complément de l'effet machine à café. Le plateau de Saclay concentre en effet un écosystème d'innovation unique en France, avec la présence de grandes écoles d'ingénieurs, d'organismes de recherche publics comme l'INRIA et le CNRS, ainsi que de nombreuses start-up de pointe. Cet ensemble forme un véritable pôle d'excellence, reconnu mondialement notamment dans des domaines comme les mathématiques, la physique ou l'intelligence artificielle. Malgré ce dynamisme, Martin Guespereau pointe les défis à relever, notamment pour permettre à ces jeunes pousses innovantes de passer à l'échelle industrielle et de se hisser au niveau des licornes américaines. Les investissements massifs réalisés par les pouvoirs publics, à travers des programmes comme France 2030 ou les initiatives européennes, visent à combler ce retard et à faire émerger de nouveaux champions français, notamment dans des technologies de rupture comme l'informatique quantique. Au fil de l'entretien, l'invité dresse un portrait optimiste de l'innovation française, soulignant la capacité de la France à se positionner sur des secteurs d'avenir et à rivaliser avec les géants mondiaux. Un épisode passionnant qui met en lumière la dynamique d'un écosystème d'innovation en pleine effervescence. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 01 Jun 2026 - 07min - 2238 - Quand la peur de rater une opportunité pousse les investisseurs à la folie avec François Monnier, le directeur du magazine Investir.
Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Charles Bonnaire reçoit François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir. Ensemble, ils décryptent les paradoxes des marchés financiers qui tiennent bon malgré les tensions géopolitiques, et explorent les ressorts psychologiques qui poussent les investisseurs à se ruer sur certains secteurs. L'invité explique d'abord ce phénomène de "FOMO" (Fear Of Missing Out) qui semble dominer les comportements des investisseurs, qu'ils soient particuliers ou professionnels. Plutôt que de se fonder sur une analyse rationnelle de la valorisation des actifs, de nombreux acteurs du marché sont aujourd'hui mus par la crainte de passer à côté d'une opportunité de gain. Cette dynamique les pousse à acheter sans réfléchir, uniquement parce que les cours montent, sans se soucier des fondamentaux. Le directeur d'Investir illustre ce mécanisme à travers plusieurs exemples historiques, comme la bulle internet des années 2000 ou la fièvre spéculative autour des cryptomonnaies. Dans ces épisodes, l'euphorie collective a conduit à des niveaux de valorisation complètement déconnectés des réalités économiques, avant que n'intervienne un brutal retour à la raison. Aujourd'hui, ce phénomène de FOMO semble à l'œuvre dans le secteur de l'intelligence artificielle, où l'on observe une véritable course aux investissements. François Monnier met toutefois en garde contre les risques de bulle, notamment autour des futures introductions en bourse de pépites de l'IA, dont les valorisations atteignent des niveaux stratosphériques. Au-delà de ces excès spéculatifs, l'invité souligne que la Bourse reste un marché d'anticipation, où les investisseurs cherchent légitimement à détecter les tendances porteuses. Mais il faut savoir garder la tête froide et ne pas oublier les fondamentaux, sous peine de se retrouver face à de douloureuses désillusions. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 29 May 2026 - 08min - 2237 - Hausse du prix du poulet : « On veut redonner du revenu aux éleveurs », justifie le président du groupe LDC Philippe Gélin
Dans cet épisode passionnant des Voix de l'économie, Charles Bonnaire reçoit Philippe Gélin, le président du directoire du groupe LDC, propriétaire de marques emblématiques comme Marie ou Maître Coq. Ensemble, ils explorent les rouages de ce fleuron de l'agroalimentaire français, qui a su tirer son épingle du jeu face à une conjoncture économique difficile. D'emblée, Philippe Gélin souligne les bons résultats du groupe, avec un chiffre d'affaires en hausse de 15% et un résultat brut d'exploitation en progression. Il explique que cette performance est le fruit de la forte demande pour la viande de volaille, devenue la préférée des consommateurs français. Le marché de l'œuf connaît également une belle dynamique, permettant à LDC de diversifier ses activités avec succès. Mais au-delà des chiffres, l'invité révèle une stratégie ambitieuse visant à accompagner les éleveurs et à investir massivement pour accroître la production. Ainsi, 150 millions d'euros seront injectés d'ici 2026 afin de revaloriser le travail des agriculteurs et de financer de nouveaux poulaillers. Un effort indispensable pour répondre à la demande croissante et limiter les importations. Bien que confronté à l'inflation, notamment sur les coûts de l'énergie, le groupe LDC fait le choix de ne pas répercuter immédiatement ces surcoûts sur les prix de vente. Une décision stratégique pour préserver la relation avec ses clients et soutenir le pouvoir d'achat des consommateurs. L'entretien aborde également la question des tailles de poulaillers, un sujet sensible dans le débat public. Philippe Gélin se montre rassurant, affirmant que le modèle familial et de taille humaine sera préservé, au détriment des méga-structures. Il insiste sur l'importance de l'acceptabilité sociale de l'élevage, un enjeu majeur pour l'avenir du secteur. Cet épisode des Voix de l'économie offre un éclairage passionnant sur les défis et les ambitions d'un acteur majeur de l'agroalimentaire français, confronté à une conjoncture économique complexe mais déterminé à relever les défis de la transition écologique et de la souveraineté alimentaire. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 28 May 2026 - 08min - 2236 - La Société Générale en pleine transformation : après 11 ans à sa tête, le bilan de son président Lorenzo Bini Smaghi
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Lorenzo Bini Smaghi, le président de la Société Générale, qui s'apprête à quitter ses fonctions après 11 années à la tête du groupe. L'invité dresse un bilan mitigé mais positif de cette décennie riche en changements pour la banque. Il revient sur la revalorisation de l'action Société Générale ces dernières années, fruit des efforts entrepris, et estime que le groupe est désormais en mesure de jouer un rôle de protagoniste dans la consolidation du secteur bancaire européen. L'économiste évoque également les défis auxquels font face les banques traditionnelles face à l'essor des néobanques et des banques en ligne, un modèle qu'il juge très rentable et prometteur pour l'avenir. Lorenzo Bini Smaghi ne cache pas son inquiétude face à l'écart de performance entre les banques européennes et américaines, qu'il attribue notamment à des différences de réglementation. Il plaide ainsi pour une simplification et un ajustement du cadre réglementaire européen, afin de permettre aux établissements bancaires de redevenir plus rentables et de mieux soutenir l'économie réelle. L'ancien président de la Société Générale s'exprime également sur les défis géopolitiques actuels, comme la guerre en Ukraine, et leur impact potentiel sur l'économie et les marchés financiers. Il met en garde contre une dissociation entre l'économie réelle et l'économie financière, qui pourrait se traduire par une récession à moyen terme. Enfin, il commente la décision du gouvernement français de faire appel à des économistes indépendants pour préparer le budget 2027, une initiative qu'il juge positive mais qui nécessitera un engagement politique fort pour être véritablement efficace. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 27 May 2026 - 09min - 2235 - Électrification, gaz et rénovation : les défis énergétiques de la France avec Jean-Pierre Clamadieu, président du groupe ENGIE
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Jean-Pierre Clamadieu, président du groupe ENGIE et président du conseil d'administration de l'Opéra de Paris. Ensemble, ils abordent les enjeux cruciaux de la transition énergétique française. Alors que le gouvernement souhaite accélérer l'électrification des usages, l'invité nuance cette ambition. S'il reconnaît les progrès réalisés, notamment dans les transports et l'industrie, il souligne les limites du tout-électrique, en particulier pour faire face aux pics de consommation hivernaux. Le gaz naturel reste en effet une énergie indispensable pour répondre à ces besoins ponctuels. Le dirigeant revient également sur la situation des réserves de gaz pour l'hiver prochain, dans un contexte géopolitique tendu. Malgré les incertitudes liées à la guerre en Ukraine et aux tensions avec l'Iran, il se veut rassurant sur la capacité d'ENGIE à approvisionner ses clients. Cependant, il insiste sur la nécessité de diversifier les sources d'approvisionnement pour éviter une dépendance excessive. Au-delà des questions énergétiques, il évoque également les chantiers de rénovation de l'Opéra Garnier et de l'Opéra Bastille, dont il préside le conseil d'administration. Bien que complexes, il se dit confiant dans la capacité de l'institution à tenir les délais malgré les défis techniques. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 26 May 2026 - 09min - 2234 - Rachat de Relais Colis : un coup de maître pour la livraison du dernier kilomètre avec Youssef Tagemouati, le directeur général de GLS France
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Youssef Tagemouati, le directeur général de GLS France, qui vient de reprendre le réseau des 7500 points relais Relais Colis. Cette opération stratégique permettra à GLS de s'imposer comme un acteur majeur de la livraison du dernier kilomètre en France. L'invité revient tout d'abord sur l'histoire de Relais Colis, une marque française emblématique qui a révolutionné le concept de livraison en points relais il y a près de 40 ans. Malgré sa notoriété auprès du grand public, l'entreprise traversait des difficultés et a dû être placée en redressement judiciaire. C'est dans ce contexte que GLS, l'un des principaux acteurs européens de la livraison, a décidé de reprendre les rênes de ce réseau stratégique. Au-delà du rachat de la marque, l'enjeu pour GLS est de devenir propriétaire de ce maillage de 7500 points relais répartis sur tout le territoire français. Une acquisition décisive, alors que les livraisons hors domicile représentent déjà 40% à 45% du marché français et devraient atteindre 50% d'ici 2030 à l'échelle européenne. Grâce à cette intégration verticale, GLS pourra désormais maîtriser l'ensemble de la chaîne de valeur, de la collecte à la livraison, et ainsi proposer une expérience client plus fluide et réactive. Youssef Tagemouati souligne également les défis de la satisfaction client dans un secteur très concurrentiel, où la qualité de service est un enjeu majeur. Avec cette reprise, GLS pourra s'appuyer sur les outils d'expérience client développés par la start-up TousFactors, récemment acquise par le groupe. Une façon de renforcer la visibilité et la réactivité face aux attentes des consommateurs, tout en améliorant la gestion des retours. Enfin, l'épisode aborde la question cruciale de la transition écologique dans le secteur de la livraison. GLS s'est fixé pour objectif d'électrifier 25% de sa flotte de livreurs dès cette année, en accompagnant ses partenaires sous-traitants dans cette démarche. Un engagement fort pour réduire l'empreinte carbone d'une activité fortement consommatrice en énergie. Cet entretien offre un éclairage unique sur les enjeux stratégiques, opérationnels et environnementaux qui façonnent l'avenir de la livraison du dernier kilomètre en France. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 25 May 2026 - 07min - 2233 - L'introduction en bourse très attendue de SpaceX avec François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir. Il lève le voile sur les coulisses de l'introduction en bourse très attendue de SpaceX, la société d'Elon Musk. Au programme, une croissance fulgurante portée par trois piliers majeurs - le spatial, la connectivité par satellite et l'intelligence artificielle - mais aussi des investissements colossaux qui plongent l'entreprise dans les chiffres rouges. Avec des revenus projetés à près de 19 milliards de dollars en 2025 et une valorisation estimée à 2000 milliards, SpaceX s'apprête à réaliser l'une des plus grandes introductions en bourse de l'histoire. Mais derrière ces chiffres stratosphériques se cachent également des risques importants, notamment liés à la gouvernance ultra-concentrée entre les mains d'Elon Musk et aux défis technologiques à relever, comme le développement de la fusée Starship. L'invité décrypte les enjeux de cette opération hors-norme, qui s'inscrit dans un mouvement plus large d'introductions en bourse très attendues dans le secteur des technologies de pointe, avec les cas d'OpenAI et d'Anthropique. Il explique comment ces levées de fonds massives vont permettre à SpaceX de poursuivre ses investissements dans l'intelligence artificielle, le déploiement de Starlink et le développement de la conquête spatiale, tout en remboursant une partie de sa dette. Au-delà des chiffres, l'épisode plonge l'auditeur dans l'ambition démesurée d'Elon Musk, qui a lié sa rémunération à des objectifs aussi fous que l'installation d'une ville d'un million d'habitants sur Mars ou la construction de data centers en orbite. Un pari fou qui fascine autant qu'il inquiète les investisseurs, appelés à devenir de simples passagers dans cette aventure spatiale hors-norme. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 22 May 2026 - 08min - 2232 - Attractivité de la France : le défi de l'investissement étranger avec Marc Lhermitte, associé chez EY Consulting
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Marc Lhermitte, associé chez EY Consulting, pour discuter de l'attractivité de la France auprès des investisseurs étrangers. Malgré une première place européenne en termes d'investissements directs étrangers pour la septième année consécutive, la France fait face à un recul significatif de 17% entre 2024 et 2025. L'invité analyse les raisons de cette baisse, qui s'explique notamment par la conjoncture économique européenne difficile et l'exposition de la France à certains secteurs industriels fragilisés. Bien que le nombre de projets d'investissement reste élevé, avec 852 enregistrés l'an dernier, soit 300 de plus qu'en Allemagne, les entreprises étrangères semblent adopter une certaine prudence face à l'échéance politique de 2027. Il souligne leur besoin de visibilité sur les orientations économiques à moyen terme. Un autre point marquant de cet entretien est le recul des investissements américains en France, conséquence des politiques économiques successives des administrations Trump et Biden. À l'inverse, la Chine gagne en importance, représentant désormais 25% des investissements internationaux en Europe, contre 10% il y a deux ans seulement. Cette évolution géopolitique amène les autorités françaises à se montrer plus vigilantes sur l'origine et la nature des projets d'investissement étrangers. Malgré ces défis, la France conserve des atouts majeurs, notamment son leadership européen dans le domaine de l'intelligence artificielle, avec 53 projets d'investissement dans ce secteur l'an dernier. Marc Lhermitte souligne la qualité de l'écosystème français en IA, tirant parti de la recherche de haut niveau et de dispositifs de soutien comme le crédit d'impôt recherche. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 21 May 2026 - 07min - 2231 - Retraites, fiscalité et économie du vieillissement : comment naviguer dans un monde sans repères ? Avec Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes et fondateur des Rencontres Economiques d'Aix-en-Provence
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", David Abiker reçoit Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes et fondateur des Rencontres Economiques d'Aix-en-Provence. Ensemble, ils plongent au cœur des défis économiques et sociaux posés par le vieillissement de la population, un enjeu majeur pour les années à venir. L'invité partage son expertise et ses réflexions sur les solutions envisagées pour financer la dépendance et l'autonomie des personnes âgées, notamment la proposition de la Fédération Hospitalière de France de puiser dans les droits de succession. Il explique les enjeux de cette réflexion et la nécessité de trouver un équilibre entre les générations. Au-delà de la question du financement, l'invité évoque les transformations profondes que connaît notre société, avec l'émergence de l'intelligence artificielle et les bouleversements technologiques. Il souligne l'importance de s'adapter à ces changements et de miser sur la jeunesse pour relever ces défis. Les 26e rencontres économiques d'Aix-en-Provence, qui se tiendront du 2 au 4 juillet, seront l'occasion d'approfondir ces réflexions. Il dévoile les temps forts de cette édition, marquée par la participation de personnalités de premier plan comme Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, ou encore Thomas Pesquet, spationaute. Mais il insiste sur le fait que ces rencontres ne seront pas une tribune pour les partis politiques, l'objectif étant de rester dans une approche économique et prospective. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 20 May 2026 - 08min - 2230 - Kérosène, inflation et guerre des prix : l'été à haut risque pour le transport aérien avec Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair et président de la FNAM
Dans ce nouvel épisode du podcast "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair et président de la Fédération Nationale de l'Aviation et de ses Métiers, pour évoquer les défis auxquels fait face le secteur du transport aérien cet été. Alors que les prix du kérosène ont plus que doublé depuis le début du conflit au Moyen-Orient, l'invité rassure sur la disponibilité du carburant pour la saison estivale. Grâce à des mesures prises par le gouvernement français et l'Union européenne, les compagnies aériennes pourront diversifier leurs approvisionnements et auront accès à des stocks stratégiques en cas de pénurie. Cependant, cette flambée des coûts pèse lourdement sur les marges des transporteurs, qui peinent à répercuter l'intégralité de la hausse sur les prix des billets. Le dirigeant de Corsair explique en effet que son entreprise, comme la plupart de ses concurrentes, a fait le choix de ne pas trop augmenter les tarifs pour ne pas risquer d'affecter la dynamique de la demande, cruciale pour la saison estivale. Mais cette stratégie prudente contraste avec les initiatives plus agressives de certaines compagnies low-cost, comme EasyJet, qui annoncent ne pas répercuter la hausse du kérosène sur une partie de leur réseau. Pascal de Izaguirre met en garde contre ces guerres des prix qui pourraient fragiliser davantage un secteur déjà sous forte pression. Il revient également sur les quelques annulations de vols observées ces derniers mois, qui restent cependant marginales. Il assure que les compagnies remboursent et relogent systématiquement les passagers concernés, même si la Commission européenne a dû rappeler que seule une pénurie de kérosène, et non la simple hausse des prix, constitue une circonstance exceptionnelle dispensant les transporteurs d'indemniser les voyageurs. Malgré ces défis, Pascal de Izaguirre se montre confiant pour la saison estivale, tablant sur une forte demande des Français pour leurs vacances, même s'il anticipe des reports de trafic vers des destinations plus abordables, comme l'Hexagone ou les DOM-TOM. Un été à haut risque, où les compagnies aériennes devront faire preuve de beaucoup de prudence et d'agilité pour traverser cette période cruciale. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 19 May 2026 - 07min - 2229 - Hantavirus, Ebola : des défis à relever pour protéger la santé mondiale avec Philippe Pouletty, chercheur en biotechnologies et investisseur
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit le docteur Philippe Pouletty, investisseur et chercheur en biologie moléculaire, qui partage son expertise sur les enjeux cruciaux auxquels le monde fait face en matière de santé publique. Alors que l'Organisation mondiale de la santé se réunit pour discuter des épidémies d'Ebola et d'hantavirus, le docteur alerte sur la nécessité de se préparer à une « biodéfense stratégique » face à la recrudescence des pandémies virales. Avec une vision à la fois pragmatique et visionnaire, il souligne que ces crises sanitaires seront de plus en plus fréquentes, à l'instar des catastrophes naturelles. Revenant sur les leçons tirées de la pandémie de Covid-19, Philippe Pouletty pointe du doigt les lacunes de l'industrie pharmaceutique traditionnelle, incapable de réagir avec la célérité requise. C'est finalement grâce à l'innovation portée par les biotechs, comme Moderna aux États-Unis ou BioNTech en Allemagne, que la planète a pu être protégée. Mais ce constat soulève une autre problématique : le manque de financement dont souffrent ces pépites de la biotech en Europe. Malgré des succès comme Abivax, valorisée à 10 milliards de dollars, l'invité i déplore le « plafond de verre » qui freine l'émergence de champions européens face à la domination américaine et asiatique. Au-delà des vaccins, il met en lumière une alternative prometteuse : les anticorps monoclonaux développés par sa propre entreprise, SpikImm, en collaboration avec l'Institut Pasteur. Grâce à l'intelligence artificielle, ces molécules de haute affinité pourraient offrir une protection rapide et durable en cas de nouvelle pandémie. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 18 May 2026 - 09min - 2228 - SpaceX, la plus grande introduction en bourse de l'histoire des marchés financiers
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir, pour décrypter la prochaine introduction en bourse de SpaceX, la société d'Elon Musk. Fondée en 2002 avec l'ambition de réduire drastiquement les coûts de lancement dans l'espace, SpaceX est devenue en quelques années un véritable mastodonte dans le domaine de l'aérospatial. Grâce à ses fusées Falcon réutilisables, la société a divisé par 20 le coût de mise en orbite de satellites, devenant ainsi un acteur incontournable pour les clients privés et publics, dont la NASA. Mais SpaceX ne s'arrête pas là. Avec son projet Starship, sorte de Falcon puissance 1000, la société vise la conquête de la Lune et de Mars, proposant même d'installer des infrastructures permanentes. Et ce n'est pas tout : Starlink, le réseau de satellites de télécommunications d'Elon Musk, compte déjà plus de 10 millions d'abonnés, générant des bénéfices importants pour le groupe. Alors que SpaceX s'apprête à déposer son dossier d'introduction en bourse la semaine prochaine, François Monnier analyse les enjeux de cette opération hors norme. Avec une valorisation estimée entre 1 700 et 2 000 milliards de dollars, soit plus du double du précédent record établi par Aramco, SpaceX s'apprête à réaliser la plus grosse introduction en bourse de l'histoire des marchés financiers. Cependant, la gouvernance de l'entreprise, dominée par Elon Musk qui contrôle 84% des droits de vote, soulève des interrogations. Les futurs actionnaires seront-ils de simples passagers dans cette aventure spatiale ? Malgré ces points de vigilance, les experts estiment que l'afflux d'investisseurs attirés par l'entrée de SpaceX dans les grands indices boursiers pourrait entraîner un véritable rallye boursier. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 15 May 2026 - 08min - 2227 - Déclaration d'impôts 2026 : un casse-tête fiscal pour les contribuables avec Jérome Barré, avocat fiscaliste associé chez Yards
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Jérome Barré, avocat fiscaliste associé chez Yards, pour décrypter les changements majeurs dans la déclaration d'impôts 2026. Alors que la version papier de la déclaration a complètement disparu, les contribuables et les professionnels ont dû s'adapter dans l'urgence à de nombreuses évolutions fiscales. L'invité revient en détail sur les bouleversements les plus impactants, à commencer par la lourde fiscalité qui frappe désormais les locations meublées touristiques non classées. Avec un abattement forfaitaire divisé par deux et un plafond des recettes annuelles réduit de moitié, ces locations vont subir une augmentation mécanique de leur imposition. Autre mauvaise surprise, la hausse rétroactive de la flat tax sur les revenus du patrimoine, qui passe de 30% à 31,4%. Cette mesure frappe durement ceux qui ont cédé leurs titres en 2025 dans l'espoir d'échapper à une imposition plus lourde. Mais ce durcissement fiscal ne s'arrête pas là. La contribution différentielle pour les très hauts revenus devient obligatoire, avec un taux effectif qui peut désormais atteindre 38,6%. Et la réforme des "management packages" va également alourdir la facture fiscale des dirigeants et cadres supérieurs. Heureusement, quelques mesures plus favorables viennent tempérer ce sombre tableau, comme la majoration de la réduction d'impôt pour les dons aux organismes d'aide aux personnes en difficulté. Jérôme Barré détaille également l'essor du "fisc numérique", qui accroît la transparence et la lutte contre la fraude. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 14 May 2026 - 09min - 2226 - Réinventer le leadership à la française avec Henri Giscard d’Estaing, ex-président du Club Med et président de l'école du leadership de Paris
Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Charles Bonnaire reçoit Henri Giscard d’Estaing, ancien président du Club Med, qui a décidé de lancer une école du leadership à Paris. Alors que le leadership a été largement façonné par les modèles américains, il souhaite apporter une vision française et européenne à cette notion essentielle pour relever les défis de notre époque. L'invité explique en quoi le leadership se distingue du management traditionnel. Selon lui, il s'agit avant tout d'une méthode et d'un savoir-être qui permettent d'embarquer les équipes dans un projet de transformation, en donnant du sens et en s'adaptant aux aspirations des nouvelles générations. Un point central de son approche est le diagnostic partagé, qui doit précéder tout changement pour que celui-ci soit accepté et porté par l'ensemble des collaborateurs. Charles Bazet insiste également sur l'importance du feedback et de la dimension collective du leadership, à l'opposé d'un modèle trop individualiste. Alors que les jeunes générations peuvent parfois être réticentes à devenir managers, Henri Giscard d’Estaing est convaincu que le leadership peut redonner du sens et de l'engagement, à condition de savoir valoriser la progression et la rémunération de chacun. L'école qu'il a fondée vise ainsi à définir les contours d'un leadership à la française, en s'appuyant sur une approche académique menée en partenariat avec l'ESCP, mais aussi en recueillant le témoignage de dirigeants confrontés à des défis majeurs, comme Jean-Dominique Senard, le président de Renault. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 13 May 2026 - 09min - 2225 - L'IPFC, une solution pour protéger les créateurs face à l'intelligence artificielle avec son co-créateur Thomas Cohen
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Charles Bonnaire reçoit Thomas Cohen, co-créateur de l'IPFC, une nouvelle solution visant à protéger les artistes, créateurs et personnalités publiques face à l'essor de l'intelligence artificielle. L'invité dresse un constat alarmant : le monde de la création est actuellement dans un « chaos total », avec près de 40 millions de contenus générés chaque jour par l'IA, sans aucun cadre légal ni modèle économique pour rémunérer les créateurs. Face à cette situation, l'IPFC se présente comme une réponse pragmatique et simple, permettant de protéger les droits de propriété intellectuelle au moment même de la création du contenu par l'IA. L'enjeu est de taille : selon les estimations, 90% des contenus seront générés en tout ou partie par l'IA d'ici 2026. Thomas Cohen explique que l'IPFC vise à devenir un « pont » entre les créateurs et les outils d'IA, permettant une régulation du marché et une rémunération équitable des artistes. Déjà, une centaine de créateurs ont rejoint l'initiative, conscients de l'urgence de la situation. L'un des points clés de l'IPFC réside dans la protection du nom du créateur au moment du « prompt » adressé à l'IA. Cela permet de définir un cadre légal clair pour l'utilisation de la propriété intellectuelle, laissant le choix au créateur de monétiser ou d'interdire l'usage de son travail. Thomas Cohen révèle même que l'IPFC est en discussion avec l'une des trois plus grandes entreprises d'IA au monde pour mettre en place ce nouveau modèle. Au-delà des aspects juridiques, Thomas Cohen livre une vision ambitieuse, où créateurs et outils d'IA pourront tirer parti d'un cadre régulé, au bénéfice de tous. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 12 May 2026 - 09min - 2224 - Retraites : mensonges et vérités sur un système en crise avec Bertrand Martinot, économiste et expert associé à l'Institut Montaigne
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie, Charles Bonnaire reçoit Bertrand Martinot, économiste expert associé à l'Institut Montaigne et spécialiste des questions de retraites et d'emploi. A l'occasion de la publication de son livre "J'ai cotisé, j'y ai droit !", il déconstruit les idées reçues sur le système de retraite français et explorent les réformes nécessaires pour en assurer la pérennité. L'invité commence par analyser la phrase emblématique "J'ai cotisé, j'y ai droit", qui résume bien le malentendu autour du fonctionnement des retraites. Il explique que si cette affirmation est en partie vraie, elle comporte aussi une part de fausseté, car les cotisations ne servent pas à financer sa propre retraite mais celle des générations précédentes. De plus, le rendement des retraites diminue d'une génération à l'autre, rendant ce lien de plus en plus ténu. Le débat se poursuit sur les réformes successives des retraites, jugées trop timides et urgentes par l'invité. Celui-ci regrette que ces changements n'aient pas été étalés sur le long terme et n'aient pas réglé le problème en profondeur. La suppression de l'âge pivot, une idée régulièrement évoquée, est également écartée comme une fausse solution qui ne ferait qu'aggraver les difficultés. Bertrand Martinot insiste sur la nécessité de repousser l'âge légal de départ à la retraite, tout en permettant des départs anticipés pour certaines catégories de travailleurs pénibles. Il souligne aussi l'importance d'augmenter le volume global de travail et d'améliorer la qualité des emplois, afin de dégager les ressources nécessaires au financement des retraites. Enfin, l'expert met en garde contre les conséquences désastreuses d'un statu quo, qui conduirait à une forme de "RSA vieux" pour les retraités les plus modestes, tandis que les plus aisés pourraient compter sur leur épargne. Il insiste sur l'urgence d'agir pour préserver un système de retraites par répartition digne de ce nom. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 11 May 2026 - 09min - 2223 - Guerre au Moyen-Orient : la danse complexe des marchés financiers face à la crise avec François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Charles Bonnaire reçoit François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir, pour décrypter les réactions des marchés financiers face à la crise géopolitique au Moyen-Orient. Alors que le détroit d'Ormuz reste fermé, les cours du pétrole connaissent des variations importantes d'un jour à l'autre, malgré une situation qui n'a pas fondamentalement changé. L'invité explique que les marchés sont avant tout un outil d'anticipation, réagissant aux moindres signaux de paix ou de conflit dans la région. Ainsi, l'annonce d'un possible accord de paix a provoqué une forte hausse des indices boursiers, notamment aux États-Unis où les valeurs technologiques tirent leur épingle du jeu. Mais cette euphorie boursière cache des réalités plus contrastées. Si les compagnies pétrolières comme TotalEnergies profitent de la flambée des prix, d'autres secteurs comme l'aéronautique, l'automobile ou la construction souffrent de cette crise. François Monnier analyse finement ces dynamiques sectorielles, soulignant que les krachs boursiers sont plus souvent liés à des crises financières qu'à des conflits géopolitiques. Il partage également ses prévisions sur l'évolution du prix du baril de pétrole. Selon lui, une détente est à prévoir dans les mois à venir, avec un retour à des niveaux inférieurs à 70 dollars, grâce à une offre abondante et une baisse de la demande poussée par l'électrification des économies. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 07 May 2026 - 09min - 2222 - L'énergie, le nouvel enjeu central de l'élection présidentielle de 2027 avec Pierre-Marie Perrin, directeur des Affaires Publiques du groupe Hellio
Dans cet épisode captivant des Voix de l'Économie, Charles Bonnaire reçoit Pierre-Marie Perrin, directeur des Affaires Publiques du groupe Hellio. Ensemble, ils analysent les résultats d'un sondage exclusif réalisé par l'IFOP, qui révèle que l'énergie est devenue l'un des enjeux majeurs de la prochaine élection présidentielle. L'invité partage des chiffres révélateurs : 89% des Français considèrent que la question énergétique sera centrale dans la campagne de 2027, et plus d'un Français sur deux déclare qu'il ne voterait pas pour un candidat proposant de bannir le nucléaire en France. Ce revirement de l'opinion publique s'explique notamment par les récents conflits internationaux, qui ont mis en lumière l'importance de la souveraineté énergétique. Mais l'enjeu n'est plus seulement environnemental, il est aussi économique. La transition écologique doit désormais répondre à un objectif de pouvoir d'achat, avec 27% des Français contraints de renoncer à leurs vacances et 8% de plus devant faire des choix sur leurs dépenses de santé. Pierre-Marie Perrin souligne la nécessité de trouver un équilibre entre ces deux priorités, en favorisant des solutions concrètes et pragmatiques. L'épisode explore également le regain d'intérêt pour le nucléaire, considéré comme la source d'énergie la plus intéressante par 42% des sondés, soit 10 points de plus en un an. Les Français y voient une solution locale, décarbonée et abordable, qui répond à leur préoccupation de souveraineté énergétique. Cependant, les énergies renouvelables restent essentielles et doivent être développées en complément du nucléaire. Enfin, ils abordent la question de la rénovation énergétique des bâtiments, un sujet crucial pour atteindre les objectifs de transition écologique. Pierre-Marie Perrin souligne les défis à relever, comme la nécessité de restaurer la confiance des Français dans les dispositifs d'aide et de lutter contre la fraude. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 06 May 2026 - 10min - 2221 - Axens, pionnier de la transition énergétique en Europe avec son PDG Quentin Debuisschert
Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Charles Bonnaire nous plonge dans les coulisses d'Axens, un acteur majeur de la transition énergétique en Europe. L'invité du jour, Quentin Debuisschert, PDG de cette entreprise, évoque les défis et les opportunités de ce secteur en pleine mutation. Axens, anciennement spécialisé dans le raffinage pétrolier, a amorcé un virage stratégique vers les technologies vertes. L'ouverture prochaine de leur usine de production de cathodes pour batteries électriques à Saint-Saulve, près de Valenciennes, en est l'illustration parfaite. Le CEO d'Axens explique les enjeux de cette nouvelle activité, qui vise à renforcer la souveraineté européenne dans un domaine où la Chine domine actuellement. Au-delà de la production de ces composants essentiels pour les batteries du futur, l'entreprise s'engage également dans le recyclage des batteries usagées. Un maillon clé pour boucler la boucle de l'économie circulaire des véhicules électriques. Quentin Debuisschert nous dévoile les innovations technologiques qui permettront de récupérer 100% des métaux contenus dans ces batteries, évitant ainsi les importations. L'électrification de l'économie est en marche, et Axens en est l'un des acteurs de premier plan. Bien que les ambitions européennes en matière de réduction des émissions de CO2 soient ambitieuses, L'invité souligne la nécessité d'une transition progressive, avec des objectifs clairs et un soutien public indispensable pour mener à bien ces projets industriels stratégiques. Enfin, le PDG d'Axens ne cache pas que son entreprise reste également active dans le secteur pétrolier, consciente que les carburants issus de la biomasse et le recyclage des plastiques auront aussi un rôle à jouer dans la diversification du mix énergétique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 05 May 2026 - 09min - 2220 - Business France face aux défis géopolitiques : un rôle central pour accompagner les entreprises françaises avec son directeur général Louis Margueritte
Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Charles Bonnaire reçoit Louis Margueritte, le directeur général de Business France, pour faire le point sur les répercussions de la guerre en Iran sur les entreprises françaises. Alors que sa prise de poste à la tête de Business France coïncide avec le début du conflit au Moyen-Orient, Louis Margueritte explique comment son équipe a dû faire face à de nombreux défis sécuritaires et opérationnels pour assurer la protection de leurs collaborateurs expatriés et le maintien des activités économiques. Malgré un certain attentisme initial, les fondamentaux des relations économiques franco-arabes restent solides, comme en témoigne le maintien d'événements phares tels que Vision Golfe aux Émirats Arabes Unis. Au-delà de cette crise géopolitique, l'invité évoque également les stratégies des entreprises françaises face aux mesures protectionnistes américaines. S'il reconnaît que certains secteurs comme le cognac ou la viticulture ont été durement touchés, il souligne que de nombreuses entreprises ont réussi à répercuter les droits de douane dans leurs prix, préservant ainsi leurs parts de marché aux États-Unis, un marché qu'il qualifie de "profond et liquide". Interrogé sur l'attractivité de la France, il met en avant des atouts majeurs comme la stabilité fiscale et le coût compétitif de l'énergie, notamment grâce au programme nucléaire en cours de développement. Il aborde également les enjeux budgétaires auxquels son organisation fait face, tout en soulignant la nécessité de préserver cet outil d'influence et de puissance économique pour la France. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 04 May 2026 - 09min - 2219 - L'ouverture des boulangeries et fleuristes le 1er mai : une victoire en demi-teinte ? Avec Dominique Anract, président de la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Dominique Anract, président de la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française. Au cœur des discussions, le projet de loi controversé permettant aux boulangeries et fleuristes d'ouvrir et de faire travailler leurs salariés le 1er mai, une décision qui soulève de nombreuses questions. L'invité partage son point de vue sur cette mesure, évoquant à la fois la satisfaction de voir son secteur bénéficier d'un assouplissement, mais aussi les réserves exprimées par le gouvernement, notamment par le ministre Gérald Darmanin. Il explique les enjeux et les défis auxquels font face les boulangeries, tout en soulignant la frustration d'autres commerces, comme les boucheries, qui ne sont pas inclus dans cette exemption. L'invité aborde également la position idéologique de certains acteurs politiques qui s'opposent à l'ouverture des commerces le 1er mai, malgré le volontariat des salariés et la double rémunération. Il souligne l'importance de trouver un équilibre entre les traditions et les réalités économiques, dans un contexte où la population a besoin d'être nourrie, même les jours fériés. Un autre sujet majeur de cet épisode est l'impact de la flambée des prix du pétrole sur le secteur de la boulangerie. Dominique Anract exprime ses inquiétudes face à cette situation, notamment pour les boulangers utilisant encore des fours à gaz ou au fuel, et évoque les pistes de solutions envisagées, comme l'électrification des équipements avec l'aide du gouvernement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 30 Apr 2026 - 07min - 2218 - Hausse des défaillances d'entreprises : une situation critique, mais nuancée par Thierry Millon, directeur des études du cabinet Altares
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Thierry Millon, directeur des études du cabinet Altares. Ensemble, ils dressent un portrait nuancé de la situation économique actuelle, marquée par une hausse record des défaillances d'entreprises, mais aussi par quelques signes encourageants. Tout d'abord, Thierry Millon revient sur les chiffres alarmants communiqués par le cabinet Altares : 71 000 procédures de défaillances sur les 12 derniers mois, soit une augmentation de 6,4% au premier trimestre. Cependant, il relativise ces données, rappelant que la situation était déjà très tendue l'année dernière. Selon lui, il ne faut pas systématiquement prédire le pire, et il faut savoir prendre du recul pour analyser la situation de manière plus nuancée. Un élément positif qu'il souligne est la baisse du pourcentage de défaillances aboutissant à une liquidation judiciaire. En effet, la hausse des ouvertures de redressement judiciaire traduit le fait que les entreprises en difficulté s'adressent au tribunal suffisamment tôt pour bénéficier d'une période d'observation, permettant ainsi de préserver leur activité et leurs emplois, du moins dans un premier temps. Reste à s'assurer que ces redressements aboutissent à des plans de remboursement de la dette viables. L'invité évoque ensuite les défis liés à la détection précoce des entreprises en difficulté, soulignant que les signaux faibles sont plus difficiles à repérer pour les petites structures, qui représentent les trois quarts des entreprises défaillantes. Il souligne l'importance de se préparer à l'éventualité d'une difficulté plutôt que d'attendre que la situation se dégrade. La question du soutien aux entreprises en difficulté est également abordée. Bien que le Prêt garanti par l'État (PGE) ait été critiqué, il reconnaît qu'il a permis de maintenir de nombreuses entreprises et emplois pendant la crise sanitaire. Cependant, il met en garde contre le risque de prolonger artificiellement la vie d'entreprises qui, en temps normal, n'auraient pas survécu. Thierry Millon évoque également l'impact de la crise ukrainienne sur les investissements des entreprises, qui ont été gelés dans de nombreux secteurs, notamment dans l'informatique et les services aux entreprises. Ces investissements reportés risquent d'avoir des répercussions sur la croissance future. Enfin, il s'intéresse à l'impact de la crise sur la consommation des ménages, qui sont contraints d'effectuer des arbitrages, notamment en réduisant leurs dépenses dans la restauration ou en privilégiant les produits d'entrée de gamme dans l'alimentaire. Il souligne que les prévisions d'inflation de la Banque de France semblent sous-estimer l'ampleur de la hausse des prix, qui pourrait atteindre 4 à 5% selon certaines études. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 29 Apr 2026 - 08min - 2217 - Quand les inégalités persistent en France, l'alerte de l'INSEE avec son directeur des études Cédric Audenis
Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Guillaume Paul s'entretient avec Cédric Audenis, le directeur des synthèses économiques de l'INSEE. Celui-ci vient de publier un rapport alarmant sur la persistance des inégalités en France, malgré un système de redistribution efficace mais coûteux. L'invité explique comment l'INSEE a dû revoir à la baisse ses prévisions de croissance pour le premier semestre 2026, en raison notamment de l'impact de la guerre en Ukraine sur les prix de l'énergie. Bien que la croissance subsiste, elle se tasse, ce qui remet en question l'atteinte de l'objectif d'un acquis de croissance de 0,9% à l'été 2026. Au-delà de ces prévisions conjoncturelles, l'essentiel de l'entretien se concentre sur le rapport de l'INSEE concernant les inégalités en France. Cédric Audenis souligne que ce rapport vise à éclairer le débat public, en montrant que la redistribution bénéficie à une majorité de Français, mais qu'elle n'est pas encore équilibrée. En effet, le ratio de revenus entre les 10% les plus aisés et les 10% les plus modestes est encore très élevé, supérieur à 20 avant redistribution, et n'est ramené qu'à 3,7 après prise en compte des prestations sociales et des services publics. Il insiste sur le fait que ce système de redistribution, bien qu'efficace pour réduire les inégalités, est coûteux pour les finances publiques. Il laisse entendre que ce déséquilibre devra être comblé pour assurer la pérennité de notre modèle social, ce qui promet des débats animés dans le cadre de la prochaine campagne présidentielle. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 28 Apr 2026 - 08min - 2216 - Crédit immobilier : quelles perspectives dans un contexte économique tendu ? Entretien avec Pierre de Buhren, directeur général du Groupe Empruntis
Dans cet épisode, Guillaume Paul reçoit Pierre de Buhren, le directeur général du courtier en crédit immobilier Empruntis, pour faire le point sur la situation du marché du crédit immobilier en France. Alors que les taux d'emprunt avaient déjà commencé à remonter avant la guerre en Ukraine, on assiste désormais à une accélération de cette hausse, avec des taux moyens à 20 ans qui avoisinent les 3,40% contre 3,25% fin février. Pierre de Buren explique que cette évolution est en partie liée à la progression des taux de la dette française (OAT), mais que le mécanisme du taux d'usure, fixé par la Banque de France, joue un rôle de frein pour limiter cette augmentation. Il revient sur les conséquences de cette situation pour les ménages, notamment les plus âgés, qui peuvent se voir refuser des dossiers de crédit du fait du plafonnement du taux d'usure. Il souligne cependant que les courtiers comme Empruntis s'efforcent de trouver des solutions pour leurs clients, même si cela demande parfois plus d'efforts qu'auparavant. Malgré ce contexte tendu, l'invité estime que les taux restent à des niveaux encore relativement confortables et qu'il est donc préférable pour les ménages de ne pas attendre pour se lancer dans un projet immobilier. Il met en avant le rôle essentiel du logement, au-delà de la seule dimension financière, et encourage les auditeurs à saisir l'opportunité actuelle avant une éventuelle nouvelle hausse des taux. Le directeur général d'Empruntis aborde également la question du taux d'usure, qu'il juge trop rigide dans son mode de calcul trimestriel. Il plaide pour une mensualisation de ce taux, afin de permettre une meilleure réactivité face aux évolutions rapides du marché. Enfin, Pierre de Buhren souligne la résilience et l'engagement des banques françaises, qui maintiennent leur appétit pour le crédit immobilier malgré la conjoncture difficile. Un message rassurant pour les candidats à l'acquisition, qui peuvent compter sur un soutien du secteur bancaire dans leurs projets. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 27 Apr 2026 - 08min - 2215 - Reprise à la hausse de la bourse en temps de guerre au Moyen-Orient avec François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir. Ensemble, ils explorent les paradoxes apparents qui animent les marchés boursiers, alors même que la situation géopolitique mondiale semble s'enliser au Moyen-Orient. Malgré les craintes et les angoisses suscitées par le conflit, l'invité met en lumière les raisons qui expliquent la bonne tenue des indices boursiers, en particulier le CAC 40 et Wall Street. Il révèle que la clé réside dans les révisions à la hausse des bénéfices de certaines entreprises, notamment dans les secteurs de l'énergie, du gaz et du pétrole. Ces secteurs ont vu leurs perspectives de croissance bénéficiaire revues à la hausse de manière significative, jusqu'à 35% en seulement deux mois. Cependant, le directeur d'Investir nuance ce tableau en soulignant que cette dynamique positive pourrait être gommée par la baisse des résultats dans d'autres secteurs durement touchés par la crise, comme l'aérien. Il met également en garde contre les signaux de ralentissement économique qui commencent à poindre, avec des révisions à la baisse des prévisions de croissance en Allemagne et en France. Au-delà des chiffres, l'invité partage l'incertitude qui plane chez les dirigeants d'entreprises, comme en témoignent les déclarations de Vinci et de LVMH. Cette incertitude quant à l'évolution de la situation géopolitique pèse sur le moral des chefs d'entreprise, malgré des publications trimestrielles plutôt positives dans certains secteurs. Enfin, François Monnier met l'accent sur l'importance cruciale du dividende pour les investisseurs de long terme, un élément trop souvent négligé mais qui représente généralement les deux tiers de la performance d'un portefeuille. Un sujet qu'il développe dans le prochain numéro d'Investir, à découvrir dès demain dans les kiosques. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 24 Apr 2026 - 08min - 2214 - La diminution du temps de travail chez les Français avec Anne de Guigné, journaliste au Figaro et autrice du livre "Les Français veulent-ils encore travailler ?"
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi reçoit la journaliste Anne de Guigné, autrice du livre "Les Français veulent-ils encore travailler ?". Elle partage son analyse éclairée sur les raisons pour lesquelles les Français travaillent de moins en moins. La journaliste met en lumière les paradoxes et les défis qui façonnent le rapport des Français au travail. Elle souligne notamment l'influence de la culture catholique et marxiste sur la perception du travail en France, qui oscille souvent entre épanouissement et aliénation. Cette vision très symbolique du travail contraste avec la réalité d'un monde en pleine mutation, marqué par la révolution numérique et l'intelligence artificielle. Anne de Guigné aborde aussi la responsabilité de la gauche politique dans la diminution du temps de travail en France. Selon elle, la gauche a longtemps fait de la réduction du temps de travail un horizon quasi unique du progrès social, sans toujours en mesurer les conséquences économiques. Cette politique a contribué à une désaffection des Français pour le travail, d'autant plus que le financement de la protection sociale repose en grande partie sur les prélèvements liés à l'activité professionnelle. L'invitée souligne également la rupture générationnelle qui s'opère, avec des jeunes de plus en plus réfractaires au lien de subordination au travail. Cette aspiration à plus d'autonomie se heurte souvent à la réalité des entreprises françaises, encore perçues comme plus hiérarchiques que leurs homologues anglo-saxonnes. Malgré ce constat, Anne de Guigné reste optimiste quant à l'avenir, voyant dans la révolution de l'intelligence artificielle une opportunité pour la France de repenser en profondeur son rapport au travail et de s'adapter aux attentes des nouvelles générations. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 23 Apr 2026 - 08min - 2213 - Les investissements directs étrangers en France avec Jérôme Souied, associé gérant au cabinet de conseil Kearney
Dans cet épisode du podcast "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Jérôme Souied, associé gérant au cabinet de conseil Kearney, à propos des dernières tendances en matière d'investissements directs étrangers en France. Malgré un contexte géopolitique et économique incertain, la France parvient à maintenir sa position dans le classement des pays les plus attractifs aux yeux des investisseurs internationaux. L'invité présente les résultats de la 18e édition du baromètre Kearney sur les investissements directs étrangers, une enquête réalisée auprès de 500 des plus grandes entreprises mondiales. Il explique que 88% de ces entreprises envisagent d'accroître leurs investissements à l'étranger dans les trois prochaines années, signe que la France reste une destination de choix. Cependant, l'analyste nuance ce constat en soulignant que certaines zones géographiques comme les États-Unis ou l'Allemagne voient leur attractivité se fragiliser, notamment à cause des incertitudes politiques et économiques. L'entretien aborde également la question de la souveraineté économique, un enjeu de plus en plus prégnant pour les États. Jérôme Souied estime qu'il faut trouver un équilibre entre l'accueil des investissements étrangers, garants de dynamisme économique, et le renforcement de la souveraineté, notamment dans des secteurs stratégiques comme les data centers. Il souligne les efforts du gouvernement français pour mieux encadrer les investissements directs étrangers tout en maintenant l'attractivité du pays. Au-delà des chiffres et des classements, cet épisode offre un éclairage sur les enjeux complexes auxquels sont confrontés les décideurs économiques, tiraillés entre l'impératif d'attirer les capitaux étrangers et la nécessité de préserver la souveraineté nationale. Une discussion riche et nuancée qui donne à réfléchir sur l'avenir de l'économie française dans un monde en pleine mutation. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 22 Apr 2026 - 08min - 2212 - La transition énergétique, un défi urgent et ambitieux pour la France avec Jérémie Almosni, délégué général de France renouvelables
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Jérémie Almosni, le délégué général de France renouvelables. Ensemble, ils plongent au cœur des enjeux de la transition énergétique française, un défi de taille qui s'impose comme une priorité nationale. Alors que le gouvernement souhaite accélérer l'électrification du pays, notamment dans les transports et le logement, l'invité souligne l'urgence de cette situation. La crise énergétique de 2022 a déjà coûté cher aux Français, rappelant notre dépendance aux énergies fossiles. Pour y remédier, l'électrification s'impose comme une solution incontournable, avec le nucléaire comme colonne vertébrale. Cependant, Jérémie Almosni met en garde contre la tentation de miser uniquement sur le nucléaire, soulignant la nécessité de développer toutes les sources d'énergies renouvelables, du photovoltaïque à l'éolien offshore. Il explique que ces filières disposent déjà d'un solide tissu industriel en France, prêt à relever le défi. Mais pour y parvenir, il faudra des dispositifs réglementaires et financiers stables et attractifs. Les ambitions gouvernementales en matière d'électrification du parc automobile et de déploiement des pompes à chaleur pour le chauffage des logements sont également abordées. Bien que des progrès aient été accomplis, il estime qu'il faudra aller beaucoup plus loin, notamment en matière d'aides financières, pour permettre une transition écologique à grande échelle. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 21 Apr 2026 - 08min - 2211 - L'URSSAF, un partenaire de confiance pour les entreprises en difficulté avec son directeur général Damien Lentile
Aujourd'hui dans "Les voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi accueille Damien Lentile, le directeur général de l'URSSAF. Alors que les défaillances d'entreprises ont augmenté de 6,4% au premier trimestre, il nous éclaire sur la situation économique actuelle et le rôle essentiel joué par l'URSSAF pour soutenir les entreprises en difficulté. Malgré un contexte économique incertain, marqué par les conséquences de la guerre au Moyen-Orient, l'invité nous rassure sur la résilience de l'économie. Les indicateurs de l'URSSAF, comme les taux d'impayés et les délais de paiement, ne montrent pas de hausse significative. Cependant, l'URSSAF reste vigilante et prête à intervenir pour aider les entreprises en difficulté. L'un des points forts de cet épisode est la mise en lumière du rôle de l'URSSAF, qui va bien au-delà de la simple collecte des cotisations sociales. Damien Lentile insiste sur l'importance d'être à l'écoute des entreprises et de leur apporter un soutien concret, que ce soit par l'octroi de délais de paiement, l'adaptation des cotisations ou la mise en relation avec d'autres partenaires. Il encourage les chefs d'entreprise à ne pas hésiter à contacter l'URSSAF en cas de difficulté, en dépassant l'image parfois intimidante de l'organisme. La lutte contre la fraude est également au cœur de cet entretien. Bien que les fraudes ne représentent que 1,5% des cotisations, l'URSSAF s'attache à les détecter de manière toujours plus efficace, grâce à des méthodes de ciblage statistiques et, peut-être bientôt, à l'intelligence artificielle. L'invité souligne l'importance de cette lutte pour préserver une concurrence loyale entre les entreprises. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 20 Apr 2026 - 08min - 2210 - L'intelligence artificielle, un nouvel actionnaire influent dans les assemblées générales avec François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir
Aujourd'ui dans "Les voix de l'Économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir. Ensemble, ils explorent le phénomène de l'émergence de l'intelligence artificielle comme nouvel actionnaire influent dans les assemblées générales d'entreprise. Alors que les assemblées générales sont traditionnellement le théâtre de joutes entre dirigeants et actionnaires, un nouvel acteur s'est invité à la table : l'IA. Comme le révèle l'étude de la filiale de Publicis Kelsincy, dans près de la moitié des grandes batailles de procuration, les systèmes d'intelligence artificielle tels que Gemini, Claude, ChatGPT ou Perplexity ont voté en faveur des actionnaires activistes, au détriment des dirigeants. L'invité explique comment ces IA se renseignent pour prendre leurs décisions de vote : un tiers de leurs informations provient des communiqués de presse, un autre tiers des médias spécialisés, 20% des sites web des entreprises et 10% des régulateurs. Mais contrairement aux attentes, elles délaissent les présentations et dossiers fournis par les différents acteurs. Cette influence grandissante de l'IA dans les assemblées générales n'est qu'un aspect de la révolution en cours. Comme le souligne François Monnier, l'IA est devenue un véritable assistant opérationnel, capable d'analyser des données, de créer des documents et même de révéler des failles de sécurité, au grand dam des banquiers. Avec des acteurs comme Anthropic qui réalisent des performances économiques époustouflantes, l'IA est bel et bien en passe de bouleverser durablement le paysage économique. Cet épisode captivant vous plongera au cœur des enjeux de l'intelligence artificielle, de son rôle dans la gouvernance des entreprises et de son impact grandissant sur l'économie dans son ensemble. Ne manquez pas cette passionnante discussion avec François Meunier, une figure incontournable du monde de la finance. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 17 Apr 2026 - 07min - 2209 - S'engager pour le tourisme rural avec Clément Eulry, directeur général d'Airbnb France
Aujourd'hui dans " Les voix de l'Économie, Stéphane Pedrazzi accueille Clément Eulry, directeur général d'Airbnb France. Leur conversation explore les défis et les opportunités qui se profilent pour le secteur touristique français face à la hausse de l'inflation. Alors que les prix de l'énergie et des transports grimpent, Clément Eulry partage son analyse perspicace sur la façon dont les Français pourraient adapter leurs habitudes de voyage. Il évoque notamment la tendance grandissante vers des destinations plus rurales et locales, où les visiteurs peuvent profiter d'activités de plein air et de l'hébergement plus abordable offert par les locations Airbnb. Il révèle que 70% des réservations Airbnb par les Français se font en France, une proportion qui a même augmenté pendant la période d'inflation. Il explique que le potentiel des zones rurales est sous-exploité et que l'entreprise souhaite s'engager pour doubler l'impact économique positif du tourisme dans ces territoires. Il aborde également la relation parfois tendue entre Airbnb et certaines grandes villes, comme Paris, qui cherchent à encadrer davantage la location de meublés touristiques. Il souligne cependant que trois quarts des biens loués sur Airbnb à Paris sont des résidences principales, et que la plateforme souhaite travailler en étroite collaboration avec les maires pour trouver un équilibre. Certains chiffres sont aussi révélés par l'invité. En effet, Airbnb a collecté et reversé 210 millions d'euros de taxes de séjour aux communes en 2025, dont 70 millions dans les zones rurales. Clément Eulry partage également son point de vue critique sur l'interdiction des locations touristiques à New York, qui n'a pas eu l'effet escompté sur le marché du logement. Cet épisode offre un éclairage sur les enjeux du tourisme français face à l'inflation, et sur la manière dont Airbnb entend s'impliquer pour soutenir le développement du tourisme rural, au bénéfice de tous. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 16 Apr 2026 - 07min - 2208 - L’épargne des Français : « il faut être transparent et ne pas faire de fausses promesses » plaide Pascal Pouyet, DG du Crédit Coopératif
Pascal Pouyet, le directeur général du Crédit Coopératif, nous plonge au cœur des enjeux liés à l'épargne des Français. Alors que le gouvernement souhaite mobiliser cette épargne pour financer des projets stratégiques, tels que le nucléaire ou la défense, ilnous éclaire sur les défis et les inquiétudes de ses clients. Tout au long de l'entretien, Pascal Pouyet démontre son engagement envers la transparence et la proximité avec les sociétaires du Crédit Coopératif. Il explique comment l'argent déposé par les clients est utilisé pour soutenir l'économie sociale et solidaire, les entreprises locales et les associations culturelles, favorisant ainsi le « vivre ensemble ». Cette approche contraste avec les demandes de financement émanant de secteurs comme le nucléaire ou la défense, qui soulèvent des interrogations légitimes chez les épargnants. Pascal Pouyet aborde également les enjeux liés à l'inflation et à la hausse potentielle des taux d'intérêt, soulignant l'importance de rester à l'écoute des besoins des particuliers et des entreprises les plus touchées. Il évoque la nécessité de trouver un équilibre entre les différentes priorités, comme le logement social, l'environnement et le handicap, tout en s'adaptant aux nouvelles urgences économiques. Cet épisode offre un éclairage passionnant sur les défis auxquels sont confrontées les banques coopératives, qui doivent concilier les attentes de leurs clients avec les impératifs de souveraineté économique. Pascal Pouyet démontre sa volonté de mener une réflexion approfondie avec les sociétaires avant de prendre toute décision concernant le financement de secteurs sensibles comme le nucléaire ou la défense. Une conversation riche et nuancée, qui illustre la complexité des enjeux liés à l'épargne des Français. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 15 Apr 2026 - 07min - 2207 - Les enjeux de demain pour le secteur de l'assurance avec Jean-Philippe Dogneton, directeur général de la Macif
Aujourd'hui, dans les "Voix de l'Économie", Stéphane Pedrazzi reçoit Jean-Philippe Dogneton, le directeur général de la Macif, filiale du groupe AEMA. Ensemble, ils explorent les défis auxquels le secteur de l'assurance est confronté face à l'augmentation des catastrophes naturelles et les réponses innovantes que la Macif met en place. Tout d'abord, l'invité dresse un constat alarmant de la situation : en 2025, les sinistres liés aux catastrophes naturelles ont atteint près de 5,5 milliards d'euros pour l'ensemble des assureurs, soit le double de ce qui était observé il y a dix ans. Et les projections pour 2050 sont encore plus inquiétantes, avec un triplement de ces coûts. Des événements extrêmes comme la grêle à Paris, qui a causé 50 millions d'euros de dommages à la Macif, illustrent la réalité à laquelle le secteur de l'assurance doit faire face. Face à cette situation, il explique que l'indemnisation n'est qu'un volet de la réponse. La prévention, l'anticipation et l'adaptation sont essentielles. La Macif s'engage ainsi dans des actions concrètes, comme la prise en charge du reste à charge des familles contre la bronchiolite et la grippe, afin de réduire la pression sur le système de santé. Au-delà des catastrophes naturelles, l'épisode aborde également la question de l'épargne des Français, qui atteint des niveaux records dans un contexte anxiogène. Stéphane défend avec conviction que cette épargne n'est pas improductive, mais au contraire finance l'économie réelle. Jean-Philippe Dogneton déplore les tentatives de culpabilisation de la part de certains responsables politiques, qui peinent à comprendre les motivations légitimes des Français. Enfin, il revient sur les défis de la transition écologique, notamment l'électrification du parc automobile. Il souligne les efforts nécessaires pour accompagner les Français dans cette transformation, tout en évitant de creuser les fractures sociales. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 14 Apr 2026 - 07min - 2206 - Démographie : « Il faut adapter notre économie à la fécondité et pas l’inverse, mais la lucidité n’est pas au rendez-vous » déplore l’économiste Thibault Prébay
Dans cet épisode passionnant des Voix de l'Économie, Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Thibault Prébay, économiste et auteur du livre "Démographie, la bombe tranquille". Ensemble, ils plongent au cœur des bouleversements démographiques qui façonnent notre société et notre économie. Thibault Prébay, spécialiste des marchés financiers, expose avec clarté et lucidité les enjeux de cette transition démographique silencieuse mais profonde. Il explique comment la baisse de la natalité remet en cause le modèle social bâti sur la solidarité intergénérationnelle, menaçant notamment l'équilibre des systèmes de retraite. L'invité souligne que les responsables politiques n'ont pas encore pris toute la mesure de ce phénomène, se concentrant principalement sur des politiques visant à relancer la fécondité. Mais Thibault Prébay va plus loin, affirmant qu'il faut plutôt adapter notre économie à cette nouvelle donne démographique, et non l'inverse. L'échec retentissant de la politique familiale menée par Viktor Orban en Hongrie illustre les défis de ce "réarmement démographique". L'invité explique que la baisse de la natalité s'accompagne également d'une forme "d'anti-darwinisme", avec une sélection naturelle qui favorise les individus les moins fertiles. Au-delà des conséquences économiques et sociales, Thibault Prébay aborde également les enjeux écologiques liés à cette transition démographique. Il propose des pistes pour imaginer un modèle économique viable sans croissance démographique, valorisant notamment les services non délocalisables et redéfinissant les indicateurs économiques. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 13 Apr 2026 - 08min - 2205 - Concerts de Céline Dion : « La demande est de 20 personnes pour 1 place, on n’avait jamais vu ça » réagit le PDG de Paris La Défense Arena
Dans cet épisode passionnant des Voix de l'Économie, Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Frédéric Longuépée, le directeur de Paris la Défense Arena, pour nous plonger dans les coulisses de l'arrivée imminente de la star planétaire Céline Dion pour une résidence de 16 concerts. Avec près de 9 millions d'inscrits pour seulement 500 000 places disponibles, la demande pour assister aux concerts de Céline Dion est tout simplement phénoménale. Frédéric Longuépée explique en détail comment le format de la résidence, où les fans viennent à l'artiste au lieu de l'inverse, permet à Céline Dion de s'installer durablement à Paris et d'investir davantage dans une production scénique hors normes. La Défense Arena a en effet été pensée dès sa construction pour accueillir ce type d'événements d'envergure, avec ses huit salons et près d'une centaine de loges. L'enjeu de la sécurisation de la billetterie est également abordé, avec les défis posés par les attaques massives de bots qui tentent d'aspirer les billets pour les revendre. La Défense Arena a mis en place des dispositifs de pointe pour lutter contre ce phénomène et garantir des billets valables à tous les spectateurs. Frédéric Longuépée évoque aussi les retombées économiques considérables de cette résidence, estimées à 300 millions d'euros par la région Île-de-France, avec notamment 30% de spectateurs étrangers attendus. Un véritable coup de projecteur pour transformer le quartier d'affaires de La Défense en une destination culturelle mondiale. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 10 Apr 2026 - 08min - 2204 - Immobilier : Une dynamique positive après un début d’année semé d’embûches avec Yann Jéhanno, le président du réseau Laforêt Immobilier
Dans cet épisode des Voix de l'Économie, Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Yann Jéhanno, le président du réseau Laforêt Immobilier. Alors que le secteur immobilier a amorcé un rebond l'an dernier, il doit aujourd'hui faire face à de nombreux défis, entre contexte international tendu et hausse des taux d'intérêt. Le président partage une analyse fine et nuancée de la situation actuelle du marché immobilier français. Il explique comment les acquéreurs, devenus plus prudents, négocient davantage les prix avec des vendeurs qui ont dû revoir leurs attentes à la baisse. Cette dynamique se traduit notamment par un allongement des délais de vente, un indicateur révélateur de l'attentisme qui gagne les acheteurs. Malgré ces vents contraires, le président de Laforêt Immobilier reste confiant dans la capacité du marché à trouver son équilibre. Il souligne que l'immobilier demeure un placement privilégié pour de nombreux Français, qui sauront s'adapter aux nouvelles conditions, quitte à revoir leurs projets. L'épisode aborde également l'impact de la baisse de la natalité sur le marché du neuf, les promoteurs devant repenser la conception de leurs logements. Yann Jéhanno partage également son point de vue sur l'évolution attendue des taux d'intérêt, un sujet crucial pour les ménages souhaitant accéder à la propriété. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 09 Apr 2026 - 08min - 2203 - Les enjeux économiques et géopolitiques dans la région du Golfe avec Anne-Laure Kiechel, fondatrice du cabinet Global Sovereign Advisory
Aujourd'hui, dans les Voix de l'Économie, Stéphane Pedrazzi reçoit Anne-Laure Kiechel, fondatrice du cabinet Global Sovereign Advisory. Ensemble, ils explorent les enjeux économiques et géopolitiques qui secouent actuellement la région du Golfe, suite aux récents événements de conflit. Elle commence par brosser un tableau nuancé de la situation. Bien que les marchés financiers aient poussé un soupir de soulagement à la suite de l'annonce d'un cessez-le-feu en Iran, elle appelle à la prudence. En effet, les modalités exactes de cet accord restent encore à préciser, et le retour à la normale du marché pétrolier ne se fera pas du jour au lendemain. Anne-Laure Kiechel approfondit ensuite les répercussions de cette crise sur d'autres secteurs stratégiques, tels que le gaz et les engrais. Elle souligne notamment les risques de pénuries et de flambée des prix pour ces derniers, qui transitent également par le détroit d'Ormuz. Cela pourrait avoir de graves conséquences pour certains pays, notamment en Afrique et en Inde, qui dépendent fortement de ces approvisionnements. Au-delà des aspects économiques, elle aborde également les enjeux géopolitiques. Selon elle, cette crise pourrait offrir à la France l'opportunité de renforcer ses liens avec les monarchies du Golfe, qui chercheront à diversifier leurs partenariats en dehors des États-Unis. Toutefois, elle nuance l'idée d'une défiance totale de ces pays envers Washington, estimant que le dollar restera encore longtemps la monnaie de référence des échanges internationaux. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 08 Apr 2026 - 09min - 2202 - L'innovation au service de la santé visuelle avec Amaury Dutreil, directeur général chez Krys Group
Aujourd'hui dans les Voix de l'Économie, Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Amaury Dutreil, directeur général chez Krys Group, numéro 1 du marché français de l'optique. Au programme, un tour d'horizon de l'évolution préoccupante de la myopie, notamment chez les jeunes, et des solutions innovantes pour y faire face. Il commence par dresser un constat alarmant : la myopie touche désormais près de 42% de la population française, et jusqu'à 80-90% dans certains pays d'Asie. Cette explosion s'explique en grande partie par les comportements de vie moderne, avec une exposition accrue aux écrans et au manque d'activités en plein air. Face à ce défi de santé publique, l'invité présente les avancées technologiques qui permettent de freiner l'évolution de la myopie, grâce à des verres correcteurs innovants. Krys Group se positionne également sur le créneau des lunettes connectées, offrant une expérience visuelle et auditive enrichie pour les utilisateurs, notamment dans un cadre sportif. Amaury Dutreil revient sur les enjeux de protection de la vie privée et l'acceptation de ces nouvelles technologies par le grand public. Il évoque également les perspectives d'intégration de fonctions de prothèses auditives au sein de ces lunettes multifonctions. Au-delà de ces innovations produits, il détaille les clés de la réussite de son entreprise, qui a su gagner 18,8% de parts de marché grâce à une stratégie ambitieuse d'ouverture de magasins et d'amélioration constante de l'expérience client. Un épisode riche en enseignements sur l'évolution du secteur de l'optique et les défis à relever pour préserver la santé visuelle de tous. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 07 Apr 2026 - 07min - 2201 - Décryptage d'un trimestre boursier agité avec François Monnier, directeur de la rédaction du magazine Investir
Dans cet épisode des Voix de l'économie, Stéphane Pedrazzi s'entretient avec François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir. Ensemble, ils dressent un bilan détaillé du premier trimestre 2026, marqué par une forte volatilité des marchés financiers. Après un début d'année exceptionnel, avec des records historiques sur les indices boursiers et le cours de l'or, la guerre en Iran a provoqué un renversement complet des tendances. Le mois de mars a notamment été très difficile pour la Bourse de Paris, qui a enregistré sa pire performance depuis la crise sanitaire de 2020. Mais ce bilan trimestriel révèle également des enseignements contre-intuitifs, que le directeur décrypte avec son expertise. Ainsi, contrairement aux attentes, les valeurs de défense n'ont pas profité du conflit, pénalisées par l'endettement élevé des États. De même, l'or n'a pas joué son rôle de valeur refuge, les investisseurs ayant préféré prendre des bénéfices sur cet actif. Au-delà de ces constats surprenants, l'invité du jour met en garde les auditeurs sur les défis à venir. Il souligne notamment les difficultés rencontrées par les fonds de dette privée, qui peuvent impacter les épargnants détenteurs de contrats d'assurance-vie ou de Plans d'épargne retraite. Il recommande également la prudence sur le marché immobilier, avec des conditions de crédit qui se durcissent. Malgré ce contexte incertain, François Monnier relève un point positif : le dégonflement de la valorisation des entreprises technologiques s'est fait dans le calme, sans risque systémique. Un atterrissage en douceur qui laisse espérer des opportunités pour les investisseurs avertis. Cet épisode des Voix de l'économie offre un éclairage sur les enjeux économiques et financiers du moment, à travers le regard d'un expert reconnu. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 03 Apr 2026 - 08min - 2200 - Le classement des enseignes préférées des Français avec Frédéric Fessart, associé Grande consommation et distribution chez EY-Parthenon
Dans cet épisode des Voix de l'économie, Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Frédéric Fessart, associé chez EY-Parthenon, sur le classement annuel des enseignes préférées des Français. Depuis plus de 15 ans, EY mène cette étude auprès de 12 000 adultes, révélant les tendances du marché français. Frédéric Fessart explique en détail la méthodologie rigoureuse utilisée, qui interroge les consommateurs sur leurs enseignes connues, fréquentées et préférées. Contrairement à de nombreuses études, ce classement n'est pas influencé par des paiements des marques, garantissant son objectivité. Il révèle que ce classement reflète une réalité économique tangible, les enseignes les mieux classées affichant une croissance six fois supérieure à celles moins bien positionnées. Ce lien étroit entre image de marque et performance financière est un élément clé à saisir pour les entreprises. Parmi les faits saillants de cette édition 2026, le maintien d'Action en tête du classement pour la quatrième année consécutive suscite l'intérêt. Frédéric Fessart analyse les raisons de ce succès durable, mettant en avant le triptyque gagnant de l'enseigne : prix attractifs, plaisir d'achat et praticité de l'offre. L'invité souligne également l'importance grandissante des questions de pouvoir d'achat pour les consommateurs, un signal fort pour les décideurs politiques. Il évoque aussi l'émergence de l'intelligence artificielle comme outil de recommandation pour un quart des Français, un défi de taille pour les enseignes souhaitant influencer leur image. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 02 Apr 2026 - 08min - 2199 - Haier, le géant chinois de l'électroménager à la conquête du marché français avec son directeur général France Christophe Salmon
Dans les Voix de l'économie, Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Christophe Salmon, le directeur général Haier France, le numéro un mondial de l'électroménager. Ensemble, ils plongent au cœur de la stratégie ambitieuse déployée par le groupe chinois pour gagner des parts de marché en France et en Europe. Stéphane Pedrazzi commence par présenter Haier, un groupe relativement jeune de 40 ans qui s'est récemment implanté en France. Son défi principal est de développer la notoriété de la marque, encore peu connue des consommateurs français. Pour y parvenir, le groupe mise sur des partenariats sportifs emblématiques, notamment avec le PSG et Liverpool FC, afin de toucher une large communauté de fans et de transmettre des émotions à travers ses produits. Les deux interlocuteurs explorent ensuite les critères de choix des consommateurs lors de l'achat d'équipements électroménagers. Si le prix et la capacité restent des facteurs clés, Stéphane Pedrazzi souligne l'importance grandissante de nouveaux enjeux, comme l'économie d'énergie, la lutte contre le gaspillage alimentaire ou encore la durabilité des produits. Il met en avant les efforts du groupe pour promouvoir la réparabilité de ses appareils, en phase avec les nouvelles réglementations. L'entretien se poursuit avec l'annonce de l'arrivée d'Haier sur le marché de la télévision, un secteur très concurrentiel où le groupe entend se démarquer en proposant des produits adaptés à différents usages, du gaming au sport en passant par le cinéma. Stéphane Pedrazzi évoque les innovations technologiques à venir, tout en soulignant l'importance des partenariats pour asseoir la crédibilité de la marque sur ce nouveau marché. Enfin, l'actualité du conflit au Moyen-Orient et ses répercussions sur les coûts et les délais d'approvisionnement sont abordées. Malgré ces défis, Stéphane Pedrazzi affiche la détermination d'Haier à poursuivre ses investissements en France et en Europe, tout en rassurant sur la capacité du groupe à contenir les hausses de prix pour les consommateurs. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 01 Apr 2026 - 09min - 2198 - Disneyland Paris : avec La Reine des Neiges, une transformation ambitieuse pour le parc d'attraction avec sa présidente Natacha Rafalski
Dans cet épisode des "Voix de l'économie", Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Natacha Rafalski, la présidente de Disneyland Paris. Ensemble, ils plongent au cœur de la transformation ambitieuse que connaît le célèbre parc d'attraction, avec l'extension de son deuxième parc, Walt Disney Studios. Natacha Rafalski, une dirigeante visionnaire, explique comment Disneyland Paris a su évoluer pour répondre aux attentes de ses visiteurs. Fini le simple regard sur les coulisses du cinéma et de la télévision, place désormais à une immersion totale dans les univers Disney les plus emblématiques. Avec l'ouverture de "World of Frozen" et bientôt "Le Roi Lion", le parc se réinvente pour offrir une expérience encore plus magique et féerique. Au-delà de ces nouveautés captivantes, l'entretien met en lumière les retombées économiques considérables de ce projet d'envergure. Disneyland Paris, première destination touristique d'Europe, a su tisser des liens étroits avec les entreprises et collectivités locales, contribuant ainsi au développement du territoire du Val d'Europe. Natacha Rafalski dévoile les chiffres impressionnants, comme ces 1 000 emplois supplémentaires créés grâce à l'extension du parc. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 31 Mar 2026 - 09min - 2197 - Guerre en Ukraine : l'impact sur les entreprises européennes avec Frédéric Coirier, président du METI
Dans cet épisode des Voix de l'économie, Frédéric Coirier, le président du Mouvement des entreprises intermédiaires (METI), nous plonge au cœur des défis auxquels font face les entreprises européennes face à la guerre en Ukraine et à la concurrence féroce de la Chine. Le président du METI, qui dresse un tableau sombre de la situation économique. Les entreprises font face à de nombreuses difficultés, des problèmes d'approvisionnement aux hausses vertigineuses des coûts de l'énergie et des matières premières. Bien que le gouvernement ait annoncé des mesures de soutien, il estime qu'elles sont insuffisantes, notamment pour les secteurs les plus touchés comme le transport routier. Au-delà de cette crise conjoncturelle, le président du METI s'inquiète surtout de la perte de compétitivité de l'Europe face à ses concurrents, en particulier la Chine. Il pointe du doigt les écarts de coûts et de réglementation qui pénalisent les entreprises européennes, notamment les entreprises de taille intermédiaire (ETI) qui sont le cœur de l'économie des territoires. Pour relever ces défis, Frédéric Coirier annonce la tenue prochaine d'un Sommet européen des ETI, qui réunira 700 chefs d'entreprise de plusieurs pays. L'objectif est de faire un état des lieux précis des difficultés rencontrées et de formuler des propositions concrètes pour redonner de la compétitivité au continent européen. Un des enjeux majeurs évoqués est la concurrence frontale de la Chine, qui dispose désormais de technologies de pointe à des prix défiant toute concurrence. Face à cette menace, Frédéric Coirier plaide pour une approche équilibrée, mêlant ouverture commerciale et protection des entreprises européennes, avec notamment un renforcement des contrôles aux frontières. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 30 Mar 2026 - 08min - 2196 - Quand les marchés s'effondrent, que font les traders avec François Monnier d'Investir
Dans cet épisode des Voix de l'économie, François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir, nous plonge au cœur des préoccupations des traders lorsque les marchés s'effondrent. L'invité du vendredi décrypte les différents scénarios économiques qui se dessinent dans la situation actuelle, du plus optimiste au plus sombre, et analyse leurs impacts potentiels sur les pays du Golfe. Il revient sur les fameuses lettres - V, U, W, L - qui symbolisent ces différents scénarios. Le scénario en V, le plus favorable, avec un rebond rapide des marchés, est comparé au spectaculaire rebond post-Covid de 2020. Le scénario en U, quant à lui, implique une période de stagnation prolongée avant la reprise, à l'image de la crise financière de 2008. Les scénarios les moins positifs sont également passés en revue, comme le W, ou double dip, avec une seconde baisse significative des marchés, et le scénario en L, le plus noir, avec une chute sans réel espoir de rebond, à l'image de la longue stagnation du Japon dans les années 90. Au-delà de ces analyses théoriques, François Monnier s'intéresse aux répercussions concrètes de ces différents scénarios sur les pays du Golfe. Il souligne les disparités économiques importantes entre ces États, certains étant très dépendants de la rente pétrolière, tandis que d'autres ont entamé une diversification de leurs activités, notamment dans le tourisme et l'aviation. Les auditeurs découvriront également comment cette guerre au Moyen-Orient pourrait affecter l'aéronautique française, avec des reports ou annulations de commandes, ainsi que les tensions sur les frais financiers des États, qui pourraient freiner leurs objectifs de réarmement. Un épisode riche en enseignements sur les enjeux économiques et géopolitiques de cette période troublée. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 27 Mar 2026 - 08min - 2195 - Caisse des Dépôts : une institution solide au service de l'économie française avec son directeur général Olivier Sichel
Dans cet épisode des Voix de l'économie, Stéphane Pedrazzi reçoit Olivier Sichel, le directeur général du groupe Caisse des Dépôts. Au cœur de l'actualité économique, cette institution centenaire dévoile ses résultats impressionnants et son rôle essentiel dans le soutien à l'économie française. Tout d'abord, Olivier Sichel aborde les conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur l'économie française. Malgré un contexte difficile marqué par la hausse des prix de l'énergie, la Caisse des Dépôts fait preuve d'une grande résilience, comme en témoignent ses bénéfices annuels de 5 milliards d'euros, un niveau quasi-identique à l'année précédente. Cette solidité lui permet de reverser 3,3 milliards d'euros dans les caisses de l'État, un montant record selon le dirigeant. Au-delà de cette contribution financière majeure, la Caisse des Dépôts joue un rôle central dans le soutien à l'économie française. Par le biais de ses filiales, elle a injecté 72 milliards d'euros dans l'économie et 42 milliards pour le logement social et les infrastructures. Un engagement de longue date qui se traduit notamment par la construction de 20 000 logements sociaux chaque année par sa filiale CDC Habitat. Mais le groupe ne se cantonne pas au logement. Il s'investit également dans des projets d'envergure, comme le financement de la construction des futurs réacteurs nucléaires de nouvelle génération. Olivier Sichel souligne l'importance stratégique de cette énergie décarbonée pour la France et la complémentarité de ces investissements avec le financement du logement social, qui reste la priorité numéro un de la Caisse des Dépôts. Au-delà de ces missions d'intérêt général, l'épisode aborde également la question de l'épargne des Français, notamment à travers le livret A. Olivier Sichel explique comment cette épargne, centralisée à hauteur de 60% à la Caisse des Dépôts, contribue à financer à la fois le logement social et les grands projets d'infrastructure du pays. Une pédagogie bienvenue pour mieux faire comprendre aux Français l'utilité de leur épargne. Cet entretien avec le directeur général de la Caisse des Dépôts offre un éclairage passionnant sur le rôle essentiel de cette institution centenaire, véritable pilier de l'économie française. Entre contribution aux finances publiques, soutien à l'investissement et financement d'enjeux stratégiques, la Caisse des Dépôts apparaît comme un acteur incontournable, garant de la solidité et de la résilience de l'économie française face aux défis à venir. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 26 Mar 2026 - 08min - 2194 - Défense : un secteur confronté à des difficultés de recrutement avec Benoit Labrousse, président de Randstad France
Dans cet épisode passionnant des Voix de l'économie, Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Benoit Labrousse, le président de Randstad France, pour explorer les défis de recrutement auxquels est confronté le secteur de la défense en France. Alors que le réarmement de l'Europe est en cours, le secteur de la défense fait face à près de 10 000 postes vacants, soit 5% des effectifs. Mais ce chiffre ne reflète que la partie émergée de l'iceberg, car les départs à la retraite prévus d'ici 2030 pourraient faire grimper ce manque de main-d'œuvre à 60 000 emplois. Benoit Labrousse analyse en détail les profils les plus recherchés, allant des ouvriers hautement qualifiés, comme les chaudronniers et soudeurs, aux ingénieurs spécialisés en systèmes d'armement et en cyberdéfense. Il explique que le défi ne se résume pas seulement à un manque de compétences, mais aussi à l'attractivité du secteur, qui a longtemps souffert d'une image négative avant de se réinventer. L'invité de Stéphane Pedrazzi met en lumière des pistes innovantes pour relever ces défis, comme le recrutement de profils issus de l'industrie civile, la mise en place de passerelles entre secteurs, ou encore l'utilisation accrue de l'intérim, encore trop peu répandue dans la défense. Il souligne également l'importance d'attirer davantage de femmes, qui ne représentent aujourd'hui que 20% des effectifs. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 25 Mar 2026 - 08min - 2193 - Couloir logistique Europe-Asie : un projet clé pour la stabilité mondiale avec Gerard Mestrallet de L'IMEC
Dans cet épisode passionnant des Voix de l'Économie, Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Gérard Mestrallet, l'envoyé spécial du président de la République française auprès de l'IMEC (Initiative pour le Moyen-Orient et l'Eurasie Continentale). Ensemble, ils explorent les enjeux stratégiques du projet de couloir logistique reliant l'Europe à l'Asie, un projet ambitieux qui pourrait transformer durablement les échanges commerciaux entre ces trois continents. Alors que le conflit au Moyen-Orient menace de nouveau la sécurité des routes maritimes, Gérard Mestrallet souligne l'urgence de trouver des solutions alternatives pour sécuriser les approvisionnements, notamment autour du détroit d'Hormuz. C'est dans ce contexte que l'IMEC, porté par la France, prend tout son sens. Cet ambitieux projet vise à créer un réseau multimodal de voies de communication terrestres et maritimes, offrant de nouvelles options aux pays du Golfe pour exporter leurs ressources énergétiques. Au-delà de cet enjeu sécuritaire, l'IMEC s'inscrit également dans une dynamique de renforcement des liens économiques entre l'Europe, le Moyen-Orient et l'Inde. Alors que ces trois régions ont signé récemment un important accord commercial, Gérard Mestrallet explique comment l'IMEC permettra d'accompagner cette croissance des échanges en modernisant et diversifiant les infrastructures de transport. Mais le projet IMEC n'est pas seulement une réponse pragmatique à des défis logistiques. Selon l'invité, il pourrait aussi jouer un rôle géopolitique majeur en créant une vaste « zone tampon » entre les deux superpuissances que sont les États-Unis et la Chine. Une manière d'éviter un affrontement trop brutal entre ces deux géants, dans un contexte de tensions commerciales exacerbées. Malgré les incertitudes liées à la guerre au Moyen-Orient, Gérard Mestrallet se montre confiant quant à l'avenir du projet IMEC. Il souligne notamment le soutien de l'administration américaine, qui y voit un moyen de contrebalancer l'influence grandissante de la Chine dans la région, tout en s'inscrivant dans la dynamique des accords d'Abraham signés sous la présidence de Donald Trump. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 24 Mar 2026 - 08min - 2192 - Pénurie de gaz l'hiver prochain ? : "La question est plus sur les prix que sur l'accès au gaz lui-même" estime Emmanuelle Wargon
Dans cet épisode des Voix de l'Économie, Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Emmanuelle Wargon, la présidente de la Commission de régulation de l'énergie. Alors que le monde fait face à la pire crise énergétique depuis des décennies, Emmanuelle Wargon apporte un éclairage essentiel sur la situation en France. Malgré les inquiétudes exprimées par l'Agence internationale de l'énergie, Emmanuelle Wargon se veut rassurante pour les semaines à venir. Elle explique que les stockages de gaz, bien que bas en cette fin d'hiver, devraient pouvoir être remplis à temps pour l'hiver prochain. La France dispose également de capacités d'importation importantes, notamment grâce à ses terminaux méthaniers. Cependant, la présidente de la CRE ne cache pas ses préoccupations quant à l'évolution de la situation. Si la crise devait se prolonger, l'impact sur les factures des ménages français pourrait être plus significatif, même si elle souligne que la répercussion des prix de gros sur les prix de détail sera fortement atténuée. Un autre sujet abordé est celui de l'électricité. Contrairement à la flambée des prix du gaz lors de l'invasion de l'Ukraine, les prix de l'électricité en France ont très peu augmenté. Cela s'explique par la prédominance du nucléaire, des énergies renouvelables et de l'hydroélectricité dans le mix énergétique français. Emmanuelle Wargon souligne que le prix de l'électricité en France est bien moins élevé que chez nos voisins européens. Enfin, la responsable de la CRE écarte catégoriquement l'hypothèse d'un retour au gaz russe, malgré les risques potentiels de pénurie. Elle réaffirme la volonté européenne de se détacher progressivement de cette dépendance d'ici 2027. Cet épisode offre un éclairage essentiel sur les enjeux énergétiques auxquels la France et l'Europe sont confrontées, et montre que notre pays semble mieux armé que ses voisins pour traverser cette période difficile. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 23 Mar 2026 - 08min - 2191 - Infrastructures énergétiques : les conséquences des attaques au Moyen-Orient avec François Monnier d'Investir
Dans cet épisode stimulant des Voix de l'économie, Stéphane Pedrazzi s'entretient avec François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir. Ensemble, ils plongent au cœur des turbulences qui secouent les marchés financiers, analysant avec finesse les répercussions des récentes attaques contre les infrastructures énergétiques au Moyen-Orient. Notre invité habituel du vendredi passe en revue les chiffres alarmants : le baril de Brent frôlant les 120 dollars, le prix du gaz naturel en Europe dépassant les 67 euros le mégawatt-heure. François Monnier décrit avec éloquence le climat d'inquiétude qui s'est emparé des investisseurs, utilisant des termes évocateurs tels qu'« escalade », « engrenage » et « ligne rouge franchie ». Le cœur de la discussion se concentre sur l'attaque du complexe gazier de Ras Laffan au Qatar par l'Iran, un événement qui a envoyé des ondes de choc à travers les marchés. François Monnier explique en détail les répercussions de cette frappe, soulignant que 17% de la capacité d'exportation de gaz du Qatar a été touchée, ce qui représente plus de 3% de la production mondiale. Les investisseurs ont rapidement fait leurs calculs, anticipant les perspectives inflationnistes et les conséquences sur la politique monétaire des banques centrales. Il examine ensuite les répercussions de cette crise géopolitique sur d'autres secteurs, notamment l'immobilier, mettant en garde sur la possibilité d'une hausse prochaine des taux d'intérêt, un scénario qui pourrait refroidir le marché immobilier. Enfin, notre expert s'attarde sur le rôle de l'or, valeur refuge traditionnelle en période de tensions. Bien que l'once d'or ait connu quelques prises de bénéfices récemment, François Monnier reste confiant sur la tendance haussière à long terme, soulignant le caractère incontournable de l'or en tant qu'actif refuge. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 20 Mar 2026 - 07min - 2190 - Transdev, un acteur majeur des transports publics en France et à l'international avec son PDG Thierry Mallet
Dans cet épisode, Stéphane Pedrazzi reçoit Thierry Mallet, le président-directeur général de Transdev, un acteur majeur des transports publics en France et à l'international. Transdev, présent dans 19 pays et transportant 14 millions de passagers quotidiens, vient de présenter des résultats solides avec une croissance de 4% et un chiffre d'affaires dépassant les 10 milliards d'euros. Thierry Mallet revient sur les enjeux auxquels font face les transports en commun, notamment l'adaptation aux nouveaux usages, la sécurité des passagers et la transition démographique liée au vieillissement de la population. Le débat sur la gratuité des transports en commun est abordé, Thierry Mallet expliquant que ce n'est pas la priorité et que l'enjeu principal est plutôt de développer l'offre, en particulier dans les zones périurbaines où l'usage de la voiture individuelle domine encore. Il souligne que le prix n'est pas un frein majeur à l'utilisation des transports en commun, la tarification solidaire permettant déjà de protéger les plus fragiles. L'ouverture à la concurrence des transports publics est également évoquée. Loin des craintes d'une réduction de l'offre, Thierry Mallet partage des exemples concrets où la concurrence a permis d'augmenter significativement le nombre de trains sur certaines lignes, tout en améliorant la ponctualité perçue par les usagers. La hausse des prix de l'énergie et son impact sur l'activité de Transdev sont également abordés. Si le groupe est impacté, Thierry Mallet voit dans cette situation un accélérateur de la transition vers des bus électriques, permettant de réduire la dépendance aux énergies fossiles. Enfin, l'évolution de l'actionnariat de Transdev, avec l'arrivée d'un actionnaire allemand majoritaire, est analysée. Thierry Mallet rassure sur le maintien de l'ancrage français du groupe et de son siège, tout en soulignant les opportunités de développement que cette nouvelle configuration offre, notamment en Allemagne où Transdev est déjà un acteur majeur. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 19 Mar 2026 - 08min - 2189 - Attirer et retenir les soignants dans un secteur en tension avec le directeur général d'Emeis
Dans cet épisode des Voix de l'Économie, Stéphane Pedrazzi reçoit Laurent Guillot, le directeur général d'Emeis, un acteur majeur du secteur médico-social en France. Ensemble, ils abordent les défis démographiques et les enjeux de recrutement auxquels fait face le secteur du grand âge. Alors que la génération du baby-boom arrive progressivement à la retraite, le nombre de personnes âgées dépendantes devrait exploser dans les années à venir, atteignant près de 600 000 personnes d'ici 2035. Face à cette situation, Laurent Guillot alerte sur le manque criant de soignants pour accompagner ces personnes dans de bonnes conditions. Il explique les efforts entrepris par Emeis pour améliorer les conditions de travail et attirer de nouveaux talents, notamment en mettant l'accent sur la santé et la sécurité au travail, un enjeu crucial dans ce secteur très accidentogène. Au-delà des conditions de travail, la question du financement du grand âge est également abordée. Notre invité défend l'idée d'une contribution des personnes âgées dépendantes sur leur patrimoine, plutôt que de faire reposer ce coût sur les générations futures. Une position qui soulève des débats passionnés, entre la nécessité de trouver des solutions pérennes et les craintes d'un conflit de générations. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 18 Mar 2026 - 08min - 2188 - La jeunesse, un moteur de la société française avec le président du Cercle des économistes Jean-Hervé Lorenzi
Dans cet épisode des Voix de l'Économie, le président du Cercle des économistes, Jean-Hervé Lorenzi, nous éclaire sur les attentes et les défis de la jeunesse française. Loin des clichés de la "génération de la flemme", cette étude révèle une jeunesse engagée, soucieuse de son avenir et en quête de sens dans le monde du travail. Tout d'abord, le président souligne l'importance cruciale de comprendre les aspirations de cette tranche d'âge, représentant près de 10 millions de personnes. Il pointe du doigt le fossé grandissant entre les jeunes et la classe politique, qui peine à répondre à leurs attentes. Selon lui, cette fracture expliquerait en partie la montée des extrêmes lors des dernières élections. L'étude montre également que les jeunes font davantage confiance aux scientifiques qu'aux élus locaux pour faire avancer la société. Ce constat révèle une défiance envers les institutions traditionnelles et un désir de s'appuyer sur des expertises plus techniques et pragmatiques. Loin de la paresse souvent attribuée à la jeunesse, Jean-Hervé Lorenzi souligne que leur conception du travail a évolué. Ils sont en réalité très désireux de s'insérer sur le marché de l'emploi, mais font face à de nombreux obstacles. Le ralentissement du recrutement des jeunes ingénieurs, passé de quatre offres d'emploi à six mois de recherche, en est un exemple frappant. L'intervenant pointe également du doigt la faiblesse de l'emploi chez les jeunes, les seniors et les travailleurs âgés en France, comparé à la moyenne européenne. Il voit dans cette situation un rejet des entreprises envers ces catégories de la population, au profit d'une focalisation sur les retraités. Enfin, Jean-Hervé Lorenzi aborde la question de l'intelligence artificielle (IA) et de son impact sur l'emploi. Loin de voir l'IA comme une menace, il considère qu'elle représente une opportunité pour la jeunesse, plus à l'aise avec ces technologies. Selon lui, les jeunes pourraient même devenir les vecteurs du développement de l'IA au sein des entreprises. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 17 Mar 2026 - 08min - 2187 - Éducation financière : les banques à la rencontre des jeunes avec Daniel Baal président du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
Dans cet épisode des Voix de l'économie, Daniel Baal, président du Crédit Mutuel Alliance Fédérale et de la Fédération Bancaire Française, nous plonge au cœur de la semaine de l'éducation financière organisée par les banques françaises. Alors que de nombreux Français peinent à maîtriser les sujets économiques et financiers, Daniel Baal explique l'importance de cette initiative visant à sensibiliser les plus jeunes dès le plus jeune âge. Il détaille les actions menées dans les écoles, où des banquiers et banquières viennent à la rencontre des élèves de CM1 et CM2 pour les initier de manière ludique à la gestion budgétaire et à la connaissance des produits bancaires. Au-delà des plus jeunes, l'éducation financière s'adresse également aux jeunes adultes jusqu'à 25 ans, avec des dispositifs spécifiques mis en place par les banques tout au long de l'année. L'objectif est d'accompagner ces publics dans la maîtrise de leurs finances personnelles, en les sensibilisant notamment aux risques de surendettement. Daniel Baal souligne le rôle essentiel que jouent les conseillers bancaires dans cette mission d'éducation financière, au-delà de la simple semaine annuelle. Leur accompagnement tout au long de l'année est primordial pour prévenir les difficultés et aider les clients en situation fragile. Mais l'entretien ne se limite pas à l'éducation financière. Daniel Baal aborde également les conséquences de la guerre en Iran sur le secteur bancaire français, qui reste relativement peu exposé à cette région. Il évoque également la question du financement de l'industrie de la défense, un sujet parfois épineux pour les banques, mais qu'elles assument pleinement dans une démarche citoyenne. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 16 Mar 2026 - 08min - 2186 - Le dôme de défense antimissile Sky Defender avec Hervé Dammann de Thales
Dans cet épisode passionnant des Voix de l'Économie, Hervé Dammann, directeur général adjoint de l'activité système terrestre et aérien chez Thales, nous présente le nouveau système de défense antimissile Sky Defender. Développé par le géant français de la défense, ce dôme de protection de l'espace aérien vise à contrer les menaces les plus avancées, y compris les missiles hypersoniques voyageant à plus de 6 000 km/h. Notre invité explique en détail les innovations technologiques qui font la force de Sky Defender, comme l'utilisation de capteurs satellites infrarouges et de radars UHF longue portée pour détecter les lancements de missiles balistiques à des distances allant jusqu'à 5 000 km. L'intelligence artificielle joue également un rôle crucial, permettant d'améliorer les performances des capteurs et d'accélérer considérablement la prise de décision, passant de plusieurs heures à quelques minutes seulement. Un point particulièrement intéressant abordé dans l'entretien concerne la capacité du système à faire face à des menaces de drones en grand nombre, une problématique mise en lumière par le conflit en Ukraine. Hervé Dammann rassure en affirmant que Sky Defender dispose des moyens nécessaires pour contrer ce type d'attaque de saturation. Il revient également sur la complémentarité et l'interopérabilité de Sky Defender avec d'autres systèmes européens, comme celui développé par l'italien Leonardo. Il souligne l'importance pour l'Europe de travailler de manière pragmatique et de renforcer les partenariats pour répondre aux besoins croissants des forces armées en matière de défense aérienne et antimissile. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 13 Mar 2026 - 09min - 2185 - La dette privée, un risque pour l'économie mondiale avec François Monnier d'Investir
Aujourd'hui, nous recevons François Monnier, le directeur de la rédaction du magazine Investir, pour discuter d'un sujet qui pourrait avoir de graves conséquences économiques : la dette privée. Après la crise des subprimes de 2008, les régulateurs ont mis en place des contraintes plus strictes pour les banques, les obligeant à prêter davantage aux entreprises saines. Cependant, cela a eu pour effet de pousser les entreprises en difficulté à se tourner vers les gestionnaires de fonds, qui se sont alors lancés à corps perdu dans le marché de la dette privée. Ce marché a connu une croissance fulgurante aux États-Unis, atteignant plus de 2 000 milliards de dollars. Mais comme le souligne François Monnier, ce marché commence à montrer des signes de fragilité. Des faillites retentissantes ont eu lieu aux États-Unis, et certains grands gestionnaires de fonds ont dû faire face à des retraits importants de la part de leurs clients particuliers, qu'ils n'ont pas pu honorer immédiatement. Selon notre invité, cela rappelle les débuts de la crise des subprimes, avec le risque d'une contagion aux banques. Cependant, le directeur de la rédaction d'Investir nuance cette comparaison. Bien que le marché de la dette privée représente une part non négligeable de l'économie américaine, il reste encore relativement limité par rapport à l'ampleur des subprimes. De plus, les banques sont mieux protégées, les particuliers étant les premiers à subir les pertes. Mais le véritable danger, selon lui, pourrait venir de l'arrivée de l'intelligence artificielle (IA). Celle-ci va bouleverser les modèles économiques de nombreuses entreprises, entraînant probablement une vague de faillites dans les mois et années à venir. Or, le marché de la dette privée est fortement exposé à ces entreprises, notamment dans le secteur de la tech, où l'IA est très présente. Cela pourrait donc avoir des conséquences désastreuses sur ce marché. Alors que la guerre au Moyen-Orient continue de dominer l'actualité, cet épisode nous invite à nous pencher sur un autre risque économique majeur, qui pourrait bien se révéler tout aussi inquiétant. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 12 Mar 2026 - 07min - 2184 - Atos, le redressement d'un géant de la tech avec son PDG Philippe Salle
Dans cet épisode captivant des Voix de l'Économie, nous avons le privilège d'accueillir Philippe Salle, le PDG d'Atos, un acteur majeur de la transformation numérique et de la cybersécurité. Après une période difficile, Atos semble avoir retrouvé la voie du succès, et Philippe Salle nous explique les étapes de ce redressement impressionnant. Tout d'abord, Philippe Salle revient sur les résultats annuels de son entreprise, marqués par une perte de 1,4 milliard d'euros. Cependant, il affirme que l'entreprise a été remise sur les rails après une phase délicate où elle a failli disparaître. Il évoque la reconquête de la confiance des marchés, des clients et des partenaires, un processus long et graduel qui a finalement porté ses fruits. L'actualité géopolitique n'est pas épargnée, avec les répercussions de la guerre au Moyen-Orient sur les marchés financiers, notamment les valeurs technologiques. Philippe Salle nous rassure cependant, estimant que le véritable enjeu réside dans la hausse du coût de l'énergie et son impact sur la consommation, plutôt que dans une bulle de l'intelligence artificielle. Le PDG d'Atos nous dévoile ensuite les axes stratégiques sur lesquels il a recentré le groupe : la cybersécurité, la souveraineté et l'intelligence artificielle agentique. Il explique comment le manque de confiance des clients, notamment sur les marchés anglo-saxons, a conduit Atos à perdre de nombreux contrats entre 2023 et 2024. Mais aujourd'hui, le portefeuille semble stabilisé, grâce notamment à la résiliation des contrats les moins rentables. L'un des moments forts de l'épisode est l'annonce par Philippe Salle du lancement de studios d'agents dans quatre pays clés, pour accompagner le développement de l'intelligence artificielle agentique chez les clients d'Atos. Cette nouvelle technologie, capable d'enchaîner plusieurs tâches de manière quasi autonome, soulève des interrogations sur son impact potentiel sur l'emploi. Le PDG reconnaît que certains métiers, notamment dans le back-office, seront touchés, mais il reste optimiste sur l'apparition de nouveaux métiers. Enfin, la question de la cybersécurité est abordée, avec le constat que les grandes entreprises sont globalement bien équipées, contrairement aux PME et au secteur public, qui manquent cruellement d'investissements dans ce domaine essentiel. Philippe Salle appelle à une prise de conscience et à des efforts supplémentaires pour faire face à la menace cyber, qui ne cesse de s'intensifier. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 11 Mar 2026 - 07min
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