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TOKIO RADIO

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Boris Pierre

TOKIO radio, Brouillon de culture ⚡️

Explorez l'inattendu.

Plongez dans la spontanéité.

Celle de l'art, du beau et des mots.

Nos invités se livrent comme jamais dans des discussions de fin de soirée et offrent généreusement leur vision du monde. 

Dans l'intimité de notre studio écoutez la culture vue par les artistes, comme si vous y étiez. 

Soyez, vous aussi, nos invités privilégiés.

TOKIO Radio est un podcast proposé par Boris PIERRE, fondateur du festival Réflexivité(s) Manifestation photographique.

Mixage et production exécutive : Revolver Studio et Dim Sum Entertainment 

Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

56 - #56 Stéphanie Tosi, Éclaireuse
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  • 56 - #56 Stéphanie Tosi, Éclaireuse

    Une étincelle suffit parfois à déplacer une vie. Tout commence à Minorque. Passionnée de voile, Stéphanie Tosi y fait escale au cours d’une traversée et pousse la porte d’une chapelle où sont exposées les œuvres de plusieurs artistes. La rencontre avec ces œuvres, la simplicité du lieu, la liberté d’y entrer et de regarder : le déclic a lieu là. À l’époque, Stéphanie travaille pour un grand groupe de l’agroalimentaire. Elle ne vient pas du monde de l’art et son père, lui-même entrepreneur, tente de la dissuader de créer son entreprise. Elle le fera pourtant. En 2001 naît Carré d’artistes, avec une idée qui paraît simple : rendre l’art contemporain accessible à ceux qui n’en maîtrisent ni les codes ni les usages. Les prix sont affichés et déterminés par le format, les galeries s’ouvrent sur la rue, les œuvres originales deviennent accessibles à un nouveau public. Le modèle bouscule les habitudes du marché de l’art. Carré d’artistes sera accusé de faire du « low cost », de brader les artistes. Certains galeristes refuseront même d’exposer à ses côtés dans des salons. Vingt-cinq ans plus tard, l’entreprise est toujours là, déployée en France et à l’international, structurée, et poursuit son développement. Derrière cette réussite se pose une question plus exigeante : comment construit-on une entreprise autour d’une conviction ? Nous avons parlé de ce premier élan, mais surtout de ce qu’il faut pour ne pas le perdre en chemin. De la force de l’ADN d’une entreprise lorsqu’elle grandit, des choix qu’impose son développement et de ce fragile équilibre entre une vision et la réalité. Et puis des artistes, évidemment. De la place qu’ils occupent dans cette aventure et du regard que Stéphanie et son équipe portent sur celles et ceux sans qui rien de tout cela n’existerait. Mais aussi de ce qui vient avant l’entreprise, avant le modèle, avant même la décision de se lancer. Naît-on entrepreneur ou le devient-on ? Qu’est-ce qui mérite que l’on crée une entreprise ? Et comment une intuition surgie un jour, par hasard, dans une chapelle de Minorque peut-elle devenir l’histoire d’une vie ? Producteur et animateur Boris Pierre Enregistré au siège de Carré d’artistes Mixé par Studio Revolver Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Tue, 08 Sep 2026 - 57min
  • 55 - #55 Yoyo Maeght, Stellaire

    Quand Joan Miró venait à Saint-Paul de Vence, elle le suivait du matin au soir. À trois ans et demi, elle discutait déjà avec Pablo Picasso. Jacques Prévert la surnommait « Yoyo ». Son grand-père, Aimé Maeght, a fondé avec Marguerite Maeght l’une des plus grandes aventures artistiques du XXᵉ siècle : la Fondation Maeght, où se sont croisés Miró, Giacometti, Chagall, Calder, Braque, Bonnard ou encore Matisse. Galeriste, éditrice, commissaire d’exposition, autrice de La Saga Maeght, Yoyo Maeght consacre depuis plus de quarante ans sa vie à transmettre cet héritage tout en accompagnant les artistes d’aujourd’hui. Mais derrière les noms qui ont façonné l’histoire de l’art se cache une femme qui a vécu cette aventure de l’intérieur. Une enfant qui jouait dans les ateliers des plus grands créateurs, une témoin privilégiée d’une époque où les artistes ne fréquentaient pas les musées mais la table familiale. Dans cet épisode de TOKIO, Yoyo Maeght nous ouvre les portes d’un monde disparu. Elle raconte les hommes et les femmes derrière les légendes, les moments d’intimité, les éclats de rire, les drames, les amitiés et les fractures d’une famille qui a profondément marqué l’histoire de l’art moderne. Une conversation rare, au plus près de la mémoire vivante des géants du XXᵉ siècle. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Fri, 03 Jul 2026 - 1h 12min
  • 54 - #54 Christophe Bricard. Pharaon

    Christophe Bricard a longtemps parcouru le monde avant de jeter l’ancre dans le Luberon. Depuis vingt ans, il y vit, y travaille, et poursuit une quête qui ressemble davantage à un destin qu’à une carrière. Architecte d’intérieur, designer de mobilier, scénographe, artisan, inventeur, sculpteur. Les mots s’accumulent mais ne suffisent jamais vraiment à le définir. Christophe appartient à cette famille rare de créateurs qui refusent les frontières entre les disciplines. Autodidacte, il a appris en faisant. Le bois, le métal, la corne, la pierre, la résine, l’inox poli miroir. Il a travaillé la matière sous presque toutes ses formes avant de trouver celle qui allait changer le cours de son histoire : le verre de Murano. Dans cette conversation, nous avons parlé de création, de différence, d’intuition, de solitude, de beauté, d’obsession, de regard. Nous avons parlé de ce qui pousse certains êtres à consacrer leur vie entière à poursuivre une idée que les autres ne voient pas encore. Car derrière l’artiste se cache un bâtisseur, un homme qui agit sur le réel. Un homme qui semble comprendre intuitivement ce que beaucoup d’entre nous oublient. La lumière n’éclaire pas seulement le monde. Elle nous révèle à nous-mêmes. Ses œuvres monumentales nous rappellent que voir est peut-être un acte plus mystérieux qu’il n’y paraît. On pourrait parler de verre, de couleurs, de géométrie, de transparence. Mais ce serait passer à côté de l’essentiel. Christophe Bricard ne semble pas utiliser la lumière pour rendre le monde plus beau. Il l’utilise pour rendre certaines choses impossibles à ignorer. Elle devient une présence, une vigie. Peut-elle attirer suffisamment de regards, de mémoire, d’attention et de conscience pour empêcher qu’un paysage, un patrimoine ou une histoire disparaissent dans l’indifférence ? Cette idée traverse discrètement tout son travail. Nous avons aussi parlé de ce que signifie créer lorsque l’on habite le monde différemment. Diagnostiqué Autiste Asperger à cinquante ans, Christophe Bricard ne raconte pas une singularité à surmonter. Il raconte une autre manière d’observer, de ressentir et de construire. Une autre manière d’être au monde. Comme si, après avoir passé des décennies à observer la lumière sous toutes ses formes, il découvrait soudain celle qui éclairait son propre fonctionnement. Et je vous pose cette question : « À quel moment une œuvre cesse-t-elle d’être une œuvre pour devenir une sentinelle ? » - Émission enregistrée à Lourmarin, galerie-atelier Artokio ( promis on n’a pas fait exprès…)- Producteur et animateur Boris Pierre- Mixage Studio Revolver Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Tue, 09 Jun 2026 - 55min
  • 53 - #53 Lionel Roques. Cardinal

    On peut tourner autour du sujet autant qu’on veut. Sans entreprises, il n’y a pas de société. Sans entrepreneurs et sans salariés, il n’y a pas d’avenir. Lionel Roques, patron de PME, ne s’exprime pas depuis une position d’observateur. Il parle depuis l’intérieur. Depuis ce que signifie diriger, trancher, assumer pour soi et pour les autres, dans un environnement où rien ne peut être différé. Les entreprises ne sont pas une abstraction, elles sont une réalité indispensable, sur laquelle repose notre société, qu’on le reconnaisse ou non. Le constat qu’il pose est simple, presque évident, et pourtant rarement assumé avec cette netteté. Sans entreprises, il n’y a ni dynamique économique, ni emploi, ni projection possible. Ce n’est pas une opinion. C’est un fait. Elles constituent un pilier central, presque cardinal. Sa parole ne repose ni sur des principes, ni sur des théories. Cet entrepreneur s’exprime depuis un endroit devenu rare, celui de quelqu’un qui vit ce dont il parle. Des décisions prises et des risques engagés. Diriger, c’est accepter d’endosser bien plus que son propre rôle. C’est avancer dans un cadre qui, souvent, complexifie ce qui devrait rester évident. Il ne cherche pas à incarner. Il énonce. Avec une constance qui ne relève ni de la posture ni du discours, mais d’une exigence. Quelque chose de persistant, parfois inébranlable, parce qu’il sait ce que cela coûte de céder. Il parle de normes, de fiscalité, de décisions politiques hors-sol depuis plus de 40 ans. D’un système qui demande beaucoup à ceux qui tentent déjà de tenir. Engagé, au sens plein, Lionel Roques rappelle sans détour que l’entreprise n’est pas une variable d’ajustement. Elle est une condition. Je vous invite à lire son livre « Laissez-nous bosser ». Un titre comme un uppercut pour rappeler à nos dirigeants politiques et bureaucrates la valeur travail. Émission enregistrée dans son établissement Le Père Joseph à Rueil-Malmaison. Produit et animé par Boris Pierre Mixé par le studio Revolver Portrait Lionel Roques par Hannah Assouline Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Thu, 30 Apr 2026 - 44min
  • 52 - #52 Sarah Delanchy. Magnétique

    Sarah Delanchy ne cherche jamais à impressionner. Elle est là pour comprendre. Architecte, cartographe, illustratrice… Elle choisit surtout de prendre le temps, de faire à la main ce qui, aujourd’hui, peut être généré, accéléré, produit sans effort. Comme une nécessité, presque un acte de résistance. Une manière de dire : je prends le temps de ressentir avant de représenter. Elle trace à l’encre avec une précision presque obsessionnelle, chaque ligne cherche à retenir ce qui, autrement, disparaîtrait. Ses dessins pourraient faire penser à des plans mais ce serait passer à côté. On n’y projette pas un regard extérieur : on entre dedans. On s’y perd, volontairement. Sarah construit des systèmes vivants. Des espaces où l’on circule, où l’on observe, où l’on doute aussi de ce que l’on voit. Une manière de raconter un territoire sans le figer, de garder une trace dans un monde qui se transforme trop vite pour être saisi complètement. Puis il y a la matière, et la gravure. Des formes qui viennent de loin, des objets que l’on croit connaître, qu’elle déplace, qu’elle fait basculer. Comme si le passé n’était pas derrière nous, mais encore en train de travailler le présent. Des paysages, des routes, des fragments de voyage. Quelque chose de plus brut, presque plus instinctif. Moins contrôlé en apparence, mais avec la même exigence : choisir chaque ligne, chaque densité. Ce qui traverse tout cela, c’est le geste. Des tensions entre ce que l’on construit… et ce qui nous construit en retour. Cet épisode est une invitation à ralentir. À regarder autrement. À comprendre que parfois, dessiner un monde… c’est déjà essayer de ne pas le perdre. Enregistré à Montpellier Mixé par le Studio Revolver Produit et animé par Boris Pierre Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    Wed, 15 Apr 2026 - 26min
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