Nach Genre filtern
TOKIO radio, Brouillon de culture ⚡️
Explorez l'inattendu.
Plongez dans la spontanéité.
Celle de l'art, du beau et des mots.
Nos invités se livrent comme jamais dans des discussions de fin de soirée et offrent généreusement leur vision du monde.
Dans l'intimité de notre studio écoutez la culture vue par les artistes, comme si vous y étiez.
Soyez, vous aussi, nos invités privilégiés.
TOKIO Radio est un podcast proposé par Boris PIERRE, fondateur du festival Réflexivité(s) Manifestation photographique.
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Mixage et production exécutive : Revolver Studio et Dim Sum Entertainment
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- 48 - #48 Ambre Renard, le corps et le regard
Ambre Renard travaille avec l’image comme on travaille une matière vivante. Elle est photographe, modèle, dessinatrice, et refuse les cases trop étroites. Son parcours traverse le corps, le regard et le geste, toujours avec la même exigence de rester juste. Autodidacte, Ambre Renard commence par le dessin et l’illustration, avant de passer devant l’objectif comme mannequin. Cette expérience du corps regardé marque durablement son travail. Au terme d’une terrible maladie qui l’immobilise pendant 4 ans, elle prend en main l’appareil photo de son père. Une révélation qui l’aidera à sortir de son état léthargique. Depuis, elle n’est plus seulement celle qu’on regarde, elle devient celle qui cadre, choisit, révèle. Sa photographie artistique explore les détails, les silences, les textures, les fragments du quotidien. Autoportraits, natures mortes, paysages intimes, ses images ne racontent pas une histoire linéaire, elles ouvrent des espaces. Elles laissent au regardeur la place de respirer. Ambre travaille aussi pour des marques et projets créatifs, notamment en photographie de produit et en nature morte, tout en poursuivant une recherche personnelle exigeante. Son approche est sensorielle, souvent minimale, parfois brute, toujours incarnée. La nudité, quand elle apparaît, n’est jamais décorative, elle est présence, vulnérabilité, vérité. Le mannequinat n’a pas été pour elle un but, mais une expérience fondatrice. Quand Ambre passe derrière l’appareil, ce renversement n’est pas symbolique, il est vital. Il s’inscrit dans une reconquête du corps et de l’image Elle travaille en argentique et en numérique, refuse l’image bavarde et préfère la justesse à l’effet. Ses images tiennent par peu de choses - une lumière, une texture, un détail - mais ce peu est essentiel. Rien n’y est illustratif. Tout y est ressenti. Chez elle, il n’y a pas de hiérarchie entre art et commande, il n’y a qu’une manière de regarder. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 23 Dec 2025 - 1h 08min - 47 - #47 Stéphane Brogniart, l’épaisseur du pas
Chez Stephane Brogniart, l’endurance n’est jamais sportive, elle est anthropologique. Elle met à jour l’épaisseur de l’être. Stéphane Brogniart n’entre jamais dans une pièce. Il la traverse. Non pas pour impressionner, ni pour s’imposer. Mais parce que son rapport au monde semble suivre une trajectoire différente : une ligne intérieure, tendue vers quelque chose qu’il est le seul à percevoir. Dans TOKIO, Stéphane n’a pas raconté un exploit. Il a raconté un chemin. Un chemin où l’endurance n’est pas une performance mais une manière d’habiter le temps. Où la solitude n’est pas un refuge mais un espace d’écoute. Où l’effort physique devient une enquête sur soi, sur les certitudes, les apparences, et parfois même l’idée de réussir. Ce qui frappe chez lui, ce n’est pas la capacité à aller loin. C’est la capacité à rester vrai alors que tout autour pousse à se construire un personnage. À TOKIO, il n’a pas déposé un récit héroïque sur la table, mais une présence nue, déroutante, presque indisciplinée. Une parole qui obéit à sa propre gravité. Une heure avec lui, c’est une heure à réapprendre à marcher droit dans son propre paysage intérieur. Il parle comme il vit, au plus près de ce qu’il pense réellement. C’est rare et ça surprend. Cette émission, au delà de ses défis, révèle sa manière d’aller droit au fond des choses, sans détour. Quand il décrit ce qu’il fait, on entend surtout ce qu’il refuse : les discours creux, les identités de façade, le besoin d’être validé. J’ai aimé la façon dont il déplace les questions au lieu d’y répondre. Parce qu’au fond, Stéphane nous rappelle que la vraie audace ne consiste pas à aller plus loin que les autres, mais à aller là où personne ne peut venir à notre place. La véritable endurance n’est peut-être pas dans l’effort, mais dans cette capacité à rester fidèle à ce qui ne fait pas de bruit. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 09 Dec 2025 - 1h 10min - 46 - #46 Antoine Musy, Ranger
Ce qui frappe chez Antoine Musy, ce n’est pas le décor dans lequel il évolue, mais la manière dont il s’y tient. Antoine partage sa vie entre plusieurs continents. L’Afrique australe, où il patrouille dans des réserves menacées par le braconnage, au contact des communautés rurales pour qui un rhinocéros ou un éléphant n’est jamais un animal “lointain”, mais une présence quotidienne. L’Asie du Sud-Est, où il s’est retrouvé aux côtés des orangs-outans, dans ces forêts où l’on suit les traces entre les racines, et où il a travaillé avec les Dayaks, qui vivent encore au plus près de la jungle. Et puis l’Asie maritime, où il a croisé la route des Bajaos, ces nomades de la mer pour qui la frontière entre l’homme et le vivant n’a jamais été une ligne, mais une respiration. À peine la trentaine, Ranger, formé aux unités anti-braconnage de la Global Conservation Force, il évolue dans des territoires où la lecture du terrain est une condition de survie. Une empreinte, une branche, une direction, chaque détail peut raconter une histoire, ou un danger. Une autre partie de son travail consiste à chercher ce point d’équilibre entre humains et animaux. Comprendre les habitudes, les peurs, les traditions. Discuter avec les communautés d’Afrique australe qui vivent près des corridors de migration. Écouter les pêcheurs et les familles Bajaos qui cohabitent depuis des siècles avec les requins, les tortues, les fonds marins. Observer comment les Dayaks protègent certaines zones sacrées où les orangs-outans trouvent encore refuge. Réconcilier les hommes et le sauvage, c’est aussi ça, son terrain. Et puis il y a ce qu’il transmet. Antoine crée des contenus à partir de ce qu’il vit, non pas pour divertir, mais pour rendre accessible la réalité du terrain : les unités K9, les opérations anti-braconnage, la réhabilitation d’animaux, les tensions entre survie économique et conservation, les victoires minuscules que personne ne filme. Vulgariser sans simplifier. Expliquer sans trahir. Être ranger, ce n’est pas seulement protéger des animaux. C’est défendre un équilibre fragile, faire face à la brutalité du réel, et accepter d’être exposé physiquement, mentalement, moralement. J’ai voulu comprendre ce qui pousse un homme de sa génération à choisir cette voie-là. Vivre dehors, rester vigilant, s’engager sans bruit, et malgré tout raconter, pour que d’autres comprennent. Émission animée avec Laurence Laborie. Enregistré dans une crêperie parisienne et mixée par Studio Revolver. Couverture par Maxime Mergalet On adore vos commentaires, n’hésitez pas à nous écrire. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sat, 22 Nov 2025 - 34min - 45 - #45 Sandra Aubert, entrepreneure créative
Sandra Aubert a l’art de frapper juste. Rien, chez elle, ne relève du hasard. Chaque mot est pesé, chaque geste semble porté par une idée claire : ne pas laisser le monde devenir indifférent. Sandra Aubert a commencé dans le concret. L’économie, les entreprises, le réel, avant de comprendre que le vrai levier, ce n’est pas la structure. C’est l’humain. Journaliste de formation, elle a gardé le goût du terrain, de la vérité captée dans la voix des autres. Mais c’est du côté de la fiction qu’elle a trouvé sa voie, celle qui permet de dire sans imposer, de transmettre sans ennuyer. Avec FF2R, elle a inventé une manière nouvelle de former, d’alerter, de sensibiliser : raconter pour que ça reste. Les épisodes qu’elle produit, inspirés des codes du cinéma et des séries, sont utilisés dans les entreprises pour former aux réflexes anti-cybercriminalité. Son intuition est simple, on retient ce qui nous touche, pas ce qu’on nous dicte. Elle conduit une Harley comme on mènerait un projet, sans peur du déséquilibre, avec ce mélange de maîtrise et d’instinct qu’on retrouve dans sa parole. Sa liberté n’a rien de décoratif. C’est une position de vie. Il y a chez elle une manière rare de tenir ensemble la rigueur et la chaleur. Une intelligence lucide, sensible, ancrée. Elle ne cherche pas à séduire ; elle cherche à transmettre. Et elle le fait avec cette force tranquille des gens qui savent exactement pourquoi ils sont là. Cette émission est co-animée avec Laurence Laborie. Mixé par Revolver Studio. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sun, 09 Nov 2025 - 32min - 44 - #44 Hélène Maurice, écrivain
Los Angeles, 1990. Les palmiers du Strip, les néons, les excès, les illusions d’Hollywood. C’est là que débute L.A. Artificial, le premier roman d’Hélène Maurice — une plongée dans la jeunesse d’une actrice happée par le mirage californien, entre culture pop, rock alternatif et quête de soi. Hélène Maurice vit dans le Finistère. Elle enseigne l’histoire-géographie, mais c’est la mémoire des sons et des images qui nourrit sa plume. Enfant des nineties, elle porte pourtant en elle toute la culture musicale des années 70 : celle des guitares électriques, des voix libres, d’une époque où la musique cherchait encore à dire quelque chose au monde. Dans cette conversation, on parle de fiction et de mémoire, de transmission et de résistance, de ce que la culture populaire a fait de nous — et de ce que nous pouvons en faire aujourd’hui. On parle aussi de liberté, d’écriture, et du pouvoir des récits quand ils résonnent avec une époque. L.A. Artificial est un roman sur l’artifice et le désir d’authenticité. Et Hélène Maurice, par sa voix et sa culture, nous rappelle que parfois, les histoires les plus lucides naissent au cœur même de l’illusion. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sun, 26 Oct 2025 - 1h 02min - 43 - #43 Rudy Ricciotti, architecte visionnaire
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Wed, 08 Oct 2025 - 1h 07min - 42 - #42 Pénélope Bagieu, Dessinatrice de BD
Elle a donné vie à Joséphine, porté sur papier l’histoire de Cass Elliot avec California Dreamin’, adapté Roald Dahl avec Sacrées sorcières, et révélé au grand public les vies d’héroïnes oubliées avec Culottées, récompensé par le prestigieux Prix Eisner et adapté en série animée. Mais derrière ces succès, il y a une histoire plus intime. Dans cet épisode de TOKIO Radio, Pénélope Bagieu raconte ses débuts, son premier cachet, le soutien indéfectible de sa mère, ses routines de création, et sa relation singulière avec son éditeur. Elle parle de ses personnages comme s’ils continuaient à vivre en dehors des planches, partage ses projets, son humour, et son regard sur l’avenir. On parle aussi de la difficulté des femmes à s’imposer dans un monde d’hommes, des progrès accomplis, et des combats encore à mener. Une conversation drôle, sensible et lucide, fidèle à l’esprit de TOKIO. ©️Crédit photo Pauline Darley 🎧Mixage Studio Revolver 🎤Production / Animation Boris Pierre Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sat, 20 Sep 2025 - 1h 08min - 41 - #41 Hans Silvester, Photographe
Hans Silvester, un nom qui parle plus par son regard que par sa signature, et c’est précisément cela qui définit son héritage. Né en 1938 à Lörrach, il devient photographe presque naturellement dès l’adolescence, sa passion s’épanouissant à l’école de Fribourg. Dès 1960, la Camargue le marque. Sa première œuvre, Camargue, magnifiée par un texte de Jean Giono, lui ouvre les portes d’un monde qui l’absorbe. En 1962, plantant sa tente en Provence, il devient globe-trotter. Hans a photographié dans plus de 70 pays, et pourtant, son œuvre reste intimiste, lente, humaniste. Il est un voyageur sans folklore, qui refuse l’exotisme, et cherche le lien plus que l’image. En 1965, il rejoint RAPHO, l’agence photographique mythique française et entre dans la lignée des plus grands photographes humanistes. RAPHO a représenté des des légendes telles que Robert Doisneau, Willy Ronis, Sabine Weiss, Janine Niepce, Édouard Boubat. Et plus tard Hans Silvester, Marc Riboud, François Hers,.. En 1977, il devient un fondateur visuel de l’aventure éditoriale de GEO, le magazine référence de la photographie-reportage et réalise la couverture du numéro 0. Dès les années 70, Hans Silvester dénonce La déforestation en Amazonie, La pollution des rivières françaises, La surexploitation forestière en Amérique du Nord. Il fait œuvre militante avec des images sensibles, éloignées du spectaculaire et fidèles à sa sobriété. Puis, dans les années 2000, l’Éthiopie. Sa fascination pour les peintures corporelles des peuples de la vallée de l’Omo le pousse à s’y immerger. Il documente ce que personne d’autre n’a su photographier ainsi, en prenant le temps de vivre avec eux, souvent accompagné de sa femme Dora. Son travail est un témoignage exceptionnel de ces arts vivants, éphémères et habités, comme une empreinte du lien entre l’homme et la nature. Il n’a pas photographié les guerres, mais un autre type de fragilité, celle des Peuples Racines, des cultures en voie de disparition, de ces formes d’expression immatérielles. Cette quête, silencieuse et respectueuse, est la quintessence de son regard. En 2022, il est couronné du Prix International Planète Albert Kahn, honneur rare rappelant la portée historique et sensible de sa carrière. Hans Silvester, c’est un photographe hors mode, hors frontières, un témoin aux aguets, qui documente plus qu’il ne capture. Ses images nous racontent autre chose que des histoires. Elles nous rappellent qui nous sommes, et ce qui importe. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 05 Sep 2025 - 1h 04min - 40 - #40 Philomène Remy, Grand Reporter
De la douceur du cocon familial aux tranchées en Ukraine. Philomène Remy a fait un choix rare : quitter des certitudes pour affronter l’incertitude et l’âpreté du monde. Grand reporter, elle ne se contente pas de couvrir l’actualité, elle la construit au plus près du réel. Centrafrique, Cisjordanie, Liban, Gaza, Ukraine, autant de terrains sanglants qu’elle aborde non comme une simple liste de conflits, mais comme des lieux où des vies continuent, coûte que coûte. Sans fabriquer de sensationnel, sans aplatir les nuances, Philomène laisse au réel la place d’être complexe. Son travail donne au monde une chance de se dire. Elle signe aujourd’hui des reportages pour En société (France 5), après être passée par Ligne Rouge (BFM), France 24 et Channel 4. Ce qu’elle explore avant tout, ce sont les marges humaines des crises : l’éthique du regard, la confiance avec les témoins, et la responsabilité que porte chaque image. Pour réaliser « Russie, les enfants volés d’Ukraine », elle affronte l’enfer de la guerre avec son équipe de BFMTV, traverse tout le pays en voiture et tente de se rendre en Crimée. Son travail est primé au festival de télévision de Monte-Carlo par un jury prestigieux. Philomène Remy incarne un journalisme exigeant, respectueux, profondément humain, exactement ce dont on a besoin aujourd’hui. Dans cette conversation, on parle de cette ligne de crête où le métier rencontre l’éthique. Une ligne qu’elle ne lâche jamais. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 14 Aug 2025 - 45min - 39 - #39 Lena Fire, Actrice X
On croit savoir. On fantasme. On juge très vite. Mais rarement on écoute. Lena Fire, elle, assume tout. Son métier. Son image. Son plaisir. Et surtout. Sa passion du sexe. Pas celle qu’on caricature. Une passion réelle, exigeante, traversée de choix, de limites, de liberté. Actrice X, oui. Et pleinement consciente. Le corps comme terrain d’expression. Le sexe comme langage. Le désir comme matière première. Elle est venue à TOKIO avec cette clarté peu commune, celle de ceux qui n’ont rien à cacher, rien à vendre, rien à prouver. Mais que sait-on vraiment d’une actrice X ? De ce qu’elle traverse, de ce qu’elle choisit, de ce qu’elle encaisse, de ce qu’elle transforme. Lena ne cherche pas à provoquer. Elle explique. Elle éclaire. Elle remet à l’endroit. Et derrière chaque mot, il y a cette évidence : elle sait ce qu’elle fait. Et pourquoi elle le fait. Elle déroule le fil d’une parole rare, lucide, entière, crue parfois, mais jamais gratuite. Pas pour se justifier mais pour faire savoir. Cette émission n’est ni un aveu, ni un manifeste. C’est un contrechamp. Et peut-être une invitation à poser un autre regard, un regard qui n’efface pas. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 05 Aug 2025 - 34min - 38 - #38 Matthias Harder - Helmut Newton Foundation
Depuis Berlin, il veille sur l’héritage d’un photographe qui n’a jamais cessé de troubler le regard. Matthias Harder dirige la Fondation Helmut Newton. Il en est aussi le curateur en chef. Nommé par Helmut quelques mois avant son décès, puis accompagné par le regard de June, il orchestre depuis des années les expositions, les publications, les archives - mais surtout, il façonne une mémoire vivante. Celle de Helmut Newton, bien sûr, mais aussi celle de June Newton, Photographe elle aussi. Plus discrète, mais tout aussi précise, sous le nom d’Alice Springs, elle a construit une œuvre à part entière. On s’est retrouvés à Arles, dans la cuisine de Julia de Bierre, fondatrice de la Galerie Huit. Loin des grandes institutions, on a parlé de photographie, de regard, de pouvoir, de tendresse aussi. Et de cette ligne fine entre fascination et inconfort. Une plongée lucide dans les coulisses de la photographie contemporaine, entre passion, responsabilité et mémoire. Dans cette conversation, nous parlons longuement de ce photographe qui a bousculé les codes, imposé une esthétique aussi radicale qu’irrévérencieuse, tout autant que de la présence fondamentale d’Alice Springs. Un échange amical et généreux. Et cette intimité particulière que seule la radio permet, quand la voix devient le lieu du partage. English version : From Berlin, he watches over the legacy of a photographer who never stopped unsettling the gaze. Matthias Harder is the director and chief curator of the Helmut Newton Foundation. Appointed by Helmut just a few months before his death, and later accompanied by June’s sharp eye, he has been curating exhibitions, publications, and archives for years — but above all, he has been shaping a living memory. The memory of Helmut Newton, of course — but also that of June Newton, herself a photographer. More discreet, yet equally precise. Under the name Alice Springs, she built a body of work all her own. We met in Arles, in the kitchen of Julia de Bierre, founder of Galerie Huit. Far from the major institutions, we spoke about photography, about the gaze, about power — and tenderness, too. About that delicate line between fascination and discomfort. A clear-eyed dive into the backstage of contemporary photography, where passion, responsibility and memory intertwine. In this conversation, we speak at length about a photographer who broke all the rules and carved out a style both radical and irreverent — as well as about the essential presence of Alice Springs. A warm, generous exchange. And that special intimacy only radio can offer, when the voice becomes a space for sharing. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 14 Jul 2025 - 34min - 37 - #37 Emma Picq
Emma, c’est un flou net. Une présence magnétique capturée dans un miroir usé. Il y a quelque chose de spectral dans cette image, comme si elle venait d’un autre temps. Un passé où l’on prenait encore le temps de se regarder. Cheveux clairs, presque délavés, regard direct mais inaccessible, Emma semble à la fois devant et derrière l’objectif. Elle tient son Mamiya RZ comme on tient une arme sacrée : avec assurance et intimité. Emma Picq est photographe. Mais ce serait trop simple de s’arrêter là. L’image chez elle est un territoire instable, une matière à éprouver, une manière de dire ce qui ne se dit pas. Elle capte la lumière lente, celle qui oblige à attendre, à respirer, à choisir. Ici, chaque photo est un engagement. Mais ce n’est pas tout. Emma est aussi la fondatrice de Borderlines Paper, un projet éditorial à part. Borderlines, c’est son espace de liberté. Une revue artisanale et indocile qu’elle construit image après image, dans le refus du bavardage visuel. Emma ne cherche pas à convaincre. Elle cherche à comprendre. Et c’est précisément ce qui rend sa parole précieuse. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sun, 29 Jun 2025 - 1h 10min - 36 - #36 Cadeau Simon Johannin
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Tue, 24 Jun 2025 - 00min - 35 - #35 Cadeau Agathe Catel
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Tue, 24 Jun 2025 - 01min - 34 - # 34 TOKIO Anniversaire ⚡️
Une année sans concession. Pas de format. Pas de filtre. Pas de programme à vendre. Des voix. Entières. Pas retouchées. Pas marketées. Des silences qu’on laisse durer. Des regards qu’on devine derrière les mots. Ici, on ne meuble pas le vide. On l’écoute. TOKIO, ce n’est pas un média. C’est un refus. Le refus de parler vite. De parler fort. De parler pour rien. C’est un lieu. Pour ceux qui ne rentrent pas dans les cases. Pour ceux qui doutent, qui cherchent, qui racontent autrement. J’ai lancé ça seul. J’ai tenu seul. Mais je ne suis pas seul. Vous avez écouté. Vous avez relayé. Vous avez compris. Alors on continue. En marge. En ligne directe. En silence parfois. Une année sans concession. Une seule promesse : Ne jamais trahir ce qui nous lie. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 24 Jun 2025 - 04min - 33 - #33 Kamal Hachkar Réalisateur - Producteur
Entre deux terres, il a choisi de raconter. Il est né au cœur des Cévennes, dans une ville minière du Gard, mais son histoire commence ailleurs. À Tinghir, au sud-est du Maroc, dans une vallée qu’il n’a pas connue enfant, mais dont il portait déjà les contours en lui. Kamal Hachkar a grandi entre deux mondes. Et plutôt que de choisir, il a décidé d’en faire le fil conducteur de son travail. Historien de formation, cinéaste par nécessité, il a compris très tôt que l’Histoire ne suffit pas. Qu’il fallait aller chercher, rencontrer, creuser les silences, remettre en lumière ce que l’exil, le temps ou la peur avaient effacé. C’est ainsi qu’est né Tinghir-Jérusalem : d’un retour au pays, d’une question simple — que sont devenus les Juifs marocains qui vivaient ici ? — et d’une volonté, farouche, de tisser à nouveau ce qui fut brisé. Ce film, salué mais aussi critiqué, a réveillé des mémoires. On l’a accusé d’ouvrir des plaies, mais il n’a fait qu’y porter une lumière douce, patiente, humaine. Depuis, Kamal n’a jamais cessé de suivre cette ligne fragile entre les identités, les appartenances, les douleurs et les possibles. En 2019, il réalise Dans tes yeux, je vois mon pays, un film traversé par la musique, le retour et l’émotion pure. On y suit Neta Elkayam et Amit Haï Cohen, deux artistes israéliens d’origine marocaine, qui reviennent au Maroc pour faire résonner la langue, les chants, les gestes enfouis dans leur enfance. Le film est une déclaration d’amour à une culture vivante, une tentative poétique de recomposer les liens, au-delà de l’exil et de la politique. Ce n’est pas un film sur la nostalgie. C’est un film sur la promesse. Celle que la mémoire n’est pas une fin, mais un début. Que la création peut être un pont, qu’un chant peut encore réunir ce que les histoires officielles ont séparé. En décembre 2024, Kamal présentait ce film aux États-Unis, devant une salle pleine au cœur de la Nouvelle-Orléans. Preuve que ses récits trouvent écho bien au-delà des frontières. Parce qu’au fond, ils nous parlent tous. De ce qu’on perd. De ce qu’on cherche. De ce qu’on peut encore retrouver. Son cinéma est une traversée. Une manière d’habiter le monde avec plus de nuance, plus de lien. À une époque saturée de récits simplistes, Kamal Hachkar continue de tendre l’oreille. Et c’est pour ça qu’on l’écoute. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sun, 18 May 2025 - 56min - 32 - #32 Caio Rosa, visual Soul of Praça Seca
⚡️Caio Rosa est une voix montante de la photographie contemporaine brésilienne. À travers une approche artistique profondément engagée, il offre une perspective singulière sur les identités afro-brésiliennes et les héritages culturels. Son travail mêle techniques photographiques traditionnelles et éléments graphiques – dessins, écrits, cartes affectives – pour inventer de nouvelles formes de représentation du corps et de la culture noire. Chaque image devient un espace de résistance et de réinvention, où l’intime dialogue avec le politique. Issu du quartier de Praça Seca à Rio de Janeiro, Caio puise dans son environnement et son héritage une matière vive, traversée de spiritualité. Il interroge les classifications imposées par les récits occidentaux, et tisse des liens entre mémoire, territoire et imagination. Artiste pluriel, il explore aussi la musique en tant que DJ, en particulier les rythmes sud-africains Gqom et Amapiano, prolongeant ainsi sa recherche esthétique dans le champ sonore. Caio est né à Rio de Janeiro. Il vit au Brésil. ( Émission en anglais ) ⚡️Caio Rosa é uma voz emergente da fotografia contemporânea brasileira. Com uma abordagem artística profundamente comprometida, ele oferece uma perspectiva única sobre as identidades afro-brasileiras e os legados culturais. Seu trabalho combina técnicas fotográficas tradicionais com elementos gráficos — desenhos, textos, mapas afetivos — para inventar novas formas de representação do corpo e da cultura negra. Cada imagem se torna um espaço de resistência e reinvenção, onde o íntimo dialoga com o político. Nascido no bairro de Praça Seca, no Rio de Janeiro, Caio extrai de seu ambiente e de sua herança uma matéria viva, atravessada pela espiritualidade. Ele questiona as classificações impostas pelas narrativas ocidentais e entrelaça memória, território e imaginação. Artista plural, também explora a música como DJ, especialmente os ritmos sul-africanos Gqom e Amapiano, ampliando sua pesquisa estética para o campo sonoro. Caio nasceu no Rio de Janeiro. Vive e trabalha no Brasil. ⚡️ Caio Rosa is a rising voice in contemporary Brazilian photography. Through a deeply committed artistic approach, he offers a unique perspective on Afro-Brazilian identities and cultural legacies. His work blends traditional photographic techniques with graphic elements—drawings, writings, affective maps—to invent new forms of representation for the Black body and culture. Each image becomes a space of resistance and reinvention, where the intimate dialogues with the political. Born in the neighborhood of Praça Seca in Rio de Janeiro, Caio draws from his surroundings and heritage a living material, imbued with spirituality. He questions the classifications imposed by Western narratives and weaves connections between memory, territory, and imagination. A multifaceted artist, he also explores music as a DJ, particularly the South African rhythms of Gqom and Amapiano, extending his aesthetic research into the sonic realm. Caio was born in Rio de Janeiro. He lives and works in Brazil. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 07 May 2025 - 44min - 31 - #31 Mehdi Bentahila, photographe
À première vue, Mehdi Bentahila est photographe. Et entrepreneur. Il capte des regards, des lumières, des paysages. Il cofonde des lieux, lance des idées, accompagne d’autres à faire naître les leurs. Mais ce serait réducteur. Mehdi est un tisseur de liens, il ne sépare jamais le sensible de l’engagement. Il crée pour relier, il entreprend pour rapprocher. Quand certains cherchent la lumière. D’autres la fabriquent. Mehdi Bentahila est de ceux-là. Dans cet épisode on parle de trajectoire, d’intuition et de conviction. On parle de transmission, de vulnérabilité, d’ancrage dans un territoire et de la nécessité de bâtir des projets qui ont du sens. On y parle surtout de ce qui ne se délègue pas. Le feu intérieur. Un épisode pour celles et ceux qui savent que créer, ce n’est pas montrer. C’est révéler. Mixage par le studio Revolver. Animateur et producteur Boris Pierre. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 17 Apr 2025 - 48min - 30 - #30 Jeanne Grouet & Sajede Sharifi
30ème émission de TOKIO radio, toujours et encore des rencontres fabuleuses, des conversations qui s'étirent jusqu'aux étoiles 🌟 Je reçois Jeanne Grouet et Sajede Sharifi, un duo de photographes au parcours exaltant. Une communion artistique! Quand l'une ouvre une résidence d'artistes à Téhéran, l'autre l'a rejoint illico. Et puis septembre 2022, la mort de Masha Amini ouvre, réouvre la révolution. Cette fois-ci, la révolution de toute une génération, de tout un peuple qui ne s'arrêtera que lorsque les tyrans seront tombés. Jeanne et Sajede, Sajede et Jeanne, c'est autant de qualificatifs pour désigner la sororité. La sororité qui elève et transcende ⚡️ Ce que vous devez savoir sur ces artistes: Sajede Sharifi, née en 1984, est une photographe et artiste franco-iranienne qui partage sa vie et son travail entre Paris et Téhéran. Elle a étudié la sociologie à l’Université de Téhéran avant de se former à la photographie à l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles, dont elle est diplômée en 2014, puis au Centre International de la Photographie de New York en 2015. Son travail interroge la photographie en tant que document, mêlant narration fictive et réalité objective. Elle explore les frontières entre objectivité et fiction, authenticité et imaginaire, remettant en question la capacité de la photographie documentaire à restituer fidèlement la réalité. En 2023, Sajede Sharifi a collaboré avec Jeanne Grouet pour créer “Le Laser Vert”, un livre auto-édité qui a donné naissance à un court-métrage mêlant photographie et prose. Cette œuvre met en lumière la résistance des femmes iraniennes face à la censure et à la répression du gouvernement de la République islamique. Le film a été projeté lors d’un événement spécial à la Maison Européenne de la Photographie à Paris en septembre 2023, marquant le premier anniversaire de la mort de Mahsa Jina Amini. Sajede Sharifi a également exposé ses œuvres dans diverses galeries et festivals, notamment la Galerie Les Filles du Calvaire à Paris, la Biennale de Lyon, la Chapelle Sainte-Anne à Arles et la Friche Belle de Mai à Marseille. Jeanne Grouet est une photographe française née en 1989. Après avoir obtenu une licence en cinéma à la Sorbonne, elle intègre l’École Nationale Supérieure de la Photographie (ENSP) à Arles, où elle rencontre Sajede Sharifi. Son travail photographique se caractérise par une approche sensible des textures, des couleurs et des formes, souvent présentées sous forme de diptyques. Elle cherche à créer une “cartographie émotionnelle” des lieux qu’elle explore, traduisant ses impressions visuelles en images évocatrices. En 2019, Jeanne Grouet effectue une résidence artistique en Iran, où elle collabore avec Sajede Sharifi pour l’exposition “Mother Earth”. Cette expérience lui permet de découvrir la vie culturelle iranienne et d’approfondir sa compréhension des distinctions entre les espaces publics et privés dans ce pays. En 2023, les deux artistes réalisent ensemble “Le Laser Vert”, un livre auto-édité accompagné d’un court-métrage mêlant photographie et prose. Cette œuvre met en lumière la résistance des femmes iraniennes face à la censure et à la répression du gouvernement de la République islamique. Le film a été projeté lors d’un événement spécial à la Maison Européenne de la Photographie à Paris en septembre 2023, marquant le premier anniversaire de la mort de Mahsa Jina Amini. Jeanne Grouet a également participé à diverses expositions, notamment à la Galerie Les Filles du Calvaire à Paris, à la Biennale de Lyon, et à la Chapelle Sainte-Anne à Arles. Son travail interroge les notions de frontières géographiques et symboliques, explorant l’invisibilité des liens dans le champ de l’intime. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 08 Apr 2025 - 41min - 29 - #29 Federico Benincasa, 99 Camera Museum
On croit souvent que les objets sont inertes, qu’ils ne sont que des outils, des extensions de nos désirs, de nos gestes. Mais certains d’entre eux portent en eux une mémoire, une intensité presque mystique. Les appareils photo font partie de ceux-là 📷 Ils ne se contentent pas de capter des images, ils enregistrent des fragments d’existence. Dans la pellicule il y a plus que de la lumière : il y a des silences, des absences, des émotions suspendues. Federico Benincasa en sait quelque chose. Son père traquait ces objets comme des reliques, conscient qu’ils n’étaient pas de simples outils mais des témoins d’une révolution visuelle et industrielle. À sa disparition, Federico a pris le relais. Plutôt que de laisser ces icônes dormir dans l’ombre, il leur a redonné une voix avec le 99 Cameras Museum. Un appareil photo n’a de sens que s’il sert à photographier, alors il les réactive. C’est ce qui a donné naissance à The Analog Chronicles. Dans ce projet, Federico Benincasa a invité cinq photographes contemporains à s’emparer de ces chefs-d’œuvre pour les faire revivre. ⚡️Mathias depardon, Théo Giacometti, Alessandro silvestri, Gaia Squarci, Ismaël Ferdous Chacun a choisi un appareil, l’a apprivoisé, l’a confronté à l’instant présent. Une manière de tester leur propre regard, mais aussi de vérifier si ces machines d’un autre temps pouvaient encore capter quelque chose d’essentiel. Aujourd’hui, alors que les images numériques se multiplient et s’effacent dans la même seconde, quel rôle jouent encore ces appareils ? Peut-être nous rappellent-ils que voir est un acte conscient 🔥 Et vous, avez-vous déjà ressenti cette présence, ce poids de l’histoire, en tenant un appareil photo ancien entre vos mains ? Le 99 Cameras Museum est installé au STUDIO HARCOURT PARIS (visite gratuite) Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sun, 16 Mar 2025 - 59min - 28 - #28 Jean-Marc Barr « Experience »
L’un des derniers romantiques du cinéma. En 1988, Le Grand Bleu fait de Jean-Marc Barr une icône instantanée, un mythe, à 28 ans. Son regard perdu dans l’infini, Sa beauté transcendante, et son lien presque mystique avec l’océan marquent à jamais le public. À Hollywood, on le courtise, mais lui prend une autre voie, loin du star-system. Jean-Marc Barr emprunte les chemins de traverse, nage à contre-courant et vit son cinéma. Avec Lars von Trier, il tourne Europa, puis s’embarque dans l’aventure Dogma 95, un mouvement cinématographique révolutionnaire qui bouleverse le cinéma indépendant. Il réalise son premier long-métrage, Lovers, avec l’actrice Élodie Bouchez, caméra à la main. Ce mouvement a forcé les réalisateurs à réinventer leur manière de raconter une histoire, en se débarrassant des artifices hollywoodiens, pour revenir à l’essence du cinéma : l’émotion pure. Ce qui frappe chez lui, c’est cette quête de liberté inconditionnelle. Il refuse les facilités du métier, préférant des rôles exigeants, un cinéma brut, une recherche artistique sans compromis. Dans un monde où le cynisme l’emporte souvent, Jean-Marc Barr incarne encore une forme de romantisme. Pas au sens mièvre du terme, mais dans cette capacité à croire en la beauté, en l’art comme espace de vérité et de liberté. Écouter Jean-Marc Barr, c’est plonger dans un autre temps. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sun, 02 Mar 2025 - 39min - 27 - #27 Jean-Marc Barr « Hors cadre »
Il y a des artistes que l’on reconnaît à leur visage, d’autres à leur voix, certains encore à une posture, une façon d’occuper l’espace. Jean-Marc Barr, lui, se distingue par son esprit. Un souffle de liberté qui traverse chacun de ses choix, qu’ils soient artistiques, personnels ou existentiels. Si vous croyez encore que la célébrité impose des compromis, il suffit d’observer son parcours pour comprendre qu’il incarne tout l’inverse : un refus du conformisme, une quête de vérité, une nécessité d’être soi – coûte que coûte. Il est impossible d’évoquer Jean-Marc Barr sans penser à Le Grand Bleu. Le film culte de Luc Besson l’a propulsé sur le devant de la scène, gravant à jamais son visage dans la mémoire collective. Pourtant, si d’autres auraient pu s’installer confortablement dans la lumière, il a choisi une autre route. Là où certains voient une carrière toute tracée, lui perçoit une cage dorée. Son esprit de liberté l’a poussé à refuser les rôles formatés, les productions sans âme, et à s’orienter vers un cinéma plus exigeant, plus intime. Le cinéma de Jean-Marc Barr est un territoire d’exploration. Il travaille avec des réalisateurs audacieux comme Lars von Trier, devenant un fidèle compagnon de route du Dogme 95. Europa, Breaking the Waves, Dancer in the Dark : des œuvres radicales qui témoignent d’une prise de risque permanente. Il ne joue pas, il habite ses rôles, s’effaçant derrière des personnages tourmentés, marginaux, écorchés. Son choix d’alternance entre cinéma d’auteur et production plus grand public prouve qu’il n’a jamais renié ses idéaux. Il ne se laisse pas enfermer dans une case, car il refuse l’idée même du moule. Jean-Marc Barr est le plus Européen des Américains, il oscille entre plusieurs cultures, plusieurs langues, et c’est peut-être cette hybridité qui nourrit son insatiable besoin de mouvement. Il est aussi réalisateur, scénariste, photographe, explorant sans cesse de nouveaux médiums pour exprimer sa vision. Dans sa filmographie, comme dans sa vie, il y a cette constante : une indépendance farouche. Il se tient loin des mondanités, des calculs stratégiques, des postures factices. Là où beaucoup cherchent à plaire, lui cherche à être. Dans Lovers, film qu’il a lui-même réalisé, il explore la sensualité avec une liberté totale, sans artifice ni tabou. Cette approche du corps comme un langage, comme un territoire d’expression, rappelle que la vraie liberté, c’est d’assumer qui l’on est, dans toute sa vulnérabilité. Ce regard sans fard, il l’applique aussi à son engagement : parler quand il le faut, se taire quand c’est nécessaire, mais toujours avec une forme d’honnêteté qui fait écho à son jeu d’acteur. Dans un monde où l’uniformisation menace l’authenticité, Jean-Marc Barr demeure une figure précieuse, un repère. Il nous rappelle qu’il est encore possible de choisir une autre voie, de privilégier l’essence à l’apparence, de refuser les compromis stériles. Sa carrière est un manifeste : celui d’un homme qui n’a jamais cessé de suivre son propre courant, envers et contre tout. Jean-Marc Barr ne joue pas à être libre. Il l’est. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sun, 23 Feb 2025 - 39min - 26 - #26 Boris Pierre, créateur de TOKIO radio ⚡️
« Qui est vraiment Boris Pierre ? Depuis le début de TOKIO radio, il questionne, il écoute, il explore. Mais cette fois, les rôles s’inversent. Guy Birenbaum mène l’entretien. Un échange sincère, sans filtre. Une conversation pour mieux comprendre la voix derrière TOKIO radio. » Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 11 Feb 2025 - 42min - 25 - #25 Charles Comiti, Réalisateur engagé
Charles Comiti, Réalisateur intransigeant : filmer l’Ukraine sous les bombes Réaliser des documentaires en zone de guerre est un métier aussi exigeant que périlleux. Pour Charles Comiti, ce n’est pas seulement un métier : c’est une vocation, un engagement profond pour raconter ce que d’autres préfèrent ignorer. Depuis les premiers jours de l’invasion russe en Ukraine, ce réalisateur arpente les ruines, les tranchées et les lignes de front pour saisir l’âme d’un peuple en résistance. De Kharkiv à Bakhmout, il filme les regards, les gestes et les choix impossibles d’une jeunesse prise au piège. Une collégienne gratte les cordes d’une guitare, assise sur un monceau de ruines, défiant l’effondrement. Un couple danse sur une place vide, comme pour s’accrocher à une normalité perdue. Un jeune homme évacue sa rage en frappant une porte : « On a le choix entre l’amour et la guerre, et on choisit la guerre ! » Certains s’engagent, d’autres fuient la conscription. Tous témoignent d’un combat quotidien entre l’aspiration à la vie et la brutalité de la guerre. Malgré les difficultés financières – le manque de sponsors, la rareté des commandes et une industrie frileuse face aux sujets sensibles – Charles poursuit son travail avec une intégrité inébranlable. Refusant tout compromis, il capte la vérité au plus près, donnant une voix à ceux que la guerre tente de réduire au silence. Dans un monde où le métier de journaliste et de réalisateur documentaire est de plus en plus remis en question, Charles Comiti incarne l’exigence et la vérité. Indomptable et intransigeant, il est l’un de ces rares observateurs qui osent encore aller au bout de leur engagement, quoi qu’il en coûte. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sun, 26 Jan 2025 - 30min - 24 - #24 Antoine de Galbert, un homme rare.
Connaissez-vous Antoine de Galbert, l’homme qui réinvente notre rapport à l’art ? Visionnaire, collectionneur et mécène, Antoine de Galbert ne se contente pas de suivre les sentiers balisés de la création. Il les détourne, les recompose et les transcende. Cet ancien galeriste, fondateur de La Maison Rouge à Paris, a marqué durablement le paysage de l’art contemporain en offrant un espace où identité, mémoire et marginalité se rencontrent et dialoguent. Sa collection, débutée dans les années 1980, échappe aux codes habituels. « Je collectionne avec mes tripes », aime-t-il dire, révélant une approche instinctive et passionnée. Ses choix ne répondent ni aux modes ni aux spéculations du marché. Ils traduisent une quête : celle de l’inattendu, du brut, du viscéral. La Maison Rouge, ouverte en 2004, fut bien plus qu’un lieu d’exposition. Elle incarnait un laboratoire d’idées, un espace d’expérimentation où l’art se faisait rébellion et introspection. Aujourd’hui, l’engagement d’Antoine de Galbert demeure intact. Son soutien aux projets artistiques est porté par une vision unique et profondément humaine. Mais au-delà de ses initiatives, Antoine de Galbert intrigue. Qui est cet homme qui fait de l’art une quête existentielle, une manière de bouleverser nos certitudes tout en reliant les âmes ? Sa démarche, empreinte d’audace et de poésie, invite chacun à explorer les marges où naissent les plus grandes inspirations. Et si vous preniez le temps de découvrir cet homme qui refuse de se laisser enfermer dans les cadres habituels ? À travers son histoire, c’est une autre façon de voir le monde qui s’offre à vous. Une vision, peut-être, qui changera la vôtre. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sun, 08 Dec 2024 - 45min - 23 - #23 JONK, le Calligraphe du temps perdu
Vous souvenez-vous du film « Skyfall » ? De cette scène où James Bond affronte Javier Bardem sur une île mystérieuse à l’atmosphère post-apocalyptique ? Cette île japonaise, Hashima, est un lieu fascinant à la beauté brute, où la nature commence doucement à se réinstaller parmi les structures bétonnées, vestiges d’une civilisation abandonnée. Depuis plus de cinquante ans, le cinéma puise son inspiration dans ces lieux où la nature a repris ses droits. Ces espaces, envahis par le végétal, traduisent une tension profonde entre civilisation et forces naturelles, tout en interrogeant notre rôle dans la destruction des écosystèmes et la résilience de ces derniers face aux perturbations humaines. L’artiste que je vous présente poétise le temps à travers ses œuvres : un véritable Chronopoète. Ses photographies capturent l’impermanence des créations humaines face à la force implacable de la nature. Chaque image raconte une histoire : celle d’un passé oublié et d’un futur où la nature reprend son trône. À travers ses clichés, il nous rappelle que, face à l’éphémère de nos constructions, seule la nature demeure le maître du temps. Jonk est l’un des pionniers de cette quête. Il parcourt le monde à la recherche de ces vestiges vivants, réensauvagés par la végétation, avec un profond respect pour chaque lieu qu’il immortalise. Celui que je nomme « le Calligraphe du temps perdu » sublime la beauté fragile du passage du temps, offrant une vision où la nature et l’histoire s’entrelacent dans une harmonie poignante. La photographie des lieux abandonnés où la nature reprend ses droits est bien plus qu’un simple exercice esthétique. C’est une discipline à la croisée de l’art, de l’histoire et de l’écologie. Ces images fascinantes révèlent la lente reconquête du vivant sur les vestiges de la civilisation humaine, offrant un regard à la fois mélancolique et inspirant sur le passage du temps et la résilience de la nature. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sun, 24 Nov 2024 - 58min - 22 - #22 Sandrine Expilly, Sentinelle de l’inexprimable
Sandrine Expilly est bien plus qu’une photographe – elle est une conteuse visuelle, une observatrice attentive de l’humain, dont le travail touche à la fois à l’intime et à l’universel. À travers ses portraits et ses projets personnels, elle transforme chaque image en un espace de réflexion, de mémoire et de quête poétique. 📷 Le Portrait comme Art de l’Essence Dans son parcours, Sandrine a réalisé des portraits qui marquent par leur profondeur et leur sincérité. Elle a notamment photographié des figures du monde de l’art et de la culture, ainsi que des anonymes dont les visages racontent des histoires fortes. Ce qui distingue la photographe, c’est son approche : elle ne capture pas seulement un visage, mais révèle un moment de vérité. Dans chacun de ses portraits, on retrouve une proximité presque palpable avec le sujet, une manière d’entrer en résonance avec les émotions sans jamais les forcer. Ses portraits ont été publiés dans des revues et expositions prestigieuses, et l’on y reconnaît souvent son empreinte, cet équilibre entre la retenue et l’intensité. Son style rappelle celui des grands portraitistes comme Diane Arbus pour la dimension psychologique et Richard Avedon pour la clarté qui met en lumière l’essence de chaque individu. 🌊 Pourquoi Saint-John Perse ? Une Quête Personnelle et Spirituelle Sandrine Expilly s’est aussi lancée dans un projet singulier : un parcours photographique sur les traces de Saint-John Perse, le poète de l’exil, dont les écrits sur le voyage, la mer et l’errance résonnent profondément avec sa propre vision du monde. L’artiste a été captivée par la force de ses mots et la manière dont Perse transcrit le déracinement et l’appel des lointains. Ce projet est né d’une fascination pour les paysages de l’exil – ceux que Perse a traversés et décrits – et d’un désir d’interpréter ce souffle poétique en images. Elle nous rappelle que chaque visage, chaque lieu a une histoire à raconter. Par son art, elle nous invite à une réflexion profonde sur qui nous sommes et d’où nous venons. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sun, 10 Nov 2024 - 25min - 21 - #21 Alexandre Bré, le Corto Maltese de la photographie
En pénétrant l’univers d’Alexandre Bré, c’est un chemin sinueux et émouvant que l’on emprunte, une invitation à se confronter à la profondeur de l’existence et à l’invisible de notre quotidien. À travers son objectif, il capture ce qui semble échapper aux mots : un regard, une ombre fugace, la texture du silence. Avec un style qui puise autant dans l’esthétique documentaire que dans la poésie visuelle, Alexandre dépasse la simple capture de l’instant pour créer des atmosphères oniriques, où chaque image semble susurrer un fragment de vérité intime. Sa liberté créative, viscérale et nécessaire, lui permet de proposer un art qui se détache des conventions et des attentes commerciales. Par ses choix artistiques, il nous rappelle l’importance d’une culture indépendante, d’une culture qui ose, bouscule, et résiste à la standardisation des émotions et des pensées. « Mon libre-arbitre c’est mon sentiment. » En refusant de se laisser enfermer dans des catégories, Alexandre Bré reste fidèle à son propre langage visuel et préserve ainsi une intégrité précieuse dans le monde de l’art contemporain. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sun, 03 Nov 2024 - 32min - 20 - #20 Odile Gine, Photographe
🎙️ Découvrez l’univers d’Odile Gine ⚡️ Odile Gine, photographe et médiatrice culturelle, raconte dans TOKIO un parcours d’une richesse singulière. Son histoire nous entraîne dans les coulisses d’un engagement viscéral pour l’image, un art qu’elle ne voit pas comme un simple métier mais comme une manière de questionner et de toucher. 🚀 Dans cette émission, elle revient sur ses débuts marqués par une immersion dans l’analyse filmique 🎥 Odile nous parle de sa fascination pour les grands auteurs de cinéma et des œuvres qui, depuis toujours, nourrissent son regard photographique. Pour elle, une image ne se résume pas à un simple visuel, elle doit raconter, questionner, parfois même déranger. Mais elle va plus loin : dans cet entretien, elle nous partage aussi son rapport personnel à la photographie, un art qu’elle aborde comme un acte de témoignage. 🚀 Des reportages engagés sur la cause animale ou des portraits de ceux qui vivent en marge de la société, elle nous explique son désir de faire entendre ces voix souvent étouffées. Avec « Ceci n’est pas une vache », sa série photographique consacrée aux éleveuses qui se battent pour préserver des animaux de l’abattoir, elle illustre une réalité poignante, une lutte qui dépasse le cadre pour toucher à l’humain. Odile parle aussi de son immersion dans l’univers du jeu vidéo 🎮 Un monde qu’elle connaissait peu mais où elle a découvert des récits de vie inattendus. Derrière les écrans, elle a rencontré des personnes pour qui le jeu est bien plus qu’un simple divertissement : un moyen de se reconstruire, de tisser des liens, d’affirmer son identité. 🚀 Ce regard sensible et ouvert sur des univers divers montre combien l’image est une invitation à dépasser les préjugés et à voir autrement. Écouter Odile Gine, c’est se plonger dans la passion d’une artiste pour qui chaque image est une prise de position, un appel à questionner, un moyen de se rapprocher de l’autre. Laissez-vous embarquer par son parcours de combattante 💥 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sun, 27 Oct 2024 - 49min - 19 - #19 Christine Delory-Momberger, L’ écriture de la vie
Quand la photographie devient un miroir de la mémoire et de l’identité Christine Delory-Momberger est une figure marquante de la photographie et de la littérature contemporaine. Son travail, à la croisée des chemins entre l’art visuel et l’écriture, interroge la mémoire, l’identité et l’intimité de manière profonde et introspective Ses œuvres capturent des fragments de vie, des récits souvent liés à l’exil et à l’enfance. Avec une approche unique qu’elle qualifie d’auto-biographie visuelle, elle révèle des histoires enfouies et des instants suspendus qui interrogent notre propre relation au passé et à l’identité. Son travail ne se limite pas à la captation d’images : il ouvre un dialogue entre le visible et l’invisible, entre les récits personnels et la mémoire collective. En tant qu’artiste et théoricienne, elle nous invite à repenser la manière dont nous racontons nos vies et celles des autres, tout en soulignant le rôle transformateur de l’art dans la société. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sun, 20 Oct 2024 - 43min - 18 - #18 Le OFF de Gérard Rancinan et Caroline Gaudriault
L’émission est terminé. Puis nous continuons de converser et discrètement j’appuie sur REC. Au bout de quelques minutes Gérard me dit « c’est dommage, tu aurais pu enregistrer ça ». J’étais entrain d’enregistrer… Non seulement parce que Caroline et Gérard ont tant à raconter mais aussi parce qu’à travers eux, c’est un pan de l’histoire de l’art qui nous est généreusement offert. Êtes vous prêts pour ce shot de 16mn ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sun, 13 Oct 2024 - 15min - 17 - #17 Gérard Rancinan et Caroline Gaudriault, un duo visionnaire
Gérard Rancinan et Caroline Gaudriault ne se contentent pas de créer de l'art : ils défient les consciences, questionnent les fondements de nos sociétés et nous forcent à regarder en face ce que nous préférons souvent ignorer. Ensemble, ils forment un duo explosif où chaque œuvre est une prise de position, un acte de rébellion face aux dérives de notre temps. Que ce soit à travers des images spectaculaires ou des textes incisifs, ils plongent au cœur des grands enjeux contemporains, de la démocratie en crise à la liberté d’expression menacée. Rancinan, avec son œil de photographe, capte la brutalité du réel et la transforme en tableaux puissants, souvent dérangeants, qui interrogent nos idéaux et nos illusions collectives. Face à lui, Gaudriault, par ses écrits profonds et engagés, déconstruit les mythes modernes, questionne la place de l'individu dans un monde globalisé, saturé d'images et de faux-semblants. Ensemble, ils donnent une voix aux invisibles, à ceux que l'on réduit au silence dans le bruit assourdissant des médias. Leur œuvre est une claque, un appel à ne pas baisser les bras face à l'apathie ambiante. Rancinan et Gaudriault nous rappellent que l'art peut être un espace de résistance, un dernier refuge pour la vérité et la liberté. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sun, 06 Oct 2024 - 40min - 16 - #16 CharlElie Couture, artiste multiste
Ce matin alors que je réfléchissais au texte que j’allais écrire pour introduire l’émission de CharlElie, je découvre chez un bouquiniste ces mots de Christian Bobin. « Je me moque de la peinture. Je me moque de la musique. Je me moque de la poésie. Je me moque de tout ce qui appartient à un genre et lentement s’étiole dans cette appartenance. Il m’aura fallu plus de soixante ans pour savoir ce que je cherchais en écrivant, en lisant, en tombant amoureux, en m’arrêtant net devant un liseron, un silex ou un soleil couchant. Je cherche le surgissement d’une présence, l’excès du réel qui ruine toutes les définitions. Je cherche cette présence qui a traversé les enfers avant de nous atteindre pour nous combler en nous tuant. » Je ne pouvais pas espérer de plus merveilleuse expression pour illustrer cette incroyable rencontre. CharlElie Couture est un artiste qui a fait le choix du non-choix d'un art. Il s’inscrit dans le courant « multiste » dont il est un des fondateur et théoricien. Son œuvre est un voyage conceptuel autour de la question de l’Existence. Et si on se laissait retendre la chair de nos âmes ? Écoutons CharlELie. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sun, 08 Sep 2024 - 59min - 15 - #15 Emery Doligé, auteur et faiseur
Hé Emery, t’as pas une idée ? C’est ainsi que ses anciens collègues passaient la tête dans l’embrasure de la porte. Et Emery, des idées, il en a. En plus du talent de sans cesse se réinventer, d’explorer sa curiosité et avec la botte secrète de toujours dire oui, surtout à l’improbable. Emery, vous connaissez sûrement déjà sa voix. Unique, sensuelle et posée. Certains diraient, une voix de radio. Ca tombe bien, cela a été une de ses écoles. Aujourd’hui, il chronique des livres (en plus d’en écrire) sur Instagram et nous donne une insatiable envie de vivre sa vie : Lire et écrire. De t’ar ta gueule à la récré aux Invisibles de l’Elysée. Découvrez cet homme dont l’ombre éclipse bien des lumières. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sun, 01 Sep 2024 - 39min - 14 - #14 Étienne Racine, la photo et le territoire
Etienne Racine a vécu 6 ans sans port d’attache et sans clés. Et si c’était ça le secret de son succès ? Se défaire de tout ce que l’on a appris pour créer et partager l’art. Sans clés, Étienne a ouvert tant d’autres portes dont celle de la communauté des graffeurs qui ont accueilli à bras ouverts ses collages. Il s’affranchit de la narration pour explorer l’extraterritorialité de la photo. Elle s’affiche alors sans vergogne sur les murs extravertis des villes. Une semi clandestinité, une nouvelle clé à nos trousseaux, lui est déjà reparti explorer ailleurs. Enregistré à Arles Off, été 2024 Texte Felicie le Dragon Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sun, 25 Aug 2024 - 32min - 13 - #13 Robin Cerutti, photographe en liberté
Des rencontres comme je les aime, inattendues, spontanées et riches d’enseignements. Invité par la galerie Le Vaillant, je rencontre Robin Cerutti, franco-canadien fraîchement arrivé de Montréal quelques heures plus tôt. Je ne sais rien de lui, on discute autour d’un café frappé, j’installe mes micros et on démarre notre conversation. Robin débute par une carrière de scientifique, enchaine avec un job dans une prestigieuse multinationale à New-York. Personne ne l’encouragera à tout lâcher pour se lancer dans le monde artistique, et pourtant, la photographie deviendra son médium de prédilection. Il se confronte au réel, observe ses contemporains et dirige progressivement son travail vers l’épineuse question de l’identité. L’artiste se détourne des codes et des tendances. Pour Robin Cerutti l’œuvre d’art ne tombe pas non plus du ciel subitement tel un rayon de la grâce. Il ne cesse de produire, son regard aiguisé et exercé rejette, choisit, combine petit à petit selon son imagination. Enregistré à Arles lors des rencontres photographique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sun, 18 Aug 2024 - 45min - 12 - #12 Agathe Catel, dévoreuse de langages
Agathe Catel, dévoreuse de langages. Sa voix vous happe dès la première note, retient votre souffle et fige un instant que vous désireriez éternel. Dans une mélodie envoûtante, elle égrène ses mots avec délicatesse et irrésistiblement, séduit votre âme. Éprise de sensations vibrantes, Agathe explore ses nombreux talents avec la même munificence que les arts du cirque, ce berceau du partage pourtant tant désavoué. Il en faut de la vaillance et de l’abnégation pour se frayer un chemin dans le monde de l’art, et plus encore pour une artiste multiste. Agathe ne manque pourtant pas d’ardeur, ni d’audace. Elle alterne entre la piste et les coulisses, entre son regard sensible et ses mélopées vertigineuses. La générosité de Agathe Catel n’a de frontières que les contours de son cœur. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sun, 11 Aug 2024 - 29min - 11 - #11 Jean-François Spricigo, humain enthousiaste
La vie revêt bien des formes, diverses et subjectivées, dont elle irrigue et anime les êtres qui en peuplent la terre, sans jamais la saisir. Elle est libre. L'inattendu advient en dehors de toute expression de désir. La vie n'attend aucun homme pour le façonner à sa convenance, ni plus qu'elle n'en désire un autre pour lui ravir son existence. De cet arrachement, dont naissent et meurent les êtres, subsiste l'évanescence. Jean-François Spricigo en capture quelques bribes. Et de cet élément composite créé la matière de son langage. En outre, le désir dépossède celui qui s'avise de l'appréhender, proie irrésistible de l'illusion. L'humilité se substitue à l'audace. Rencontrer sa propre vulnérabilité, disséquer ses truismes, sentir la perméabilité du monde habité. Renoncer. Puis, commencer. Jean-François Spricigo découvre l'altérité sous les traits d'un chien qui lui enseigne la voie de la non dualité. Sortir de l'adversité. Regarder autrement. Lucidité et sagacité à l'affûtage. Entrevoir les aspérités de l'esprit domestiqué, s'enquérir de la nature, la plus sauvage, intime, indomptable et précaire. Du mouvement jaillit une conscience de la sensorialité, de ses agrégats une réminiscence de l'animalité. L'impression photographique de son expansion cinétique fige l'éphémère, le fugace, en une image projetée, trahissant dès lors l'imaginaire qui l'avait anticipé. La vision réduite à la vacuité. Comme le silence emplit l'écriture de ses mots volubiles, reliefs de la pensée qui réfléchit la vie et la mort. Le théâtre où se joue l'expérience transformatrice en unités de lieu et de temps. Précisément pour tenter de contenir ce qui est en train de nous échapper. Alors, laisser être. Se déprendre de soi. Par un clignement de paupière, goûter le souffle du vivant. texte écrit par Géraldine Tachat en août 2024 pour TOKIO radio. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sun, 04 Aug 2024 - 28min - 10 - #10 Kourtney Roy, l’insaisissable !
Aussi givrée que l’hiver de son pays natal, Kourtney Roy se crée une vie en format long métrage. Des forêts de l’Ontario aux plages de Rimini, la photographe et réalisatrice navigue entre fiction et autofiction. L’artiste s’affranchit des convenances, théâtralise son imaginaire fantasmatique et ne s’interdit rien pour libérer la galerie de personnages invraisemblables qui peuplent son esprit. Souvent qualifiée d’étrange, y compris par elle-même (« étrangité » c’est presque pareil), Kourtney perçoit pourtant ce qui nous échappe et s’amuse de créer une gène. Que l’on évoque un univers singulier, bizarre, fantasque, fantaisiste,…l’image ne serait que la face visible de sa pensée. Et si vous pensiez que Kourtney est folle, détrompez vous,….. « L’unique différence entre un fou et moi, c’est que moi je ne suis pas fou » disait Dali. D’apparence trompeuse, Kourtney Roy n’est autre qu’un génie, le génie de son monde. Peu importe le monstre, pourvu qu’il y ait du sp*rme ! Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sun, 28 Jul 2024 - 37min - 9 - #9 Pierre Mastalski, l’aventurier
Un jour, Pierre Mastalski décide de traverser l’Atlantique à la rame, en solitaire et sans assistance. Comme beaucoup d’entre nous, il a un job, une famille et des responsabilités. 4000 mètres de profondeur sous son séant… Bof ! Pierre est plutôt un terrien. Dans cette histoire qui vous est contée, nul syndrome de Peter Pan ou de pouvoir à la Fée Clochette. Un jour, Pierre décide d’oser. Oser l’aventure avec un grand A, comme Audace. Prenez une grande inspiration, plongez dans le grand bleu et découvrez pourquoi les dorades coryphènes peuvent devenir vos meilleures amies. Enfin, seulement si vous décidez de traverser l’océan ! Ou peut-être que vous découvrirez en vous une âme de pirate ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sun, 21 Jul 2024 - 43min - 8 - #8 Guy Birenbaum, l’homme aux Mille vies
Les histoires de Guy Birenbaum sont une ode à l’existence. De l’enseignement en science politique à la direction de Europe 1 et de l’écriture à l’édition, sa liberté de ton ne connaît pas de frontières : Avec Guy on nomme ce qui mérite d’être nommé. À coup de tendresse, d’humour et de générosité, ces 40 minutes en sa compagnie passent à la vitesse de l’éclair et vous emplissent de joie. Sans manquer de vous faire rire aux larmes en écoutant l’histoire de la carpe aux yeux bleus de Rywka « 1 », sa grand-mère. Les « histoires vraies » de Guy Birenbaum se dégustent comme un cône 3 boules au soleil de Trouville s/Mer ! Et puis, s’il vous venait l’idée de vous baigner dans la Manche, attendez que l’eau monte. Guy nous recommande les livres de Bastien François, Retrouver Estelle Moufflarge, chez Gallimard et Delphine Schwartzbrod, Les blessures vagabondes, aux Éditions Braquage. Toujours chez Braquage, Maison indépendante depuis 2014, ne manquez pas Toutes les histoires sont vraies. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sun, 14 Jul 2024 - 40min - 7 - #7 Frédérique Founès, le goût du beau
Avez-vous connu les expositions photographiques de la FNAC ? Même si vous y alliez pour un livre ou un CD vous pouviez découvrir de talentueux photographes. Mon invité, Frédérique Founès, nous raconte cette époque fabuleuse, aux côtés de Laura Serani. L’âge d’or de la photographie, les commandes tombent encore, les éditeurs comme Robert Delpire et Xavier Barral tracent des chemins que nombreux emprunteront ensuite. À travers l’histoire de Frédérique, découvrez comment le monde de la photographie a évolué ces 30 dernières années. Frédérique Founès, une femme de notre temps. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 08 Jul 2024 - 56min - 6 - #6 Constance Nommick, l’insolente
Constance, l’insolente de l’Armée de Terre. Si elle ne présente pas son grade, impossible de savoir que cette jeune femme qui fait pétiller les couleurs est Sergent. Constance est photographe dans l’armée. Une fonction à ne pas confondre avec celle de photo-reporter. Armée de son appareil, elle documente les évènements qui jalonnent la vie de la Grande Muette. Pour les archives et l’Histoire. Mais son objectif ne se ferme pas là. Constance photographie les femmes. Dans un projet nommé Féminines. Elles montre que les femmes de devoir, sont avant tout des femmes. Le treillis oui, mais uniquement en service. Si vous voulez découvrir une personnalité hors-normes, qui fait bouger les lignes au sein de l’Armée… pas à coup de développé-couché de 80kg mais à coup d’état… d’esprit. Ecoutez cet épisode où elle se livre avec sincérité, pudeur et parfois un brin de malice. #ENJOY 🥰 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 02 Jul 2024 - 48min - 5 - #5 Bruno Labarbère et Félicie le Dragon
Alors que Bruno Labarbère et moi étions accoudés au bar de la Gaîté Lyrique, Félicie le Dragon nous rejoint. J’avais prévu d’enregistrer avec l’un puis avec l’autre, sans doute avais-je oublié de préciser un horaire ? D’un accord unanime nous décidons de réaliser l’émission ensemble. S’ensuit une discussion croisée sur les NFTs, le domaine de prédilection de Félicie. Les tabous tombent et les idées naissent. Un détour par le Metaverse, je suis largué alors que Bruno sort ses réfs. Nous découvrons son passé de technicien de la photo et non sans surprise nous apprenons qu’il n’aimait pas la photographie, qu’il n’appréciait pas le Noir&Blanc non plus. Surprenant lorsque, comme moi, l’on admire la force expressive de ses noirs et de ses blancs. Son livre photographique MIZUWARI est un des plus beaux que j’ai eu le plaisir d’admirer ces deux dernières années. Voici donc une pure émission de TOKIO radio, où spontanéité rime avec authenticité. Ah oui, prévoyez une petite heure, au micro de TOKIO radio on prend le temps de la conversation. Celle où l’on écoute, on partage, on rigole. Celle où les blancs sont respectueux et les conneries non censurées (surtout les miennes). TOKIO radio est un privilège, TOKIO radio se savoure comme un bonbon. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 28 Jun 2024 - 53min - 4 - #4 Simon Johannin, Écrivain, L’incessant renouveau
Simon Johannin, écrivain L’incessant renouveau, la porosité des univers artistiques et les passerelles entre les lieux de création. Celui qui se définit comme un créateur avant d’être écrivain nous ouvre les portes de sa pratique artistique, tous médiums confondus. En conversation avec Félicie le Dragon et Boris Pierre, il évoque, avec générosité et authenticité, l’intensité de sa vie intérieure. Il confie sa fascination pour le processus de mort et de renouveau, ses allers-retours entre les univers artistiques et la question cruciale de la diversité des lieux où voir la création artistique. Une incursion toute en nuances et en profondeur dans l’imaginaire d’un jeune artiste à l’œuvre déjà iconique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 26 Jun 2024 - 1h 13min - 3 - #3 Didier Ben Loulou, Photographe, Coloriste de l’âme
Boris Pierre est allé à la rencontre de Didier Ben Loulou, à Jérusalem. Depuis plus de 40 ans le photographe déambule autour de La Méditerranée : « la matrice de tout ». Sa matrice aussi. Une conversation à âme ouverte ou l’artiste confie quelques secrets d’une existence entre rencontres, poésie et nomadisme. De ses errances Didier Ben Loulou ramasse quelques images. Il refuse l’enfermement, se met en retrait d’un monde trop violent, dans une forme d’exil, comme un étranger. L’isolement absolu de l’artiste. Celui qui a travers son existence puise en lui l’essence nécessaire à la réalisation d’une œuvre. Pour apporter avec humilité sa pierre à l’édifice de l’humanité. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 21 Jun 2024 - 47min - 2 - #2 Victorine Alisse, Photographe, Enracinée et globe trotteuse
Le travail de Victorine Alisse s’inscrit dans la lignée des écrivains-photographes voyageurs. Son approche est un hymne au monde agricole, à celles et ceux qui travaillent le vivant, quelques soient les conditions. Ses premiers pas photographiques débutent à 10 ans, avec le portrait de sa grand-mère. Lorsque Victorine Alisse revient à la ferme familiale, c’est à nouveau sa grand-mère qui l’a prend par la main pour lui faire découvrir le monde paysan. La suite c’est Victorine qui vous le racontera. À la fin de notre conversation, Victorine nous invite à découvrir Jérusalem, c’est ce que je ferai quelques semaines après, à la rencontre de notre troisième invité. Bonne écoute, Boris Pierre Une émission enregistrée avec l’assistance de Émilie Kuehn au studio de La Gaîté Lyrique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Sun, 16 Jun 2024 - 33min - 1 - #1 Véronique de Viguerie, Photoreporter, Où la nécessité du défi permanent
Véronique de Viguerie, Photoreporter. Où la nécessité du défi permanent. Dans cette émission, Véronique de Viguerie évoque les zones de guerre où elle se glisse pour y capter “ce qui a besoin d’être vu”, surtout quand cela bouscule nos perceptions. Car la guerre n’est pas que ce que les grands médias nous montre... Elle raconte aussi le défi quotidien d’être photojournaliste et mère, face aux préjugés encore tenaces qu’on ne peut élever des enfants en suivant une vocation aussi exigeante. Cet épisode est une ode aux “communautés imparfaites”, où se déploient toutes les nuances et contradictions de l’humain, où qu’il vive dans le monde. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 04 Jun 2024 - 44min
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