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Bookmakers : le making-of de la littérature

Bookmakers : le making-of de la littérature

ARTE Radio

Lecture, écriture, style : Bookmakers est un podcast littéraire qui propose d’écouter les écrivains et les écrivaines détailler leurs secrets d’écriture. C’est le récit d’un récit, les coulisses de fabrication d’un livre majeur dans la carrière d’un auteur ou d’une autrice, qui dévoile sa discipline, son rythme et ses méthodes de travail. C’est quoi, le style ? Comment construit-on une intrigue, un personnage ? Où faut-il couper ?

Tous les deux mois, Bookmakers écoute les plus grands écrivains et écrivaines d’aujourd’hui raconter, hors de toute promotion, l’étincelle initiale, les recherches, la discipline, les obstacles, le découragement, les coups de collier, la solitude, la première phrase, les relectures… mais aussi le rôle de l'éditeur, de l’argent, la réception critique et publique, le regard sur le texte des années plus tard.

Animé par Richard Gaitet, écrivain et homme de radio, le podcast Bookmakers détruit le mythe d’une inspiration divine qui saisirait les auteurs au petit matin. Il rappelle que l'écriture est aussi un métier, un artisanat, un beau travail.

Bookmakers c’est le podcast d’un lecteur affamé de romans, d’essais, de contes, de poèmes, de pièces de théâtre, de bandes dessinées, de romans policiers, de nouvelles, de scénarios, de chansons, de sketchs, de traduction et qui dévore tous les genres avec gourmandise : fantasy, science-fiction, anticipation, polar, thrillers, aventures, récits de voyage, romans de gare, littérature érotique, épopées, odyssées, best-seller, page turners, chick lit, littérature expérimentale, histoire, roman épistolaire, philosophie, mangas, blogs, drame, autofiction, littérature documentaire, roman naturaliste, littérature jeunesse, fables, romans gothiques, romans d’aventures, roman noir, littérature d’espionnage, journaux intimes, biographies, mémoires, littérature du réel, journalisme gonzo, pamphlets ou littérature de contrainte. Il maitrise aussi l’art de l’interview, du silence, du tempo, de la question que personne n’a vu venir, de celle qu’on n’oserait pas poser, de l’hésitation fructueuse, de la remarque de dernière minute, de l’inspiration, de l’écoute, de la répartie, de l’envolée et du triple saut périlleux, mais toujours avec le sourire.

Après avoir écouté Bookmakers, non seulement vous aurez une furieuse envie d’écriture, au point de vous mettre derrière votre clavier, voire de vous acheter un stylo neuf et une ramette de papier, mais vous ferez aussi la fortune de la librairie la plus proche de chez vous et la joie des bibliothécaires du voisinage car vous serez pris d’une irrépressible envie de lecture et vous constituerez chez vous des piles de livres à lire pour plus tard.

Avec Bookmakers, Richard Gaitet fera de vous un lecteur ou une lectrice insatiable, un critique littéraire aux arguments aiguisés, un spécialiste capable de repérer les alexandrins cachés dans les paragraphes de prose, un athlète du verbe, un as de la note en bas de page, un corneur de page ou un adepte du marque page, un détenteur d’ex libris, un prescripteur ou une prescriptrice capable d’offrir ou de prêter le livre idéal pour chaque circonstance, un adepte de la citation automatique, un lecteur ou une lectrice qui saura naviguer de Daniel Pennac à Mona Cholet en passant par Chloé Delaume, Alice Zeniter, Justine Niogret, Mohamed Mbougar Sarr, Laura Vazquez, Natacha Appanah, Philippe Jaenada, Constance Debré, Bertrand Belin, Wouajdi Mouawad, Pierre Michon, Nancy Huston, Claude Ponti, Céline Minard, Jakuta Alikavazovic, Andre Markowicz, Laurent Chalumeau, Pierre Christin, Maria Pourchet, Alain Damasio, Nicolas Mathieu, Lola lafon, Dany Laferrière, ou Tristan Garcia.

Bref, lecteur et non lecteur, lectrice et non lectrice, écrivain en devenir, autrice en germe, libraire dans l’âme, éditeur ou éditrice en devenir, bibliothécaire ou bibliophile, ce podcast est pour vous, un podcast qui vous chuchote la littérature directement dans vos petites oreilles.

150 - Paul B. Preciado : l’opération du langage (3/3)
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  • 150 - Paul B. Preciado : l’opération du langage (3/3)

    En mutation constante, dans le journal comme au cinéma

    Depuis 2013, toutes les deux ou trois semaines, Paul B. Preciado tient chronique dans Libération. Le philosophe y saborde l’usage d’un mot-valise bourré de haine (« féminazie »), suggère de déboulonner chaque statue de notre passé colonial, évoque avec tendresse sa mère âgée, déclare « la grève des utérus » ou son amour « pour le mouvement délicat d’une chenille sur l’écorce d’un arbre ». Il y raccourcit ses phrases et élargit son lectorat, qui ne se cantonne plus aux universitaires et aux camarades des luttes LGBTQIA+.
    En 2019, un recueil de ces textes, qui portent la mémoire de l’oppression sexiste, homophobe ou transphobe, écrits dans des hôtels ou des aéroports, rassemblés sous le titre Un appartement sur Uranus (Grasset), s’orne d’une préface de Virginie Despentes. L’autrice de King-Kong Théorie prévient : « L’idée n’est pas de vous laisser indemne, mais vous verrez, c’est sans violence. » La même année, Preciado provoque une polémique internationale lors d’un colloque de psychanalystes freudiens, en passant par Kafka. Le titre du livre qui en découle, Je suis un monstre qui vous parle, vendu à seize mille exemplaires, confirme sa propension à chanter « les mutations constantes », comme en témoigne encore Mon nom est Body, sa longue postface au témoignage anonyme d’une existence trans paru en 1907 en Allemagne sous le titre Mémoires des années de jeune fille d’un homme (Seuil, 2026).

    Mais où en est sa relecture du mythe d’Œdipe, Œdipe trans ? A-t-il quitté les éditions Grasset ? Comment est-il passé à la réalisation pour adapter si brillamment le roman Orlando de Virginia Woolf, quatre fois récompensé à Berlin en 2023 ? Comme le démontre ce troisième et dernier épisode, gloire au mélange des genres, surtout quand ça dérange.

    L’auteur du mois : Paul B. Preciado

    Né en 1970 à Burgos (Espagne), Paul B. Preciado est philosophe, écrivain, commissaire d’exposition et réalisateur. Depuis la sortie de son Manifeste contre-sexuel (Balland, 2000, réédité Au Diable Vauvert), ce sniper cérébral ne cesse de tirer sur les normes violentes du capitalisme hétéro-patriarcal. Titulaire d’un doctorat à l’université de Princeton (New Jersey), le précis et précieux Preciado troue les préjugés et déride notre époque, notamment au sujet de la transidentité, via une demi-douzaine de livres hybrides (dont Un appartement sur Uranus, chez Grasset en 2019, vendu à 25 000 exemplaires), un fabuleux documentaire (Orlando, ma biographie politique) ou ses articles pour Libération. Il vit et travaille à Paris, au rythme des ronflements de son chien Rilke.

    Enregistrements 
    juin 2026

    Entretien, découpage
    Richard Gaitet

    Prise de son
    Mathilde Guermonprez

    Montage
    Mathilde Guermonprez, Esteban Capron

    Réalisation, mixage
    Charlie Marcelet

    Lectures
    Elios Levy

    Musiques originales
    Samuel Hirsch

    Chant, clavier, pads
    Cha

    Illustration
    Sylvain Cabot

    Remerciements
    Andréa Cloutrier

    Wed, 19 Aug 2026 - 59min
  • 149 - Paul B. Preciado : soigner ses transitions (2/3)

    Penser la « frontière », en mouvement

    Globe-trotter polyglotte, Paul B. Preciado débarque à Paris à la fin des années 90 : sa lecture approfondie des philosophes Michel Foucault ou Gilles Deleuze lui a donné « envie de vivre dans la langue française ». Ce « contrebandier entre deux mondes » – qui, à ce moment-là, ne s’appelle pas encore Paul – publie en 2000 son Manifeste contra-sexuel, un essai illustré par ses soins sur l’histoire socioculturelle d’un objet « qui met mal à l’aise » aussi bien son psy que ses amies féministes : le gode. S’en suivra en 2008, après avoir contribué à importer en France la culture drag-king, un récit « auto-pornographique » intitulé Testo junkie (Grasset), vendu en France à vingt mille exemplaires, dans lequel il raconte le début de sa transition via des prises de testostérone ou les débuts de son histoire d’amour avec l’écrivaine Virginie Despentes, qui voit chez lui « une arrogance sexy, une arrogance joyeuse ».
    De son Espagne natale à son appartement de Ménilmontant en passant par New York, Berlin, Athènes ou Zagreb, Preciado semble aussi fluide dans ses mouvements que dans ses idées « monstres ».  Mais comment écrit-il, dans un cabanon corse, un port des Cyclades ou son appartement de Ménilmontant en forme de U comme Uranus ? Cherche-t-il à atteindre une forme de transe, de transcendance, en transit perpétuel d’un pays à l’autre comme d’une langue à l’autre, au fil des heures à transcrire sur un clavier la vie de son corps et des concepts pour combattre les rapports de domination et la binarité de notre société ? Ce deuxième épisode sera-t-il pour vous comme une opération de transfusion de ses idées révolutionnaires ? Ne quittez pas, on vous transfert l’appel !

    L’auteur du mois : Paul B. Preciado
    Né en 1970 à Burgos (Espagne), Paul B. Preciado est philosophe, écrivain, commissaire d’exposition et réalisateur. Depuis la sortie de son Manifeste contre-sexuel (Balland, 2000, réédité Au Diable Vauvert), ce sniper cérébral ne cesse de tirer sur les normes violentes du capitalisme hétéro-patriarcal. Titulaire d’un doctorat à l’université de Princeton (New Jersey), le précis et précieux Preciado troue les préjugés et déride notre époque, notamment au sujet de la transidentité, via une demi-douzaine de livres hybrides (dont Un appartement sur Uranus, chez Grasset en 2019, vendu à 25 000 exemplaires), un fabuleux documentaire (Orlando, ma biographie politique) ou ses articles pour Libération. Il vit et travaille à Paris, au rythme des ronflements de son chien Rilke.

    Enregistrements 
    juin 2026

    Entretien, découpage
    Richard Gaitet

    Prise de son
    Mathilde Guermonprez

    Montage
    Mathilde Guermonprez, Esteban Capron

    Réalisation, mixage
    Charlie Marcelet

    Lectures
    Elios Levy

    Musiques originales
    Samuel Hirsch

    Chant, clavier, pads
    Cha

    Illustration
    Sylvain Cabot

    Remerciements
    Andréa Cloutrier

    Wed, 19 Aug 2026 - 50min
  • 148 - Paul B. Preciado : pas son genre (1/3)

    Jeunesse et métamorphoses d’un « petit monstre heureux »

    Il se décrit parfois comme un « transfuge de genre », un « dissident du régime de la différence sexuelle », « ex-femme, ex-lesbien, exclamatif et exaspéré, exégète des textes perdus et des photographies brûlées ». Dans ce premier épisode, nous verrons comment Paul B. Preciado, penseur de la « croisée des chemins », a grandi « dans un film d’Almodóvar » et comment le fait d’être souvent vêtu « en bleu et en jean », son « uniforme de philosophe », est sans doute un hommage à son père garagiste. D’abord éduqué par des bonnes sœurs, celui qui voulait, enfant, « devenir prêtre ou torero, ou devenir le taureau » raconte aussi la façon dont il fut « sauvé », ado, par une école capable d’accueillir sa sensibilité, ainsi que la découverte des écrits « criminels » de Nietzsche ou de Jean Genet, le trouble que lui inspire Le corps lesbien de Monique Wittig, ses premiers articles dans les fanzines queers de Madrid ou son « évasion » aux États-Unis, ébloui par la pensée « cathédrale » de son mentor Jacques Derrida. Tout le monde en Paul-Position !

    L’auteur du mois : Paul B. Preciado
    Né en 1970 à Burgos (Espagne), Paul B. Preciado est philosophe, écrivain, commissaire d’exposition et réalisateur. Depuis la sortie de son Manifeste contre-sexuel (Balland, 2000, réédité Au Diable Vauvert), ce sniper cérébral ne cesse de tirer sur les normes violentes du capitalisme hétéro-patriarcal. Titulaire d’un doctorat à l’université de Princeton (New Jersey), le précis et précieux Preciado troue les préjugés et déride notre époque, notamment au sujet de la transidentité, via une demi-douzaine de livres hybrides (dont Un appartement sur Uranus, chez Grasset en 2019, vendu à 25 000 exemplaires), un fabuleux documentaire (Orlando, ma biographie politique) ou ses articles pour Libération. Il vit et travaille à Paris, au rythme des ronflements de son chien Rilke.

    Enregistrements 
    juin 2026

    Entretien, découpage
    Richard Gaitet

    Prise de son
    Mathilde Guermonprez

    Montage
    Mathilde Guermonprez, Esteban Capron

    Réalisation, mixage
    Charlie Marcelet

    Lectures
    Elios Levy

    Musiques originales
    Samuel Hirsch

    Chant, clavier, pads
    Cha

    Illustration
    Sylvain Cabot

    Remerciements
    Andréa Cloutrier

    Wed, 19 Aug 2026 - 55min
  • 147 - Bayon : L’initial B. B. (1/3)

    L’initial B. B.

    Bookmakers #15 - L’écrivain du mois : Bayon
    Né Bruno Taravant en Côte d'Ivoire en 1951, Bayon signe de 1978 à 2015 dans le journal "Libération" des milliers d’articles très écrits sur ses idoles, The Cure, Joy Division, Suicide, Bashung ou Christophe... Chef anticonformiste et généreux des pages musiques du quotidien, alors en plein âge d’or, l’homme sans prénom offre à Libé son record absolu des ventes en 1991 (800 000 ex.) grâce à une interview "post-mortem" de Serge Gainsbourg, qui deviendra le livre "Gainsbourg raconte sa mort" (Grasset, 2001).
    Adoré ou détesté, ce moine-soldat de la critique, dont la minutie confine à l’entomologie, est aussi l’auteur méconnu d’une œuvre autobiographique intense, sans succès durable et pourtant inoubliable. À lire, outre les ouvrages mentionnés dans ces trois épisodes ("Mezzanine", "Les Animals"), le sidérant "Haut fonctionnaire" (Grasset, 1993), un « mémoire hanté » sur son père diplomate.

    En partenariat avec Babelio.

    (1/3) L’initial B. B.
    Bah voyons : voici Bayon. Personne n’écrit comme ça, aujourd’hui en France : préciosité « fin de siècle » des termes et des sentiments, longues phrases savamment architecturées ou, au contraire, sèches et méchantes comme un coup de trique. Par goût (coupable) de la formule, disons qu’il s’agit d’un petit Proust qui aurait beaucoup écouté The Cure ou le punk spirite des bien-nommés Suicide. Le tout, pour servir une exigence morale de vieux sage « au bord du précipice » et dont l’élégance noire a nourri sur trois décennies une dizaine d’ouvrages-confessions, souvent fondés sur des expériences traumatiques : mort d’un petit frère sous ses yeux, coma et trépanation suite à un accident de moto, rupture familiale, dépression aiguë, crâne fracturé après une chute à vélo, « ictus » amnésique.
    Pour comprendre, il faut remonter la piste de l’initial B. B. jusqu’aux origines de sa recherche du temps perdu. S’enfoncer dans la jungle du jeune Bruno. Dans ce premier épisode, Bayon retire son bâillon et parle Côte d’Ivoire, Togo, Gabon – où il étudie Kafka tout en exerçant, l’été, un job d’inspecteur forestier. Avant Paris, où ce « Rimbaud de pochette-surprise » compose « debout, empoisonné de migraines, de café et bière, en une dizaine de jours » un premier roman maudit intitulé « Retour d’enfer », dont la publication lui fait honte et qui ressortira en version expurgée sous le titre « Le Lycéen » (Quai Voltaire, 1988). Élève B., au tableau.

    Enregistrements
    novembre 21

    Entretien, découpage, lectures
    Richard Gaitet

    Prise de son, montage
    Sara Monimart

    Réalisation, mixage
    Charlie Marcelet

    Musiques originales
    Samuel Hirsch

    Illustration
    Sylvain Cabot

    Production
    ARTE Radio

    Wed, 15 Dec 2021 - 50min
  • 146 - Winshluss (3/3) : un punk au cinéma

    Dans les coulisses du film « Persepolis »

    Pour créer, Winshluss a besoin d’une « joie primitive »… qu’il ne trouve pas uniquement sur sa planche à dessins. Depuis 2003, l’homme signe aussi des films. Huit courts et cinq longs-métrages, passant de l’animation aux prises de vues réelles, parfois adaptés de ses bandes dessinées et souvent signés de son vrai nom, Vincent Paronnaud. Il y a de quoi rire devant la leçon d’humour noir d’Il était une fois l’huile (2010), être charmé face à La mort père et fils (réalisé avec Denis Walgenwitz, 2017) ou très ému devant Persepolis, d’après la BD de la regrettée Marjane Satrapi sur sa jeunesse en Iran, qu’il transposa avec elle à l’écran. Sélectionné à Cannes en 2007, ce drame expressionniste y récolte le prix du jury, puis deux César ainsi qu’une nomination aux Oscars, et attire en salles trois millions de personnes dans le monde.

    Comment Winshluss a-t-il attrapé du cinéma le virus, jusqu’à y croire mordicus ? Prépare-t-il, non pas un, mais deux films, en plus d’une nouvelle BD ? C’est le sujet principal de ce troisième et dernier épisode, évoquant aussi les menaces qui pèsent sur trois de ses maisons d’édition historiques : Les Requins Marteaux, Cornélius et L’Association.

    L’auteur du mois : Winshluss
    Né en 1970 à La Rochelle, Winshluss est auteur de BD, cinéaste, musicien et plasticien. Narrateur goguenard de nos grandes et petites apocalypses, il a notamment signé, depuis la fin des années 90, une douzaine de bandes dessinées grotesques et désespérées, bourrées de losers malchanceux, de militaires serviles et d’hommes d’affaires crapuleux, dont une relecture anticapitaliste et contemporaine de Pinocchio (Les Requins Marteaux, 2008), récompensée du fauve d’or du meilleur album au festival international d’Angoulême. Sous le nom de Vincent Paronnaud, il est aussi le coréalisateur avec Marjane Satrapi du film Persepolis, distingué de deux César et d’un prix spécial du jury au festival de Cannes en 2007. Il vit et travaille à Bordeaux.

    Cette conversation a été enregistrée en février 2026. Mais une semaine avant de la mettre en ligne, nous avons appris le décès de l'autrice et cinéaste Marjane Satrapi, souvent évoquée dans ce numéro de Bookmakers. Nous adressons donc toutes nos condoléances à ses proches, en particulier à son ami Winshluss.

    Remerciements :
    Adèle Tocquet, Studio Gong, ainsi que Pauline, Daniel, Victor, Chloé et Bastien pour les lectures.

    Enregistrements
    février 2026

    Entretien
    Richard Gaitet

    Montage
    Mathilde Guermonprez et Esteban Capron

    Réalisation et mixage
    Charlie Marcelet

    Musiques originales
    Samuel Hirsch

    Chant, toy-piano, synthétiseur, kalima, percussions
    Michael Liot

    Illustration
    Sylvain Cabot

    Production
    ARTE Radio

    Wed, 10 Jun 2026 - 44min
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