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Le grand invité international

Le grand invité international

RFI

Du lundi au jeudi, Arnaud Pontus, le vendredi et le samedi, Clotilde Dumay, reçoivent une actrice ou un acteur de la scène politique, culturelle, sportive, économique, sociale pour réagir à l’actualité internationale. Émission préparée par Camille Nerant. 

Diffusion : du lundi au samedi à 6h20 TU.

773 - Majed Bamya: «Un an après, il ne faut pas dénigrer la reconnaissance de l'État de Palestine»
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  • 773 - Majed Bamya: «Un an après, il ne faut pas dénigrer la reconnaissance de l'État de Palestine»

    Majed Bamya, observateur permanent adjoint de l’État de Palestine auprès des Nations unies, est l'invité de RFI ce 21 septembre 2026. Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, n'a pas été autorisé à se rendre à New York pour l'Assemblée générale des Nations unies. Majed Bamya dit ne pas comprendre cette décision des autorités américaines. Un an après la reconnaissance de l'État de Palestine par la France, le diplomate appelle la communauté internationale à prendre des mesures concrètes.

    Mon, 21 Sep 2026
  • 772 - Clément Lacombe: «Vincent Bolloré se comporte en politique comme il se comporte dans le business»

    C'est une figure omniprésente ces dernières années dans la sphère politico-médiatico-économique française. Il n'est pourtant ni élu, ni candidat et ne prend jamais la parole publiquement. Mais il est soupçonné de vouloir peser dans les élections, et particulièrement sur la présidentielle de 2027 en France. Il s'agit de Vincent Bolloré, homme d'affaires milliardaire, dont le groupe est désormais très installé dans les secteurs de l'édition et des médias. Avec notamment CNews, le JDD, Europe1, dont les rédactions sont obligées d'incarner une ligne éditoriale très conservatrice que Vincent Bolloré veut utiliser pour faire la jonction entre la droite et l'extrême droite. Alors pourquoi cette ambition ? Comment cet homme de 74 ans, l'une des plus grandes fortunes françaises, est-il passé de financier redoutable à idéologue ? On en parle avec notre invité, Clément Lacombe, journaliste au Nouvel Obs, co-auteur avec Camille Vigogne de l'ouvrage, La Droite de Dieu. Vincent Bolloré, un milliardaire en mission aux éditions les Arènes. 

    Sat, 19 Sep 2026
  • 771 - Robert Malley: «Le bilan américain au Proche-Orient est désastreux»

    Robert Malley, ancien conseiller pour le Moyen-Orient des présidents américains Bill Clinton, Barack Obama et Joe Biden, et co-auteur de Demain c'est hier (Ed. Max Milo) est l'invité de RFI ce 18 septembre 2026. Il pointe la mort du processus de paix israélo-palestinien et se désole de l'échec du médiateur américain. Robert Malley estime qu'il faut sortir du « dogme » de la solution à deux États.

    RFI : La version française de votre livre vient de sortir Demain c'est hier, coécrit avec Hussein Agha, qui a lui-même conseillé des dirigeants palestiniens depuis plus de 50 ans. C'est une plongée fascinante et passionnante dans les coulisses du processus de paix israélo-palestinien. Ce processus de paix, vous diriez aujourd'hui qu'il est mort et enterré ?  

    Robert Malley: Enfin, il n'y a plus de processus, donc dans ce sens-là, il est mort et enterré. On peut se poser la question de savoir à quel point il était réellement vivant. Mais là, ce qu'on voit, ce qui se passe en Israël et en Palestine, en particulier en Cisjordanie et à Gaza, parler de processus de paix serait une mauvaise blague.

    Il n’y a aucun espoir de résurrection à court terme, quand vous voyez ce qui se passe sur le terrain aujourd'hui ?

    Ce n’est pas seulement ça. C'est qu'aujourd'hui, entre Israéliens et Palestiniens, entre directions israéliennes et palestiniennes, il n'y a aucun point commun, aucun point de convergence sur l'issue finale, même sur les sujets à négocier. Il faudra tout reprendre en bloc. Il faudra peut-être une différente direction israélienne, palestinienne, américaine. On y viendra peut-être, mais en tout cas aujourd'hui, il n'y a plus de repère commun.

    Qui a tué ce processus de paix entamé, on va dire, pour donner une date, en 1993 avec les accords d'Oslo ?

    C'est un peu un complot collectif, si vous voulez. Regardons les trois acteurs, américains, israéliens et palestiniens. Les Israéliens et les Palestiniens ont tous les deux, plus ou moins, joué leur rôle, qui n'a pas été particulièrement positif. Les Palestiniens avaient une direction qui a toujours été un peu à l'écart d'une partie de son opinion publique, certainement après la mort de Yasser Arafat, le dirigeant historique de l'Organisation de libération de la Palestine. Et puis, ils se sont réconciliés sur le tard, et toujours avec quelques doutes sur le fait d'une création d'une solution à deux États. Du côté israélien, il y a toujours cette tentation de domination. Parce que ce sont les plus forts, parce qu'ils n'ont jamais été soumis à des pressions précises. Donc pourquoi ne pas continuer ce statu quo qui lui convient bien ? Ils acquièrent plus de territoires. Ils ont les avantages économiques, les avantages stratégiques. Ils ont pu en même temps améliorer leurs relations avec les pays arabes. Donc ça marchait pour eux. Le processus de paix est un processus qui vise au changement. Ils n'en voulaient pas car ils avaient la domination et la supériorité.

    Ce sont les deux acteurs, Israël et Palestine. Mais évidemment, il y a le troisième homme, les États-Unis, le médiateur ?

    Les États-Unisétaient censés jouer ce rôle justement d'amener les parties à un accord qui ne les convenait pas tout à fait. Si ça leur convenait, il l'aurait fait sans les États-Unis. C'était aux États-Unis parce qu'ils se sont arrogé ce rôle de monopole du processus de paix. Ils ont exclu les autres : Européens, Arabes et autres. C'était donc à eux de mettre les pressions, les incitations nécessaires. Ils ne l'ont pas fait. Ils ont mal compris les positions des uns et des autres. Et surtout, surtout, ils ont toujours refusé de mettre la pression sur Israël. Ils ont mis Israël à l'abri de toute pression. Lorsque l'on fait ça, comme je l'ai dit, Israël n'a aucune incitation à changer de trajectoire. Donc les États-Unis ont été à la fois biaisés, inefficaces et ils sont passés à côté du sujet.

    Inefficacité, médiocrité du médiateur américain, c'est ce qui ressort quand on vous lit. Qu'est-ce que vous leur mettez aux administrations américaines successives… Et pourtant, c'est ce que j'allais dire, Robert Malley, vous étiez au cœur de la machine ?

    Oui, peut-être qu'il faut être au cœur pour voir, mais enfin, je pense qu'il y a beaucoup de gens qui l'ont vu de loin. Mais l'ayant vécu de près, et je ne porte pas un jugement moral sur mes collègues, je dis simplement que pour une puissance, une hyperpuissance, pour citer l'ancien ministre Hubert Védrine, telle qu'étaient les États-Unis après la fin de la guerre froide, la chute de l'Union soviétique, ils avaient les pleins pouvoirs, surtout dans cette région. Israël en dépendait, les Palestiniens en dépendaient, au moins politiquement, diplomatiquement et même financièrement. Le reste du monde arabe se tournait vers les États-Unis. Les États-Unis avaient des leviers considérables. Regardons le bilan. Je ne pense pas être particulièrement sévère au vu du bilan. Un bilan qui, évidemment, inclut le fait que le processus de paix n'a abouti à rien. Mais pire que rien. Aujourd'hui, la situation en Israël-Palestine est, à tout égard, pire qu'elle ne l'était en 1993.

    Au-delà du bilan américain « désastreux », là encore, ce sont vos mots « désastreux ». Vous interrogez plus profondément sur le dogme de la solution à deux États. Au fil des ans, les négociations ont imperceptiblement cessé d'avoir pour objectif la paix pour se concentrer sur la création de deux États. Et vous croyez que c'était une erreur ?

    Je dis que c'était une erreur pour deux raisons, encore une fois. D'abord parce que c'est une solution possible, elle a échoué. Lorsqu'une solution échoue, année après année, il faut se poser la question : est-ce qu'il faut revoir la copie ? Revoir un peu ?

    Est-ce que c'est la bonne voie ? Il aurait fallu se poser cette question ?

    Il aurait fallu au moins se poser cette question parce que ce n'était pas le refuge naturel, ni du peuple palestinien, ni du peuple israélien. Ils en sont arrivés là parce qu'on les a contraints, on leur a dit « il faut y aller ». Donc ils ont dit « d'accord, on accepte », mais du bout des lèvres, surtout aujourd'hui du côté israélien, parce que plus personne n’est pour. Deuxième raison, c'est que cette phrase, ce dogme de deux États, est devenu un paravent derrière lequel on se cachait pour ne plus rien faire. Donc on disait : « Je travaille pour la solution à deux États ». Tout le monde était pour, on applaudissait et pendant ce temps, les colonies de peuplement continuaient. Rien n'était fait sur le terrain. On se contentait simplement de ces mots pour se donner bonne conscience. Donc c'est devenu un prétexte pour ne rien faire.

    Y a-t-il vraiment une alternative à la solution à deux États ?

    Écoutez, je ne sais pas. Il y a beaucoup d'alternatives, et je pense qu'il faut être clair. Il y a des alternatives de confédération, qui impliquent la création plus ou moins de deux États, mais pas dans un modèle de partition ethno-nationale rigide, qui était le fondement du processus de paix. Or, aujourd'hui, on voit bien que, vu ce qui se passe sur le terrain, vu ce qui se passe dans les mentalités, et surtout toute l'histoire de ce conflit qui n'a pas commencé en 1967. C'est un conflit qui ne commence pas avec l'occupation de Gaza et de la Cisjordanie par Israël, il commence au moins en 1948. En 1948, il y a la création de l'État d'Israël et la Nakba, la catastrophe vécue par les Palestiniens, et peut-être, au-devant avant cela avec la persécution des Juifs, la Shoah. Donc c'est un conflit qui a des racines émotionnelles, psychologiques, historiques, qui fait que si on les ignore, on ignore, au fond, le fond du sujet.

    Donc il est temps de réfléchir à autre chose que les deux États ?  

    Oui, et peut-être qu'on reviendra à deux États. Mais là, je reviens à ce que vous disiez tout à l'heure. Il n'y a pas de repères, il n'y a pas de processus de paix. Pourquoi ne pas en profiter pour inventer, pour recréer, réinventer, reréfléchir ?  

    Se mettre autour d'une table, ça veut dire aussi peut-être élargir le cercle des médiateurs ou des pourparlers, ou des gens qui discutent ?

    Oui, exactement. Je l'ai dit tout à l'heure, le monopole américain n'a servi à personne. Enfin, peut-être aux Américains pendant un moment, mais certainement pas aux processus. Élargissons-le, en particulier aux pays arabes qui ont un rôle éminent à jouer dans ce dossier. Il faudrait qu'ils soient autour de la table, d'autres aussi. Et puis les acteurs. Parce que finalement, ce processus de paix, il a été l'apanage de tous ceux qui y croyaient. Et tous ceux qui n'y croyaient pas étaient, en dehors, capables de le détruire. Ni les islamistes, le Hamas, ou d'autres organisations islamistes palestiniennes, ni les réfugiés, la diaspora, ni du côté israélien, la droite et l'extrême droite qu'on voit aujourd'hui au pouvoir, mais qui n'étaient pas à la table des négociations, les colons, les religieux. Parce que, au fond, si on exclut ceux qui peuvent faire le plus de mal au processus, on le protège.

    Et les élections législatives en Israël qui arrivent le 27 octobre, est-ce qu'il faut espérer une chute de Benyamin Netanyahu pour ouvrir un nouveau chapitre ?

    Écoutez, d'abord, il ne faut jamais l'enterrer trop vite. C'est un politicien exceptionnel, dans ce sens-là. Et les derniers sondages laissent à penser que, peut-être, il y aurait une possibilité de continuer, de se maintenir d'une manière ou d'une autre. Moi d'un côté, je dis oui, évidemment. La coalition actuelle en Israël, elle est totalement allergique à toute concession à l'égard des Palestiniens. Elle a des ambitions territoriales et autres qui sont, pour les Israéliens eux-mêmes, assez négatives et là je suis très soft,très doux. Mais, à penser que s’il y en avait une, une alternative qui est aujourd'hui l'opposition en Israël, écoutez ce qu'elle dit sur les Palestiniens. C'est-à-dire qu'il y aurait moins de violence dans les territoires, il y aurait moins cette agressivité annexionniste, cette volonté d'annexer les territoires. Mais est-ce que la vie des Palestiniens sera foncièrement différente ? Est-ce qu'on avancera vers la paix ? Là je dis « attention », « n'espérons pas trop ». Et le message, c'est pour les pays comme les États-Unis, l'Europe, les pays arabes, ne pas se dire « Si c'est la fin de Netanyahu, ça veut dire qu'on peut laisser ce dossier tranquille. » Au contraire, il va falloir maintenir et redoubler de pression pour faire en sorte que la vie des Palestiniens continue et que cette existence de la nation palestinienne, qui est aujourd'hui menacée, menacée de façon très grave, ne prenne pas fin.

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    Fri, 18 Sep 2026
  • 770 - Michaël Trazzi: «Nous demandons un traité international pour stopper la course à l'IA»

    Michaël Trazzi, activiste franco-brésilien, fondateur du mouvement « Stop The AI Race » (Stoppons la course à l'IA), est l'invité de RFI jeudi 17 septembre 2026. Après avoir manifesté pendant 39 jours devant le siège d'OpenAI à San Francisco, son mouvement souhaite un accord international pour freiner le développement de l'IA, face aux risques de dérapage de l'intelligence artificielle.

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    Thu, 17 Sep 2026
  • 769 - Arancha Gonzalez Laya: «L'Union européenne aura sa place dans le monde de demain»

    Arancha Gonzalez Laya, ancienne ministre des Affaires étrangères d’Espagne, doyenne de l'École des Affaires internationales de Sciences Po Paris, est l'invitée de RFI ce 16 septembre 2026. Alors que la présidente de la Commission européenne prononce son discours sur l'état de l'Union européenne, elle espère un discours qui se projette dans le futur. L'ancienne cheffe de la diplomatie espagnole appelle au réveil de l'Europe pour qu'elle ne devienne pas un vassal de la Chine ou de la Russie.

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    Wed, 16 Sep 2026
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