Filtrar por género
Les Coulisses de l'économie

Vous adorez l'économie et vous souhaitez en savoir plus ? Découvrez les Coulisses de l'économie à 6h15 du lundi au vendredi. L’économiste Emmanuel Combe vous fait traverser le miroir et livre une analyse claire et précise des rouages de l'économie.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
- 673 - Crise de la dette française : quels sont les vrais risques ?
Emmanuel Combe, économiste et ancien président de l'autorité de la concurrence, analyse la situation de la dette française face à la montée des taux d'intérêt. Le taux de la dette française à 10 ans continue de grimper, atteignant 4,56% vendredi soir. Cette évolution soulève une question majeure : la France risque-t-elle de connaître une crise de la dette ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 21 Sep 2026 - 04min - 672 - Droits de douane sur la Chine : pourquoi les tarifs ne freinent pas les exportations vers les Etats-Unis
Emmanuel Combe, économiste et ancien président de l'autorité de la concurrence, analyse les derniers chiffres du commerce extérieur chinois. La Chine a enregistré une hausse spectaculaire de 34% de ses exportations vers les États-Unis en août. Un chiffre qui interpelle Washington, mais qui mérite d'être décrypté. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 18 Sep 2026 - 03min - 671 - Encadrement des loyers : pourquoi plafonner les prix n'est pas la solution
Emmanuel Combe, économiste et ancien président de l'autorité de la concurrence, analyse les effets cachés de l'encadrement des loyers en France. Alors que onze villes, dont Paris, Lyon et Marseille, demandent la pérennisation de cette mesure qui arrive à échéance en novembre, l'expert décortique les vraies conséquences de ce dispositif. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 17 Sep 2026 - 04min - 670 - Relevé des taux de la BCE : quel impact sur la croissance en France ?
La Banque Centrale Européenne vient de relever ses taux directeurs d'un quart de point. Mais comment cette décision technique se traduit-elle concrètement dans notre portefeuille et notre économie ? Emmanuel Combe décortique les différents canaux par lesquels les taux directeurs influencent l'inflation. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 16 Sep 2026 - 04min - 669 - La crédibilité de la France sur les marchés financiers
Emmanuel Combe revient sur un phénomène économique majeur qui préoccupe les marchés financiers : l'écart de taux entre la France et l'Allemagne. Il décortique les mécanismes complexes qui gouvernent la confiance des investisseurs et explique pourquoi la perception compte autant que les chiffres. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 15 Sep 2026 - 04min - 668 - Carburant : pourquoi les ruraux payent deux fois le prix
Dans cet épisode des Coulisses de l'économie, Emmanuel Combe revient sur une problématique économique majeure qui touche des millions de Français : la hausse des prix du carburant et ses conséquences inégales selon les territoires. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 14 Sep 2026 - 03min - 667 - Investir dans l'éducation, un choix indispensable pour la santé économique d'un pays
Emmanuel Combe revient sur les résultats de l'enquête PISA publiés cette semaine. Un classement qui place la France à la 27e place et qui ne montre aucune amélioration. Mais au-delà de ces chiffres préoccupants, l'économiste propose une réflexion plus profonde : pourquoi l'éducation est-elle si cruciale pour la santé économique d'un pays ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 11 Sep 2026 - 03min - 666 - Les deux ans du Rapport Draghi : pourquoi l'Europe n'avance pas assez vite
Emmanuel Combe, économiste et ancien président de l'autorité de la concurrence, dresse un bilan sévère de la mise en œuvre du rapport Draghi deux ans après sa publication. En 2022, l'ancien président de la BCE remettait à la Commission européenne un rapport contenant des recommandations pour améliorer la compétitivité de l'Europe. Le diagnostic était alarmant : l'Europe accuse un retard technologique de 30 ans par rapport aux États-Unis et à la Chine. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Aucune entreprise européenne valant plus de 100 milliards d'euros n'a été créée au cours des trois dernières décennies, tandis que six entreprises américaines dépassent aujourd'hui les 1000 milliards de capitalisation. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 10 Sep 2026 - 03min - 665 - Attention à l’effet boule de neige de la dette publique
Emmanuel Combe décrypte un phénomène économique qui menace la France : l'effet boule de neige de la dette. Alors que le budget 2025 sera présenté en déficit à hauteur de 4,9 à 5%, un mécanisme nouveau et préoccupant se met en place. Emmanuel Combe explique comment la dette peut s'emballer de manière mécanique, indépendamment de nos choix politiques. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 09 Sep 2026 - 03min - 664 - Les sanctions contre l'Iran : une arme économique vraiment efficace ?
Dans un contexte international tendu, Scott Bessent, secrétaire américain au Trésor, a annoncé des mesures d'une ampleur inédite visant à asphyxier économiquement le régime iranien. Mais avant de crier victoire, il convient de se demander si ces sanctions atteindront réellement leurs objectifs. C'est à cette question fondamentale que répond Emmanuel Combe. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 08 Sep 2026 - 03min - 663 - Les chiffres paradoxaux du transport aérien
L'économiste Emmanuel Combe, décrypte un paradoxe économique fascinant : alors que les compagnies aériennes ont transporté un nombre record de passagers cet été, leurs bénéfices restent ridiculement faibles. ✈ Comment est-ce possible ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 07 Sep 2026 - 03min - 662 - La productivité française décroche par rapport aux Etats-Unis : qui est coupable ?
Emmanuel Combe, professeur des universités et ancien président de l'autorité de la concurrence, décortique un sujet qui préoccupe les économistes et les décideurs politiques depuis des décennies : le décrochage de la productivité française par rapport aux États-Unis. Pendant trente ans, la France a vu son écart de productivité s'agrandir face à la puissance américaine. Mais cette fois, les chiffres révèlent quelque chose de surprenant : le coupable a un nom, et ce nom est le numérique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 04 Sep 2026 - 03min - 661 - Pourquoi les start-up françaises se font racheter par les géants américains ?
Emmanuel Combe revient sur le rachat annoncé de Hugging Face, la start-up française de référence en matière d'intelligence artificielle open source, par le géant américain Nvidia pour 13 milliards de dollars. Pourtant, derrière ce chiffre impressionnant se cache une réalité bien moins réjouissante pour l'Europe : notre continent excelle à créer des jeunes pousses, mais peine cruellement à les faire grandir. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 03 Sep 2026 - 03min - 660 - La remontée des taux : est-ce vraiment la faute des banques centrales ?
Les taux d'emprunt français franchissent des seuils inquiétants. Le taux à 10 ans vient de dépasser les 4,2%, un niveau inédit depuis la crise des dettes souveraines de 2008. Une situation qui interpelle et suscite de nombreuses questions : d'où vient cette hausse ? Qui en est responsable ? Et surtout, quelles en seront les conséquences pour les finances publiques françaises ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 02 Sep 2026 - 03min - 659 - La TVA sociale : une dévaluation qui cache son nom ?
La TVA sociale revient en force au cœur des débats politiques français. François Hollande, bien que non officiellement candidat à l'élection présidentielle, propose une augmentation de la TVA de 20 à 24%, relançant ainsi une controverse économique majeure. Emmanuel Combe apporte son expertise d'économiste pour nous éclairer sur une question qui peut sembler technique mais qui affecte directement le quotidien des Français. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 01 Sep 2026 - 03min - 658 - Qu'est-ce que la règle d'or budgétaire ?
Aujourd'hui, dans "Les coulisses de l'économie", Emmanuel Combe analyse le débat autour du retour de la règle d'or budgétaire en France. Il explique les enjeux de cette mesure qui viserait à plafonner le déficit public, ainsi que les avantages et les limites d'une telle règle inscrite dans la Constitution. L'expert évoque également les positions des différents acteurs politiques sur cette question. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 31 Aug 2026 - 04min - 657 - Les idées reçues sur le pouvoir d'achat
Dans ce nouvel épisode du podcast "Les coulisses de l'économie", Emmanuel Combe nous éclaire sur la véritable nature du pouvoir d'achat. Loin des mesures simplistes et des annonces politiques, il explique que le pouvoir d'achat est le fruit d'une politique économique ambitieuse et de long terme, axée sur l'augmentation de la productivité et du taux d'emploi. Avec son analyse pragmatique et pédagogique, Emmanuel Combe démonte les idées reçues sur le pouvoir d'achat. Il souligne que celui-ci ne peut pas être simplement décrété par une hausse du SMIC ou d'autres mesures similaires. Au contraire, ces mesures risquent d'avoir des effets pervers, comme une hausse de l'inflation et des destructions d'emplois. Pour lui, la clé réside dans la mise en place de politiques structurelles visant à stimuler l'innovation, l'éducation et la concurrence, trois leviers essentiels pour accroître la productivité du travail. Il chiffre ainsi l'enjeu : si la France atteignait le niveau de productivité de l'Allemagne, ce seraient 140 milliards d'euros de richesses supplémentaires qui pourraient être redistribués. L'économiste insiste également sur l'importance du taux d'emploi, un autre facteur clé du pouvoir d'achat. Avec un écart de 7 points avec l'Allemagne, la France laisse ainsi échapper 3 millions d'emplois potentiels, autant de revenus et de pouvoir d'achat qui ne sont pas créés. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 28 Aug 2026 - 03min - 656 - Pourquoi la proposition de Jean-Luc Mélenchon d'effacer la dette publique relève-t-elle de l'inconscience ?
Aujourd'hui, dans les "Coulisses de l'économie", Emmanuel Combe revient sur la situation du pays concernant la dette. Une occasion de faire le point alors que le Medef fait sa rentrée aux Rencontres des entrepreneurs en France. Il y a quelques jours, Jean-Luc Mélenchon proposait d'annuler la partie de la dette publique détenue par la Banque de France. Pour Emmanuel Combe, cette proposition relève de l'inconscience car elle est contraire à l'article 123 du traité qui interdit le financement monétaire de l'Etat, ce qui reviendrait à acter la sortie de la France de la zone euro. De plus, l'annulation d'une partie de la dette ne changera rien au problème de fond de la France : depuis 50 ans, nos dépenses publiques sont systématiquement supérieures à nos recettes. Mais même si l'on a moins de dette, le déficit public existera toujours. Emmanuel Combe ajoute qu'un pays qui efface une partie de sa dette perd toute crédibilité et envoie un signal négatif aux investisseurs qui détiennent le reste de la dette et auxquels on emprunte tous les mois. En matière de finances publiques, il faudrait admettre que nous vivons au-dessus de nos moyens et revoir le niveau des dépenses publiques. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 27 Aug 2026 - 04min - 655 - Billets d'avion : le texte du Parlement européen qui renforce les droits des passagers
Aujourd'hui, dans "Les coulisses de l'économie", Emmanuel Combe nous plonge dans le secteur aérien, alors que la fin de l'été approche et que la question des prix des billets d'avion refait surface. Emmanuel Combe nous explique comment le modèle du billet d'avion a complètement évolué ces dix dernières années. Fini le billet tout inclus, désormais les compagnies aériennes proposent un billet de base auquel il faut ajouter des options payantes comme le bagage en soute, le choix du siège ou l'embarquement prioritaire. Un modèle venu des compagnies low-cost qui s'est généralisé à l'ensemble du secteur. Bien que ce nouveau modèle puisse être avantageux pour le consommateur qui ne paye que ce qu'il utilise, l'expert pointe du doigt certaines pratiques commerciales trompeuses lors de la réservation en ligne. Certaines compagnies laissent croire que des services de base comme l'attribution du siège sont payants, alors qu'ils sont en réalité inclus dans le billet. Heureusement, le Parlement européen a récemment adopté un texte visant à mieux encadrer ces pratiques. Désormais, le prix affiché dès le début de la réservation devra inclure un bagage cabine et un siège sera automatiquement attribué. Les enfants de moins de 14 ans et les personnes à mobilité réduite pourront également être assis gratuitement à côté de leur accompagnateur. Au-delà de ces avancées réglementaires, Emmanuel Combe nous livre son analyse sur l'évolution du modèle des options payantes dans le secteur aérien. Loin d'être une mauvaise chose, ce modèle peut même s'avérer gagnant-gagnant s'il est bien régulé, permettant aux compagnies de générer des marges supplémentaires tout en offrant aux consommateurs davantage de flexibilité. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 26 Aug 2026 - 03min - 654 - Tourisme : la France, championne du monde mais pas en valeur
Aujourd'hui, dans "Les coulisses de l'économie", Emmanuel Combe dresse un bilan contrasté de la saison touristique 2026 en France. Bien que la France reste la première destination touristique mondiale avec plus de 100 millions de visiteurs, elle peine à se hisser au sommet en termes de recettes. En effet, les touristes dépensent en moyenne 40% de moins en France qu'en Espagne, un pays qui accueille pourtant 5 millions de touristes de moins. Emmanuel Combe explique ce paradoxe par deux facteurs principaux : la France est souvent une étape de transit pour les touristes étrangers qui se rendent ensuite en Espagne ou en Italie, et notre offre touristique est perçue comme trop chère par rapport à la qualité proposée. Ainsi, malgré notre quatrième place au classement mondial de la compétitivité touristique, nous dégringolons à la 102e place sur le critère du rapport qualité-prix. Pour remédier à cette situation, il plaide pour une véritable vision stratégique du tourisme, considéré non plus comme une rente mais comme un actif à développer, ainsi que pour la nomination d'un ministre pleinement dédié à ce secteur, à l'instar de ce qui se fait en Italie. L'enjeu serait alors d'améliorer le rapport qualité-prix de l'offre touristique française, ce qui permettrait de générer 30 milliards d'euros de recettes supplémentaires chaque année. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 25 Aug 2026 - 03min - 653 - Canicule : quel est l'impact de la température sur la croissance économique ?
Aujourd'hui, dans "Les coulisses de l'économie", Emmanuel Combe nous éclaire sur les liens étroits entre température et activité économique. Alors que la France vient de traverser l'un de ses étés les plus chauds, Emmanuel Combe explique que le réchauffement climatique est en train de devenir un sujet économique majeur. Loin d'être un simple phénomène météorologique, la hausse des températures a des répercussions concrètes et mesurables sur la croissance économique mondiale. Selon les études économiques, il existerait une relation en forme de courbe en U inversée entre température et activité économique. En deçà d'un certain seuil, le réchauffement climatique aurait un effet bénéfique, boostant la croissance. Mais au-delà de ce seuil, estimé autour de 13 degrés, chaque degré supplémentaire deviendrait pénalisant. Concrètement, cela signifie que les pays froids, comme le Canada ou la Scandinavie, devraient tirer leur épingle du jeu en se réchauffant, tandis que les pays déjà chauds, principalement les plus pauvres de la planète, risquent de subir de plein fouet les effets néfastes du changement climatique. Le professeur à la SKEMA Business School explique que cet impact passe par trois canaux principaux : la baisse des rendements agricoles, la diminution de la productivité du travail et la dégradation accélérée des infrastructures, décourageant l'investissement privé. Quant à la facture économique du réchauffement climatique, les économistes ne s'accordent pas encore. Certains n'y voient qu'un choc ponctuel, tandis que d'autres estiment qu'il pourrait amputer durablement le PIB mondial de 20 à 30%. Loin d'être un sujet de météo ou de climat, la température est donc en train de devenir un enjeu économique majeur, avec des gagnants et des perdants à l'échelle mondiale. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 24 Aug 2026 - 03min - 652 - Charles Kindleberger, le théoricien des crises financières
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson nous fait découvrir Charles Kindleberger, un économiste américain reconnu pour ses travaux sur les crises financières et les paniques bancaires. Né à New York en 1910, il a eu une carrière riche et diversifiée, naviguant entre le monde académique et les institutions publiques. Après des études à l'université de Pennsylvanie et à Columbia, il a notamment travaillé à la Banque des Règlements Internationaux, à la Réserve Fédérale de New York, au Trésor américain et aux services de renseignement pendant la Seconde Guerre mondiale. Après 1945, il a participé à la conception du plan Marshall, montrant ainsi qu'il n'était pas seulement un théoricien, mais aussi un acteur engagé dans la reconstruction de l'économie mondiale. L'économiste a ensuite rejoint le MIT, où il a enseigné pendant plus de 30 ans et est devenu un historien économique reconnu. Ses deux ouvrages majeurs, "La Grande Crise Mondiale" (1973) et "Mania, Panique et Crash" (1978), ont profondément marqué la compréhension des crises financières. Dans "La Grande crise mondiale", il propose une lecture originale de la crise des années 1930, qu'il ne considère pas seulement comme une erreur monétaire ou un accident boursier, mais comme une crise de leadership mondial. Avant 1914, le Royaume-Uni stabilisait le système international, mais après 1918, il n'en avait plus les moyens. Les États-Unis, eux, en avaient déjà les capacités, mais pas forcément la volonté. C'est la théorie de la stabilité hégémonique, selon laquelle l'ordre économique international ne se maintient que si une puissance dominante accepte d'en assumer les coûts. Dans "Manias, Panics and Crashes", il retrace l'histoire des bulles financières, montrant que le scénario est presque toujours le même : un choc positif, une euphorie, une manie spéculative, puis la panique et le krach. Cette analyse reste particulièrement actuelle, car elle nous aide à comprendre les dynamiques des crises financières contemporaines, comme celle liée à l'intelligence artificielle. Selon Nathalie Janson, les leçons de cet économiste sont essentielles pour appréhender les défis actuels d'une économie mondiale fragmentée, marquée par des rivalités géopolitiques, des tensions commerciales et des marchés financiers très valorisés. Dans un tel contexte, l'absence de stabilisateurs internationaux constitue un risque majeur, et la nécessité d'un "prêteur en dernier ressort international" est plus que jamais d'actualité. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 10 Jul 2026 - 04min - 651 - La suprématie du dollar est-elle menacée ?
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson revient sue la place du dollar américain sur la scène internationale. Alors que les déficits et la dette publique américains alimentent régulièrement les débats sur la dédollarisation, un paradoxe subsiste : les capitaux continuent d'affluer vers les États-Unis. Elle explique que le dollar n'est pas seulement une monnaie, mais bien l'infrastructure du système financier mondial. Sa profondeur, sa liquidité et son accessibilité en font l'actif de référence pour de nombreux investisseurs internationaux, loin devant l'euro ou le yuan chinois. Elle souligne également que la réglementation financière mise en place après la crise de 2008 a, de manière non intentionnelle, renforcé la domination du billet vert. En effet, le collatéral le plus recherché au monde reste les titres financiers américains, alimentant un effet de réseau qui maintient la prépondérance du dollar. Malgré les appels à la dédollarisation, Nathalie Janson estime qu'il sera extrêmement difficile de remplacer le dollar comme colonne vertébrale du système financier mondial. Aucun concurrent ne réunit actuellement tous les éléments nécessaires, que ce soit en termes de convertibilité, de profondeur des marchés ou de crédit. Néanmoins, elle prévient que le « privilège exorbitant » du dollar n'est pas acquis pour toujours et que certains facteurs, comme la polarisation politique aux États-Unis, pourraient l'éroder à terme. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 09 Jul 2026 - 05min - 650 - Les vacances, un bien de luxe ?
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson analyse le statut des vacances dans l'économie française. Les vacances sont-elles un bien de luxe ou un bien de consommation de masse ? Comment leur démocratisation s'est-elle opérée depuis les congés payés de 1936 ? Quelles sont les différences de comportement selon les niveaux de revenus ? L'épisode explore également l'évolution des destinations de vacances, avec la progression du tourisme à l'étranger, et l'impact des récentes crises sur le budget vacances des ménages. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 08 Jul 2026 - 04min - 649 - La réglementation Bâle est-elle une assurance contre les crises ?
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique les enjeux de la réglementation de Bâle, un cadre mis en place pour assurer la stabilité du système bancaire mondial. De Bâle 1 à Bâle 3, elle décrypte les évolutions de cette réglementation, ses objectifs de sécurité et les défis qu'elle soulève pour les banques. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 07 Jul 2026 - 05min - 648 - La naissance de l'euro, un long processus européen
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson revient sur les origines de l'euro, cette monnaie unique européenne qui a vu le jour en 1999. Elle analyse les étapes clés qui ont précédé l'adoption de l'euro, comme la mise en place du Système monétaire européen (SME) en 1979. Après l'abandon de l'étalon-or en 1971, le monde monétaire est entré dans une nouvelle ère avec l'instauration d'un régime de change flottant. Pour les pays européens, cela a représenté un véritable défi, le marché commun reposant sur des échanges intracommunautaires importants. Afin de maintenir la stabilité des changes et favoriser la croissance du commerce intra-européen, les pays ont cherché à recréer une forme de « Bretton Woods européen ». C'est dans ce contexte qu'est né le SME, un système coopératif où chaque monnaie a un cours pivot par rapport aux autres, avec une marge de fluctuation autorisée. L'ECU, unité de compte composée d'un panier de monnaies européennes, a joué un rôle clé en servant de référence commune pour définir ces parités de change. Cependant, le SME n'a pas complètement résolu le problème de l'instabilité des changes, comme l'a montré la crise de 1992 avec la sortie de la livre sterling. Cet épisode a finalement renforcé la conviction que seule une monnaie unique pouvait apporter la stabilité recherchée. Le traité de Maastricht, signé en 1992, a alors posé les bases de la création de l'euro en fixant des critères de convergence économique que les États membres devaient respecter. Malgré quelques écarts par rapport à ces critères, l'euro a finalement vu le jour en 1999, couronnant un long processus d'intégration monétaire européenne. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 06 Jul 2026 - 05min - 647 - Les risques et incertitudes en économie
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore la distinction fondamentale entre risque et incertitude en économie. Elle explique comment les économistes ont longtemps cherché à transformer l'incertitude en risque pour faciliter la modélisation, mais comment certains courants de pensée, comme l'école autrichienne, ont mis en avant le rôle central de l'incertitude dans l'action économique. La professeure d'économie souligne également comment l'économie moderne a dû enrichir sa boîte à outils pour mieux appréhender l'incertitude, tout en rappelant l'importance des institutions stables pour la rendre supportable. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 03 Jul 2026 - 05min - 646 - Nouvelle réglementation européenne sur les crypto-actifs, l'Europe passe à la vitesse supérieure
Dans cet épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson nous plongent au cœur de la nouvelle réglementation européenne sur les crypto-actifs, le MICA (Market in Crypto-Assets Regulation). Entrée en vigueur le 1er juillet 2023, cette réglementation marque un tournant majeur pour le secteur des cryptomonnaies en Europe. Nathalie et Mika nous expliquent en détail les enjeux de cette nouvelle réglementation, qui vise à encadrer et à légitimer l'industrie des crypto-actifs. Ils soulignent notamment que l'Europe a choisi une approche pionnière, préférant réguler plutôt que d'interdire, contrairement aux États-Unis qui ont longtemps avancé de manière plus hésitante. L'un des moments forts de l'épisode est sans aucun doute l'analyse du cas de Binance, la plus grande plateforme d'échange de cryptomonnaies au monde, qui s'est vu refuser l'agrément européen. Ce refus est perçu comme un signal très fort, montrant que même les acteurs les plus importants du secteur ne peuvent plus compter uniquement sur leur taille ou leur notoriété pour accéder au marché européen. Elle nous éclaire également sur le paradoxe de cette nouvelle réglementation, qui, bien qu'ayant pour objectif de protéger les investisseurs, risque de favoriser les acteurs déjà établis et de créer des barrières à l'entrée pour les nouveaux entrants. Seuls 12% des entreprises existantes ont en effet réussi à obtenir l'agrément tant convoité. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 02 Jul 2026 - 04min - 645 - Comment les États s'y prennent-ils pour restructurer leur dette ?
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique les différentes méthodes utilisées par les États pour restructurer leur dette. Elle détaille les options comme l'allongement des délais de remboursement, la baisse des taux d'intérêt ou encore la réduction du montant dû. Elle compare également les processus de restructuration pour les entreprises et pour les États, soulignant les enjeux politiques et de légitimité propres aux États. L'épisode aborde des cas concrets comme celui de la Grèce ou du Venezuela, mettant en lumière les défis et les pièges à éviter lors de telles négociations. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 01 Jul 2026 - 04min - 644 - Le paradoxe chinois : une économie tirée par l'offre plutôt que la demande
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson examine un paradoxe chinois fascinant. Malgré les affirmations de Pékin visant à rééquilibrer son modèle économique vers une plus grande demande intérieure, la Chine semble toujours revenir à son vieux réflexe de production, d'investissement et d'exportation dès que la croissance ralentit. Elle explique que la Chine est devenue l'atelier le plus sophistiqué du monde, mais reste un pays où les ménages consomment peu. En effet, la consommation des ménages ne représente qu'environ 40% du PIB chinois, contre près de 70% aux États-Unis et 50% en France. Cet écart significatif ne s'explique pas seulement par des différences culturelles, mais reflète des modèles économiques distincts. Malgré les efforts affichés par le président Xi Jinping pour faire de la demande intérieure une priorité, les indicateurs économiques montrent que la machine chinoise reste construite pour soutenir l'offre plutôt que la consommation. Nathalie Janson identifie deux facteurs clés qui bloquent la consommation en Chine : l'épargne élevée des ménages et le rôle central du système financier. Les ménages chinois épargnent massivement, avec un taux d'épargne brute atteignant environ 43% du PIB, contre seulement 17% aux États-Unis. Cette épargne de précaution s'explique par la faiblesse des dépenses sociales, notamment pour les retraites, la santé et l'éducation. Le système financier, dominé par les grandes banques d'État, finance prioritairement les entreprises, les collectivités locales et les grands projets industriels, laissant peu de place au crédit à la consommation des ménages. Ainsi, la Chine produit plus que ce que ses propres ménages peuvent absorber, l'obligeant à exporter massivement. Cela crée des tensions avec les États-Unis et l'Europe, qui accusent la Chine de surcapacités industrielles, de subventions cachées et de concurrence déloyale. Ironiquement, les déséquilibres chinois sont l'inverse de ceux des États-Unis, qui épargnent trop peu, consomment beaucoup et importent davantage qu'ils ne produisent. Pendant des années, cette complémentarité entre les deux économies a fonctionné, mais elle est aujourd'hui devenue politiquement explosive. Les États-Unis reprochent à la Chine ses excédents, tandis que la Chine critique l'instabilité et le protectionnisme américains. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 30 Jun 2026 - 04min - 643 - L'effet de richesse, un moteur de la croissance américaine
Dans cet épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson nous éclaire sur le rôle crucial de l'effet de richesse dans la dynamique de croissance de l'économie américaine. Alors que le revenu est ce que l'on gagne chaque mois, le patrimoine représente l'ensemble des actifs financiers et non financiers détenus par un ménage. Lorsque la valeur de ces actifs, en particulier les investissements boursiers, augmente, les ménages américains se sentent plus riches et ajustent leur comportement de consommation en conséquence. Cet effet de richesse est un mécanisme clé pour comprendre la réactivité et la vitalité de l'économie outre-Atlantique. Nathalie Janson explique que la structure du patrimoine des ménages américains, avec une part importante d'actifs financiers facilement mobilisables, contraste avec la situation européenne, où l'immobilier et les dépôts bancaires dominent. Ainsi, les variations des marchés financiers ont un impact plus direct sur la consommation aux États-Unis, ce qui se traduit par une plus grande volatilité, mais aussi une plus grande dynamique à court terme. Au-delà de cet effet à court terme, la différence de structure patrimoniale entre les États-Unis et l'Europe a également des conséquences sur le potentiel de croissance à long terme. Aux États-Unis, l'épargne des ménages alimente davantage les marchés de capitaux, finançant ainsi l'innovation et le développement des entreprises. En Europe, l'épargne est plus souvent immobilisée dans l'immobilier ou les dépôts, ce qui est plus sécurisant mais moins productif à moyen terme. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 29 Jun 2026 - 04min - 642 - Robert Shiller, l'économiste qui a compris les bulles
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson revient sur le parcours de Robert Shiller, professeur de finance à l'université de Yale. Il a consacré sa carrière à expliquer la formation des prix sur les marchés financiers et la question de leur rationalité. Il a notamment montré que les prix des actifs financiers sont souvent beaucoup plus élevés ou volatils que ne le justifieraient les fondamentaux économiques. L'économiste met l'accent sur l'importance des récits collectifs dans la formation des bulles spéculatives, comme l'illustre le cas de l'introduction en bourse de SpaceX. Ses travaux, récompensés par le prix Nobel d'économie en 2013, apportent un éclairage essentiel sur le fonctionnement des marchés financiers. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 26 Jun 2026 - 04min - 641 - Quand la baisse des prix n'augmente pas toujours les ventes
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique que la relation entre la baisse des prix et l'augmentation des ventes n'est pas aussi simple qu'il y paraît. Elle détaille les deux effets d'une variation de prix : l'effet de substitution, où les consommateurs cherchent des alternatives, et l'effet de richesse, qui modifie leur pouvoir d'achat. Cette équation de Slutsky permet de comprendre des paradoxes comme les biens de Giffen ou la baisse de la consommation de biens inférieurs suite à une diminution de leur prix. L'épisode montre ainsi la complexité des réactions des consommateurs face aux changements de prix. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 25 Jun 2026 - 04min - 640 - Le déficit public sous Ronald Reagan revisité
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson revient sur les réformes fiscales menées par le président Ronald Reagan dans les années 1980. Elle explique comment l'inflation de l'époque a permis à l'État américain d'engranger davantage de recettes fiscales, sans pour autant que les contribuables ne deviennent plus riches. Cette « illusion fiscale » a pris fin avec les réformes de Ronald Reagan, révélant alors un déficit public plus important que prévu. Une analyse éclairante sur la façon dont l'inflation peut fausser la perception de la situation budgétaire d'un pays. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 24 Jun 2026 - 04min - 639 - La loi de Gresham, quand la mauvaise monnaie chasse la bonne
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore la célèbre loi de Gresham, qui stipule que la mauvaise monnaie chasse la bonne. Elle revient sur les origines de cette loi, liée aux pratiques de souverains cherchant à financer leurs guerres en dégradant la valeur des pièces de monnaie. Elle établit un parallèle avec le marché actuel des cryptomonnaies stables, où Tether semble dominer malgré des réserves moins transparentes que celles de son concurrent USD Coin. Une analyse passionnante sur la confiance monétaire et les dynamiques de réseau qui façonnent les préférences des utilisateurs. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 23 Jun 2026 - 04min - 638 - Souveraineté technologique : quand l'Europe doit garder la main
Nathalie Janson explore la notion de souveraineté, un concept très en vogue ces derniers temps. Alors que la pandémie de Covid-19 a révélé la fragilité de certaines chaînes d'approvisionnement, l'affaire Anthropic, entreprise d'intelligence artificielle, est venue ajouter une nouvelle couche de dépendance technologique. Lorsque Donald Trump a ordonné à Anthropic de suspendre l'accès à ses modèles pour les utilisateurs étrangers, des entreprises européennes ont réalisé qu'un outil critique pouvait disparaître du jour au lendemain par simple décision politique américaine. Nathalie Janson explique que la souveraineté ne se résume pas à produire soi-même, mais à la capacité de faire respecter ses propres règles sur son territoire. Appliquée à la technologie, cela signifie avant tout de maîtriser les dépendances, en s'assurant de la continuité de service, de la réversibilité des solutions et de la localisation des fonctions critiques. L'experte met en garde contre la tentation du protectionnisme technologique à la européenne, qui consisterait à favoriser les acteurs locaux au détriment de la concurrence. Selon elle, la vraie souveraineté passe par la définition de règles générales, stables et opposables à tous, plutôt que par le choix des fournisseurs. Ainsi, une entreprise étrangère respectant le droit européen peut renforcer la souveraineté du continent si elle apporte un service de meilleure qualité. À travers des exemples concrets dans le spatial ou l'intelligence artificielle, Nathalie Janson montre que la souveraineté technologique de l'Europe ne doit pas se résumer à un protectionnisme mal avisé, mais bien à la capacité de garder la main sur les règles et les contrats, au-delà de l'origine des fournisseurs. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 22 Jun 2026 - 04min - 637 - Ronald Coase, l'économiste qui a révolutionné la théorie de l'entreprise
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore la vie et l'œuvre de Ronald Coase, l'un des économistes les plus influents du XXe siècle. Né à Londres en 1910, il a étudié à la prestigieuse London School of Economics avant de rejoindre l'Université de Chicago, où il est devenu une figure emblématique de l'économie du droit. Son approche se distingue par son style particulier, axé sur l'observation du monde réel plutôt que sur les modèles mathématiques abstraits. Au cœur de la réflexion de Ronald Coase se trouve une question simple, mais fondamentale : pourquoi l'économie n'est-elle pas seulement un grand marché ? En effet, il a remarqué que les transactions directes sur le marché génèrent des coûts de transaction non négligeables, liés à la recherche d'informations, à la négociation des contrats ou encore à la gestion des litiges. C'est cette intuition qui l'a conduit à repenser la nature de l'entreprise. Loin d'être une simple fonction de production, l'entreprise est une institution qui permet d'économiser ces coûts de transaction en remplaçant une série de contrats marchands par une organisation hiérarchique. Ainsi, l'entreprise devient une alternative au marché, dont la frontière se situe là où le coût d'organisation interne devient supérieur au coût de recours au marché. Ses travaux ont profondément marqué l'économie industrielle et inspiré de nombreux économistes, comme Oliver Williamson, prix Nobel en 2009, qui a prolongé ses réflexions sur les raisons de l'intégration ou de l'externalisation des activités au sein de l'entreprise. Mais l'héritage de Ronald Coase ne s'arrête pas là. Son célèbre « théorème de Coase » a également bouleversé la façon d'appréhender les externalités, comme la pollution. Selon lui, si les droits de propriété sont clairement définis et les coûts de transaction faibles, les acteurs peuvent négocier une solution efficace, remettant en cause l'idée selon laquelle il faudrait simplement taxer l'entreprise polluante. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 19 Jun 2026 - 04min - 636 - La Fed, une banque centrale devenue trop puissante ?
Dans cet épisode passionnant du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson nous éclaire sur les enjeux de la première réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) sous la présidence de Kevin Warsh. Au-delà de la simple question du niveau des taux d'intérêt, elle explique que la véritable préoccupation de Kevin Warsh concerne la taille démesurée du bilan de la Fed, devenue une institution presque incontournable depuis la crise financière de 2008. Avec un bilan passé de moins de 1 000 milliards de dollars avant la crise à plus de 9 000 milliards aujourd'hui, la Fed a pris une place prépondérante sur les marchés de la dette publique et du crédit immobilier, influençant directement les conditions de financement de l'État fédéral et du logement. Selon la professeure d'économie, cette situation soulève des questions politiques importantes, car elle brouille la frontière entre politique monétaire, financement de l'État et soutien permanent aux marchés. Kevin Warsh, en bon défenseur de l'orthodoxie monétaire, considère que la Fed ne doit pas occuper une telle place et souhaite engager une normalisation plus structurelle de son bilan. L'épisode nous montre également comment le changement de paradigme opérationnel de la Fed, passée d'un pilotage du taux directeur par la gestion de réserves rares à un pilotage par la rémunération de réserves abondantes, a pu affaiblir certains signaux de marché et rendre la politique monétaire moins efficace. Nathalie Janson explique ainsi que le retour à la normale supposerait de revoir certaines règles de liquidité et de redonner un vrai rôle au marché interbancaire. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 18 Jun 2026 - 04min - 635 - Pourquoi la productivité française a-t-elle décroché après le Covid ?
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson analyse les raisons du paradoxe français : une forte progression de l'emploi salarié marchand après la crise sanitaire, mais une faible augmentation de la valeur ajoutée. Elle explique comment l'apprentissage, les aides d'État aux entreprises et le retard des salaires sur l'inflation ont pu impacter la productivité. Un éclairage essentiel sur les choix économiques de la France post-Covid. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 17 Jun 2026 - 04min - 634 - Quand l'abondance crée la rareté
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore le paradoxe de l'abondance économique. Bien que la production de biens soit à son plus haut niveau, certains secteurs comme le logement ou l'énergie connaissent des pénuries. L'explication réside dans les normes, procédures et blocages administratifs qui organisent artificiellement cette rareté. Le commerce international a pourtant permis d'éliminer la rareté pour de nombreux biens industriels. Mais pour certains secteurs, l'offre reste contrainte, entraînant une hausse des prix et des files d'attente. Ce concept d'abondance révèle les paradoxes de l'économie moderne. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 16 Jun 2026 - 04min - 633 - Fusions-acquisitions : le marché de la discipline des entreprises
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique le rôle des fusions-acquisitions dans la discipline du marché. Elle décrit les grands cycles qu'a connus ce marché ces 25 dernières années, avec des différences notables entre l'Europe et les États-Unis. Elle aborde également les principaux défis managériaux liés à ces opérations, entre risque de surpayer, choc des cultures et rationalisation trop rapide. Des exemples de réussites et d'échecs sont également évoqués. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 15 Jun 2026 - 04min - 632 - Edmund Phelps, le visionnaire de la courbe de Phillips
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson rend hommage à Edmund Phelps, éminent économiste décédé en mai dernier. Il a profondément marqué la pensée économique du XXe siècle en remettant en cause l'idée d'un arbitrage durable entre inflation et chômage. Formé à Amherst College, il a passé l'essentiel de sa carrière à l'Université Columbia à partir de 1971. En 2006, il a été récompensé par le prix Nobel d'économie pour ses travaux sur les arbitrages intertemporels, montrant que les décisions économiques d'aujourd'hui ont des conséquences demain et que les individus ne restent pas passifs face aux politiques publiques. Nathalie Janson revient en détail sur la contribution majeure de Phelps à la compréhension de la courbe de Phillips. Alors que la macroéconomie keynésienne des années 1950-60 postulait l'existence d'un arbitrage durable entre inflation et chômage, Edmund Phelps, en même temps que Milton Friedman, a démontré que cet arbitrage ne pouvait fonctionner que temporairement, le temps que les salariés sous-estiment l'inflation. Une fois que les anticipations d'inflation s'ajustent, toute tentative de faire baisser artificiellement le chômage par l'inflation se traduit surtout par davantage d'inflation, sans gain durable sur l'emploi. Ce renversement de perspective a profondément influencé la conduite de la politique monétaire par les banques centrales depuis les années 1980. Celles-ci accordent désormais une importance centrale aux anticipations d'inflation, leur crédibilité étant devenue un actif économique majeur. Son héritage se retrouve également dans les travaux des nouveaux keynésiens comme Stanley Fischer ou Olivier Blanchard, ainsi que dans l'économie du travail avec les prix Nobel Diamond, Dale Mortensen et Christopher Pissarides. Au-delà de l'inflation et du chômage, Nathalie Janson souligne qu'Edmund Phelps s'est intéressé à de nombreux autres sujets, contribuant à ouvrir la macroéconomie aux questions de dynamique, de structures et d'institutions. Un économiste dont l'influence traverse les décennies. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 12 Jun 2026 - 04min - 631 - Qu'est-ce que l'inflation importée ?
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique ce qu'est l'inflation importée et comment la Banque centrale européenne doit y faire face. Elle décrypte les mécanismes qui transforment une hausse des prix des matières premières en une inflation généralisée, et les dilemmes auxquels est confrontée la banque centrale pour lutter contre cette inflation sans pour autant freiner la croissance économique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 11 Jun 2026 - 04min - 630 - L'arbitrage, le correcteur automatique de l'économie de marché
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore le concept fondamental de l'arbitrage. Elle plonge dans les mécanismes qui permettent à l'arbitrage de jouer un rôle essentiel dans l'efficience des marchés. Nathalie Janson explique comment les arbitragistes, loin d'être de simples spéculateurs opportunistes, contribuent à rendre les marchés plus cohérents en traquant les incohérences de prix. L'auditeur découvre ainsi comment l'arbitrage agit comme une force de rappel, ramenant les prix vers une cohérence, grâce à un mécanisme décentralisé où les individus réagissent aux informations transmises par les écarts de prix. Cependant, Nathalie Janson souligne que l'arbitrage n'est pas toujours gratuit ni instantané, avec des coûts de transaction, des délais et des contraintes réglementaires qui peuvent expliquer la persistance de certains écarts de prix. L'épisode explore également les limites de l'arbitrage dans la vie courante, où les services locaux et non transportables, comme les coiffeurs ou les consultations médicales, offrent moins de possibilités d'arbitrage. Nathalie Janson explique ainsi que l'arbitrage fonctionne d'autant mieux que les biens sont homogènes, les marchés liquides, l'information disponible et les coûts faibles. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 10 Jun 2026 - 04min - 629 - La titrisation, une invention dangereuse de la finance moderne ?
Dans ce nouvel épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique le fonctionnement de la titrisation, un mécanisme financier qui transforme des créances illiquides en titres négociables. Bien que la titrisation permette aux banques de libérer du capital et de prêter davantage, la crise des subprimes a montré ses limites lorsqu'elle est mal utilisée. Depuis 2008, des réglementations plus strictes ont été mises en place pour encadrer ce système complexe et éviter les dérives. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 09 Jun 2026 - 04min - 628 - Forfaits mobiles : quand la concurrence fait baisser les prix, mais entrave les investissements
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson, experte en économie des télécommunications, pour décrypter les enjeux du marché des forfaits mobiles en France et en Europe. Alors que le rachat de SFR par ses trois principaux concurrents, Orange, Bouygues Télécom et Free, est en cours de négociation, les deux invités se penchent sur les implications d'un passage de quatre à trois opérateurs sur le marché français. Elle explique que la concurrence dans la téléphonie mobile ne se résume pas seulement au nombre d'acteurs, mais dépend surtout de la menace crédible qu'un nouvel entrant vienne bousculer les pratiques en place. L'arrivée fracassante de Free Mobile en 2012, avec des offres à prix cassés, a en effet permis une forte baisse des tarifs pour les consommateurs français. Cependant, ce modèle de concurrence par les prix a également des conséquences sur la capacité des opérateurs à investir dans les infrastructures, notamment pour le déploiement de la 5G ou le renforcement de la cybersécurité. Comparant la situation française à celle des États-Unis, Nathalie Janson souligne que si les forfaits américains sont plus chers en moyenne, ils incluent souvent davantage de services. En Europe, la priorité a été donnée à la baisse des prix au détriment des investissements, ce qui fragilise la rentabilité des opérateurs. Face à ce dilemme, les autorités de la concurrence européennes sont confrontées à un défi de taille : autoriser des fusions nationales pour permettre aux opérateurs de dégager davantage de moyens pour investir, tout en veillant à préserver une concurrence saine au niveau continental. Car c'est bien à l'échelle européenne que les opérateurs doivent pouvoir se développer pour devenir des champions capables d'investir massivement dans les réseaux du futur. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 08 Jun 2026 - 04min - 627 - Philippe Chalmin, l'œil aiguisé qui voit tout des matières premières
Plongez au cœur des enjeux mondiaux des matières premières avec Philippe Chalmin, économiste et historien réputé. Cet épisode vous emmène dans les coulisses du rapport annuel incontournable du Cyclope, véritable observatoire de la mondialisation. Diplômé d'HEC et agrégé d'histoire, Philippe Chalmin est un économiste atypique qui allie une vision à long terme et une expertise pointue des marchés des matières premières. Depuis 1986, il pilote la publication du rapport du Cyclope, un ouvrage de référence qui décrypte les tendances et les enjeux de ces marchés essentiels à l'économie mondiale. Au-delà des simples chiffres et graphiques, Philippe Chalmin nous montre comment les matières premières sont devenues un enjeu stratégique de souveraineté pour les États. Alors que la mondialisation semble s'essouffler, l'économiste nous explique comment les circuits d'approvisionnement en énergie, en métaux critiques ou en denrées alimentaires sont désormais scrutés et contrôlés par les puissances mondiales. Véritable pédagogue, Philippe Chalmin nous rappelle que les prix des matières premières ne sont pas seulement le fruit de l'offre et de la demande, mais reflètent aussi les rapports de force géopolitiques, les innovations technologiques et les tensions sur les chaînes logistiques. Une vision holistique qui permet de mieux comprendre les soubresauts de l'économie mondiale. Entrez dans les coulisses de ce rapport d'exception et découvrez comment les matières premières racontent le monde d'aujourd'hui. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 05 Jun 2026 - 04min - 626 - Croissance française : et si l'économie se portait mieux que prévu ?
Aujourd'hui dans "Les Classiques de l'économie", Nathalie Janson analyse la situation de l'industrie française. Bien que la part de l'industrie dans l'économie ait diminué, la productivité du secteur manufacturier s'est améliorée. Cependant, la France a désindustrialisé plus rapidement que ses voisins, notamment à cause de l'évolution du coût du travail. Aujourd'hui, le tertiaire représente la majorité de l'emploi, mais tous les services ne sont pas égaux en termes de productivité. L'essor du numérique et de l'intelligence artificielle pourrait permettre de renforcer les liens entre industrie et services avancés, offrant de nouvelles perspectives pour l'économie française. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 04 Jun 2026 - 04min - 625 - Qu'est-ce que le verdissement de la politique monétaire de la Banque de France ?
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore le concept fascinant du « verdissement » de la politique monétaire. Alors que la Banque de France vient d'accueillir un nouveau gouverneur, Emmanuel Moulin, ce dernier s'est engagé à poursuivre l'intégration des enjeux climatiques et de la finance durable dans la conduite de la politique monétaire. Mais concrètement, qu'est-ce que cela signifie ? Elle explique que la Banque centrale européenne ne finance pas directement des projets verts, mais qu'elle peut modifier la façon dont elle achète des obligations ou accepte des titres en garantie, en favorisant les entreprises les plus vertueuses sur le plan environnemental. Ainsi, un actif « brun », c'est-à-dire exposé à des risques climatiques élevés, pourrait être valorisé avec une décote plus importante auprès de la Banque centrale. Cette stratégie de verdissement contraste avec l'approche plus prudente de la Réserve fédérale américaine, qui refuse de devenir un « climate policymaker » et préfère se concentrer sur la surveillance des risques climatiques pour le système bancaire, sans utiliser la politique monétaire pour orienter l'économie. La Banque de France, quant à elle, est présentée comme un acteur pionnier dans ce domaine. Elle a notamment contribué à la création du Network for Greening the Financial System, un réseau rassemblant plus de 160 institutions financières engagées dans la transition écologique. De plus, elle développe un indicateur climat dans la cotation des entreprises, afin d'évaluer leur exposition aux risques climatiques et la qualité de leur trajectoire de transition. Cependant, cette stratégie de verdissement de la politique monétaire soulève des questions légitimes. Certains craignent en effet un glissement du mandat de la Banque centrale, qui pourrait être tentée d'arbitrer entre secteurs verts et bruns, s'écartant ainsi de son objectif principal de stabilité des prix. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 03 Jun 2026 - 05min - 624 - La théorie de la valeur : pourquoi une bouteille d’eau peut valoir de l’or
Aujourd'hui dans les "Classiques de l'économie", Nathalie Janson se penche sur une question fondamentale qui a occupé les économistes pendant des siècles : qu'est-ce qui détermine la valeur d'un bien ? Elle retrace l'évolution de la pensée économique sur cette question. Jusqu'à la révolution marginaliste de la fin du 19e siècle, la théorie dominante était celle de la valeur-travail, selon laquelle la valeur d'un bien était liée à la quantité de travail nécessaire pour le produire. Mais cette théorie montrait rapidement ses limites, comme le souligne Nathalie Janson à travers l'exemple d'un artisan qui passerait des mois à fabriquer une chaise que personne ne voudrait acheter. C'est la révolution marginaliste, portée par des économistes comme Jevons, Menger et Walras, qui va résoudre cette apparente incohérence. Ils montrent que la valeur ne dépend pas du travail incorporé dans le bien, mais de l'utilité que ce bien procure à celui qui le désire au moment où il le désire. Le concept clé est celui d'utilité marginale : ce qui compte, ce n'est pas l'utilité totale de l'eau en général, mais l'utilité de l'unité supplémentaire que l'on consomme, dans des conditions précises. Cela explique pourquoi l'eau, pourtant indispensable à la vie, peut être très bon marché en temps normal et devenir très chère en situation de rareté. Le prix n'est pas arbitraire, mais résulte de la rencontre entre des préférences subjectives et des contraintes objectives comme la rareté du bien, son coût de production ou la concurrence. Cette théorie subjective de la valeur a également des implications sur la lecture du rapport entre salaires et profits. Là où la théorie marxiste voyait le profit comme une part prélevée sur le travail du salarié, la théorie marginaliste montre que le salaire dépend de la productivité marginale du travail, tandis que le profit rémunère la prise de risque, l'anticipation, l'investissement et l'innovation. Comme le souligne Nathalie Janson, la valeur n'est donc pas dans les choses, mais dans le signal qu'elle envoie sur les désirs des individus ici et maintenant. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 02 Jun 2026 - 04min - 623 - Modèles bancaires européens et américains : le choix entre stabilité et dynamisme
Dans cet épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore les différences fondamentales entre les modèles bancaires européen et américain. Elle commence par expliquer les deux principaux modèles à l'œuvre : le modèle « originate-to-hold », où la banque accorde un crédit et le conserve jusqu'à son remboursement, et le modèle « originate-to-distribute », où la banque revend les crédits qu'elle a accordés à des investisseurs sur les marchés financiers. Elle explique que l'évolution des banques américaines vers ce second modèle s'est produite dans les années 1980, face à une concurrence croissante des marchés monétaires qui ont permis aux grandes entreprises et aux ménages de se financer directement sans passer par les banques. Celles-ci ont dû alors trouver de nouvelles sources de revenus, notamment à travers la titrisation, qui consiste à transformer des crédits en titres financiers négociables. Nathalie Janson souligne que ce modèle a permis d'augmenter le volume de crédits accordés, mais peut aussi créer des problèmes d'incitation pour les banques, qui peuvent être tentées de se montrer moins attentives à la qualité des emprunteurs si elles savent qu'elles vont revendre les crédits. C'est l'une des leçons de la crise des subprimes. La professeure compare ensuite les performances des deux modèles. Si le modèle américain est généralement plus rentable, avec un ROE moyen de 12% contre 10% en Europe, le modèle européen est souvent plus stable, reposant sur une relation bancaire de long terme avec le client. Cependant, il est aussi moins agile et plus consommateur de capital. En conclusion, la professeure d'économie souligne que les deux modèles présentent des avantages et des inconvénients : le modèle européen est plus résilient et stable, tandis que le modèle américain accélère le financement de l'économie, au risque parfois de faire des sorties de route. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 01 Jun 2026 - 04min - 622 - La vision pionnière de François Quesnay, le médecin derrière les premières représentations d'ensemble de l'économie
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson dresse le portrait de François Quesnay, médecin du roi Louis XV. Il n'était pas économiste de profession, et pourtant, cet homme du XVIIIe siècle a eu une intuition remarquable sur le fonctionnement de l'économie. Avec son fameux « tableau économique », il a proposé l'une des premières représentations d'ensemble de l'économie, bien avant les tableaux entrées-sorties et le calcul du PIB. Il a compris que l'économie n'est pas seulement une addition de fortunes individuelles, mais un véritable circuit où la richesse se crée, circule, se distribue, puis revient alimenter la production. Contrairement à l'idée reçue, François Quesnay n'était pas un simple théoricien. Confronté aux difficultés économiques de la France de son époque, il a cherché à comprendre pourquoi un pays aussi vaste et fertile ne s'enrichissait pas davantage. C'est ainsi qu'il a développé la théorie physiocrate, selon laquelle seule l'agriculture produit un « produit net », c'est-à-dire un surplus créateur de richesse réelle. Bien que cette vision soit aujourd'hui dépassée, l'intuition du médecin reste essentielle : il faut distinguer le chiffre d'affaires de la valeur ajoutée, cette richesse nette créée par chaque entreprise. C'est ce concept de valeur ajoutée qui est au cœur de la comptabilité nationale et du calcul du PIB. Au-delà de cette découverte fondamentale, le médecin économiste a aussi eu l'idée révolutionnaire de représenter l'économie comme un système interdépendant, où la dépense des uns devient le revenu des autres dans un flux circulaire. Une vision qui a inspiré de nombreux autres économistes, d'Adam Smith à John Maynard Keynes. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 29 May 2026 - 04min - 621 - Cryptomonnaie : peut-on vraiment parler de Far West ?
Dans cet épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson fait le point sur la cryptomonnaie, les nouvelles devises utilisées par les milieux criminels. Elle explique que malgré les idées reçues, les cryptomonnaies ne sont pas l'outil privilégié des activités illégales, qui préfèrent encore l'argent liquide. Cependant, elle souligne l'émergence de nouvelles tendances inquiétantes comme la hausse des arnaques et le rôle grandissant des États sous sanctions. La journaliste revient également sur les efforts de régulation en cours pour encadrer ce secteur et lutter contre les dérives. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 28 May 2026 - 05min - 620 - Chômage : le marché du travail se dégrade-t-il vraiment ?
Dans ce nouvel épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson décrypte les chiffres du chômage en France. Bien que le taux de chômage soit reparti à la hausse, le taux d'emploi reste stable, proche de son plus haut historique. Cela s'explique par une augmentation du taux d'activité, notamment chez les seniors. Elle explique pourquoi le chômage n'est pas le seul indicateur à prendre en compte pour évaluer la santé du marché du travail. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 27 May 2026 - 04min - 619 - Pourquoi la natalité est-elle devenue un sujet économique central ?
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson pour évoquer la baisse de la natalité en France et ses implications économiques. La professeure d'économie commence par expliquer que la démographie n'est pas seulement une affaire privée, mais aussi un enjeu macroéconomique essentiel. Avec moins d'enfants aujourd'hui, c'est moins d'actifs demain, ce qui se traduit par une baisse de la production, des cotisations et des financements pour les retraites, la santé et la dette publique. La France, longtemps exception européenne avec un taux de natalité dynamique, voit désormais ce phénomène s'effriter. Quels sont les principaux freins à la natalité ? Elle identifie plusieurs facteurs, notamment sociologiques : les études plus longues, l'entrée tardive dans l'emploi stable, les aspirations professionnelles des femmes, l'incertitude économique, l'éco-anxiété et la difficulté de former des couples. Mais un facteur concret se dégage également : le manque de mètres carrés disponibles pour accueillir de nouvelles familles. C'est dans ce contexte que le groupe parlementaire LIOT a proposé un prêt à taux zéro pour aider les familles à acheter ou agrandir leur logement dès le test de grossesse positif et jusqu'aux 5 ans de l'enfant. Nathalie Janson analyse cette mesure avec un regard d'économiste. Si elle reconnaît que cette proposition a le mérite de prendre en compte la problématique du logement, elle souligne également ses limites. En effet, cette mesure agit sur la demande, mais ne crée pas de nouveaux logements. Dans un marché immobilier tendu, où l'offre est rigide, cela risque de faire monter les prix, au détriment des familles que l'on voulait aider. Selon elle, la vraie solution passe par une politique volontariste de construction et de libération de l'offre de logements, avant même de faciliter le financement. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 26 May 2026 - 03min - 618 - Pourquoi la question du chemin de fer au Royaume-Uni est-elle si compliquée ?
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson évoque l'histoire mouvementée du rail britannique, passant de la privatisation à la nationalisation, avec des résultats mitigés. Elle revient sur les enjeux de la gestion des chemins de fer en Grande-Bretagne. Au 19ème siècle, le rail est une véritable aventure industrielle. Mais très vite, un problème apparaît : le rail est considéré comme un monopole naturel, car il est difficile de construire plusieurs lignes parallèles. C'est pourquoi de nombreux pays ont nationalisé le rail au 20ème siècle, comme la France avec la création de la SNCF en 1938 ou le Royaume-Uni avec la British Rail en 1948. Cependant, le monopole public a aussi ses défauts. Sans concurrence, une entreprise publique peut perdre en efficacité, les coûts augmentent, l'innovation ralentit et la qualité de service se dégrade. C'est pourquoi dans les années 90, le Royaume-Uni a choisi de reprivatiser son rail, en séparant l'infrastructure des services de transport. L'objectif était de discipliner les coûts et d'améliorer la qualité de service. Mais ce système a rapidement montré ses limites. Quand tout est fragmenté, chacun optimise son contrat mais personne ne pilote vraiment l'ensemble. L'accident de Hatfield en 2000 a ainsi révélé une maintenance trop externalisée et des responsabilités éclatées. La nationalisation n'est pas non plus la solution miracle, comme le montre l'exemple de l'Allemagne où la Deutsche Bahn, pourtant largement publique, est devenue le symbole du train en retard en Europe. Le sous-investissement, la bureaucratie et les mauvais choix de gouvernance peuvent aussi impacter la gestion publique. Alors, existe-t-il un modèle privé qui fonctionne ? Oui, dans une certaine mesure, comme au Japon où les grandes compagnies régionales ont intégré le rail et le train, en exploitant les trains, les gares et les infrastructures. Elles captent ainsi une partie de la valeur créée par le train. Finalement, le Royaume-Uni semble revenir vers une renationalisation du rail, un choix complexe qui illustre bien les défis de la gestion des chemins de fer. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 25 May 2026 - 04min - 617 - Ben Bernanke, l'économiste aux commandes de la Fed pendant la crise des subprimes en 2008
Dans ce nouvel épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson dresse le portrait de l'économiste Ben Bernanke, l'ancien président de la Réserve fédérale américaine, dont il a été aux commandes au moment de la crise des subprimes en 2008. Comment a-t-il réussi à éviter une nouvelle dépression dans un contexte de panique bancaire ? Quels ont été les outils non conventionnels mis en place par la Fed pour relancer le crédit et sauver l'économie ? Son action a-t-elle fait consensus ou fait-elle encore débat aujourd'hui ? Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 22 May 2026 - 04min - 616 - Pourquoi le SMIC devient-il un plafond de verre ?
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson analyse les raisons pour lesquelles le salaire minimum en France tend à devenir un plafond de verre. Elle explique comment les mécanismes de revalorisation automatique du SMIC, combinés à une faible progression de la productivité, ont conduit à une compression de l'échelle des salaires, avec le SMIC devenant un point d'ancrage pour une part importante des rémunérations. Elle aborde également les conséquences de ce phénomène sur l'emploi et les incitations pour les entreprises. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 21 May 2026 - 04min - 615 - Incidence fiscale à Biarritz : la taxe qui rapporte moins que prévu
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson analyse les conséquences inattendues d'une taxe sur les résidences secondaires à Biarritz. Malgré une augmentation du taux, la commune a en réalité subi un manque à gagner d'un million d'euros. Une leçon sur l'importance de l'incidence fiscale et la capacité des contribuables à s'adapter aux changements de réglementation. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 20 May 2026 - 04min - 614 - L'emploi des seniors : pourquoi travaillent-ils davantage, et est-ce positif pour la productivité ?
Dans ce nouvel épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson plonge au cœur d'un sujet central pour l'économie européenne : l'emploi des seniors. Alors que la population européenne vieillit, le taux d'emploi des 55-74 ans a connu une hausse significative, expliquant à lui seul 1,4 point de la progression du taux d'emploi global dans la zone euro. Nathalie Janson nous éclaire sur les raisons de cette évolution, mettant en lumière l'importance du recul effectif de l'âge de départ du marché du travail, mais aussi des facteurs plus profonds comme la meilleure santé des seniors, l'évolution des carrières ou encore la nécessité financière de continuer à travailler. La France, qui a longtemps connu une culture de sortie précoce du marché du travail, semble suivre cette tendance, avec des taux d'emploi des 50-64 ans et des 60-64 ans atteignant des niveaux records. Cependant, elle souligne que le véritable défi français réside dans la réembauche des seniors ayant perdu leur emploi, face à des préjugés tenaces sur l'âge et la productivité. Car c'est bien là un enjeu central : l'augmentation du taux d'emploi des seniors a-t-elle un impact positif sur la productivité ? Nathalie Janson apporte une réponse nuancée, soulignant que si les seniors apportent leur expérience et leur connaissance des organisations, le vieillissement de la main-d'œuvre peut également peser sur la productivité à long terme, si les compétences ne sont pas mises à jour et les postes adaptés. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 19 May 2026 - 04min - 613 - Le crédit privé, le nouveau canal de financement des entreprises
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique ce qu'est le crédit privé, un mode de financement des entreprises qui se développe aux États-Unis mais reste plus limité en Europe. Elle compare les modèles bancaires américain et européen, et analyse les risques potentiels liés à la concentration de ce marché. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 18 May 2026 - 04min - 612 - John Nash, le mathématicien qui a révolutionné la manière dont les économistes analysent les décisions humaines
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson nous plonge dans l'univers de John Nash, le mathématicien qui a profondément marqué l'analyse économique. Bien que la théorie des jeux ait vu le jour avant lui, avec les travaux de Neumann et Morgenstern, c'est John Nash qui lui a donné un souffle nouveau en 1950, alors qu'il n'avait que vingt ans. Son concept d'équilibre, où chaque joueur fait le meilleur choix possible en fonction des décisions des autres, a radicalement changé la manière dont les économistes appréhendent les interactions stratégiques. Nathalie Janson nous guide à travers les apports majeurs de l'économiste, comme le fameux dilemme du prisonnier, qui illustre de manière saisissante comment, en l'absence de certitude, la coopération n'est pas toujours la solution la plus rationnelle. Ses travaux ont depuis lors irrigué de nombreux domaines, de l'économie industrielle aux relations commerciales internationales. Mais John Nash n'est pas seulement un économiste, c'est avant tout un mathématicien hors pair, qui a marqué des champs aussi variés que la géométrie différentielle ou la topologie. Son parcours personnel, marqué par la maladie mentale, ajoute une dimension romanesque à cette figure fascinante, immortalisée par le film "Un homme d'exception". Au-delà de ses contributions académiques, la grande leçon à tirer est que l'économie n'est pas un monde de décisions isolées, mais un jeu d'anticipations croisées où chacun doit tenir compte des réactions des autres. Une vision de l'économie qui a profondément renouvelé la discipline. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 15 May 2026 - 04min - 611 - Qu'est-ce que le « moment Liz Truss » ?
Dans cet épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson revient sur le "moment Liz Truss", où la première ministre britannique a été forcée de démissionner après que ses annonces budgétaires aient été sévèrement sanctionnées par les marchés obligataires. Elle explique comment les investisseurs peuvent parfois contraindre les États à revoir leurs politiques économiques, en exigeant des taux d'intérêt plus élevés sur leur dette. Un éclairage sur le rôle des marchés financiers dans la prise de décision politique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 14 May 2026 - 05min - 610 - Le franc CFA, une monnaie stable mais politiquement contestée
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore les enjeux du franc CFA, la monnaie utilisée par 14 pays africains. Bien que réputée pour sa stabilité, cette monnaie fait l'objet de critiques liées à son origine coloniale et à son lien avec la France. Le débat oppose ceux qui valorisent la stabilité monétaire à ceux qui revendiquent une souveraineté monétaire complète. Elle aborde également le projet de création d'une nouvelle monnaie ouest-africaine, l'ECO, qui vise à s'affranchir de certaines contraintes du franc CFA. Une analyse nuancée d'un sujet économique et politique complexe. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 13 May 2026 - 04min - 609 - L'OPEP, le cartel pétrolier qui découvre ses propres limites
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson consacre sa chronique à l'OPEP, ce cartel pétrolier mondial qui a longtemps dominé le marché de l'or noir. Malgré sa puissance, cette organisation semble aujourd'hui fragilisée par l'émergence de nouveaux acteurs et l'évolution des enjeux énergétiques. Derrière la réussite initiale de l'OPEP se cachent en effet de nombreux défis : maintenir la discipline entre pays membres, résister à la tentation de la surproduction, faire face à la concurrence de nouveaux producteurs comme les États-Unis... Autant d'éléments qui remettent en question le modèle économique sur lequel reposait ce cartel depuis des décennies. Au-delà des aspects techniques, l'OPEP a aussi une dimension géopolitique essentielle. Pour de nombreux pays producteurs, elle a permis de reprendre le contrôle d'une ressource stratégique face aux grandes compagnies occidentales. Mais les tensions internes et les conflits régionaux ont parfois fragilisé cette unité. Alors que l'avenir énergétique se dessine avec la transition écologique, l'OPEP devra s'adapter pour conserver son influence. Son rôle de régulateur des prix et de la production reste crucial, mais son modèle économique et son poids politique sont aujourd'hui remis en question. Un épisode passionnant à écouter pour comprendre les enjeux de ce cartel pétrolier singulier. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 12 May 2026 - 04min - 608 - Démographie et croissance économique : un mariage complexe
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Charles Bonnaire s'entretient avec Nathalie Janson pour explorer les liens complexes entre la démographie et la croissance économique. Alors que l'on se focalise souvent sur l'innovation, la productivité et l'intelligence artificielle, elle rappelle que la démographie est un facteur essentiel à long terme. Le nombre de travailleurs, le capital disponible et la productivité, trois moteurs clés de la croissance, sont tous influencés par l'évolution démographique. Le « dividende démographique », lorsque la part des actifs augmente par rapport aux enfants et aux retraités, peut en effet stimuler la croissance. Mais ce dividende n'est pas automatique, prévient l'experte. Une population nombreuse doit aussi être formée et qualifiée pour créer de la richesse. Le capital humain, c'est-à-dire l'éducation, la santé et les compétences, est donc un élément central. Or, la baisse de la fécondité dans de nombreux pays de l'OCDE inquiète. Le vieillissement de la population fait craindre un ralentissement de la productivité, avec moins d'actifs pour financer plus de retraités. Certains pays comme la Corée du Sud sont particulièrement exposés à ce défi démographique. Peut-on alors compter sur l'intelligence artificielle pour compenser cette évolution ? Oui, mais à condition de s'accompagner d'un immense effort d'investissement dans le capital humain, prévient Nathalie Janson. L'IA peut aider à maintenir la productivité malgré la contraction de la population active, mais elle ne peut pas se substituer à la relation humaine, notamment dans les secteurs des services. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 11 May 2026 - 04min - 607 - L'impôt sur l'héritage, un sujet sensible et impopulaire
Dans cet épisode du podcast "Les classique de l'économie" Nathalie Janson explore la question de l'impôt sur l'héritage, un sujet souvent controversé. Elle examine les enjeux économiques et sociaux de cette taxation, qui touche à la transmission du patrimoine familial. Elle aborde notamment l'impact de l'héritage sur les inégalités, la concentration de la richesse et l'égalité des chances. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 07 May 2026 - 04min - 606 - Embargo économique : une arme à double tranchant ?
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson analyse l'efficacité des sanctions économiques, notamment l'embargo, dans les conflits internationaux. Elle explique comment les pays ciblés s'adaptent pour contourner ces mesures, tout en soulignant l'impact financier du gel des avoirs de la banque centrale russe. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 06 May 2026 - 04min - 605 - Qu’est-ce que le « Quantitative tightening » ?
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique le concept de "quantitative tightening", soit le resserrement monétaire mené par les banques centrales après des années d'assouplissement quantitatif. Elle détaille les enjeux et les défis de ce retour à la normale, entre normalisation de la politique monétaire, restauration de la discipline de marché et préservation des marges de manœuvre pour les prochaines crises. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 05 May 2026 - 04min - 604 - Air, eau ou lumière du soleil, quand les biens libres deviennent rares
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explore la notion de "biens libres" comme l'air, l'eau ou la lumière du soleil. Autrefois considérés comme gratuits et inépuisables, ces ressources naturelles deviennent de plus en plus rares et doivent être gérées de manière économique. L'exemple de l'eau dans les pays du Golfe et de l'air pur dans les grandes villes illustre comment ce qui semblait gratuit peut avoir un coût caché. Cette émission montre que la rareté n'est pas figée et que ce qui était abondant hier peut devenir rare demain, remettant en question la gratuité de certains biens. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 04 May 2026 - 04min - 603 - « Super profits » des entreprises : quand est-ce un abus ?
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique ce qu'est un super profit et un profit normal en économie. Elle revient sur les résultats financiers records de TotalEnergies. La professeure d'économie analyse les différents facteurs qui peuvent justifier des bénéfices élevés, comme les investissements importants, les risques géopolitiques et la transition énergétique. Elle souligne également le rôle essentiel de la concurrence pour protéger les consommateurs à long terme. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 30 Apr 2026 - 05min - 602 - Assurance chômage : un système trop généreux ?
Dans cet épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson analyse le système d'assurance chômage français. Bien que plus généreux que ses voisins européens, le système joue un rôle essentiel de protection sans pour autant créer une trappe à l'inactivité. Les réformes récentes visent à trouver le bon équilibre entre protection et incitation au retour à l'emploi. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 29 Apr 2026 - 04min - 601 - La dette publique, un piège qui se referme ?
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson analyse la situation préoccupante de la dette publique française. Elle explique comment l'écart entre les taux d'intérêt et le taux de croissance peut faire s'emballer la dette, avec un impact direct sur la charge d'intérêts. Elle compare la situation actuelle à la période post-Covid, marquée par une baisse historique de cette charge, et s'interrogent sur les perspectives à venir. Bien que le Japon montre qu'un pays peut vivre avec une dette élevée, la France semble plus exposée aux aléas du marché, faisant de la dette publique un véritable piège budgétaire. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 28 Apr 2026 - 04min - 600 - IA : va-t-on vers la « Job Apocalypse » ?
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson revient sur l'impact de l'intelligence artificielle sur le marché du travail. Dès le début, le ton est donné : le terme de « job apocalypse » est évoqué, soulignant l'ampleur des bouleversements potentiels. Cependant, Nathalie Janson s'attache à relativiser cette vision catastrophique, s'appuyant sur les travaux récents de l'économiste David Autor. Celui-ci souligne que l'IA n'automatise pas des métiers entiers, mais plutôt certaines tâches spécifiques au sein de ces métiers. Ainsi, un avocat, un développeur ou un analyste conservent des fonctions essentielles que l'IA ne peut pas remplacer. La professeure d'économie met en avant une distinction fondamentale : l'IA peut être utilisée soit pour remplacer le travail humain, dans une logique de réduction des coûts, soit pour augmenter la productivité et l'autonomie des travailleurs, ouvrant la voie à de nouvelles créations de valeur et d'emplois. Ce second scénario, qualifié d'« augmentation », semble plus prometteur aux yeux de Nathalie Janson. Pour illustrer son propos, elle s'appuie sur un mécanisme économique bien connu : lorsque la productivité augmente fortement dans un secteur, cela ne détruit pas nécessairement l'emploi, mais le déplace. Ainsi, les gains de productivité dans l'industrie ont certes réduit les emplois industriels, mais ont aussi permis l'essor d'autres secteurs, comme les services. L'experte souligne également que l'IA, en rendant plus abordables certains services cognitifs comme la rédaction, l'analyse ou le conseil, pourrait stimuler la demande et créer de nouvelles activités, potentiellement sources d'emplois. Cependant, Nathalie Janson ne cache pas que le risque principal n'est pas la disparition de l'emploi, mais plutôt sa transformation et sa polarisation. Certains travailleurs, capables d'exploiter les potentialités de l'IA, verront leur valeur sur le marché du travail augmenter, tandis que les tâches standardisées et répétitives perdront de la valeur. Un point crucial soulevé concerne les jeunes, souvent présentés comme les premières victimes de l'IA. En effet, les postes d'entrée de carrière comportent souvent des tâches simples, susceptibles d'être automatisées. Cela pose donc une question éducative et organisationnelle fondamentale : comment former les compétences de demain ? En conclusion, Nathalie Janson souligne que l'IA n'a pas d'effet prédéterminé sur l'emploi. Tout dépendra de la manière dont les entreprises, les institutions et les travailleurs s'en saisiront. Une trajectoire d'augmentation, utilisant l'IA pour renforcer l'humain, semble plus prometteuse qu'une trajectoire de substitution. Mais quoi qu'il en soit, un accompagnement sera nécessaire pour traverser ces transformations profondes du marché du travail. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 27 Apr 2026 - 05min - 599 - Le parcours hors-norme de l'économiste Kenneth Rogoff et sa solution pour l'indépendance des banques centrales
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson revient sur la question de l'indépendance des banques centrales, à travers le portrait de Kenneth Rogoff Cet économiste a formalisé l'idée que la politique monétaire ne peut pas être laissée entre les mains du pouvoir politique sans risque. Nathalie Janson aborde les deux formes d'indépendance des banques centrales - de jure et de facto - et comment l'endettement massif des États met à l'épreuve cette indépendance, créant une "dominance fiscale" où la politique monétaire est dictée par la soutenabilité de la dette publique plutôt que par la stabilité des prix. Cet épisode met en lumière les défis auxquels sont confrontées les banques centrales pour préserver leur indépendance, un équilibre fragile essentiel à la stabilité économique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 24 Apr 2026 - 04min - 598 - Les défaillances d'entreprises : un indicateur économique complexe à décrypter
Dans cet épisode des « Classiques de l'économie », Nathalie Janson se penche sur un indicateur économique clé : les défaillances d'entreprises. Alors que les chiffres des défaillances ont chuté de manière surprenante pendant la pandémie de Covid-19, ils repartent depuis 2022 à la hausse de façon spectaculaire. La professeure d'économie explique que cette évolution ne reflète pas uniquement un ralentissement économique, mais traduit également la fin d'une période exceptionnelle où l'État est intervenu massivement pour soutenir les entreprises. Les auditeurs découvriront comment les mesures de soutien mises en place pendant la crise sanitaire ont artificiellement maintenu en vie des entreprises fragiles, créant un effet de « zombification » de l'économie. Désormais, ces entreprises fragilisées font face à un contexte économique plus tendu, avec la hausse des taux d'intérêt et de l'inflation, entraînant une vague de défaillances. Elle montre que l'interprétation des chiffres des défaillances n'est plus aussi simple qu'avant la pandémie. Cet indicateur, autrefois considéré comme un « thermomètre » fiable du cycle économique, doit désormais être croisé avec d'autres données, comme la croissance, les conditions de crédit ou les marges des entreprises, pour en saisir toute la complexité. On apprend aussi que cette dynamique des défaillances n'est pas propre à la France, mais se retrouve également dans d'autres pays européens comme l'Allemagne, le Royaume-Uni ou l'Italie, qui ont eux aussi massivement soutenu leurs entreprises pendant la crise. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 23 Apr 2026 - 05min - 597 - Les délais de paiement : un problème persistant pour les PME françaises
Dans cet épisode du podcast "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson nous plonge au cœur d'un enjeu majeur pour les petites et moyennes entreprises françaises : les délais de paiement. Elle commence par souligner que les délais de paiement ne sont pas seulement un problème technique, mais révèlent un rapport de force économique entre les grandes entreprises et leurs fournisseurs. Elle explique comment les grands donneurs d'ordre, notamment dans des secteurs comme la construction, l'industrie manufacturière ou la grande distribution, imposent des délais de paiement pouvant atteindre 60 jours à leurs fournisseurs, se finançant ainsi à leur détriment. La professeure d'économie dresse ensuite un comparatif saisissant entre la France et ses voisins européens. Alors que la moyenne des délais de paiement en France tourne autour de 40 jours, avec près d'une entreprise sur deux subissant des retards, l'Allemagne affiche des délais plus courts, autour de 30 jours, et seulement 30% d'entreprises concernées. Les pays nordiques font encore mieux, avec moins de 25% d'entreprises touchées par des retards significatifs. Pour expliquer cet écart, elle met en avant plusieurs facteurs clés : une culture du respect des délais de paiement plus ancrée, une réglementation plus stricte et mieux appliquée, une digitalisation plus avancée facilitant la facturation électronique, et un accès au crédit plus fluide permettant aux entreprises de moins se financer sur le dos de leurs fournisseurs. Malgré les efforts de la France pour encadrer les délais de paiement, avec notamment la loi de modernisation de l'économie de 2008, le problème persiste. Nathalie Janson évoque toutefois des pistes d'amélioration, comme le projet de loi Rietmann qui pourrait faciliter les recours en cas de retards de paiement. Cet épisode offre un éclairage détaillé sur un enjeu économique majeur, avec des comparaisons internationales et des pistes de solutions pour aider les PME françaises à surmonter cette difficulté persistante. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 22 Apr 2026 - 04min - 596 - Le Bhoutan, le pays où le bonheur national brut prime sur le PIB
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson plonge dans l'univers du Bhoutan, ce petit royaume niché entre l'Inde et la Chine qui a fait le choix radical de privilégier le bonheur national brut plutôt que le produit intérieur brut. Le Bhoutan s'est engagé dans une voie unique, axée sur le bien-être de sa population plutôt que sur la course effrénée à la croissance économique. Découvrez comment ce pays a progressivement construit un véritable indicateur du bonheur national brut, basé sur quatre piliers essentiels : le développement durable, la préservation de la culture, la protection de l'environnement et la bonne gouvernance. Derrière ces piliers se cachent neuf dimensions clés, allant de la santé et l'éducation à la qualité de vie et l'équilibre vie professionnelle-vie personnelle. Les enquêtes nationales menées depuis les années 2000 montrent que 40 à 50% de la population bhoutanaise est considérée comme heureuse, malgré les défis restants en termes de chômage des jeunes, de dépendance à l'Inde et d'inégalités croissantes. Ce pays s'est également lancé dans le minage de bitcoins, utilisant son abondante énergie hydraulique pour produire cette cryptomonnaie énergivore. Une stratégie de diversification économique qui pourrait bien renforcer la stabilité du pays et le bien-être de sa population. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 21 Apr 2026 - 04min - 595 - Pourquoi l'union des marchés de capitaux est-elle cruciale pour l'Europe ?
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson explique l'importance de l'union des marchés de capitaux pour l'avenir économique de l'Europe. Contrairement aux États-Unis, les entreprises européennes font face à des coûts et une complexité plus élevés pour se financer, en raison de la fragmentation des marchés et de l'absence d'un taux de référence commun. Cela nuit à leur compétitivité et freine l'investissement. Pour remédier à cette situation, des efforts d'harmonisation des règles et de création d'une dette publique européenne commune sont nécessaires, mais soulèvent des défis politiques. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 20 Apr 2026 - 04min - 594 - Portrait de Léon Walras, le père de la microéconomie moderne
Aujourd'hui dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson nous plonge dans l'univers de Léon Walras, l'un des économistes les plus influents du 19e siècle. Né en 1834, il a longtemps tâtonné avant de trouver sa voie en économie, sous l'influence de son père. C'est à Lausanne qu'il publie en 1874 son œuvre majeure, "Les éléments d'économie politique pure", dans laquelle il formalise l'économie à l'aide d'équations mathématiques. Nathalie Janson nous explique comment Léon Walras a révolutionné la discipline en introduisant l'idée d'équilibre général. Jusqu'alors, les économistes raisonnaient marché par marché, mais Walras affirme que tous les marchés sont interdépendants. Il imagine un mécanisme de "tâtonnement" où un commissaire priseur ajuste les prix jusqu'à ce que l'offre et la demande coïncident sur tous les marchés. Cette vision très centralisée des prix sera plus tard critiquée par Friedrich Hayek, qui y voit une forme de planification. Mais la professeure d'économie nous montre que Léon Walras ne décrit pas le fonctionnement réel de l'économie, mais construit plutôt un modèle théorique, une sorte d'idéal vers lequel le système de marché devrait tendre. Si ce modèle a pu donner l'impression d'un économiste "technocrate", Nathalie Janson souligne qu'il raisonne davantage comme un ingénieur qui modélise un système complexe, sans pour autant proposer un mode d'emploi pour gouverner l'économie. Malgré les critiques, la contribution de Léon Walras reste fondamentale, car il a posé les bases de la microéconomie moderne. Même ses détracteurs s'appuient sur ses travaux. Il nous donne une vision idéale de l'économie à l'équilibre, tandis que Hayek nous explique le processus réel, dynamique et imparfait. C'est peut-être là toute la richesse de l'économie, cette tension permanente entre modèle et réalité. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 17 Apr 2026 - 04min - 593 - Les tickets restaurant sont-ils vraiment un avantage pour les salariés ?
Dans cet épisode, Nathalie Janson décrypte les enjeux économiques et sociaux des tickets restaurant, un dispositif utilisé par des millions de Français. Elle explique comment ce système, mis en place sous la présidence de Charles de Gaulle, vise à améliorer le pouvoir d'achat des salariés tout en offrant des avantages fiscaux aux entreprises. Cependant, l'économiste souligne que ce dispositif oriente la consommation vers un usage spécifique, la restauration, ce qui crée une forme de rente pour ce secteur. Nathalie Janson compare également les approches européenne et anglo-saxonne en matière de soutien aux salariés, mettant en lumière les différences de philosophie économique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 16 Apr 2026 - 04min - 592 - L'euro numérique : une nouvelle forme de monnaie ?
Aujourd'hui, dans "Les Classiques de l'économie", Nathalie Janson nous explique ce qu'est l'euro numérique, une nouvelle forme de monnaie émise directement par la Banque Centrale Européenne. Cette monnaie digitale publique pourrait transformer notre façon de payer et soulève des enjeux pour le système bancaire et la souveraineté européenne. Découvrez les avantages et les défis de cette innovation monétaire. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 15 Apr 2026 - 04min - 591 - L'introduction en bourse de SpaceX : éclairage sur ce moment décisif pour les entreprises
Aujourd'hui, dans "Les classiques de l'économie", Nathalie Janson nous plonge au cœur du processus d'introduction en bourse, ou IPO (initial public offering). Elle explique les enjeux et les défis auxquels font face les entreprises qui choisissent cette voie de financement et de développement. Tout d'abord, elle évoque les raisons qui poussent une entreprise à franchir le pas de l'introduction en bourse. Au-delà du financement, c'est aussi une question de visibilité et de crédibilité pour l'entreprise, qui doit alors se conformer à un cadre réglementaire plus strict en termes de publications et de transparence. Un passage obligé pour gagner en légitimité auprès des investisseurs. Mais avant d'en arriver là, les entreprises doivent d'abord se financer par d'autres moyens, comme le réinvestissement des bénéfices, l'endettement bancaire ou encore les levées de fonds privés. Nathalie Janson souligne d'ailleurs les difficultés rencontrées en France dans ce domaine, où le capital-risque n'est pas aussi développé que dans d'autres pays. L'épisode met ensuite l'accent sur le cas particulier d'Elon Musk et de sa société SpaceX, qui envisage une introduction en bourse dans les prochains mois. Selon les experts, cette IPO pourrait être l'une des plus importantes de l'histoire, dépassant même celle de Saudi Aramco il y a quelques années. Mais au-delà du montant, c'est surtout la valorisation de SpaceX qui suscite de nombreuses interrogations. Nathalie Janson nous explique en effet que le succès d'une introduction en bourse ne se mesure pas seulement à la levée de fonds initiale, mais surtout à la trajectoire boursière de l'entreprise sur le long terme. Des exemples comme Google, Alibaba ou Facebook nous montrent que les attentes du marché peuvent être déçues, au moins dans un premier temps, avant que l'entreprise ne prouve la solidité de son modèle économique. Cette discussion nous rappelle que l'introduction en bourse est un véritable test de crédibilité pour une entreprise, qui doit convaincre les investisseurs de la solidité de son projet et de sa capacité à générer des bénéfices durables. Un moment décisif qui peut ouvrir la voie à une nouvelle phase de croissance, mais qui comporte aussi son lot de risques et d'incertitudes. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 14 Apr 2026 - 05min - 590 - Le rôle grandissant des banques centrales
Aujourd'hui, Nathalie Janson explique comment le rôle des banques centrales a évolué depuis la crise financière de 2008. Autrefois chargées uniquement de maintenir la stabilité des prix et d'agir en tant que prêteur en dernier recours, elles ont progressivement vu leur champ d'action s'élargir, notamment avec le soutien aux marchés financiers et l'intégration de la lutte contre le changement climatique. Cette transformation soulève des questions sur la légitimité démocratique de ces institutions et les risques d'un trop grand pouvoir économique et politique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 13 Apr 2026 - 04min - 589 - Portrait de Daron Acemoğlu, l'économiste derrière la distinction entre institutions inclusives et extractives
Dans cet épisode des "Classiques de l'économie", Nathalie Janson retrace le parcours de Daron Acemoğlu, lauréat du prix Nobel d'économie en 2024. Né en Turquie, il a consacré sa carrière à explorer les raisons qui expliquent pourquoi certains pays réussissent économiquement tandis que d'autres peinent à se développer. L'économiste a notamment développé une théorie audacieuse, selon laquelle ce sont les institutions qui déterminent la richesse des nations. Il distingue deux types d'institutions : les institutions inclusives, qui encouragent l'innovation et la participation économique, et les institutions extractives, qui concentrent le pouvoir et freinent la croissance. À travers des études de cas saisissantes, comparant par exemple les deux villes de Nogales, séparées uniquement par une frontière, ou encore les trajectoires divergentes de la Corée du Sud et de la Corée du Nord, Daron Acemoğlu démontre de manière convaincante que la nature des institutions politiques et économiques est le principal facteur explicatif des écarts de développement. Ses travaux l'ont amené à établir des liens étroits avec la théorie des choix publics, considérant que les élites peuvent délibérément bloquer le progrès économique si celui-ci menace leur pouvoir. Une vision qui remet en question l'idée de 'bonnes' et de 'mauvaises' institutions, ces dernières étant souvent le résultat de choix rationnels de la part des acteurs politiques. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 10 Apr 2026 - 04min - 588 - L'influence des coûts irrécupérables sur nos décision et sur la structure des marchés
Dans cet épisode, Nathalie Janson explique le concept des coûts irrécupérables. Bien que nous ayons tendance à prendre des décisions en fonction des sommes déjà investies, elle démontre que seule la satisfaction future compte réellement. Les coûts irrécupérables peuvent aussi constituer des barrières à l'entrée stratégiques pour certains secteurs. À travers des exemples concrets du cinéma, de l'aéronautique et du minage de cryptomonnaies, elle illustre comment ces coûts influencent nos choix et la structure des marchés. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 09 Apr 2026 - 04min - 587 - Garantie des dépôts bancaires : un équilibre entre sécurité et responsabilité
Dans cet épisode, Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Nathalie Janson sur le mécanisme de la garantie des dépôts bancaires. Elle explore les enjeux de ce système, entre la nécessité de stabiliser le système financier et le risque d'affaiblir la discipline de marché. Une discussion éclairante sur les arbitrages économiques à trouver pour assurer la confiance des déposants tout en préservant la responsabilité des acteurs. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 08 Apr 2026 - 04min - 586 - Les marchés à terme et leur rôle dans la stabilisation des prix des matières premières
Nathalie Janson explique le rôle essentiel des marchés à terme dans la stabilisation des prix des matières premières comme le pétrole ou le cacao. Elle détaille comment ces mécanismes permettent aux entreprises, comme les compagnies aériennes, de se couvrir contre les fluctuations des cours. Découvrez comment ces marchés fonctionnent dans les deux sens, protégeant à la fois les acheteurs et les producteurs, et leur impact concret sur les prix payés par les consommateurs. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 07 Apr 2026 - 04min - 585 - Portrait de l'économiste Douglass North : le rôle central des institutions au service de la compréhension du développement économique
Dans cet épisode, Nathalie Janson évoque les travaux de Douglass North. L'économiste a révolutionné l'analyse économique en plaçant les institutions au cœur de la compréhension du développement économique. Il montre que la clé du progrès ne réside pas seulement dans les ressources ou la technologie, mais dans les règles, les normes et les droits de propriété qui structurent les incitations des agents économiques. Douglass North a notamment contribué à l'analyse historique du décollage économique de l'Occident et au concept de dépendance au sentier, qui explique comment de mauvaises institutions peuvent enfermer une économie pendant des décennies. Ses travaux, récompensés par le prix Nobel d'économie en 1993, éclairent des questions essentielles comme la corruption ou l'échec du transfert d'institutions d'un pays à un autre. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 03 Apr 2026 - 04min - 584 - L'effet d'éviction : quand l'État emprunte, l'investissement privé trinque
Dans cet épisode, Nathalie Janson explique le phénomène de l'éviction de l'investissement privé par les dépenses publiques. Alors que l'État doit emprunter davantage pour financer ses dépenses, cela fait monter les taux d'intérêt, rendant certains investissements privés moins rentables. Ce mécanisme, appelé effet d'éviction, dépend toutefois du contexte économique. En période de récession, l'État peut emprunter sans trop pénaliser l'investissement privé, mais dans un contexte de hausse des taux et de ralentissement de la croissance, cette question devient centrale. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 02 Apr 2026 - 04min - 583 - La démondialisation n’est pas pour demain
Dans cet épisode, Nathalie Janson analyse les conclusions du dernier rapport de DHL Global Connectedness sur l'évolution de la mondialisation. Contrairement aux idées reçues, la mondialisation ne recule pas mais se transforme, avec une géographie des échanges qui évolue et des entreprises qui sécurisent leurs chaînes d'approvisionnement. Bien que le rythme de croissance du commerce mondial soit plus lent, la mondialisation reste un phénomène déterminant pour la croissance économique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 01 Apr 2026 - 05min - 582 - Classification des biens : pourquoi les économistes s'efforcent-ils à ranger les produits dans des cases ?
Aujourd'hui Nathalie Janson nous plonge dans les méandres de la classification des biens en économie. Elle nous explique comment cette distinction entre biens essentiels, biens de luxe et biens inférieurs, remontant aux travaux du XIXe siècle, permet de mieux comprendre les comportements de consommation et d'éclairer les décisions publiques. La professeure d'économie démystifie cette typologie qui peut paraître théorique, mais qui a en réalité de nombreuses applications concrètes. Elle nous montre comment l'évolution du revenu des ménages influence la consommation de certains biens plus que d'autres, donnant naissance à ces trois grandes catégories. Les biens essentiels, comme l'alimentation de base, voient leur consommation augmenter moins vite que le revenu, tandis que les biens de luxe, comme le tourisme ou les produits high-tech, sont consommés de manière proportionnellement plus importante lorsque le revenu s'accroît. À l'inverse, les biens inférieurs, comme les produits bas de gamme, sont délaissés au profit d'autres achats lorsque le pouvoir d'achat s'améliore. Au-delà de cette compréhension des comportements individuels, Nathalie Janson souligne l'importance de cette classification pour les entreprises et les pouvoirs publics. Elle explique ainsi comment la nature du bien, essentiel ou de luxe, influence les décisions stratégiques des entreprises, mais aussi les choix de politique économique, en matière de fiscalité ou de régulation par exemple. Une taxe sur un bien de première nécessité n'aura pas les mêmes effets qu'une taxation sur un bien de luxe. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 31 Mar 2026 - 04min - 581 - La gratuité, une illusion dans l'économie numérique
Nathalie Janson, professeure d'économie, explique pourquoi la gratuité dans l'économie numérique n'est qu'une illusion. Derrière les services gratuits se cache en réalité un modèle économique basé sur la valorisation des données des utilisateurs. Les plateformes numériques offrent des services gratuits pour attirer l'attention des internautes, mais c'est en réalité leurs données qu'elles monnaient auprès des annonceurs. Cet épisode déconstruit le mythe de la gratuité dans le numérique et montre comment les utilisateurs deviennent à la fois clients et produits des grandes plateformes. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 30 Mar 2026 - 03min - 580 - Portrait de l'économiste Richard Easterlin, pionnier de l'économie du bonheur
Dans cet épisode des Classiques de l'économie, Stéphane Pedrazzi s'entretient avec Nathalie Janson, professeure d'économie à la Neoma Business School, pour explorer les travaux révolutionnaires de Richard Easterlin, le pionnier de l'économie du bonheur. Richard Easterlin, un économiste américain des années 70, a remis en question l'idée reçue selon laquelle la croissance économique est automatiquement synonyme de plus de bonheur. Son fameux « paradoxe d'Easterlin » montre que si les personnes plus riches sont en moyenne plus heureuses que les plus pauvres, lorsqu'un pays s'enrichit, le niveau moyen de bonheur ne progresse pas forcément dans les mêmes proportions. Nathalie Janson explique les deux mécanismes clés mis en avant par Easterlin pour expliquer ce paradoxe : l'adaptation, où l'on s'habitue à un niveau de revenu plus élevé, et la comparaison sociale, où ce qui compte n'est pas seulement le revenu absolu mais aussi le revenu relatif par rapport aux autres. Ces concepts bousculent la vision classique de l'économie, centrée sur la maximisation de l'utilité individuelle. Les travaux d'Easterlin ont ouvert la voie à toute une branche de l'économie du bonheur, s'inscrivant dans une filiation intellectuelle avec la psychologie, la sociologie et des économistes comme Veblen. Ils remettent en cause l'idée que le PIB soit une mesure suffisante du progrès et invitent à intégrer des dimensions non monétaires comme la santé, les relations sociales ou la sécurité. Bien que ces idées aient inspiré une génération d'économistes et que des indicateurs alternatifs de bien-être émergent, Nathalie Janson explique pourquoi cette approche reste encore marginale : elle bouscule les modèles traditionnels et rend la mesure du bonheur complexe et subjective. Néanmoins, les travaux de l'économiste américain nous invitent à repenser les objectifs des politiques publiques au-delà de la seule croissance économique. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 27 Mar 2026 - 04min - 579 - Mort de Lionel Jospin : quel était l'objectif de sa réforme des 35 heures ?
Dans cet épisode, Nathalie Janson, professeure d'économie, revient sur la réforme des 35 heures mise en place sous le gouvernement de Lionel Jospin. Elle analyse les objectifs de cette mesure, son impact à court et long terme, ainsi que les adaptations qui ont été nécessaires pour la rendre compatible avec la diversité des situations économiques. Une réflexion éclairante sur les enjeux du partage du travail et les réalités de l'économie. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 26 Mar 2026 - 04min - 578 - Indice mondial du bonheur 2026 : pourquoi l'économie du bonheur est-elle une discipline de l'économie ?
Dans cet épisode, Nathalie Janson, économiste, nous explique le fonctionnement de l'Indice mondial du bonheur à l'occasion de la publication de son classement de l'édition 2026. Elle commente les résultats du classement 2026, qui voit notamment l'entrée du Costa Rica dans le top 5, remettant en question l'idée que le froid est un facteur de bonheur. Nathalie Janson analyse également les évolutions des pays occidentaux, souvent moins heureux qu'au début des années 2010, et la montée des émotions négatives chez les jeunes. Elle souligne que la richesse n'est qu'un moyen et non une fin en soi pour atteindre le bonheur. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 25 Mar 2026 - 05min - 577 - Electricité : un marché pas comme les autres
Dans cet épisode des Classiques de l'économie, plongez dans les rouages fascinants du marché de l'électricité. Nathalie Janson, économiste, nous guide à travers les particularités de ce marché si singulier. Contrairement aux autres marchés de l'énergie, l'électricité se distingue par une contrainte physique : elle ne peut être stockée, elle doit être produite au moment même où elle est consommée. Cet équilibre instantané entre offre et demande crée une volatilité extrême des prix, pouvant passer de 40 euros à plus de 1000 euros le mégawattheure. Nathalie Janson nous explique comment ce mécanisme fonctionne. Le prix est fixé par le coût de la dernière centrale activée pour répondre à la demande, le fameux coût marginal. Ainsi, l'électricité nucléaire, pourtant produite à faible coût en France, est vendue au prix du gaz, la source d'énergie la plus chère. Ce paradoxe s'explique par l'intégration du marché européen de l'électricité, qui vise à produire là où c'est le moins cher. Mais cela a pour conséquence que les Français, comme tous les citoyens européens, paient leur électricité bien plus cher que le coût réel de production. Pour se protéger contre cette volatilité, les acteurs du marché utilisent des contrats à terme. Mais ces instruments ne font que déplacer la volatilité dans le temps. Lorsque les anticipations de prix explosent, les prix futurs connaissent le même sort. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 24 Mar 2026 - 04min - 576 - Comprendre les dot plots de la Réserve fédérale américaine
Stéphane Pedrazi s'entretient avec Nathalie Janson, économiste, pour expliquer les dot plots, un outil de communication essentiel de la Réserve fédérale américaine. Derrière ce terme technique se cache un instrument qui permet de mieux comprendre les anticipations des membres du comité de politique monétaire sur l'évolution future des taux d'intérêt. Bien que ces dot plots ne soient pas une prévision officielle, ils sont très scrutés par les marchés financiers qui cherchent à anticiper les décisions de la Fed. Cet épisode revient sur l'origine, l'utilité et les limites de cet outil de transparence monétaire. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 23 Mar 2026 - 04min - 575 - "'La Richesse des Nations" : 250 ans après, l'impact indélébile d'Adam Smith
Découvrez l'héritage d'Adam Smith, 250 ans après la publication de son œuvre majeure, "La richesse des nations". Dans cet épisode captivant, Nathalie Janson explore les idées révolutionnaires d'Adam Smith qui ont transformé la façon dont nous appréhendons l'économie. Vous serez plongé dans les concepts fondamentaux qui ont fait de cet ouvrage une référence incontournable, notamment la division du travail, la notion de 'main invisible' et le rôle central de la production plutôt que de l'accumulation de richesses. Découvrez comment les théories de Smith résonnent encore aujourd'hui dans de nombreux domaines de l'économie moderne, de la microéconomie à l'économie internationale. Bien que certaines de ses intuitions aient été dépassées, les analyses pénétrantes de Smith sur le rôle des institutions, de la concurrence et de l'innovation demeurent d'une étonnante actualité. Cet épisode vous permettra de mieux comprendre les fondements de la pensée économique et les raisons pour lesquelles l'œuvre d'Adam Smith reste une référence incontournable, 250 ans après sa publication.🤔 Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 20 Mar 2026 - 04min - 574 - Guerre, dette et inflation : un lien historique
Dans cet épisode, Nathalie Janson, économiste, explique pourquoi la guerre mène toujours à l'inflation. Elle retrace l'histoire du lien entre les conflits armés, la création monétaire et la hausse des prix, de l'Ancien Régime à nos jours. Des exemples marquants comme la Révolution française ou l'Allemagne de 1923 illustrent ce phénomène. Nathalie Janson montre également comment les guerres récentes, comme celle en Irak ou le conflit russo-ukrainien, ont engendré des tensions inflationnistes importantes. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 19 Mar 2026 - 04min
Podcasts similares a Les Coulisses de l'économie
100% HONDELATTE Christophe Hondelatte
Au Cœur de l'Histoire Europe 1
Hondelatte Raconte Europe 1
Libre antenne Europe 1
Libre antenne week-end Europe 1
Au Coeur du Crime Europe1
Les Récits extraordinaires de Pierre Bellemare Europe 1 Archives
Les pieds sur terre France Culture
Affaires sensibles France Inter
Grand bien vous fasse ! France Inter
Ça commence aujourd'hui France Télévisions
C dans l'air France Télévisions
LEGEND Guillaume Pley
Les grands dossiers de l'Histoire par Franck Ferrand Radio Classique
L'After Foot RMC
Enquêtes criminelles RTL
Entrez dans l'Histoire RTL
Le grand récit RTL
Les Grosses Têtes RTL
Les histoires incroyables de Pierre Bellemare RTL
L'Heure Du Crime RTL
L’heure du crime : les archives de Jacques Pradel RTL
Parlons-nous RTL
Un jour, une vie RTL
El Cartel de La Mega RCN Radio
La Luciérnaga Caracol Pódcast
A Fondo Con María Jimena Duzán Mafialand
Última Hora Caracol Caracol Pódcast
6AM W Caracol Pódcast
El Podcast con Luis Carlos Vélez Luis Carlos Velez
Noticiero Caracol Caracol Podcast
Mañanas BLU con Néstor Morales BluRadio
La FM Noticias Colombia RCN Radio
RCN RADIO RCN RADIO
Hora 20 Caracol Pódcast
Noticias Univision Uforia Podcasts
Mis Preguntas con Roberto Pombo Roberto Pombo y Caracol Pódcast
Radio Noticias W W Radio Irapuato 107.9 fm
El Reporte Coronell Caracol Pódcast
Noticiero Caracol Caracol Pódcast
Es la Mañana de Federico esRadio
El Chiringuito en Fox Deportes Fox Deportes
Alerta Bogotá RCN Radio
Herrera en COPE COPE