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Le Grand entretien du soir

Le Grand entretien du soir

RFI

Pendant 20 minutes, une personnalité éclaire un sujet, raconte son parcours ou ouvre une réflexion. Une nouvelle émission présentée par Frédérique Genot le lundi, mercredi et jeudi et par Philippe Lecaplain, le vendredi. Diffusion en direct à 19h10TU. (21h10 à Paris).

94 - Lyes Louffok, la protection de l'enfance, le combat de sa vie
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  • 94 - Lyes Louffok, la protection de l'enfance, le combat de sa vie

    Lyes Louffok est un enfant de l'ASE (aide sociale à l'enfance). De familles d'accueil, en foyer, il n'a jamais connu la stabilité. Maltraité, violenté, il ne garde de son enfance aucun souvenir heureux. Il a fait de ce traumatisme une force. Aujourd'hui, il se bat pour que les enfants placés ne connaissent pas cette maltraitance institutionnelle. Alors que le projet de loi relatif à la protection des enfants est examiné au Sénat, il vient nous dire sa colère et l'urgence d'agir enfin, pour éviter les drames quotidiens. 

    Avec notre invité : 

    - Lyes Louffok, militant pour les droits des enfants et membre du comité de vigilance des enfants placés, auteur de Dans l'enfer des foyers(Flammarion) et de Et si les enfants votaient. Plaidoyer pour une politique de l'enfance(Harper Collins)

    Fri, 23 Oct 2026
  • 93 - Jeux vidéo: «Les Africains ont été biberonnés à la gratuité», pour Teddy Kossoko

    L’édition 2026 de la Paris Games Week se tient du 22 au 25 octobre. Le secteur est en crise, un studio sur deux est déficitaire et taille dans les effectifs. Teddy Kossoko, lui, espère bien poursuivre son développement. Entrepreneur d’origine centrafricaine, il a fondé le studio Masseka Game puis les plateformes de distribution Gara et Olorun, avec l’objectif de proposer des contenus inspirés des cultures et des traditions africaines pour une génération en manque d’histoire. 

    Il a aussi lancé Paykko, une application d'épargne numérique. Il est jeune, ambitieux, exigeant et son franc parler détonne. 

     

    Avec notre invité : 

    - Teddy Kossoko, entrepreneur franco-centrafricain. Fondateur du studio Masseka Game ainsi que des plateformes Gara et Paykko.

    Thu, 22 Oct 2026
  • 92 - Joëlle Dambo, la crêpière de Gomené: plutôt casser que plier

    Joëlle Dambo est une crêpière aux talents reconnus. Elle a la peau noire. Elle a remporté l’émission « le meilleur de la crêpe », et cette exposition à la télévision a été suivie de messages insultants et racistes sur les réseaux sociaux. Joëlle Dambo ne se laisse pas faire. Elle a porté plainte à deux reprises, parce que ces tombereaux de haine ne sont pas tolérables et que le racisme se combat chaque jour, partout où il s’exprime.

    Avec notre invitée: 

    - Joëlle Dambo, crêpière bretonne qui subit une vague de racisme depuis sa victoire à une émission de télévision, elle vient de porter plainte pour cyberharcèlement.

    Wed, 21 Oct 2026
  • 91 - Mina Kavani, de Téhéran à Paris, la liberté en étendard

    Mina Kavani est née à Téhéran. Elle a grandi dans une famille iranienne éduquée et résolument tournée vers les arts. Elle a quitté son pays pour étudier le théâtre au Conservatoire national de Paris. La comédienne a ensuite accepté de jouer dans Red Rose de Sepideh Farsi. Le film la condamnera à l'exil car elle y apparait sans voile et dans des scènes dénudées.

    Elle a ensuite interprété le rôle principal dans le film Aucun Ours, prix spécial du jury de la  Mostra de Venise, du réalisateur iranien Jafar Panahi. Elle été l’ambassadrice du film dans tous les festivals internationaux, car le réalisateur était alors emprisonné. Elle raconte son parcours dans un seul en scène intitulé « I’m deranged ».

    Avec notre invitée : Mina Kavani, actrice et metteuse en scène franco-iranienne, prix de la révélation 2026 du Syndicat de la Critique pour « La Maison noire », elle était en représentation à Paris pour «I'm deranged ». Un seul en scène, qu’elle a écrit, joué et mis en scène. 

    Mon, 19 Oct 2026
  • 90 - Benjamin Stora: le massacre du 17 octobre 1961, «doit être reconnu dans les manuels scolaires»

    « La reconnaissance pleine et entière du massacre du 17 octobre 1961 comme un crime d’État » et « l'inscription du 17 octobre au calendrier officiel des journées nationales et cérémonies officielles ». C’est ce que demandent aujourd’hui une trentaine de maires, 65 ans après le massacre des Algériens. Ce jour-là, près de 25 000 Algériens se sont rassemblés à Paris, à l’appel du FLN pour contester un couvre-feu discriminatoire du 5 octobre, sous l’autorité du préfet Maurice Papon. Un couvre-feu, qui ne visait que les Français musulmans d’Algérie. Une manifestation pacifiste, et pourtant une répression sanglante : plus de 12 000 arrestations, au moins 150 Algériens tués, par balle, jetés dans la Seine. 65 ans après, où en est l’ouverture des archives ? « Des faits inexcusables pour la République », selon Emmanuel Macron, mais toujours pas de reconnaissance de crime d'État. 

    Avec notre invité Benjamin Stora, historien, ancien inspecteur général de l'Éducation nationale, auteur de France / Algérie – Anatomie d'une déchirure (Les Arènes), Les Algériens en France – Une histoire de générations (La Découverte), chargé du rapport sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d'Algérie, commandé par Emmanuel Macron.

    À écouter aussiMassacre du 17 octobre 1961: 60 ans de combat pour la reconnaissance d'un crime d'État

    Fri, 16 Oct 2026
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