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Caroline Roux, du lundi au jeudi et Aurélie Casse les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.
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- 4725 - Otan: le big bang a commencé! - L'intégrale -
C dans l’air du 12 février 2026 - Otan: le big bang a commencé!
À partir de ce vendredi, et jusqu’à dimanche, se déroulera la Conférence de Munich sur la sécurité. L'édition 2025 avait été marquée par le discours du vice-président des États-Unis, J. D. Vance, contre les démocraties libérales européennes. Un coup de tonnerre diplomatique qui préfigurait la stratégie de sécurité américaine, publiée en décembre 2025. L'Europe y est qualifiée de continent en "déclin", marqué par un risque "d'effacement civilisationnel". Une rupture dans la relation transatlantique.
Un an plus tard, cette nouvelle édition va donc être observée avec attention, d'autant plus qu'il y sera question des suites de la guerre en Ukraine et de la dégradation des relations transatlantiques.
Les ministres de la Défense de l'OTAN se réunissent ce jeudi à Bruxelles. Au cœur des discussions : comment renforcer la sécurité en Europe. Une stratégie qui se concentre sur le Groenland. L’alliance transatlantique vient de lancer sa mission d’« Arctic Sentry » (« Sentinelle arctique »), une activité de surveillance renforcée de la zone pour prendre en compte les inquiétudes formulées par le président américain face à la Chine et à la Russie, mais également pour répondre aux appétits américains sur l’île arctique. Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a dit vouloir annexer le Groenland, provoquant l’une des crises les plus graves de l’histoire de l’Alliance atlantique.
« Si quelqu’un pense ici que l’Europe peut se défendre sans les États-Unis, continuez de rêver » a lancé de son côté le secrétaire général de l’Otan et ex-premier ministre des Pays-Bas Mark Rutte aux eurodéputés, lors d’une intervention lundi au Parlement à Bruxelles. « Nous avons besoin les uns des autres », a-t-il encore ajouté. Une sortie qui a fait réagir plusieurs dirigeants européens dont le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. « Non, cher Mark Rutte. Les Européens peuvent et doivent prendre en charge leur sécurité », a écrit le ministre des Affaires étrangères français sur X.
La France, pays européen le plus favorable à une « autonomie stratégique » en Europe, est engagée depuis lundi dans un exercice militaire de grande ampleur, le plus important depuis la Guerre froide : Orion 26. Pendant trois mois, plus de 12 000 militaires français, 25 navires, 140 avions et 1 200 drones vont être mobilisés dans cette simulation de conflit de haute intensité. À leurs côtés : des militaires de 24 autres pays, essentiellement européens, mais aussi américains, canadiens ou émiriens. Une démonstration de force qui vise à s’entrainer à conduire des opérations, tester des innovations, avec également un objectif de dissuasion.
Parallèlement, face à une accélération de la menace, la France a décidé de mettre en place un service national d’une durée totale de 10 mois, rémunéré, ouvert aux jeunes de 18 à 25 ans, sur la base du volontariat. Les candidatures sont ouvertes depuis mi janvier et les candidats sont déjà nombreux : l'armée de l'air a 600 places à pourvoir pour cette année, et en une matinée, elle a reçu 800 candidatures.
Nos experts :
- Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense de l’Union-IHEDN, l’Institut des hautes études de défense nationale, ancien officier ayant servi à l’OTAN
- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale à l’université Catholique de Lille, auteur de, Dans la forge du monde, publié chez fayard
- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique auFigaro,autrice de Les fantômes de Munich,publié aux éditions de l’Observatoire
- Alain PIROT - Journaliste, réalisateur, spécialiste des questions de défenseThu, 12 Feb 2026 - 1h 02min - 4724 - Amiral Nicolas Vaujour - Menaces Russes: en mer aussi!Thu, 12 Feb 2026 - 12min
- 4723 - Affaire Epstein : Et maintenant le Quai d'Orsay... - Vos questions sms -
C dans l’air du 11 février 2026 - Affaire Epstein : Et maintenant le Quai d'Orsay...
Nos experts :
- Audrey GOUTARD - Grand reporter – France Télévisions
- Valérie CANTIÉ - Journaliste - Radio France
- Richard WERLY - Éditorialiste international – Blick.ch
- Anthony BELLANGER - Éditorialiste - France Info TV
- Claire MEYNIAL ( en duplex), correspondante aux États-Unis - Le Point, autrice de La guerre des Amériques.Wed, 11 Feb 2026 - 05min - 4722 - Affaire Epstein : Scandale au Quai d'Orsay... - L'intégrale -
C dans l’air du 11 février 2026 - Affaire Epstein : Et maintenant le Quai d'Orsay...
Les secousses de l’affaire Epstein continuent en Europe, et notamment en France, où la justice est saisie après la mise en cause d’un diplomate français, Fabrice Aidan, qui a échangé de très nombreux mails avec le multimillionnaire entre 2010 et 2017. Son nom figure dans 200 documents récemment diffusés par les autorités américaines. Selon Mediapart et Radio France, il aurait fait bénéficier Jeffrey Epstein « d’informations diplomatiques, de services ou de ses réseaux à l’international ».
Objet, en 2013, d’une enquête du FBI et d’une procédure disciplinaire interne de l’ONU pour des soupçons de consultation de sites pédopornographiques, le diplomate avait alors dû quitter son poste à l’ONU et les États-Unis. Il était auparavant placé sous l’autorité d’un autre diplomate, le Norvégien Terje Rød-Larsen. Ce dernier est également visé par une enquête en Norvège pour « complicité de corruption aggravée », dans le cadre de ses liens avec Epstein.
Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères, s’est dit ce matin effaré et indigné. « Quand j’ai pris connaissance de ces informations, j’ai fait ce que chacun aurait fait à ma place » en signalant les faits à la justice et en lançant une enquête administrative et une procédure disciplinaire, a déclaré le ministre, assurant qu’il n’avait découvert la situation que mardi.
Une plainte pour des viols présumés remontant à 1990 a également été déposée auprès du parquet de Paris, hier, par une ancienne mannequin suédoise, aujourd’hui âgée de 56 ans, contre Damien Siad, dont le nom apparaît près de 2 000 fois parmi les trois millions de nouveaux fichiers déclassifiés par la justice américaine. Selon les informations de « L’Œil du 20 Heures » et de « Complément d’enquête », cet homme, chasseur de mannequins à l’époque, aurait présenté plusieurs femmes à Jeffrey Epstein, dont au moins quatre Françaises, dessinant les contours d’un volet parisien de l’affaire Epstein, lieu de vie privilégié du financier américain. « Toute la lumière doit être faite », a affirmé la porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon, qui encourage « les femmes qui auraient été victimes » à parler et à « se tourner vers la justice ».
Aux États-Unis, point de départ de l’enquête, l’affaire Epstein continue également de provoquer des remous. L’ancien président Bill Clinton est assigné, avec son épouse, à comparaître devant le Congrès pour s’expliquer sur ses liens avec Jeffrey Epstein. Aucun acte répréhensible n’est recensé pour le moment, mais il est établi que les deux hommes étaient très proches. Bill Clinton devrait comparaître le 27 février, à condition que cette audition de la Chambre des représentants soit publique afin d’éviter toute récupération politique.
Parallèlement, des élus du Congrès ont pu examiner, lundi, des documents non caviardés du dossier. Ils évoquent six noms occultés, sans explication de la part du ministère américain de la Justice, et menacent de dévoiler l’identité de ces personnalités influentes, dont l’une serait un homme haut placé dans un gouvernement étranger. Sous la pression, le ministère de la Justice américain a finalement révélé le nom du PDG. Il s’agit de Leslie Wexner, ex-patron de l’entreprise de lingerie Victoria’s Secret.
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Nos experts :
- Audrey GOUTARD - Grand reporter – France Télévisions
- Valérie CANTIÉ - Journaliste - Radio France
- Richard WERLY - Éditorialiste international – Blick.ch
- Anthony BELLANGER - Éditorialiste - France Info TV
- Claire MEYNIAL ( en duplex), correspondante aux États-Unis - Le Point, autrice de La guerre des Amériques.Wed, 11 Feb 2026 - 1h 02min - 4721 - Vincent Crouzet - Epstein: une affaire d'espion?
C dans l’air l'invité du 10 février 2026 avec Vincent Crouzet, ancien espion de la DGSE. Il publie "Le jour où je suis devenu espion", aux éditions de l'Observatoire. Livre dans lequel il raconte 20 ans d'espionnage pour la France.
Il raconte comment il est passé de jeune sportif grenoblois à espion professionnel, dévoile les qualités recherchées et la formation des agents secrets, évoque ses missions en Afrique auprès de criminels de guerre comme Jonas Savimbi, et explique comment il a géré le mensonge permanent vis-à-vis de sa famille. Il aborde également l'évolution du métier d'espion et compare la réalité aux séries télévisées.
Vincent Crouzet est ancien espion de la DGSE. Devenu écrivain et expert en renseignement, il analysera également le rôle actuel de la DGSE face aux nouvelles menaces.Wed, 11 Feb 2026 - 11min - 4720 - Le chômage remonte, l’Europe décroche - Vos questions sms -
C dans l’air du 10 février 2026 - Le chômage remonte, l’Europe décroche
Nos experts :
- Dominique SEUX - Éditorialiste - Les Echos et France Inter
- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur
- Mathieu PLANE - Economiste à l’OFCE
- Sophie FAY - Journaliste au service économie – Le MondeTue, 10 Feb 2026 - 05min - 4719 - Le chômage remonte, l’Europe décroche - L'intégrale -
C dans l’air du 10 février 2026 - Le chômage remonte, l’Europe décroche
Alors que le chef de l’État visait le plein emploi au cours de ses campagnes présidentielles, le chômage atteint son plus haut niveau depuis plusieurs années. Selon les chiffres de l’Insee publiés ce mardi 10 février, le taux de chômage en France, hors Mayotte, a augmenté de 0,2 point au quatrième trimestre 2025 pour atteindre 7,9 %, son plus haut niveau depuis le troisième trimestre 2021. Le nombre de demandeurs d’emploi au sens du Bureau international du travail atteint ainsi 2,5 millions de personnes, en hausse de 56 000 par rapport au trimestre précédent.
Depuis plusieurs mois, le nombre de défaillances d’entreprises est en hausse, et la CGT sonne la sonnette d’alarme sur la situation de l’industrie française. La Confédération générale du travail a publié ce mardi sa liste noire des plans sociaux. Elle compte ainsi, à ce jour, 483 plans de licenciement.
Dans ce contexte, Emmanuel Macron a mis en garde ce matin contre les menaces américaines et chinoises. À quelques jours d’une réunion informelle des dirigeants européens à Bruxelles, jeudi, le président de la République appelle, dans un entretien au Monde et à plusieurs journaux européens, à instaurer une « préférence européenne » dans plusieurs secteurs, notamment les technologies vertes et le numérique, mais aussi la défense et la sécurité. Face aux investissements massifs de la Chine et des États-Unis, le sort industriel des Européens pourrait être scellé en « 3 à 5 ans », estime le chef de l’État, relançant l’idée d’un endettement commun européen.
Face à la Chine, l’industrie française est en « danger de mort », a assuré de son côté Clément Beaune hier sur TF1. Le haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, qui a présenté lundi les grandes lignes de son rapport intitulé « L’industrie européenne face au rouleau compresseur chinois », propose la mise en place d’un « bouclier commercial massif ».
Alors, quel est l’état de l’industrie française ? L’Europe est-elle en train de décrocher ? Que peut faire l’UE face à la Chine et aux États-Unis ? Comment l’Empire du Milieu fait-il main basse sur l’industrie de la Hongrie ? Derrière les bons résultats économiques, quelle est la réalité italienne ?
Nos experts :
- Dominique SEUX - Éditorialiste - Les Echos et France Inter
- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur
- Mathieu PLANE - Economiste à l’OFCE
- Sophie FAY - Journaliste au service économie – Le MondeTue, 10 Feb 2026 - 1h 03min - 4718 - Raphaëlle Bacqué - Faut-il avoir peur des géants de la tech?
C dans l’air l'invitée du 9 février 2026 avec Raphaëlle Bacqué, grand reporter au Monde. Elle publie, avec Damien Leloup et Alexandre Piquard, "Nos nouveaux Maîtres", aux éditions Albin Michel.
Les "seigneurs de la tech", Marc Zuckerberg, Jeff Bezos, Elon Musk, Sam Altman..., sont-ils devenus plus puissants que les États ? Ils détiennent nos données, sont les maîtres des réseaux sociaux, et ne semblent pas s'inquiéter de la désinformation...Tant que leurs algorithmes captent notre attention. Ces milliardaires ont désormais un pouvoir gigantesque, choisissent de financer les politiques qui servent leurs intérêts, et cherchent à éviter d'être freinés par les règlementations et les Etats. Ils investissent même dans la santé, pour repousser les limites de l'humanité grâce à l'intelligence artificielle.
Raphaëlle Bacqué, Damien Leloup et Alexandre Piquard ont enquêté pendant plusieurs mois au sein de la Silicon Valley pour mieux connaître ces "nouveaux maîtres"... que rien ne semble pouvoir arrêter.Tue, 10 Feb 2026 - 11min - 4717 - Scandale Epstein : démissions en série... - Vos questions sms -
C dans l’air du 9 février 2026 - Scandale Epstein : démissions en série...
Nos experts :
- Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste àLa Tribune Dimanche
- Anne-Elisabeth MOUTET - Journaliste franco-américaine, éditorialiste au Daily Telegraph
-Marion SOLLETTY - Grand reporter à Politico
- Audrey GOUTARD - Grand reporter à France Télévisions, spécialiste des faits de sociétéMon, 09 Feb 2026 - 04min - 4716 - Scandale Epstein : démissions en série... - L'intégrale -
C dans l’air du 9 février 2026 - Scandale Epstein : démissions en série...
Alors que Ghislaine Maxwell, complice de Jeffrey Epstein actuellement en prison, a refusé ce lundi de répondre aux questions d’une commission de la Chambre des représentants américaine, les répliques de l’affaire Epstein continuent de se faire sentir en Europe, avec notamment en France la démission de Jack Lang de la présidence de l’Institut du monde arabe (IMA), l’institution culturelle et diplomatique qu’il pilotait depuis treize ans. L’ancien ministre socialiste de la Culture était, depuis une semaine, cerné par des appels à quitter la présidence de l’institution et sommé de s'expliquer dimanche auprès du ministre des Affaires étrangères sur ses liens avec Jeffrey Epstein. Les documents et mails rendus publics par la justice américaine ont révélé les petits et grands services qu’Epstein et Lang se sont rendus entre le milieu des années 2000 et 2019, ainsi que le partenariat financier conclu par sa fille, Caroline, avec le businessman américain. Jack Lang répète qu’il ne savait rien des crimes sexuels de l’homme d’affaires américain. Mais le Parquet national financier a ouvert une enquête préliminaire vendredi pour « blanchiment illégal aggravé » à propos de la création d’une société offshore par Jeffrey Epstein et Caroline Lang, basée dans les îles Vierges américaines, un paradis fiscal.
Outre-Manche, le gouvernement travailliste est plongé dans une crise sans précédent depuis les dernières révélations concernant les liens entre Peter Mandelson et Jeffrey Epstein, et certains, jusque dans son propre camp, appellent au départ de Keir Starmer. Celui-ci avait nommé l’ex-ministre et commissaire européen à ce poste en décembre 2024, puis l’avait démis de ses fonctions en septembre 2025 après la publication de documents dans le dossier Epstein. Selon les derniers documents publiés par le ministère de la Justice des États-Unis, Peter Mandelson aurait transmis à Jeffrey Epstein des informations susceptibles d’influer sur les marchés, notamment lorsqu’il était ministre dans le gouvernement travailliste de Gordon Brown entre 2008 et 2010. La police britannique a ouvert une enquête et mené des perquisitions. À Downing Street, Morgan McSweeney, considéré comme le stratège du pouvoir travailliste, véritable bras droit et éminence grise de Keir Starmer, a démissionné, ainsi que son directeur de la communication, Tim Allan. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a affirmé regretter d’avoir nommé Peter Mandelson. Il s’est excusé auprès des victimes de Jeffrey Epstein, mais a assuré qu’il ne connaissait pas l’ampleur de ses liens avec le pédocriminel et a écarté l’hypothèse d’un départ.
Parallèlement, la police britannique a indiqué ce lundi « examiner » des informations selon lesquelles l’ex-prince Andrew pourrait avoir transmis au pédocriminel Jeffrey Epstein des informations confidentielles.
Le séisme de l’affaire Epstein n’a pas fini de susciter des répliques. Plus de six ans après la mort du criminel sexuel, retrouvé pendu dans sa cellule d’une prison new-yorkaise, la récente publication de trois millions de pages supplémentaires a mis au jour l’incroyable réseau planétaire tissé par le pédophile. Des millions de documents, dont un grand nombre ont été caviardés par l’administration Trump, qui nourrissent autant l'information que les pires théories complotistes.
Alors que révèlent réellement les documents du dossier Epstein ? Comment la complosphère s'en empare-t-elle ?Nos experts :
- Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste àLa Tribune Dimanche
- Anne-Elisabeth MOUTET - Journaliste franco-américaine, éditorialiste au Daily Telegraph
-Marion SOLLETTY - Grand reporter à Politico
- Audrey GOUTARD - Grand reporter à France Télévisions, spécialiste des faits de sociétéMon, 09 Feb 2026 - 1h 03min - 4715 - Cyrille Amoursky - Ukraine: un reporter au cœur de la guerre
C dans l’air l'invité du 7 février 2026 avec Cyrille Amoursky, reporter de guerre et auteur de "Ukraïna. Un peuple en guerre", aux éditions du Cerf.
Le processus de négociation pour la paix en Ukraine suit son cours - des discussions entre les délégations russes et ukrainiennes sont prévues la semaine prochaine aux Etats-Unis et Volodymyr Zelensky rencontre ses partenaires européens ce samedi - mais l'offensive russe se poursuit.
Alors que l'hiver bat son plein et que les températures descendent jusqu'à -20°C, des coupures de courant ont une nouvelle fois eu lieu dans une grande partie du pays en raison d'une importante attaque russe ce matin contre le réseau énergétique ukrainien. Pour autant, l'heure n'est pas aux concessions : "L'Ukraine ne soutiendra pas d'accords la concernant sans qu'elle soit impliquée" dans les discussions, a déclaré M. Zelensky, en référence aux questions territoriales, point d'achoppement des pourparlers.
Dans son livre, Cyrille Amoursky témoigne d'ailleurs de la résilience des Ukrainiens, qui résistent et combattent depuis maintenant près de quatre ans. "Les Américains proposent aux parties de mettre fin à la guerre d’ici au début de l’été et exerceront probablement des pressions sur elles pour qu’elles respectent précisément ce calendrier", a toutefois précisé vendredi le président ukrainien, pour qui Poutine n'a "peur que de Trump". L’Union européenne a de son côté proposé hier de nouvelles sanctions contre la Russie, qui doivent toutefois être approuvées par les Vingt-Sept avant de pouvoir entrer en vigueur.Sun, 08 Feb 2026 - 12min - 4714 - Trump et son armada dans le piège des mollahs - Vos questions sms -
C dans l’air du 7 février 2026 - Trump et son armada dans le piège des mollahs
Avec l'Iran, comme avec le reste du monde, Trump souffle le chaud et le froid. Après avoir annoncé à la mi-janvier au peuple iranien en révolte que « l’aide arrivait », il a envoyé hier ses émissaires favoris, Steve Witkoff et Jared Kushner négocier à Oman avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghtchi. Mais la situation politique interne de la République islamique n'était pas à l'ordre des discussions. Les exigences de l'administration Trump vis à vis de Téhéran sont l'arrêt de l'enrichissement de l’uranium, le transfert des stocks de matières fissiles, la contrainte du programme balistique iranien et l'élimination des réseaux de proxys du pays.
Suite à ces premières discussions, les Etats-Unis et l’Iran annoncent être prêts à se retrouver pour poursuivre les négociations. Le chef de la diplomatie iranienne a en effet déclaré aujourd'hui s’être mis d’accord avec les Etats-Unis pour tenir "bientôt" une nouvelle session de pourparlers. "Nous sommes prêts à un accord rassurant au sujet de l'enrichissement", a-t-il assuré. Il a en revanche affirmé que le programme balistique de son pays ne pourrait "jamais être négocié" avec les États-Unis, arguant qu'il s'agit d'un "enjeu de défense".
De son côté, malgré la tenue de ces discussions, qu'il a jugées "très bonnes", le locataire de la Maison-Blanche maintient une pression maximale sur Téhéran. Il a ainsi signé un décret menaçant de surtaxes douanières tout pays commerçant encore avec l'Iran.
Téhéran montre également les muscles. La télévision iranienne a ainsi dévoilé jeudi des images d'un nouveau missile balistique de moyenne portée, prêt à l'emploi. Baptisé Khorramshahr 4, il s'agit de l'un des missiles les plus puissants de l'arsenal iranien. D'une portée de 2 000 km, il peut transporter des ogives pesant plus d'une tonne et est capable d'atteindre une vitesse de 10 000 km/h. A une telle allure, ce missile pourrait atteindre Israël en seulement douze minutes. Un délai qui laisserait à peine le temps nécessaire aux systèmes de défense antimissiles israéliens pour le repérer et le détruire.
Au-delà du dernier né des missiles iraniens, on estime aujourd'hui que Téhéran dispose de 2 000 missiles balistiques de longue portée, de 150 à 200 lanceurs ainsi que de 1 000 drones dits stratégiques, c'est-à-dire d'une portée de 2 000 kilomètres. Fort de cet arsenal, l'Iran est considéré comme le pays possédant le programme de missiles le plus important de l'ensemble du Moyen-Orient.
Les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran peuvent-elles aboutir malgré la pression maximale de Washington ? Quelles sont les capacités militaires de la République Islamique d'Iran ? Au-delà du nucléaire, l'Iran peut-il accéder aux autres exigences américaines ?Nos experts :
-Farid VAHID - Co-directeur de l'Observatoire de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient et spécialiste de l’Iran
- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste et spécialiste des enjeux internationaux
- Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales et auteure de "Au cœur du chaos"
- Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense - Union-IHEDN Duplex à Erbil (Kurdistan irakien)
- Stéphanie PEREZ - Grand reporter France TélévisionsSat, 07 Feb 2026 - 04min - 4713 - Trump et son armada dans le piège des mollahs - L'intégrale -
C dans l’air du 7 février 2026 - Trump et son armada dans le piège des mollahs
Avec l'Iran, comme avec le reste du monde, Trump souffle le chaud et le froid. Après avoir annoncé à la mi-janvier au peuple iranien en révolte que « l’aide arrivait », il a envoyé hier ses émissaires favoris, Steve Witkoff et Jared Kushner négocier à Oman avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghtchi. Mais la situation politique interne de la République islamique n'était pas à l'ordre des discussions. Les exigences de l'administration Trump vis à vis de Téhéran sont l'arrêt de l'enrichissement de l’uranium, le transfert des stocks de matières fissiles, la contrainte du programme balistique iranien et l'élimination des réseaux de proxys du pays.
Suite à ces premières discussions, les Etats-Unis et l’Iran annoncent être prêts à se retrouver pour poursuivre les négociations. Le chef de la diplomatie iranienne a en effet déclaré aujourd'hui s’être mis d’accord avec les Etats-Unis pour tenir "bientôt" une nouvelle session de pourparlers. "Nous sommes prêts à un accord rassurant au sujet de l'enrichissement", a-t-il assuré. Il a en revanche affirmé que le programme balistique de son pays ne pourrait "jamais être négocié" avec les États-Unis, arguant qu'il s'agit d'un "enjeu de défense".
De son côté, malgré la tenue de ces discussions, qu'il a jugées "très bonnes", le locataire de la Maison-Blanche maintient une pression maximale sur Téhéran. Il a ainsi signé un décret menaçant de surtaxes douanières tout pays commerçant encore avec l'Iran.
Téhéran montre également les muscles. La télévision iranienne a ainsi dévoilé jeudi des images d'un nouveau missile balistique de moyenne portée, prêt à l'emploi. Baptisé Khorramshahr 4, il s'agit de l'un des missiles les plus puissants de l'arsenal iranien. D'une portée de 2 000 km, il peut transporter des ogives pesant plus d'une tonne et est capable d'atteindre une vitesse de 10 000 km/h. A une telle allure, ce missile pourrait atteindre Israël en seulement douze minutes. Un délai qui laisserait à peine le temps nécessaire aux systèmes de défense antimissiles israéliens pour le repérer et le détruire.
Au-delà du dernier né des missiles iraniens, on estime aujourd'hui que Téhéran dispose de 2 000 missiles balistiques de longue portée, de 150 à 200 lanceurs ainsi que de 1 000 drones dits stratégiques, c'est-à-dire d'une portée de 2 000 kilomètres. Fort de cet arsenal, l'Iran est considéré comme le pays possédant le programme de missiles le plus important de l'ensemble du Moyen-Orient.
Les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran peuvent-elles aboutir malgré la pression maximale de Washington ? Quelles sont les capacités militaires de la République Islamique d'Iran ? Au-delà du nucléaire, l'Iran peut-il accéder aux autres exigences américaines ?Nos experts :
-Farid VAHID - Co-directeur de l'Observatoire de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient et spécialiste de l’Iran
- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste et spécialiste des enjeux internationaux
- Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales et auteure de "Au cœur du chaos"
- Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense - Union-IHEDN Duplex à Erbil (Kurdistan irakien)
- Stéphanie PEREZ - Grand reporter France TélévisionsSat, 07 Feb 2026 - 1h 01min - 4712 - Laurent Valdiguié - touchée mais pas coulée?
C dans l’air l'invité du 6 février 2026 avec Laurent Valdiguié, grand reporter à Marianne.
Mardi 3 février, le parquet général a requis en appel quatre ans de prison, dont un an ferme, et cinq ans d’inéligibilité sans exécution immédiate, à l'encontre de Marine Le Pen dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national.
Un réquisitoire sévère, bien que l'exécution provisoire n'ait pas été requise contrairement au jugement de première instance. Il n'en reste pas moins que la candidature à la présidentielle 2027 de la cheffe de file groupe RN à l'Assemblée reste fortement compromise, ouvrant ainsi la voie à son dauphin Jordan Bardella.
« Si les réquisitions sont suivies, je serai empêchée [de concourir à la présidentielle] » a réagi Marine Le Pen à l'issue du réquisitoire. Elle avait d'ores et déjà annoncé qu’elle prendrait sa décision de candidater une fois l’arrêt d’appel rendu, sans attendre que la Cour de cassation ne tranche.
Pour son procès en appel, la députée du Pas-de-Calais a changé de stratégie, admettant bien vouloir entendre qu'un délit avait été commis si tel avait été le cas. Elle a également semblé plus calme, ce qui n'est pas sans contraster avec les réactions virulentes à l'issue du verdict en première instance. Peut-être est-ce également lié au fait qu'elle "croi[t] toujours aux miracles"...Sat, 07 Feb 2026 - 11min - 4711 - Epstein : la Russie veut faire tomber Macron - Vos questions sms -
C dans l’air du 6 février 2026 - Epstein : la Russie veut faire tomber Macron
Nos experts :
- Régis GENTÉ - Journaliste spécialiste des questions internationales, auteur de «Notre homme à Washington»
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, auteure de “ Requiem pour le monde libre ”
- Marie JÉGO - Journaliste - Le Monde, ancienne correspondante à Moscou
- Dominique SEUX- Éditorialiste - Les Echos et France InterFri, 06 Feb 2026 - 05min - 4710 - Epstein : la Russie veut faire tomber Macron - L'intégrale -
C dans l’air du 6 février 2026 - Epstein : la Russie veut faire tomber Macron
La France accuse, ce vendredi 6 février, la Russie d’être à l’origine d’une opération de désinformation destinée à faire croire à une implication d’Emmanuel Macron dans l’affaire Epstein. Selon Viginum, le service chargé de la lutte contre les ingérences numériques étrangères, une opération liée au réseau russe Storm-1516 a été détectée mercredi.
Cette campagne s’appuie sur une fake news diffusée sur X, relayée notamment par un faux article publié sur un site usurpant l’identité de France Soir. Le compte French Response, rattaché au ministère des Affaires étrangères, a épinglé cette publication. Une femme se présentant sous le prénom de Loetitia a ainsi affirmé sur X qu’Emmanuel Macron aurait été « un invité fréquent de la résidence de Jeffrey Epstein à Paris ». France Soir a immédiatement dénoncé une « usurpation » de son identité.
Cette tentative de manipulation intervient dans un contexte particulièrement sensible. L’affaire Jeffrey Epstein a de nouveau provoqué une onde de choc après la publication, vendredi dernier, de près de trois millions de pages supplémentaires par la justice américaine. Des millions de courriels dévoilent les relations, plus ou moins étroites, entretenues par le financier américain avec de nombreuses personnalités issues des mondes politique, culturel, économique et technologique, aux États-Unis comme en Europe.
Les noms d’Elon Musk, Bill Gates, Peter Thiel — cofondateur de PayPal et patron de Palantir —, Reid Hoffman, fondateur de LinkedIn, ainsi que Larry Page et Sergey Brin, cofondateurs de Google, apparaissent des milliers de fois dans ces documents. Les échanges portent sur des investissements, des invitations à des dîners ou à des soirées, des remerciements pour des services rendus, ou encore des discussions concernant l’accès à l’île caribéenne d’Epstein par hélicoptère.
Ces documents ne mettent en cause aucun de ces protagonistes dans les crimes sexuels de Jeffrey Epstein. Ils confirment toutefois l’ampleur du réseau tissé par le financier, y compris après sa première condamnation en 2008 pour « racolage » de mineures en Floride. Ils interrogent également sur de possibles liens avec la Russie, notamment au regard des méthodes d’influence attribuées aux services russes, comme le « kompromat », qui consiste à collecter des informations compromettantes pour exercer des pressions.
Parmi les courriels publiés figurent de nombreuses références à des femmes russes, plus de 1 000 mentions de Vladimir Poutine, et au moins deux évocations de rencontres entre Jeffrey Epstein et le président russe. Ces rencontres n’ont pas été confirmées, mais Epstein a bien entretenu des échanges avec des proches du pouvoir russe. Le Premier ministre polonais a annoncé l’ouverture d’une enquête, tandis que Moscou rejette ces accusations et exploite l’affaire pour dénoncer la « décadence » des élites occidentales.
Dans ce contexte, plusieurs questions se posent : que sait-on précisément de l’opération d’ingérence russe visant Emmanuel Macron ? Quels ont été les liens réels entre Jeffrey Epstein et la Russie ? Et comment interpréter, enfin, l’interpellation récente en Gironde de quatre individus — dont deux ressortissants chinois — soupçonnés de « livraison d’informations à une puissance étrangère » et d’atteinte aux « intérêts fondamentaux de la Nation » ? Ces ingénieurs travaillaient-ils pour Pékin ?Nos experts :
- Régis GENTÉ - Journaliste spécialiste des questions internationales, auteur de «Notre homme à Washington»
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, auteure de “ Requiem pour le monde libre ”
- Marie JÉGO - Journaliste - Le Monde, ancienne correspondante à Moscou
- Dominique SEUX- Éditorialiste - Les Echos et France InterFri, 06 Feb 2026 - 1h 03min - 4709 - Pourquoi Macron veut-il (re)parler à Poutine ? - Vos questions sms -
C dans l’air du 5 février 2026 - Pourquoi Macron veut-il (re)parler à Poutine ?
Nos experts :
- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de D’un monde à l’autre
- Marion VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse - L’Express, autrice de Le piège Nord Stream
- Maryse BURGOT - Grand reporter – France Télévisions
- Pierre LEVY - Ancien ambassadeur de France en Russie entre 2020 et 2024, auteur de Au cœur de la Russie en guerreThu, 05 Feb 2026 - 04min - 4708 - Catherine Nave-Bekhti - Prof poignardée: la peur et la colère?
C dans l’air l'invitée du 5 février 2026 avec Catherine Nave-Bekhti, enseignante en sciences économiques et sociales dans l’Académie de Créteil, secrétaire générale de la CFDT Education-Formation-Recherche publique.
Les élèves du collège de La Guicharde de Sanary-sur-Mer, dans le Var, ont repris le chemin des classes jeudi selon "une modalité adaptée" après la violente agression au couteau d'une enseignante en classe qui reste dans un état très préoccupant. L'élève de 3e mis en cause a été déféré dans la matinée en vue de sa probable mise en examen à l'issue de sa garde à vue, le parquet ayant réclamé son placement en détention provisoire.
La professeure d'arts plastiques, âgée de 60 ans, qui a reçu trois coups de couteau est dans "un état stationnaire", a indiqué de son côté le préfet du Var, Simon Babre, en marge d'une conférence de presse sur la sécurité dans le département. Jeudi matin, les élèves du collège La Guicharde ont retrouvé leur classe selon une modalité adaptée avec un emploi du temps aménagé, a précisé l'Académie de Nice. L'accueil s'est fait de manière échelonnée par niveau. La matinée a débuté par "un temps d'échange avec les élèves en classe avec un binôme ou trinôme d'enseignants", ajoute le rectorat qui précise que "cela ne sera pas des cours normaux". Une cellule psychologique a été mise en place dès hier pour les élèves et l'ensemble du personnel éducatif et restera "le temps nécessaire".
Cette nouvelle agression au couteau dans un établissement scolaire a choqué la communauté éducative, suscitant une cascade de réactions. Catherine Nave-Bekhti nous décrira l'état d'esprit de la communauté éducative après ces affaires d'agressions dans les établissements scolaires.Fri, 06 Feb 2026 - 11min - 4707 - Pourquoi Macron veut-il (re)parler à Poutine ? - L'intégrale -
C dans l’air du 5 février 2026 - Pourquoi Macron veut-il (re)parler à Poutine ?
Le nouveau round de discussions visant à mettre fin à la guerre en Ukraine a pris fin ce jeudi à Abou Dhabi, capitale des Émirats arabes unis. La Russie a fait état de « progrès » dans les pourparlers qui se déroulaient depuis la veille en présence des Américains, sans en dire plus. Un accord sur l’échange de prisonniers a été trouvé, mais Moscou maintient ses exigences territoriales sur le Donetsk et amplifie la pression sur le terrain. La Russie a ainsi lancé, dans la nuit de lundi à mardi, sa plus puissante attaque de drones et de missiles sur l’Ukraine depuis le début de l’année, laissant des centaines de milliers de personnes sans chauffage, par des températures glaciales.
Les discussions ont-elles véritablement avancé ou Vladimir Poutine gagne-t-il du temps ? La Russie fait-elle traîner les discussions pour mieux avancer sur le terrain ? En janvier, l’armée russe a conquis 481 km² en Ukraine, presque deux fois plus qu’en décembre. Les avancées se concentrent notamment dans le Donbass, au cœur des négociations en cours.
« Vladimir Poutine joue la montre, mais l’Ukraine aussi encore, en espérant qu’une aide militaire interviendra », a expliqué hier Régis Genté sur le plateau de C dans l’air. « La détermination reste là, même si les coups sont très durs », notamment sur « les infrastructures énergétiques », a souligné le journaliste, de retour de Kiev.
C’est dans ce contexte que l’UE a ouvert la voie, mercredi, à davantage d’achats d’armes britanniques dans le cadre du prêt de 90 milliards d’euros que 24 pays européens veulent mettre à disposition de Kiev. Emmanuel Macron, de son côté, a annoncé que la reprise du dialogue avec Vladimir Poutine se prépare, en concertation avec le président Zelensky. Dans le cadre du « travail de la coalition des volontaires pour les garanties de sécurité », il est « important que les Européens restaurent leurs propres canaux de discussion », a affirmé le chef de l’État.
Parallèlement, la Pologne a décidé d’ouvrir une enquête sur les liens entre Jeffrey Epstein et la Russie. « De plus en plus d’indices, d’informations et de commentaires dans la presse mondiale laissent penser que ce scandale pédophile sans précédent a été coorganisé par les services de renseignement russes », a affirmé le Premier ministre Donald Tusk. Jeffrey Epstein aurait pu être, selon lui, au cœur d’un système de chantage. Les documents et les investigations ont révélé l’exploitation sexuelle de femmes, notamment est-européennes, au sein du réseau d’Epstein. À leur insu ou non, ces femmes auraient pu servir de leviers de pression sur des personnes influentes. « Cela ne peut que signifier qu’ils possèdent également des informations compromettantes sur de nombreux dirigeants encore en activité aujourd’hui », a déclaré Donald Tusk, faisant ainsi indirectement référence au « kompromat ». Une technique de chantage privilégiée par la Russie, et notamment par Vladimir Poutine, qui a usé de cette méthode depuis ses jeunes années au KGB.
Alors, quelle est la situation en Ukraine ? Que ressort-il de ce nouveau round de négociations ? Pourquoi l’Europe prépare-t-elle une reprise du dialogue avec Vladimir Poutine ? Qu’est-ce que le compte « French Response », utilisé par le Quai d’Orsay sur les réseaux sociaux ? Enfin, Jeffrey Epstein était-il un espion à la solde de Moscou ?Nos experts :
- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de D’un monde à l’autre
- Marion VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse - L’Express, autrice de Le piège Nord Stream
- Maryse BURGOT - Grand reporter – France Télévisions
- Pierre LEVY - Ancien ambassadeur de France en Russie entre 2020 et 2024, auteur de Au cœur de la Russie en guerreThu, 05 Feb 2026 - 1h 03min - 4706 - Régis Genté - Ukraine: pourquoi Macron veut parler à Poutine
C dans l’air l'invité du 4 février 2026 avec Régis Genté, journaliste, spécialiste des questions internationales, correspondant notamment pour RFI et Le Figaro. Il est l'auteur de "Notre homme à Washington, Trump dans la main des Russes", aux éditions Grasset.
Emmanuel Macron a affirmé hier que la reprise du dialogue avec le président russe Vladimir Poutine était "en train de se préparer", tout en affirmant que Moscou ne montre pas de "vraie volonté" de négocier la paix en Ukraine. Questionné à ce sujet lors d'un déplacement en Haute-Saône, le président français a répondu: "Cela se prépare et donc il y a des discussions qui se font au niveau technique".Il a précisé que cela se faisait "en transparence et en concertation" avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dont le pays subit l'invasion russe depuis bientôt quatre ans. "Il est important que les Européens, en effet, restaurent leurs propres canaux de discussion", a dit Emmanuel Macron. Emmanuel Macron et Vladimir Poutine se sont parlé la dernière fois début juillet dernier, en priorité au sujet des efforts diplomatiques pour encadrer le programme nucléaire iranien. Ils avaient à cette occasion affiché leurs divergences sur l'Ukraine.
Des déclarations qui surviennent alors qu'un cycle de négociations en présence des Américains démarre à Abou Dhabi pour tenter de trouver une issue à quatre ans de guerre.
La Russie a menacé mercredi de poursuivre les hostilités en Ukraine si Kiev n'acceptait pas ses conditions, au moment où un nouveau cycle de négociations en présence des Américains démarrait à Abou Dhabi pour tenter de trouver une issue à quatre ans de guerre. Les discussions entre les représentants ukrainiens et russes, arrivés mardi soir aux Emirats arabes unis, ont commencé, a annoncé dans la matinée sur les réseaux sociaux le négociateur en chef de Kiev, Roustem Oumerov.
L'invasion de l'Ukraine par la Russie, lancée en février 2022, le pire conflit armé sur le continent européen depuis la Deuxième guerre mondiale, a fait des dizaines voire des centaines de milliers de morts des deux côtés, ainsi que des millions de réfugiés ukrainiens. Peu après l'ouverture des négociations, le Kremlin a insisté de nouveau pour que l'Ukraine accepte ses demandes, renforçant les doutes sur les chances de succès de ces efforts diplomatiques, menés depuis des mois sous l'impulsion du président américain Donald Trump. "Tant que le régime de Kiev n'aura pas pris la décision appropriée, l'opération militaire spéciale se poursuivra", a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, utilisant l'euphémisme en vigueur en Russie pour qualifier l'invasion de l'Ukraine.Thu, 05 Feb 2026 - 10min - 4705 - Affaire Epstein: l'onde de choc en France et en Europe - L'intégrale -
C dans l’air du 4 février 2026 -
Jusqu’où ira le scandale ? Les secousses de l’affaire Epstein ont des répercussions aux États-Unis, mais aussi en Europe. Six ans après la mort en prison du prédateur sexuel, la justice américaine a publié vendredi dernier plus de trois millions de nouveaux documents issus de l’enquête le visant. Des millions de fichiers qui demandent du temps pour être analysés, triés entre courriels incriminants et simples mentions d’un nom, mais qui révèlent déjà ou confirment les liens entre le criminel sexuel et de nombreuses personnalités du Vieux Continent… Et ce, même après sa première condamnation en 2008. Au terme d’un plaider-coupable, le milliardaire avait alors écopé de plusieurs mois de prison pour « racolage » de mineures.
Royauté, dirigeants politiques, figures économiques ou du monde de la culture… La liste n’épargne aucune sphère du pouvoir, ni aucun pays. Parmi ces personnalités, plusieurs noms français sont notamment cités dans ces documents. On découvre ainsi que Jack Lang, l’ancien ministre de la Culture, a fait des affaires avec Jeffrey Epstein. Les e-mails révèlent une réelle proximité entre eux. La fille de Jack Lang, Caroline, a, elle, cofondé une société offshore dans les îles Vierges avec Jeffrey Epstein. L’ancien ministre de la Culture a déclaré lundi à l’AFP assumer « pleinement les liens » qu’il avait pu créer avec Jeffrey Epstein, « à une époque où rien ne laissait supposer qu’il pouvait être au cœur d’un réseau de criminalité ». Caroline Lang, de son côté, a confié à Mediapart avoir fait preuve d’une « naïveté confondante » et a démissionné du poste de déléguée générale du Syndicat de la production indépendante (SPI), où elle venait d’être nommée.
Au fil des millions de pages, le nom de Marine Le Pen ressort indirectement. Selon un mail d’un journaliste adressé à Jeffrey Epstein en 2018, on apprend ainsi que l’ex-stratège de Donald Trump, Steve Bannon, a rencontré Louis Aliot, alors compagnon de Marine Le Pen, pour évoquer le « refinancement » du Rassemblement national (RN). Apparaissent également les noms de Bruno Le Maire, Cédric Villani, de l’ex-conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy Olivier Colom, ou encore du chef d’orchestre Frédéric Chaslin.
La simple mention du nom d’une personne dans le dossier Epstein ne suppose néanmoins aucun acte répréhensible a priori de sa part. Mais ces révélations font vivement réagir. À l’Assemblée nationale, La France insoumise a proposé la création d’une commission d’enquête transpartisane sur l’affaire Epstein.
La publication de cette nouvelle masse de documents a également provoqué une cascade de réactions et de démissions en Europe. La famille royale norvégienne se retrouve aussi sous le feu des critiques, après la publication de correspondances entre la future reine de Norvège et Jeffrey Epstein. Au Royaume-Uni, le prince déchu Andrew est sous le coup de nouvelles révélations, tandis que l’ex-ambassadeur et ancien ministre Peter Mandelson a, lui, démissionné du Parti travailliste. Selon des documents des dossiers Epstein publiés vendredi, Peter Mandelson aurait transmis des informations sensibles au financier américain, notamment lorsqu’il était ministre dans le gouvernement travailliste de Gordon Brown, de 2008 à 2010.Nos experts :
- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur
- Virginie VILAR - Grand reporter à Complément d’enquête - France Télévisions, réalisatrice de l’enquête Les derniers mystères de l’Affaire Epstein
- Audrey GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société
- Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste
- Marie BILLON ( en duplex) – Correspondante à Londres - RTLWed, 04 Feb 2026 - 1h 03min - 4704 - Affaire Epstein: l'onde de choc en France et en Europe - Vos questions sms -
C dans l’air du 4 février 2026 -
Nos experts :
- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur
- Virginie VILAR - Grand reporter à Complément d’enquête - France Télévisions, réalisatrice de l’enquête Les derniers mystères de l’Affaire Epstein
- Audrey GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société
- Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste
- Marie BILLON ( en duplex) – Correspondante à Londres - RTLWed, 04 Feb 2026 - 05min - 4703 - Annette Wieviorka - "Nuremberg": procès historique, film évènement.
C dans l’air l'invitée du 3 février 2026 avec Annette Wieviorka, historienne, spécialiste de la Shoah, et autrice de "Le Procès de Nuremberg", aux éditions Liana Levi.
Il y a 80 ans a eu lieu le procès de Nuremberg. Ce premier procès international, qui a permis de juger les criminels nazis, et de définir la signification et la spécificité du génocide des juifs, a été très largement documenté par l'historienne Annette Wieviorka. Quelle est la portée de ce procès ? Quel a été son impact dans la reconnaissance de l'Holocauste ? Nuremberg, c'est la genèse de la justice pénale internationale après la Seconde Guerre mondiale, notamment l'apparition de la notion de crime contre l'humanité.
La semaine dernières est sorti le film "Nuremberg", de James Vanderbilt, qui aborde notamment la psyché de Goering, à travers la relation ambiguë nouée entre le criminel nazi, figure centrale du 3ème Reich, et le psychiatre de l'armée américaine chargé de suivre et de surveiller la santé mentale des accusés. Il décortique aussi la mécanique qui a conduit les dirigeants nazis à imaginer et mettre en oeuvre la "solution finale".
Annette Wieviorka, historienne, spécialiste de la Shoah, et auteure de "Le Procès de Nuremberg", aux éditions Liana Levi, est notre invitée. Elle reviendra avec nous sur la portée du procès de Nuremberg, et sur l'importance historique qu'il a encore aujourd'hui.Wed, 04 Feb 2026 - 11min - 4702 - Municipales: les Français reprennent la parole - Vos questions sms -
C dans l’air du 3 février 2026 - Budget adopté, qui va payer ?
Nos experts :
- JÉRÔME JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF
- FANNY GUINOCHET - Éditorialiste économique - France Info
- MATHILDE SIRAUD - Rédactrice en chef du service politique - Le Point
- JÉRÔME FOURQUET - Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de Métamorphoses françaisesTue, 03 Feb 2026 - 06min - 4701 - Municipales: les Français reprennent la parole - L'intégrale -
C dans l’air du 3 février 2026 - Budget adopté, qui va payer ?
Fin du marathon budgétaire. Après l’échec, hier, des ultimes motions de censure déposées par la gauche, à l’exception des socialistes, et par l’extrême droite, la loi de finances pour 2026 est considérée comme définitivement adoptée. En dépit de sa promesse d’y renoncer, Sébastien Lecornu aura dégainé trois 49.3 (sur la partie recettes, la partie dépenses, puis le texte définitif) pour faire passer sans vote le texte, négocié avec le socle commun et les socialistes, sur lequel les députés ne sont pas parvenus à s’accorder. Encore quelques jours, le temps que le Conseil constitutionnel l’analyse et en retire les articles non conformes à la Constitution, et il sera promulgué. Le budget 2026 devrait entrer en vigueur autour du 10 février.
Ainsi s’achève une longue séquence entamée dès le 15 juillet 2025, lorsque le Premier ministre d’alors, François Bayrou, avait avancé de premières pistes. Plus de deux cents jours de discussions, de débats électriques et de tractations ont suivi. Alors, quel est le contenu du budget 2026 ? La copie initiale envisageait de réduire le déficit public à 4,7 % du PIB en 2026, contre 5,4 % du PIB en 2025. Il prévoit finalement un déficit public de 5 %, à hauteur de 131,9 milliards d’euros. Impôts, taxes, économies… Quelles sont les principales mesures ? Qui sont les gagnants et les perdants ?
La séquence politique autour du vote du budget 2026 laisse des traces sur la cote de popularité des principales formations politiques et de leurs représentants. Alors que la campagne des municipales débute, un sujet s’impose. Sur le terrain, les candidats vont à la rencontre des Français et un thème est au cœur des préoccupations : le logement. Il s’agit du poste de dépense qui pèse le plus sur leur pouvoir d’achat et qui a le plus augmenté ces dix à quinze dernières années.
« Tous les signaux sont au rouge », alerte ces derniers jours la Fondation pour le logement, qui dépeint, dans son dernier rapport, 2025 comme une année noire, avec près d’un million de personnes sans logement personnel en France. Parmi elles, environ 350 000 sont sans domicile ou hébergées en structures d’urgence, dont 40 000 vivent à la rue, tandis que 600 000 personnes sont contraintes d’être hébergées chez des tiers. Plus de 900 décès de personnes sans-abri ont été recensés en 2025. Au total, 4,2 millions de personnes sont aujourd’hui sans logement ou mal logées en France. À ce chiffre s’ajoutent 12,3 millions de personnes fragilisées par la crise du logement : ménages en impayés de loyers, victimes de la précarité énergétique, situations de surpeuplement ou logements inadaptés au handicap.
« On n’avait jamais connu de telles tensions sur le front du mal-logement et de la pauvreté », a déclaré Christophe Robert, délégué général de la Fondation, dénonçant une réponse politique « très en deçà des besoins ». Selon lui, l’année 2025 s’est achevée « comme elle avait commencé : sans budget, dans l’instabilité politique et l’illisibilité de l’action gouvernementale ». La Fondation appelle également à la mobilisation des élus locaux pour enrayer une « spirale inquiétante ».
Les situations varient selon les territoires, mais aucun n’est épargné. À Paris, l’habitat prend déjà une place centrale dans la campagne, avec des propositions très opposées, à gauche comme à droite.Nos experts :
- JÉRÔME JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF
- FANNY GUINOCHET - Éditorialiste économique - France Info
- MATHILDE SIRAUD - Rédactrice en chef du service politique - Le Point
- JÉRÔME FOURQUET - Directeur du département Opinion - Institut de sondages IFOP, auteur de Métamorphoses françaisesTue, 03 Feb 2026 - 1h 02min - 4700 - Jérôme Fourquet - Municipales: les 5 enjeux d'un scrutin
C dans l’air l'invité du 2 février 2026 avec Jérôme Fourquet, politologue, directeur du département opinion de l'institut de sondages IFOP.
Les Français se rendront aux urnes les 15 et 22 mars prochains pour les élections municipales. Quelques 49 millions d’électeurs sont appelés à voter, pour reconduire ou non les 34.874 maires que compte le pays, selon le dernier recensement du Répertoire national des élus du ministère de l’Intérieur réalisé en décembre 2025. Si les têtes de liste labourent le terrain depuis des mois, la campagne débutera officiellement le 2 mars, deux semaines avant le premier tour.
Ces élections sont primordiales pour les forces politiques, à un an de la présidentielle et à six mois des élections sénatoriales. Pour Renaissance, l’enjeu sera de parvenir à s’ancrer à l’échelon local. Le parti dirigé par Gabriel Attal a choisi de soutenir des candidats plutôt que de multiplier les têtes de liste. Les Républicains souhaitent conserver leur forte implantation locale. Ce scrutin sera en effet primordial en vue des élections sénatoriales qui auront lieu en septembre 2026. L’élection sera de la plus haute importance pour Edouard Philippe, candidat déclaré de longue date à la présidentielle. Une défaite à la mairie du Havre ne serait pas sans conséquences dans sa course à l’Elysée. Quant au RN, il compte développer son maillage territorial.
Du côté de la gauche, le Parti socialiste entend démontrer que l’union avec Les Ecologistes et le Parti communiste est le seul moyen de conserver son ancrage local. Dirigeant un tiers des 42 communes de plus de 100 000 habitants, le PS aura fort à faire pour conserver ses grandes villes.
Second tour reporté de trois mois en raison de la crise du Covid-19, taux d’abstention record (58,4% au second tour, soit 20 points de plus qu'en 2014)... Le scrutin de 2020 avait vu une vague verte conquérir de nombreuses grandes villes : Lyon, Bordeaux, Poitiers, Besançon ou encore Strasbourg. Le Parti socialiste avait réussi à conserver la plupart de ses grandes villes, à l’instar de Paris, où Anne Hidalgo, soutenue par Les Verts, s’était imposée avec près de 49% des voix. La France insoumise s'était faite plus discrète, en l'absence d'implantation locale. Les Républicains étaient restés le parti le plus représenté dans les mairies françaises. Le Rassemblement national avait quant à lui enregistré son seul succès dans une commune de plus de 100 000 habitants lors de ce scrutin avec la victoire de Louis Aliot à Perpignan.
Jérôme Fourquet, politologue, directeur du département opinion de l'institut de sondages IFOP, et auteur de Métamorphoses françaises, aux éditions du Seuil, nous présentera les cinq enjeux de ce scrutin des municipales 2026.Tue, 03 Feb 2026 - 10min - 4699 - Affaire Epstein, le poison lent - Vos questions lent -
C dans l’air du 2 février 2026 - Affaire Epstein, le poison lent
Nos experts :
- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24
- Anne-Elisabeth MOUTET - Editorialiste - The Daily Telegraph
- Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine et autrice de « L’art de trumper »
- Vincent JOLLY - Grand Reporter - Le Figaro Magazine
- Sonia DRIDI (en duplex de Washington) - Correspondante aux Etats-Unis – LCI et France 24Mon, 02 Feb 2026 - 06min - 4698 - Affaire Epstein, le poison lent - L'intégrale -
C dans l’air du 2 février 2026 - Affaire Epstein, le poison lent
Trois millions de pages supplémentaires du dossier, dont plus de 2 000 vidéos et 180 000 images. C’est la dernière réplique du séisme Jeffrey Epstein, qui secoue les États-Unis et fragilise Donald Trump. Le nom du président des États-Unis apparaît plus de 3 000 fois dans la dernière salve de documents publiée vendredi dernier par le ministère de la Justice américaine, notamment dans une plainte pour viol sur une mineure de 13 ans.
Le FBI a pris ses distances avec ces révélations, indiquant que tous les éléments du dossier Epstein doivent être rendus publics, qu’ils soient vérifiés ou non. Dans un communiqué repris par nos confrères de CNN, la Maison-Blanche a expliqué que « ce dossier peut contenir des images, des documents ou des vidéos falsifiés ou soumis de manière mensongère […] Certains documents contiennent des allégations mensongères et sensationnalistes contre le président Trump, soumises au FBI juste avant l’élection de 2020 ».
Le numéro deux du ministère de la Justice, Todd Blanche, a également réaffirmé dimanche sur CNN n’avoir trouvé « aucun élément susceptible d’engager des poursuites », même si les documents renferment des contenus jugés « troublants ». Les nombreuses mentions du président Donald Trump relèveraient pour l’essentiel de « signalements anonymes » ou « invérifiables », insuffisants au regard des standards judiciaires. « Le monde entier peut regarder et voir si nous nous sommes trompés », a-t-il déclaré.
Sur les plateaux de télévision et dans les rédactions, les journalistes tentent de démêler le vrai du faux dans la dernière salve de documents du dossier du prédateur sexuel, mort en prison en 2019. On y trouve des correspondances privées du financier par e-mail, des échanges par SMS, des documents judiciaires et des notes de police, qui dessinent une immense toile relationnelle entre puissants, à la croisée de la politique, de la diplomatie, du spectacle et de l’économie.
Outre le président américain Donald Trump, sont cités Melania Trump, le ministre du Commerce américain Howard Lutnick, mais aussi Bill Gates, Richard Branson, Elon Musk, le prince déchu Andrew, frère du roi Charles III, Casey Wasserman, président du comité des Jeux olympiques de Los Angeles 2028, la famille Lang ou encore l’ancien président Bill Clinton.
Des millions de documents ont été révélés, et l’administration Trump, sous le feu des critiques, est accusée de ralentir la divulgation de documents pourtant votée par le Congrès et de caviarder de nombreuses pièces.
Ro Khanna, l’élu démocrate de Californie à l’initiative de la loi obligeant le ministère de la Justice à publier l’intégralité du dossier Epstein, a déclaré dimanche sur NBC News que la dernière livraison n’était toujours « pas suffisante ». « Si nous n’obtenons pas les dossiers restants, alors Thomas Massie [élu républicain du Kentucky] et moi-même sommes prêts à entamer une procédure de destitution ou d’outrage » contre la procureure générale Pam Bondi, a-t-il menacé. Par ailleurs, a-t-il insisté, les hommes dont les noms figurent dans les dossiers devraient a minima faire l’objet d’un « examen approfondi », à défaut de poursuites.
Alors, que nous apprennent les nouveaux documents publiés du dossier Epstein ? Cette affaire peut-elle faire vaciller Donald Trump à dix mois des midterms ? Pourquoi le couple Clinton est-il accusé d’« entrave » au Congrès américain ?Nos experts :
- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24
- Anne-Elisabeth MOUTET - Editorialiste - The Daily Telegraph
- Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine et autrice de « L’art de trumper »
- Vincent JOLLY - Grand Reporter - Le Figaro Magazine
- Sonia DRIDI (en duplex de Washington) - Correspondante aux Etats-Unis – LCI et France 24Mon, 02 Feb 2026 - 1h 03min - 4697 - Philippe Collin - L'histoire secrète de la statue de la liberté
C dans l’air l'invité du 31 janvier 2026 avec Philippe Collin, animateur de radio et producteur du podcast "L’épopée de Lady Liberty" sur France inter
140 ans après son inauguration et 250 ans après la naissance des Etats-Unis, cette série documentaire est également l'occasion de discuter de ce symbole de l'Amérique né d'une idée française, qui catalyse aujourd'hui les crispations autour de la notion de liberté, ravivées sous la présidence Trump.
Du "Gilded Aged" à aujourd'hui, en passant par les deux guerres mondiales, le krakh de 1929, la politique du New deal, la Guerre froide, celle du Vietnam, ou encore le 11 septembre, "Lady Liberty" a traversé les époques. Elle eut aussi été un temps une figure de protection pour les migrants. D'ailleurs le poème d'Emma Lazarus apposé en 1903 sur son piédestal proclame : ". "Donne-moi tes pauvres, tes exténués, Tes masses innombrables aspirant à vivre libres, Le rebus de tes rivages surpeuplés, Envoie-les moi, les déshérités, que la tempête me les rapporte Je dresse ma lumière au-dessus de la porte d’or !"
Philippe Collin reviendra également sur la naissance de ce colosse, pensé par l'intellectuel français Edouard de Laboulaye et le sculpteur Auguste Bartholdi, rejoints par le célèbre architecte Gustave Eiffel. Ce cadeau français au peuple américain ne fut pas une mince affaire à financer : d'ingénieuses et novatrices campagnes marketing furent mises en œuvre pour faire appel aux dons.Sun, 01 Feb 2026 - 10min - 4696 - Trump, Prince Andrew, Musk : les dernières révélations du dossier Epstein - Vos questions sms -
C dans l’air du 31 janvier 2026 - Trump, Prince Andrew, Musk : les dernières révélations du dossier Epstein
Nos experts :
- Anthony BELLANGER - Editorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, co-autrice de "Requiem pour le monde libre" (ed. de l’Observatoire)
- Alain BAUER - Essayiste, professeur émérite de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers, auteur de "Trump, le pouvoir des mots" (ed.First)
- Amy GREENE - Politologue, experte associée à l’Institut MontaigneSat, 31 Jan 2026 - 08min - 4695 - Trump, Prince Andrew, Musk : les dernières révélations du dossier Epstein - L'intégrale -
C dans l’air du 31 janvier 2026 - Trump, Prince Andrew, Musk : les dernières révélations du dossier Epstein
C'est un feuilleton qui n'a pas fini de passionner les États-Unis. Le numéro deux du ministère de la justice américain, Todd Blanche, a annoncé vendredi la publication de « plus de 3 millions de pages » supplémentaires « du dossier Epstein », dont « plus de 2 000 vidéos et 180 000 images ». La publication s'inscrit dans une loi votée par le Congrès qui force le gouvernement à publier le dossier, malgré la réticence de Donald Trump, ancien ami du sulfureux homme d'affaire newyorkais, décédé en prison. Ces derniers mois, le président américain, qui avait promis de faire la lumière sur le scandale, n'a cessé de changer de position. D'abord favorable à la publication, il s'est ensuite rétracté, allant jusqu'à menacer sa ministre de la justice Pam Bondi, qui prenait le dossier un peu trop à cœur.
Sur le plan International, Donald Trump continue de mettre la pression sur l'Iran après la répression sanglante des manifestations contre le régime islamique. Le président américain applique sa méthode préférée : mettre la pression sur son adversaire pour le pousser à la négociation. Après avoir annoncé cette semaine l'envoi d'une "énorme armada" dans le Golfe persique, le locataire de la Maison Blanche a assuré vendredi que l’Iran « veut conclure un accord » avec les Etats-Unis. Washington veut notamment pousser Téhéran à abandonner son programme d'enrichissement d'uranium, un sujet hautement sensible.
Autre inquiétude pour Donald Trump, l'inflation qui stagne à 2,7 %, bien au-dessus de la cible des 2 % fixée par la Réserve fédérale américaine. Son président, Jerome Powell, est d'ailleurs régulièrement ciblé par la Maison Blanche qui lui reproche de ne pas faire baisser les taux directeurs. Malgré trois baisses d’un quart de point fin 2025, les prix de l'énergie se sont envolés sur les douze derniers mois : + 6,7 % pour l'électricité et 10,8 % pour le gaz. En plus de cette hausse des prix, Donald Trump doit gérer les émeutes contre ICE à Minneapolis, où deux Américains ont été tués par des agents de police ces dernières semaines. Plusieurs milliers d'Américains ont manifesté hier, à Minneapolis, pour protester contre la violence des opérations.
Que contiennent les nouveaux documents publiés par la Maison Blanche sur l'affaire Epstein ? Pourquoi l'inflation américaine est devenue une inquiétude majeure pour Donald Trump ? Et le président peut-il faire céder l'Iran ?Nos experts :
- Anthony BELLANGER - Editorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, co-autrice de "Requiem pour le monde libre" (ed. de l’Observatoire)
- Alain BAUER - Essayiste, professeur émérite de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers, auteur de "Trump, le pouvoir des mots" (ed.First)
- Amy GREENE - Politologue, experte associée à l’Institut MontaigneSat, 31 Jan 2026 - 1h 04min - 4694 - Melissa Bell - Minneapolis: Trump a-t-il vraiment reculé?
C dans l’air l'invité du 30 janvier 2026 avec Melissa Bell, journaliste anglo-américaine, correspondante à Paris pour CNN.
Les conséquences politiques des morts de Renee Nicole Good et d'Alex Pretti, deux Américains abattus par la police anti-immigration à Minneapolis les 7 et 24 janvier derniers, ne cessent de se faire sentir. Sous la pression de l'opinion et de certains élus républicains, Donald Trump semble jouer la carte de l'apaisement.
Selon un sondage Reuters/Ipsos publié lundi, seuls 39 % des Américains approuvent désormais sa gestion de l’immigration, le taux le plus bas depuis son investiture. Et un électeur républicain sur cinq considère que l’ICE est allée "trop loin".
Le président américain a donc pris la décision de rappeler le chef de la police des frontières, Gregory Bovino, symbole de la brutalité de l’ICE, et a dépêché à Minneapolis son "tsar des frontières", Tom Homan, conseiller à l'immigration de la Maison-Blanche, dans l'objectiif de "marquer un nouveau départ dans les relations avec l'Etat du Minnesota".
Donald Trump a malgré tout pris le temps d'assister à l'avant-première du film documentaire de sa femme Melania. L'occassion pour lui de saluer son "excellent travail" et de souligner combien elle est "mesurée, très très mesurée." Et d'ajouter : Parfois, quand je ne suis pas autant mesuré, elle le fait pour moi !"
Par ailleurs, les doutes sur son état de santé persistent. Dans une interview accordée au New York Magazine, il a oublié le nom de la maladie dont souffrait son père, décédé à l'âge de 93 ans d'Alzheimer.Sat, 31 Jan 2026 - 11min - 4693 - Trump : Melania au secours de Donald - Vos questions sms -
C dans l’air du 30 janvier 2026 - Trump : Melania au secours de Donald
Nos experts :
- Anthony BELLANGER - Éditorialiste "Franceinfo TV" - spécialiste des questions internationales
- Anne DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure du livre "Les juges contre l’Amérique" (Editions Stock)
- Cole STANGLER - Journaliste indépendant, "New York Times" et "The Nation", auteur du livre "Le miroir américain" (Les Arènes)
- Alban MIKOCZY - Grand Reporter à "France Télévisions"
- Claire MEYNIAL - Correspondante aux États-Unis pour "Le Point"Fri, 30 Jan 2026 - 06min - 4692 - Trump : Melania au secours de Donald - L'intégrale -
C dans l’air du 30 janvier 2026 - Trump : Melania au secours de Donald
Une nouvelle situation de crise aux États-Unis ? Dans le contexte des opérations de la police de l'immigration (ICE) à Minneapolis, épicentre des contestations, les Démocrates américains ont refusé d'adopter un nouveau budget pour le ministère de la Sécurité intérieure, le DHS. Ces derniers ont réclamé au gouvernement de Donald Trump l’adoption de réformes pour l'ICE, jugée hors de contrôle.
Confronté à des critiques, y compris de son camp, sur la ligne dure adoptée dans cette ville du nord, Donald Trump a dépêché sur place Tom Homan, le responsable de la politique d'expulsions massives de migrants menée par le gouvernement. Celui-ci rendra « directement compte » au chef de l'Etat et dirigera désormais les opérations de la police de l'immigration (ICE) sur place en remplacement du chef de la police aux frontières, Greg Bovino, devenu le symbole de la lutte acharnée menée par Donald Trump contre les migrants clandestins.
De plus, des agents des services fédéraux déployés à Minneapolis ont déjà commencé à quitter la ville cette semaine, a assuré la municipalité, alors que Donald Trump joue l'apaisement face à la vague d'indignation suscitée par la mort d'un deuxième manifestant américain, Alex Pretti, un infirmier de 37 ans. Le président américain serait-il en train de faire marche arrière ?
Dans le camp Trump, l’actualité passe également par sa femme Melania. Un documentaire consacré à la Première dame sort en salles ce vendredi aux États-Unis. Selon les médias américains, Amazon aurait investi 75 millions de dollars dans le projet, dont 28 millions rien que pour Melania.
Sur les réseaux sociaux, le documentaire et la publicité qui l'entoure ont été tournés en ridicule, certains internautes publiant des captures d'écran de sites de salles de cinéma américaines n'affichant aucun ticket acheté. Les professionnels, eux, anticipent des recettes limitées.
Un contrat en or qui fait polémique. Le groupe français Capgemini a signé avec l'ICE, la police de l’immigration, un contrat de plus de 365 millions de dollars pour localiser des sans-papiers afin de les arrêter et de les expulser. Des révélations qui ont fait réagir jusqu'au ministère de l'Économie. La direction de l'entreprise renvoie, elle, vers sa filiale américaine. Les syndicats, remontés par la signature de ce contrat, exigent, de leur côté, des mesures fermes.
Dans un contexte tendu à Minneapolis, Donald Trump serait-il en train de rétropédaler face à la contestation croissante ? Pourquoi le documentaire consacré à Melania Trump suscite-t-il la polémique ? Qu’en est-il du contrat controversé signé entre le groupe français Capgemini et l’ICE ?Nos experts :
- Anthony BELLANGER - Éditorialiste "Franceinfo TV" - spécialiste des questions internationales
- Anne DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure du livre "Les juges contre l’Amérique" (Editions Stock)
- Cole STANGLER - Journaliste indépendant, "New York Times" et "The Nation", auteur du livre "Le miroir américain" (Les Arènes)
- Alban MIKOCZY - Grand Reporter à "France Télévisions"
- Claire MEYNIAL - Correspondante aux États-Unis pour "Le Point"Fri, 30 Jan 2026 - 1h 02min - 4691 - Trump/ Iran : "le temps est compté" - Vos questions sms -
C dans l’air du 29 janvier 2026 - Trump/ Iran : "le temps est compté"
Nos experts :
- Anthony BELLANGER- Éditorialiste - Franceinfo TV - spécialiste des questions internationales
- Agnès LEVALLOIS - Présidente de l'Institut de recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO).
- Général François CHAUVANCY - Ancien militaire, Spécialiste de questions géopolitiques
- Lucas MENGET - Grand ReporterThu, 29 Jan 2026 - 05min - 4690 - Trump/ Iran : "le temps est compté" - L'intégrale -
C dans l’air du 29 janvier 2026 - Trump/ Iran : "le temps est compté"
Le président des États-Unis a lancé mercredi un ultimatum à l'Iran, menaçant le régime des mollahs d'une attaque "bien pire" qu’en juin dernier faute d’accord sur le nucléaire. "Le temps est compté" a écrit Donald Trump sur son réseau social alors que le porte-avions Abraham Lincoln, accompagné de son escorte, est arrivé lundi dans le Golfe. Au total, dix bâtiments de guerre américains sont présents dans la région. Le président des Etats-Unis a affirmé qu’il s’agissait d’« une flotte plus importante (…) que celle envoyée au Venezuela », en référence à l’important dispositif militaire déployé depuis cet été dans les Caraïbes. Plus tôt mercredi, Téhéran avait rejeté l’option de négociations avec les États-Unis tant que leurs « menaces » persistent. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé que l'armée de son pays était prête "le doigt sur la gâchette" à riposter à toute attaque américaine. Le chef de l'armée iranienne, qui a doté les régiments de "1.000 drones stratégiques", a promis également ce jeudi une réponse "rapide et écrasante".
Dans le même temps, les vingt-sept ministres européens des Affaires étrangères se réunissent aujourd’hui à Bruxelles pour établir une position commune sur l’Iran. L’Union européenne prévoit d’émettre des sanctions, mais plusieurs pays estiment que ce qui est prévu ne sera pas suffisant. Certains veulent aller plus loin et demandent que les Pasdaran, les Gardiens de la révolution, soient officiellement inscrits le la liste européenne des organisations terroristes. Une position soutenue par Rome, Madrid, Berlin et depuis mercredi par Paris. Les Européens vont trancher cette question cet après-midi à Bruxelles alors que les ONG accusent les Pasdaran d’avoir orchestré la répression dont on découvre chaque jour un peu plus l’ampleur. Au moins 41 880 personnes auraient été interpellées, et des milliers de protestataires tués depuis début janvier, d'après les derniers chiffres de l'ONG basée aux États-Unis Human Rights Activists News Agency (HRANA).
Alors quels sont les plans de Trump dans la région ? Pourquoi les États-Unis ont-ils déployé une armada dans le golfe Persique près du détroit d’Ormuz, axe majeur pour le transport mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié ? Que changerait l’inscription des gardiens de la révolution comme «organisation terroriste» par l’Union européenne ? Enfin où en sont les discussions sur le Groenland ?
Alors que la diplomatie américaine s’est dit confiante afin de trouver une solution satisfaisante "pour tout le monde", Emmanuel Macron, entouré de la Première ministre danoise et du Premier ministre groenlandais, a rappelé mercredi que "le Groenland n’est pas à vendre, ni à prendre", en écho aux déclarations répétées de Donald Trump. Le récent bras de fer avec les États-Unis autour de l’île «est un appel au réveil stratégique pour toute l’Europe», a poursuivi le dirigeant français, dont les "For sure" continuent d’inonder les réseaux sociaux. La petite phrase prononcée par le président de la République au forum économique de Davos mardi dernier est devenue virale. Des milliers d’internautes la reprennent depuis en boucle.Nos experts :
- Anthony BELLANGER- Éditorialiste - Franceinfo TV - spécialiste des questions internationales
- Agnès LEVALLOIS - Présidente de l'Institut de recherche et d'études Méditerranée Moyen-Orient (iReMMO).
- Général François CHAUVANCY - Ancien militaire, Spécialiste de questions géopolitiques
- Lucas MENGET - Grand ReporterThu, 29 Jan 2026 - 1h 03min - 4689 - Dominique Seux - Budget: le coût des compromis
C dans l’air l'invité du 29 janvier 2026 avec Dominique Seux, éditorialiste auxEchos, et à France Inter, auteur avec Thomas Porcher de "Les débats de l'éco", aux éditions Plon.
L'épilogue approche sur le budget : le Sénat a rejeté aujourd'hui d'emblée le projet de loi de finances pour 2026, ouvrant la voie à une adoption définitive du texte en début de semaine prochaine après un ultime 49.3 attendu demain à l'Assemblée nationale. Les sénateurs ont donc fait le choix de ne pas retarder plus longtemps les débats budgétaires, ouverts depuis le début de l'automne. Ils auraient pu relancer la discussion, mais cela se serait sans doute révélé vain car seul le gouvernement a la main sur les mesures qu'il compte conserver dans la copie finale via l'utilisation du 49.3, qui lui permet de faire adopter un projet de loi sans vote.
Les débats ont tourné court au Sénat, où ni la droite sénatoriale, majoritaire à la chambre haute avec ses alliés centristes, ni la gauche, ancrée dans l'opposition, ne soutenaient la copie finale du budget. "C'est un fiasco sur le fond (...) mais également quant à la méthode employée par le gouvernement", a fustigé le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson (Les Républicains), dénonçant un texte "funeste pour l'activité économique".
Le Sénat n'a pas digéré, notamment, que le gouvernement maintienne une surtaxe visant les bénéfices des grandes entreprises, qui devrait rapporter 7,3 milliards d'euros en 2026.
Le budget est "imparfait", a reconnu la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, mais "il est le produit d'un compromis bâti patiemment", a-t-elle défendu, alors que le gouvernement a obtenu un accord de non-censure avec les socialistes. Elle a souligné que le Sénat y avait pris sa part, notamment sur le budget des collectivités territoriales, où les propositions des sénateurs ont été confirmées, à peu de choses près, par le gouvernement dans sa copie finale.
Une partie de la gauche a regretté ces débats écourtés. "La droite capitule, renonce devant l'obstacle, se couche devant la ligne gouvernementale. Ce n'est pas sérieux pour la place du Sénat dans le débat", a regretté le président des sénateurs écologistes, Guillaume Gontard.
Dominique Seux décryptera avec nous qui sont les gagnants et les perdants de ce budget.Thu, 29 Jan 2026 - 11min - 4688 - Mitra Hejazipour - Iran: elle a défié le régime
C dans l’air l'invitée du 28 janvier 2026 avec Mitra Hejazipour franco-iranienne, grand maître féminin d’échecs, championne d’Asie en 2015, championne de France en 2023.
Elle publie « La joueuse d’échecs », aux éditions Albin Michel. Un livre qui relate notamment ce moment où, en 2019, lors d’un championnat du monde où elle concourait pour l’Iran, elle a décidé de retirer son voile. Un geste interdit qui a changé à jamais sa vie. Elle est aujourd’hui citoyenne française.
"Ce soir-là, j'avais décidé que je ne porterais pas le voile", écrit-elle, à propos de son geste de non-retour. "J'ai fixé la caméra qui zoomait sur moi. Et j'ai souri de ma victoire. Consciente que cette image circulerait partout dans mon pays", ajoute-t-elle. Dans son livre, elle revient aussi sur son enfance de joueuse d'échecs prodige, voilée très tôt, comme les petites filles de son âge en Iran, mais pour qui la passion du jeu a été "un baume apaisant - son - chagrin."
Mitra Hejazipour nous racontera son incroyable destin. Elle partagera également avec nous son regard sur la situation actuelle en Iran, où plusieurs sources font état d'environ 30.000 morts dans la répression des récentes manifestations.Thu, 29 Jan 2026 - 11min - 4687 - Crans-Montana : qu'est-ce qui a provoqué le drame ? - Vos questions sms -
C dans l’air du 28 janvier 2026 - Crans-Montana : les révélations et la colère
Nos experts :
- Damien DELSENY - Rédacteur en chef adjoint en charge du service police-justice - Le Parisien-Aujourd’hui en France
- Mourad BATTIKH - Avocat pénaliste au barreau de Paris
- Audrey GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société
- Emilie TORGEMEN - Reporter - Le Parisien- Aujourd’hui en France
- Antonino GALOFARO (en duplex) - journaliste correspondant en Italie pour la presse suisseWed, 28 Jan 2026 - 06min - 4686 - Crans-Montana : les révélations et la colère - L'intégrale -
C dans l’air du 28 janvier 2026 - Crans-Montana : les révélations et la colère
Près d’un mois après l’incendie du bar Le Constellation, dans la station suisse de Crans-Montana, qui a coûté la vie à 40 personnes et fait 116 blessés, de 14 nationalités différentes, le soir du Nouvel An, le drame continue de provoquer une onde de choc bien au-delà des frontières helvétiques et a pris, ces dernières heures, des airs de crise diplomatique entre la Suisse et l’Italie.
Rome a décidé lundi de rappeler son ambassadeur pour protester contre la libération sous caution du propriétaire français du bar, Jacques Moretti. Le gérant et son épouse sont au cœur des interrogations. En tant que propriétaires de l’établissement, les deux Français sont soupçonnés d’« homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence » par les autorités suisses. Ceux-ci nient leur responsabilité dans l’incendie.
Alors que six jeunes Italiens ont trouvé la mort dans l’incendie et plus d'une dizaine ont été grièvement blessés, l’Italie a fait savoir qu’elle subordonnerait désormais le retour de son ambassadeur dans le pays à la mise en place d’une enquête conjointe. La presse suisse a dénoncé une « instrumentalisation » politique de l’affaire par le gouvernement de Giorgia Meloni pour mieux faire passer sa réforme très controversée de la justice. L’Office fédéral de la justice de la Suisse a, de son côté, fait un premier geste ce mercredi : il a indiqué que la procureure du Valais, chargée de l’enquête, « donnerait suite à la demande italienne d’ici la fin de la semaine ».
Parallèlement, une nouvelle vidéo tournée deux semaines avant le drame à Crans-Montana, dévoilée par la RTS ce mardi, ravive la colère des familles de victimes et les interrogations sur la sécurité de l’établissement. En France, en réaction au drame, le ministère de l’Intérieur a demandé un renforcement des contrôles de sécurité dans les établissements de nuit partout dans le pays.
Près d’un mois après le drame, où en est l’enquête ? Quelles sont les dernières révélations ? La commune suisse de Crans-Montana a reconnu ne pas avoir contrôlé le bar où s’est produit l’incendie mortel pendant cinq ans. En France, comment les bars et les discothèques sont-ils surveillés ? Enfin, 70 personnes demeurent hospitalisées dans plusieurs hôpitaux européens, gravement brûlées pour certaines. Comment sont-elles prises en charge ?Nos experts :
- Damien DELSENY - Rédacteur en chef adjoint en charge du service police-justice - Le Parisien-Aujourd’hui en France
- Mourad BATTIKH - Avocat pénaliste au barreau de Paris
- Audrey GOUTARD - Grand reporter - France Télévisions, spécialiste des faits de société
- Emilie TORGEMEN - Reporter - Le Parisien- Aujourd’hui en France
- Antonino GALOFARO (en duplex) - journaliste correspondant en Italie pour la presse suisseWed, 28 Jan 2026 - 1h 02min - 4685 - Alain Bauer - Trump: fou stratège?
C dans l’air l'invité du 27 janvier 2026 avec Alain Bauer, essayiste, professeur émérite de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers. Il publie "Trump, le pouvoir des mots", aux éditions First.
Dans ce livre, il étudie le langage de Donald Trump, et son évolution, de son premier mandat à aujourd'hui. Et si son personnage était le fruit d'une redoutable stratégie, conçue pour séduire un électorat lassé du langage des élites ? "America first", "woke", dumb", evil", "drill baby drill!"...les mots et les slogans du président américain, analysés par Alain Bauer, au regard de l'actualité.
Wed, 28 Jan 2026 - 11min - 4684 - Iran : le carnage et l’« armada » de Trump - Vos questions sms -
C dans l’air du 27 janvier 2026 - Iran : le carnage et l’« armada » de Trump
Nos experts :
- GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de D’un monde à l’autre
- VINCENT HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux
- ISABELLE LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique
- PATRICIA ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationalesTue, 27 Jan 2026 - 07min - 4683 - Iran : Si Trump attaque... - L'intégrale -
C dans l’air du 27 janvier 2026 - Iran : le carnage et l’« armada » de Trump
« Il pourrait y avoir des dizaines de milliers de victimes ». La rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des droits de l’homme dans la République islamique d’Iran estime, dans un entretien au Monde, que la coupure d’Internet dans le pays a dissimulé l’ampleur réelle des tueries lors de la répression des manifestations au début du mois de janvier. Des images de la morgue de Kahrizak, à Téhéran, remplie de corps de manifestants, ont circulé sur les réseaux sociaux, avant que le pouvoir ne coupe les communications. Depuis, les nouvelles venues d’Iran sont rares, mais des Iraniens témoignent. Ils confirment des tirs à l’arme lourde sur les manifestants, des raids jusque dans les hôpitaux et « des milliers, voire des dizaines de milliers de personnes arrêtées. Il y a des signalements de faits de négligence médicale, de torture dans les centres de détention et d’agressions sexuelles », explique Mai Sato. En charge de ce mandat depuis le mois d’août 2024, elle estime également que le nombre d’exécutions ne cesse de gonfler au fil des ans dans le pays.
Dans ce contexte, l’arrivée dans la zone d’une « armada » navale interroge. Pourquoi de nombreux navires de guerre américains ont-ils pris la route vers l’Iran ? Alors qu’une intervention militaire semblait s’être éloignée, Donald Trump maintient la pression sur le régime des mollahs. « On a une sacrée armada, elle est massive, et peut-être que l’on devra utiliser la force, on verra », avait affirmé le président des États-Unis le 22 janvier dernier. Elle est « plus grande qu’au Venezuela », a-t-il ajouté ces dernières heures, dans une allusion à la capture du chef d’État vénézuélien Nicolás Maduro début janvier. Mais à quoi serviraient des frappes maintenant ? Trump peut-il viser le Guide Ali Khamenei ?
L’Iran « ne permettra pas qu’une menace à la sécurité nationale (…), même à ses prémices, atteigne le stade de l’action », a affirmé de son côté le ministère des Affaires étrangères iranien, alors que le porte-avions américain Abraham Lincoln et son escorte sont arrivés lundi dans le golfe Persique. De leur côté, les Émirats arabes unis, qui accueillent une base aérienne américaine, ont déclaré qu’ils n’autoriseraient pas l’usage de leur territoire pour des attaques contre Téhéran.
Nos journalistes ont rencontré Jacques Attali. Selon l’ancien conseiller de François Mitterrand, la stratégie de la menace et du chantage mise en œuvre par la présidence Trump ne marque pas une rupture par rapport aux administrations précédentes. Il revient notamment sur un épisode qui s’est produit « en mai 1983, au sommet du G7 de Williamsburg ». Au cours d’une « réunion très violente entre les seuls chefs d’État et leurs sherpas» explique-t-il, « le conseiller à la sécurité du président Reagan est venu me dire en secret que, si le président français ne cédait pas immédiatement à l’ordre américain d’inclure les armes nucléaires françaises dans le décompte de l’armement occidental face aux Soviétiques, le président américain interromprait les livraisons à la France des éléments techniques américains dont dépendaient alors encore le fonctionnement de son armement nucléaire ».Nos experts :
- GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de D’un monde à l’autre
- VINCENT HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux
- ISABELLE LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique
- PATRICIA ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationalesTue, 27 Jan 2026 - 1h 03min - 4682 - Justin Vaïsse - Trump: une menace pour la paix?
C dans l’air l'invité du 26 janvier 2026 avec Justin Vaïsse, historien spécialiste des relations transatlantiques, directeur général du Forum de Paris sur la Paix.
La président américain Donald Trump a présenté son "Conseil de la paix", un nouvel organisme né à Davos, et qui vient concurrencer l'ONU. Lorsque le Hamas et Israël ont signé leur accord de cessez-le-feu en octobre 2025, il prévoyait plusieurs étapes. La première était la libération des otages contre le retrait partiel d'Israël de Gaza, la seconde la création d'un "Conseil de la Paix" à l'initiative des Etats-Unis. Ce "Board of Peace" vient donc de voir le jour.
Donald Trump est le premier président de ce Conseil. Il est le seul à pouvoir inviter d'autres chefs d'Etat et de gouvernement à l'intégrer, et il peut décider d'en exclure un membre s'il le souhaite. Chaque Etat membre exerce un mandat d'une durée maximale de trois ans à compter de l'entrée en vigueur de la charte, et pour rester dans ce club il faudra débourser un milliard de dollars. La mission de ce Conseil de la Paix est un copier-coller de la mission des Nations Unies. Dans le préambule de la charte signée à Davos, il est écrit que "Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits" quand la charte de l'ONU, elle, parle de "préserver les générations futures du fléau de la guerre, de créer les conditions nécessaires au maintien de la justice, d'instaurer de meilleures conditions de vie et de défendre les droits de l'Homme." Quelles conséquences pour le multilatéralisme, et pour la paix dans le monde ?
Ce week-end, le président américain s'en est pris à ses alliés de l'Otan. Il a affirmé que les alliés étaient «restés un peu loin des lignes de front» lors de l'intervention en Afghanistan et que les États-Unis n'ont «jamais eu besoin d'eux». Dès vendredi, le Premier ministre britannique Keir Starmer, à l'unisson de toute la classe politique, avait qualifié d'«insultants» et «franchement consternants» les déclarations du président américain. «Ces déclarations inacceptables n'appellent aucun commentaire. C'est aux familles de soldats tombés que le chef de l'État souhaite apporter du réconfort et redire la reconnaissance et la mémoire respectueuse de la nation», a dit l'entourage du Français Emmanuel Macron.
Justin Vaïsse, historien spécialiste des relations transatlantiques, et directeur général du Forum de Paris sur la Paix, est notre invité. Il analysera avec nous la situation des relations transatlantiques, et les menaces qui pèsent contre la paix.Tue, 27 Jan 2026 - 11min - 4681 - ICE : la police de Trump va-t-elle embraser l’Amérique ? - Vos questions sms -
ICE : la police de Trump va-t-elle embraser l’Amérique ?
Nos experts :
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, autrice de Requiem pour le monde libre
- Anne DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, autrice de Les juges contre l’Amérique
- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24
- Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous détesteMon, 26 Jan 2026 - 04min - 4680 - ICE : la police de Trump va-t-elle embraser l’Amérique ? - L'intégrale -
ICE : la police de Trump va-t-elle embraser l’Amérique ?
La mort, samedi, lors d’une manifestation à Minneapolis, d’Alex Pretti, un infirmier américain de 37 ans, tué par la police de l’immigration (ICE), deux semaines après que Renée Good a été abattue par les agents de cette même structure, plonge l’Amérique dans l’effroi. Dans la foulée du drame, et avant même le début de l’enquête, Donald Trump et son administration ont traité Alex Pretti de « terroriste » et qualifié le tir des policiers d’acte d’autodéfense. Il voulait « massacrer » des agents des forces de l’ordre, a clamé Gregory Bovino, l’un des responsables de la police des frontières (Customs and Border Protection, ou CBP). Il semblait avoir pour but d’occasionner « un maximum de dommages », a renchéri Kristi Noem, la ministre du Département de la Sécurité intérieure (DHS).
Mais cette version est contredite par les vidéos et les témoignages qui tournent en boucle depuis samedi dans les médias et sur les réseaux sociaux. Sur les images, Alex Pretti, téléphone portable à la main, vient secourir une femme poussée au sol par les agents de l’ICE. Aspergé de gaz lacrymogène, il est mis à terre, frappé par les agents, puis abattu. Au total, dix coups de feu sont entendus. Selon le Washington Post, Alex Pretti portait bien sur lui une arme de poing, pour laquelle il disposait d’un permis. Mais selon le quotidien, qui a analysé les vidéos, les agents fédéraux lui avaient retiré son pistolet avant de lui tirer dessus.
Cet homme est le deuxième Américain tué par des agents fédéraux en moins de trois semaines dans la ville la plus peuplée du Minnesota, devenue l’épicentre de la contestation contre la politique d’expulsion massive orchestrée par le président américain depuis son retour à la Maison-Blanche. Dans la ville, la colère monte, et deux anciens présidents démocrates sont sortis de leur réserve. Dimanche, Barack Obama a appelé au sursaut des citoyens. « Le cœur des valeurs américaines est attaqué », écrit-il dans un communiqué au ton très grave. Il dénonce les agissements de la police de l’immigration : ces agents au « visage masqué » qui « intimident, harcèlent, mettent en danger » les citoyens, écrit l’ancien président démocrate, appelant les Américains à manifester, quelles que soient leurs préférences partisanes. « Levez-vous, exprimez-vous », a également écrit Bill Clinton dans un communiqué tout aussi solennel. Il dénonce les « mensonges » de l’administration Trump, administration qui « nous ordonne de ne pas voir ce que nous voyons de nos propres yeux ». « Si nous abandonnons nos libertés », prévient Bill Clinton, « nous risquons de ne jamais les récupérer ».
Mais la gêne gagne aussi le camp républicain. Des élus du parti de Donald Trump prennent leurs distances. Les sénateurs Peter Ricketts et Lisa Murkowski demandent une enquête prioritaire et soupçonnent un usage excessif de la force, alors que, d’après un sondage réalisé pour le site Politico, un tiers des électeurs de Donald Trump désapprouvent la manière dont sa politique d’expulsion est mise en œuvre. Un sondage réalisé avant la mort d’Alex Pretti ce week-end, mais après celle de Renée Good, tuée il y a trois semaines à Minneapolis.
La mort d’Alex Pretti marque-t-elle un tournant dans le deuxième mandat de Donald Trump ? Quelle est la situation à Minneapolis ? Qu’est-ce que l’ICE ? Quels sont ses pouvoirs, ses moyens, ses méthodes ? Comment ses agents sont-ils recrutés et formés ?Nos experts :
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, autrice de Requiem pour le monde libre
- Anne DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, autrice de Les juges contre l’Amérique
- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24
- Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous détesteMon, 26 Jan 2026 - 1h 02min - 4679 - Trump décrypté par Christine Ockrent
C dans l’air l'invité du samedi 24 janvier 2026 avec Christine Ockrent, journaliste et productrice de l’émission "Affaires étrangères" sur France Culture.
Vendredi 23 janvier, le Pentagone a publié sa nouvelle stratégie de défense nationale dans laquelle il donne explicitement la priorité aux intérêts américains et appelle les alliés des Etats-Unis à assumer la responsabilité de leur propre défense. Une entaille de plus à l'ordre international qui prévalait depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, basé notamment sur le multilatéralisme et au sein duquel l'alliance transatlantique jouait un rôle primordial.
Alors la rupture avec l'Europe est-elle consommée ? Les pays de l'UE se montrent en tous cas de plus en plus offensifs face à un Donald Trump qui ne leur laisse aucun répit, un an après son retour à la Maison Blanche. Christine Okrent nous aidera à comprendre cette "révolution trumpiste" qui nous saisit.
Christine Ockrent vient de publier "Le Trump de A à Z. Un premier dictionnaire", aux éditions Denoël et s'apprête à donner sa dernière conférence exceptionnelle lundi 26 janvier prochain au théâtre Montparnasse où elle dévoile les coulisses du pouvoir et les stratégies de Trump, Poutine ou encore Xi Jinping.Sun, 25 Jan 2026 - 09min - 4678 - Trump sans limites : l'Amérique (aussi) s'inquiète - Vos questions sms -
C dans l’air du samedi 24 janvier 2026 - Trump sans limites : l'Amérique (aussi) s'inquiète
Nos experts :
- Christine OCKRENT, journaliste, spécialiste des affaires étrangères, auteure de "Le Trump de A à Z. Un premier dictionnaire"
- Lucas MENGET, grand reporter
- Corentin SELLIN, professeur d’Histoire en classe préparatoire, spécialiste des États-Unis et chroniqueur "Les Jours"
- Nicole BACHARAN, historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de "Requiem pour le monde libre"
- Piotr SMOLAR, correspondant à Washington "Le Monde"Sat, 24 Jan 2026 - 06min - 4677 - Trump sans limites : l'Amérique (aussi) s'inquiète - L'intégrale -
C dans l’air du samedi 24 janvier 2026 - Trump sans limites : l'Amérique (aussi) s'inquiète
Le président des États-Unis Donald Trump a-t-il perdu la raison ? Entre décisions spectaculaires, dérapages assumés et usage massif des agences fédérales comme ICE, le président américain donne le sentiment de tester les limites du système, au risque d’embarrasser ses alliés et de rebattre les cartes de la géopolitique face à la Chine et à Vladimir Poutine.
Ces interrogations sur son aptitude à gouverner surgissent à quelques mois de midterms cruciales. Des élections de mi-mandat qui s’annoncent difficiles pour les républicains à la Chambre. Entre une popularité défaillante et une économie encore fragile, les signaux sont au rouge.
Dans le même temps, l’état de santé du président américain, âge de 79 ans, continue d’interroger. À Davos, son hématome sur la main et ses déclarations sur ses « tests cognitifs réussis » ont relancé les spéculations. Des élus démocrates ont ouvert le débat sur sa capacité à gouverner, après la multiplication d’erreurs dans ses discours, et sa publication de messages privés de chefs d’Etats.
Plusieurs responsables politiques de l’opposition ont évoqué la possibilité d’un recours au 25e amendement, qui permet de déclarer un président inapte à l’exercice de ses fonctions. Désormais, les critiques viennent également de son propre camp, dont certains semblent désapprouver les visées expansionnistes du président notamment sur le Groenland.
Comment Donald Trump bouleverse-il l’ordre du monde ? Le président américain est-il encore en capacité de gouverner, alors que sa santé mentale interroge ? À quel point l’Amérique se retrouve-t-elle divisée ?Nos experts :
- Christine OCKRENT, journaliste, spécialiste des affaires étrangères, auteure de "Le Trump de A à Z. Un premier dictionnaire"
- Lucas MENGET, grand reporter
- Corentin SELLIN, professeur d’Histoire en classe préparatoire, spécialiste des États-Unis et chroniqueur "Les Jours"
- Nicole BACHARAN, historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de "Requiem pour le monde libre"
- Piotr SMOLAR, correspondant à Washington "Le Monde"Sat, 24 Jan 2026 - 1h 05min - 4676 - Gérard Araud - Recul de Trump: l'analyse d'un diplomate
C dans l’air l'invité du vendredi 23 janvier 2026 avec Gérard Araud, ancien ambassadeur de France aux États-Unis et en Israël, auteur de "Leçons de diplomatie : La France face au monde qui vient"
Entre coups de force et d'intimidation, Donald Trump continue d'occuper le devant de la scène médiatique. Il ne ménage pas ses adversaires et encore moins ses alliés, comme l'illustre l'actualité récente concernant le statut du Groenland, que le président américain avait dit vouloir annexer.
Ukraine, Gaza, Venezuela... Autant de dossiers brulants dans lesquels Donald Trump veut s'impliquer pour imposer la paix, sur fond de tensions commerciales exacerbées par l'imposition tous azimuts de droits de douane comme moyen de pression, de recomposition géopolitique et d'une rivalité sans précédent avec la Chine. Alors quel rôle la diplomatie peut-elle jouer dans un tel contexte ?
Gérard Araud, qui fut en poste à Washington lors du premier mandat de Trump, insiste sur son rôle essentiel et appelle au sursaut européen face aux nouveaux rapports de force et à la brutalité à l'oeuvre.Sat, 24 Jan 2026 - 10min - 4675 - Face à Trump, Macron dégaine la stratégie Top Gun - Vos questions sms -
C dans l’air du vendredi 23 janvier 2026 - Face à Trump, Macron dégaine la stratégie Top Gun
Nos experts :
- Dominique TRINQUAND, ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur "D’un monde à l’autre" chez Robert Lafont
- Dominique SEUX, éditorialiste aux Echos et sur France Inter, auteur de l'ouvrage « Les débats de l’éco" chez Plon
- Mélissa BELL, journaliste, correspondante à Paris - CNN
- Anne TOULOUSE, journaliste franco-américaine, auteure de "L’art de Trumper", est publié aux éditions du Rocher
- Sonia DRIDI, correspondante aux États-Unis pour LCI et France 24, en direct depuis WashingtonFri, 23 Jan 2026 - 07min - 4674 - Face à Trump, Macron dégaine la stratégie Top Gun - L'intégrale -
C dans l’air du vendredi 23 janvier 2026 - Face à Trump, Macron dégaine la stratégie Top Gun
"On entend que la France soit respectée, que l’Europe soit respectée". Le message est clair et a été porté par Emmanuel Macron. Le président de la République a incarné la contre-offensive après des menaces d’invasion du Groenland et des pressions tarifaires provenant de Donald Trump.
Dans une réponse au président américain, Emmanuel Macron a appelé à préférer "le respect" et "l'état de droit" aux "brutes" sans "perdre son temps avec des idées folles". Un discours remarqué et amplifié par la paire de lunettes d’aviateur, que le locataire de l'Elysée arbore depuis quelques jours en raison d'un problème oculaire. Un accessoire inattendu, symbole de la rébellion face aux Etats-Unis.
Une autre figure politique s’est fermement opposée aux agissements du président américain : le Premier ministre canadien Mark Carney. Lors d'un discours au Forum économique Mondial, en Suisse, ce dernier a pointé la fracture de l'ordre mondial et appelé les "puissances moyennes" à s'unir pour faire face aux forces "hégémoniques". Donald Trump a depuis annoncé retirer son invitation à rejoindre son "Conseil de paix".
Donald Trump serait-il devenu un modèle encombrant ? En France, cette crise diplomatique pourrait notamment pousser le Rassemblement national à revoir sa ligne vis-à-vis du président américain. Au Parlement européen, le président du parti Jordan Bardella a exhorté la France et l'UE au "rapport de force" face à Donald Trump et son "chantage tarifaire".
Les multiples attaques de Trump semblent également plonger les extrêmes droites européennes dans l’embarras. En Italie, Giorgia Meloni, principale alliée américaine en Europe, se voit reprocher le fait de minimiser le conflit avec les États-Unis. En Hongrie, Victor Orban s’est lui montré plus discret notamment sur la question du Groenland.
Face aux menaces de guerre commerciale proférées par le président des Etats-Unis, l’entreprise Fermob a pris les devants. Afin de se prémunir des taxes potentielles, le fabricant de mobilier français a choisi d'augmenter son stock outre-Atlantique. Mais à long terme, la situation ne devrait pas faire les affaires de ce spécialiste du mobilier d’extérieur.
Comment l’Europe peut-elle lutter face à la volonté d'expansionnisme américain ? Donald Trump serait-il devenu un modèle encombrant pour ses alliés européens ? Quel impact des taxes douanières américaines sur les entreprises françaises ?Nos experts :
- Dominique TRINQUAND, ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur "D’un monde à l’autre" chez Robert Lafont
- Dominique SEUX, éditorialiste aux Echos et sur France Inter, auteur de l'ouvrage « Les débats de l’éco" chez Plon
- Mélissa BELL, journaliste, correspondante à Paris - CNN
- Anne TOULOUSE, journaliste franco-américaine, auteure de "L’art de Trumper", est publié aux éditions du Rocher
- Sonia DRIDI, correspondante aux États-Unis pour LCI et France 24, en direct depuis WashingtonFri, 23 Jan 2026 - 1h 03min - 4673 - Philippe Etienne - Trump-Macron: rien ne va plus?
C dans l’air l'invité du 22 janvier 2026 avec
Philippe Etienne, ancien ambassadeur de France, notamment aux États-Unis, en Allemagne, ancien conseiller diplomatique à l’Elysée. Il publie Le Sherpa, aux éditions Tallandier.Après des semaines de déclarations agressives, Donald Trump a subitement annoncé mercredi à Davos "le cadre d'un futur accord" sur le Groenland, extrêmement vague, et levé ses menaces douanières autant que militaires. L'annonce a été accueillie avec enthousiasme par Wall Street et avec un soulagement prudent au Danemark, mais avec méfiance sur l'île arctique, territoire autonome danois. Le président américain a refusé de préciser si le compromis en discussions donnait aux Etats-Unis la possession du territoire autonome danois, comme il l'a exigé à de multiples reprises afin, selon lui, d'en garantir la sécurité face à la Russie et à la Chine. "Trump dit qu'il met la guerre commerciale en pause, dit "je ne vais pas attaquer le Groenland", ce sont des messages positifs", a réagi le ministre des Affaires étrangères danois Lars Løkke Rasmussen, sans vouloir se prononcer sur le projet d'accord annoncé.
"Sur la base de cette entente, je n'imposerai pas les droits de douane qui devaient entrer en vigueur le 1er février", a ajouté Donald Trump dans son message. Cette menace, émise samedi en réaction à l'envoi de troupes européennes, visait la Norvège, la Suède, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande.
Philippe Etienne, ancien ambassadeur de France, et ancien conseiller diplomatique d'Emmanuel Macron à l’Elysée, analysera avec nous les leçons diplomatiques de ce qui s'est joué au Forum de Davos. Il reviendra également avec nous sur ses quarante ans aux avant-postes de l'histoire, de l'Europe centrale à Washington, en passant par Berlin et Moscou. Il nous donnera aussi son point de vue sur le poids diplomatique de la France, et de l'Europe.Fri, 23 Jan 2026 - 11min - 4672 - Groenland : Trump a-t-il vraiment reculé ? - Vos questions sms -
C dans l’air du 22 janvier 2026 - Groenland : Trump a-t-il vraiment reculé ?
Nos experts :
- Jean-Dominique MERCHET - Journaliste – L’Express, autrice de Sommes-nous prêts pour la guerre ?
- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique
- Joséphine STARON - Docteur en philosophie politique- experte en questions européennes et relations internationales, Europe la solidarité contre le naufrage chez Synopia
- Richard WERLY - Éditorialiste international pour le media suisse Blick, auteur de Cette Amérique qui nous détesteThu, 22 Jan 2026 - 08min - 4671 - Groenland : Trump a-t-il vraiment reculé ? - L'intégrale -
C dans l’air du 22 janvier 2026 - Groenland : Trump a-t-il vraiment reculé ?
Après des semaines de déclarations agressives, Donald Trump est revenu hier soir sur sa menace de hausse des droits de douane et dit avoir posé le « cadre d’un futur accord » sur le Groenland avec l’Otan. « Il reste beaucoup de travail », a affirmé, de son côté, le patron de l’Alliance atlantique, précisant que la question de la souveraineté du territoire autonome danois « n’avait pas été abordée » avec le président américain.
Selon The New York Times, de hauts responsables de l’Otan explorent une piste : celle selon laquelle les États-Unis pourraient récupérer « la souveraineté sur des terres [groenlandaises] pour y installer des bases militaires ». Mais encore faut-il l’accord du Danemark et du Groenland, ce qui semble loin d’être acquis. « Nous pouvons négocier tous les aspects politiques : sécurité, investissements, économie. Mais nous ne pouvons pas négocier notre souveraineté. J’ai été informée que cela n’avait pas été le cas », a ainsi déclaré, dans un communiqué, la cheffe du gouvernement danois.
L’annonce de cet accord, aux contours particulièrement flous, ressemble à une reculade déguisée pour le président américain. Il y a encore quelques jours, il n’excluait pas une intervention militaire sur l’île et menaçait de sanctions commerciales les pays qui lui tenaient tête. Désormais, il n’est plus question ni de l’un ni de l’autre. Les droits de douane supplémentaires devaient entrer en vigueur le 1er février. Donald Trump a annoncé y renoncer peu de temps après que le Parlement européen a gelé la ratification de l’accord commercial conclu en juillet dernier entre l’UE et les États-Unis, et à quelques heures d’un sommet extraordinaire des Vingt-Sept.
Parallèlement, Donald Trump a lancé son « Conseil de la paix », ce jeudi à Davos, lors d’une cérémonie de signature. Malgré les déclarations grandiloquentes du président américain, aucune grande puissance et peu d’alliés historiques ont décidé de rejoindre, pour l’instant, cette nouvelle organisation internationale, sous la houlette des États-Unis. Le président américain a ensuite rencontré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. L’envoyé spécial américain, Steve Witkoff, est, lui, attendu dans la journée à Moscou pour des discussions avec Vladimir Poutine.
Emmanuel Macron, de son côté, a fait savoir sur son compte X que la Marine française a arraisonné un pétrolier « en provenance de Russie » en Méditerranée, suspecté d’appartenir à la « flotte fantôme » finançant « la guerre d’agression contre l’Ukraine ». « Nous sommes déterminés à faire respecter le droit international et à garantir l’efficacité des sanctions », a ajouté le président de la République.
Que s’est-il passé en Méditerranée ? Donald Trump a-t-il reculé sur le Groenland ? Qu’est-ce que le « Conseil de la paix » lancé par le président américain ? Quels pays ont accepté ou refusé d’y participer ?Nos experts :
- Jean-Dominique MERCHET - Journaliste – L’Express, autrice de Sommes-nous prêts pour la guerre ?
- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique
- Joséphine STARON - Docteur en philosophie politique- experte en questions européennes et relations internationales, Europe la solidarité contre le naufrage chez Synopia
- Richard WERLY - Éditorialiste international pour le media suisse Blick, auteur de Cette Amérique qui nous détesteThu, 22 Jan 2026 - 1h 03min - 4670 - Pascal Lamy - La guerre commerciale est déclarée
C dans l’air l'invité du 21 janvier 2026 avec
Pascal Lamy, ancien directeur général de l'OMC et ex-commissaire européen au Commerce, actuellement coordinateur des instituts Jacques Delors, et vice-président du Forum sur la paix.
Sébastien Lecornu engage cet après-midi la responsabilité de son gouvernement sur la partie recettes du budget de l'État pour 2026, premier d'une série de trois 49.3 qui devrait permettre la promulgation du texte avant la mi-février, sauf censure. Un peu plus de trois mois après y avoir renoncé, le Premier ministre a officialisé lundi le recours à cet outil constitutionnel, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote mais l'expose à une censure. Le président de la République, Emmanuel Macron, a salué devant les ministres une copie budgétaire qui "permet de contenir le déficit à 5%" du Produit intérieur brut (PIB) et "permet au pays d'avancer". Après l'échec de la première lecture, en décembre, le gouvernement a rapidement constaté en janvier l'impossibilité de faire adopter le budget via un vote.
"On ne peut pas céder à un chantage", a tancé mardi son numéro 2 Jean-Philippe Tanguy sur RMC-BFMTV, évoquant des "mesures de déséquilibres" augmentant le déficit, quand bien même une absence de budget hypothéquerait la hausse des crédits militaires. "Nous ne censurerons pas le gouvernement", a confirmé mardi sur France Inter le patron du parti Olivier Faure. Sur le fond, le PS ne reconnaît pas le budget comme le sien, mais "il y a des avancées qui sont allées dans le bon sens", a admis le président de groupe Boris Vallaud, citant la suppression du gel du barème de l'impôt sur le revenu, la hausse de la prime d'activité pour les salariés les plus modestes ou la généralisation des repas à un euro pour les étudiants. De nombreux députés ont dénoncé mardi un manque de "transparence" du gouvernement sur la copie budgétaire.
La France va finir par se doter d'un budget, alors que le contexte international se tend. En déplacement au forum économique de Davos aujourd'hui, le président Macron a dénoncé une "concurrence des Etats-Unis d'Amérique" à travers une politique commerciale qui "exige des concessions maximales et vise ouvertement à affaiblir et subordonner l'Europe". Il a de nouveau invoqué le recours à l'instrument "anti coercition" de l'Union européenne, considéré comme un "bazooka" en cas de guerre commerciale. L'Europe dispose d'outils "très puissants" en matière commerciale, et doit les "utiliser" quand elle "n'est pas respectée", a-t-il déclaré.
Dominique Seux détaillera avec nous le contenu du budget, et analysera également la situation internationale marquée par la menace de surtaxes douanières par Donald Trump, sur fond de velléités américaines sur le Groenland.Thu, 22 Jan 2026 - 11min - 4669 - Trump et l'Europe au bord de la rupture ? - Vos questions sms -
C dans l’air du 21 janvier 2026 - Trump et l'Europe au bord de la rupture ?
Nos experts :
- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste - Ouest France
- Marion VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse - L’Express, autrice de Le piège Nord Stream
- Général François CHAUVANCY - Ancien militaire, spécialiste de questions géopolitiquesWed, 21 Jan 2026 - 05min - 4668 - Trump piétine l'Europe à Davos - L'intégrale -
C dans l’air du 21 janvier 2026 - Trump et l'Europe au bord de la rupture ?
Un faux départ avant un face-à-face. Après un « problème technique » qui l’a contraint à faire demi-tour et à changer d’avion, Donald Trump est arrivé ce mercredi à Davos, où il a pris la parole à la mi-journée dans un climat électrique. Derrière les sourires de façade, le président américain a une nouvelle fois loué sa politique aux États-Unis et malmené ses alliés européens, comme la France, où « certains endroits sont méconnaissables », et l’Europe, « qui ne va pas dans la bonne direction ». Il a réaffirmé sa volonté d’acquérir le Groenland, justifiant sa position au nom de la sécurité des États-Unis. « Je n’ai pas envie de recourir à la force, tout ce que l’on demande, c’est d’avoir le Groenland (…) Nous voulons le titre de propriété (…) Nous payons pour l’OTAN, nous voulons le Groenland », a martelé Donald Trump.
Depuis plusieurs jours, le président américain souffle le chaud et le froid, promettant le dialogue sur ce dossier tout en menaçant de droits de douane ceux qui tentent de lui tenir tête. Il a également promis ces derniers jours plusieurs réunions sur le Groenland à Davos. Mais avec qui ?
Emmanuel Macron est reparti hier soir. La Première ministre danoise a annulé sa visite à Davos, tout comme le chef du gouvernement britannique. Le chancelier Merz avait indiqué lundi qu'il voulait "essayer" de voir Donald Trump ce mercredi et éviter ainsi une escalade douanière qui nuirait, selon lui, autant aux Américains qu'aux Européens. Présent au Forum de Davos, le patron de l’OTAN, Mark Rutte a appelé à une « diplomatie réfléchie » pour gérer la crise, alors que la France a proposé ce matin d’organiser un exercice militaire conjoint au Groenland sous l’égide de l’Alliance atlantique. Mais ce mercredi, Donald Trump a estimé que « personne ne peut protéger le Groenland si ce n’est les États-Unis ».
Alors, l’Europe et l’Amérique sont-elles au bord de la rupture ? Où va l'Otan ? Quel est l'avenir de la relation franco-américaine ? Enfin les États-Unis tentent-ils d’interférer dans le procès des assistants parlementaires du FN-RN ?Nos experts :
- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste - Ouest France
- Marion VAN RENTERGHEM - Grand reporter, chroniqueuse - L’Express, autrice de Le piège Nord Stream
- Général François CHAUVANCY - Ancien militaire, spécialiste de questions géopolitiquesWed, 21 Jan 2026 - 1h 02min - 4667 - Dominique Seux - Budget: qui sont les gagnants? et les perdants?
C dans l’air l'invité du 20 janvier 2026 avec Dominique Seux, éditorialiste aux Echos et à France Inter. Il publie avec Thomas Porcher "Les débats de l'éco", aux éditions Plon - France Inter.
Sébastien Lecornu engage cet après-midi la responsabilité de son gouvernement sur la partie recettes du budget de l'État pour 2026, premier d'une série de trois 49.3 qui devrait permettre la promulgation du texte avant la mi-février, sauf censure. Un peu plus de trois mois après y avoir renoncé, le Premier ministre a officialisé lundi le recours à cet outil constitutionnel, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote mais l'expose à une censure. Le président de la République, Emmanuel Macron, a salué devant les ministres une copie budgétaire qui "permet de contenir le déficit à 5%" du Produit intérieur brut (PIB) et "permet au pays d'avancer". Après l'échec de la première lecture, en décembre, le gouvernement a rapidement constaté en janvier l'impossibilité de faire adopter le budget via un vote.
"On ne peut pas céder à un chantage", a tancé mardi son numéro 2 Jean-Philippe Tanguy sur RMC-BFMTV, évoquant des "mesures de déséquilibres" augmentant le déficit, quand bien même une absence de budget hypothéquerait la hausse des crédits militaires. "Nous ne censurerons pas le gouvernement", a confirmé mardi sur France Inter le patron du parti Olivier Faure. Sur le fond, le PS ne reconnaît pas le budget comme le sien, mais "il y a des avancées qui sont allées dans le bon sens", a admis le président de groupe Boris Vallaud, citant la suppression du gel du barème de l'impôt sur le revenu, la hausse de la prime d'activité pour les salariés les plus modestes ou la généralisation des repas à un euro pour les étudiants. De nombreux députés ont dénoncé mardi un manque de "transparence" du gouvernement sur la copie budgétaire.
La France va finir par se doter d'un budget, alors que le contexte international se tend. En déplacement au forum économique de Davos aujourd'hui, le président Macron a dénoncé une "concurrence des Etats-Unis d'Amérique" à travers une politique commerciale qui "exige des concessions maximales et vise ouvertement à affaiblir et subordonner l'Europe". Il a de nouveau invoqué le recours à l'instrument "anti coercition" de l'Union européenne, considéré comme un "bazooka" en cas de guerre commerciale. L'Europe dispose d'outils "très puissants" en matière commerciale, et doit les "utiliser" quand elle "n'est pas respectée", a-t-il déclaré.
Dominique Seux détaillera avec nous le contenu du budget, et analysera également la situation internationale marquée par la menace de surtaxes douanières par Donald Trump, sur fond de velléités américaines sur le Groenland.Wed, 21 Jan 2026 - 10min - 4666 - Trump - Macron : ça tourne au duel - Vos questions sms -
C dans l’air du 20 janvier 2026 - Trump - Macron : ça tourne au duel
Nos experts :
- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux
- Christine OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture, autrice de Le Trump de A à Z
- Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine, autrice de L’art de trumper
- Général Jean-Paul PERRUCHE - Général de corps d’Armée, ancien directeur général de l’État-major de l’U.ETue, 20 Jan 2026 - 06min - 4665 - Trump - Macron : ça tourne au duel - L'intégrale -
C dans l’air du 20 janvier 2026 - Trump - Macron : ça tourne au duel
L’Amérique de Donald Trump ne s’interdit plus rien. Pour la deuxième fois en moins d’une semaine, le président des États-Unis dégaine l’une de ses armes favorites et menace la France de représailles – avec 200 % de droits de douane sur ses vins et champagnes – si elle persiste à refuser de participer à son « Conseil de paix », avec lequel il semble vouloir remplacer l’ONU, et où il serait seul maître à bord.
Mécontent de la fin de non-recevoir française, le président américain s’en est pris personnellement lundi à Emmanuel Macron, qui « va bientôt quitter ses fonctions », et a publié ce mardi un SMS du président de la République. Celui-ci y fait part de son incompréhension sur l’attitude américaine vis-à-vis du Groenland et propose d’organiser un sommet du G7 jeudi à Paris, auquel il pourrait convier, « en marge » de la réunion, « les Russes », ce qui serait une première en près de quatre ans de guerre en Ukraine.
Dans un autre message, Donald Trump, en roue libre, a posté une image générée par IA le montrant, accompagné du vice-président J. D. Vance et du ministre des Affaires étrangères Marco Rubio, en train de planter un drapeau américain dans un paysage arctique, indiquant : « Groenland, territoire américain depuis 2026 ». « Les Européens ne résisteront pas beaucoup », a-t-il également affirmé ce mardi, avant d’annoncer une « réunion des différentes parties » sur le Groenland à Davos.
L’Europe devra « bien sûr riposter » en cas de guerre commerciale, a déclaré ce mardi la Première ministre du Danemark devant le Parlement de son pays. Les dirigeants européens doivent se réunir ce jeudi 22 janvier lors d’un sommet extraordinaire pour décider de la riposte. Mais, d’ores et déjà, le Parlement européen devrait faire barrage à l’accord commercial scellé l’an dernier par Ursula von der Leyen, prévoyant 15 % de droits de douane sur les marchandises européennes qui arrivent aux États-Unis.
Depuis Davos, la présidente de la Commission européenne a promis ce mardi une réponse « ferme » aux menaces répétées de Donald Trump sur le Groenland et les droits de douane. « C’est fou que nous devions utiliser pour la première fois l’instrument anti-coercition contre les États-Unis », a renchéri Emmanuel Macron ce mardi, soulignant que « l’Europe peut être lente, mais elle est prévisible et fondée sur l’État de droit ». Dénonçant une « concurrence » américaine visant à « affaiblir et subordonner l’Europe », le président de la République a appelé à une « préférence européenne » pour protéger l’industrie du Vieux Continent. « On ne va pas se laisser impressionner » a-t-il également ajouté.Nos experts :
- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux
- Christine OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture, autrice de Le Trump de A à Z
- Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine, autrice de L’art de trumper
- Général Jean-Paul PERRUCHE - Général de corps d’Armée, ancien directeur général de l’État-major de l’U.ETue, 20 Jan 2026 - 1h 02min - 4664 - Dominique Carlac'h - Budget: et maintenant...le 49.3!
C dans l’air l'invitée du 19 janvier 2026 avec Dominique Carlac'h, cheffe d'entreprise, membre du conseil exécutif du Medef, vice présidente d’ABGi France.
La surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, l'un des points-clés du débat budgétaire, rapportera "environ huit milliards" d'euros dans la version finale du budget 2026 que le gouvernement s'apprête à proposer, a annoncé dimanche la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur France Info. Ce dispositif, qui devait avoir un rendement de 4 milliards d'euros dans la version initiale du budget gouvernemental, rapportera finalement autant qu'en 2025 et aura "le même barème", a confirmé la porte-parole, assurant néanmoins que les entreprises de taille intermédiaire (ETI) en seront exemptées. Le gouvernement satisfait ainsi l'une des principales demandes du Parti socialiste, qui envisage de ne pas censurer le gouvernement dans les prochains jours.
La facture incombera donc, en bonne partie, aux grandes entreprises. Cette décision rompt provisoirement la politique de l’offre, « pro-entreprises », menée depuis le premier quinquennat d’Emmanuel Macron. Elle a été néanmoins jugée nécessaire pour maintenir le déficit dans des limites raisonnables et pour obtenir le soutien des socialistes, indispensable pour faire passer le budget 2026. Le représentant de la Confédération des PME, Amir Reza-Tofighi, a réagi à ces annonces. "Les entreprises sont en train de décaler leurs investissements et de bloquer leurs recrutements. Il faut redonner de la visibilité aux entreprises car sinon les conséquences seront assez graves", a-t-il déclaré dans un entretien accordé à la Tribune. "Un budget qui va mettre tout l’effort sur les entreprises sera un budget qui mettra la France en danger", a-t-il ajouté, évoquant même une possible "révolte des entrepreneurs".
Dominique Carlac’h reviendra avec nous sur les inquiétudes des milieux économiques face à l'incertitude budgétaire. Elle analysera également les conséquences de l'instabilité géopolitique sur les entreprises, alors que s'ouvre aujourd'hui le forum annuel de Davos.Tue, 20 Jan 2026 - 11min - 4663 - Groenland: Trump s'acharne, l'Europe menace - Vos questions sms -
C dans l’air du 19 janvier 2026 - Groenland: Trump s'acharne, l'Europe menace
Nos experts :
- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d’état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN
- Laure MANDEVILLE - Grand reporter - Le Figaro
- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales
- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale
Université Catholique de Lille
- Marie BILLON (duplex de Londres) - journaliste, correspondante à Londres pour RTLMon, 19 Jan 2026 - 06min - 4662 - Groenland: Trump s'acharne, l'Europe menace - L'intégrale -
C dans l’air du 19 janvier 2026 - Groenland: Trump s'acharne, l'Europe menace
Le ton se durcit entre les deux rives de l’Atlantique. En colère après le déploiement de personnel militaire européen la semaine dernière au Groenland, dans le cadre d’exercices de reconnaissance demandés par le Danemark, Donald Trump a menacé samedi d’imposer, dès le 1er février, de nouveaux droits de douane à une série de pays européens « jusqu’à la vente totale du Groenland ». Le président américain, qui a écarté l’option de la force militaire pour l’instant, brandit donc une nouvelle fois la menace d’une hausse des taxes pouvant atteindre 25 % sur l’ensemble des exportations vers les États-Unis en provenance du Danemark, de la Norvège, de la Suède, de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, des Pays-Bas et de la Finlande.
Dans la foulée, les pays menacés ont signé une déclaration dimanche confirmant leur engagement aux côtés du Danemark. En France, le chef de l’État, qui a été « toute la journée en contact avec ses homologues européens », a fait savoir qu’il comptait demander « l’activation de l’instrument anti-coercition » de l’UE en cas de nouveaux droits de douane américains sur les produits européens. Cet outil, dont la mise en œuvre requiert la majorité qualifiée des pays de l’UE, permet, entre autres, le gel de l’accès aux marchés publics européens ou le blocage de certains investissements.
Giorgia Meloni, en déplacement à Séoul, a, pour sa part, affirmé avoir parlé à Donald Trump pour lui notifier l’« erreur » que constituaient, selon elle, ces menaces de surtaxes, que le ministre néerlandais des Affaires étrangères, David van Weel, a qualifiées d’« incompréhensibles » et d’« inappropriées ». « C’est du chantage. Ce qu’il (Trump) fait en ce moment est du chantage », a asséné David van Weel, tandis que son homologue irlandaise, Helen McEntee, a évoqué des menaces « totalement inacceptables et profondément regrettables ».
Les dirigeants européens doivent se réunir ce jeudi 22 janvier lors d’un sommet extraordinaire pour décider de la riposte. Mais, d’ores et déjà, les principaux groupes du Parlement européen ont décidé de ne pas ratifier l’accord commercial signé cet été par Ursula von der Leyen avec Donald Trump. Parallèlement, les discussions se poursuivent à plusieurs niveaux : Paris et Berlin devaient tenter de coordonner leur réponse ce lundi à Berlin, où leurs ministres de l’Économie se retrouvent. Les discussions devraient ensuite se déplacer à Davos, grand-messe du libre-échange, à laquelle Donald Trump participera ce mercredi pour la première fois.
Alors, jusqu’où ira l’escalade entre les États-Unis et l’Europe ? Quelle sera la riposte européenne ? Que va faire l’Italie de Giorgia Meloni, qui tente depuis des semaines de préserver son alliance privilégiée avec le président américain sans s’isoler en Europe ?Nos experts :
- Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d’état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN
- Laure MANDEVILLE - Grand reporter - Le Figaro
- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales
- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale
Université Catholique de Lille
- Marie BILLON (duplex de Londres) - journaliste, correspondante à Londres pour RTLMon, 19 Jan 2026 - 1h 03min - 4661 - ICE : les cow-boys de Trump qui sèment la terreur
C dans l’air du 17 janvier 2026 - ICE : les cow-boys de Trump qui sèment la terreur
Nos experts :
- David THOMSON - Journaliste spécialiste du mouvement MAGA, auteur du documentaire « J.D Vance : la revanche d'une Amérique »
- Laurence HAÏM - Ancienne correspondante aux États-Unis, auteure de « Ghislaine Maxwell, une femme amoureuse »
- Elisa CHELLE - Professeure de science politique à l'Université Paris-Nanterre
- Corentin SELLIN - Professeur d'histoire en classe préparatoire, spécialiste des Etats-Unis et chroniqueur pour le média « Les Jours »Sat, 17 Jan 2026 - 04min - 4660 - ICE : les cow-boys de Trump qui sèment la terreur - L'intégrale -
C dans l’air du 17 janvier 2026 - ICE : les cow-boys de Trump qui sèment la terreur
Des hommes masqués, en treillis militaires, fusil au poing. Voilà désormais le cauchemar des habitants de Minneapolis, aux Etats-Unis. Cette ville du Minnesota, bastion démocrate, est devenu ces derniers jours l'épicentre de la contestation contre les méthodes de l'ICE, la police anti-immigration de Donald Trump, et ses méthodes ultra violentes. Le 7 janvier, Renee Good, une mère de famille américaine de 37 ans, a été abattue au volant de sa voiture par un policier de l’ICE, alors qu'elle essayait de s'enfuir. La scène, filmée, a mis le feu aux poudres et les habitants de certains quartiers tirent désormais au mortier sur les policiers, qui ripostent à l'aide de gaz lacrymogène. Jeudi, Donald Trump a menacé de recourir à l’Insurrection Act, qui permet de déployer l’armée sur le territoire américain pour contenir des émeutes, et qui n'a plus été employé depuis les émeutes de Los Angeles en 1992.
Pendant ce temps, Donald Trump continue de provoquer la controverse. Cette semaine, le président américain a été filmé à Détroit en train d'adresser un doigt d'honneur à une personne qui l'aurait qualifié de « protecteur de pédophiles ». Le directeur de la communication de la Maison Blanche a défendu un geste « tout à fait adéquat et dénué d’ambiguïté ». Depuis que le Congrès américain a publié, mi-décembre, une partie du dossier Epstein, Donald Trump ne commente plus l'affaire en public. Est-ce parce qu'il se sent de plus en plus fragilisé ? Ces derniers jours, le président s'est plaint auprès de ses conseillers du travail de la procureure générale Pam Bondi, qu'il aurait qualifiée de « faible » et qu'il considère « incapable de mettre en œuvre son programme ».
En Géorgie, swingstate qui a basculé côté républicain lors de la dernière élection présidentielle, la base MAGA est de plus en plus déçue par un président qui ne tient pas ses promesses de campagne. Certains électeurs lui reprochent sa guerre commerciale qui pèse lourd sur l'économie américaine. D'autres l'accusent de ne pas vouloir faire toute la lumière sur le dossier Epstein, et même d'avoir lâché leur élue MAGA locale Marjorie Taylor Greene. Ancienne fervente du président, l'élue complotiste s'était attirée les foudres de la Maison Blanche après avoir critiqué les revirements de Donald Trump sur le sujet. Elle a finalement démissionné du Congrès début janvier. Un lâchage qui pourrait couter cher au camp républicain lors des élections de mi-mandat en 2026.
Que cherche Donald Trump en promouvant les rafles de sa police anti-immigration ? Le président américain est-il affaibli sur le dossier Epstein ? Et sa base d'électeurs MAGA va-t-elle se fragiliser à deux ans des élections de mi-mandat ?Nos experts :
- David THOMSON - Journaliste spécialiste du mouvement MAGA, auteur du documentaire « J.D Vance : la revanche d'une Amérique »
- Laurence HAÏM - Ancienne correspondante aux États-Unis, auteure de « Ghislaine Maxwell, une femme amoureuse »
- Elisa CHELLE - Professeure de science politique à l'Université Paris-Nanterre
- Corentin SELLIN - Professeur d'histoire en classe préparatoire, spécialiste des Etats-Unis et chroniqueur pour le média « Les Jours »Sat, 17 Jan 2026 - 1h 03min - 4659 - Aïda Tavakoli - Iran: le régime a-t-il brisé la révolte?
C dans l’air l'invitée du 16 janvier 2026 avec Aïda Tavakoli, doctorante franco-iranienne et présidente et co-fondatrice de l’association We Are Iranian Students.
Depuis le début du mouvement le 28 décembre, la répression des manifestations en Iran aurait déjà fait 12 000 morts, selon l'estimation du média Iran International, 3428 selon l'ONG Iran Human Rights. Une ampleur qui semble inédite et une violence apparemment sans précédent : tirs à balles réelles dans la foule, corps qui s'amoncellent dans les rues, exécutions dans les hôpitaux... Le régime des mollahs va jusqu'à faire payer les familles qui veulent récupérer les corps de leurs proches défunts.
La situation en Iran est difficile à documenter : les récits d'opposants et les images se font rares à cause du black-out imposé par les autorités iraniennes afin de limiter la circulation d'informations. "Cette perturbation figure parmi les plus longues jamais enregistrées", a précisé hier soir l’ONG NetBlocks.
Face à cette situation, la réaction américaine se fait attendre. La porte-parole de la Maison Blanche affirme que "toute les options" restent sur la table et assure que l'Iran a renoncé à 800 exécutions de manifestants. Elle a également ajouté que Donald Trump avait menacé Téhéran de "sérieuses conséquences" si la répression des manifestations continuait. "Nous avons été informés par des sources très importantes de l’autre côté, et elles ont dit que les tueries ont pris fin", a toutefois précisé hier le président américain.
Si une intervention américaine suscite l'espoir chez certains manifestants iraniens, elle inquiète les Etats arabes, qui craignent que des frappes contre l'Iran n'entraînent un conflit régional plus vaste. Le Premier ministre israélien a quant à lui demandé à Donald Trump de "reporter tout projet d'attque militaire américaine contre l'Iran".
Alors que l'avenir d'Ali Khamenei vacille, celui de Reza Pahlavi semble s'eclarcir. Mais le fils du shah peut-il vraiment représenter une alternative si le régime venait à tomber ?Enfin, reste à savoir quel rôle peut et doit jouer le reste de la communauté internationale, qui peine à se faire entendre. En témoigne la tribune dans Libération du photographe iranien Reza, qui exhorte Emmanuel Macron à agir.
Sat, 17 Jan 2026 - 11min - 4658 - Soldats français au Groenland, que va faire trump? - Vos questions sms -
C dans l’air du 16 janvier 2026 - Soldats français au Groenland, que va faire trump?
Nos experts :
- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs
- Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre
- Laure KAYALI - correspondante défense - Polico EuropeFri, 16 Jan 2026 - 04min - 4657 - Soldats français au Groenland, que va faire trump? - L'intégrale -
C dans l’air du 16 janvier 2026 - Soldats français au Groenland, que va faire trump?
« Le Groenland ne veut pas être possédé par les États-Unis. Le Groenland ne veut pas être dirigé ou contrôlé par les États-Unis. Le Groenland ne veut pas faire partie des États-Unis », a martelé le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen. Il est « hors de question » que les États-Unis acquièrent le Groenland, a insisté le ministre danois des Affaires étrangères, hier, alors que la porte-parole de la Maison-Blanche affirmait plus tôt que le déploiement de troupes européennes n’avait « aucun impact sur l’objectif d’acquérir » ce territoire autonome du Danemark.
Plusieurs pays européens — parmi lesquels la France, la Suède, l’Allemagne et la Norvège, rejoints par les Pays-Bas, la Finlande et le Royaume-Uni — ont décidé de dépêcher du personnel militaire dans le cadre d’une mission de reconnaissance au Groenland. Une équipe d’une « quinzaine de soldats » français est déjà déployée à Nuuk et « sera renforcée dans les prochains jours par des moyens terrestres, aériens et maritimes », a précisé Emmanuel Macron hier, lors de ses vœux aux armées à Istres. Berlin, de son côté, a justifié le lancement de cette mission européenne par la présence de « menaces russes et chinoises » dans l’Arctique.
Ce déploiement, inscrit dans le cadre de l’opération baptisée « Arctic Endurance », a pour objectif à la fois de rassurer les États-Unis quant à la sécurité de l’île et d’affirmer l’ancrage de ce territoire riche en ressources naturelles stratégiques dans la sphère européenne, tout en dissuadant toute tentative d’ingérence.
Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump affirme régulièrement qu’il prendra le contrôle du Groenland « d’une manière ou d’une autre ». Il soutient également que le Danemark n’est « pas capable » d’assurer la sécurité de l’île, qu’il décrit comme un territoire « recouvert de navires russes et chinois ». Mercredi, il a durci le ton en écrivant sur son réseau Truth Social que les États-Unis « ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale », qualifiant le territoire de « vital pour le Dôme d’Or que nous construisons ».
Ces affirmations sont contestées par Copenhague. « Il est inexact de dire qu’il existe une forte activité russe et chinoise autour du Groenland », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Espen Barth Eide à la télévision publique danoise NRK. Il a toutefois reconnu « une activité russe importante et une certaine présence chinoise ailleurs dans l’Arctique ».
La Russie a réagi jeudi en exprimant sa « sérieuse inquiétude » face à l’augmentation de la présence militaire de l’Otan dans la région, dénonçant « le prétexte imaginaire d’une menace croissante de Moscou et de Pékin ». Le Kremlin a également estimé que « la situation se dégrade jour après jour pour le régime de Kiev et que sa marge de décision se réduit ». Le président russe avait déjà déclaré, fin 2025, que la Russie atteindrait ses objectifs en Ukraine « par la voie militaire » en cas d’échec des négociations. Sur le terrain, les combats se poursuivent.
Pourquoi des soldats européens, et notamment français, sont-ils déployés au Groenland ? La Russie et la Chine cherchent-elles réellement à prendre le contrôle de l’île, comme l’affirme Donald Trump ? Jusqu’où les États-Unis sont-ils prêts à aller pour l’obtenir ? Quel avenir pour l’Otan ? Enfin, quelle est la situation actuelle en Ukraine ?Nos experts :
- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs
- Anthony BELLANGER - Éditorialiste - Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre
- Laure KAYALI - correspondante défense - Polico EuropeFri, 16 Jan 2026 - 1h 02min - 4656 - Camille Grand - Groenland: l'OTAN joue sa survie
C dans l’air l'invité du 15 janvier 2026 avec Camille Grand, secrétaire général de l’ASD, association qui regroupe et représente les industriels européens de l’aérospatial de la sécurité et de la défense, ex-secrétaire général adjoint de l'OTAN (2016-2022).
La France a déjà déployé "une première équipe de militaires" au Groenland dans le cadre d'une mission militaire européenne, et va dépêcher "dans les prochains jours" de nouveaux "moyens terrestres, aériens et maritimes" dans le territoire autonome danois convoité par les États-Unis. C'est ce qu'a annoncé aujourd'hui Emmanuel Macron, qui s'exprimait à Istres dans le cadre de ses voeux aux Armées. La veille, le Danemark, en désaccord fondamental avec Trump sur le Groenland, a obtenu l'envoi d'une mission militaire européenne au Groenland. Mission qui débute ce jeudi dans le territoire autonome, au lendemain d'une rencontre à Washington où le Danemark a acté son "désaccord fondamental" avec les États-Unis.
Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, qui a souligné que les membres de l'Otan voulaient participer à la sécurisation de l'Arctique, en se coordonnant étroitement avec les États-Unis. "La Russie et la Chine utilisent de plus en plus l'Arctique à des fins militaires, remettant ainsi en question la liberté des voies de transport, de communication et de commerce", a estimé M. Pistorius. "Il existe un consensus au sein de l'OTAN sur le fait qu'une présence renforcée dans l'Arctique est essentielle pour la sécurité européenne et nord-américaine", a affirmé la Première ministre danoise Mette Frederiksen, qui a salué l'envoi de troupes européennes.
Hier, le président Trump avait répété sur son réseau Truth Social que les États-Unis avaient "besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale. Il est vital pour le Dôme d'Or que nous construisons". C'est la première fois qu'il fait un lien entre ce gigantesque projet américain de bouclier antimissiles et la possession du territoire autonome danois.
Camille Grand analysera avec nous la situation du Groenland, territoire convoité par Donald Trump, et dans lequel une mission militaire européenne est envoyée. Il reviendra avec nous sur ce que cette séquence signifie pour l'avenir des relations transatlantiques.Fri, 16 Jan 2026 - 11min - 4655 - Groenland : l'Europe envoie des troupes - Vos questions sms -
C dans l’air du 15 janvier 2026 - Groenland : l'Europe envoie des troupes
Nos experts :
- Général François CHAUVANCY - spécialiste de questions internationales
- Jean-Dominique GIULIANI - Président de la Fondation Robert Schuman
- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique
- Daphné BENOIT - Cheffe du pôle international - AFPThu, 15 Jan 2026 - 05min - 4654 - Groenland : face à Trump, l'Europe envoie ses soldats - L'intégrale -
C dans l’air du 15 janvier 2026 - Groenland : l'Europe envoie des troupes
Les Européens ont envoyé des militaires au Groenland, alors que la Première ministre danoise a acté, ce jeudi, l’existence d’un « désaccord fondamental » avec les États-Unis sur l’avenir de l’île convoitée par Donald Trump, au lendemain d’une rencontre entre des dirigeants des deux pays à Washington. À Paris, un conseil de défense a été convoqué en urgence ce matin. La France, la Suède, l’Allemagne et la Norvège ont décidé de mobiliser leurs armées sur le territoire autonome danois pour un exercice militaire conjoint baptisé « Arctic Endurance ». Une équipe d’une « quinzaine de soldats » français est déjà présente à Nuuk et elle « sera renforcée dans les prochains jours par des moyens terrestres, aériens et maritimes », a indiqué un peu plus tard Emmanuel Macron lors de ses vœux aux armées à Istres. Le ministre français des Affaires étrangères a également annoncé mercredi l'ouverture d'un consulat sur place le 6 février prochain.
Cette séquence intervient alors que Donald Trump a réaffirmé sa volonté d’acquérir l’île arctique. Mercredi, il a écrit sur son réseau Truth Social que les États-Unis « ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale », ajoutant que le territoire est « vital pour le Dôme d’Or que nous construisons ». Le président américain a également affirmé qu’il « pense qu’une solution sera trouvée » sur le Groenland.
Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump répète qu’il s’emparera du Groenland « d’une manière ou d’une autre ». Mais s’il dit ne pas exclure la voie militaire pour annexer ce territoire grand comme quatre fois la France, peuplé de seulement 57 000 habitants, la proposition américaine de rachat du Groenland, écartée en 2019, revient en force. Le président américain a nommé un émissaire et il évoque ouvertement les précédents historiques : la Louisiane (à la France) en 1803, la Floride (à l’Espagne) en 1819, l’Alaska (à l’Empire russe) en 1867. Donald Trump pourrait-il vraiment acheter l’île ?
Parmi les pays européens à ne pas avoir envoyé de troupes au Groenland se trouve la Hongrie. Isolé en Europe, le pays dirigé par Viktor Orbán compte pour se relancer sur Donald Trump, dont il a applaudi la nouvelle stratégie de sécurité américaine. Il continue par ailleurs de jouer la carte russe de multiples manières, alors même que la Hongrie est membre de l’Union européenne.
Alors l’Europe est-elle prête à défier Trump ? Pourquoi les États-Unis veulent-ils s’emparer du Groenland ?Nos experts :
- Général François CHAUVANCY - spécialiste de questions internationales
- Jean-Dominique GIULIANI - Président de la Fondation Robert Schuman
- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique
- Daphné BENOIT - Cheffe du pôle international - AFPThu, 15 Jan 2026 - 1h 03min - 4653 - Nicolas Domenach - Macron, récit d'une fin de règne
C dans l’air l'invité du 14 janvier 2026 avec Nicolas Domenach, chroniqueur politique, éditorialiste à Challenges et LCI, co-auteur de "Néron à l'Elysée", aux éditions Albin Michel.
"C’est l’histoire d’un homme exceptionnel... qui s’est exceptionnellement planté !". C'est ainsi que l'ouvrage se présente. L'histoire d'un président, Emmanuel Macron, "fulgurant dans la conquête, incertain puis catastrophique dans l’exercice du pouvoir". Les auteurs révèlent les coulisses des mandats Macron, de son affrontement incessant avec le chef du premier syndicat de France, Laurent Berger, à sa confrontation musclée avec François Bayrou, qui va l’amener à Matignon. Ils décrivent un président, enfermé à l’Élysée, fâché avec la plupart de ses anciens ministres, et qui n'arrive pas à reprendre le contrôle de la situation.
Le duo fait remonter à la réélection du 24 avril 2022 le déraillement de la machine. Un triomphe sans gloire et, deux mois plus tard, la perte de la majorité à l’Assemblée nationale, les prémices d'une « descente aux enfers » du résident de l’Elysée. Puis il y aura la dissolution, cette "histoire de fous", décrétée deux ans plus tard, en juin 2024, et dont le pays n’a pas fini de subir les conséquences. Au cœur de ce réquisitoire, Nicolas Domenach et Maurice Szafran n’ont pu résister à la tentation de rapprocher Macron de Néron, « des incendiaires fascinés par les feux de société qu’ils allument ».Thu, 15 Jan 2026 - 11min - 4652 - Iran : la répression s’intensifie…Trump prêt à frapper ? - Vos questions sms -
C dans l’air du 14 janvier 2026 - Iran : la répression s’intensifie…Trump prêt à frapper ?
Nos experts :
- Georges MALBRUNOT - Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient – Le Figaro
- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de D’un monde à l’autre
- Florian LOUIS - Historien, spécialiste des relations internationales, membre de la rédaction de la revue Le Grand Continent
- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, autrice de Au cœur du Chaos
- Sonia DRIDI (Duplex à Washington) - Correspondante aux Etats-Unis – LCI et France 24Wed, 14 Jan 2026 - 05min - 4651 - Les massacres en Iran, les hésitations de Trump - L'intégrale -
C dans l’air du 14 janvier 2026 - Iran : la répression s’intensifie…Trump prêt à frapper ?
Après plus de deux semaines de manifestations contre le régime des mollahs, dans un Iran privé d’Internet, il est impossible de connaître le bilan précis de la répression menée. Toutefois, plusieurs organisations humanitaires dénoncent un massacre contre le peuple iranien. L’ONG Iran Human Rights, basée à Oslo, dit avoir la confirmation de 734 victimes, mais estime que le nombre réel de morts pourrait s’élever à plusieurs milliers. Plus de 2 500 morts, dit de son côté ce mercredi l’organisation de défense des droits humains HRANA, basée aux États-Unis.
Malgré le blocus des communications, des témoignages décrivent des blessures par balles, notamment aux yeux et à la tête, et des vidéos montrent des rangées et des rangées de sacs mortuaires. D’après les États-Unis, par ailleurs, le régime menace désormais les contestataires arrêtés d’exécution. Donald Trump a promis hier une action « très forte » si des citoyens étaient exécutés après des procès expéditifs. Téhéran accuse Washington de chercher un « prétexte » en vue d’une intervention militaire pour faire tomber le régime de l’ayatollah Khamenei.
Signe d’un réel malaise à Moscou, les dirigeants russes de premier plan sont restés silencieux ces derniers jours sur la situation en Iran. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a réagi ce mercredi assurant qu’un pays tiers ne pourra pas « changer la nature des relations entre la Russie et l’Iran ». Avant lui, seul l’ancien ministre de la Défense, Sergueï Choïgou, a condamné une « nouvelle tentative de forces extérieures d’interférer dans les affaires intérieures » du pays. Pas plus que pour le Venezuela, le Kremlin ne semble décidé à venir au secours d’un pays qu’il présentait pourtant, il y a peu, comme un « allié stratégique ».
De plus en plus menaçant vis-à-vis de Téhéran, Donald Trump a également insisté une nouvelle fois ce mercredi sur le besoin « vital » pour les États-Unis de s’emparer du Groenland, avec le soutien de l’OTAN, juste avant un entretien sous haute tension à Washington entre dirigeants danois, groenlandais et américains autour de l’avenir du territoire autonome danois. Les intentions du président des États-Unis doivent être « prises très au sérieux », a estimé le Premier ministre Sébastien Lecornu. Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a annoncé l’ouverture d’un consulat au Groenland le 6 février.
Alors que se passe-t-il en Iran ? Qui est Ali Khamenei, le guide suprême de l'Iran ? Le régime des mollahs peut-il tomber ? A l’heure où Donald Trump n’exclue pas un recours à la force contre le régime iranien à quoi pourrait ressembler une intervention américaine en Iran ? Enfin quid du Groenland ?Nos experts :
- Georges MALBRUNOT - Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient – Le Figaro
- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de D’un monde à l’autre
- Florian LOUIS - Historien, spécialiste des relations internationales, membre de la rédaction de la revue Le Grand Continent
- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, autrice de Au cœur du Chaos
- Sonia DRIDI (Duplex à Washington) - Correspondante aux Etats-Unis – LCI et France 24Wed, 14 Jan 2026 - 1h 02min - 4650 - Thierry Breton - Europe: l'heure de vérité
C dans l’air l'invité du 13 janvier 2026 avec Thierry Breton, ancien commissaire européen au Marché intérieur, et ancien ministre de l'Économie, des Finances, et de l'Industrie.
Plus de 350 tracteurs ont pris position mardi aux abords de l'Assemblée nationale, à Paris, les agriculteurs en colère assurant qu'ils ne bougeraient pas tant que leurs demandes n'auraient pas été "entendues" par le gouvernement. Depuis début décembre, les manifestations d'agriculteurs se multiplient et les annonces du gouvernement vendredi après des défilés de tracteurs de la Coordination rurale puis de la Confédération paysanne dans la capitale n'ont pas suffi à calmer la colère. Ravivée par la gestion de la dermatose bovine dans le Sud-Ouest, la contestation est nourrie par la signature prévue samedi de l'accord de libre-échange UE-Mercosur et plus largement par un ras-le-bol général d'une profession confrontée directement aux aléas climatiques et économiques. À quelques jours de la signature de l'accord UE-Mercosur, samedi au Paraguay, les agriculteurs ont aussi multiplié leurs opérations ailleurs en France.
Thierry Breton, ancien commissaire européen au Marché intérieur, est notre invité. Il réagira aux conséquences de la signature de l'accord avec le Mercosur, alors même qu'Emmanuel Macron s'y est opposé. Il reviendra également sur les sanctions américaines qui le visent. Il est comme quatre autres personnalités européennes, interdit de territoire américain pour s'être engagé en faveur d'une régulation plus stricte du secteur technologique.
Wed, 14 Jan 2026 - 11min - 4649 - Agriculteurs, budget: le retour des blocages? - Vos questions sms -
C dans l’air du 13 janvier 2026 - Budget, crise agricole… Lecornu sous haute pression
Nos experts :
- Jérôme JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF
- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur
- Nathalie MAURET - Reporter politique - Groupe de presse régionale Ebra
- Olivia DETROYAT - Journaliste économique - Le FigaroTue, 13 Jan 2026 - 06min - 4648 - Agriculteurs, budget: le retour des blocages? - L'intégrale -
C dans l’air du 13 janvier 2026 - Budget, crise agricole… Lecornu sous haute pression
La semaine s’annonce compliquée pour le Premier ministre, alors que les discussions sur le budget 2026 restent très tendues et que deux motions de censure ont été déposées, l’une par le Rassemblement national, l’autre par La France insoumise. Les deux sont liées à la signature du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur. Malgré le vote négatif de la France, la colère agricole persiste. Après une semaine de mobilisation, les actions coups de poing se poursuivent dans l’Hexagone, tandis que des tracteurs de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs sont entrés dans Paris ce mardi et se sont positionnés devant l’Assemblée nationale. Ces derniers ont échangé avec des parlementaires avant d’être reçus à 14 h à Matignon.
Autre dossier sur le bureau du Premier ministre : le projet de loi de finances, dont l’examen reprend ce mardi à l’Assemblée nationale. Avec, comme en octobre, toujours les mêmes points d’achoppement, le même risque d’aboutir à un rejet du texte et la question d’un recours au 49.3 relancée. « Rien n’est exclu », a répété mardi la porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon, à propos du 49.3 ou des ordonnances, ces textes édictés par le gouvernement sans l’aval du Parlement. Plusieurs responsables, à l’image de l’ancien président socialiste François Hollande ou de l’ex-Premier ministre LR Michel Barnier, pressent le gouvernement d’abréger les débats en recourant rapidement à cet outil, qui lui permet de faire adopter un texte sans vote, mais l’expose à une motion de censure. Signe de fébrilité ? L’exécutif a agité vendredi dernier la menace d’une nouvelle dissolution en cas de censure du gouvernement, faisant savoir qu’il se préparait à des législatives anticipées en même temps que les municipales en mars.
La semaine s’annonce également déterminante pour Marine Le Pen et le Rassemblement national, avec l’ouverture ce mardi du procès en appel de l’affaire des assistants parlementaires européens du parti. En première instance, l’ancienne présidente du FN a été condamnée à quatre ans de prison, dont deux ferme, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire pour détournement de fonds publics. Le tribunal avait décrit « un système organisé » pour rémunérer des collaborateurs du parti avec l’argent du Parlement européen. Les fonds détournés ont été évalués à plus de 4,4 millions d’euros entre le 1er juillet 2004 et le 15 février 2016. Vingt-cinq prévenus étaient sur le banc des accusés : tous ont été condamnés et la moitié a fait appel.
Ce procès en appel va durer un mois et la décision est attendue avant l’été. L’enjeu politique et juridique est colossal. En cas de nouvelle condamnation, Marine Le Pen a affirmé en novembre dernier qu’elle ne se présenterait « évidemment pas » à l'élection présidentielle, laissant la voie libre à une candidature du président du RN, Jordan Bardella.Nos experts :
- Jérôme JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF
- Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur
- Nathalie MAURET - Reporter politique - Groupe de presse régionale Ebra
- Olivia DETROYAT - Journaliste économique - Le FigaroTue, 13 Jan 2026 - 1h 03min - 4647 - Paix en Ukraine: Trump y croit, l'Europe aussi... - L'intégrale -
C dans l’air du 16 décembre 2025 - Paix en Ukraine: Trump y croit, l'Europe aussi...
Est-ce enfin un vrai tournant, près de quatre ans après le début de l'invasion russe en Ukraine ? Le président des États-Unis a affirmé qu'un accord n'a « jamais » été aussi « proche » afin de mettre fin à la guerre, ce lundi 15 décembre. Des propos prononcés depuis le Bureau ovale, à la suite d'un entretien avec son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, et plusieurs dirigeants européens réunis à Berlin. Les États-Unis ont assuré avoir offert à Kiev des garanties de sécurité « très fortes », comparables à la protection permise par l'article 5 de l'Otan, tout en restant acceptables pour Moscou.
De leur côté, les dirigeants des principaux pays européens, dont la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne, ont fait part d'une proposition de « force multinationale pour l'Ukraine ». Cette unité, formée par des pays « volontaires » et soutenue par les États-Unis, aurait pour objectif d'aider l'Ukraine à maintenir durablement une armée de 800 000 soldats. Un « mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu », dirigé par Washington, est également prévu. Désormais, il appartient « à la Russie de montrer sa volonté d'œuvrer en faveur d'une paix durable », ont avancé les dirigeants européens.
Ce mardi, le Kremlin a écarté la proposition de Volodymyr Zelensky d’une trêve de Noël. Dans une interview à la chaîne ABC News, diffusée hier, un vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, avait répété que la Russie n'accepterait « à aucun moment » la présence en Ukraine de forces de l'Otan ou de troupes européennes.
Après sa rencontre avec le chancelier allemand Friedrich Merz à Berlin et un appel téléphonique avec Donald Trump hier soir, Volodymyr Zelensky a déclaré aux journalistes ukrainiens qu’il refusait d’abandonner le Donbass. « Les Américains veulent trouver un compromis. Ils proposent une zone économique libre », a-t-il poursuivi. « Je tiens à le souligner une fois de plus : une zone économique libre ne signifie pas un contrôle de la Fédération de Russie. Ce sont des caractéristiques importantes pour moi dans toute discussion concernant le Donbass. Ni de jure ni de facto, nous ne reconnaîtrons le Donbass comme russe », a-t-il déclaré avant de se rendre, cet après-midi, à un sommet du Conseil de l'Europe sur d'éventuelles réparations visant à indemniser l'Ukraine face à l'offensive russe.
L'événement, qui se tient à La Haye, réunit de hauts responsables européens afin de mettre en place un organisme international chargé de statuer sur des dizaines de milliards d'euros. L’option d’un « prêt de réparation », gagé sur les avoirs russes immobilisés, provoque toujours des dissensions au sein des Vingt-Sept. Soutenu par de nombreux États membres de l'Union européenne, dont l'Allemagne, ce plan se heurte à l'opposition ferme de la Belgique, rejointe par trois pays (Bulgarie, Malte, Italie). Les dirigeants de l'UE vont devoir trancher lors d'un sommet qui débute jeudi.
Pendant ce temps, la guerre se poursuit sur le front ukrainien, mais aussi bien au-delà. Le Service de sécurité ukrainien (SBU) a mené ces derniers jours une attaque contre deux plateformes pétrolières russes en mer Caspienne, à 700 kilomètres de ses frontières. Ces frappes, qui rappellent l’opération « Toile d’araignée », ont contraint le géant Lukoil à suspendre sa production. Kiev a également affirmé, lundi, avoir « fait exploser » un sous-marin russe à l’aide d’un drone naval dans le port de Novorossiïsk, en Russie, au bord de la mer Noire.
Nos experts :
-Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique -Le Figaro,ancienne correspondante en Russie
- Samantha de BENDERN - Chercheuse en relations internationales - Chatam House
- Lucas MENGET - Grand reporter, réalisateur du documentaire Des trains dans la guerre
- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale, Université Catholique de LilleTue, 16 Dec 2025 - 1h 03min - 4646 - Benjamin Haddad - Pourparlers sur l'Ukraine: de réels progrès?
C dans l’air l'invité du 15 décembre 2025 avec Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l'Europe.
Arrivera-t-on bientôt à un accord de paix ? Arrivé hier à Berlin pour de nouveaux pourparlers avec le chancelier Friedrich Merz, mais aussi les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, le président ukrainien Volodymyr Zelensky paraît vouloir engager ces négociations cruciales dans un état d'esprit d'ouverture et de recherche du compromis. Dans un geste visant visiblement à faire avancer les pourparlers pour mettre fin à la guerre provoquée par l'invasion russe, il a déclaré être prêt à renoncer aux demandes d'adhésion de l'Ukraine à l'Otan, en échange de garanties bilatérales de sécurité conclues avec les Etats-Unis, des membres de l'Union européenne et un certain nombre d'autres pays.
Le dirigeant ukrainien sait pertinemment - et a d'ailleurs admis - qu'il était peu probable que son pays rejoigne l'Otan dans un avenir proche, tant est forte l'opposition de la Russie sur ce point. "La non-adhésion de Kiev à l'Otan est une "pierre angulaire" des pourparlers, a rappelé Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, aujourd'hui. Washington n'a pas encore fait connaître sa position sur les amendements proposés par l'Ukraine et ses alliés européens au plan de paix américain.
Dans ces négociations, l'Europe cherche à faire valoir sa voix et ses intérêts. Dans la foulée de Macron, le chancelier allemand est désormais lui aussi à la manoeuvre. Hôte des pourparlers se déroulant en Allemagne, Friedrich Merz s'est montré particulièrement virulent dans un discours prononcé en Bavière, samedi, comparant la guerre de Poutine en Ukraine à l'annexion par Adolf Hitler des régions frontalières germanophones de la Tchécoslovaquie en 1938.
Benjamin Haddad , ministre délégué chargé de l'Europe, est notre invité. Il reviendra avec nous sur la situation des pourparlers concernant l'Ukraine, mais aussi sur le rôle que les Européens peuvent jouer. Comment qualifier la relation transatlantique actuellement, alors que le gouvernement américain a averti récemment l'UE d'un risque d'"effacement civilisationnel" ?Tue, 16 Dec 2025 - 11min - 4645 - Ces épidémies qui inquiètent les agriculteurs... et l'OMS - Vos questions sms -
C dans l’air du 15 décembre 2025 - Ces épidémies qui inquiètent les agriculteurs... et l'OMS
Nos experts :
-Frédéric DENHEZ - Journaliste, spécialiste des questions environnementales - Marianne
- Nicolas BERROD - Journaliste, chef adjoint du service santé sciences au Parisien - Aujourd’hui en France
- Olivia DETROYAT - Journaliste économique - Le Figaro, en charge du suivi de l’agriculture
- Gaelle MACKE - Directrice déléguée de la rédaction - ChallengesMon, 15 Dec 2025 - 08min - 4644 - Ces épidémies qui inquiètent les agriculteurs... et l'OMS - L'intégrale -
C dans l’air du 15 décembre 2025 - Ces épidémies qui inquiètent les agriculteurs... et l'OMS
L'épidémie de dermatose nodulaire continue de se propager sur le territoire, et les agriculteurs se font entendre. Plusieurs actions de blocage se déroulent ce lundi 15 décembre dans le sud de la France, en réaction à l’abattage de plus de 200 bovins en Ariège la semaine dernière. Routes coupées et mobilisation témoignent d’un mécontentement croissant dans la profession, alors que la ministre de l’Agriculture est attendue ce lundi après-midi à Toulouse pour aborder la crise et lancer symboliquement une grande campagne sanitaire : la vaccination d’un million de bovins en France.
« Bien sûr qu'il y a de l'angoisse, parce que chacun s'imagine que le virus est à la porte de son bâtiment d'élevage. Mais la situation est sous contrôle », a tenté de rassurer Annie Genevard ce matin sur France 2, ajoutant que la « discussion sur la suspension des abattages est ouverte ». « Les éleveurs font des propositions sérieuses et réfléchies. Nous allons écouter, regarder, concerter », a promis la ministre.
Après être apparue cet été en Savoie, la dermatose nodulaire touche désormais l’Aude, où un premier cas a été détecté ce lundi, après avoir affecté la Haute-Garonne, la Savoie, l'Ain, le Jura, les Pyrénées et l'Ariège. Une maladie qui inquiète et divise le monde agricole. Car si la FNSEA appelle au calme et défend la stratégie gouvernementale, des éleveurs s'opposent à l'abattage systématique des troupeaux touchés et dénoncent le lancement bien trop tardif d’une campagne de vaccination. D’autres pointent l’inaction de l’État face à cette maladie et appellent à un contrôle accru des mouvements d’animaux.
La ministre défend de son côté sa stratégie, affirmant s'appuyer sur « ce que la science nous dit, ce que les vétérinaires nous disent, ce que les pays étrangers ont appliqué ». « Il y a trois piliers : le dépeuplement (c'est-à-dire l’abattage, ndlr), la vaccination et la restriction des mouvements », a-t-elle énuméré, ajoutant que « cette stratégie a fonctionné en Savoie, en Haute-Savoie, dans le Jura, en Italie, en Espagne ». « Il faut que chacun ait conscience que l'ennemi, c'est le virus. D'abord, il faut respecter les consignes. Il faut limiter les mouvements, sinon tout va s'étendre et on ne maîtrisera plus rien », a insisté Annie Genevard ce lundi matin.
Depuis vendredi dernier, les blocages se multiplient aux quatre coins de la France pour dénoncer la politique sanitaire du gouvernement. Et c’est loin d’être fini. Après d’importantes mobilisations menées tout le week-end, les syndicats ont déjà appelé à d’autres actions toute la semaine. Car d'autres dossiers brûlants alimentent aussi la colère des agriculteurs, comme la baisse annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC) européenne, l'accord de libre-échange prévu entre l'UE et les États du Mercosur, mais aussi la résurgence de la grippe aviaire.
Le virus H5N1 atteint un niveau inédit et la France se retrouve parmi les pays les plus frappés par une grippe aviaire en pleine accélération. Entre foyers qui se multiplient, propagation fulgurante en Europe du Nord et risque de mutation, l’hiver s’annonce sous haute surveillance. La circulation très active du virus fait en effet craindre le passage de ce virus à l’humain.
Alors, qu’est-ce que la dermatose nodulaire ? Derrière l’épidémie, quelles sont les raisons de la colère des éleveurs ? Enfin, pourquoi la grippe aviaire inquiète-t-elle particulièrement les autorités sanitaires cette année ?
Nos experts :
-Frédéric DENHEZ - Journaliste, spécialiste des questions environnementales - Marianne
- Nicolas BERROD - Journaliste, chef adjoint du service santé sciences au Parisien - Aujourd’hui en France
- Olivia DETROYAT - Journaliste économique - Le Figaro, en charge du suivi de l’agriculture
- Gaelle MACKE - Directrice déléguée de la rédaction - ChallengesMon, 15 Dec 2025 - 1h 03min - 4643 - Dossier Epstein : le compte à rebours est lancé pour Trump -
C dans l’air du 13 décembre 2025 - Dossier Epstein : le compte à rebours est lancé pour Trump
Nos experts :
- Laurence HAIM - Journaliste, ancienne correspondante aux États-Unis - Auteure de « Ghislaine Maxwell, une femme amoureuse »
- Lucas MENGET - Grand reporter
- Jean-Bernard CADIER - Journaliste, ancien correspondant aux Etats-Unis - Auteur de « Néron à la Maison Blanche »
- Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine - Auteure de « L’art de trumper »Sat, 13 Dec 2025 - 04min - 4642 - Claire Hédon - enfant tondu: la défenseur des droits s'autosaisit
C dans l’air l'invitée du 13 décembre 2025 avec Claire Hédon, Défenseure des droits
Claire Hédon s'exprimera au sujet des révélations concernant l'enfant tondu par des éducateurs d'un foyer parisien accueillant des mineurs placés par l'Aide sociale à l'enfance. Des faits dont elle s'est autosaisie, dénonçant une "situation épouvantable".
Les employés en cause ont filmé la scène et l'ont diffusée sur un groupe WhatsApp d'éducateurs. On y voit l'enfant, âgé de 8 ans, torse nu, assis sur une chaise les bras croisés, se faire raser la tête. Hier soir, sa mère a porté plainte pour violences volontaires. Selon la Ville de Paris, ces faits "gravissimes" se sont déroulés en février 2025.
L’avocat de la famille, Axel Delaunay-Belleville, s’étonne que la collectivité n’ait communiqué que mardi alors qu’elle était informée « depuis septembre », affirme-t-il. « Quand la Mairie de Paris pond un communiqué mardi matin en expliquant qu’ils mènent des investigations… enfin on est en décembre ! C’est du sauve-qui-peut », déplore pour sa part l’avocat de la famille, Axel Delaunay-Belleville.
De son côté, le parquet de Paris a annoncé mardi avoir ouvert une enquête pour violences volontaires sur mineur de moins de 15 ans par personne ayant autorité, et une inspection administrative est en cours dans les locaux du foyer parisien, a indiqué la ville de Paris.
La diffusion de cette vidéo illustre une fois encore les dysfonctionnements de l'Aide sociale à l'enfance, dont plus de 380 000 jeunes bénéficient de ses mesures. Fin janvier, la décision-cadre de la Défenseure des droits relative à la protection de l'enfance alertait sur la situation, de même que le rapport Santiago en avril 2025.
Un sujet dont se saisissent également les parlementaires puisqu'une proposition de loi visant à assurer le droit de chaque mineur placé à disposer d’un avocat a été adoptée à l'unanilité par les députés le 12 décembre dernier. Elle doit maintenant être examiné au Sénat.Sat, 13 Dec 2025 - 11min - 4641 - Dossier Epstein : le compte à rebours est lancé pour Trump - L'intégrale -
C dans l’air du 13 décembre 2025 - Dossier Epstein : le compte à rebours est lancé pour Trump
Donald Trump ne parvient pas à se sortir de l'affaire Epstein. Suite à une loi signée par le président américain, un juge fédéral a ordonné mercredi, et pour la troisième fois en quelques jours, la levée du secret sur des documents judiciaires relatifs à l'affaire du criminel sexuel Jeffrey Epstein. Les révélations pourraient avoir lieu d’ici au 19 décembre, date butoir fixée par la loi.
Après avoir dévoilé il y a peu les photos de la résidence de Jeffrey Epstein à Little Saint James, l’île privée des Caraïbes où il aurait organisé son trafic sexuel, des élus démocrates ont rendu publiques cette nuit de nouvelles photos. Donald Trump apparaît sur plusieurs d’entre-elles. La pression est maximale sur le locataire de la Maison-Blanche. D'autant que son comportement interroge. Alors qu’il avait estimé durant sa campagne qu'il fallait faire toute la lumière sur ce dossier, il a semblé vouloir tout faire pour étouffer l'affaire une fois revenu au pouvoir.
L’affaire Epstein n’est pas la seule à agiter l’actualité américaine. La bataille entre Netflix et la Paramount pour racheter le géant du divertissement Warner Bros Discovery fait elle aussi les gros titres outre-Atlantique.
Entre Netflix, le champion mondial du streaming, et la Warner, l’affaire semblait entendue. Mais la Paramount a contre-attaqué, avec une offre à 108 milliards de dollars. L'entreprise est dirigée par David Ellison, le fils du milliardaire Larry Ellison, proche de Donald Trump. L'affaire prend donc un tour politique. D'autant que l'offre comprend le rachat de la branche média de la Warner, propriétaire de la chaine de télévision CNN. Donald Trump accuse depuis longtemps cette chaine de servir ses opposants démocrates et d’être un « ennemi du peuple ». Un changement de propriétaire et de ligne éditoriale ne serait pas pour lui déplaire. S'il se défend de toute ingérence dans ce dossier, il argue que Netflix, pour des raisons juridiques anti-trust, ne pourrait peut-être pas racheter la Warner.
Le président américain n'est pas la seule personnalité au cœur du scandale Epstein. Andrew, le frère de l'actuel roi Charles III, était également très proche du criminel sexuel. Virginia Giuffre, principale plaignante de l’affaire Jeffrey Epstein, avait pris la parole pour expliquer qu'Andrew l'avait violé. Andrew a depuis été déchu de son titre de prince et s'est vu retirer toutes les distinctions honorifiques liées à celui-ci.
Que savait Donald Trump des crimes de Jeffrey Epstein ?
Comment le président américain compte-t-il peser dans le rachat de la Warner ?
Combien de personnalités ont-elles été impliquées dans les crimes de Jeffrey Epstein ?
Nos experts :
- Laurence HAIM - Journaliste, ancienne correspondante aux États-Unis - Auteure de « Ghislaine Maxwell, une femme amoureuse »
- Lucas MENGET - Grand reporter
- Jean-Bernard CADIER - Journaliste, ancien correspondant aux Etats-Unis - Auteur de « Néron à la Maison Blanche »
- Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine - Auteure de « L’art de trumper »Sat, 13 Dec 2025 - 1h 03min - 4640 - Vincent Munier - Montrer la nature pour la protéger
C dans l’air l'invité du 12 décembre 2025 avec Vincent Munier, photographe animalier et réalisateur. Son film "Le chant des forêts" sort au cinéma mercredi.
Après La Panthère des neiges, le photographe Vincent Munier aborde la transmission, entre son père, son fils, lui-même et le spectateur, de l’observation de la nature. Il détaille ce travail contemplatif et revendique «un militantisme en douceur».
"La nature n’est pas un spectacle, c’est une vie partagée". C’est une des dernières phrases qu’on saisit dans le Chant des forêts. Le deuxième documentaire de Vincent Munier est une immersion profonde au cœur des Vosges, et de sa forêt...A la recherche des animaux sauvages.
Si les populations d'espèces sauvages sont en hausse en France selon un récent rapport du WWF, il y a de quoi s'inquiéter pour certaines d'entre elles, dont le lynx. Montrer la nature pour la protéger, c'est la démarche de notre invité.Sat, 13 Dec 2025 - 12min - 4639 - Pouvoir d'achat : un Noël à crédit - Vos questions sms -
C dans l’air du 12 décembre 2025 - Pouvoir d'achat : un Noël à crédit
Nos experts :
- Emmanuel DUTEIL - Directeur de la rédaction L’Usine Nouvelle
- Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste La Tribune Dimanche
- Géraldine HOUDAYER - Rédactrice en chef adjointe de la rédaction numérique ICI, spécialiste de la consommation
- Olivia DETROYAT - Journaliste économique Le Figaro, spécialiste de la grande distributionFri, 12 Dec 2025 - 08min - 4638 - Pouvoir d'achat : un Noël à crédit - L'intégrale -
C dans l’air du 12 décembre 2025 - Pouvoir d'achat : un Noël à crédit
Le budget de Noël risque de manquer pour cette fin d’année 2025. Face à l’instabilité budgétaire et économique, les Français se montrent plus frileux que d’habitude sur les achats des fêtes de fin d’année. En effet, selon une étude réalisée par CSA Research pour Cofidis, les Français vont consacrer 491 euros en moyenne. Un chiffre au plus bas depuis 2017.
Le budget consacré par les Français aux fêtes de Noël va baisser de 7,5% par rapport à 2024, soit 38 euros de moins et de 11% par rapport à 2023, soit 59 euros de moins.
Les fêtes de Noël vont peser lourd dans le porte-monnaie. Selon une enquête réalisée par Flashs pour Ymanci, plus de 4 Français sur 10 (41%) n’ont pas les liquidités suffisantes pour financer leurs cadeaux de Noël. Ces derniers vont s'orienter vers trois options : débloquer tout ou partie de leur épargne, s'endetter via un découvert autorisé, un crédit ou un paiement échelonné.
Plus surprenant encore, 56% des Français interrogés paieront encore les conséquences de leurs achats de Noël en mars ou avril 2026.
Un nouveau coup dur est à venir dans le portefeuille des Français. Une flambée des cotisations des mutuelles se profile. Après une hausse de 6% en 2025, les tarifs des complémentaires santé devraient à nouveau grimper pour les particuliers en 2026, entre 3,4 et 8% selon les contrats. Mais les experts anticipent déjà un rattrapage dès 2027. Une énième hausse est attendue en raison de l’instauration d’une taxe sur les mutuelles. En effet, un milliard d’euros figure au projet de loi de financement de la Sécurité sociale adopté lundi dernier par l’Assemblée nationale.
Coup de projecteur sur le budget "courses" de 2026. Depuis le 1er décembre, jusqu’au 1er mars, les négociations commerciales entre la grande distribution et l'industrie agroalimentaire ont commencé. Un rendez-vous souvent marqué par d’importantes tensions. Cette année, la baisse des prix de certaines matières premières est attendue. On en parlera avec Thierry Cotillard, patron du Groupement Mousquetaires/Intermarché.
Quel budget pour les Français en cette fin d’année ? Avec la taxe sur les mutuelles, votre cotisation va-t-elle augmenter ? Alors que les négociations commerciales entre l'industrie agro-alimentaire et les distributeurs ont commencé, peut-on espérer une baisse des prix ?
Nos experts :
- Emmanuel DUTEIL - Directeur de la rédaction L’Usine Nouvelle
- Bruno JEUDY - Directeur délégué et éditorialiste La Tribune Dimanche
- Géraldine HOUDAYER - Rédactrice en chef adjointe de la rédaction numérique ICI, spécialiste de la consommation
- Olivia DETROYAT - Journaliste économique Le Figaro, spécialiste de la grande distributionFri, 12 Dec 2025 - 1h 05min - 4637 - Nicolas Dufourcq - La dette française, un "déni collectif"?
C dans l’air l'invité du 11 décembre 2025 avec Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, auteur de "La Dette sociale de la France", aux éditions Odile Jacob.
La dette..."Tout le monde en connaît l’existence (...) Il s’agit d’un crédit à la consommation, et non d’un investissement dans le futur de la France ou dans sa défense contre des ennemis. Elle paie les factures mensuelles de millions de nos concitoyens", écrit Nicolas Duforucq. Dans "La Dette sociale de la France", le directeur général de la Banque publique d'investissement (BPI), décrit notre société vieillissante, et les défis qu'elle doit relever pour surmonter ses peurs. Il revient aussi sur 50 ans de hausse de la dette. Alors que nous fêtons les 80 ans de la Sécurité sociale, il relate comment le pays en est arrivé là, et quelles mesures il faudrait prendre, selon lui, pour sauver notre système social, et protéger les générations futures.
Nicolas Dufourcq reviendra également avec nous sur l'adoption mardi du budget de la Sécu. Un ouf de soulagement pour le Premier ministre Sébastien Lecornu, mais quelles conséquences pour les milieux économiques ? Et sur la dette ?Fri, 12 Dec 2025 - 11min - 4636 - Ukraine : Zelensky prêt à lâcher des territoires - Vos questions sms -
C dans l’air du 11 décembre 2025 - Ukraine : Zelensky prêt à lâcher des territoires
Nos experts :
- James ANDRÉ - Grand reporter – France 24
- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, ancienne correspondante en Russie
- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux
- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de D’un monde à l’autre
- Marion VAN RENTERGHEM ( en duplex) - Grand reporter, chroniqueuse - L’Express, auteure de Le piège Nord StreamThu, 11 Dec 2025 - 05min - 4635 - Ukraine : Zelensky prêt à lâcher des territoires - L'intégrale -
C dans l’air du 11 décembre 2025 - Ukraine : Zelensky prêt à lâcher des territoires
Une proposition concernant des concessions territoriales ukrainiennes dans le cadre d'un plan pour mettre fin à la guerre en Ukraine a été soumise à Donald Trump, a annoncé ce jeudi 11 décembre le chancelier allemand Friedrich Merz. Le président américain s’était montré ces derniers jours particulièrement critique envers les dirigeants ukrainiens et même européens. Hier, il a déclaré avoir eu des "mots assez forts" pendant son entretien un peu plus tôt avec le président de la République, le Premier ministre britannique et le chancelier allemand.
"Ils aimeraient que nous participions à une réunion en Europe ce week-end. Nous allons prendre une décision en fonction de ce qu’ils nous diront. Nous ne voulons pas perdre notre temps", a ensuite affirmé Donald Trump, ajoutant : "Avant d’aller à une réunion, il y a des choses que nous voulons savoir". Mardi, dans une interview accordée au média en ligne Politico, quelques jours après la publication de la Stratégie de sécurité nationale américaine, Donald Trump a également redoublé de critiques contre des dirigeants politiques européens qu’il juge faibles et une Europe déclinante ; contre l’Ukraine, qui n’a selon lui aucune chance car la Russie est la plus grande, et un Zelensky "perdant" accusé d’"utiliser la guerre" pour ne pas remettre en jeu son mandat.
Visé par de nouveaux propos acerbes de Donald Trump, le président ukrainien avait assuré mardi être "prêt" à organiser une élection présidentielle en Ukraine, mais pas dans n’importe quelles conditions. "Je demande maintenant (...) aux États-Unis de m'aider, avec nos partenaires européens, à garantir la sécurité nécessaire pour la tenue d'élections. Si cela se produit, l'Ukraine sera prête à organiser des élections dans les 60 à 90 prochains jours", a-t-il assuré. Avec cette déclaration, Volodymyr Zelensky renvoie la balle aux Américains, qui ont échoué à obtenir un cessez-le-feu malgré des mois de négociations avec la Russie.
Pour l’heure, la guerre se poursuit et l'Ukraine a lancé ce jeudi une importante attaque aérienne sur Moscou et plusieurs régions de Russie. En mer Noire, un pétrolier russe de sa flotte fantôme a également été touché hier par un drone ukrainien. Le secteur énergétique russe, poumon économique du pays, est sous la pression des sanctions occidentales visant à assécher le financement de la guerre menée par Moscou et de l’intensification, depuis cet été, des frappes ukrainiennes qui visent ses raffineries et infrastructures d’hydrocarbures. Selon l’AIE, les revenus pétroliers du pays sont tombés à leur plus bas niveau depuis 2020.
Alors, où en sont les discussions sur un plan de paix en Ukraine ? Pourquoi Donald Trump multiplie-t-il les critiques envers l’Europe ? Faut-il craindre des ingérences étrangères lors des prochaines élections en France ? Enfin, que faut-il retenir du débat et du vote sur la défense nationale qui se sont déroulés hier à l’Assemblée ?
Nos experts :
- James ANDRÉ - Grand reporter – France 24
- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, ancienne correspondante en Russie
- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux
- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de D’un monde à l’autre
- Marion VAN RENTERGHEM ( en duplex) - Grand reporter, chroniqueuse - L’Express, auteure de Le piège Nord StreamThu, 11 Dec 2025 - 1h 05min - 4634 - Michel Barnier - Budget: la droite dans tous ses états!
C dans l’air l'invité du 10 décembre 2025 avec Michel Barnier, député LR de Paris, ancien Premier ministre, également ancien vice-président de la Commission européenne, et commissaire européen au Marché intérieur.
Sébastien Lecornu a salué l'adoption hier du budget de la Sécurité sociale en nouvelle lecture à l'Assemblée, "après un débat exigeant, sans 49.3" et grâce à une "majorité de responsabilité" qui "montre que le compromis n’est pas un slogan". Il a "remercié" les députés qui soutiennent son gouvernement et ont voté le texte "parfois éloigné de leurs propres convictions", alors que les députés Horizons se sont majoritairement abstenus, ne soutenant pas la suspension de la réforme des retraites concédée aux socialistes, ainsi que les Républicains bien que plus partagés.
Les députés ont donc voté ce mardi pour le budget de la Sécurité sociale, à 13 voix près, offrant un soulagement certain au gouvernement. De son côté, le Projet de loi de finances (PLF), rejeté à l’Assemblée nationale le 21 novembre, est encore en discussion au Sénat. La France a un budget 2026, ou presque. L'Assemblée nationale a voté la partie dépenses du Projet de loi de finances de la Sécurité sociale (PLFSS) par treize voix d'écart. Cela devrait se traduire par un déficit de la "Sécu" limité à 19,6 milliards d'euros en 2026. Parmi les mesures phares du projet, il y a effectivement la suspension de la réforme des retraites, le congé de naissance, qui sert l'objectif de "réarmement démographique" d'Emmanuel Macron, ou encore une surtaxe exceptionnelle sur les mutuelles.
Dans une récente tribune aux Echos, Michel Barnier avait indiqué qu'il ne voterait pas ce budget. "On ne doit jamais marchander l'équilibre et la pérennité de notre modèle social au prix de petits calculs politiques irresponsables et de courte vue", estime-t-il. "L'esprit de compromis ne doit pas conduire à tout céder, à tout brader", a-t-il ajouté. Dans C dans l'air l'invité, il réagira au vote du budget de la Sécurité sociale, survenu hier soir à l'Assemblée.Thu, 11 Dec 2025 - 11min - 4633 - Lecornu dompte l'Assemblée, Sarkozy dynamite la droite - Vos questions sms -
C dans l’air du 10 décembre 2025 - Lecornu dompte l'Assemblée, Sarkozy dynamite la droite
Nos experts :
- Jérôme JAFFRÉ - Politologue, chercheur associé au CEVIPOF
- Cécile CORNUDET - éditorialiste politique aux Échos
- Soazig QUEMENER - Rédactrice en chef à la Tribune Dimanche
- Sylvie PIERRE BROSSOLETTE - Editorialiste politique au PointWed, 10 Dec 2025 - 07min - 4632 - Lecornu dompte l'Assemblée, Sarkozy dynamite la droite - L'intégrale -
C dans l’air du 10 décembre 2025 - Lecornu dompte l'Assemblée, Sarkozy dynamite la droite
À 13 voix près, le budget de la Sécurité sociale a été adopté hier soir à l’Assemblée nationale. Jusqu’au bout, l’issue du vote semblait incertaine. Finalement, la stratégie adoptée par le Premier ministre s’est, sur ce texte, révélée payante : Sébastien Lecornu a tenu son engagement de ne pas utiliser l’article 49-3 et d’obtenir le soutien ou la neutralité des groupes d’opposition socialistes et écologistes, à coups de concessions accordées jusqu’au dernier moment. Nommé il y a trois mois à Matignon, le Premier ministre sort provisoirement renforcé de ce scrutin à haut risque qui a révélé une Assemblée nationale profondément éclatée, où les alliances habituelles se sont brouillées.
Si les groupes Renaissance et MoDem ont serré les rangs, les LR ont majoritairement choisi l’abstention, suivant la ligne de Laurent Wauquiez. Du côté du Parti socialiste, où 63 députés sur 69 ont voté pour ce budget de la Sécurité sociale, on assume une volonté « d’être utile » et l’on défend des victoires : suspension de la réforme des retraites, pas de gel des pensions ni de doublement des franchises médicales, ou encore rehaussement de l’enveloppe allouée à l’Ondam à 3 %.
La France insoumise, de son côté, dénonce un « changement d’alliance » des socialistes et une trahison. Les députés du groupe présidé par Mathilde Panot ont unanimement rejeté le PLFSS, pointant « une aberration budgétaire ». Même unanimité du côté du RN, qui jugeait très probable un rejet du texte et appelait depuis plusieurs jours à une nouvelle dissolution.
Et maintenant ? Le budget de la Sécu va repartir au Sénat, puis revenir à l’Assemblée nationale en vue d’une dernière lecture qui pourrait intervenir le 16 décembre. Après cette étape décisive pour le budget de la Sécurité sociale, le budget de l’État pour 2026 va de nouveau faire l’objet de toutes les attentions. Sébastien Lecornu a réaffirmé ce mercredi en Conseil des ministres que son « objectif » était « de doter la France d’un budget de l’État d’ici au 31 décembre », jugeant que c’était « possible », a rapporté la porte-parole du gouvernement. Mais « si un accord est impossible entre l’Assemblée nationale et le Sénat », qui doivent se réunir en « commission mixte paritaire » le 19 décembre, « nous poursuivrons probablement ces discussions en janvier », a déclaré Maud Bregeon sur France 2. Aussi, pour éviter un blocage des finances publiques, Matignon et Bercy ont déjà commencé à préparer une « loi spéciale », comme l’a indiqué le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, lors d’une réunion au Sénat.
Alors que l’examen des textes budgétaires pour l’an prochain va continuer à animer les discussions parlementaires, un rapport publié ce lundi 8 décembre pour le think tank Terra Nova, intitulé « Comptes publics : en finir avec le n’importe quoi (qu’il en coûte) », fait parler de lui. Dans ce document, l’économiste Guillaume Hannezo préconise deux mesures pour enrayer l’élargissement de la dette : réduire le taux d’épargne des retraités et relever la taxe sur la valeur ajoutée. Il a accordé une interview à nos journalistes.
Alors, quelles sont les principales mesures du PLFSS pour 2026 ? Quelles sont les leçons de ce vote sur le budget de la Sécurité sociale à l’Assemblée nationale ? Enfin, que contient le dernier livre de Nicolas Sarkozy, Le Journal d’un prisonnier ?
Nos experts :
- Jérôme JAFFRÉ - Politologue, chercheur associé au CEVIPOF
- Cécile CORNUDET - éditorialiste politique aux Échos
- Soazig QUEMENER - Rédactrice en chef à la Tribune Dimanche
- Sylvie PIERRE BROSSOLETTE - Editorialiste politique au PointWed, 10 Dec 2025 - 1h 04min - 4631 - Jean-Paul Rouve - Des "Tuche" au "bourgeois"
C dans l’air l'invité du 9 décembre 2025 avec Jean-Paul Rouve, comédien, scénariste et réalisateur.
Jean-Paul Rouve, découvert au sein de la troupe comique Les Robins des Bois en 1996, célèbre réalisateur des "Tuche", est à l'affiche de la comédie de Molière "Le Bourgeois gentilhomme", revisitée par Jérémie Lippmann, au Théâtre Antoine, à Paris. Un spectacle à grand succès, prolongé jusqu'au 31 janvier, et qui partira en tournée à partir de septembre 2026.
Une pièce au texte très dense, mais à la résonnance actuelle. Le mépris de classe, l'importance de l'habit, des apparences, du paraître...Et la volonté d'accéder à un monde qui n'est pas le sien. C'est aussi sur cette satire sociale que s'appuient les films "Les Tuche", une référence à ses origines sociales. Fils d'ouvrier, Jean-Paul Rouve se revendique comme un "éternel élève". J'apprends tous les jours, en regardant, en lisant, en voyant un autre acteur", a-t-il affirmé sur France Info.
Jean-Paul Rouve, comédien, scénariste et réalisateur est notre invité. Il nous donnera sa vision du "Bourgeois gentilhomme", pièce culte, sans cesse réinventée.Wed, 10 Dec 2025 - 12min - 4630 - Budget de la Sécu : qui est (encore) avec Lecornu ? - Vos questions sms -
C dans l’air du 9 décembre 2025 - Budget de la Sécu : qui est encore avec Lecornu ?
Nos experts :
- Christophe Barbier - Editorialiste à Franc-Tireur
- Myriam Encaoua - Journaliste et présentatrice de Tout Est Politique sur Franceinfo
- Lucie Robequain - Directrice des rédactions de la Tribune
- Jérôme Fourquet - Directeur département Opinion à l’IFOPTue, 09 Dec 2025 - 04min - 4629 - Budget de la Sécu : qui est (encore) avec Lecornu ? - L'intégrale -
C dans l’air du 9 décembre 2025 - Budget de la Sécu : qui est (encore) avec Lecornu ?
Passera ou ne passera pas ? Les députés doivent voter solennellement ce mardi, en fin d’après-midi, sur l'ensemble du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026. Un vote crucial qui contient la suspension de la réforme des retraites. En cas de rejet, la suspension de la réforme des retraites sera remise sine die, et au-delà, c’est toute la procédure budgétaire qui pourrait dérailler.
Le scrutin s'annonce serré, et son résultat très incertain, dans une Assemblée nationale très divisée. Sébastien Lecornu tente le pari de faire adopter sans majorité le projet, alors qu'il s'est assuré du soutien des socialistes, mais risque d'être lâché par les siens. À ce stade, personne n’est vraiment capable de dire comment les choses vont tourner dans l’Hémicycle sur ce texte largement réécrit par les députés. Alors, que restera-t-il du budget de la Sécurité sociale ? Que contient la copie finale ?
Avant le vote, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, a affirmé ce mardi que « l’échec du PLFSS serait grave pour tout le monde ». Dans un communiqué, les fédérations hospitalières ont estimé que son vote est une « nécessité absolue ». « Une autre nécessité tout aussi impérieuse s’y ajoute : que ce budget finance réellement les coûts que les établissements doivent supporter », indiquent-elles. Selon les fédérations hospitalières, les « besoins réels du terrain » exigent une enveloppe budgétaire pour les hôpitaux en hausse de 3 % en 2026. Or les fédérations estiment que, pour l’instant, le compte n’y est pas, malgré les progrès faits pendant les débats au Parlement. Nos journalistes sont allés à la rencontre de médecins internistes. Manque de moyens, de personnels… Ils nous expliquent leur quotidien et décrivent un hôpital à bout de souffle.
Après l’adoption du volet « recettes » vendredi dernier, au prix de quelques compromis (la réduction de l’assiette de la hausse de la contribution sociale généralisée sur le patrimoine et l’abandon du doublement des franchises médicales), que vont faire les députés ? Si l’incertitude reste totale, Matignon a d’ores et déjà dit que le Premier ministre n’envisageait pas de démissionner. Sébastien Lecornu a également annoncé cet après-midi saisir la justice après une possible ingérence d'un lobby. "Un groupe d’intérêt a tenté de s’immiscer dans les discussions", a expliqué le chef du gouvernement.
Nos experts :
- Christophe Barbier - Editorialiste à Franc-Tireur
- Myriam Encaoua - Journaliste et présentatrice de Tout Est Politique sur Franceinfo
- Lucie Robequain - Directrice des rédactions de la Tribune
- Jérôme Fourquet - Directeur département Opinion à l’IFOPTue, 09 Dec 2025 - 1h 05min - 4628 - Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile... - Vos questions sms -
C dans l’air du 8 décembre 2025 - Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile...
Sous pression américaine, Volodymyr Zelensky est reçu aujourd’hui à Londres par le Premier ministre britannique Keir Starmer, en présence du président Emmanuel Macron et du chancelier allemand Friedrich Merz. Objectif : faire le point et peser sur les négociations en cours en Floride entre les Ukrainiens et les Américains. Les discussions qui se déroulent aux États-Unis interviennent dans le cadre du plan américain visant à mettre fin à la guerre déclenchée voilà bientôt quatre ans par la Russie. Les Européens entendent peser sur les discussions depuis plusieurs semaines et éviter la rupture avec une administration américaine qui multiplie les gestes hostiles.
Ainsi, les États-Unis ont dévoilé vendredi dernier leur nouvelle stratégie de sécurité nationale. Dans ce document de 33 pages, qui trace leurs priorités de politique étrangère, Washington est d’une violence inédite vis-à-vis des Européens. Cette nouvelle doctrine américaine salue la montée en puissance des « partis européens patriotiques » – situés à l’extrême droite de l’échiquier politique – et justifie son ingérence dans les affaires européennes au prétexte de la préservation de l’identité et des valeurs du Vieux Continent. Celui-ci est présenté comme menacé « d’un effacement civilisationnel », en raison notamment de l’immigration, de la « censure » de la liberté d’expression ou encore de l’« asphyxie réglementaire ».
Le document stratégique, qui reprend finalement les propos énoncés à Munich en février 2025 par le vice-président américain J. D. Vance, marque un tournant historique amorcé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Au sein de l’UE comme à Londres, les réactions se veulent mesurées pour ne pas creuser davantage un fossé de plus en plus béant. Berlin a ainsi réagi promptement via son ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, estimant que l’Allemagne n’avait pas besoin de « conseils venant de l’extérieur », notamment sur « la liberté d’expression » ou « l’organisation des sociétés libres ».
Mais les sujets de friction se multiplient : l’amende de 120 millions d’euros infligée par Bruxelles à X, le réseau social d’Elon Musk, pour manquement aux règles européennes, suscite la colère de Washington. Elon Musk lui-même a appelé dans un tweet au démantèlement de l’Union européenne. Il a également répondu « c’est à peu près ça » à un message d’une utilisatrice comparant l’UE à l’Allemagne nazie et la qualifiant de « quatrième Reich ». « Cela fait partie de la liberté d’expression que nous chérissons dans l’UE, et qui permet les déclarations les plus folles », a réagi la porte-parole de la Commission européenne, Paula Pinho.
Nos experts :
- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales, auteur de Volodymyr Zelensky : l’Ukraine dans le sang
- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux
- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs
- Laure MANDEVILLE - Grand reporter - Le Figaro, autrice de L’Ukraine se lève
- Hélène KOHL ( en duplex) - Journaliste – Le PodkastMon, 08 Dec 2025 - 04min - 4627 - Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile... - L'intégrale -
C dans l’air du 8 décembre 2025 - Trump lâche l'Europe, le Kremlin jubile...
Sous pression américaine, Volodymyr Zelensky est reçu aujourd’hui à Londres par le Premier ministre britannique Keir Starmer, en présence du président Emmanuel Macron et du chancelier allemand Friedrich Merz. Objectif : faire le point et peser sur les négociations en cours en Floride entre les Ukrainiens et les Américains. Les discussions qui se déroulent aux États-Unis interviennent dans le cadre du plan américain visant à mettre fin à la guerre déclenchée voilà bientôt quatre ans par la Russie. Les Européens entendent peser sur les discussions depuis plusieurs semaines et éviter la rupture avec une administration américaine qui multiplie les gestes hostiles.
Ainsi, les États-Unis ont dévoilé vendredi dernier leur nouvelle stratégie de sécurité nationale. Dans ce document de 33 pages, qui trace leurs priorités de politique étrangère, Washington est d’une violence inédite vis-à-vis des Européens. Cette nouvelle doctrine américaine salue la montée en puissance des « partis européens patriotiques » – situés à l’extrême droite de l’échiquier politique – et justifie son ingérence dans les affaires européennes au prétexte de la préservation de l’identité et des valeurs du Vieux Continent. Celui-ci est présenté comme menacé « d’un effacement civilisationnel », en raison notamment de l’immigration, de la « censure » de la liberté d’expression ou encore de l’« asphyxie réglementaire ».
Le document stratégique, qui reprend finalement les propos énoncés à Munich en février 2025 par le vice-président américain J. D. Vance, marque un tournant historique amorcé depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Au sein de l’UE comme à Londres, les réactions se veulent mesurées pour ne pas creuser davantage un fossé de plus en plus béant. Berlin a ainsi réagi promptement via son ministre des Affaires étrangères, Johann Wadephul, estimant que l’Allemagne n’avait pas besoin de « conseils venant de l’extérieur », notamment sur « la liberté d’expression » ou « l’organisation des sociétés libres ».
Mais les sujets de friction se multiplient : l’amende de 120 millions d’euros infligée par Bruxelles à X, le réseau social d’Elon Musk, pour manquement aux règles européennes, suscite la colère de Washington. Elon Musk lui-même a appelé dans un tweet au démantèlement de l’Union européenne. Il a également répondu « c’est à peu près ça » à un message d’une utilisatrice comparant l’UE à l’Allemagne nazie et la qualifiant de « quatrième Reich ». « Cela fait partie de la liberté d’expression que nous chérissons dans l’UE, et qui permet les déclarations les plus folles », a réagi la porte-parole de la Commission européenne, Paula Pinho.
Nos experts :
- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales, auteur de Volodymyr Zelensky : l’Ukraine dans le sang
- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux
- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs
- Laure MANDEVILLE - Grand reporter - Le Figaro, autrice de L’Ukraine se lève
- Hélène KOHL ( en duplex) - Journaliste – Le PodkastMon, 08 Dec 2025 - 1h 05min - 4626 - Walid Berrissoul - Groenland: menaces sur l'île...
C dans l’air l'invitée du 6 décembre 2025 avec Walid Berrissoul, réalisateur du documentaire "Groenland, annexe-moi si tu peux"
Le Groenland est un territoire polaire qui suscite l’intérêt de nombreuses puissances. Sa position stratégique dans l’Arctique, ses réserves minières et ses métaux critiques, indispensables aux technologies et à la défense, font de l’île un espace hautement convoité.
Depuis sa réélection en janvier, le président des États-Unis Donald Trump, martèle sa volonté de s’emparer, sans exclure la force, de ce territoire autonome danois. Dans son discours devant le Congrès américain, en mars, il a réaffirmé ses visées expansionnistes, invoquant un enjeu de “sécurité nationale”.
Quelques jours plus tard, la visite du vice-président de la première puissance mondiale, J. D. Vance, accompagné de son épouse, Usha Vance, et d’une délégation venue officiellement assister à une course nationale de chiens de traîneau, a ravivé les tensions. Face à l’insistance américaine, les autorités danoises et groenlandaises, soutenues par l’Union européenne, avaient durci le ton avant l’arrivée du dirigeant américain.
Dans le même temps, le peuple groenlandais entend prendre en main son destin et interroger l’héritage de la domination coloniale danoise. Cette démarche porte notamment sur le sort de milliers de femmes victimes, pendant plus de trois décennies, d’un programme de contraception forcée mené par le Danemark, qui avait rendu certaines femmes stériles.
En août dernier, la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, avait présenté des excuses officielles aux victimes de cette politique, qui visait à réduire le taux de natalité sur l’île.
Walid Berrissoul, grand reporter, est le réalisateur du documentaire "Groenland, annexe-moi si tu peux" qui sera diffusé sur France 5 demain soir dans Le Monde en Face à 21h.Sun, 07 Dec 2025 - 10min
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