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Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.
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- 4501 - Chirinne Ardakani - Iran, révolte ou révolution?
C dans l’air l'invitée du 12 janvier 2026 avec Chirinne Ardakani, avocate franco-iranienne, militante pour les droits humains, et présidente de l’association Iran Justice. Elle défend notamment la prix Nobel de la Paix Narges Mohammadi, actuellement emprisonnée.
Ce lundi, des milliers d'Iraniens ont envahi une grande place du centre de Téhéran pour marquer leur soutien à la République islamique et rendre hommage aux membres des forces de sécurité morts durant des manifestations contre le pouvoir, selon les images diffusées par la télévision d'Etat. Ces Iraniens se sont réunis à la demande du pouvoir iranien, qui a perpétré un "massacre", selon un groupe de défense des droits humains, pour réprimer le mouvement de contestation dans le pays. L'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a déclaré dimanche avoir confirmé la mort d'au moins 192 manifestants, mais averti que le nombre réel de victimes pourrait être beaucoup plus élevé. "Des informations non vérifiées indiquent qu'au moins plusieurs centaines, voire plus de 2.000 personnes selon certaines sources, auraient été tuées", a-t-elle souligné, dénonçant un "massacre" et un "crime (...) majeur contre le peuple iranien".
D'une ampleur inédite depuis trois ans, le mouvement pose à la République islamique, proclamée en 1979, l'un de ses plus grands défis. Déclenché à Téhéran le 28 décembre par des commerçants protestant contre la cherté de la vie, il a gagné de nombreuses autres villes. Les autorités ont imposé une coupure d'internet, désormais en vigueur depuis plus de 72 heures, selon l'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks. Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, a appelé les autorités à "la plus grande retenue" dans l'usage de la force et à rétablir les communications.
Hier, le président américain Donald Trump a déclaré dimanche que les dirigeants iraniens avaient appelé pour "négocier" après ses menaces d'opération militaire en cas de violences contre les manifestants. On apprend aujourd'hui qu'un canal de communication est "ouvert" entre l'Iran et l'émissaire américain pour le Moyen-Orient malgré d'absence de relations diplomatiques entre les deux pays ennemis, a déclaré lundi le ministère iranien des Affaires étrangères.Tue, 13 Jan 2026 - 11min - 4500 - Trump menace, l’Iran se dit « prêt à la guerre » -
C dans l’air du 12 janvier 2026 - Trump menace, l’Iran se dit « prêt à la guerre »
Nos experts :
- Delphine MINOUI - Grand reporter - Le Figaro
- Dominique MOÏSI - Géopolitologue - Conseiller spécial de l’Institut Montaigne, ancien professeur à Harvard
- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, autrice de Au cœur du chaos
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, autrice de Requiem pour le monde libreMon, 12 Jan 2026 - 05min - 4499 - Iran: Trump va-t-il faire chuter le régime? - L'intégrale -
C dans l’air du 12 janvier 2026 - Trump menace, l’Iran se dit « prêt à la guerre »
Quatre jours que les réseaux Internet et téléphoniques ont été coupés en Iran, et que les rares images qui parviennent montrent des foules iraniennes qui continuent de défiler chaque nuit dans les rues des grandes villes du pays, alors que le régime, défié comme jamais, durcit sa répression.
Dénonçant un « massacre », l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a déclaré dimanche avoir confirmé la mort d’au moins 192 manifestants, mais a averti que le nombre réel de victimes pourrait être beaucoup plus élevé, alors que les quelques témoignages qui nous parviennent font état d’hôpitaux débordés par l’afflux de blessés et que des vidéos montrent des corps enveloppés dans des sacs noirs, posés à même le sol.
Parallèlement, les autorités cherchent à reprendre la main en organisant des rassemblements ce lundi en soutien à la République islamique, et menacent les États-Unis de représailles en cas d’attaques en soutien aux manifestants. Le président du Parlement iranien a ainsi promis « une leçon inoubliable » à Donald Trump en cas d’attaque américaine. L’Iran « est tout à fait préparé pour la guerre », mais aussi « prêt à négocier », a averti un peu plus tôt ce lundi le ministre des Affaires étrangères iranien, lors d’un discours face aux ambassadeurs étrangers à Téhéran.
Principal soutien économique de l’Iran, la Chine a appelé toutes les parties à la contestation en cours à œuvrer au retour au calme, tout en déclarant s’opposer fermement « aux ingérences dans les affaires intérieures des autres pays ». Une allusion directe à une possible intervention militaire américaine à Téhéran, après que Donald Trump a évoqué dimanche des « options très fortes » étudiées par son armée, tout en indiquant que l'Iran voulait "négocier" et qu'une réunion était en préparation avec les dirigeants de la République islamique. La Chine a également exhorté les États-Unis à mettre fin à leurs « mesures coercitives » contre Cuba, après que le président américain s’est engagé à couper tout approvisionnement en pétrole et en argent à l’île communiste.
Alors, la situation en Iran est-elle sur le point de basculer ? La chute de l’ayatollah Khamenei est-elle proche ? Le régime des mollahs peut-il tomber ? Les Américains réfléchissent à intervenir, et Reza Pahlavi, fils de l’ancien shah d’Iran, en exil aux États-Unis, se rêve en recours. Mais incarne-t-il vraiment une alternative au régime ? Comment les images venues d’Iran nous parviennent-elles ? Enfin, quel est le but de l’exercice naval qui implique des navires chinois, russes et iraniens, et qui se déroule actuellement dans les eaux sud-africaines ?Nos experts :
- Delphine MINOUI - Grand reporter - Le Figaro
- Dominique MOÏSI - Géopolitologue - Conseiller spécial de l’Institut Montaigne, ancien professeur à Harvard
- Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, autrice de Au cœur du chaos
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, autrice de Requiem pour le monde libreMon, 12 Jan 2026 - 1h 02min - 4498 - Hélène Romano - Crans-Montana: la mort en direct
C dans l’air l'invité du 8 janvier 2026 avec Hélène Romano, psychothérapeute, spécialiste de la prise en charge des traumatismes, auteure de « Accompagner le deuil en situation traumatique », publié aux éditions Dunod.
L'incendie de Crans-Montana, survenu la nuit de la Saint-Sylvestre dans le bar Le Constellation, a fait 40 morts âgés de 14 à 39 ans, dont 9 Français, et 116 blessés. Le président Emmanuel Macron se rendra demain à la cérémonie d'hommage aux victimes en Suisse, où une journée de deuil national a été décrétée. Le président de la Confédération suisse, Guy Parmelin, a déclaré que cet accident était "une des pires tragédies que le pays ait connues".
Hélène Romano, psychothérapeute spécialiste de la prise en charge des traumatismes, et auteure de « Accompagner le deuil en situation traumatique », aux éditions Dunod, est notre invitée. Elle reviendra avec nous sur le traumatisme généré par cet incendie, et sur la façon dont les victimes et leurs proches sont pris en charge. La circulation de vidéos du drame, les jeunes sous le choc, la culpabilité ressentie par les familles et par les survivants... Elle nous expliquera ces processus, et la façon dont on peut surmonter un tel drame.Fri, 09 Jan 2026 - 11min - 4497 - Philippe Corbé - Trump et ses "armes de distractions massives"
C dans l’air l'invitée du 10 janvier 2026 avec Philippe Corbé, journaliste spécialiste des États-Unis, ancien correspondant, créateur de la newsletter "Zeitgeist" et auteur de "Armes de distraction massive".
Alors que la semaine passée a été marquée par la capture spectaculaire de Nicolas Maduro, une séquence présentée comme un film de super-héros par Donald Trump, celui-ci a tout de même réussi à capter l'attention médiatique sur de nombreux autres sujets, à commencer par sa volonté affichée d'annexer le Groenland. Une illustration supplémentaire de son art de la sidération, de la diversion et de la saturation de l'espace informationnel qu'analyse Philippe Corbé dans son dernier ouvrage. Il revient sur les origines de cette méthode trumpiste, depuis les années 80.
L'ancien correspondant à Washington nous expliquera également l'influence de son entourage, à commencer par celle de son fidèle conseiller Stephen Miller, mais aussi celle de son vice-président J.D. Vance, qui se dispute sa succession avec le secrétaire d'Etat Marco Rubio, lequel sort victorieux de l'opération au Venezuela.Sun, 11 Jan 2026 - 10min - 4496 - Trump tout puissant... Jusqu'où ? - Vos questions sms -
C dans l’air du 10 janvier 2026 - Trump tout puissant... Jusqu'où ?
Nos experts :
- Philippe CORBÉ - Journaliste – « Zeitgeist » - Ancien correspondant aux Etats-Unis - Auteur de « Armes de distraction massive »
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis - Auteure de « « Requiem pour le monde libre »
- Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine - Auteure de « L’art de trumper »
- Corentin SELLIN - Professeur d’Histoire en classe préparatoire, spécialiste des États-Unis - Chroniqueur - « Les Jours »Sat, 10 Jan 2026 - 04min - 4495 - Trump tout puissant... Jusqu'où ? - L'intégrale -
C dans l’air du 10 janvier 2026 - Trump tout puissant... Jusqu'où ?
Existe-t-il encore une limite au pouvoir de Donald Trump ? Oui, mais une seule, selon le président des Etats-Unis, qui s'exprimait jeudi dans une interview au New York Times : "Ma propre morale. Mon esprit. C’est la seule chose qui peut m’arrêter." Jamais il n’était allé aussi loin dans les mots pour exprimer sa toute-puissance.
Ses actes, en revanche, avaient déjà montré qu'il peut affirmer son autorité de façon très agressive. Le président des Etats-Unis a en effet fait capturer samedi dernier son homologue vénézuélien et son épouse. Il menace depuis de s'en prendre au Groenland, à la Colombie et à Cuba. "Je n'ai pas besoin du droit international", a-t-il expliqué au New York Times.
Le locataire de la Maison-Blanche semble se moquer de tout et de tout le monde. Dans une séquence filmée, qui tourne en boucle sur les réseaux sociaux, le président américain a d'ailleurs mimé une haltérophile, pour critiquer la présence d'athlètes transgenres dans les compétitions. Il s'est ensuite lancé dans une imitation de sa propre femme, puis dans une autre, d'Emmanuel Macron.
Entre grossièretés et coups de force spectaculaires, le chef de l'Etat prépare sa succession. Il ne pourra en effet pas se représenter à l'issue de son second mandat. Dans son camp, plusieurs candidats sont en lice. Donald Trump a déjà laissé entendre devant la presse que son vice-président, J.D. Vance, pourrait être son successeur en 2028. Mais les récents événements au Venezuela ont fait resurgir un autre prétendant potentiel : Marco Rubio. Longtemps présenté comme l’avenir du Parti républicain avant d’être balayé par Donald Trump en 2016, ce fils d’immigrés cubains a su renaître de ses cendres et devenir incontournable à la Maison-Blanche. Derrière ces piliers de l'administration américaine, un troisième homme prend chaque jour plus d'ampleur. Stephen Miller, devenu l'un des plus proches conseillers du président, émerge sur la scène médiatique comme l’idéologue en chef du trumpisme. Il joue un rôle central dans la définition des priorités politiques du chef de l'Etat.
Stephen Miller est notamment le principal architecte de la ligne dure de l’exécutif américain sur l’immigration. Depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, l'arsenal juridique anti-immigration s'est étoffé et le gouvernement mène une campagne d’expulsion massive de migrants.
Jusqu'où ira Donald Trump ?
Après Trump, qui gagnera la bataille de la succession du camp républicain?
La politique anti-immigration peut-elle encore se durcir ?Nos experts :
- Philippe CORBÉ - Journaliste – « Zeitgeist » - Ancien correspondant aux Etats-Unis - Auteur de « Armes de distraction massive »
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis - Auteure de « « Requiem pour le monde libre »
- Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine - Auteure de « L’art de trumper »
- Corentin SELLIN - Professeur d’Histoire en classe préparatoire, spécialiste des États-Unis - Chroniqueur - « Les Jours »Sat, 10 Jan 2026 - 1h 03min - 4494 - Cargo russe: Trump défie Poutine - L'intégrale -
C dans l’air du 8 janvier 2026 - Cargo russe: Trump défie Poutine -
Après la mort d’une femme, abattue au volant de sa voiture lors d’une opération de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) à Minneapolis, aux États-Unis, les méthodes de cette police fédérale sont au cœur des débats dans le pays. Donald Trump a défendu le policier, le jugeant en état de « légitime défense ». Ce que ne montrent pas les vidéos, selon des responsables politiques locaux. S’appuyant sur ces images qui circulent sur les réseaux sociaux et dans les médias, le maire de la ville a qualifié de « foutaises » les versions fédérales concernant la fusillade et a enjoint ICE à « foutre le camp ».
Depuis la soirée, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées sur les lieux du drame et dans les grandes villes des États-Unis, en hommage à la victime, Renee Nicole Macklin Good, une Américaine de 37 ans, mère de trois enfants, et pour s’élever contre la politique anti-immigration menée par le locataire de la Maison-Blanche depuis son investiture, il y a près d’un an.
Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a fait de la lutte contre l’immigration clandestine l’un des axes principaux de sa politique intérieure. Les agents de l’ICE ont été déployés dans de nombreuses villes, majoritairement démocrates — Chicago, Seattle, Minneapolis… — avec des moyens considérables. Une politique qui fracture la société américaine, tout comme les positions défendues par l’administration Trump sur la scène internationale, notamment au Venezuela.
Parallèlement, en France, alors que le procès en appel de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires européens s’ouvre lundi, le procureur général près la Cour de cassation, Rémy Heitz, a mis en garde ce matin contre une ingérence américaine dans ce procès. Donald Trump y voit une « chasse aux sorcières » et s’en prend aux juges. Une pression qui inquiète les magistrats français, alors qu’un juge français à la Cour pénale internationale, Nicolas Guillou, a été placé sous sanctions américaines depuis le 20 août dernier pour avoir « autorisé l’émission par la CPI de mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et le ministre de la Défense, Yoav Gallant ». Le président du tribunal judiciaire de Paris, Peimane Ghaleh-Marzban, a aussi pris la parole pour dénoncer une « ingérence inacceptable », à la suite de révélations de la presse allemande. Selon le magazine allemand Der Spiegel, l’administration Trump envisagerait de sanctionner les trois magistrats qui ont condamné Marine Le Pen, le 31 mars 2025, à quatre ans de prison, dont deux fermes, et à cinq ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics. L’ambassade des États-Unis en France a démenti, ce jeudi matin.Nos experts :
- NICOLE BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre
- RICHARD WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste
- ANNE DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Les juges contre l’Amérique
- Vincent JOLLY - Grand Reporter -Le Figaro Magazine
-Alain BAUER (Duplex aux Etats-Unis) - Professeur émérite au Conservatoire national des arts et métiers, auteur de DeclinocèneÉmission : C dans l'air - L'intégrale
Animé par:Caroline Roux
Produit par : France Télévisions - Mediawan
Sat, 10 Jan 2026 - 1h 03min - 4493 - L'Iran s'embrase, Trump s'en mêle? - L'intégrale -
C dans l’air du 9 janvier 2026 - Trump : après le Venezuela, l'Iran ?
Le mouvement de contestation, qui a débuté fin décembre en Iran, se poursuit et s’étend à travers tout le pays. Jeudi, une foule compacte s’est rassemblée sur l’un des principaux axes du nord-ouest de Téhéran, au douzième jour d’une nouvelle vague de protestations contre le régime des mollahs, selon des vidéos publiées sur les réseaux sociaux.
Avant la coupure d’Internet intervenue jeudi dans tout le pays, des vidéos montrant d’importantes manifestations dans de nombreuses villes iraniennes ont pu être mises en ligne. On y voit des foules scandant des slogans tels que « Mort à [Ali] Khamenei », le Guide suprême iranien, et « C’est la dernière bataille, Pahlavi reviendra », en référence à la dynastie du même nom, renversée en 1979 par la révolution islamique, dans plusieurs villes du pays.
Après s’être dit « à l’écoute » des protestataires aux premiers jours de la contestation, le régime iranien a basculé dans une répression violente à mesure que le mouvement s’amplifiait. Selon un bilan publié jeudi par l’IHR, une ONG établie en Norvège qui dispose d’un large réseau d’informateurs en Iran, au moins 45 manifestants, dont huit mineurs, ont été tués depuis le début de la mobilisation.
Aux États-Unis, lors d’un entretien avec l’animateur radio conservateur Hugh Hewitt, Donald Trump a réitéré hier soir ses menaces contre l’Iran : « Je leur ai fait savoir que s’ils commençaient à tuer des gens, ce qu’ils ont tendance à faire pendant leurs émeutes — ils ont beaucoup d’émeutes —, s’ils le font, nous les frapperons très fort », a-t-il prévenu. Le Guide suprême iranien, de son côté, a averti ce vendredi que « l’arrogant » dirigeant américain serait « renversé » et a prévenu que son pays ne « reculerait pas » face à des manifestants qualifiés de « saboteurs » et de « vandales ».
Alors, que va faire Donald Trump ? Après le Venezuela, les États-Unis pourraient-ils frapper l’Iran ? Quelques heures seulement avant la capture du leader vénézuélien — allié de l’Iran —, le président américain avait déjà averti Téhéran que le régime n’avait pas intérêt à tuer des manifestants, faute de quoi les États-Unis interviendraient.
Depuis, le président Donald Trump, totalement désinhibé, multiplie les menaces à l’égard de Cuba, du Groenland — dépendance du Danemark, membre de l’OTAN — de la Colombie, du Mexique, et renforce sa mainmise sur le Venezuela. Ainsi, malgré les mises en garde de Moscou, Washington a saisi ces derniers jours plusieurs pétroliers accusés de contourner le blocus contre le Venezuela, dont un qui battait depuis peu pavillon russe. Au risque d’une escalade du conflit entre la Russie et l’Occident ?
Le président américain a également annoncé hier que les États-Unis allaient mener des frappes « au sol » contre les cartels de la drogue mexicains, sans préciser exactement où.Nos experts :
- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique
- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de D’un monde à l’autre
- Lucas MENGET - Grand reporter, réalisateur du documentaire Des trains dans la guerre
- Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales
- Armin AREFI (en Duplex) - Grand reporter spécialiste de l’Iran –Le PointÉmission : C dans l'air - L'intégrale
Animé par:Aurélie Casse
Produit par : France Télévisions - Mediawan
Sat, 10 Jan 2026 - 1h 02min - 4492 - Vanessa Perrée - Narcotrafic: une nouvelle arme pour la justice
C dans l’air l'invitée du 9 janvier 2026 avec Vanessa Perrée, procureur de la République anticriminalité organisée.
Elle est à la tête du parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), entré en fonction le 5 janvier dernier et inspiré du Parquet national financier (PNF) et du Pnat (Parquet national antiterroriste). Composé de 16 magistrats – 30 à l’horizon septembre 2026 – il entend notamment répondre au fléau du narcotrafic en adaptant l’organisation judiciaire et la réponse pénale face à des réseaux criminels toujours plus puissants et organisés.
Ce nouveau parquet hérite de 170 affaires en cours, dont l'évasion de Mohamed Amra et les principaux dossiers impliquant la DZ Mafia.
En France, le marché des drogues illicites ne cesse de s’accroitre, avec 6,8 milliards d’euros en 2023, contre 2,3 milliards en 2010 d’après l'Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT). Le cannabis et la cocaïne représentent près de 90% du chiffre d’affaires total.
La cocaïne est deuxième drogue la plus consommée en France, après le cannabis. 9,4 % des adultes l’ont expérimenté en 2023 (5,6 % en 2017). Son prix a chuté à 66 euros le gramme, contre 70 euros en 2018, et 23,2 tonnes saisies en 2023 (1,8 dans les années 90).
Le trafic de drogue et la criminalité organisée ont toutefois une dimension internationale, ce qui rend le démantèlement des réseaux d’autant plus complexe. Reste à savoir si le Pnaco, les outils dont il dispose et les moyens qui lui sont alloués seront à la hauteur des enjeux.Sat, 10 Jan 2026 - 10min - 4491 - Trump : après le Venezuela, l'Iran ? - Vos questions sms -
C dans l’air du 9 janvier 2026 - Trump : après le Venezuela, l'Iran ?
Nos experts :
- Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique
- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de D’un monde à l’autre
- Lucas MENGET - Grand reporter, réalisateur du documentaire Des trains dans la guerre
- Patricia ALLÉMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales
- Armin AREFI (en Duplex) - Grand reporter spécialiste de l’Iran –Le PointFri, 09 Jan 2026 - 04min - 4488 - Cargo russe: Trump défie Poutine - Vos questions sms -
C dans l’air du 8 janvier 2026 -
Nos experts :
- NICOLE BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Requiem pour le monde libre
- RICHARD WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste
- ANNE DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Les juges contre l’Amérique
- Vincent JOLLY - Grand Reporter -Le Figaro Magazine
-Alain BAUER (Duplex aux Etats-Unis) - Professeur émérite au Conservatoire national des arts et métiers, auteur de DeclinocèneThu, 08 Jan 2026 - 08min - 4486 - La neige et la pagaille... Pourquoi on ne sait plus prévoir ? - Vos questions sms -
C dans l’air du 7 janvier 2026 - La neige et la pagaille... Pourquoi on ne sait plus prévoir ?
Nos experts :
- Eric BROCARDI - Porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France
- Nicolas BERROD - Journaliste, chef adjoint du service santé et sciences au Parisien - Aujourd’hui en France
- Chloé NABÉDIAN - Journaliste spécialiste des questions climatiques, vice-présidente de la Fondation pour la nature et l’homme, auteur de La nature entre sciences et mystères
- Gilles DANSART - Journaliste et directeur du site d’informations Mobilettres, spécialiste des mobilités
- Agnès RICARD-HIBON - Porte-parole de Samu Urgences de France, médecin urgentiste dans un Samu francilienThu, 08 Jan 2026 - 04min - 4485 - Patrice Geoffron - Etats-Unis/Russie: La guerre du pétrole a commencé
C dans l’air l'invité du 7 janvier 2026 avec Patrice Geoffron, professeur d'économie à Paris Dauphine, spécialiste de l’énergie, directeur du centre de géopolitique de l’énergie.
Washington annonce cet après-midi la saisie d'un pétrolier sous sanctions dans les Caraïbes, peu après avoir intercepté un pétrolier battant pavillon russe dans l'Atlantique nord.
"Dans une opération au petit matin, le ministère de la Guerre (ministère de la Défense, NDLR), en coordination avec le ministère de la Sécurité intérieure, a saisi sans incident un pétrolier sans pavillon et sous sanctions", a écrit sur X le commandement militaire américain pour la région.
Les États-Unis avaient annoncé fin décembre, avant de capturer le président Nicolas Maduro à Caracas, la mise en place d'un blocus naval autour du Venezuela contre des pétroliers prétendument sous sanctions. Ils en ont déjà saisi deux, soupçonnés par Washington de transporter du pétrole vénézuélien soumis à des sanctions.
Ces actions sont dans la continuité de l'enlèvement, samedi dernier, par un commando des forces spéciales américaines, du président vénézuélien Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores à Caracas afin d'être jugés à New York pour des accusations de trafic de drogue. Ce matin, Donald Trump a annoncé sur son réseau social Truth social, que le Venezuela va livrer des dizaines de millions de barils de pétrole aux Etats-Unis. "Je suis ravi d'annoncer que les autorités par intérim du Venezuela vont remettre aux Etats-Unis entre 30 et 50 millions de barils de pétrole sous sanction et de haute qualité", a annoncé le président américain en précisant que "ce pétrole sera vendu au prix du marché", soit, selon les cours actuels, plus de 2 milliards de dollars. "L'argent sera contrôlé par moi, président des Etats-Unis, pour garantir qu'il soit utilisé au profit des peuples du Venezuela et des Etats-Unis", a-t-il assuré.
Donald Trump a ouvertement admis convoiter les vastes ressources pétrolières du Venezuela, les premières réserves de brut prouvées de la planète. Patrice Geoffron, professeur d'économie à l'université Paris-Dauphine, et directeur du centre de géopolitique de l'énergie, analysera avec nous la situation au Venezuela. Donald Trump fait-il main basse sur le pétrole vénézuélien ? Ce pays renferme-t-il la plus grande réserve de pétrole brut au monde ? Les États-Unis pourraient-ils produire rapidement du pétrole originaire du Venezuela? À quel prix ? Et quelles conséquences pour le marché mondial de l'énergie ?Thu, 08 Jan 2026 - 11min - 4484 - La neige et la pagaille... Pourquoi on ne sait plus prévoir ? -
C dans l’air du 7 janvier 2026 - La neige et la pagaille... Pourquoi on ne sait plus prévoir ?
La neige a fait son retour ce mercredi sur une grande partie du pays, provoquant d’importantes perturbations. Trente-huit départements étaient placés ce matin en vigilance orange « neige-verglas » par Météo-France, sur un large axe allant du Poitou-Charentes à la frontière belge, en passant par le Centre-Val de Loire et l’Île-de-France. Routes glissantes, accidents en chaîne, transports scolaires et en commun à l’arrêt, vols annulés, trafic ferroviaire perturbé : les flocons ont largement paralysé l’Hexagone, tout comme le froid.
Depuis une dizaine de jours, les plans Grand Froid sont activés dans près de quarante départements. Dans ce contexte de températures glaciales, le débat sur la réquisition des logements vacants est relancé, alors qu’une « bombe météoroligique » est attendue dans la nuit de jeudi à vendredi dans le nord de la France.
La gestion de l’épisode neigeux suscite également la polémique. Le verglas et les fortes chutes de neige ont causé la mort d’au moins cinq personnes sur les routes depuis lundi et entraîné une « grande pagaille » en Île-de-France, avec près de 1 000 kilomètres d’embouteillages cumulés et de nombreuses lignes de bus interrompues. Interrogé, le ministre des Transports a mis en cause Météo-France, estimant que l’établissement avait « un peu sous-estimé » l’ampleur de l’événement. « Seuls 3 centimètres de neige étaient attendus à Paris », a-t-il affirmé, alors que « 8 centimètres sont tombés en petite couronne et intramuros ».
Pointé du doigt, Météo-France a rapidement réagi, rappelant que « l’épisode neigeux du lundi 5 janvier avait été annoncé dès samedi » et que son intensité avait été affinée progressivement, en raison de la complexité de ce type de prévisions. De son côté, le secrétaire général du syndicat Force ouvrière à Météo-France, Sébastien Delecray, reconnaît une légère sous-évaluation, tout en évoquant « une part de mauvaise foi » de la part du ministre. « Il a retenu la fourchette basse des prévisions et la fourchette haute des relevés ». Le représentant du personnel a également précisé que, malgré la baisse des effectifs et une automatisation accrue, les bulletins de vigilance sont écrits par des prévisionnistes bien humains.
Cette controverse relance la question des moyens alloués à Météo-France. Un rapport sénatorial publié en 2021 pointait déjà une baisse continue des crédits et des effectifs : 600 postes supprimés en dix ans et une subvention de l’État en recul de 20 %. « Le nombre d’emplois a été réduit d’un quart et celui des antennes territoriales des deux tiers », alertait alors le sénateur Vincent Capo-Canellas.
Alors, pourquoi une telle pagaille ? Qu’est-ce qu’une « bombe météorologique » ? Comment Météo France réalise-t-elle ses prévisions ? L’institution publique est-elle suffisamment armée pour affronter le réchauffement climatique et ses conséquences ? Quelle est la situation dans les hôpitaux ? Enfin où sont les préparatifs des JO d'hiver 2030 ? Pourquoi sont-ils autant critiqués ?Nos experts :
- Eric BROCARDI - Porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France
- Nicolas BERROD - Journaliste, chef adjoint du service santé et sciences au Parisien - Aujourd’hui en France
- Chloé NABÉDIAN - Journaliste spécialiste des questions climatiques, vice-présidente de la Fondation pour la nature et l’homme, auteur de La nature entre sciences et mystères
- Gilles DANSART - Journaliste et directeur du site d’informations Mobilettres, spécialiste des mobilités
- Agnès RICARD-HIBON - Porte-parole de Samu Urgences de France, médecin urgentiste dans un Samu francilienWed, 07 Jan 2026 - 1h 03min - 4483 - Alain Duhamel - Qui soutient la stratégie de Trump?
C dans l’air l'invité du 6 janvier 2026 avec Alain Duhamel, éditorialiste politique.
PRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.
PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe Thiéfine
RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine
PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions
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Wed, 07 Jan 2026 - 11min - 4482 - Groenland : l'ultimatum de Trump - Vos questions sms -
C dans l’air du 6 janvier 2026 - Groenland : l'ultimatum de Trump
Nos experts :
- Anthony BELLANGER - Éditorialiste à France Info TV- spécialiste des questions internationales
- Isabelle LASSERRE - Journaliste auFigaro, autrice de Les fantômes de Munich
- Christine OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture, autrice de Trump de A à Z
- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale - Université Catholique de Lille et auteur de Dans la forge du mondeTue, 06 Jan 2026 - 05min - 4481 - Trump veut le Groenland: qui peut l'arrêter? - L'intégrale -
C dans l’air du 6 janvier 2026 - Groenland : l'ultimatum de Trump
Emmanuel Macron a reçu ce mardi son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, et les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, avant un nouveau sommet de la « Coalition des volontaires » pour l’Ukraine, réunissant 35 pays. Objectif : que les Américains et les Européens affichent leur « convergence » sur les garanties de sécurité.
À l’Élysée, ce sommet est présenté comme l’aboutissement d’efforts diplomatiques engagés il y a près d’un an, après le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, afin d’éviter un désengagement américain auprès de l’Ukraine. Mais après l’enlèvement spectaculaire du président vénézuélien Nicolás Maduro, tous les yeux des Européens sont également braqués sur le Groenland, territoire autonome du Danemark dont les réserves minières sont convoitées par Donald Trump.
Dans l’avion qui le ramenait de Mar-a-Lago à Washington dimanche, le président américain a répété que les États-Unis ont « besoin du Groenland » pour leur sécurité nationale, et a même évoqué un calendrier : « Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… Parlons du Groenland dans vingt jours. »
Cette revendication sur le Groenland, qui pouvait passer il y a un an pour une plaisanterie un peu lourde, est devenue très inquiétante. Signe de cette nervosité, la Première ministre danoise a souligné hier qu’il fallait prendre Trump au sérieux et a exhorté les États-Unis à « cesser leurs menaces contre un allié historique ». S’ils « choisissent d’attaquer militairement un autre pays de l’OTAN, alors tout s’arrête. Y compris notre OTAN, et donc la sécurité mise en place depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale », a prévenu Mette Frederiksen.
Le Premier ministre du Groenland, Jens Frederik Nielsen, a indiqué qu’il allait « maintenant durcir le ton, car nous ne sommes pas satisfaits de la situation dans laquelle nous nous trouvons ». La France a, de son côté, réaffirmé sa solidarité avec le Danemark face aux menaces de Donald Trump, qui ne semble pas disposé à reculer sur le sujet, martelant que « nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et l’Union européenne a besoin que nous l’ayons, et elle le sait ».
Mais cette offensive américaine s’inscrit dans un sillage plus large, porté notamment par Marco Rubio, cumulant les fonctions de secrétaire d’État américain et de conseiller à la sécurité nationale, présent depuis quatre jours sur tous les écrans, alors que le vice-président J. D. Vance est invisible. L’hispanophone est le grand promoteur de l’attaque américaine de ce week-end au Venezuela, pièce maîtresse à ses yeux pour faire tomber Cuba.
Mais l’Amérique latine n’est pas le seul théâtre des interventions des États-Unis. L’administration Trump fait désormais de l’Europe un terrain de guerre idéologique, assumant notamment l’ingérence électorale, avec l’appui des géants de la tech, au profit de l’extrême droite.
Alors, qu’est-ce que la « Coalition des volontaires », réunie ce mardi à Paris ? Pourquoi les États-Unis veulent-ils à tout prix le Groenland, et quelles pourraient être les conséquences pour l’Europe ? Qu’est-ce que la doctrine « Donroe » ? Jusqu’où ira Donald Trump ?Nos experts :
- Anthony BELLANGER - Éditorialiste à France Info TV- spécialiste des questions internationales
- Isabelle LASSERRE - Journaliste auFigaro, autrice de Les fantômes de Munich
- Christine OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture, autrice de Trump de A à Z
- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale - Université Catholique de Lille et auteur de Dans la forge du mondeTue, 06 Jan 2026 - 1h 02min - 4480 - Pierre de Villiers - Et Trump redessinne le monde
C dans l’air l'invité du 5 janvier 2026 avec le général Pierre de Villiers, ancien Chef d'état-major des Armées. Il publie "Pour le succès des armes de la France", aux éditions Fayard.
Le président déchu vénézuélien Nicolas Maduro est arrivé lundi pour comparaître devant un tribunal de New York, deux jours après avoir été enlevé à Caracas lors d’une opération militaire américaine choc qui ouvre la voie au projet de Washington de contrôler ce pays riche en pétrole. Détenu à Brooklyn depuis samedi soir, il doit répondre de quatre chefs d'accusation de trafic de drogue ainsi que de détention d'armes automatiques. Sommée de se conformer aux volontés de Washington, Delcy Rodriguez, nommée dirigeante vénézuélienne par intérim à l'issue de la spectaculaire opération menée samedi par les forces spéciales américaines, a affiché sa volonté de coopérer avec les Etats-Unis dans le cadre de relations "équilibrées et respectueuses (...) fondées sur l'égalité souveraine et la non-ingérence". Celle qui était la vice-présidente de Nicolas Maduro montre ainsi un premier signe d'ouverture envers Donald Trump qui ne cache pas ses intentions de diriger la transition ni ses ambitions pour les immenses ressources pétrolières vénézuéliennes.
"La France se prépare pour un monde durci", a affirmé Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, hier sur France 2. Cette onde de choc suscitée par l'intervention américaine au Venezuela préfigure-t-elle un nouveau monde basé uniquement sur les rapports de force ? La France, et l'Europe, sont-elles préparées ? Le général Pierre de Villiers, qui avait démissionné en 2017en raison de réserves sur les économies réclamées aux armées, est notre invité. "Je considère ne plus être en mesure d'assurer la pérennité du modèle d'armée auquel je crois pour garantir la protection de la France", avait-il écrit à l'époque. Comment voit-il, aujourd'hui, la mise en place d'un service militaire volontaire, annoncée par Emmanuel Macron, et dont la campagne de recrutement débute le 12 janvier ?Tue, 06 Jan 2026 - 11min - 4479 - Trump capture Maduro et sidère le monde... - Vos questions sms -
C dans l’air du 5 janvier 2026 - Trump capture Maduro et sidère le monde...
Nos experts :
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste - Ouest France
- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales
- Général Patrick DUTARTRE - Général de l’armée de l’Air et de l’Espace, ancien pilote de chasse
- Philippe GÉLIE - Directeur adjoint de la rédaction – Le Figaro
- Alice CAMPAIGNOLLE ( en duplex de Caracas) - Journaliste correspondante au Venezuela – “Radio France”, “France 24”Mon, 05 Jan 2026 - 04min - 4478 - Trump capture Maduro et sidère le monde... - L'intégrale -
C dans l’air du 5 janvier 2026 - Trump capture Maduro et sidère le monde...
C’est une opération spectaculaire, préparée depuis de long mois par Washington, qui sidère le monde. Nicolás Maduro a été capturé à Caracas lors d’une opération militaire américaine d’envergure, menée dans la nuit de vendredi à samedi. Le président vénézuélien a ensuite été transféré à New York, où il est incarcéré dans l’attente de son jugement pour des faits qualifiés de « narcoterrorisme ». Il doit comparaître pour la première fois devant un juge ce lundi 5 janvier, à partir de midi, heure locale (18 h, heure de Paris). Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit dans la journée pour débattre de la légalité de la capture du président déchu par les États-Unis. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, estimait samedi que l'opération américaine créait "un dangereux précédent".
Au Venezuela, la Cour suprême a ordonné à la vice-présidente Delcy Rodríguez d’assurer l’intérim. L’armée lui a apporté son soutien, mais la situation reste extrêmement tendue. Donald Trump a directement menacé Delcy Rodríguez de subir le même sort que Nicolás Maduro si elle ne faisait pas, « ce qu’il faut ». Dimanche, le président américain a affirmé : « Nous sommes aux commandes ».
Mais le Venezuela n’est pas le seul pays dans le viseur de la Maison-Blanche. Donald Trump a multiplié les déclarations offensives. Il estime que Cuba est « prêt à tomber », faute de pétrole vénézuélien. Il a aussi visé la Colombie, qualifiée de « pays malade dirigé par un homme dangereux », et menacé l’Iran de frappes « très dures ».
Surtout, Donald Trump a relancé un dossier explosif : le Groenland. « Nous avons besoin du Groenland. C’est une question de sécurité nationale », a-t-il martelé à bord d’Air Force One. Selon lui, le Groenland serait désormais encerclé par des navires russes et chinois, et le Danemark serait incapable d’en assurer la sécurité. Le président américain évoque même un calendrier : « Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… Parlons du Groenland dans vingt jours ».
Ces déclarations font suite à un message publié samedi soir sur le réseau X par Katie Miller, ancienne conseillère de Donald Trump et épouse de Stephen Miller. On y voit une carte du Groenland recouverte du drapeau américain, accompagnée d’un seul mot : « SOON », « bientôt ».
Les réactions n’ont pas tardé. « Ça suffit maintenant », a répondu le Premier ministre groenlandais sur Facebook. Il dénonce pressions, sous-entendus et fantasmes d’annexion, tout en se disant ouvert au dialogue, à condition qu’il respecte le droit international. Même fermeté du côté de Copenhague. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, juge « absurde » l’idée d’un contrôle américain du Groenland et appelle Washington à cesser ses menaces contre un allié historique.
Alors, que faut-il comprendre de cette séquence diplomatique et militaire ? Que va-t-il se passer maintenant ? Jusqu'où ira Donald Trump ? Enfin que sait-on de l’opération américaine au Venezuela ? Et qui est Nicolás Maduro, l’homme au cœur de cette crise internationale ?Nos experts :
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste - Ouest France
- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales
- Général Patrick DUTARTRE - Général de l’armée de l’Air et de l’Espace, ancien pilote de chasse
- Philippe GÉLIE - Directeur adjoint de la rédaction – Le Figaro
- Alice CAMPAIGNOLLE ( en duplex de Caracas) - Journaliste correspondante au Venezuela – “Radio France”, “France 24”Mon, 05 Jan 2026 - 1h 03min - 4477 - Richard Werly - Cette amérique MAGA qui nous déteste
C dans l’air l'invitée du 3 janvier 2026 avec Richard Werly, éditorialiste international au quotidien suisse Blick et auteur de Cette Amérique qui nous déteste (Éditions Nevicata).
Présentation Salhia Brakhlia
Les frappes de cette nuit à Caracas illustrent la manière dont les États-Unis projettent leur puissance dans le monde. Cette démonstration de force militaire interroge moins le seul dossier latino-américain que l’évolution globale de la politique étrangère américaine sous Donald Trump. Dans le sillage du président, une partie de l’opinion publique américaine se détourne brutalement de ses alliés européens historiques, jusqu’à la détestation.
Pour comprendre la nouvelle vision du monde trumpiste, Richard Werly a parcouru pendant plusieurs mois une quinzaine d'États américains en camping-car. Son constat est sans appel : l’Amérique MAGA est convaincue que l’Europe est faible, dépendante, et destinée à être traitée comme une vassale. Une vision partagée aussi bien par les électeurs rencontrés de Mar-a-Lago à Chicago que par l’administration Trump.
Quels sont les ressorts idéologiques de cette défiance assumée ? Les Européens prennent-ils la mesure du mépris qui s’est installé chez une partie de l’opinion publique américaine à leur égard ?Sun, 04 Jan 2026 - 11min - 4476 - Enlèvement du président vénézuélien : le dernier coup de Trump - Vos questions sms -
C dans l’air du 3 janvier 2026 - Enlèvement du président vénézuélien : le dernier coup de Trump
Présentation Salhia Brakhlia
Nos experts :
- Anthony Bellanger - Éditorialiste à France Info TV, spécialiste des questions internationales
- Anne Toulouse - Journaliste franco-américaine, auteure de « L’art de Trumper »
- Lauric Henneton - Spécialiste des États-Unis, maître de conférences à l'Université Versailles-Saint Quentin
- Anne Deysine - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de « Les juges contre l'Amérique » - Yoletty Bracho - Chercheuse vénézuélienne, maîtresse de conférences en science politique à l’Université d'Avignon (en duplex)Sat, 03 Jan 2026 - 03min - 4475 - Enlèvement du président vénézuélien : le dernier coup de Trump - L'intégrale -
C dans l’air du 3 janvier 2026 - Enlèvement du président vénézuélien : le dernier coup de Trump
Présentation Salhia Brakhlia
Le Venezuela sous le choc. De fortes explosions ont touché la capitale Caracas très tôt ce matin. Le pays dénonce dans un communiqué "la très grave agression militaire" des États-Unis. Le président américain, Donald Trump, qui a fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes, avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et avait même affirmé que les jours du président du pays, Nicolás Maduro, étaient "comptés".
Dans une publication sur son réseau social Truth, le locataire de la Maison-Blanche a assuré après l'opération que Nicolás Maduro avait été "capturé avec son épouse et expulsé du pays". La procureure générale des États-Unis, Pam Bondi, a affirmé quelques heures plus tard que le couple présidentiel vénézuélien avait été inculpé dans le district sud de New York, suite à leur exfiltration. Les époux devront répondre d'accusations liées au trafic de drogue et au "narcoterrorisme".
La lutte contre le narcotrafic est en effet le prétexte donné par l'administration Trump pour justifier les opérations militaires en cours depuis plusieurs semaines contre le Venezuela et la capture, ce matin, du chef de l'Etat.
Le gouvernement vénézuélien affirme quant à lui que l'objectif réel des États-Unis est "de s'emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais". Le pays dispose en effet des plus grandes réserves d'or noir de la planète. Au-delà des ressources, c'est le régime même du Venezuela que l'administration Trump semble cibler.
Comment les Etats-Unis ont-ils pu réaliser une telle opération ?
Que va-t-il advenir du président du Venezuela Nicolás Maduro, désormais capturé par les Etats-Unis ?
Cette opération militaire américaine signe-t-elle la fin du droit international ?
Après la capture de Nicolás Maduro, son régime peut-il survivre au Venezuela ?Nos experts :
- Anthony Bellanger - Éditorialiste à France Info TV, spécialiste des questions internationales
- Anne Toulouse - Journaliste franco-américaine, auteure de « L’art de Trumper »
- Lauric Henneton - Spécialiste des États-Unis, maître de conférences à l'Université Versailles-Saint Quentin
- Anne Deysine - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de « Les juges contre l'Amérique » - Yoletty Bracho - Chercheuse vénézuélienne, maîtresse de conférences en science politique à l’Université d'Avignon (en duplex)Sat, 03 Jan 2026 - 1h 06min - 4474 - Mariam Pirzadeh - Manifestations en Iran: Trump s'en mêle
C dans l’air l'invitée du 2 janvier 2026 avec Mariam Pirzadeh, journaliste à France 24, ancienne correspondante à Téhéran.
Présentation de Salhia Brakhlia
Des affrontements localisés entre manifestants et forces de l'ordre ont fait six morts jeudi dans l'ouest de l'Iran, selon des médias locaux, les premiers depuis le début dimanche d'une mobilisation initialement liée à la vie chère, qui s'est depuis élargie à des revendications politiques. Le mouvement de contestation est parti de Téhéran, où des commerçants ont fermé boutique pour protester contre l'hyperinflation et le marasme économique, avant de gagner des universités et de s'étendre à une partie du pays. Le taux d'inflation était en décembre de 52% sur un an, selon des statistiques officielles.
Le président américain, Donald Trump, a affirmé vendredi que les Etats-Unis étaient "prêts" à intervenir si des manifestants étaient tués en Iran, provoquant une mise en garde de Téhéran contre un risque de "déstabilisation" de la région. "Si l'Iran tire sur des manifestants pacifiques et les tue violemment, comme à son habitude, les Etats-Unis d'Amérique viendront à leur secours", a déclaré vendredi Donald Trump sur son réseau Truth Social. "Nous sommes prêts, armés et parés à intervenir", a-t-il ajouté. Un conseiller du guide suprême iranien, Ali Larijani, a mis en garde Donald Trump contre un risque de "déstabilisation" du Moyen-Orient. "Trump devrait savoir que toute ingérence américaine dans cette affaire interne équivaudrait à déstabiliser toute la région et à nuire aux intérêts américains", a-t-il réagi aujourd'hui sur le réseau social X.
Le procureur du district central de la province du Lorestan, dans l'ouest, Ali Hassanvand, a prévenu vendredi que "toute participation à des rassemblements illégaux et toute action visant à troubler l'ordre public" constituaient "des crimes" qui seraient traités "avec la plus grande fermeté par la justice". Il a insisté sur la nécessité de distinguer les manifestants défendant les moyens de subsistance et des émeutiers. "Nul ne peut commettre d'actes illégaux ni menacer la sécurité des personnes sous prétexte de problèmes économiques ou sociaux", a-t-il dit. Trente personnes accusées de "troubles à l'ordre public" ont été arrêtées à Téhéran, a indiqué jeudi soir l'agence Tasnim.
Ces protestations sont-elles le signe d'un pouvoir affaibli, sous pression internationale en raison de son programme nucléaire ? Comment va réagir le régime en cas d'intensification des protestations ?Sat, 03 Jan 2026 - 12min - 4473 - IA : demain tous chômeurs ? - IA : demain tous chômeurs ?os questions sms -
C dans l’air du 2 janvier 2026 - IA : demain tous chômeurs ?
Présentation de Salhia Brakhlia
Nos experts :
- Nicolas Bouzou - Économiste – Directeur fondateur du cabinet Astérès - Chroniqueur à L’Express
- Emmanuel Duteil - Directeur de la rédaction – L’Usine Nouvelle
- Isabelle Ryl - Vice-présidente Intelligence artificielle - Université Paris Sciences & Lettres (PSL)
- Guillaume Grallet - Journaliste – Le Point - Auteur de « Voyage aux frontières de l’intelligence artificielle »Fri, 02 Jan 2026 - 07min - 4472 - IA : demain tous chômeurs ? - L'intégrale -
C dans l’air du 2 janvier 2026 - IA : demain tous chômeurs ?
Présentation de Salhia Brakhlia
L'intelligence artificielle (IA) prend de plus en plus de place dans nos vies. Elle commence même à remplacer certains emplois et suscite de ce fait une inquiétude grandissante. Aux Etats-Unis, la mutation a déjà commencé. Dans le secteur du conseil, le géant Accenture a annoncé pas moins de 12 000 licenciements. L'ampleur de ce plan social est inédite dans ce domaine d'activité et traduit une certitude : l’adaptation à l’IA n’est plus une option. Un signal fort dans un secteur historiquement fondé sur le capital humain.
Dans le secteur bancaire européen, ce sont de plus de 200 000 emplois qui pourraient être supprimés d’ici à 2030, selon une étude de la banque Morgan Stanley relayée par le Financial Times. Ces perspectives posent question quant à la façon dont le marché du travail va être façonné dans le futur. Malgré les craintes d'une menace pour l’emploi, des analyses soulignent que l’IA n’élimine pas les postes mais transforme les missions, en concentrant l’effort humain sur les tâches complexes et stratégiques. Si l’IA automatise déjà une grande partie des tâches répétitives, l’humain demeure en effet un atout dans de nombreux domaines, comme les relations commerciales.
Les États-Unis, qui se déjà sont emparés de ce marché, cherchent à accroitre leur avance. Dans cette optique, le président Donald Trump a lancé il y a un an le projet Stargate. Chiffré à 500 milliards de dollars, il est destiné à bâtir les centres de données géants de la future génération d’IA. Le programme est élaboré par OpenAI, la firme qui a lancé ChatGPT, la société d’investissement japonaise SoftBank et le géant du numérique Oracle. Les poids lourds mondiaux du numérique comme Amazon, Microsoft ou encore Facebook devraient profiter des retombées. Pour l'heure, leur capitalisation boursière atteint des sommets... Et commence à préoccuper les investisseurs et les autorités financières. Ces derniers craignent qu'il s'agisse d'une bulle et que tout s'effondre comme un château de cartes.
La rupture technologique introduite par l'IA a des répercussions dans le domaine militaire, ce qui constitue enjeu majeur. Quelles places occuperont par exemple les robots et les drones sur le champ de bataille ? La question se pose déjà. Le 1er mai 2024, la France a ainsi annoncé la création de l’Agence ministérielle de l’intelligence artificielle de défense (AMIAD), rattachée directement au ministre des Armées. Bertrand Rondepierre dirige cette structure pensée pour doter la défense française de capacités souveraines en IA. Une équipe de C dans l'air l'a rencontré.
L'IA va-t-elle nous priver de dizaines, voire de centaines de milliers d’emplois dans un proche avenir ?
Une bulle financière est-elle en train de se former dans le secteur de l'IA ?
Comment l'IA va-t-elle modifier le visage des guerres à venir ?Nos experts :
- Nicolas Bouzou - Économiste – Directeur fondateur du cabinet Astérès - Chroniqueur à L’Express
- Emmanuel Duteil - Directeur de la rédaction – L’Usine Nouvelle
- Isabelle Ryl - Vice-présidente Intelligence artificielle - Université Paris Sciences & Lettres (PSL)
- Guillaume Grallet - Journaliste – Le Point - Auteur de « Voyage aux frontières de l’intelligence artificielle »Fri, 02 Jan 2026 - 1h 05min - 4470 - Faïza Bossy - Grippe, excès des fêtes...bonne année, bonne santé?
C dans l’air l'invitée du 1er janvier 2026 avec Faïza Bossy, médecin et nutritionniste.
Présentation: Salhia Brakhlia
L'épidémie de grippe poursuit sa progression en France, touchant tous les âges, avec un niveau d'intensité qui augmente à l'hôpital, alors qu'il demeure "modéré" en ville, a annoncé hier Santé publique France. Lors de la semaine achevée le 28 décembre, la grippe a progressé "dans l'ensemble des régions, toutes en épidémie", sauf La Réunion, a précisé l'agence sanitaire dans son point hebdomadaire. Cette aggravation de l'épidémie a entraîné une activité "d'intensité élevée" à l'hôpital avec 18.552 passages aux urgences, notamment pour prendre en charge des enfants de moins de 15 ans et des personnes de plus de 65 ans. La grippe a été à l'origine de 3.606 hospitalisations. Dans ce contexte de circulation du virus, et alors que l'épidémie de bronchiolite est elle aussi sévère, le Dr. Faïza Bossy nous donnera ses conseils de prévention, pour se prémunir des infections hivernales.
A lendemain des fêtes, et alors que vient le temps des bonnes résolutions, elle nous expliquera aussi comment prendre soin de sa santé, et éliminer les excès. Quels sont les effets d'une alimentation trop riche, mais aussi d'une consommation excessive d'alcool ? Alors qu'en ce 1er janvier débute le désormais traditionnel "dry january" - un mois sans consommation d'alcool -, Faïza Bossy nous expliquera quels sont les bienfaits d'une telle démarche, et pourquoi il est bénéfique de se pencher sur sa propre consommation d'alcool.Fri, 02 Jan 2026 - 11min - 4469 - 2026 : l'Europe face à l'offensive des empires - Vos questions sms -
C dans l’air du 1er janvier 2026 - 2026 : l'Europe face à l'offensive des empires
Présentation: Salhia Brakhlia
Nos experts :
- Anthony Bellanger - Editorialiste à France Info TV, spécialiste des questions internationales
- Isabelle Lasserre - Correspondante diplomatique au Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique
- Valérie Niquet - Responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique, et auteure de « Taïwan face à la Chine : Vers la guerre ? » aux éditions Tallandier
- Guillaume Lasconjarias - Historien militaire, directeur des études et de la recherche de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), professeur associé à Sorbonne UniversitéThu, 01 Jan 2026 - 03min - 4468 - 2026 : l'Europe face à l'offensive des empires - L'intégrale -
C dans l’air du 1er janvier 2026 - 2026 : l'Europe face à l'offensive des empires
Présentation: Salhia Brakhlia
Les années passent et la guerre se poursuit en Ukraine. Le pays a de nouveau été la cible de frappes russes la nuit dernière. Hier, lors de ses vœux, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a expliqué qu’il ne lâchera rien. Son homologue russe Vladimir Poutine a quant à lui déclaré vouloir continuer sa guerre. Sa politique est résolument impérialiste... Tout comme celle de Xi Jinping, le chef de l'Etat chinois.
Pékin a réalisé lundi et mardi d'impressionnantes manœuvres militaires autour de Taïwan, qui s'est retrouvée encerclée. A l'issue de ces manœuvres, Xi Jinping a annoncé que "la réunification" de Taïwan et de la Chine était "inarrêtable". Hors de question pour le président taïwanais, qui s’est engagé à "défendre fermement" la souveraineté de l’île.
Dans ce bras de fer, le Japon prend fait et cause pour Taïwan. En novembre, la nouvelle Première ministre avait même laissé entendre que son pays pourrait intervenir militairement en cas d'agression contre Taïwan.
Dans un éventuel conflit, le rôle des Etats-Unis serait décisif. Mais les récentes prises de parole de Donald Trump suscitent de nombreuses interrogations. Serait-il prêt à défendre l'île si elle était attaquée ?
Depuis son retour au pouvoir, le président des Etats-Unis mène lui-même une politique expansionniste, qui s'exerce en premier lieu sur le continent américain. Le locataire de la Maison-Blanche reprend à son compte la doctrine Monroe, qui définit les Amériques comme la chasse gardée des Etats-Unis. Depuis novembre, le Vénézuéla est ainsi ciblé par Washington. Officiellement, il s'agit de lutter contre le trafic de drogue. Mais l'objectif réel semble être la chute du président Nicolas Maduro. Les Etats-Unis multiplient les frappes contre des navires vénézuéliens et Donald Trump a même annoncé lundi que de premières frappes terrestres avaient eu lieu au Vénézuéla.
Le Groenland, quant à lui, est l'objet des convoitises du président américain. Ce dernier a répété à plusieurs reprises son souhait de s'emparer de ce vaste territoire, notamment, d'après lui, pour des questions de sécurité des États-Unis.
Face aux appétits russe, chinois et américain, que fait l'Europe ? Le continent, dont le territoire est presque dépourvu de ressources et minerais stratégiques, semble hors course. La Chine domine le jeu dans le domaine des terres rares. Face à la position hégémonique de Pékin, une entreprise française recycle ces métaux indispensables au fonctionnement de nos appareils électroniques.
La Chine peut-elle tenter d'annexer Taïwan dès cette année ?
Les Etats-Unis vont-ils renverser Nicolas Maduro ?
L'Europe peut-elle lutter face au réveil des empires ?Nos experts :
- Anthony Bellanger - Editorialiste à France Info TV, spécialiste des questions internationales
- Isabelle Lasserre - Correspondante diplomatique au Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique
- Valérie Niquet - Responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique, et auteure de « Taïwan face à la Chine : Vers la guerre ? » aux éditions Tallandier
- Guillaume Lasconjarias - Historien militaire, directeur des études et de la recherche de l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), professeur associé à Sorbonne UniversitéThu, 01 Jan 2026 - 1h 06min - 4467 - Valérie Niquet - Coup de pression sur taïwan: La Chine inarrêtable?
C dans l’air l'invitée du 31 décembre 2025 avec Valérie Niquet, responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), et auteure de « Taïwan face à la Chine : Vers la guerre ? » aux éditions Tallandier.
Présentation: Salhia Brakhlia
"La réunification de notre patrie est inarrêtable", a assuré aujourd'hui le président chinois Xi Jinping, alors que des manœuvres militaires autour de Taiwan, entamées lundi, se sont achevées. La Chine a affirmé avoir terminé "avec succès" ces manœuvres, qui comprenaient des tirs réels visant à simuler un blocus de ports clés de l'île et des attaques contre des cibles maritimes. Les soldats poursuivront leur entraînement pour "contrecarrer résolument les tentatives des séparatistes en faveur de l'indépendance de Taïwan et l'ingérence extérieure", a averti le porte-parole et capitaine de frégate Li Xi, dans un communiqué. Taipei a condamné ces deux journées d'exercices, parlant d'"une provocation flagrante contre la sécurité régionale et l'ordre international".
Ces exercices aux alentours de Taïwan ont suscité une vague de condamnations. Le Japon a jugé mercredi que les manœuvres de Pékin "exacerbent les tensions" dans la région, et a exprimé "ses préoccupations". L'Union européenne, l'Allemagne et la France ont aussi exprimé leur inquiétude et se sont déclarées attachées à la "stabilité" internationale. Pékin a fustigé mercredi les "critiques irresponsables" de certains pays "envers les actions nécessaires et justifiées prises par la Chine pour défendre sa souveraineté nationale".
Les tensions dans le détroit ont été ravivées par une vente d'armes de Washington à Taipei à la mi-décembre, la deuxième depuis le retour au pouvoir du président américain, Donald Trump, pour 11,1 milliards de dollars, montant le plus important depuis 2001.
Valérie Niquet, responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), et auteure de « Taïwan face à la Chine : Vers la guerre ? » aux éditions Tallandier, est notre invitée. Elle décryptera avec nous la portée de cette démonstration de force de Pékin autour de l'ile de Taïwan.Thu, 01 Jan 2026 - 07min - 4466 - Les Français et les politiques : le grand divorce ? - Vos questions sms -
C dans l’air du 31 décembre 2025 - Les Français et les politiques : le grand divorce ?
Présentation: Salhia Brakhlia
Nos experts :
- Christophe Barbier - Éditorialiste politique - Conseiller de la rédaction – Franc-Tireur
- Lucie Robequain - Directrice des rédactions – La Tribune
- Alexandra Schwartzbrod - Directrice adjointe de la rédaction – Libération
- Jérôme Fourquet - Directeur du département Opinion – IFOP - Auteur de Métamorphoses françaisesWed, 31 Dec 2025 - 02min - 4465 - Les Français et les politiques : le grand divorce ? - L'intégrale -
C dans l’air du 31 décembre 2025 - Les Français et les politiques : le grand divorce ?
Présentation: Salhia Brakhlia
Le président de la République Emmanuel Macron exprimera ce soir à 20h ses vœux aux Français pour l'année 2026. Un exercice rituel, l'avant-dernier avant la fin de son second quinquennat. L'occasion de faire quelques annonces, comme la volonté d'interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans dès la rentrée 2026, et, plus généralement, de se projeter vers l'année à venir. Celle qui vient de s'écouler aura été synonyme de nombreux échecs.
Depuis la dissolution ratée de 2024, le chef de l'Etat ne parvient pas à reprendre le contrôle de l'action politique. Son incapacité s'est illustrée en 2025 par un triste record : celui du plus grand nombre de Premiers ministres nommés par un même président de la République au cours d’un mandat. L'année passée a même vu le gouvernement le plus bref de toute notre histoire, avec une chute quatorze heures seulement après l'annonce de sa composition. Le pays vit une période d'instabilité politique inédite depuis le début de la Cinquième République. Le gouvernement a échoué à faire adopter un budget pour l'Etat avant la fin de l'année. Pour sortir temporairement de l'impasse budgétaire, le Premier ministre Sébastien Lecornu a dû recourir à un projet de loi spéciale. Le gouvernement a publié son décret et ses circulaires sur les crédits mis à disposition des ministères à compter du 1ᵉʳ janvier. Le cap est clair. Dans l’attente d’un budget, l'Etat est soumis à la diète.
Sur la scène nationale, si les oppositions sont parvenues à faire entendre leur voix, seul le RN est en progression. Le parti d'extrême-droite est le grand gagnant de cette séquence politique et son président, Jordan Bardella, est au sommet dans les sondages. Il caracole en tête des intentions de vote pour la future élection présidentielle.
Le parti a fini par convaincre une partie importante des Français sur un sujet au cœur de leurs préoccupations : le pouvoir d'achat. Une équipe de C dans l'air s'est rendue dans un restaurant routier des Yvelines. Sur place, cette question, comme celle de l'inflation, est au centre des priorités. Dans son établissement, le patron voit année après année le RN monter.
Loin de l'Elysée et des batailles de l'Assemblée, les maires des petites communes essaient tant bien que mal de se débrouiller pour contenir les dépenses de leur collectivité. Pour ce faire, plusieurs d'entre-eux mettent parfois la main à la pâte. Certains participent ainsi directement à la construction de chalets pour les animations des fêtes de fin d'année, pour faire baisser la facture. D'autres montrent l'exemple en votant la baisse de leurs indemnités d'élu. Ils dénoncent ce qu'il se passe au niveau de l'Etat, où l'on demande selon eux beaucoup au Français sans pour autant faire d'efforts.Nos experts :
- Christophe Barbier - Éditorialiste politique - Conseiller de la rédaction – Franc-Tireur
- Lucie Robequain - Directrice des rédactions – La Tribune
- Alexandra Schwartzbrod - Directrice adjointe de la rédaction – Libération
- Jérôme Fourquet - Directeur du département Opinion – IFOP - Auteur de Métamorphoses françaisesWed, 31 Dec 2025 - 07min - 4464 - Thierry Marx - Réveillon: les restaurants à la fête?
C dans l’air l'invité de Salhia Brakhlia le 30 décembre 2025 avec Thierry Marx, chef cuisinier étoilé, président de l'Umih, et cofondateur du magazine "Bon".
En cette veille de réveillon de la Saint-Sylvestre, le chef Thierry Marx est notre invité. Inquiet d'une "industrialisation de la cuisine", il souhaite que le "fait maison" soit davantage valorisé.
Il veut créer un label sur le fait-maison, avec une TVA avantageuse. Une façon de protéger l'artisanat des métiers de bouche, et les restaurateurs, alors que 25 restaurants ferment chaque jour en France.
Saumon, huitres, chocolats, volailles...Comment choisir et cuisiner les produits stars des fêtes de fin d'année ? Peut-on proposer un menu de réveillon de qualité sans se ruiner ? Thierry Marx répondra à nos questions, et abordera également la crise agricole, lui qui est en lien direct avec les producteurs.Wed, 31 Dec 2025 - 10min - 4463 - Trump dans le piège de l'affaire Epstein - Vos questions sms -
C dans l’air du 30 décembre 2025 - Trump dans le piège de l'affaire Epstein
Nos experts :
- Laurence Haïm - Journaliste, ancienne correspondante aux États-Unis, auteure de Ghislaine Maxwell, une femme amoureuse de Robert Laffont.
- Anthony Bellanger - Éditorialiste – Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales
- Anne Deysine - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Les juges contre l’Amérique
- Anne Toulouse - Journaliste franco-américaine, auteure de L’art de Trumper,publié aux éditions du Rocher De retour tout juste des États-UnisTue, 30 Dec 2025 - 04min - 4462 - Trump dans le piège de l'affaire Epstein - L'intégrale -
C dans l’air du 30 décembre 2025 - Trump dans le piège de l'affaire Epstein
L’affaire Epstein continue de secouer l’Amérique et de hanter Donald Trump. Une nouvelle salve de 11 000 documents concernant cette affaire judiciaire a été publiée la semaine dernière et le nom du président des États-Unis apparaît à plusieurs reprises. Il s’agit pour la plupart d’articles de presse le mentionnant, mais un courriel provenant d’un procureur fédéral indique que Donald Trump est présent sur la liste des passagers de l’avion privé de Jeffrey Epstein d’« au moins huit vols entre 1993 et 1996 », dont une fois avec pour seuls autres voyageurs l’ancien financier et une personne âgée de 20 ans.
Ancien ami d’Epstein, Donald Trump a reconnu l’avoir fréquenté, mais assure s’en être rapidement éloigné dès que ses activités criminelles ont été révélées. Sur son réseau Truth Social, il a également dénoncé ce qu’il qualifie de « canular orchestré par les démocrates » et a insisté sur le fait que « ce sont les démocrates qui ont collaboré avec Epstein, pas les républicains. Qu’on publie tous leurs noms, qu’on les couvre de honte et qu’on se remette au travail pour notre pays ! » Le président n’a toutefois cité aucun nom précis et n’a fourni aucun élément permettant d’étayer ses accusations.
Cette sortie intervient alors que plusieurs figures démocrates et républicaines réclament une transparence totale sur les relations d’Epstein, quel que soit le camp politique concerné, et critiquent le nombre de caviardages effectués par le ministère de la Justice sur les documents rendus publics. Des photos et des textes caviardés qui ne satisfont pas les victimes, plusieurs législateurs, mais aussi nombre de membres du mouvement MAGA, déchiré depuis la démission de Marjorie Taylor Greene. Cette figure emblématique du mouvement Make America Great Again reproche au président de manquer de transparence dans ce scandale politico-judiciaire.
Empêtré dans cette affaire Epstein, Donald Trump doit faire face au mécontentement croissant de ses concitoyens. 68 % des Américains jugent que l’économie américaine se porte mal, selon un sondage de l’agence AP, alors que l’inflation s’accélère dans le pays depuis son retour à la Maison Blanche. Nos journalistes sont allés à leur rencontre au Texas.
Alors, que contiennent les nouveaux documents publiés ? Que sait-on des liens entre Donald Trump et Jeffrey Epstein ? Pourquoi le transfert de prison de Ghislaine Maxwell suscite-t-il la polémique ? Cette affaire peut-elle provoquer la chute du président des États-Unis ?Nos experts :
- Laurence Haïm - Journaliste, ancienne correspondante aux États-Unis, auteure de Ghislaine Maxwell, une femme amoureuse de Robert Laffont.
- Anthony Bellanger - Éditorialiste – Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales
- Anne Deysine - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Les juges contre l’Amérique
- Anne Toulouse - Journaliste franco-américaine, auteure de L’art de Trumper,publié aux éditions du Rocher De retour tout juste des États-UnisTue, 30 Dec 2025 - 1h 04min - 4461 - Fabrice Leggeri - 2027: Jordan Bardella est-il prêt?
C dans l’air l'invité du 29 décembre 2025 avec Fabrice Leggeri, eurodéputé Rassemblement national.
Dans une interview accordée hier à La Tribune dimanche, Marine Le Pen estime que Jordan Bardella "peut gagner" à sa place. Malgré sa situation judiciaire, elle « ne pense pas pouvoir quitter le combat » mais juge qu’avec le président du RN, « l’avenir de la France est assuré ». Elle sera jugée en appel du 13 janvier au 12 février dans l’affaire des assistants parlementaires européens du FN. En première instance, le tribunal correctionnel de Paris l’a condamnée à quatre ans d’emprisonnement dont deux ferme, 100 000 euros d’amende et une peine d’inéligibilité de cinq ans avec exécution immédiate qui hypothèque sérieusement ses chances de concourir une nouvelle fois pour l’Élysée.
Dans l'actualité internationale, Donald Trump a assuré que Kiev et Moscou se rapprochaient d’une solution sur le statut du Donbass et que «de nombreux progrès» ont été réalisés, à l’issue de sa rencontre avec Zelensky, ce dimanche, en Floride. Il rencontrera les Européens en janvier. De son côté, Emmanuel Macron réunira la Coalition des volontaires à Paris début janvier, afin de finaliser les contributions concrètes de chaque pays. «Nous progressons sur les garanties de sécurité qui seront essentielles à l’instauration d’une paix juste et durable» en Ukraine, a-t-il déclaré après avoir assisté à la visioconférence entre Donald Trump, Volodymyr Zelensky et les Européens. «J’ai ensuite parlé avec Zelensky», a-t-il ajouté.Tue, 30 Dec 2025 - 11min - 4460 - Trump : ses plans pour l'Ukraine... et le Groenland - Vos questions sms -
C dans l’air du 29 décembre 2025 - Trump : ses plans pour l'Ukraine... et le Groenland
Donald Trump est-il près du but ? Le président américain a estimé, dimanche 28 décembre, être plus près que jamais d’un accord de paix en Ukraine, après une rencontre en Floride avec Volodymyr Zelensky et un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine. De « grandes avancées » ont été réalisées, s’est de son côté félicité le président ukrainien à l’issue de cette rencontre. Ainsi, Volodymyr Zelensky l’a affirmé face à un parterre de journalistes : « 90 % » du plan de paix en vingt points a été « approuvé ».
Le projet d’accord a été retravaillé ces dernières semaines par la Maison-Blanche, après d’âpres négociations réclamées par Kiev et les pays européens, qui jugeaient la première version, dévoilée fin novembre, beaucoup trop proche des revendications russes. Le nouveau plan de paix devra désormais être soumis à un référendum en Ukraine, a annoncé Volodymyr Zelensky au média RBK. Mais avant d’en arriver là, plusieurs points cruciaux restent en suspens.
La question des territoires est toujours au centre des discussions, notamment le Donbass. La gestion de la centrale de Zaporijjia demeure un sujet majeur, ainsi que les garanties de sécurité. Sur ce dernier point, Volodymyr Zelensky a évoqué des « garanties de sécurité » pour l’Ukraine, « approuvées » pour certaines et « presque approuvées » pour d’autres. « Il y aura des garanties de sécurité. Elles seront fortes. Et les pays européens sont très impliqués », a de son côté assuré le président américain. Emmanuel Macron a d’ailleurs annoncé ce lundi une réunion des alliés de Kiev à Paris début janvier, autour de cette question.
Au même moment, Volodymyr Zelensky a estimé, lors d’une conférence de presse en ligne, que « le plan (de paix) devra être signé par quatre parties : l’Ukraine, l’Europe, l’Amérique et la Russie ». Le dirigeant en a aussi profité pour critiquer Vladimir Poutine, dont les agissements, via l’armée russe en Ukraine, ne correspondent pas à ses propos « pacifiques » tenus auprès de Donald Trump.
Parallèlement, Donald Trump continue de s’en prendre à l’Europe. Après les propos de J.D. Vance sur la « menace » nucléaire de Paris, l’interdiction de séjour de Thierry Breton aux États-Unis et la nomination du gouverneur de la Louisiane, Jeff Landry, au poste d’« envoyé spécial au Groenland », l’hostilité de l’administration Trump envers l’Union européenne franchit un nouveau cap en cette fin d’année 2025. Entre sa bienveillance à l’égard de la Russie, ses taxes imposées aux pays de l’UE et sa nouvelle stratégie de sécurité nationale, la nation dirigée par Donald Trump ne cache plus son basculement. Et les Européens sont divisés sur la manière de réagir.
Alors, un accord de paix en Ukraine est-il proche ? Quel est l’avenir des relations transatlantiques ? Pourquoi Donald Trump rêve-t-il du Groenland ?Nos experts :
- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales, auteur de Volodymyr Zelensky : l’Ukraine dans le sang
- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24
- Patricia ALLEMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, auteure de Au cœur du chaos
- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale
Université Catholique de Lille, auteur de Dans la forge du mondeMon, 29 Dec 2025 - 02min - 4459 - Trump : ses plans pour l'Ukraine... et le Groenland - L'intégrale -
C dans l’air du 29 décembre 2025 - Trump : ses plans pour l'Ukraine... et le Groenland
Donald Trump est-il près du but ? Le président américain a estimé, dimanche 28 décembre, être plus près que jamais d’un accord de paix en Ukraine, après une rencontre en Floride avec Volodymyr Zelensky et un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine. De « grandes avancées » ont été réalisées, s’est de son côté félicité le président ukrainien à l’issue de cette rencontre. Ainsi, Volodymyr Zelensky l’a affirmé face à un parterre de journalistes : « 90 % » du plan de paix en vingt points a été « approuvé ».
Le projet d’accord a été retravaillé ces dernières semaines par la Maison-Blanche, après d’âpres négociations réclamées par Kiev et les pays européens, qui jugeaient la première version, dévoilée fin novembre, beaucoup trop proche des revendications russes. Le nouveau plan de paix devra désormais être soumis à un référendum en Ukraine, a annoncé Volodymyr Zelensky au média RBK. Mais avant d’en arriver là, plusieurs points cruciaux restent en suspens.
La question des territoires est toujours au centre des discussions, notamment le Donbass. La gestion de la centrale de Zaporijjia demeure un sujet majeur, ainsi que les garanties de sécurité. Sur ce dernier point, Volodymyr Zelensky a évoqué des « garanties de sécurité » pour l’Ukraine, « approuvées » pour certaines et « presque approuvées » pour d’autres. « Il y aura des garanties de sécurité. Elles seront fortes. Et les pays européens sont très impliqués », a de son côté assuré le président américain. Emmanuel Macron a d’ailleurs annoncé ce lundi une réunion des alliés de Kiev à Paris début janvier, autour de cette question.
Au même moment, Volodymyr Zelensky a estimé, lors d’une conférence de presse en ligne, que « le plan (de paix) devra être signé par quatre parties : l’Ukraine, l’Europe, l’Amérique et la Russie ». Le dirigeant en a aussi profité pour critiquer Vladimir Poutine, dont les agissements, via l’armée russe en Ukraine, ne correspondent pas à ses propos « pacifiques » tenus auprès de Donald Trump.
Parallèlement, Donald Trump continue de s’en prendre à l’Europe. Après les propos de J.D. Vance sur la « menace » nucléaire de Paris, l’interdiction de séjour de Thierry Breton aux États-Unis et la nomination du gouverneur de la Louisiane, Jeff Landry, au poste d’« envoyé spécial au Groenland », l’hostilité de l’administration Trump envers l’Union européenne franchit un nouveau cap en cette fin d’année 2025. Entre sa bienveillance à l’égard de la Russie, ses taxes imposées aux pays de l’UE et sa nouvelle stratégie de sécurité nationale, la nation dirigée par Donald Trump ne cache plus son basculement. Et les Européens sont divisés sur la manière de réagir.
Alors, un accord de paix en Ukraine est-il proche ? Quel est l’avenir des relations transatlantiques ? Pourquoi Donald Trump rêve-t-il du Groenland ?Nos experts :
- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales, auteur de Volodymyr Zelensky : l’Ukraine dans le sang
- James ANDRÉ - Grand reporter - France 24
- Patricia ALLEMONIÈRE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, auteure de Au cœur du chaos
- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale
Université Catholique de Lille, auteur de Dans la forge du mondeMon, 29 Dec 2025 - 1h 04min - 4458 - Michel-Edouard Leclerc - Crise agricole, économie en berne...un noël pas à la fête?
C dans l’air l'invité du 20 décembre 2025 avec Michel-Edouard Leclerc, Président du comité stratégique des centres E. Leclerc.
La mobilisation agricole se poursuit : ni le courrier du Premier adressé hier soir aux principales organisations syndicales après avoir reçu leurs représentants, ni l’annonce du report d'un mois de la signature de l’accord avec les pays du Mercosur ne semblent donc avoir apaisé la colère ravivée par la gestion de l’épidémie de la dermatose nodulaire contagieuse. La ministre de l’agriculture a toutefois appelé à une « trêve » à l'approche des festivités de Noël.
L’occasion de se pencher sur le budget des Français, à son niveau le plus bas selon une enquête réalisée pour Cofidis par CSA Research (octobre 2025). 58% d’entre eux refuseraient toutefois de sacrifier les cadeaux, selon l’Observatoire E. Leclerc des nouvelles consommations.
Les prix restent déterminants dans les arbitrages des consommateurs et c’est pourquoi les négociations commerciales en cours sont un moment particulièrement important.
De pouvoir d’achat il est également question dans le dossier Shein, dont les prix défient toute concurrence, souvent au mépris des normes. La justice a toutefois rejeté la demande de suspension du gouvernement, qui a fait appel de la décision.Sat, 20 Dec 2025 - 11min - 4457 - Epstein/Trump : dissimulations et scandale d'état ? - Vos questions sms -
C dans l’air du 20 décembre 2025 - Affaire Epstein : des documents caviardés pour protéger Trump ?
Nos experts :
- Corentin SELLIN - Historien spécialiste des États-Unis - Chroniqueur - « Les Jours »
- Lucas MENGET - Grand reporter
- Nicolas BARRÉ - Directeur de la rédaction - « Politico »
- Camille GUTTIN - Reporter – Correspondante à Washington de 2022 à 2025
- Sonia DRIDI - Correspondante aux Etats-Unis – LCI et France 24 (Duplex à Washington)Sat, 20 Dec 2025 - 09min - 4456 - Epstein/Trump : dissimulations et scandale d'état ? - L'intégrale -
C dans l’air du 20 décembre 2025 - Affaire Epstein : des documents caviardés pour protéger Trump ?
Cette fois, c'est en ligne. Quelque 3 965 documents judiciaires relatifs à l'affaire du criminel sexuel Jeffrey Epstein ont été rendus publics hier par le ministère de la justice américain.
Une loi adoptée par le Congrès en novembre imposait au gouvernement de publier l’intégralité des documents non classifiés en sa possession au plus tard hier. Or, seule une partie de ces pièces a été révélée. Le processus se fera finalement sur plusieurs semaines.
Ces documents issus de l’enquête sur l’influent financier, mort en prison en 2019, sont censés faire la lumière sur ses liens avec des figures du monde des affaires, du spectacle ou de la politique, et notamment avec l'actuel président des Etats-Unis, Donald Trump.
Le locataire de la Maison-Blanche est plus que jamais sous pression. D'autant que publication de ces premiers fichiers renforce la controverse dont il est l'objet. La montagne d’informations a en effet été partiellement expurgée. Des pages entières ont été caviardées. Des omissions ont été effectuées pour protéger les victimes et les enquêtes en cours, comme celles sur les liens d’Epstein avec l’ancien président Bill Clinton et l’ex-directeur de Harvard, Larry Summers, mais aussi pour des questions de « sécurité nationale ». Cela confère au ministère de la Justice une marge de manœuvre illimitée sur le choix de ce qui est divulgué.
« Ce n’est rien d’autre qu’une opération de camouflage pour protéger Donald Trump de son passé peu reluisant », a tonné le chef des sénateurs démocrates, Chuck Schumer, accusant le gouvernement de « tout faire pour cacher la vérité ».
L’affaire Epstein n’est pas la seule pour laquelle le comportement du milliardaire est pointé du doigt. Déjà reconnu responsable d’agression sexuelle, auteur de nombreux propos sexistes et méprisants depuis des années, le président des Etats-Unis est critiqué pour son comportement inapproprié voire totalement délictuel envers les femmes. Lui s'en tient toujours à une stratégie de déni.
Que contiennent les fichiers du dossier Epstein rendus publics hier ?
Que Donald Trump savait-il de ce scandale de corruption et d’esclavagisme sexuel sur mineur ?
Comment est-il parvenu à faire carrière en politique malgré les accusations et les condamnations dont il est l'objet ?Nos experts :
- Corentin SELLIN - Historien spécialiste des États-Unis - Chroniqueur - « Les Jours »
- Lucas MENGET - Grand reporter
- Nicolas BARRÉ - Directeur de la rédaction - « Politico »
- Camille GUTTIN - Reporter – Correspondante à Washington de 2022 à 2025
- Sonia DRIDI - Correspondante aux Etats-Unis – LCI et France 24 (Duplex à Washington)Sat, 20 Dec 2025 - 1h 02min - 4455 - Affaire Epstein : des nouvelles photos avant le couperet ? - Vos questions sms -
C dans l’air du 19 décembre 2025 - Affaire Epstein : des nouvelles photos avant le couperet ?
Nos experts :
- Laurence HAÏM - Journaliste spécialiste des États-Unis et autrice de Ghislaine Maxwell, une femme amoureuse
- Virginie VILAR - Grand reporter Complément d’enquête et France Télévisions
- Grégory PHILIPPS - Rédacteur en chef international LCI et ancien correspondant aux États-Unis
- Alban MIKOCZY - Grand reporter France TélévisionsSat, 20 Dec 2025 - 04min - 4454 - Asma Mhalla - Faux putsch: la vidéo qui énerve Macron
C dans l’air l'invité du 19 décembre 2025 avec Asma Mhalla, politologue, spécialiste de géopolitique de l'intelligence artificielle et essayiste.
Asma Mhalla, politologue spécialiste de géopolitique de l'intelligence artificielle et essayiste, reviendra sur la guerre de l’information qui menace nos démocraties occidentales.
Un danger exacerbé par l’intelligence artificielle, qui se répand sur les réseaux sociaux, eux même amplificateurs de fake news. Dernière en date : un faux duplex d’une journaliste qui prétend qu’Emmanuel Macron a été renversé.
Quelques jours auparavant, la désinformation s’était invitée après l’attentat de Sydney, via l’IA d’Elon Musk, Grok.
Puissante arme de désinformation, l’intelligence artificielle est un outil géopolitique et idéologique, aux mains des géants de la tech et souvent au service d’Etats autoritaires.
Face à eux, l’Europe joue la carte de la règlementation et des sanctions, mais peine à rattraper son retard technologique. Empêtrées dans cette guerre hybride, nos démocraties sont-elles en danger ?
L’intelligence artificielle s’invite aussi dans nos vies. ChatGPT compte environ 800 millions d’utilisateurs réguliers, dont certains l’utilisent comme psy. On ne mesure pas encore exactement les conséquences que cela pourrait avoir.Sat, 20 Dec 2025 - 10min - 4453 - Affaire Epstein : des nouvelles photos avant le couperet ? - L'intégrale -
C dans l’air du 19 décembre 2025 - Affaire Epstein : des nouvelles photos avant le couperet ?
Le jour J. Ce vendredi, le ministère de la Justice s’apprête à publier l'intégralité des documents non classifiés en sa possession sur Jeffrey Epstein, sa complice Ghislaine Maxwell, qui purge une peine de vingt ans de prison, et toutes les personnes impliquées dans les procédures judiciaires.
Les documents attendus pourraient embarrasser nombre de personnalités, notamment du monde des affaires, de la politique ou du spectacle, qui gravitaient dans l'orbite du financier, y compris Donald Trump.
De nombreux soupçons sont portés sur le président américain. Les photos et emails déjà publiés ne font plus de doute sur l'amitié entre Donald Trump et Jeffrey Epstein mais interrogent sur la nature de leurs liens. Le président américain était-il au courant du réseau sexuel du financier new-yorkais, mort en prison en 2019 ?
Une nouvelle polémique alimente le scandale. Ghislaine Maxwell, ex-compagne et complice de Jeffrey Epstein, est accusée d’avoir bénéficié d’un traitement de faveur carcéral profitant de conditions moins strictes, après avoir été transférée à la prison fédérale de Bryan, au Texas. Un privilège qui interroge et entretient le doute sur le degré de complicité entre le prédateur sexuel et Donald Trump.
Parmi les personnalités impliquées dans le réseau de traite d'êtres humains à des fins sexuelles, mis en place par Jeffrey Epstein, on retrouve Jean-Luc Brunel. L’ancien agent de mannequins français était considéré comme l’un des "principaux pourvoyeurs" de jeunes filles. Mis en examen pour "viol sur mineur", il a été retrouvé mort, pendu dans sa cellule en février 2022.
Un autre homme, Daniel S, est soupçonné d’avoir joué le rôle de rabatteur de femmes en France pour Jeffrey Epstein. Il est présenté comme étant un ancien photographe de mode, et manager d’une chaîne de télé sur la mode basée en Russie. Malgré les soupçons sur son implication dans le réseau Epstein, il n’a pourtant jamais été inquiété par la justice.
Son nom a beaucoup fait parler ces dernières semaines. Michael Wolff, auteur du best-seller "Le Feu et la Fureur", a le président américain dans sa ligne de mire, ainsi que sa femme Melania. Celui qui a recueilli, entre 2014 et 2019, les confidences de Jeffrey Epstein, s’est intéressé à la rencontre du couple présidentiel. Et le journaliste l’assure : la Première dame aurait été présentée à son mari par Jeffrey Epstein. Ce que réfute Melania Trump allant jusqu'à le menacer d'une action en justice.
À quel point l’affaire Epstein peut-elle faire tomber Donald Trump ? Qui était Jean-Luc Brunel, l’un des "principaux pourvoyeurs" de jeunes filles pour Jeffrey Epstein ? Qui est Michael Wolff, ce journaliste voulant faire trembler le couple présidentiel américain ?Nos experts :
- Laurence HAÏM - Journaliste spécialiste des États-Unis et autrice de Ghislaine Maxwell, une femme amoureuse
- Virginie VILAR - Grand reporter Complément d’enquête et France Télévisions
- Grégory PHILIPPS - Rédacteur en chef international LCI et ancien correspondant aux États-Unis
- Alban MIKOCZY - Grand reporter France TélévisionsFri, 19 Dec 2025 - 1h 04min - 4452 - Jean-Philippe Tanguy - Mercosur: la France va-t-elle céder?
C dans l’air l'invité du 18 décembre 2025 avec Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme. Il publie Rien n’est jamais écrit, aux éditions Robert Laffont.
Des milliers d'agriculteurs européens sont venus manifester aujourd'hui à Bruxelles pour protester contre la politique agricole de l'UE, ciblant notamment l'accord de libre-échange avec le Mercosur, accusé de mettre en danger de nombreuses filières. "On est là pour dire non au Mercosur, surtout parce qu'on a l'impression qu'aujourd'hui, Ursula veut passer en force, elle veut imposer sa loi", a protesté Maxime Mabille, un producteur laitier belge, s'en prenant à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.
La manifestation est organisée le jour où les chefs d'Etat et de gouvernement des 27 se réunissent en sommet. L'exécutif européen et le Brésil - pays qui préside cette alliance l'associant à l'Argentine, au Paraguay et à l'Uruguay - insistent pour parapher avant la fin de la semaine un accord commercial en négociations depuis un quart de siècle, qui créerait la plus grande zone de libre-échange au monde. "Nous ne sommes pas prêts, le compte n'y est pas pour signer cet accord", a affirmé jeudi le président français Emmanuel Macron depuis Bruxelles.
Jean-Philippe Tanguy répondra notamment à nos questions sur la colère agricole.Fri, 19 Dec 2025 - 10min - 4451 - Affaire Epstein: Trump cherche la parade - Vos questions sms -
C dans l’air du 18 décembre 2025 - Affaire Epstein: Trump cherche la parade
« Il y a onze mois j'ai hérité d'un désastre et je le répare ». C’est avec ces mots que Donald Trump a lancé ce mercredi une courte allocution en guise de bilan de fin d’année. Malgré le mécontentement des Américains, le président américain a maintenu son cap économique tout en accablant son prédécesseur démocrate Joe Biden. Il lui a reproché de lui avoir laissé une économie « au bord de la ruine ».
Parmi les autres thèmes abordés : la résolution de huit guerres, selon lui-même, « un boom économique » à venir, ou encore un processus de « migration inversée » enclenché, mais un sujet manquait à l’appel : l’affaire Epstein.
Pourtant le dossier est brulant. Les derniers documents liés au délinquant sexuel décédé en 2019 doivent être divulgués d’ici à vendredi par le ministère de la Justice. Après des mois de fausses promesses complotistes puis une volte-face l’amenant à dénoncer un « canular » politique, Donald Trump a été forcé par sa base MAGA à rendre publics les derniers secrets dans cette affaire.
La semaine dernière, des élus démocrates au Congrès avaient déjà rendu publiques de nouvelles photos émanant des légataires du criminel sexuel Jeffrey Epstein, qui incluent notamment des images de Donald Trump. « Ces images troublantes soulèvent encore plus de questions sur Jeffrey Epstein et ses relations avec certains des hommes les plus puissants du monde », avaient relevé les élus démocrates de la commission de surveillance à la Chambre des représentants. Qu’en sera-t-il ce vendredi 19 décembre ?
Michael Wolff, connu pour ses enquêtes et livres consacrés à Donald Trump, devrait suivre de près la divulgation des derniers dossiers de l'affaire Epstein. Les 23.000 documents publiés, en novembre dernier, révèlent une proximité troublante avec le criminel sexuel, qu’il qualifie pourtant de « monstre ».
L’écrivain s’est également confronté à Melania Trump, dans cette affaire. Michael Wolff a porté plainte contre la femme de Donald Trump, qu’il accuse d’avoir tenté de le faire taire après ses révélations sur ses liens avec Jeffrey Epstein. Selon l’auteur du « Feu et la fureur », la Première dame aurait été présentée à son mari par le criminel sexuel.
Donald Trump augmente la pression sur le Venezuela. Le président américain a annoncé, mardi 16 décembre, un « blocus total » contre les pétroliers sous sanctions se rendant ou partant du Venezuela, renforçant la pression économique sur Caracas en pleine crise entre les deux pays. La chute du président vénézuélien Nicolas Maduro apparaît aujourd'hui comme l’un des principaux objectifs de la Maison Blanche.
Les dernières révélations sur l’affaire Epstein peuvent-elles avoir des conséquences pour Donald Trump ? Qui est Michael Wolff, le journaliste qui défie le président américain ? Que signifie le « blocus total et complet » imposé par Donald Trump dans la crise politique face au Venezuela ?Nos experts :
- Anthony BELLANGER - Éditorialiste Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales
- Corentin SELLIN - Historien spécialiste des États-Unis, chroniqueur Les Jours
- Anne DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Les juges contre l’Amérique
- Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine, auteure de L’art de trumperThu, 18 Dec 2025 - 04min - 4450 - Affaire Epstein: Trump cherche la parade - L'intégrale -
C dans l’air du 18 décembre 2025 - Affaire Epstein: Trump cherche la parade
« Il y a onze mois j'ai hérité d'un désastre et je le répare ». C’est avec ces mots que Donald Trump a lancé ce mercredi une courte allocution en guise de bilan de fin d’année. Malgré le mécontentement des Américains, le président américain a maintenu son cap économique tout en accablant son prédécesseur démocrate Joe Biden. Il lui a reproché de lui avoir laissé une économie « au bord de la ruine ».
Parmi les autres thèmes abordés : la résolution de huit guerres, selon lui-même, « un boom économique » à venir, ou encore un processus de « migration inversée » enclenché, mais un sujet manquait à l’appel : l’affaire Epstein.
Pourtant le dossier est brulant. Les derniers documents liés au délinquant sexuel décédé en 2019 doivent être divulgués d’ici à vendredi par le ministère de la Justice. Après des mois de fausses promesses complotistes puis une volte-face l’amenant à dénoncer un « canular » politique, Donald Trump a été forcé par sa base MAGA à rendre publics les derniers secrets dans cette affaire.
La semaine dernière, des élus démocrates au Congrès avaient déjà rendu publiques de nouvelles photos émanant des légataires du criminel sexuel Jeffrey Epstein, qui incluent notamment des images de Donald Trump. « Ces images troublantes soulèvent encore plus de questions sur Jeffrey Epstein et ses relations avec certains des hommes les plus puissants du monde », avaient relevé les élus démocrates de la commission de surveillance à la Chambre des représentants. Qu’en sera-t-il ce vendredi 19 décembre ?
Michael Wolff, connu pour ses enquêtes et livres consacrés à Donald Trump, devrait suivre de près la divulgation des derniers dossiers de l'affaire Epstein. Les 23.000 documents publiés, en novembre dernier, révèlent une proximité troublante avec le criminel sexuel, qu’il qualifie pourtant de « monstre ».
L’écrivain s’est également confronté à Melania Trump, dans cette affaire. Michael Wolff a porté plainte contre la femme de Donald Trump, qu’il accuse d’avoir tenté de le faire taire après ses révélations sur ses liens avec Jeffrey Epstein. Selon l’auteur du « Feu et la fureur », la Première dame aurait été présentée à son mari par le criminel sexuel.
Donald Trump augmente la pression sur le Venezuela. Le président américain a annoncé, mardi 16 décembre, un « blocus total » contre les pétroliers sous sanctions se rendant ou partant du Venezuela, renforçant la pression économique sur Caracas en pleine crise entre les deux pays. La chute du président vénézuélien Nicolas Maduro apparaît aujourd'hui comme l’un des principaux objectifs de la Maison Blanche.
Les dernières révélations sur l’affaire Epstein peuvent-elles avoir des conséquences pour Donald Trump ? Qui est Michael Wolff, le journaliste qui défie le président américain ? Que signifie le « blocus total et complet » imposé par Donald Trump dans la crise politique face au Venezuela ?Nos experts :
- Anthony BELLANGER - Éditorialiste Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales
- Corentin SELLIN - Historien spécialiste des États-Unis, chroniqueur Les Jours
- Anne DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Les juges contre l’Amérique
- Anne TOULOUSE - Journaliste franco-américaine, auteure de L’art de trumperThu, 18 Dec 2025 - 1h 04min - 4449 - Xavier Bertrand - Agriculteurs: jusqu'où ira la colère?
C dans l’air l'invité du 17 décembre 2025 avec Xavier Bertrand, président LR de la région Hauts-de-France et du mouvement Nous France. Il publie Rien n’est jamais écrit, aux éditions Robert Laffont.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a tenu deux réunions de crise hier au sujet de la contestation agricole, cristallisée par la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse et le Mercosur. La contestation s'est poursuivie aujourd'hui, notamment dans le Sud-Ouest, au huitième jour de mobilisation des agriculteurs. Plusieurs axes routiers et ferroviaires font l'objet de blocage à l'appel des syndicats Coordination rurale et Confédération paysanne. Hier, quelque 75 actions ont été recensées par le ministère de l'Intérieur.
Pour tenter de désamorcer la colère des agriculteurs, le gouvernement promet une accélération de la vaccination dans le Sud-Ouest contre la dermatose nodulaire contagieuse, avec 750 000 bovins supplémentaires ciblés et le recours à des vétérinaires militaires. Concernant l'accord avec le Mercosur, le président de la République Emmanuel Macron a déclaré aujourd'hui que "la France s'opposerait de manière très ferme" à un éventuel "passage en force" de l'Union européenne.
Xavier Bertrand, président LR de la région Hauts-de-France, et du mouvement Nous France est notre invité. À 60 ans, il publie son premier livre, « Rien n’est jamais écrit», aux éditions Robert Laffont, dans lequel il se positionne comme candidat pour 2027. Il réagira à la colère des agriculteurs, lui qui s'était joint à des manifestations contre le traité de libre échange avec le Mercosur. Il reviendra également sur ses engagements politiques, lui qui a été maire de Saint-Quentin, puis ministre à plusieurs reprises. Comment analyse-t-il les désaccords dans sa famille politique quant au front républicain face au RN, lui qui s'est toujours opposé à une union avec l'extrême-droite. "L'union des droites, non, c'est l'union de la droite avec l'extrême droite", avait-il dit sur France Inter.Thu, 18 Dec 2025 - 11min - 4448 - Affaire Epstein: ces photos qui font trembler Trump - Vos questions sms -
C dans l’air du 17 décembre 2025 -
L'affaire Epstein continue de secouer les États-Unis. Dix-neuf photos ont été mises en ligne vendredi dernier par des élus démocrates. On y voit, en compagnie du prédateur sexuel, Donald Trump, Bill Clinton, Ghislaine Maxwell (aujourd’hui incarcérée), Bill Gates, Steve Bannon ou encore Andrew Mountbatten-Windsor. Ces nouvelles images, publiées par les législateurs démocrates de la commission de surveillance de la Chambre des représentants, ne sont qu'une petite partie des plus de 95 000 photos qu'ils ont reçues de la succession d'Epstein, qui s'est suicidé dans une cellule d'une prison new-yorkaise en 2019 alors qu'il attendait d'être jugé pour des accusations de trafic sexuel.
Elles sont surtout distinctes des dossiers que le ministère de la Justice est désormais contraint de publier. Mais l'impatience grandit alors que l'administration Trump fait face à la date limite du 19 décembre pour produire les dossiers Epstein, mais aussi à de nouvelles révélations explosives.
Mardi 16 décembre, le magazine américain Vanity Fair a publié une enquête basée notamment sur une dizaine d’entretiens avec Susie Wiles, la secrétaire générale de la Maison-Blanche. L’ancienne directrice de campagne du milliardaire républicain estime par exemple que l’ex-magnat de l’immobilier, marqué par la mort de son frère alcoolique, « a une personnalité d’alcoolique » — elle-même est fille d’un homme alcoolique. Il « fonctionne avec la conviction que rien ne lui est impossible. Absolument rien ». « Les alcooliques fonctionnels, ou les alcooliques en général, ont une personnalité exacerbée lorsqu’ils boivent », a-t-elle ajouté. La conseillère âgée de 68 ans égratigne aussi le vice-président, estimant qu’il est « adepte des théories complotistes depuis une décennie », ou encore Elon Musk, un temps à la tête du département de l’Efficacité gouvernementale (Doge), qualifié de destructeur…
Sous pression, le camp Trump s’exprime et tente de désamorcer. Très discrète habituellement, Susie Wiles a dénoncé un article « malhonnête ». « Elle voulait dire que je… Voyez-vous, je ne bois pas d’alcool. Tout le monde le sait, mais j’ai souvent dit que si je buvais, j’aurais de fortes chances de devenir alcoolique. Je l’ai dit à maintes reprises », a déclaré de son côté Donald Trump. Quelques heures plus tard, le président des États-Unis a annoncé sur son réseau Truth Social que les États-Unis mettaient en place un blocus au Venezuela contre « les pétroliers sous sanctions », une nouvelle escalade dans la crise entre les deux pays. Accusé de faire diversion par ses opposants, le président des États-Unis doit s’exprimer une nouvelle fois ce soir.
En face, ses adversaires surenchérissent. Ils affirment avoir d’autres clichés encore plus troublants alors que l’heure de vérité approche. Les autorités ont désormais moins de deux jours pour publier l’intégralité des documents non classifiés liés aux enquêtes portant sur Jeffrey Epstein, sur sa complice Ghislaine Maxwell et sur toute personne en lien avec les faits qui leur sont reprochés. Une affaire qui obsède depuis des années l’opinion publique américaine et a inspiré de multiples théories du complot.
Alors que sait-on des liens entre Donald Trump et Jeffrey Epstein ? Cette affaire peut-elle provoquer la chute du président des États-Unis ? Pourquoi le mouvement MAGA se déchire-t-il ?
Nos experts :
-Laurence HAÏM - Journaliste spécialiste des Etats-Unis, autrice de Ghislaine Maxwell, une femme amoureuse, publié chez Robert Laffont
- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, éditorialiste à Ouest-France, autrice du livre Requiem pour le monde libre, publié aux éditions de l’Observatoire
- Gallagher FENWICK - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, ancien correspondant à Washington
- Vincent JOLLY - Grand reporter pour Le Figaro MagazineWed, 17 Dec 2025 - 05min
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