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Les Baladeurs

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Les Others

Récits d'aventures et de mésaventures en pleine nature. Avez-vous déjà poursuivi un loup dans les étendues sauvage d'Alaska, greloté au beau milieu des icebergs ou dormi le long d’une paroi d’escalade à plusieurs centaines de mètres de hauteur ? Tous les 15 jours, découvrez des récits et témoignages d'aventures et de mésaventures en pleine nature. Un podcast du magazine Les Others (https://www.lesothers.com).  Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

135 - #108 — Les fantômes de la toundra, avec Vincent Munier
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  • 135 - #108 — Les fantômes de la toundra, avec Vincent Munier

    Après avoir pisté les espèces les plus reculées du globe, le photographe animalier Vincent Munier partait en 2008 pour l'Arctique canadien, à la recherche d'une silhouette plus insaisissable que toutes les autres : le loup blanc. Une créature à la fourrure immaculée fondue dans l'éclat des neiges éternelles, qu'aucune photographie n'avait pu saisir depuis plus de vingt-cinq ans. Mais dans ce territoire où l'homme n'est qu'un visiteur de passage, il allait devoir apprendre à disparaître, car ces loups que l'on surnomme ici les fantômes de la toundra, portent bien leur nom : les voir relève presque de l'impossible.


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    🎙 Cet épisode a été réalisé par Thomas Firh, accompagné par Inès Cochard. Le récit a été présenté par Clémence Hacquart. La musique est composée par Nicolas de Ferran. Chloé Wibaux s’est assurée du montage, et Antoine Martin du studio Krispy Record du mixage.

    🤝 La saison 9 des Baladeurs est soutenue par Columbia.


    Plus d’infos sur l’épisode :

    À la fin des années 80, dans les profondeurs des forêts vosgiennes, un père et son fils sont tapis sous les feuilles, immobiles et silencieux, l’appareil photo entre les mains. Comme chaque week-end de printemps, ils attendent l'apparition du grand tétras, une espèce d'oiseau emblématique de la région que le père protège avec passion. Pour le fils, de ces premiers affûts naît une vocation : il consacrera sa vie à photographier la beauté du vivant et à révéler la poésie du monde sauvage. Ce jeune garçon, c’est Vincent Munier.

    Les années passant, Vincent s’éloigne peu à peu de ses Vosges natales, toujours plus loin, toujours plus seul. Des grues d'Hokkaidō aux ours du Kamtchatka, en passant par la panthère des neiges en Himalaya, il arpente les espaces les plus reculés de la planète, porté par une quête presque spirituelle : saisir cet instant de grâce miraculeux, où l'animal consent enfin à se laisser voir, pour en ramener une image. Mais après avoir pisté les espèces les plus recherchés du globe, il est une silhouette qui continue de le hanter, plus insaisissable que toutes les autres : celle du loup arctique. Une créature lointaine dont la fourrure immaculée se fond dans le blanc des neiges éternelles, vivant là où le froid dévore tout, dans des étendues si vastes et si désertes que sa présence semble appartenir à un autre monde. Une créature si rare qu’aucune photographie n’a pu en témoigner depuis plus de vingt-cinq ans.

    En 2008, Vincent décide de partir sur ses traces au cœur de l’Arctique canadien. Mais dans ce territoire où l’homme n’est qu’un visiteur de passage, il devra apprendre à disparaître et à se faire oublier. Car ces loups arctiques, que l'on surnomme ici les fantômes de la toundra, portent bien leur nom : les voir relève presque de l'impossible.


    À propos de Vincent Munier :

    Depuis l'enfance, Vincent Munier nourrit une fascination pour les grands espaces et les créatures les plus farouches. Initié à l'affût dès l'âge de douze ans par son père, dans les forêts des Vosges, il fait de cette discipline exigeante le fil conducteur de toute une vie, de la toundra arctique au plateau tibétain, à la recherche d'une nature encore intacte. Depuis plus de vingt-cinq ans, il piste le sauvage pour en révéler la beauté silencieuse, un travail salué par deux César du meilleur documentaire, pour La Panthère des neiges en 2022 et Le Chant des forêts en 2026.


    📸 Vincent Munier


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    Wed, 09 Sep 2026 - 41min
  • 134 - #107 — Les trémolos du Svalbard, avec Yann Tiersen et Coline Béal

    Le Svalbard, archipel façonné par les glaces depuis des millénaires, voit aujourd’hui ses paysages se transformer à une vitesse vertigineuse sous l’effet du dérèglement climatique. Pour faire entendre les voix de scientifiques encore trop peu écoutés, le compositeur Yann Tiersen imagine un journalisme musical où la musique devient un langage de transmission. Au printemps 2025, il embarque à bord de son voilier Ninog avec la réalisatrice Coline Béal, direction les confins du Svalbard. Ensemble, ils poursuivent une même quête artistique : enregistrer les trémolos des glaces, composer la mélodie d’un territoire qui vacille et la faire résonner avant que le silence ne l’engloutisse.

    L'ensemble des morceaux qui ponctuent cet épisode en interludes sont les improvisations originales composées par Yann Tiersen au fil de son voyage au Svalbard.


    🎙 Cet épisode a été réalisé par Thomas Firh, accompagné par Inès Cochard. Le récit a été présenté par Clémence Hacquart. La musique est composée par Nicolas de Ferran. Chloé Wibaux s’est assurée du montage, et Antoine Martin du studio Krispy Record du mixage.

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    Plus d’infos sur l’épisode :

    Au nord de la Norvège, là où le continent s'efface et où le vivant semble retenir son souffle, existe un archipel façonné par la glace depuis des millénaires : le Svalbard. Une terre d'une beauté absolue, suspendue entre ciel et banquise, est pourtant l'une des plus exposées de la planète. Ici, le dérèglement climatique se manifeste à une vitesse vertigineuse, bien au-delà du reste du monde. Une réalité que la communauté scientifique observe, mesure et documente depuis des années, sans parvenir à se faire entendre.


    Le compositeur Yann Tiersen en est convaincu : face à l'urgence climatique, les chiffres ne suffisent plus. À l’écoute des tremblements de la nature depuis toujours, il est convaincu que le sursaut passera par l'émotion. Pour donner de l'écho aux constats des scientifiques, il imagine alors une forme de journalisme musical, qui se composerait au fil d’un voyage à la voile autour du Svalbard. Une démarche en deux temps : enregistrer les craquements de la glace, les voix de celles et ceux qui l'étudient, le souffle des animaux, les silences de la banquise ; puis laisser la musique surgir, en improvisation, pour en tirer un témoignage capable de faire ressentir ce que les données peinent à exprimer.


    Au printemps 2025, le projet prend le large à bord de Ninog, son voilier. Yann met le cap vers le Nord, accompagné de trois autres membres d'équipage. Parmi elles, la réalisatrice Coline Béal, caméra à la main, qui embarque avec la mission d’écrire une autre partition de ce voyage, celle des images, des traces et des instants recueillis en chemin. Deux regards artistiques qui se rejoignent autour d’une même quête : enregistrer les trémolos des glaces du Svalbard, composer la mélodie d’un territoire qui vacille et la faire résonner avant que le silence ne l'engloutisse.


    À propos de Yann et Coline :

    Compositeur engagé, Yann Tiersen explore depuis plusieurs années de nouvelles façons de faire résonner les enjeux écologiques à travers la musique. En 2025, au Svalbard, il développe un projet de journalisme musical mêlant enregistrements de la glace, témoignages scientifiques et compositions improvisées. À ses côtés, la réalisatrice Coline Béal embarque à bord du Ninog pour raconter cette expédition en images. De ce voyage naît Polar Sonics (disponible sur Youtube), une série documentaire qu’elle réalise, où se rencontrent musique, exploration et urgence climatique.


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    Wed, 26 Aug 2026 - 41min
  • 133 - #106 — Errances caucasiennes, avec Clara Arnaud

    En 2016, l’autrice Clara Arnaud se lançait dans une traversée à pied de la chaîne du Caucase, depuis l’Arménie jusqu’à la Géorgie, avec son cheval Boy comme compagnon de route. Devant eux s’étendaient plusieurs centaines de kilomètres à parcourir, à travers les vastes plateaux balayés par les vents, les reliefs montagneux et les vallées isolées. Une marche au rythme des sabots, où chaque journée allait s'écrire au fil des détours, des imprévus et des rencontres.


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    🎙 Cet épisode a été réalisé par Thomas Firh, accompagné par Inès Cochard. Le récit a été présenté par Clémence Hacquart. La musique est composée par Nicolas de Ferran. Chloé Wibaux s’est assurée du montage, et Antoine Martin du studio Krispy Record du mixage.


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    Plus d’infos sur l’épisode :


    À une époque où le voyage se mesure souvent en kilomètres parcourus, en itinéraires optimisés et en listes de lieux à cocher, certains choisissent encore de ralentir, de préférer les chemins de traverse aux lignes droites, les détours aux raccourcis et le temps long à l’urgence d’arriver.


    Pour l’autrice Clara Arnaud, voyager, c’est d’abord marcher pendant des semaines, parfois des mois. Marcher pour laisser le temps filer sous ses pas, contempler le paysage changer d’heure en heure et laisser le territoire se révéler à la vitesse du corps. Marcher parfois seule, mais le plus souvent guidée par la présence d'un partenaire irremplaçable : un cheval. À ses côtés, elle apprend une autre manière de parcourir le monde, plus lente et plus attentive, au rythme des sabots, au fil de longues traversées au Kirghizistan puis dans les vastes plaines de Chine.


    Au printemps 2016, Clara cherche une nouvelle ligne d’horizon. Alors qu’elle laisse ses doigts déambuler sur les cartes, son regard se pose sur le Caucase. Une immense chaîne de montagnes dressée entre les mers Noire et Caspienne, qui déploie ses sommets à travers l’Arménie et la Géorgie. Un territoire qu’elle connaît peu, sinon à travers quelques fragments qui nourrissent son imaginaire : des steppes balayées par le vent, des villages accrochés aux pentes et une hospitalité légendaire où paraît-il, l’étranger devient souvent un invité.


    En avril, elle pose le pied à Erevan, la capitale arménienne, avec dans son sac, une carte, une boussole et un carnet. Devant elle, des centaines de kilomètres à parcourir l’attendent, mais avant de prendre la route, une première quête demeure : trouver le cheval qui partagera cette nouvelle errance.


    À propos de Clara Arnaud :

    Depuis toujours, Clara Arnaud marche vers les grands espaces. Des années de voyages, seule ou à cheval, nourrissent une écriture où les paysages, les rencontres et le vivant se répondent. En 2017, elle entreprend une traversée du Caucase à cheval, une aventure qui donnera naissance à Au détour du Caucase. Depuis, de La Verticale du fleuve à Et vous passerez comme des vents fous, Clara Arnaud poursuit une écriture attentive aux territoires, aux êtres qui les habitent et aux liens profonds qui unissent le monde humain et le vivant.


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    Wed, 12 Aug 2026 - 53min
  • 132 - #105 — Naufragé volontaire d'un atoll, avec Matthieu Juncker

    Au cœur du Pacifique, les atolls de Polynésie française abritent des écosystèmes parmi les plus foisonnants au monde. Mais ces territoires insulaires sont aujourd’hui menacés par le dérèglement climatique, et le titi, petit oiseau endémique, en est l’un des premiers témoins. Face à cette urgence, Matthieu Juncker, biologiste passionné par le Pacifique, choisit une approche à contre-courant : s’isoler 200 jours sur un atoll inhabité pour étudier le titi, comprendre son habitat et témoigner de la fragilité d’un paradis menacé.


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    Plus d’infos sur l’épisode :


    Si notre imaginaire du paradis devait se traduire en paysage, il aurait sans doute les contours de l’archipel des Tuamotu, au large du Pacifique. Là-bas, des atolls émergent au milieu de l'océan comme des couronnes de corail flottant à la surface du monde. Fragmentés en une multitude d'îlots, ils dessinent des lagons translucides aux nuances de turquoise et abritent une oasis de vie dont l’équilibre se tisse au rythme des marées, entre la faune insulaire et une végétation luxuriante.


    Mais depuis plusieurs décennies, cet équilibre vacille. Même à des centaines de kilomètres de toute civilisation, ces sanctuaires subissent les effets du dérèglement climatique et de l’empreinte humaine, comme des témoins involontaires d’une harmonie qui bascule. Parmi les premiers à en porter les traces, le titi, un petit oiseau endémique des Tuamotu, voit sa population décliner lentement à mesure que son atoll s’érode et devient de plus en plus hostile pour lui.


    Pour le biologiste marin Matthieu Juncker, passionné par les écosystèmes insulaires du Pacifique, l’urgence n’est plus seulement de comprendre, mais de transmettre. Alors une idée s’impose : et s’il partait vivre la vie de cet atoll refuge des derniers titis, pour étudier son environnement, partager son quotidien, éprouver de l’intérieur ses fragilités, afin de mieux en témoigner ?


    Début avril 2024, il débarque pour 8 mois sur cet atoll. Avec lui, tout le nécessaire pour survivre mais aussi de quoi observer : un radeau pour circuler entre les îlots, du matériel scientifique de comptage des oiseaux et un carnet pour consigner chacune de ses observations. Un naufrage volontaire pour devenir le porte-parole de ces mondes suspendus au milieu de l’océan, avant qu’ils ne disparaissent, engloutis dans l’oubli.


    À propos de Matthieu Juncker :


    Depuis l’enfance, Matthieu Juncker nourrit une fascination pour les îles et les océans. Après des études de biologie marine, il découvre la Polynésie française en 2000 : un coup de foudre qui marque un tournant décisif dans son parcours et le conduit à s’ancrer durablement dans le Pacifique. Depuis plus de vingt ans, il explore les îles et les récifs du Pacifique, de Wallis et Futuna à la Nouvelle-Calédonie, pour étudier le vivant, accompagner une gestion durable des ressources naturelles et révéler la beauté fragile de ces territoires insulaires.


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    Wed, 29 Jul 2026 - 48min
  • 131 - #104 — Les vestiges oubliés des Écrins, avec Florence Mocci

    La découverte d'Ötzi en 1991, une momie préhistorique exhumée dans les Dolomites italiennes, chamboule les certitudes : la haute montagne, que l'on croyait déserte, était bel et bien fréquentée par l'homme. En France, l'archéologie alpine connaît alors un nouvel élan. Florence Mocci, Archéologue CNRS au Centre Camille Jullian, choisit le massif des Écrins comme terrain d'exploration, sillonnant les hauteurs et scrutant chaque replat pour retrouver les traces des premiers montagnards et faire parler une histoire longtemps enfouie sous les glaces.


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    Plus d’infos sur l’épisode :


    À l’âge de douze ans, Florence Mocci découvrait l’archéologie dans un livre de Jean-François Champollion, l’historien qui avait rendu la parole aux pierres muettes des pyramides d’Égypte en déchiffrant leurs hiéroglyphes. Ce jour-là, une évidence s’imposait : elle aussi serait archéologue et consacrerait sa vie à redonner voix aux vestiges du passé.


    Une dizaine d’années plus tard, la voilà agenouillée dans la terre, une truelle à la main, à se former sur des chantiers de fouille dans les vallées. Mais chaque été, lorsqu'elle troque sa tenue d'archéologue pour celle de randonneuse et gagne les hauteurs, son œil de chercheuse ne peut s'empêcher de se perdre vers les cimes. Et si la haute montagne, ces massifs rocheux au-delà de 2000 m d’altitude, portait elle aussi la trace d’une présence humaine oubliée ?


    Longtemps, la réponse a fait consensus : ces reliefs forment une frontière naturelle trop inhospitalière pour avoir été fréquentée par l’Homme d’autrefois. Puis les glaciers ont reculé, la roche s'est érodée et la montagne s'est mise à parler. Peu à peu, elle a livré ce que le temps semblait avoir effacé : des pierres taillées, les ruines d’un abri, jusqu’à la découverte d’un corps momifié. Autant d’indices qui racontent une tout autre histoire des sommets, celle d’un territoire peut-être parcouru depuis des millénaires.


    Dans les années 1990, une poignée de chercheurs décident alors de prendre la montagne au mot et de se lancer, pour la première fois, dans l’archéologie alpine. Florence Mocci, Archéologue CNRS au Centre Camille Jullian, Aix-en-Provence, est de l'aventure. Ensemble, ils lancent les premières campagnes de fouilles dans le Parc National des Ecrins : des semaines de terrain, à arpenter les hauteurs et sonder le moindre replat, pour espérer un jour, retrouver la trace des premiers montagnards et écrire une nouvelle page de l’histoire des hautes altitudes.


    À propos de Florence Mocci :

    Après avoir fait de la haute montagne son terrain d’exploration, l’Archéologue Florence Mocci part à la recherche des plus anciennes traces de présence humaine dans les Alpes. Avec son équipe, elle arpente les sommets du parc national des Écrins, fouille les plateaux d'altitude et explore les abris sous roche, révélant qu'il y a des milliers d'années déjà, chasseurs, bergers et voyageurs parcouraient ces paysages que l'on croyait autrefois vierges de toute occupation humaine.


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    Wed, 15 Jul 2026 - 39min
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