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The Eastern Congo Insider

🎙️ The Eastern Congo Insider est le podcast incontournable pour comprendre les dynamiques politiques, économiques et sociales de l’Est de la République Démocratique du Congo. À travers des analyses approfondies, des témoignages exclusifs et des discussions éclairées, nous plongeons au cœur des enjeux qui façonnent cette région complexe et stratégique.
- 66 - RDC : La victimisation comme arme politiqueSun, 30 Aug 2026 - 13min
- 65 - Balkanisation : Pourquoi la RDC n'a pas [encore] éclaté ?
Comment gouverner un pays-continent aux dimensions de l'Europe de l'Ouest, fort de ses 250 ou 365 groupes ethniques et de ses puissants foyers politiques historiques ? C'est le grand dilemme congolais. D'un côté, la peur viscérale de la partition et de la balkanisation territoriale a poussé les régimes successifs à imposer une centralisation rigide, qui s'est historiquement traduite par de dures dérives autoritaires sous Mobutu ou Laurent-Désiré Kabila. De l'autre, les partisans du fédéralisme soutiennent que le patriotisme le plus dynamique au Congo est avant tout régional et provincial, et qu'un partage horizontal et équitable des pouvoirs est la seule garantie d'une paix sociale durable.
Dans ce podcast, nous allons remonter le cours de cette histoire constitutionnelle agitée. Nous analyserons comment, dès 1959, le telex Schöller préconisait le fédéralisme pour obtenir l'adhésion des populations du Bas-Congo. Nous revivrons les triomphes fédéralistes temporaires de Luluabourg en 1964 et de la Conférence Nationale Souveraine en 1992. Et enfin, nous interrogerons l'ambiguïté de la décentralisation de la Troisième République en 2006, partagée entre autonomie locale réelle et tentatives de recentralisation par le haut
Wed, 26 Aug 2026 - 25min - 64 - RDC : Fédéralisme vs. Unitarisme
Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode d'Histoire d'Afrique.
Aujourd'hui, nous plongeons au cœur de la tempête politique et militaire qui a secoué la jeune République du Congo entre 1959 et 1966.
Tout commence par l'accélération de l'histoire en 1959, rythmée par les émeutes populaires de Léopoldville en janvier et de Stanleyville en octobre. Puis vient le choc de l'indépendance du 30 juin 1960, immédiatement suivie de la mutinerie militaire du 5 juillet.Nous analyserons comment le pays s'est morcelé sous l'effet des rivalités politiques, menant à la proclamation de la "République Libre du Congo" par Antoine Gizenga à Stanleyville en décembre 1960 et à l'exécution tragique de Patrice Lumumba en janvier 1961. Enfin, nous revivrons l'épopée sanglante de la rébellion Simba et de sa "République Populaire du Congo" en 1964, brisée par l'assaut aéroporté belgo-américain Dragon Rouge, ouvrant la voie au second coup d'État du général Mobutu le 25 novembre 1965 et à la reprise d'Ubundu en mars 1966.
Wed, 26 Aug 2026 - 16min - 63 - Les Banyarwanda du Kivu : Citoyenneté vs. Autochtonie
Le conflit Citoyenneté vs. Autochtonie pour les Banyarwanda du Kivu se résume en trois tensions majeures :
- Choc des légitimités : les autochtones lient la citoyenneté à l'appartenance à un territoire ancestral historique. Les Banyarwanda défendent une relation civique et formelle à l'État.Piège constitutionnel : la loi (de 1981 à 2006) indexe la nationalité d'origine sur l'ethnicité, créant une exclusion juridique et une suspicion permanente pour les vagues migratoires.Militarisation foncière : la terre étant le support physique de la citoyenneté, les revendications d’autonomie administrative (comme à Minembwe) s'imposent par les armes.
Nous analysons comment la rébellion du RCD-Goma a tenté d'imposer par la force le territoire de Minembwe en 1999 pour résoudre ce manque d'ancrage légal.
Sun, 23 Aug 2026 - 16min - 62 - Le Kivu face au piège de l'autochtonie
L'autochtonie au Kivu comporte des pièges majeurs :
Nous explorons comment ces dynamiques ont influencé la spoliation des terres lors des mesures de zaïrianisation en 1973.
Sat, 22 Aug 2026 - 21min - 61 - RDC : le mythe du "Rwandophone" rusé et la paranoïa géopolitique Zaïroise
Dans l'imaginaire collectif kinois,
- Si le Rwandophone (ou tout ce qui s'y rapproche : Est, Kivu, Swahili, etc.) ne réagit pas, il « prépare quelque chose ».S'il réagit rapidement, il « avait déjà tout prévu ».S'il négocie, il « cherche à gagner du temps ».S'il refuse de négocier, il « révèle ses intentions ».
Le mythe devient donc pratiquement infalsifiable.
Cette dimension est essentielle pour comprendre pourquoi l'image de la « ruse » peut survivre aux contradictions empiriques.
Sat, 22 Aug 2026 - 15min - 60 - RDC : Comment la peur de la balkanisation fragmente-t-elle la citoyenneté #congolaise ?
Bonjour à tous et bienvenue.
Aujourd'hui, nous plongeons au cœur d'un paradoxe invisible qui déchire l'Est de la République démocratique du Congo : comment la peur de voir le pays se morceler — ce que l'on appelle ici la #balkanisation — finit-elle par fragmenter la citoyenneté de ses propres habitants ?
Depuis la crise de l'indépendance en 1960, l'intégrité du territoire est le principe cardinal de la souveraineté congolaise. Mais face à des ingérences régionales bien réelles, une autre frontière s'est dessinée à l'intérieur même de la société. D'un côté, ceux que l'on qualifie d'autochtones "authentiques" ; de l'autre, des populations rwandophones dont la loyauté est systématiquement mise en doute, transformant leur identité linguistique et culturelle en un indicateur de menace sécuritaire.
Entre spoliations foncières, mémoires concurrentes et lois fluctuantes sur la nationalité, l'appartenance à l'État est devenue un véritable champ de bataille. Comment la défense des frontières physiques a-t-elle fini par dresser les citoyens les uns contre les autres, et comment peut-on rebâtir une citoyenneté qui unit plutôt qu'elle n'exclut ? C'est le sujet de notre épisode du jour.
Fri, 21 Aug 2026 - 19min - 59 - RDC : L'inquiétante montée en puissance des ADF
L'intégration des Forces démocratiques alliées (ADF) au sein de la structure globale de l'État islamique (EI), sous le label de la Province d'Afrique centrale de l'État islamique (ISCAP), a provoqué une mutation profonde de la menace sécuritaire dans l'est de la République démocratique du Congo. Cette alliance n'est pas seulement symbolique ; elle a transformé une rébellion locale en un écosystème d'insurrection technologique et asymétrique dont la létalité dépasse désormais celle du M23.Contrairement à d'autres groupes qui cherchent un soutien populaire local, l'ISCAP génère sa légitimité auprès de "l'EI Central" en démontrant sa capacité opérationnelle par une violence extrême contre les civils. Cette violence est délibérément cadrée dans une rhétorique anti-chrétienne pour satisfaire les exigences de la propagande de l'État islamique.Sous l'influence de l'EI, les camps des ADF comme "Madina" fonctionnent comme des structures étatiques miniatures, incluant des services de sécurité interne, des tribunaux appliquant la charia, des prisons et des écoles endoctrinant les recrues et les enfants enlevés.
Sun, 05 Jul 2026 - 01min - 58 - RDC - Ouganda : Pourquoi l'ADF résiste-t-elle à l'offensive UPDF-FARDC ?
Bienvenue dans ce nouvel épisode de Géopolitique des Grands Lacs. Aujourd'hui, nous plongeons au cœur de la tragédie oubliée du nord-est de la République démocratique du Congo : la résurgence fulgurante des ADF-ISCAP.
Alors que l'attention diplomatique et médiatique reste hypnotisée par le M23 aux portes de Goma, les statistiques sont sans appel : en 2025 et 2026, les ADF sont devenus le groupe armé le plus meurtrier de la région, dépassant de loin la létalité du M23 pour les populations civiles. Pourtant, le gouvernement de Kinshasa semble maintenir une priorité politique ailleurs. Pourquoi ? Parce que, contrairement aux rebelles soutenus par le Rwanda, les ADF ne représentent pas une menace directe pour la survie du régime de Félix Tshisekedi.
Nous analyserons l'échec patent de l'opération conjointe FARDC-UPDF « Shujaa », qui, malgré quelques succès tactiques, n'a fait que déplacer le cancer terroriste vers l'Ituri et, pour la première fois, vers la province du Haut-Uélé.
Enfin, nous verrons pourquoi une approche purement conventionnelle est condamnée. Nous plaiderons pour une reconfiguration opérationnelle coercitive : la création de forces de jungle capables d'opérer en profondeur, le déploiement d'unités de police spéciales recrutées localement, et la redynamisation impérative des centres de formation de Nyaleke et Rwampara pour restaurer une sécurité de proximité.
Le temps presse : l'insurrection mute, se technologise et s'étend. Analyse d'une faillite stratégique.
Sun, 05 Jul 2026 - 14min - 57 - FARDC : Une armée sur papier
Bienvenue dans ce nouvel épisode consacré à la Géostratégie du système de défense et de sécurité de la République démocratique du Congo. Aujourd'hui, nous plongeons au cœur d'un paradoxe sécuritaire majeur : les Forces Armées dela République démocratique du Congo.
Le constat technique est froid, presque chirurgical.Officiellement, les registres de Kinshasa présentaient une force de 350 000 hommes, mais les audits biométriques récents ont ramené ce chiffre à une réalité de 152 000 militaires effectifs. Sur le terrain, notamment dans la province-test du Nord-Kivu, l'application de la gestion axée sur les résultats (GAR) révèle un score moyen de performance critique de seulement 39,36 % pour les FARDC.
Pourquoi un tel gap entre l'affichage institutionnel et laréalité opérationnelle ? Parce que l'architecture actuelle souffre d'une pathologie profonde : l'involution. Le système militaire congolais s'est replié sur lui-même, transformant l'état de guerre en un mode de gouvernance et en une source de revenus pour une « bourgeoisie militaire ». Cette armée, conçue sur un modèle de sécurité de régime « stato-centré »,privilégie le contrôle des centres urbains tout enabandonnant les zones de rupture géographique – les forêts denses de l'Ituri et les massifs du Kivu – aux groupes asymétriques comme l'ADF ou le M23.
L'armée congolaise n'est plus une force de défensecohérente, mais une structure fragmentée par des intégrations successives derebelles (brassage et mixage) qui ont rompu l'unité de commandement au profit de réseaux de parrainage extra-unitaires. De plus, sa dépendance chronique vis-à-vis des partenaires internationaux a produit une réforme « externalisée », où chaque contingent étranger impose sa propre doctrine, empêchant toute standardisation tactique globale.
Dans cette note technique, nous proposons de déchirer cepapier pour reconstruire une réalité biotopique. Le salut des FARDC ne réside pas dans la multiplication des effectifs fictifs, mais dans la création d'unités de jungle à Kotakoli, de régiments de haute montagne à Rwampara, et d'une Force de Réaction Rapide capable d'intervenir en moins de 4 heures depuis Kamina.
Transformer une armée de garnison urbaine en une force deprojection : tel est l'impératif pour que les FARDC cessent d'exister uniquement sur le papier.
Bonne écoute.
Fri, 12 Jun 2026 - 12min - 56 - Le changement de constitution déclenchera-t-il l'implosion du Congo ?
Bienvenue dans ce nouvel épisode où nous plongeons au cœur de l'actualité brûlante de la République Démocratique du Congo. Aujourd'hui, une question hante les esprits : le changement de constitution est-il l'étincelle qui déclenchera l'implosion finale du géant d'Afrique centrale ?
Loin d'être un simple débat juridique, cette volonté de révision constitutionnelle est perçue comme une « mèche » prête à rallumer un brasier que le pouvoir central ne pourrait plus contenir. Le véritable danger n'est pas seulement juridique, il est existentiel. Le centre du pouvoir, ce monolithique « centre colonial de la Gombe », est de plus en plus perçu par ses propres provinces comme un prédateur qui absorbe ressources et richesses sans rien offrir en retour : ni sécurité, ni infrastructures, ni dignité.
Dans ce podcast, nous allons explorer comment ce projet constitutionnel pourrait précipiter quatre scénarios de fin de règne :
La balkanisation de fait : Une rupture où, pendant que Kinshasa promulgue sa nouvelle loi fondamentale, l'Est se consolide en État souverain autonome sous protectorat étranger.L'institutionnalisation d'un régime d'exception : Un glissement infini du mandat présidentiel sous couvert d'un état de siège permanent, déconnectant définitivement les provinces orientales du reste du pays.La balkanisation « douce » : Un fédéralisme extrême imposé par la communauté internationale, où Kinshasa perdrait tout droit de regard sur ses marges au profit de ses voisins.La « soudanisation » : Un effondrement total de l'appareil d'État, où l'instabilité politique dans la capitale permettrait aux rébellions de pousser leurs lignes jusqu'au cœur du pays.Le contrat politique entre Kinshasa et ses périphéries est-il déjà rompu ? Quand la dignité des citoyens devient plus importante que l'unité territoriale, la fin de la RDC telle que nous la connaissons n'est plus une théorie, mais une possibilité imminente.
Restez avec nous pour comprendre pourquoi le plus grand ennemi de l'unité congolaise n'est peut-être pas à Kigali ou Kampala, mais bien dans l'incapacité du centre à convaincre les Congolais qu'ils appartiennent encore à une communauté commune.
Fri, 29 May 2026 - 14min - 55 - Comment l'esclavage a réécrit l'économie mondiale ?
Bienvenue dans ce numéro où nous plongeons au cœur d'un système qui n'était pas seulement une tragédie humaine d'une cruauté inouïe, mais un mécanisme historique ayant fondamentalement restructuré le monde dont nous avons hérité.
Pendant plus de quatre siècles, la traite transatlantique a constitué le socle de ce que les experts appellent l'accumulation primitive, où la richesse et le progrès des puissances coloniales ont été bâtis sur l'exploitation brutale de millions d'êtres humains.
Des études empiriques révèlent une relation négative robuste entre le volume historique des exportations d'esclaves et la performance économique actuelle des nations africaines, démontrant que les pays les plus pauvres aujourd'hui sont souvent ceux qui ont été les plus massivement privés de leur force vive.
Ce trafic d'êtres humains a non seulement alimenté l'essor des marchés mondiaux pour des produits comme le sucre, le tabac et l'or, mais il a aussi légué un modèle d'extraction qui continue d'influencer l'architecture financière mondiale et les rapports de pouvoir actuels.
En explorant cet héritage, nous verrons comment l'esclavage a tracé une ligne directe vers les inégalités économiques persistantes et les structures de pouvoir qui régissent encore nos institutions contemporaines.
Source principale : Nathan Nunn, The Long-Term Effects of Africa's Slave Trades [PDF]
Thu, 26 Mar 2026 - 19min - 54 - RDC : pillages et effondrement • Decryptage
Imaginez un coffre-fort géant, rempli des trésors les plus précieux au monde — cobalt, coltan, or — dont les clés ne sont plus entre les mains du propriétaire, mais disputées par des dizaines de gangs rivaux.
Bienvenue dans cet épisode où nous décortiquons l'effondrement d'un géant : la République démocratique du Congo.
Aujourd’hui, en février 2026, la RDC ne traverse pas une simple crise ; elle vit une mutation tragique de son ADN étatique. L'État central semble s'évaporer, laissant place à une économie de prédation pure.
Ce n'est plus un secret, la guerre est devenue rentable. Des groupes comme le M23, qui a pris le contrôle de zones minières stratégiques comme Rubaya, génèrent des centaines de milliers de dollars par mois grâce aux taxes illégales et à l'extraction de coltan.Dans l'Est, l'administration est remplacée par des "Wazalendo" ou des rebelles qui installent leurs propres barrages routiers pour taxer la population. À Kinshasa, l'État peine à financer ses services de base, tandis que les affaires de corruption bancaire et les détournements de fonds publics minent toute tentative de réforme.Pour tenter de reprendre la main, le gouvernement multiplie les accords miniers avec les États-Unis ou la Chine, mais ces contrats sont de plus en plus critiqués par l'opposition qui dénonce une braderie des ressources stratégiques sans bénéfice pour le peuple.
Derrière les chiffres, il y a 7,8 millions de déplacés internes. C'est l'une des crises humanitaires les plus graves et pourtant les plus négligées au monde, où le pillage des ressources finance directement l'achat d'armes qui déciment les civils.Dans ce numéro, nous posons la question qui fâche : peut-on encore sauver l'État congolais, ou est-il déjà devenu une simple zone de libre-échange pour seigneurs de guerre ?
Thu, 26 Feb 2026 - 16min - 53 - Comment les élections congolaises nourrissent la guerre
Aujourd’hui, nous plongeons au cœur d’un paradoxe tragique : comment un acte censé stabiliser une nation — l’élection — finit-il par jeter de l’huile sur le feu d’une guerre qui dure depuis trente ans ? En République démocratique du Congo (RDC), les urnes et les armes ne sont jamais bien loin les unes des autres. Alors que le pays a traversé un cycle électoral sous haute tension fin 2023, la situation sécuritaire dans l’Est ne cesse de s'aggraver, atteignant début 2025 des sommets de violence. Mais quel est le lien direct ?Pour mobiliser les électeurs, certains acteurs politiques manipulent les clivages ethniques. Ces discours de haine, souvent dirigés contre les populations tutsies ou swahiliphones, servent de prétexte aux groupes armés comme le M23 pour justifier leurs offensives, prétendant "protéger" leurs communautés.
Les périodes électorales créent des vides sécuritaires ou des moments de distraction à Kinshasa. Les groupes rebelles en profitent pour étendre leur contrôle territorial, comme on l'a vu avec la chute de localités stratégiques début 2025.Lorsque les résultats sont contestés ou entachés d'irrégularités, le gouvernement perd de son autorité morale pour négocier la paix. Le désespoir nourrit alors le recrutement au sein des milices, perçues par certains comme le seul moyen de survie ou de contestation.Dans cet épisode, nous décryptons comment la quête du pouvoir à Kinshasa se paie, chaque jour, par des vies humaines au Nord-Kivu et en Ituri.
Thu, 26 Feb 2026 - 20min - 52 - 20 ans de la constitution de RDC : l'article 220 toujours menacé.
Bienvenue dans ce nouvel épisode. Aujourd’hui, nous explorons un paradoxe congolais brûlant : pourquoi la Constitution du 18 février 2006, ce texte sacré censé être le « pacte de paix » et la « Bible politique » du pays, subit-elle les assauts répétés de ceux-là mêmes qui ont juré de la protéger ? Pourquoi les régimes successifs s'acharnent-ils à vouloir, selon l’expression consacrée, « charcuter » cette Loi fondamentale ?
Le constat des experts est sans appel : en RDC, la révision constitutionnelle est devenue un « instrument de conservation du pouvoir » plutôt qu’un outil d’ajustement démocratique.
Voici les trois raisons majeures qui poussent les régimes à s'attaquer à ce texte :
L'obsession du maintien au pouvoir : C'est le mobile principal. Les révisions visent souvent à briser le verrou de l'alternance. En 2011, le passage à une élection à un seul tour visait stratégiquement à empêcher l'opposition de se coaliser, facilitant ainsi la réélection du sortant. Aujourd'hui, les débats de 2024 font craindre un « coup d'État constitutionnel » pour contourner la limite des deux mandats imposée par l'article 220.La dérive vers l'hyper-présidentialisme : Pour mieux régner, les régimes tentent de « désarticuler » l'équilibre des pouvoirs. La révision de 2011 a par exemple discrètement détaché le Parquet du pouvoir judiciaire, offrant à l'exécutif une mainmise sur les procédures pénales. On a également renforcé le droit du Président de dissoudre les assemblées provinciales, sapant l'autonomie des provinces pour asseoir une autorité centrale absolue.L’alibi du « texte étranger » : Pour justifier ces retouches, le pouvoir actuel avance que la Constitution de 2006 aurait été rédigée « par des étrangers et à l'étranger ». Un argument qualifié de « faux-fuyant » par de nombreux juristes qui rappellent que ce texte est une « constitution post-traumatique », conçue par des Congolais pour exorciser les horreurs de la dictature et de la guerre.En somme, ce « charcutage » est le symptôme d'une « politique du ventre » où l'État de droit est sacrifié sur l'autel des ambitions personnelles. Mais attention : toucher au cœur de ce pacte social, c'est prendre le risque de plonger à nouveau le Congo dans un chaos imprévisible.
Thu, 19 Feb 2026 - 11min - 51 - 20 ans de la Constitution de la RDC : le pacte de paix en péril.
Bienvenue dans cet épisode consacré au cœur battant de la démocratie congolaise : sa Loi fondamentale.
Aujourd’hui, la Constitution de la RDC est menacée par un projet de révision relancé en 2024 par le président Félix #Tshisekedi, qui prévoit la création d'une commission en 2025 pour proposer un nouveau texte « adapté aux réalités » du pays. Pour l'opposition, cette initiative masque un « coup d'État constitutionnel » visant à contourner l'article 220 pour permettre un troisième mandat présidentiel. Cette menace s'inscrit dans une lignée de révisions perçues comme opportunistes, à l'instar de celle de 2011 qui avait instauré l'élection présidentielle à un seul tour, affaiblissant ainsi la légitimité de l'élu et l'indépendance de la justice.
Pourtant, les experts et la société civile insistent : il est crucial de préserver ce texte, car il représente bien plus qu'un simple recueil de lois. Issue du consensus de l'Accord Global et Inclusif de Sun City, cette Constitution est le pacte de paix qui a mis fin aux guerres dévastatrices et aux crises de légitimité récurrentes. Elle est le rempart contre le retour à la dictature et à la présidence à vie, garantissant pour la première fois une alternance pacifique au sommet de l'État. Modifier ses piliers, particulièrement l'article 220, reviendrait selon certains à briser ce pacte et à plonger le pays dans un chaos imprévisible.
Ce qui rend cette Constitution véritablement originale, c'est son caractère « post-traumatique ». Elle a été spécifiquement conçue pour « exorciser » les horreurs du passé, notamment l'absolutisme du régime Mobutu, en instaurant un équilibre des pouvoirs et une décentralisation forte. Originale, elle l'est aussi par sa forme d'État hybride, à la fois unitaire et fédérale, cherchant à concilier l'unité nationale et l'autonomie des provinces.
Enfin, elle se distingue par la sacralisation de certaines matières, dites intangibles, qui sont censées lier les générations futures pour empêcher tout recul démocratique, agissant comme un véritable « verrou » contre les ambitions personnelles.
Dans ce numéro, nous explorons les différents stratagèmes mis en place par les institutions congolaises, pour contourner la constitution du 18 février 2006.
Bonne écoute.
Wed, 18 Feb 2026 - 12min - 50 - Crise humanitaire : la RDC s'enlise
Bonjour et bienvenue à ce podcast dédié à la situation humanitaire en République Démocratique du Congo. L'année 2025 a débuté par des développements dramatiques en RDC, faisant basculer le pays et la région des Grands Lacs dans une crise d'une ampleur inédite depuis plusieurs décennies. La prise de contrôle de Goma par le M23 le 27 janvier, suivie de l'intensification des combats au Sud-Kivu et de la prise de Bukavu le 16 février, a bouleversé l'ensemble de la réponse humanitaire. La République Démocratique du Congo fait face à une crise humanitaire complexe et enracinée, marquée par : * Des conflits armés intenses et des violences intercommunautaires, particulièrement dans l'Est du pays (Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu), qui ont entraîné d'importants mouvements de population. L'offensive du M23 a coûté la vie à des centaines de civils et blessé des milliers en quelques jours, provoquant des pénuries critiques et le débordement des hôpitaux. L'usage d'artillerie lourde en zone urbaine a affecté des quartiers entiers et des infrastructures essentielles. * Des déplacements massifs de population : Fin 2024, plus de 6,5 millions de personnes étaient déjà déplacées à l'intérieur du pays, faisant de la RDC l'une des plus grandes crises de déplacement au monde. En décembre 2024, le nombre total de déplacés internes a atteint 7,8 millions, plaçant la RDC au troisième rang mondial pour les crises de déplacement interne. * Une insécurité alimentaire critique : Plus de 25,6 millions de personnes sont touchées par l'insécurité alimentaire, et 1,39 million d'enfants souffrent de malnutrition aiguë sévère. * Des épidémies récurrentes : Le pays est régulièrement frappé par des épidémies de choléra, de rougeole et de paludisme, auxquelles s'est ajoutée l'émergence d'un variant de Mpox en 2024, ayant causé plus de 1 300 victimes. La propagation du Mpox a été aggravée par les récentes violences à Goma. * Des catastrophes naturelles : La RDC est fortement impactée par des chocs climatiques, principalement des inondations, qui ont affecté 4,4 millions de personnes en 2023 et plus de 1,2 million entre janvier et novembre 2024. Face à ces défis immenses, la communauté humanitaire en RDC a lancé son Plan de Réponse Humanitaire 2025, visant à : * Sauver des vies et alléger les souffrances des personnes affectées par les conflits, les catastrophes naturelles et les épidémies. * Améliorer l'accès sûr, équitable et digne aux services de base de qualité pour prévenir une érosion accrue des capacités d'adaptation des populations. Pour atteindre ces objectifs, le plan cible 11 millions de personnes et requiert des besoins financiers de 2,54 milliards de dollars US. Les efforts se concentreront sur des interventions multisectorielles, avec une attention particulière à la centralité de la protection des plus vulnérables, à la localisation de l'aide pour renforcer les acteurs nationaux, et au renforcement de la coordination avec les autorités congolaises. Malgré l'ampleur croissante des besoins, la communauté humanitaire doit faire face à des financements internationaux qui se contractent dangereusement. L'engagement reste inébranlable, mais une mobilisation internationale accrue est indispensable pour maintenir une réponse à la hauteur de la crise. Comme l'a souligné le Coordonnateur Humanitaire, Bruno Lemarquis, « L’année 2025 sera décisive. Nous avons une obligation morale et collective : agir, protéger et porter assistance à ceux qui en ont le plus besoin ». Restez avec nous pour mieux comprendre cette situation complexe et les efforts déployés pour y faire face.
Sun, 15 Jun 2025 - 06min - 49 - Les ambitions de Joseph Kabila, de retour en RDC
Celui qui gouverna la République démocratique du Congo pendant 18 ans, Joseph Kabila, a fait le choix de la ville de Goma, sous contrôle rebelle, pour faire son retour en politique et mettre au défi son successeur Félix Tshisekedi, incapable d'imposer la paix dans l'Est. L'ancien président se présente comme un recours national. Quels sont ses objectifs? Le décryptage de Bob Kabamba, professeur en sciences politiques à l’Université de Liège, en Belgique, spécialiste des Grands Lacs.
Thu, 05 Jun 2025 - 05min - 48 - Les ADF, entre djihad, lutte opportuniste et enjeux régionaux
Découvrez un grand reportage sur les Forces Démocratiques Alliées (#ADF), l'un des groupes armés les plus meurtriers et mystérieux de l'est de la République démocratique du #Congo. Fondé il y a 30 ans par des Ougandais, le groupe se présente aujourd'hui comme la branche de l'État Islamique en Afrique centrale depuis l'allégeance de son chef en 2017.
Plongez au cœur des efforts pour contrer ce groupe. À Campala, en Ouganda, un centre de déradicalisation pour anciens combattants ouvre ses portes pour la première fois à une journaliste. Écoutez les témoignages de ceux qui tentent de tourner la page, comme Moses, trompé par une fausse promesse de travail, ou Afia, forcée de combattre et de commettre des actes extrêmes pour survivre. Apprenez comment les cours sur l'islam visent à contrer l'idéologie radicale des ADF, qui utilisent une interprétation extrême de la loi islamique pour justifier leur violence et la manipulation des recrues. Le centre aide les résidents à douter des certitudes absolues sur lesquelles repose l'idéologie terroriste, bien que les séquelles traumatiques compliquent la réinsertion.
Explorez également l'opération militaire conjointe "#Shujaa" (Bravoure) lancée fin 2021 par la #RDC et l'#Ouganda alors que les ADF font un retour en force. Cette opération, bien que présentée par le gouvernement ougandais comme un succès militaire, n'a pas réussi à affaiblir structurellement les ADF. Le reportage explore les intérêts politiques et économiques qui pourraient se cacher derrière l'opération militaire, notamment la sécurisation d'investissements pétroliers autour du lac Albert et la construction de routes en RDC. Découvrez comment le choix de l'entreprise de construction, Dott Services, a suscité des critiques et des soupçons, et comment ces dynamiques régionales exacerbent les tensions entre l'Ouganda et le #Rwanda.
Un portrait complexe d'un groupe résilient, de sa violence, de son idéologie radicale, et des défis posés par les efforts de déradicalisation et les opérations militaires dans un contexte régional tendu et marqué par des intérêts économiques.
Wed, 14 May 2025 - 46min - 47 - Colonialisme belge : l'émergence d'un traitement différencié des travailleurs congolais
#Belgian #colonialism in the #Congo began with King #Leopold II and his ambition for national grandeur and economic benefit, framed under the guise of a #civilizing mission. The Congo Free State was established, characterized by the exploitation of resources like rubber, often through brutal forced labor and violence against the Congolese population. Despite international condemnation and the facade of fighting slavery, the conditions for Congolese workers were dire.
Growing international criticism and scrutiny eventually led to Belgium annexing the Congo, creating the Belgian Congo. While there was a formal move away from the most overt forms of forced labor, a differentiated legal system persisted, with #Congolese people often subject to customary law and facing limitations in their rights compared to #Europeans.
Under Belgian rule, the economic interests of private companies became dominant, particularly in the mining sector. Forced labor continued in various forms, including for public works, and the working conditions, especially in mines, were often harsh. In rural areas, mandatory agricultural cultivation was imposed. Resistance movements emerged, sometimes influenced by religious or tribal structures and later by socialist and nationalist ideas.
Despite some paternalistic policies and efforts to improve healthcare, the fundamental power imbalance and economic exploitation persisted. The rise of Congolese nationalism and labor movements in the mid-20th century, coupled with changing international dynamics, ultimately led to the Congo's independence in 1960. However, the legacy of colonial exploitation and the differentiated treatment of #Congolese people left a lasting impact.
Tue, 01 Apr 2025 - 27min - 46 - A qui profite l'aide en RDC ? Enquête critique post-éruption à Goma.
Ce podcast propose une analyse approfondie des interventions des #ONG internationales en République Démocratique du #Congo, en s'appuyant sur une étude de cas post-éruption volcanique. Loin d'une simple évaluation des résultats sur le terrain, il s'agit d'une déconstruction critique de la distribution des bénéfices générés par l'aide humanitaire et au développement.
L'étude met en lumière, à travers le prisme des théories de Bourdieu, que les avantages découlant de ces interventions – qu'ils soient économiques, culturels, sociaux ou symboliques – se dispersent bien au-delà des populations sinistrées, officiellement désignées comme les bénéficiaires principaux. Chaque acteur impliqué dans le processus, des organisations elles-mêmes aux autorités locales et aux opérateurs économiques, semble tirer profit de ces projets.
Cependant, l'analyse révèle une inégalité significative dans la nature et l'ampleur de ces bénéfices. Les populations victimes de la catastrophe, malgré l'urgence de leur situation, apparaissent paradoxalement comme celles qui sont le moins bien servies en comparaison avec les autres parties prenantes. Leur dépendance et leur manque de pouvoir de négociation les placent dans une position désavantageuse pour revendiquer une part plus substantielle de l'aide.
Cette observation soulève des questions fondamentales sur l'efficacité et l'équité des modèles d'intervention humanitaire actuels. Elle interroge la pérennisation d'un système où l'aide, bien qu'essentielle dans l'immédiat, pourrait involontairement renforcer des dynamiques de dépendance et des asymétries de pouvoir préexistantes.
En perspective, ce podcast invite à une réflexion plus poussée sur les mécanismes de gouvernance et de distribution de l'aide internationale. Il suggère que pour véritablement placer les victimes au centre des interventions, il est impératif de repenser les modalités d'engagement des différents acteurs et de tenir compte des configurations de capital de chacun afin d'éviter une captation disproportionnée des bénéfices par ceux qui sont déjà en position de force. L'avenir de l'aide en #RDC, et potentiellement dans d'autres contextes similaires, pourrait nécessiter une approche plus critique et moins naïve des dynamiques de pouvoir à l'œuvre dans le secteur #humanitaire.
Tue, 01 Apr 2025 - 17min - 45 - DRC: Regional Dynamics and Constitutional Crossroads
Dans ce nouveau numéro de notre podcast dédié aux enjeux géopolitiques, nous braquons notre projecteur sur la République Démocratique du #Congo, un pays au cœur de l'Afrique dont les dynamiques régionales et l'architecture institutionnelle passée éclairent les défis de demain.
Depuis les turbulences des années 1990, la #RDC a été un terrain de jeu complexe où les ambitions des acteurs régionaux ont profondément façonné son destin. Le #Rwanda et l'#Ouganda, initialement intervenus pour des raisons sécuritaires, ont rapidement révélé des intérêts économiques majeurs, notamment dans l'exploitation des richesses minières de l'est du pays. Cette implication a durablement contribué à l'instabilité et aux conflits, soulevant des questions persistantes sur la souveraineté et le contrôle des ressources. À l'inverse, l'#Angola et le #Zimbabwe ont souvent agi en soutien du pouvoir central à Kinshasa, motivés par des alliances politiques et des intérêts géostratégiques, illustrant une division régionale complexe des influences.
Si l'on se tourne vers l'évolution constitutionnelle, la RDC a connu une véritable valse de textes fondamentaux depuis 1990. De la période post-Conférence Nationale Souveraine aux constitutions sous les Kabila, en passant par la Constitution de la Transition et celle de 2006, le pays a cherché à établir un cadre institutionnel stable. Cependant, la fréquence des révisions, notamment celle de 2011 modifiant le mode d'élection présidentielle, soulève des interrogations sur la pérennité et la possible instrumentalisation de ces textes au gré des rapports de force politiques.
En regardant vers l'avenir, plusieurs tendances se dessinent. La RDC demeure un espace où les intérêts des puissances régionales resteront prégnants. La compétition pour l'accès aux ressources naturelles, combinée aux enjeux sécuritaires transfrontaliers, continuera d'influencer la dynamique interne du pays. Sur le plan institutionnel, la capacité des acteurs politiques à transcender les calculs partisans et à consolider un consensus autour d'un cadre constitutionnel respecté sera déterminante pour la stabilité et la consolidation démocratique.
L'histoire récente de la #RDC, marquée par l'ingérence régionale et une évolution constitutionnelle parfois chaotique, nous rappelle la complexité des transitions politiques dans un environnement géopolitique instable. L'avenir du pays dépendra de sa capacité à affirmer sa souveraineté, à maîtriser ses ressources et à construire des institutions véritablement au service de sa population. Rendez-vous dans un prochain épisode pour décrypter d'autres enjeux majeurs de notre monde.
Tue, 01 Apr 2025 - 29min - 44 - Congo Basin Forest Types: A Detailed Cartographic Analysis
This document explores in the provided source is the detailed mapping of forest formations in the #Congo #Basin using optical remote sensing data from Sentinel-2 satellites. This research is situated within an international context where the sustainable management of #equatorial #forests is a major concern, particularly given the limited understanding of these complex ecosystems. The study focuses on the forest concessions of the Congolaise Industrielle des Bois (CIB) in the Ouesso region of the Republic of the Congo.
The methodology employed combines two main phases: a field mission and image processing to generate cartographic products. The field mission, conducted in collaboration with the CIB, aimed to describe different forest types, develop a visual interpretation key for satellite images, and acquire validation data for classification. The image processing phase involved the extraction and calculation of various metrics from atmospherically corrected Sentinel-2 images, including reflectances, vegetation indices, and textures. Different combinations of these metrics were used to perform various classifications, and the results were analyzed to highlight the relevance of each metric.
This study is relevant in the international context of forest management in the Congo Basin. The work aligns with the objectives of the Observatoire des forêts d’Afrique centrale (OFAC), which aims to provide updated and relevant data on the forests and ecosystems of the region to inform political decision-making and promote better governance and sustainability of natural resource management. The Université catholique de Louvain (#UCLouvain) is part of the scientific consortium implementing these activities. The research aims to develop a method for visual recognition of forest types using data from the Copernicus program's #Sentinel2 spatial platforms.
The thesis specifically mentions using multispectral data provided by the recently launched Sentinel-2 A and B satellites of the European Space Agency. The research area is located in the north of the Republic of the Congo, in the Ouesso region, within the forest concessions of the Congolaise Industrielle des Bois (CIB-OLAM). The study acknowledges the international importance of sustainable management of equatorial forests, which relies on a limited knowledge base of these ecosystems.
The research leverages Sentinel-2 satellite imagery and a combined field-based and digital analysis approach to achieve detailed mapping of forest types in a key area of the #CongoBasin #rainforest, addressing the critical need for improved ecological understanding to support sustainable forest management in the region.
Tue, 01 Apr 2025 - 24min - 43 - RDC - Rwanda : l'Holocauste des pauvres, au service de la révolution technologique
Le #Rwanda, pivot de l'instabilité chronique en #RDC. Sous Paul #Kagame, #Kigali instrumentalise le #M23, déstabilisant l'est du #Congo. Si la menace des #FDLR est évoquée, l'appétit pour les ressources minières congolaises (#coltan, #cobalt) apparaît comme un moteur essentiel. L'implication militaire rwandaise et le soutien au M23 minent l'autorité de Kinshasa, perpétuant un cycle de #violence. La communauté internationale, malgré les condamnations, tarde à imposer des sanctions efficaces, laissant perdurer un statu quo qui sert les intérêts #rwandais. Cette quête d'influence régionale compromet l'avenir de la RDC, otage d'une instabilité savamment orchestrée.
Sun, 30 Mar 2025 - 22min - 42 - RDC-Rwanda : Le Qatar aux commandes de la paix fragile ?
Dans les coulisses du conflit est-congolais, le #Qatar s'improvise médiateur, orchestrant une rencontre surprise à Doha entre les présidents #Tshisekedi (#RDC) et #Kagame (#Rwanda), une première depuis plus d'un an. L'émir qatari tente de restaurer la confiance, Kinshasa accusant Kigali de soutenir le #M23, ce que le Rwanda nie. Des émissaires du M23 sont aussi à Doha, mais la participation rwandaise reste incertaine. Un cessez-le-feu annoncé par la RDC est démenti par le Rwanda, illustrant la fragilité des engagements. L'implication du Qatar repose sur ses bonnes relations avec les deux pays, matérialisées par des investissements et un rôle de facilitateur passé. Pendant ce temps, l'Union #européenne adopte des #sanctions contre des responsables rwandais et congolais, une décision que #Kigali juge contre-productive et qui conduit à une rupture diplomatique avec la #Belgique. Des sanctions unilatérales sont également prises par d'autres pays. Malgré la pression internationale, le Rwanda affirme ne pas craindre l'isolement, estimant que les sanctions occidentales nuisent aux efforts de médiation africains. La quête d'une paix durable dans l'est de la RDC demeure un défi complexe.
Sat, 29 Mar 2025 - 16min - 41 - Nord-Kivu et Ituri : L'État de siège en échec
État de siège à l'Est du #Congo : Un Pari Raté ? Décrété en 2021 au Nord-#Kivu et en #Ituri pour rétablir l'autorité et la sécurité, l'état de siège peine à convaincre. Loin des résultats escomptés, il expose les faiblesses d'une stratégie initiale mal préparée et sous-dotée. Le manque de moyens, une communication déficiente et une armée aux capacités limitées ont entravé son efficacité. La résurgence du #M23 a capté l'attention et les ressources, révélant une dépendance accrue aux forces régionales. Si l'intention était louable, la réalité sur le terrain dépeint un échec, exacerbé par la corruption et une adhésion populaire fragile. L'espoir d'un retour à la normale s'amenuise, laissant place à un constat amer : l'Est du Congo reste en proie à l'instabilité, malgré des mesures d'exception. La question demeure : comment sortir de ce cycle de violence ?
Sat, 29 Mar 2025 - 18min - 40 - #RDC : Les pièges du partage de pouvoir.
La thématique centrale explore les coûts politiques cachés du partage du pouvoir en #RDC, en se concentrant sur l'impact de l'Accord Global et Inclusif (AGI) de 2003. L'analyse révèle que si l'AGI a apporté une certaine #stabilité initiale et permis une transition pacifique du pouvoir, il a aussi engendré des dynamiques politiques complexes. L'inclusion, initialement conçue pour intégrer les belligérants, est devenue une logique prégnante dans l'arène politique institutionnelle, où la capacité d'inclusion est une ressource stratégique. Cette logique a influencé la compétitivité du système politique, créant une polarisation entre les acteurs inclus et exclus.
Le rapport examine comment l'AGI a affecté la nature de la politique partisane, les partis luttant principalement pour l'accès aux ressources de l'État via des coalitions. L'ascension de Félix #Tshisekedi et de l'#UDPS est analysée à travers le prisme de cet héritage, montrant comment ils ont navigué dans ce système d'inclusion. La #politisation de la guerre et la militarisation des élections sont présentées comme des stratégies pour conserver le pouvoir.
La politique congolaise actuelle apparaît comme un vaste accord inclusif, où les élections sont des mécanismes d'inclusion et d'exclusion au sein du système de pouvoir.
Pour aller plus loin : "Le coût politique caché du partage de pouvoir en République Démocratique du Congo".
Fri, 28 Mar 2025 - 27min - 39 - Guerre en #RDC : Pouvoir caché et agence des acteurs.
La thématique principale analyse la guerre en #RDC au-delà des seules causes profondes historiques. L'accent est mis sur l'agence des acteurs politiques et leurs calculs rationnels comme déclencheurs immédiats et moteurs de la violence. La raison d'État est instrumentalisée pour masquer des intérêts personnels et justifier la violence. Cette approche critiquela focalisation excessive sur le passé qui néglige les souffrances actuelles et l'action des responsables.
Le conflit engendre des pertes intimes négligées, soit la destruction des efforts de relèvement des populations, l'érosion de la résilience et des solidarités, la perte des dynamiques socio-économiques et politiques locales, et la fracture des liens transfrontaliers. Ces pertes, invisibles dans les bilans classiques, sont pourtant dévastatrices pour la capacité d'action et la dignité des populations.
La guerre révèle aussi un discours stato-centrique et souverainiste qui ignore les réalités transfrontalières et impose une #nécropolitique. Les régimes au pouvoir manipulent la notion de dignité nationale pour mobiliser les populations dans un conflit fratricide, masquant leurs propres intérêts derrière la raison d'État. Le conflit compromet l'intégration régionale et révèle les limites d'un panafricanisme déconnecté des enjeux de démocratie et de gouvernance.
Pour aller plus loin : "La guerre en RDC : dévoiler le pouvoir caché de l’agence".
Fri, 28 Mar 2025 - 20min - 38 - Joseph #Kabila : une sortie médiatique inopportune ?
Alors qu'il était terré fans le silence depuis la fin de son mandat en 2018, l'ancien président de #RDC a multiplié des déclarations médiatiques depuis son exile Sud-africain. Joseph #Kabila essaie-t-il de revenir sur le devant de la scène, en s'incrustant dans la crise créée par la résurgence du #M23 ?
Fri, 28 Mar 2025 - 13min - 37 - La question de la #balkanisation de la #RDC refait-elle surface ?
La situation dans l'est de la République démocratique du Congo (#RDC) est marquée par une crise complexe et persistante, alimentée par des conflits armés et exacerbée par le changement climatique. Des communautés locales sont confrontées au double fardeau de la violence et de la dégradation environnementale, ce qui intensifie les vulnérabilités, la pauvreté, les déplacements de population et l'insécurité humaine.
Les conflits dans l'est de la RDC ont des origines multiples, incluant des tensions ethniques profondes, un système politique clientéliste, la compétition pour des ressources naturelles précieuses (terres, minerais), la présence de nombreux groupes armés (locaux et soutenus par des acteurs étrangers), ainsi que des tensions transfrontalières avec les pays voisins, notamment le Rwanda et l'Ouganda. Des groupes armés majeurs tels que le #M23, les #FDLR et l'#ADF continuent de déstabiliser la région, entraînant des pertes humaines considérables, des déplacements massifs et une crise humanitaire grave. L'inaction du gouvernement central de Kinshasa et l'ingérence des acteurs régionaux sont également critiquées.
Le changement climatique et les phénomènes météorologiques extrêmes aggravent la situation. Ils contribuent à la dégradation des terres arables, à la raréfaction de l'eau et à la perte de biodiversité, menaçant les moyens de subsistance des populations. La corrélation entre le changement climatique et les conflits est étroitement liée à la gouvernance et à l'accès aux ressources naturelles. Les changements dans la disponibilité et la qualité de ces ressources peuvent accroître les tensions et les conflits intercommunautaires, en particulier dans les zones où ces ressources sont déjà contestées.
L'exploitation par les élites et la mauvaise gestion des ressources contribuent également à l'instabilité. Des acteurs politiques et économiques tirent parti de l'insécurité pour accéder aux ressources et les contrôler, souvent en collaboration avec des groupes armés. Cette dynamique perpétue un cycle de violence et entrave les efforts de paix et de stabilisation.
Les dimensions de genre et de jeunesse sont essentielles pour comprendre l'insécurité climatique. Les femmes et les jeunes sont touchés de manière disproportionnée par les risques sécuritaires liés au climat et par les conflits. Les normes de genre limitent souvent l'accès des femmes aux ressources et leur participation à l'action climatique, tandis que les jeunes sont vulnérables au recrutement par les groupes armés en raison du manque d'opportunités économiques.
La question de la "#balkanisation" de la RDC est un débat récurrent. Certains estiment que la fragmentation du pays pourrait être une solution face à l'incapacité de l'État central à gouverner efficacement, tandis que d'autres craignent une annexion des provinces de l'Est par le #Rwanda et mettent en avant la nécessité de renforcer l'unité nationale et de mettre en œuvre une véritable décentralisation. Des théories de conspiration circulent, accusant des puissances étrangères et des acteurs régionaux de vouloir démembrer le pays.
Plusieurs recommandations sont proposées pour améliorer la situation. Il est crucial de soutenir les activités de subsistance résilientes au climat en tant que composantes essentielles de la consolidation de la paix au niveau local, de sensibiliser les acteurs locaux aux risques sécuritaires liés au climat et de renforcer leurs capacités, et de développer une plateforme institutionnelle pour coordonner les activités liées au climat, à la paix et à la sécurité. Il est également essentiel de s'attaquer aux causes profondes des conflits, de promouvoir une bonne gouvernance et de garantir l'inclusion politique et sociale de toutes les communautés. La communauté internationale et les acteurs régionaux ont un rôle important à jouer pour soutenir les efforts de paix et de stabilisation dans l'est de la RDC.
Wed, 26 Mar 2025 - 16min - 36 - #DRC, #Rwanda, #Great Lakes, #Belgian colonial memory: a cross-cutting analysis
L'histoire est un terrain de manipulation, particulièrement dans la région frontalière entre l'est de la #RDC et le #Rwanda, où les récits du passé sont instrumentalisés pour exacerber les tensions actuelles. Les événements cataclysmiques depuis les années 1990 ont creusé un fossé entre les discours historiques partiaux et politisés, et une analyse historique rigoureuse.
Des "mythico-histoires", telles que l'idée d'un "Grand Rwanda" divisé par les frontières coloniales, sont utilisées pour justifier des interventions politiques et militaires, et pour construire des notions d'autochtonie et de victimisation. Ces récits peuvent alimenter des sentiments d'appartenance ou d'exclusion, et légitimer la violence.
La citoyenneté des populations kinyarwandophones au Congo est un enjeu de conflit historique, influencé par les politiques coloniales et les discours sur l'autochtonie, qui définissent qui est considéré comme légitime et qui ne l'est pas.
Les mémoires collectives, souvent ancrées dans des événements historiques réels mais réinterprétées à travers le prisme de conflits plus récents, jouent un rôle crucial dans la construction des identités et la justification de la violence. Différents groupes instrumentalisent des récits de victimisation pour légitimer leurs actions.
Parallèlement, l'expérience d'historiens au sein de la Commission parlementaire belge sur le passé colonial révèle les défis de confronter l'histoire dans un contexte politique. Les historiens ont été confrontés à des attentes publiques de vérités historiques simples, à des contraintes de temps et de ressources, et à des tentatives de politisation de leur travail. La complexité de l'analyse historique risque d'être mal interprétée ou instrumentalisée pour minimiser les responsabilités.
Des critiques ont également émergé concernant la nature même de telles commissions, perçues par certains comme des tentatives de coopter les voix critiques et de neutraliser les demandes de justice. Le manque de consensus politique, notamment sur la question des excuses pour la colonisation belge, a conduit à un échec perçu de la commission.
Malgré ces obstacles, les historiens estiment qu'il est essentiel de s'engager publiquement avec l'histoire, même si cela implique de naviguer dans des contextes politisés et de faire face à des limites inhérentes aux processus politiques. Leurs travaux peuvent contribuer à informer le débat public et à remettre en question les récits dominants.
Tue, 25 Mar 2025 - 15min - 35 - Crise en #RDC : La médiation se restructure, Trump s'y invite et les désengagements piétinent.
La situation dans l'est de la #RDC en mars 2025 reste très préoccupante en raison de la persistance des conflits armés, notamment entre les #FARDC et les rebelles de l'AFC/#M23 soutenus par le #Rwanda, ainsi que d'autres groupes comme les #Wazalendo et la coalition Android, Twirweneho, Red Tabara. Les affrontements se concentrent principalement au Nord-#Kivu et au Sud-#Kivu, dans des zones comme Walikale, #Masisi, Mwenga, #Uvira, Fizi et Walungu.
Malgré l'annonce d'un "repositionnement", l'AFC/M23 maintient sa présence à #Walikale-centre, suscitant la méfiance et l'exigence d'un retrait complet par l'armée congolaise. Ces conflits ont de graves conséquences humanitaires, avec des populations civiles déplacées et des actes de pillage commis, y compris par des militaires congolais en fuite à Mubi.
La crise a un impact économique local majeur. À Mubi, les commerces et habitations ont été pillés, les activités économiques sont perturbées et les prix des denrées alimentaires ont fortement augmenté, fragilisant davantage les populations. L'accès aux services financiers est également difficile. À Walikale-centre, l'insécurité persistante entrave toute reprise économique significative.
Des efforts diplomatiques régionaux sont en cours, mais ils font face à des défis importants. L'#Angola a retiré son rôle de médiateur face à l'absence de succès dans la résolution des différends entre la RDC et le Rwanda, préférant se concentrer sur sa présidence de l'Union Africaine. L'UA doit désormais désigner un nouveau médiateur. Un sommet conjoint CAE-SADC a décidé d'étendre le groupe de facilitateurs pour la crise, ajoutant de nouvelles personnalités aux anciens facilitateurs Kenyatta et Obasanjo, dans le but d'accélérer le processus de paix.
Sur le plan international, les #USA montrent un intérêt pour les ressources minérales de la RDC. Des discussions ont eu lieu concernant une potentielle collaboration économique et sécuritaire. Cependant, l'annonce par le président américain Donald #Trump de nouvelles mesures visant à augmenter la production nationale de minéraux aux États-Unis, justifiée par des préoccupations de sécurité et d'indépendance économique, pourrait avoir des implications pour un éventuel accord avec la RDC. Ces mesures pourraient potentiellement modifier les termes des discussions ou compromettre la collaboration envisagée.
La situation demeure donc complexe et volatile, avec une crise sécuritaire persistante, de lourdes conséquences humanitaires et économiques, et des efforts diplomatiques en réajustement dans un contexte d'intérêts internationaux divergents.
Tue, 25 Mar 2025 - 20min - 34 - #GreatLakes: The root causes of the #DRC's destabilization. Sanctions time? Decoding.
Dans ce document audio, Julius Nyerere est présenté comme une figure pivot ayant profondément influencé la déstabilisation de l'Afrique centrale.
Nyerere est considéré comme le mentor de Yoweri Kaguta Museveni (#Ouganda)et dePaul #Kagame (#Rwanda), des acteurs majeurs dans les conflits régionaux. L'école de pensée de Dar-Es-Salaam, soutenue par Nyerere, est désignée comme un centre idéologique ayant alimenté les "révolutions" sanglantes dans la région, bénéficiant du soutien militaire, politique et diplomatique tanzanien.
L'idée d'un "plan directeur" visant à établir une hégémonie nilotique en Afrique centrale est attribuée à Nyerere, l'intervention tanzanienne en Ouganda en 1979 étant perçue comme le point de départ de ce processus. Il aurait nourri l'ambition d'éliminer le président rwandais Juvénal Habyarimana et de renverser le pouvoir #hutu au profit d'une influence nilo-#tutsi. Son animosité envers #Habyarimana est expliquée par le renversement de #Kayibanda et le rapprochement d'Habyarimana avec Mobutu.
Une autre perspective évoque un projet avorté de "république du soleil", une confédération entre la #Tanzanie, le Burundi et le #Rwanda sous l'influence de la Chine, qui aurait échoué en raison du contexte de la Guerre Froide et des intérêts occidentaux. #Nyerere est également accusé d'avoir activement contribué à la "tutsisation" du #Zaïre/RDC. Après avoir soutenu Laurent-Désiré #Kabila contre #Mobutu, il aurait conspiré pour l'assassiner et installer une élite tutsi au pouvoir en RDC.Dans l'ensemble, la vision de Nyerere est associée, de manière critique, au déclenchement de violences massives et à l'instabilité chronique en Afrique centrale. Sa trajectoire est décrite comme un passage de la non-violence à la violence, avec des conséquences tragiques pour les populations de la région des Grands Lacs. Des déclarations récentes du président ougandais Yoweri Kaguta #Museveni concernant les limites d'un futur empire régional, coïncidant avec la zone des Grands Lacs, sont interprétées par certains comme un écho de la vision de Nyerere.
Les sources sont citées dans le document audio.
Mon, 24 Mar 2025 - 20min - 33 - Du Négationnisme chez les anti-négationnistes... pour déconstruire les faces cachées de l’histoire
Le journal de l’Afrique de Ghizlane Kounda a rencontré Patrick de Saint-Exupery, ancien grand reporter au Figaro, reconverti en propagandiste « paid per post ». Il a publié « La Traversée », aux Editions Les Arènes : une enquête sur la période post-génocidaire contre les Tutsis au Rwanda en 1994. Il essaie de démontrer – sans succès, ndlr – la thèse d’un deuxième génocide qui aurait été commis par les forces rwandaises contre les Hutus, à l’est de la RDC, entre 1996 et 199, qui aurait conduit au renversement de Mobutu. Une thèse qui, selon lui, a été fomentée par la France de Mitterrand. Cette thèse met en doute le rapport Onusien Mapping qui recense les actes de violences les plus graves commises entre 1993 et 2003. (du 25/03/2021) – Fichier original : ©RTBF & TV5Monde | Source : RTBF Auvio 2021.
Sat, 27 Mar 2021 - 21min - 32 - #Belgium - #DRC - #Rwanda : Zoom-in...
La RDC est confrontée à une crise prolongée et multidimensionnelle, marquée par la violence armée, la corruption, l'exploitation illicite de ses ressources naturelles, des déplacements massifs de population et une faiblesse institutionnelle chronique. Malgré son immense richesse minérale, la population reste parmi les plus pauvres du monde, une situation exacerbée par un conflit persistant dans l'Est, en particulier dans la région du Kivu, où le Mouvement du 23 mars (M23), soutenu par le Rwanda, a intensifié ses attaques depuis fin 2021.
Les racines de cette crise sont profondes, remontant à la période brutale de la colonisation belge, une indépendance chaotique, une dictature kleptocrate et les guerres du Congo à la fin du 20ème siècle, alimentées par les répercussions du génocide rwandais de 1994. Les ressources naturelles, bien que constituant un potentiel de développement, sont devenues une "malédiction", alimentant la corruption et les conflits pour leur contrôle.
De nombreux acteurs sont impliqués, avec des intérêts divergents. Le M23, soutenu par le Rwanda, est un acteur majeur de la violence actuelle. Le gouvernement congolais peine à rétablir l'ordre, tandis que d'autres groupes armés compliquent la situation. Le Rwanda, tout en niant son implication directe, est accusé de déstabiliser la région pour des motifs sécuritaires, économiques et géopolitiques.
La communauté internationale est souvent critiquée pour sa passivité face à ce "conflit oublié". Bien que la MONUSCO soit présente, son efficacité est limitée. Cependant, une prise de conscience et des actions plus concrètes, notamment à l'encontre du Rwanda, semblent émerger récemment, bien que des contradictions et des intérêts économiques persistent. La Belgique a récemment rompu ses relations diplomatiques avec le Rwanda en raison de son rôle dans le conflit.
Les conséquences humanitaires sont désastreuses, avec des millions de morts et des millions de déplacés. Les espoirs de résolution reposent sur une pression internationale accrue, une réforme du secteur de sécurité congolais et la mise en œuvre de la justice, mais la complexité des dynamiques régionales et la prévalence des intérêts économiques restent des obstacles majeurs.
Thèmes principaux et idées clés :
- La situation générale en RDC : un chaos prolongé et multidimensionnel.Racines historiques de la crise : de la colonisation aux guerres du Congo.Le rôle des ressources naturelles : une "malédiction".Acteurs impliqués et leurs intérêts.Position de la communauté internationale : entre passivité et prise de conscience récente.Rôle du Rwanda : déstabilisation persistante et motivations.Position de la Belgique : rupture diplomatique et tensions historiques.Conséquences humanitaires et espoirs de résolution : une situation désespérée.
Mon, 24 Mar 2025 - 15min - 31 - [#DRC - #Rwanda - #Belgium] What's going on?
Ce document audio analyse la crise persistante en République démocratique du Congo (RDC), marquée par des décennies de conflits, de violence et d'exploitation des ressources. Il souligne le rôle déstabilisateur des interférences étrangères, notamment du Rwanda, ainsi que la faiblesse des institutions congolaises et l'impuissance de la communauté internationale. Les discussions abordent également l'impact humanitaire désastreux, la complicité tacite face au pillage, et la récente rupture des relations diplomatiques entre la Belgique et le Rwanda en lien avec ce conflit.
Mon, 24 Mar 2025 - 18min - 30 - Azarias Ruberwa : Le risque de laisser émerger les extrémistes
Dans ce numéro, l'ancien vice-président Congolais revient sur les défis de la décentralisation en #RDC. Il aborde aussi les questions relatives aux discriminations et indexations populistes par les extrémistes des tous bords.
Sun, 16 Mar 2025 - 1h 10min - 29 - La méthode #Kagame (Michaëla Wrong)
« Assassins sans Frontières » Dans cet extrait, Michaëla Wrong revient sur son livre, essentiellement axé sur les méthodes répressives de Paul Kagame.
Sun, 16 Mar 2025 - 25min - 28 - Zaïre : La chute du Léopard (Michaëla Wrong)
Il était une fois une Président fou, qui n'a pas su saisir la fin d'une époque : il s'est écroulé comme un tronc pourri.
Sun, 16 Mar 2025 - 1h 32min - 27 - Lumumba, lettre à Pauline [aux Congolais] : Comprendre
Quels objets peuvent nous aider à mieux comprendre le passé colonial de la Belgique ? Et quelles histoires importantes ces objets nous racontent-ils sur la colonisation ? Des historiens et des chercheurs en sciences sociales de l’AfricaMuseum partagent l’histoire qui se cache derrière un objet. Ce faisant, ils mettent en lumière des aspects fondamentaux de la colonisation.
Sat, 15 Mar 2025 - 28min - 26 - Une saison au Congo
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Par :Muriel Maalouf & Laurent Sadou
Aimé Césaire, écrivain, dramaturge, homme politique est né en 1913 en Martinique. A l'occasion du centenaire du poète, le Théâtre national populaire de Villeurbanne dans la région lyonnaise monte une de ses pièces phares : Une Saison au Congo. Une pièce qui, à travers la figure d'un héros Patrice Lumumba, retrace l'histoire de l'indépendance d'un pays africain sur fond de complots politiques et de sang versé. Lumumba assassiné deviendra un mythe pour le continent africain. Il symbolisera le rêve irréalisé d'une société égalitaire et libre. Sur scène, une multitude d'acteurs, musiciens, chanteurs pour la plupart d'origine africaine interprètent cette page de l'histoire, portés par la poésie de Césaire et mis en scène par Christian Schiaretti.
[Publié par RFI, le 22/10/2013 - 06:37]
Thu, 09 May 2024 - 19min - 25 - Et maintenant, on fait quoi ? [La Belgique en question(S)]
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uelques jours avant la Fête nationale, Arnaud Ruyssen vous propose un documentaire radiophonique consacré à la Belgique et à ses crispations communautaires à répétition. La Belgique en Question(s), 3 épisodes de 40 minutes à découvrir ces 17, 18 et 19 juillet ‘19 à 18h20 sur La Première et sur Auvio.
Un docu radio inédit en 3 numéros de 40 minutes :
Le grand fossé (le mercredi 17 juillet de 18h20 à 19h) Tant que le lion aura des dents (le jeudi 18 juillet à 18h20) Et maintenant, on fait quoi ? (le vendredi 19 juillet à 18h20)Au fil de cette série, Arnaud Ruyssen s’entoure de 7 témoins belges privilégiés, francophones et néerlandophones :
2 éditorialistes : Béatrice Delvaux (Le Soir) et Jan Segers (Het Laatste Nieuws) 2 historiens : Chantal Kesteloot (ULB et CEGESOMA) et Marc Reynebeau (De Standaard) 2 économistes : Benoît Bayenet (ULB) et Geert Noels (ECONOPOLIS) 1 politologue : Vincent de Coorebyter (ULB et CRISP)La série est illustrée musicalement par une programmation 100 % jazz belge, concoctée par Laurent Graulus. Le jazz, avec ses improvisations permanentes et ses thèmes récurrents, est aussi une jolie métaphore de la belgitude.
LA BELGIQUE EN QUESTION(S), un docu radio inédit d’Arnaud Ruyssen, diffusé sur La Première quelques jours avant la Fête nationale, les 17, 18 et 19 juillet 2019 de 18h20 à 19h, et sur RTBF Auvio, 24h/24.
Épisode 3 :Et maintenant, on fait quoi ?
Prendre du recul et explorer tous les scenarii possibles. Quelles sont les grandes options ? Le confédéralisme, pur et dur ? Une forme de re-fédéralisation ? Peut-on encore reconstruire des ponts ?
Thu, 09 May 2024 - 37min - 23 - Le grand fossé [La Belgique en question(S)]
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Quelques jours avant la Fête nationale, Arnaud Ruyssen vous propose un documentaire radiophonique consacré à la Belgique et à ses crispations communautaires à répétition. La Belgique en Question(s), 3 épisodes de 40 minutes à découvrir ces 17, 18 et 19 juillet ‘19 à 18h20 sur La Première et sur Auvio.
Un docu radio inédit en 3 numéros de 40 minutes :
Le grand fossé (le mercredi 17 juillet de 18h20 à 19h) Tant que le lion aura des dents (le jeudi 18 juillet à 18h20) Et maintenant, on fait quoi ? (le vendredi 19 juillet à 18h20)Au fil de cette série, Arnaud Ruyssen s’entoure de 7 témoins belges privilégiés, francophones et néerlandophones :
2 éditorialistes : Béatrice Delvaux (Le Soir) et Jan Segers (Het Laatste Nieuws) 2 historiens : Chantal Kesteloot (ULB et CEGESOMA) et Marc Reynebeau (De Standaard) 2 économistes : Benoît Bayenet (ULB) et Geert Noels (ECONOPOLIS) 1 politologue : Vincent de Coorebyter (ULB et CRISP)Épisode 1 :Le grand fossé
La NVA a-t-elle raison ou tort de parler de deux démocraties ? Sur ce petit territoire, y a-t-il deux peuples ? Deux économies ? Le fossé est-il en train de se creuser encore ?
Thu, 09 May 2024 - 40min - 22 - Négociations directes Tshisekedi - Kagame : Lutundula mâche la langue et tacle Kabila
« Ancien chef d’État ou non, il y a les lois de la République », a insisté le vice-Premier ministre et ministre sortant des Affaires étrangères de la RD Congo sur le plateau de France 24.
Mon, 01 Apr 2024 - 12min - 21 - M23 vs. Wazalendo : des victimes sont civils, essentiellement.
Plongée inédite dans une guerre terrible et oubliée. Depuis deux ans, la milice du M23 est repartie à l’offensive dans l'Est de la République Démocratique du Congo. Ce groupe armé contrôle une partie de la région du Nord-Kivu, massacre et expulse les civils et livre une guerre sans merci aux autorités. Pour la première fois, une équipe de journalistes a pu se rendre sur place, sur le front aux côtés des combattants du M23, mais aussi au cœur des territoires et des villes qu’ils contrôlent. Après un an d'échanges réguliers, les chefs du Mouvement du 23 Mars ont accepté le tournage d’une équipe de Arte Reportage. Un voyage interdit dans une région à l'accès particulièrement complexe : les autorités congolaises refusent que les journalistes donnent la parole à ces rebelles accusés de graves crimes. De nombreuses organisations indépendantes ont documenté les massacres que les miliciens du M23 commettent contre les civils. L'ONU accuse même le Rwanda voisin de fournir hommes et armes pour permettre aux rebelles de surclasser l'armée régulière et déstabiliser le Congo. Dans l'Est de la République, la mobilisation générale est décrétée pour en venir à bout. Les civils, eux aussi, prennent les armes et sont enrôlés dans des milices paramilitaires envoyées en première ligne pour stopper le M23. Les rebelles nient toutes ces accusations et veulent montrer la manière dont ils administrent les régions sous leur contrôle. Selon eux, ils seraient un exemple à suivre, permettant la libre circulation de la population et assurant la sécurité des ethnies persécutées par le gouvernement. Pour contrebalancer ces affirmations, les journalistes d’Arte Reportage se sont rendus des deux côtés de la ligne de front, à la rencontre des combattants qui font face aux M23, mais aussi dans les camps de déplacés où plus d'un million de personnes ont trouvé refuge depuis le début des combats, ainsi que dans les hôpitaux surchargés par les victimes du conflit, où les blessés par balles côtoient les victimes de bombardements. Depuis trente ans, le Nord-Kivu est une région ravagée par des conflits qui ont fait à minima des dizaines de milliers de morts. Immersion exceptionnelle dans une guerre dont sont habituellement exclues les caméras.
Podcast original : ARTE
Wed, 21 Feb 2024 - 24min - 20 - #RDC - #Rwanda : la crainte d'une extension du conflit ouvert
Goma, à l'est de la république démocratique du Congo est à nouveau menacée par la guerre. Depuis le début du mois, le mouvement du M23 soutenu par le Rwanda se rapproche de la capitale régionale du nord Kivu où plusieurs centaines de milliers de déplacés ont trouvé refuge. La situation humanitaire y est de plus en plus préoccupante. Les affrontements se concentrent à Sake, un verrou stratégique situé à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Goma.
Wed, 21 Feb 2024 - 19min - 19 - Pr. Isidore Ndaywel è Nziem [Mémoire]
Isidore Ndaywel è Nziem, né le 7 février 1944 est une des sommités dans sa discipline en RD Congo. Il est l’auteur de plusieurs essais, études et ouvrages sur l’histoire du Congo parmi lesquels L'Histoire générale du Congo : de l'héritage ancien à la République démocratique.
Dans cette émission sur Top Congo, il répond aux questions de Christian Lusakueno sur sa vie d’historien et d’acteur de l’histoire contemporaine de la RDC. Il revient sur la pensée critique de la construction historiographique du récit colonial sur l’Afrique Centrale et des Grands-Lacs, la fabrique d’ethnies étanches et quelques faits marquants de l’historiographie contemporaine de ce qu’il est convenu d’appeler « le Congo », entendu par-là, la RDC.
Historien et linguiste Congolais de RDC, le plus prolifique et le plus médiatisé de sa génération ; Prof. Isidore Ndaywel è Nziem a été Directeur de la Bibliothèque nationale du Zaïre et président de la Société des historiens zaïrois (en 1993). Il est Professeur émérite de l'Université de Kinshasa, République démocratique du Congo (depuis 2009) et a été Directeur honoraire à l'Agence intergouvernementale de la Francophonie (en 2009). Diplômé de la Sorbonne, où il est aussi professeur invitée, il enseigne aussi à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville et à l’Université de Lubumbashi (RDC). Depuis 2021, il est parmi les experts pour organiser le premier concours qui récompense deux prix : le grand prix panafricain de littérature et le grand prix congolais du livre.
Podcast Original : Top Congo FM, 2022.
Sun, 23 Jul 2023 - 54min - 18 - Holocauste au Congo #RDC: L'Omerta de la communauté internationale (Charles Onana)
Dans cette édition spéciale de l’invité de la Rédaction de Top Congo FM, Thierry Kambundi et Christian Lusakweno reçoivent le journaliste, auteur et chercheur franco-camerounais Charles Onana ; qui vient de publier chez l’Artilleur un ouvrage choc sous l’intitulé : «Holocauste au Congo : L'Omerta de la communauté internationale – France Complice (?)».
Les discussions dans cet échange radiodiffusé portent notamment sur plusieurs faits présentés dans l’ouvrage, y compris les exterminations massives et successives des populations du Kivu en RDC – au grand damne des Congolais et sous le silence assourdissant, si pas complice, de celle qu’on appelle souvent « Communauté Internationale ».
Plus de 10 millions de morts, 500 000 femmes violées... et toujours le silence. Jusqu’à quand ? Faudrait-il confier le Kivu au Rwanda pour arrêter le bain de sang ? Mais à quel prix ? À qui profite le crime ? Pourquoi le grand silence ? Jusqu’à quand le silence ?
Entre avril et juillet 1994, la République Démocratique du Congo (RDC) ex-Zaïre, a été envahie par un afflux de réfugiés rwandais et depuis lors, elle est constamment attaquée et pillée par des troupes venues du Rwanda et de l’Ouganda. Que se passe-t-il dans ce pays où les morts se comptent désormais par millions et les viols par centaines de milliers ?
Dans son ouvrage de recherche intitulé « Holocauste au Congo : L'Omerta de la communauté internationale », Charles Onana démontre que l’on assiste, depuis 1994, à l’invasion masquée du Congo par des milices et des troupes de Paul Kagame, le chef de l’État rwandais soutenu au départ par le gouvernement de Bill Clinton et ensuite par la France de Nicolas Sarkozy. À partir de témoignages exclusifs et de documents de la CIA, du Pentagone, des archives de la Maison Blanche, de l’Élysée et de l’Union Européenne, l’auteur dévoile comment les États-Unis ont formé cet homme sans foi ni loi, pour servir leurs intérêts en RDC, en République Centrafricaine, au Congo-Brazzaville, et dans d’autres états d’Afrique Centrale où la guerre entre l’Occident, la Chine et la Russie est féroce pour le contrôle des ressources minières stratégiques. Insatiables, les prédateurs dépècent la RDC et pillent ses richesses.
Après 20 années de recherches, l’auteur alerte l’opinion sur l’extermination programmée des populations locales alors que plusieurs chefs d’États de la région et un ambassadeur européen ont déjà été assassinés. Charles Onana explique surtout comment la mise à mort de la RDC est organisée en utilisant la terreur et le mensonge dans le dessein de faire main basse sur des minerais indispensables à l’industrie mondiale de l’armement, de la téléphonie mobile et de la transition énergétique. Un document explosif sur les coulisses du gigantesque massacre d’êtres humains qui se déroule à quelques heures d’avion de nos pays occidentaux.
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Bio. – Charles ONANA est docteur en science politique, spécialiste de l’Afrique des Grands Lacs et des conflits armés. Il est notamment auteur de plusieurs livres de référence sur cette région dont :
Europe crimes et censure au Congo (Duboiris), Rwanda : La vérité sur l’Opération Turquoise (L’Artilleur), Enquêtes sur un attentat : Rwanda, 6 avril 1994 (L’Artilleur).Charles Onana a longtemps travaillé avec l’enquêteur Pierre Péan sur le Rwanda et la RDC.
Podcast Original : Top Congo FM (juin 2023)
Thu, 01 Jun 2023 - 1h 01min - 17 - Nord-#Kivu : Des Congolaises victimes de viols se réfugient en #Ouganda
[Publié le : 30/11/2009 ] En République démocratique du Congo, des familles entières fuient leur pays pour se réfugier en Ouganda. Ces familles sont victimes de toutes sortes de violences, meurtres, tortures, recrutements forcés d’enfants, déplacements forcées, destructions de refuges et les femmes subissent de nombreux viols, elles sont même tuées. Mais, réfugiés en Ouganda, les Congolais ne sont pas pour autant à l’abri de toute violence.
Papier Original : Gabriel Kahn || RFI
Sat, 15 Apr 2023 - 02min - 16 - Flashback | Elections | #RDC : Lorsque Apollinaire Malumalu justifiait la nécessité d’entamer le processus électoral de 2016 par les élections locales et municipales.
Cette émission a été enregistrée et diffusée le 12 juin 2014. Monsieur l’Abbé Malumalu répondait aux questions de journalistes et invités de Top-Congo FM.
Tue, 11 Apr 2023 - 59min - 15 - Lumumba, drame sans fin et deuil inachevé de la colonisation
Dans ce numéro inédit de votre podcast, nous vous proposons une conférence du Professeur Tshonda Omasombo, politologue et biographe de Lumumba.
Cette conférence intitulée « Lumumba, drame sans fin et deuil inachevé de la colonisation » a été donnée le 12 décembre 2010 à l’Africa Museum – le Musée royal de l’Afrique centrale, en Belgique, pour lequel travaille le Prof Tshonda au comité scientifique.
Le conférencier y revient notamment sur le rôle du Groupe de Mbinza dans l’assassinat de Lumumba et la formation du gouvernement dit « Collège des Commissaires Généraux », dans les premières années du Congo indépendant.
Podcat original : Africa Museum | 12-12-2010
Mon, 10 Apr 2023 - 16min - 14 - Dr. Denis #Mukwege salue la force des femmes
Le gynécologue congolais Denis Mukwege à annoncé pour ce jeudi la sortie officielle de son livre dédié aux femmes puissantes qui ont marqué sa vie, dans trois pays d'Europe. "The Power of Women" est disponible en anglais, français et néerlandais.
"Je suis fier d'annoncer la sortie de mon livre, #LaForcedesFemmes, demain en France, en Suisse et en Belgique. Il sera également publié aux Pays-Bas le 21 octobre, au Royaume-Uni le 2 novembre et aux États-Unis le 16 novembre" pouvait-on lire sur son compte Twitter.
Résumé
"Surnommé "l'homme qui répare les femmes", le gynécologue et chirurgien Denis Mukwege a consacré sa vie aux femmes victimes de sévices sexuels en République démocratique du Congo. Dans une région où le viol collectif est considéré comme une arme de guerre, le docteur Denis Mukwege est chaque jour confronté aux monstruosités des violences sexuelles, contre lesquelles il se bat sans relâche, parfois au péril de sa vie.Dès 1999, il fonde l'hôpital de Panzi dans lequel il promeut une approche "holistique" de la prise en charge : médicale, psychologique, socio-économique et légale.Écrit à la première personne, La force des femmes retrace le combat de toute une vie en dépassant le genre autobiographique. L'héroïne du roman, c'est la femme composée de toutes ces femmes. L'auteur rend un véritable hommage à leur courage, leur lutte. Pour lui, il s'agit d'une lutte mondiale : "C'est vous, les femmes, qui portez l'humanité."Ainsi, à travers le récit d'une vie consacrée à la médecine et dans un vrai cri de mobilisation, Denis Mukwege nous met face au fléau qui ravage son pays et nous invite à repenser le monde. La force des femmes clame haut et fort que guérison et espoir sont possibles pour toutes les survivantes."
Dans ce récit autobiographique du prix Nobel de la paix, l'auteur nous parle des violences faites aux femmes à travers le monde, et écrit un hymne à leur force et résilience. Comme toujours avec le docteur Mukwege, un livre d'une grande humanité!
Le livre est en pré-commande sur ce lien.
Denis Mukwege est fondateur de l'hôpital de Panzi, spécialisé dans la prise en charge des victimes des violences sexuelles à l'est de la RDC. Il a été plusieurs fois récompensé pour son engagement à soigner les femmes mais aussi en faveur de la paix et la sécurité dans ce coin du pays. En 2018, il a été proclamé Prix Nobel de la paix. 4 ans plus tôt, il recevait le prix Sakharov.
Podcast original : Pierre-Edouard Deldique | RFI.
Sun, 29 Jan 2023 - 56min - 13 - «L’Empire du silence» : Dr. #Mukwege et Thierry Michel racontent le calvaire du #Congo
Podcact original : Valérie Nivelon
Depuis vingt-cinq ans, la République Démocratique du Congo est déchirée par une guerre largement ignorée des médias et de la communauté internationale. Les victimes se comptent par centaines de milliers, voire par millions. Les auteurs de ces crimes sont innombrables : des mouvements rebelles, mais aussi des armées, celles du Congo et des pays voisins... Tous semblent pris dans un vertige de tueries, pour le pouvoir, pour l’argent, pour s’accaparer les richesses du Congo en toute impunité et dans l’indifférence générale.
Parcourant le Congo caméra au poing depuis trente ans, Thierry Michel a été témoin des combats, des souffrances mais aussi des espoirs du peuple congolais. Relayant le plaidoyer du Docteur Mukwege, Prix Nobel de la paix, il retrace l’histoire de cette impitoyable violence qui ravage et ruine le Congo depuis 25 ans.
Documentaire sans concessions, « L’Empire du Silence » n’épargne aucun des acteurs du drame, ni les dirigeants congolais, ni les pays voisins, ni les institutions internationales. Il s’appuie sur un document de l’ONU, le rapport Mapping qui répertorie les crimes de guerre et crimes contre l’Humanité commis au Congo entre 1993 et 2003, un document dérangeant qui fut mis sous le boisseau. "L’Empire du Silence", récit épique qui traverse l’immense Congo.
Un document implacable, inspiré par la révolte et la solidarité. Un film pour l’Histoire et contre l’oubli, et pour que cesse le règne de l’impunité.
Commentaier joint :
"Encouragé par le prix Nobel de la Paix Denis Mukwege, Thierry Michel décide de reprendre sa caméra pour documenter les deux guerres du Congo dont il a déjà croisé de nombreuses victimes. Dans son dernier film « L’empire du silence », il relaie le plaidoyer du Docteur Mukwege et donne la parole aux témoins des massacres en RDC. Des preuves par l'image, suite au rapport Mapping, publié par les Nations unies en 2010, où sont répertoriés 617 cas graves de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre entre 1993 et 2003." ~Valerie Nivelon.
Dr. Denis Mukwege
Gynégologue Congolais et Prix Nobel de la Paix 2018 pour son combat pour les Droits Humains et essentiellement pour son implication sans la réparation et la dénociation des affres de la guerre trentenaire en République Démocratique du Congo.
Sun, 29 Jan 2023 - 48min - 12 - Conflits pygmées et Bantous au Nord du territoire de Beni
[Achives Internews – © CORACON 2020 ] La cohabitation reste compliquée en territoire de Beni entre les communautés pygmées et Bantoues. À la base, des rafles dans des champs et des campements clandestins. La paix en reste menacée.
#Podcast Original : Florence K. (Internews & Radios Communautaires du Nord-Kivu)
Tue, 29 Nov 2022 - 14min - 11 - Comment choisir une batterie externe
Titre original : Choisir une batterie externe et un chargeur solaire pour activités d’extérieur
Podcast original : Aurélien Pierre
Résumé rapide du podcast original
- Les batteries lithium sont par nature spontanément inflammables lorsqu’elles sont surchargées ou chargées/déchargées à trop haute température (habituellement au dessus de 60 °C) Les batteries lithium ont donc un contrôleur électronique chargé de prévenir l’incendie, sous réserve qu’il soit conçu par des ingénieurs compétents – le sujet est trop sensible pour acheter des cochonneries chinoises pas chères sans marque identifiée ni service client accessible dans votre pays, La valeur de capacité en mAh ne veut rien dire en soi et constitue une tromperie du consommateur qui devrait être interdite et sanctionnée. Une énergie se mesure en joule (J), voire en watt × heure (Wh), avec l’équivalence suivante : 1 Wh = 3600 J. Le passage de Wh à mAh se fait en divisant les Wh par la tension de fonctionnement en volt (V). Le problème est que cette tension est rarement connue et jamais donnée sur les fiches produit, et par exemple sur les batteries externes USB, on pourrait penser que la tension de référence est 5 V (tension de la norme USB), mais elles sont en fait données en général pour 3,7 V (ne me demandez pas pourquoi). Évidemment, diviser par 3,7 V donne une valeur en mAh plus impressionnante que diviser par 5 V. Dans tous les cas, ces valeurs sont écrites en petit sur le boîtier de la batterie (obligatoire pour pouvoir prendre l’avion avec, le lithium est une matière dangereuse dont le transport est réglementé, avec une limite par passager), et jamais données sur les pages produits des boutiques en ligne. Comme la valeur en mAh dépend de la tension, pour les batteries « intelligentes » qui ont plusieurs tensions de sortie et l’ajustent leur tension en fonction de l’appareil à charger, il faut donc obligatoirement repasser en Wh (indépendants de la tension) sur la batterie chargeante et sur la batterie chargée pour pouvoir estimer la capacité de charge réelle. 1 mAh sous 3,7 V n’est pas égal à 1 mAh sous 9 V… Les batteries lithium perdent une partie de leur capacité apparente par temps froid. La capacité théorique des batteries est toujours données à 23-25 °C. À -40 °C, il ne leur reste que 10 à 20 % de leur capacité nominale à 25 °C.[1] Pensez donc à surdimensionner la capacité choisie par rapport à vos besoins théoriques si vous utilisez les batteries en conditions hivernales (voir le facteur de sécurité par temps froid ci-dessous).
Sun, 09 Oct 2022 - 58min - 10 - Pourquoi Kinshasa continue à discuter avec Kagame et le Rwanda ?
À quoi sert-il de continuer à parler avec le #Rwanda et @PaulKagame, quand bien même celui-ci et son pays s’en-têtent à pomper artificiellement le M23, pour pérenniser l’instabilité dans le Kivu ? En quoi cette démarche est-elle légitime, pour autant que le Rwanda profite encore et toujours de l’insécurité dans le Kivu, pour élargir sa zone d’influence sécuritaire et économique, tout en puisant dans les mines du Kivu, sous la très bonne protection de la « Communauté Intenationa » ?
Que s’est-il passé mercredi 6 juillet 2022 à#Luandaet qu’a obtenu la#RDCde ce mini-sommet organisé par le gouvernement angolais ?
Pour en parler, le Ministre des Affaires étrangères de RDC, Monsieur Chistophe Lutundula Apala (@ChristopheLutu2) était l’invité de Christian Lusakweno dans le @DebatTop sur Top Congo FM.
Fri, 08 Jul 2022 - 59min - 9 - Réapprendre à connaître la LUCHA (@luchaRDC) qui a 10 ans en 2022 | Serge SivyaThu, 07 Jul 2022 - 1h 06min
- 8 - Beni : Un dispositif sécuritaire particulier dans le but de contrecarrer toute menace pour une bonne célébration de la journée du 30 juin 2017 --- et puis : rien !
En prévision de la commémoration (macabre ou inutile) du 52e anniversaire de la prétendue indépendance de la RDCongo, le commissaire supérieur principal de la Police Nationale annonçait le jeudi 29 juin 2017 un important dispositif sécuritaire pour que tout aille mieux sur « l’ensemble du territoire de Beni », mais surtout ; en vue de permettre les « festivités » se déroulent à tout aise – la sécurité de la fête, punaise (!).
Et la suite ? Rien ! On attend une autre fête pour « sécuriser » Beni. Mais laquelle ? Nombreuses se sont déroulées…, comptant autant de victimes hachées et dont les cervelles et les corps ont été brouillés par des ADF… (ou presque). Et la République ? Elle attend une autre fête… (ou pas !)
Fri, 12 Feb 2021 - 01min - 7 - #RDC Nord-Kivu : Sept personnes tuées, trois blessées et quatre autres portées disparues dans l’embuscade tendue par les ADF, le mardi aux usagers de l’axe routier Oicha-Maimoya en territoire de Beni.
Sept personnes tuées toutes des civiles, trois blessés, quatre autres portées disparues et tous les biens dans la voiture emportés. C’est le bilan encore provisoire de l’embuscade tendue le matin de ce mardi aux usagers de l’axe routier Oicha-Maimoya dans le groupement de Bambuba Kisiki en territoire de Beni. Parmi les personnes mortes figure le préfet de l’Institut Kima de Maimoya tué aussi par balle.
(by Flo. M. | 10 octobre 2018 | Radio Moto Oicha | @InterNewsDRC)
Thu, 24 Sep 2020 - 02min - 6 - #RDC | Nord-#Kivu : Il y a 3 ans, les FARDC promettaient que "Le phénomène ADF sera éradiqué avant le 23 décembre 2018"
Le chef d’état-major général des #FARDC en séjour à Beni en date du 27 septembre 2018 se fixait l’objectif de mettre fin au phénomène ADf avant le 23 Décembre 2018, date prévue pour les élections en RDC. Et depuis... rien !
Cette fausse nouvelle "officielle" avait été communiquée lors de la réunion entre le Gouverneur du Nord-Kivu (il est devenu Ministre, entre-temps) et toute la notabilité locale au bureau du territoire de Beni (d'autres sont morts, et les uns siègent comme députés).(by Flo. M. | 2018 | Radio Moto > @InterNews )
Fri, 18 Sep 2020 - 02min - 5 - Nord-Kivu : Les pygmées vivants à Oicha souhaitent aussi le départ de la Monusco de la RDC.
Les propos du chef de l’État congolais Joseph Kabila au sujet du retrait des forces onusiennes en RDC, rencontrent l’assentiment des pygmées vivant à Oicha. Ceux ci pensent que la Monusco n’est pas dans le territoire de Beni pour le maintien de la paix car selon eux l’insécurité persiste malgré sa présence .
(by Flo M. | 28 septembre 2018 | Radio Moto | @InterNews)
Fri, 18 Sep 2020 - 02min - 4 - Nord-Kivu : Sept personnes tuées, trois blessées et quatre autres portées disparues dans l’embuscade tendue par les Adf, le mardi aux usagers de l’axe routier Oicha-Maimoya en territoire de Beni.
Sept personnes tuées toutes des civiles, trois blessés, quatre autres portées disparues et tous les biens dans la voiture emportés. C’est le bilan encore provisoire de l’embuscade tendue le matin de ce mardi aux usagers de l’axe routier Oicha-Maimoya dans le groupement de Bambuba Kisiki en territoire de Beni. Parmi les personnes mortes figure le préfet de l’Institut Kima de Maimoya tué aussi par balle.
(by Flo M. -- Radio Moto --- 10 octobre 2018)
Thu, 17 Sep 2020 - 02min - 3 - Beni : 11 manifestants arrêtés par la Police Nationale Congolaise dans la soirée du mardi au centre commercial d’Oïcha à Beni.
Onze personnes arrêtées, parmi elles trois maï-maï et plusieurs kiosques brûlés sur la chaussée. C’est le bilan de la manifestation improvisée dans la soirée de mardi 23 Octobre 2018 au centre commercial d’Oicha par les jeunes venus de KAZIMOTO. La police est intervenue pour disperser les manifestants à l’aide de tirs de sommation.
D’après le colonel Wumbi Jean Pierre commandant de la PNC en territoire de Beni, certains tirs de balle provenaient des manifestants.(Flo M. Radio Moto --24 octobre 2018)
Thu, 17 Sep 2020 - 02min - 2 - Nord-Kivu : 3 morts, des boutiques dévalisés, 7 maisons et 3 véhicules incendiés. Tel est le bilan de l’attaque perpétrée par les adf le mercredi dernier dans la commune rurale d’Oicha à Beni.
Trois morts tous de civils, 7 maisons incendiées et trois véhicules complètement calcinés, des boutiques dévalisés puis réduites en cendre incendiées. C’est le bilan de l’attaque dirigée mercredi 24 octobre 2018 dans la soirée contre la commune rurale d’Oicha par des rebelles ougandais de l’ADF.
Les assaillants lourdement armés seraient venus de coté de l’Est de cette entité avant de progresser jusqu’au centre commercial.(Florence MAKALIKALI / Radio Moto Oicha/26 octobre 2018)
Tue, 15 Sep 2020 - 01min - 1 - Nord-Kivu : Le Général Major MBANGU MASHITA Marcel a la tête d’une forte délégation visite le quartier Bakaiku dans la commune rurale d’Oicha à Beni.
Une forte délégation des Fardc conduite par le général Major Mbangu Mashita Marcel, commandant des opérations Sokola 1 a effectué une visite de travail au quartier Bakaiku, récemment la cible des attaques à répétition des rebelles Ougandais de l’adf en commune rurale d’Oicha. Les membres de la délégation se sont imprégnés de ce qui s’ était exactement passé le mercredi 24 Octobre. Le but de pouvoir et de réajuster les dispsoitifs sécuritaire pour permettre à la population de regagner ce quartier.
(by Flo. M. | Radio Moto | @InterNews -- 2018)
Tue, 15 Sep 2020 - 02min
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