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Reportage Afrique

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RFI

Nos correspondants et envoyés spéciaux sur le continent africain vous proposent, chaque jour, en deux minutes une photographie sonore d'un évènement d'actualité ou de la vie de tous les jours. Ils vous emmènent dans les quartiers ou dans les campagnes pour vous faire découvrir l'Afrique au jour le jour.

1831 - Centrafrique: avec le football, «on oublie la guerre et les armes» à Birao [2/3]
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  • 1831 - Centrafrique: avec le football, «on oublie la guerre et les armes» à Birao [2/3]

    À Birao, dans l'extrême nord-est de la République centrafricaine, le sport, et particulièrement le football, se pratique dans des conditions extrêmement difficiles. Le manque criant d'infrastructures et d'équipements freine le développement des sportifs, malgré l'existence de nombreux talents.

    De notre correspondant à Bangui,

    Faute de terrains aménagés et de matériel adapté, plusieurs jeunes de Birao, en Centrafrique, s'entraînent sur des espaces improvisés, avec les moyens du bord, pour entretenir leur passion. Dans cette région marquée par l'insécurité et la dégradation des routes, les sportifs espèrent voir un jour leurs conditions s'améliorer. Mais à Birao, le football est bien plus qu'un simple sport. Il constitue un espace de dialogue, de fraternité et d'unité, capable de rapprocher les communautés et de nourrir l'espoir d'un avenir meilleur.

    Sur le terrain poussiéreux et accidenté du stade de Birao, quelques jeunes se retrouvent autour d'un ballon. Chaussures usées aux pieds, maillots multicolores de clubs européens sur le dos, ils sont une vingtaine réunis autour d'une même passion : le football.

    Dès que le coup d'envoi est donné, Henri Maliavo, vêtu d'un maillot du Paris Saint-Germain, raconte les difficultés auxquelles sont confrontés les jeunes footballeurs de Birao : « Nous aimons vraiment le football, mais nous manquons de moyens. Nous jouons sur des terrains difficiles, sans équipements. Malgré cela, nous continuons à nous entraîner parce que nous rêvons de pouvoir un jour jouer dans une équipe professionnelle. Nous organisons nous-mêmes de petites compétitions locales, avec les moyens du bord. »

    L'enclavement de la ville, la dégradation des routes et les difficultés liées à l'insécurité compliquent également le développement du sport. Quelques passionnés tentent malgré tout de maintenir les activités sportives. Pour beaucoup de jeunes comme Souleymane, jouer au football reste avant tout une affaire de débrouille et de détermination : « Le principal problème, c'est le manque d'infrastructures et d'encadrement. Nous avons du talent mais il n'y a pas de championnat ni de structures pour nous accompagner. Si des moyens étaient investis dans le sport, beaucoup de jeunes pourraient aller plus loin, pourquoi pas, représenter la RCA à l'échelle internationale. »

    « Une dimension qui dépasse largement le cadre sportif »

    Et pourtant, les jours de match de gala, Birao change de visage. Les rencontres mobilisent des milliers de personnes autour de terrains improvisés. Marcelin Ngandia, inspecteur des sports, témoigne de l'importance du football dans cette ville enclavée : « Quand il y a un match, toute la ville semble changer. Les jeunes viennent et les gens se retrouvent autour du même événement. Pendant quelques heures, on oublie la guerre et les armes. Dans cette région marquée par l'isolement et les tensions, un simple match peut ainsi prendre une dimension qui dépasse largement le cadre sportif. Le sport est le seul événement qui rassemble et met d'accord la population. »

    Aujourd'hui, les habitants de Birao ont un seul vœu : pouvoir pratiquer leur passion dans de meilleures conditions : « Nous ne demandons pas grand-chose ​​​​​​​: un terrain praticable, des équipements et la possibilité de participer à des compétitions régulières. Nous voulons simplement avoir les mêmes chances que les jeunes des autres villes. Le talent existe ici, il faut seulement nous donner la possibilité de pratiquer le sport. »

    À Birao, ville de plus de 30 000 habitants, dont une grande partie est constituée de jeunes, le manque d'infrastructures sportives limite fortement les possibilités de pratique. Faute d'activités sportives structurées, beaucoup de jeunes se tournent vers les travaux champêtres ou les activités socioprofessionnelles.

    À lire aussiCentrafrique: les chiens errants de Birao «font la particularité de la ville»

    Sat, 03 Oct 2026
  • 1830 - Centrafrique: les chiens errants de Birao «font la particularité de la ville»

    Rendez-vous en Centrafrique, dans l'extrême nord-est du pays. À Birao, plusieurs centaines de chiens déambulent librement dans les rues. Certains ont un propriétaire, mais beaucoup vivent en errance et se mêlent chaque jour à la vie des habitants. Cette présence canine, devenue presque emblématique de la ville, intrigue les visiteurs et alimente une histoire transmise de génération en génération. Selon plusieurs habitants, ces chiens auraient été envoyés à Birao sous le règne de l'empereur Jean-Bedel Bokassa, dans les années 1970, notamment pour éloigner de Bangui des chiens atteints de la rage. Légende locale ou réalité historique, ces animaux font aujourd'hui partie du paysage de Birao.

    De notre correspondant de retour de Birao,

    Alfred Samba, un acteur humanitaire, vient d'arriver à Birao en Centrafrique et décide de se promener. Tout de suite, son regard est attiré par un chien géant qui passe devant lui. Quelques mètres plus loin, une dizaine d'autres se reposent à l'ombre d'un acacia. Les chiens sont de grandes tailles, avec différentes couleurs – blanc, noir ou encore marron : « Je constate que les chiens font vraiment partie du quotidien ici. On les croise partout dans les quartiers et sur les avenues. J'ai parcouru plusieurs régions du pays mais ici, je peux dire que les chiens font la particularité de la ville. »

    Quelques-uns seulement ont des propriétaires, mais beaucoup vivent seuls et cherchent leur nourriture dans les rues. Le jour, la cohabitation semble presque naturelle. Mais une fois la nuit tombée, l'ambiance change selon Assana Abdoulaye, un habitant de Birao : « Certains de ces chiens sont très agressifs. Quand tu veux sortir la nuit, il te faut un bâton en main. Ici, les chiens fuient les bâtons. C'est la nuit, tout le monde se promène avec un bâton. La nuit, si tu n'as pas de bâton, les chiens vont t'attaquer. »

    Des chiens pour « sécuriser les alentours de la prison » selon une légende

    Derrière cette présence canine devenue presque emblématique de Birao, une histoire se transmet depuis plusieurs générations. Elle remonte aux années 1970, sous le régime de l'empereur Jean-Bedel Bokassa. Arady Fotor, un notable de Birao, en parle : « La légende raconte deux histoires intéressantes liées à ces chiens. Premièrement, il y avait beaucoup de chiens qui souffraient de la rage et ils commettaient beaucoup de dégâts dans la capitale. Ils ont été traqués sur instruction de l'empereur avant d'être transférés dans cette ville. Aussi, plusieurs espèces de chiens plus géantes et costaud ont été envoyés là-bas pour sécuriser la grande prison. À l'époque, de redoutables criminels arrêtés à travers le pays ont été envoyés là-bas. Donc ces chiens dressés avaient pour mission de sécuriser les alentours de la prison. C'est pourquoi, avec le temps, ils se sont reproduits. Et ils traversent des générations. »

    Mais derrière cette présence massive de chiens, une question de santé publique s'impose. Car une importante population de chiens errants signifie également des risques liés aux morsures et aux maladies : « Le problème, c'est qu'on ne connaît pas toujours l'état de santé de ces chiens. La plupart ne sont pas vaccinés, ils ne suivent pas de traitement. Il faudrait pouvoir les identifier, les vacciner et surtout sensibiliser la population pour éviter les morsures et les risques liés à la rage. En cas d'épidémie comme la rage ou de maladie infectieuse propre chiens, il sera difficile de les canaliser ils seront dangereux pour la société. »

    Certains étrangers, acteurs humanitaires ou encore des visiteurs de passages à Birao repartent souvent avec des chiots de ces races afin qu'ils reproduisent chez eux ou dans leurs régions.

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    Fri, 02 Oct 2026
  • 1829 - Nigeria: à Bille, des lenteurs administratives causent des tensions [3/3]

    Dernier épisode de cette série de Reportage Afrique, à Bille dans le delta du Niger. Depuis fin octobre 2025, une pollution au gaz touche ce grand village de pêcheurs accessible uniquement par bateau. Si beaucoup ont quitté cette communauté pour se reloger ailleurs, la majorité des 41 000 habitants estimés vivent toujours sur place à Bille, où colère et frustration montent à cause de la lenteur des réponses institutionnelles. Fin septembre 2026, Bille n'est toujours pas déclaré en état d'urgence, ni en localité victime d'une catastrophe. Malgré les promesses et les multiples visites d'officiels d'agences fédérales et de l'industrie pétrolière et gazière, aucune évacuation n'a été organisée, presque un an après cette crise écologique. À chaque instant, la survie de chaque habitant de cette localité est en jeu à cause de la toxicité de l'air et de l'eau.

    De notre envoyé spécial de retour de Port Harcourt,

    Pas loin du palais du monarque de Bille, quelques personnes célèbrent l'allumage d'un groupe électrogène. Via un raccordement de bric et de broc, cet appareil est relié à une canalisation abandonnée d'où s'échappe du gaz. Pourtant proche du Conseil des chefs de Bille, Boma Paul se garde d'intervenir.

    « Même sur le groupe WhatsApp de la communauté, dès la première publication, les gens ont commencé à réagir car ils y voyaient une source de lumière. Certains donnaient des conseils, y compris les chefs, mais d'autres répliquaient en disant :''Personne ne doit s'en mêler.''Le gouvernement ne nous aide pas en matière d'électricité. Les entreprises pétrolières ne nous aident pas non plus. Maintenant que les gens ont de la lumière, vous voulez venir les en empêcher ? Vous allez voir, vous, ce qui va se passer si quelqu'un ose venir les empêcher d'utiliser ce gaz pour leur générateur », lâche-t-il.

    Boma Paul sort de sa poche son smartphone pour montrer une vidéo datant de mai 2026. On y voit des hommes luttant avec des seaux d'eau contre des flammes s'échappant de canalisations. Depuis ce sinistre, les esprits sont à fleur de peau, en particulier ceux de la jeunesse de Bille. « La plupart des jeunes sont en colère. En fait, il a fallu que les chefs interviennent pour les calmer suffisamment pour que les gens puissent continuer à venir. Même vous, vous avez pu venir à Bille en ce moment. Car cela ne ferait qu'aggraver la situation et poserait des problèmes si on empêchait les gens de venir », souligne Boma Paul.

    Cette colère consume également Erewarifagha Sokeipiri. Plusieurs mangroves, où cette quinquagénaire avait ses habitudes, sont polluées à cause du gaz. Erewarifagha ne pêche plus et n'a donc plus de revenu. Elle est désenchantée face à la lenteur des institutions nigérianes et au silence des entreprises pétrolières exploitant l'or noir autour de Bille.

    « Quoi qu'il arrive dans ta vie, tu continues d'avancer, tant que Dieu est là. Les autorités d'ici peuvent être cruelles. On est au Nigeria. Elles ne se soucient pas de savoir où se trouvent ceux qui sont dans le besoin. Elles n'aident que ceux qui ont des relations. Je ne peux donc pas quitter ma maison. Que la situation soit bonne ou mauvaise, je m'en sortirai », confie-t-elle. Tous les jours, Erewarifagha et ses voisins passent devant le camion de pompier offert par la Compagnie nationale du pétrole. Ce véhicule rouge est garé en permanence, car trop massif pour les ruelles et les cours étroites.

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    Wed, 30 Sep 2026
  • 1828 - Nigeria: à Bille, la pollution au gaz est une bombe à retardement pour la santé des habitants [2/3]

    Depuis octobre 2025, les habitants d’un gros village de pêcheurs, Bille, proche de Port Harcourt au sud du Nigeria, respirent du gaz s’échappant à travers des canalisations vétustes enfouies sous terre depuis des décennies. Aucune déclaration d’état d’urgence ou de catastrophe n'a été déclarée à ce jour malgré plusieurs décès dans Bille suite à cette pollution majeure combinant des émanations de méthane, dioxyde de carbone et hydrogène, selon plusieurs expertises scientifiques.

    De notre envoyé spécial de retour de Port Harcourt,

    Bille Town est l’île principale d’un archipel hébergeant des installations pétrolières ayant longtemps appartenu à Shell et revendues depuis une dizaine d’années à des repreneurs nigérians. Si beaucoup de familles ont fui Bille, plusieurs milliers de personnes vivent toujours sur place alors que leur espérance de vie se réduit jour après jour avec les risques d’explosion, et surtout l’air et l’eau pollués.

    Des nuits agitées à cause des cauchemars, d’autres sans sommeil, Remember Martins est perturbée depuis que Billeest envahie par le gaz. « Parfois, le matin, j'ai les lèvres ou le visage enflés, témoigne-t-elle.La plupart du temps, après la douche, on commence à ressentir des démangeaisons sur le corps. Aujourd'hui, je me suis plainte de ça. Ma fille m'a répondu :"D'accord, ça veut dire que ça ne vient pas de moi".Elle en souffre aussi. Mais elle n’en parlait pas jusque là. »

    Habitante d’une modeste maison en bois, donc inflammable en cas d’explosion, Remember s’inquiète pour sa fille adolescente et pour ses deux jumeaux, trop petits pour comprendre le dange de vivre actuellement à Bille. Cette quadragénaire garde en tête l’impact de la pollution au gaz sur des enfants de l’école primaire où elle enseigne. « Nous sommes confrontés à un autre type de maladie, comme des vomissements,décrit-elle. Ces symptômes s'intensifient. Parfois, les enfants avaient de la fièvre. Un enfant saignait du nez à cause du gaz, ce que je n'avais jamais vu auparavant. »

    À lire aussiNigeria: une fuite massive de gaz toxique menace l'existence du village de Bille dans le Delta du Niger [1/3]

    Ni médecins, ni installations adéquates

    Depuis le déclenchement de la crise, Boma Paul assure une veille dans Bille, beaucoup d’habitants le sollicitent alors qu’il n’est que parapharmacien, le centre de santé de Bille ne fonctionne qu’avec des agents communautaires incapables de gérer les cas de détresse sanitaire. « Le centre de santé n'est pas en activité. Le médecin a été muté il y a peu, déplore ce parapharmacien. Il n'y a donc pas de médecin pour l'instant. Il n'y a pas d'installations adéquates pour effectuer des examens fiables. Nous ne savons donc pas ce qu'il adviendra des personnes vivant à proximité de ces sources bouillonnantes. »

    Début septembre 2026, une explosion souffle la chambre de Joy Amos. Cette jeune femme se plaignait de la chaleur émanant du sol de son logement. Prise en charge par une voisine sage-femme, Joy Amos est évacuée de Bille vers Port Harcourt, où elle succombe à ses profondes blessures le 21 septembre 2026.

    À écouter dans Grand reportageBille, village du delta du Niger que le gaz menace

    Tue, 29 Sep 2026
  • 1827 - Nigeria: une fuite massive de gaz toxique menace l'existence du village de Bille dans le Delta du Niger [1/3]

    Le gouvernement fédéral du Nigeria a ordonné, il y a plusieurs mois, une enquête diligentée par la Commission nationale de régulation des activités d'exploration et de production pétrolières (NUPRC) dans une communauté abritant des installations de Shell. Depuis octobre 2025, du gaz s’est soudainement mis à jaillir dans le village de Bille à la surface, s’échappant à travers des canalisations vétustes, enfouies sous terre depuis des décennies. Ce qui semblait au départ être un incident isolé s’est rapidement propagé dans toute la localité : aujourd'hui un bruit constant, des bulles de gaz provenant des profondeurs sont devenus partie intégrante du quotidien. Notre correspondant au Nigeria, Moïse Gomis, s’est donc rendu à Bille, dans ce grand village de pêcheurs, accessible uniquement par bateau à 45 km de Port Harcourt.

    De notre correspondant au Nigeria,

    D’un pas alerte, Diri Tomitonwa se dirige vers une grande villa blanche avec des colonnes et des balcons dorés. Chaussé de sandales en plastique, ce trentenaire zigzague pour éviter le sol glissant ou vaseux.

    D’un geste de la main, Diri fait signe de s’arrêter : « Je vous assure que si vous restez moins de 30 secondes, vous ne pourrez pas rester ici. Je vous donne 30 secondes, vous ne pourrez pas rester. À cause de l’odeur, qui est vraiment insupportable. Mais si vous jetez un œil dans la maison, vous verrez qu’il n’y a personne. Ils sont tous partis ailleurs. Peut-être qu’ils reviendront plus tard dans la soirée », explique-t-il.

    Diri est un des leaders de la fédération des jeunes de Bille. Dès qu’une odeur de gaz est signalée, il se déplace souvent sans masque pour se rendre compte de la situation. Comme devant la maison d'Anthony Digbani où des sons étranges sont perceptibles. « Vous voyez, quand cette chose émet ce bruit, ça envahit toute la pièce. La vapeur, l'odeur, c'est insupportable. J'ai alors pris un bloc de ciment et je l'ai mis au-dessus de ce trou, pour que le gaz ne puisse plus sortir. Mais ça n'a pas marché ; ça continue de sortir. On a peur. On a vraiment peur », déclare l'habitant.

    Plus de la moitié des puits touchés par la pollution

    Ces grondements sourds proviennent du sol de Bille. Ils s’échappent des canalisations et aussi des puits. Diri désigne un puits proche de la maison d’Anthony Blessing. À la surface de l’eau, des bulles se forment sous l’effet du gaz. Diri Tomitonwa raconte :

    « La première chose que nous avons constatée, c’était la présence d'algues spirogyras. Nous avons donc pris notre temps. Nous avons nettoyé le puits à plusieurs reprises. Moins de deux ou trois semaines plus tard, ces mêmes algues étaient de nouveau visibles. Nous avons donc également fourni de nouveaux seaux. Mais soudain, nous avons commencé à voir des bulles sortir des puits. C’était l’année dernière. À partir de là, pour ce puits en particulier, nous avons simplement demandé aux gens de ne plus boire son eau. »

    Et selon Diri, plus de la moitié des puits de Bille sont touchés par cette pollution. Beaucoup de ses voisins n’ont pas les moyens de s’acheter des packs de sachets d’eau, vendus à moins de 2 euros l’unité.

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    Mon, 28 Sep 2026
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