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Priorité santé

Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à priorite.sante@rfi.fr. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.
- 1382 - Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar : santé mentale et sport, prévention en santé mentale chez les jeunes
À l'occasion des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar, Priorité Santé consacre 3 émissions dédiées au « sport santé », en déclinant trois thématiques distinctes. Quand on parle de santé mentale et de sport : on aborde deux sujets différents. D'un côté la prévention et/ou l'amélioration de certaines vulnérabilités ou troubles mentaux grâce à la pratique régulière d'une activité sportive et de l'autre, l'impact de la performance sur le mental des champions & inversement, l'impact sur le plan psychique de cette exigence de résultats, comme d'un d'investissement physique intensif.
Une activité physique régulière et la pratique sportive sont considérées comme des facteurs favorisant le bien-être mental, dans la mesure où elles permettent de lutter contre le stress ou l'anxiété. Cela s'explique, sur le plan chimique, par la libération d'hormones qui procurent au niveau neurologique des sensations positives et contribuent à réduire la douleur. Toujours sur le plan psychique, la lutte contre la sédentarité favorise le sommeil, l'estime de soi et en selon l'activité, peut impliquer un lien social qui va également entretenir le mieux-être. Les autorités de santé reconnaissent même l'activité physique comme une thérapeutique non médicamenteuse, qui va dans certains cas, être intégrée au parcours de soins.
Dans le contexte de la compétition sportive comme ces JOJ 2026, les sportifs de haut niveau sont confrontés à une forte pression qui va engager un investissement psychique, qui peut se révéler à la fois une force et une faiblesse. Des mécanismes pour résister à l'effort continu, à la douleur physique, à l'exposition au jugement inhérents à cette discipline de haute exigence. Comment leur préparation mentale est-elle directement intégrée à leur entraînement ? Est-ce que les jeunes sportifs sont particulièrement sensibilisés à ces enjeux dans le domaine de leur santé mentale ?
Dre Lylia Oubraham, Responsable technique à l’OMS, chargée du programme de lutte contre les maladies non transmissibles et santé mentale, région Afrique francophone.
Ismahan Soukeyna Diop, Maitresse de conférences au département de psychologie et docteure en psychologie clinique à l’Université de Cheikh Anta Diop à Dakar au Sénégal.
Dr Adama Faye, responsable médical du site Dakar Arena.
Nathan Gbingbehi, judoka français prometteur évoluant dans la catégorie des cadets (-66 kg)
Lilian Barreyre, Responsable des équipes de France, CADET de judo
Reportage dans un Sport & Health Lab, des espaces pédagogiques interactifs conçus autour de thématiques de santé en résonance avec les réalités des jeunes et l’environnement des JOJ.
► Émission réalisée en partenariat avec le Fonds Muskoka qui œuvre à l’amélioration de la santé et du bien-être des femmes, des nouveau-nés, des enfants et des adolescent.e.s par le renforcement des systèmes de santé en mobilisant les expertises complémentaires de quatre agences des Nations unies : OMS, ONU Femmes,UNFPA et UNICEF. Le Fonds Muskoka intervient dans six pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Programmation musicale :
► Dip doundou Gissft Ada Boy - Yaa may gunge
►Orchestra Baobab- Tioro Bye Samba
Wed, 04 Nov 2026 - 1381 - Questions de femmes : sortir du perfectionnisme au féminin
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, un psychiatre s'interroge sur la pression qui s'exerce sur la santé des femmes, les injonctions à performer, à assumer, à assurer, le perfectionnisme physique, la disponibilité sans limite. Volonté d'autonomie et de faire ses preuves ou sollicitation constante de l'entourage… Quels sont les risques d'une telle pression ? Comment s'affranchir des injonctions de l'extérieur ? Comment repérer les signes d'une vulnérabilité face à une accumulation de contraintes, parfois inconscientes ?
Famille, physique et pourquoi pas études et travail au féminin ! Cocher toutes les cases, exceller dans tous les domaines. Les médias, les publicités, la fiction ou encore les réseaux sociaux nous régalent de ces images de femmes parfaites du lever au coucher, dont le parcours rime à la fois avec performance, séduction et réussite.
Nous allons essayer de comprendre ce que l’on découvre une fois que l’on gratte ce vernis du marketing de la perfection au féminin, car le retour à la réalité peut être douloureux. En effet, derrière cette injonction à assumer de front plusieurs rôles et de multiples tâches, il y a également une certaine forme d’assignation : être une bonne mère, être une bonne épouse, être jolie, être jeune, avec le sourire… et tout ça, si possible H24.
D’une génération à l’autre, ces injonctions ont-elles changé ? Quelle est la conséquence de cette exigence multifacette pour la santé mentale des femmes ? Car derrière ces clichés de la femme parfaite, se profile la question de la charge mentale : assumer sur tous les fronts, mais à quel prix ? Faire face à l’épuisement, s’interroger sur la répartition des rôles et des responsabilités, faire face à notre capacité à nous écouter, à nous épargner et à faire face à ses propres besoins.
Avec:
Pr Papa Lamine Faye, maître de conférences agrégé et directeur de l’Institut de Recherche et d’Enseignement de Psychopathologie(IREP) de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal.
La palabre au féminin de Charlie Dupiot.
Programmation musicale :
► Jean Goubald- Bayibi nga bomwana
► T'Neeya - Bonaprizo.
Fri, 30 Oct 2026 - 1380 - Le développement de l’enfant dans les premières années de vie : une pédiatre répond à vos questions
Apprendre à s’asseoir, à se déplacer, à courir, à communiquer, à parler, à jouer… On scrute souvent les apprentissages de l’enfant durant les premières années de sa vie. Qu’il soit physique et moteur, cognitif, langagier ou encore socio-affectif, le développement de l’enfant se déroule sur plusieurs années avec des étapes clés, connues de tous, telles que l’apprentissage de la marche ou de la parole, mais aussi des apprentissages plus discrets et pourtant tout aussi essentiels. Quand s’inquiéter d’un enfant qui ne marche pas ou ne parle pas encore ? Quels sont les autres signes à observer dans le développement de son enfant ? Comment le stimuler ?
Devenir parent est quelque chose qui se forge au fil des semaines et des années, en observant, en s’informant, en recevant des conseils. Chaque jour qui passe ou presque, le tout petit apprend, comprend, acquiert des compétences et construit pas à pas son autonomie et sa personnalité avec des éclats de rire et des gros chagrins.
Être parent, c’est aussi faire face aux commentaires des autres, lorsqu’à 18 mois, le petit dernier ne marche toujours pas, comparer les enfants au sein de la fratrie : le bavard/la discrète.
Au cours des premières années de la vie, ce développement de l'enfant se décline au pluriel : physique, affectif, émotions, langage, motricité fine… S'il existe certains âges d'apprentissage et de compétences, ces repères peuvent varier d'un enfant ou d'une famille à l'autre. Une consultation en pédiatrie peut aiguiller les parents, pour rassurer comme pour savoir s'il faut envisager la recherche diagnostique pour expliquer certaines différences. Devenir parent, c’est aussi apprendre en posant des questions à des professionnels de l’éducation, de la petite enfance et à des soignants.
Avec:
Dr Marielle Teumagnie Nofiele, pédiatre diplômée en nutrition pédiatrique à Montigny-le-Bretonneux, en région parisienne. Formatrice et auteure des ouvragesAbécédaire du primo-parent aux éditions Vérone et Et si on parlait des préoccupations et interrogations de parents de jeunes nourrissons ? en auto-édition.
Lily Lumba Mbuyi, présidente de l’association Parlons autisme RDC.
Programmation musicale :
► Diaki Lolo, BAOBAB – Kamalenba
► Childish Gambino– Baby boy.
Thu, 29 Oct 2026 - 1379 - Usage de l'IA en médecine : vers un médecin dominé par la machine?
L'intelligence artificielle fait naître des espoirs autant qu'elle inquiète dans tous les domaines, et celui de la santé n'est pas en reste. Suivi des patients à distance, opérations assistées, traitements personnalisés, croisement de données... L'IA est au cœur de la médecine du futur et nous promet une amélioration de la qualité des soins.
Mais face à une machine de plus en plus puissante, de nombreuses craintes naissent chez les soignants comme chez les patients. On parle ainsi aujourd'hui d'IA prédictive en santé, par le biais du modèles avancés, capable de repérer des signes précoces de maladie (cancer, troubles cardiaques, troubles neurologiques), avant l'apparition visible des symptômes. Quelles sont les limites de l'IA ? Est-ce qu'il est fiable de s'adresser à une IA pour une question de santé ? Quel usage en faire en médecine pour améliorer l'accès aux soins, le traitement et le suivi des patients ?
Dans la santé peut-être encore davantage que dans d'autres domaines, l’IA qui pose de nombreuses questions en termes de sécurité et de fiabilité. L'intelligence artificielle pose directement l'enjeu de la responsabilité, dans le cadre d'une approche scientifique prudente et éthique, considérant ce qui peut être, ou non, délégué à la machine, accompagné par la machine et d'une certaine manière, ne plus dépendre exclusivement des prérogatives humaines.
D'où l'impératif de s'interroger sur le « bon usage » des technologies et des systèmes d’intelligence artificielle dans ce secteur médical en essayant de comprendre ce qu’impliqueront demain et surtout, ce qu’ont d’ores et déjà commencé à modifier ces nouvelles technologies, dans le domaine du soin.
En matière de santé, le domaine de l’aide à la décision (l’orientation par un système sur la base de données croisées, pour soulager le médecin), constitue un sujet essentiel à plusieurs titres.
Il est donc question de performance, d'innovation technologique, mais aussi de la médecine comme lien social : ce qui pose la question des limites, de l’encadrement des soins potentiellement pilotés par le numérique avec, d’un côté, la réflexion et de l’autre, ce qui est déjà engagé, et employé par les professionnels de santé.
Engager une réflexion sur le bon usage de l'IA dans le domaine médical, c'est également s'interroger sur la façon dont l'intelligence artificielle va exister et se développer dans un contexte où l'accès aux soins et aux ressources humaines en santé sont déficients. Cet apport de l'IA sera-t-il de nature à réduire les inégalités en santé ou à l'inverse, contribuera-t-il à les aggraver ?
Avec:
Dr Cyril Goulenok,médecin réanimateur et docteur en philosophie, auteur de l’ouvrage Du bon usage de l’IA en médecine aux éditions Puf
Dr Jean-Baptiste Perney, médecin et cofondateur d’E-sensia
Pr Boris Hansel, endocrinologue-nutritionniste Hôpital Bichat, AP-HP. Cofondateur de la chaîne santé grand public PUMS (Pour Une Meilleure Santé) soutenue par Université Paris Cité et AP-HP
Pr Ablo Prudence Wachinou, médecin pneumologue auCentre National Hospitalier Universitaire de pneumo-phtisiologie de Cotonou. Professeur titulaire de pneumo-phtisiologie à la Faculté des Sciences de la Santé de l’Université d'Abomey-Calavi à Cotonou. Chef du Service Recherche et Formation au Programme National contre la Tuberculose du Bénin.
Programmation musicale :
► Swing feat.Aupinard– AMOUR & MANQUE
► Ukweli, Kasha – Dunia.
Wed, 28 Oct 2026 - 1378 - Aider un proche qui souffre : les conseils d’un psychologue
Face à la souffrance des membres de son entourage, on peut se retrouver démuni. L'accompagnement peut prendre plusieurs formes, d'un temps d'échange et d'écoute, au véritable rôle d'aidant, qui va impliquer un investissement important, tant sur le plan psychologique, émotionnel que matériel.
Au moment de soutenir une personne en détresse physique ou psychique, on peut s'interroger sur ce qui est recommandé ou à l'inverse déconseillé, tant pour préserver l'intégrité de l'autre que sa propre santé. Alors où trouver conseil, à qui s'adresser lorsque l'on souhaite épauler un proche vulnérable ? Y a-t-il des écueils à éviter ? « Le syndrome du sauveur », qu'est-ce que c'est ? Comment identifier le moment où il faut faire appel à un tiers et peut-être un soignant ?
Être aidant peut se traduire de plusieurs manières lorsqu'au quotidien on accompagne et on prend soin d'un proche dépendant ou atteint d'une maladie chronique. Cette «aidance» peut comporter également une dimension psychique, lorsque la personne présente des vulnérabilités et des symptômes qui ne concernent pas uniquement la sphère physique : atteinte psychiatrique ou dépression réactionnelle chez un ami, un collègue ou un membre de la famille.
Ce soutien ou cette volonté d'aider peut présenter différents degrés d'implication et pour certain.es se traduire par un investissement au long cours, face à des signes de détresse émotionnelle préoccupants.
Se pose alors la question de l'adaptation de la proposition de réponse : comment réagir et, si besoin, comment intervenir, en particulier lorsqu'un appel à l'aide n'est pas formulé ?
La nature de l'aide et sa pertinence sont directement associées à la capacité de cerner la problématique du proche en détresse, pour comprendre cette souffrance et apporter des réponses pertinentes, dans la mesure de ses ressources. Y a-t-il, par exemple, des choses à éviter, des questions à ne pas poser pour ne pas aggraver la situation ?
Proposer son aide, c'est aussi s'exposer à des émotions et éventuellement faire face à des répercussions sur sa propre santé. D'où l'importance de savoir, le cas échéant, quand il faudra faire appel à des professionnels en santé mentale.
Cette main tendue peut-être extrêmement engageante, car il va également s'agir de savoir accompagner, aider, sans se retrouver soi-même en situation d’épuisement ou de dépression.
Avec:
Charles Di, docteur en psychopathologie, psychologue clinicien à laMaison des Adolescents de l’hôpital Cochinà Paris et à la Consultation transculturelle du psycho trauma,Hôpital Avicenne à Bobigny, en région parisienne.
► En fin d'émission, nous faisons un point sur l'épidémie d'Ebola en cours en République Démocratique du Congo. Comment évolue l'épidémie ? Combien de cas ont été dépistés dans le pays et hors de ses frontières ? Quelles sont les mesures de prévention prises ? Nous en parlons avec le Dr Jean Kaseya, directeur général du CDC Afrique (Centre africain pour la surveillance et la prévention des maladies).
Programmation musicale :
► Magnus Ferrell– Asleep talking
► Innoss’B, Zakalara – Zando.
Tue, 27 Oct 2026 - 1377 - Questions de femmes - L'AVC au féminin : quels sont les signes d'alerte?
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous abordons la question de l’AVC chez la femme. En raison des fluctuations hormonales, les femmes sont plus vulnérables aux AVC à certaines périodes de leur vie. Quelles sont les périodes les plus à risque dans la vie d’une femme ? Quels sont les symptômes spécifiques à la femme ? Comment réagir en cas d’AVC ? Quelles peuvent être les séquelles d’un AVC ?
Avec:
Dr Mbagnick Bakhoum, neurologue à l’hôpital Idrissa Pouye de Dakar, président de l'Association sénégalaise de soutien aux patients et familles des victimes d'AVC (ASP/AVC).
La palabre au féminin de Charlie Dupiot.
Programmation musicale :
► Yannick Noah – Ni Divin, ni Chien
► Berry – Teretaw.
Fri, 23 Oct 2026 - 1376 - Le bégaiement : 1% de la population concernée
À l'occasion de la journée mondiale du bégaiement qui se tient tous les 22 octobre, nous faisons le point sur ce trouble de la communication. Touchant environ 1% de la population, le bégaiement se caractérise par des répétitions de mots, de syllabes, de sons, par des prolongations de sons, des arrêts et des blocages qui donnent l’impression d’un effort. Souvent à l'origine de moqueries, le bégaiement a des conséquences importantes sur la vie sociale des personnes qui en souffrent.
Avec:
Sarah Hervé, orthophoniste à Paris
Elisa James, orthophoniste au Centre hospitalier de Libreville et vice-présidente de la Société Gabonaise d’Orthophonie.
L’exposition pendant la grossesse à certains produits chimiques (les phtalates et phénols) pourrait être associée à une diminution du QI des enfants à 3 ans. En fin d’émission, nous parlons d’une étude menée par une équipe de l’Inserm de l’université de Grenoble-Alpes, en collaboration avec le CNRS, le CHU de Grenoble et l’université de Grenade (Espagne), s’est intéressée à l’impact de l’exposition périnatale à ces substances sur le quotient intellectuel (QI) des enfants, évalué à l’âge de trois ans. Les résultats de l’étude viennent d’être publiés dans Environmental Health Perspectives. Interview de Claire Philippat, chercheuse Inserm.
Programmation musicale :
► Original Koffee – Ova So
► Sir, Anderson Paak - Poetry in motion.
Thu, 22 Oct 2026 - 1375 - Ruminations mentales : des psychologues vous aident à en sortir
«J'aurais dû lui répondre ceci», «je n'aurais pas dû faire cela», «que va-t-elle penser ?»... On appelle ruminations ces pensées répétitives qui tournent en boucle dans notre tête, jusqu'à nous empêcher de dormir, de se concentrer sur autre chose... Ces pensées sont au cœur de nombreux troubles tels que l'anxiété, la dépression ou encore le burn-out. Quand s'en inquiéter ? Comment y mettre un terme ?
Avec:
Faustine Devynck, docteure en psychologie, psychothérapeute spécialisée en thérapies cognitives et comportementales, enseignante à l’Université de Lille, co-autrice de la BD Silence, ça rumine. Arrêtez de penser en boucle, paru aux éditions Les Arènes et autrice de Se libérer de la rumination mentale, paru aux éditions Dunod
Jean-François Marmion, psychologue, co-auteur de l'ouvrage Silence, ça rumine. Arrêtez de penser en boucle, paru aux éditions Les Arènes
Armelle Abadagan, psychologue à Cotonou au Bénin.
En fin d'émission, nous retrouvons la chronique sport du Dr Jean-Marc Sène, médecin du sport et auteur de Le sport : je me lance, paru aux éditions In Press.
Programmation musicale :
► Florito, Sandro Beatz - Well Well
► Raye,Absolutely, Amma – Joy.
Wed, 21 Oct 2026 - 1374 - Ostéoporose : quand les fractures se multiplient
À l'occasion de la journée mondiale de l'ostéoporose qui se tient le 20 octobre, nous faisons un point sur cette maladie du squelette. Caractérisée par une diminution de la masse osseuse, l'ostéoporose touche plus fréquemment les femmes, notamment après la ménopause. Fragilisé, l'os est alors plus poreux, moins dense et se casse beaucoup plus facilement. Comment diagnostique-t-on l'ostéoporose ? Quels traitements existent ?
Quel est le rôle de la nutrition et des carences alimentaires dans la survenue de l'ostéoporose ? L'ostéoporose constitue-t-elle une complication de certaines maladies chroniques ?
Avec:
Pr Julien Paccou, professeur de rhumatologie, au CHU de Lille
Pr Joëlle Tiendrebeogo, rhumatologue au CHU de Bogodogo à Ouagadougou, professeure titulaire de rhumatologie à l'Université Joseph Ki-Zerbo à Ouagadougou, au Burkina Faso.
En fin d’émission, nous parlons du Nigeriaqui, à l’échelle mondiale, est l’un des pays ayant le plus haut taux de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans. La sous-nutrition et les maladies infectieuses constituent une double menace pour la survie de l’enfant. En réponse, la stratégie Nutrivaxa été mise en place dans le pays. Cette stratégie associe vaccination et nutrition préventive afin d’augmenter la couverture vaccinale des enfants. Nous faisons le point sur les résultats de cette stratégie après la publication d’une étudedans Nature Medicine.Interview de Cécile CAZES, chercheuse et coordinatrice scientifique de NutriVaxau Nigéria.
Programmation musicale :
► Tracy De Sá - Lipgloss
► Soraia Ramos, Lisandro – Bai (remix)
Tue, 20 Oct 2026 - 1373 - L'hypnose pour se libérer de ses souffrances
L'hypnose thérapeutique désigne un état modifié de conscience, durant lequel la personne se trouve entre éveil et sommeil. On l'utilise pour traiter les addictions, les troubles anxieux, la douleur... Certaines utilisations de cette technique, utilisée depuis au moins 200 ans dans les sociétés occidentales, ont fait l'objet d'études cliniques qui valident les modifications du fonctionnement cérébral, associé à cette forme de transe.
L'intérêt thérapeutique de l'hypnose est ainsi reconnu dans le domaine de l'anesthésie opératoire, tout comme l'EMDR – cette technique de désensibilisation et de retraitement par mouvements oculaires – dans le cadre de la prise en charge du stress post-traumatique.
Quand se tourner vers l'hypnose thérapeutique ? Comment ça fonctionne et quels en sont les bienfaits ? Quelles sont les différentes techniques d'hypnose ? Est-ce que l'hypnose thérapeutique est contre-indiquée dans certains cas ?
Avec:
Dr Jean-Marc Benhaiem, médecin hypnothérapeute, responsable du Diplôme universitaire d’Hypnose médicale à la Pitié-Salpêtrière à Paris, directeur du Centre Hypnosis à Paris-8 pour les consultations d’hypnose et auteur de l’ouvrage L’hypnose pour guérir de ses souffrances, paru aux éditions Odile Jacob
Pr Asseman Médard Koua, psychiatre psychothérapeute, directeur coordonnateur du Programme national de santé mentale (PNSM) en Côte d'Ivoire. Enseignant-chercheur à la Faculté de médecine à l'Université de Bouaké.
Un reportage de Thalie Mpouho.
En fin d’émission, nous retrouvons la chronique de Binetou Cheikh Seck, nutritionniste-diététicienne au Cabinet diététique Nutridéal à Dakar, au Sénégal.
Programmation musicale :
► D-influence – Hypnotize
► Alewya – Cairo FM.
Mon, 19 Oct 2026 - 1372 - Ebola en RDC : les femmes en première ligne
Les femmes et les jeunes filles sont particulièrement exposées à la maladie, dans la mesure où elles assument au sein de la famille, comme de la communauté, des tâches dédiées aux soins et à l'assistance des personnes vulnérables. Aidantes des malades, accompagnatrices à l'hôpital, responsables des rites funéraires, mais aussi soignantes de première ligne dans de nombreuses structures de santé en milieu isolé et sous-doté, ce qui correspond au contexte sanitaire des régions actuellement concernées par cette 17e épidémie. Un autre facteur de vulnérabilité est lié aux risques accrus associés à la grossesse, en cas de contamination d'une femme enceinte par le virus, souvent associé à de fortes fièvres.
Comment expliquer la vulnérabilité des femmes face à Ebola ? Pourquoi une sensibilisation dédiée est-elle importante ? Comment l'engagement des femmes, dans la communauté et dans le secteur sanitaire, est-il aujourd'hui déterminant dans la riposte Ebola, en RDC ?
Nous concluons notre série d'émissions spéciales Ebola délocalisées à Kinshasa, par une émission consacrée aux femmes en première ligne face à l'épidémie.
Avec:
Dr Marie-Roseline Belizaire, directrice des urgences et gestionnaire des incidents de l’épidémie à l’Organisation mondiale de la santé, médecin épidémiologiste spécialiste en santé globale, santé communautaire et familiale
Pr Octavie Lunguya, cheffe du département de microbiologie à l'INRB, Institut national de recherche biomédicale
Pr Bruno Lapika Dimomfu, professeur d'anthropologie, spécialiste en santé publique et directeur du CERDAS à l’Université de Kinshasa
Des reportages de Paulina Zidi
Programmation musicale :
Fally Ipupa – Delirium
Fri, 16 Oct 2026 - 1371 - Épidémie d'Ebola en RDC: prise en charge, traçage des cas, recherche et prévention
Il y a précisément cinq mois aujourd'hui, le 15 mai 2026, la République démocratique du Congo a déclaré l'épidémie d'Ebola, dans la province de l'Ituri, première région touchée dans le Nord-Est du territoire. Aujourd'hui, ce sont sept provinces qui sont directement concernées. Pour notre deuxième émission délocalisée à Kinshasa, nous allons parler de l'engagement des chercheurs, des médecins et des ONG face à un défi qui repose sur plusieurs piliers : prévention, traitement, dépistage, sensibilisation et recherche…
Déclarée officiellement le 15 mai, l’épidémie actuelle d’Ebola s’inscrit dans une réalité bien connue des spécialistes : le virus circule souvent avant même que l’alerte ne soit donnée. Si la flambée est officiellement reconnue depuis cinq mois, plusieurs semaines, voire plusieurs mois, de circulation silencieuse auraient pu précéder son identification.
Cette 17e épidémie a été qualifiée d'urgence de santé publique de portée internationale par l'OMS, et c'est un nouvel épisode qui rappelle combien chaque émergence du virus constitue une épreuve pour les populations touchées et un défi majeur pour la recherche scientifique et les systèmes de santé.
Pour notre deuxième émission délocalisée à Kinshasa, nous allons parler de l'engagement des chercheurs et des médecins face à un défi qui repose sur plusieurs piliers : prévention, traitement, dépistage, sensibilisation et recherche...
La souche Bundibugyo : mieux comprendre pour mieux agir
Une approche plurielle pour lutter contre cette infection à virus Bundibugyo qui présente un fort caractère létal. Nous abordons différents aspects de la recherche : la campagne de vaccination, spécificités de la souche virale, prises en charge dans les CTE, traitement post-exposition pour les personnes contacts, l'amélioration du traçage des patients, mais aussi désormais le suivi des survivants – des patients guéris.
Au cœur des échanges : le virus Ebola de Bundibugyo, une souche moins fréquemment rencontrée que d’autres. Quelles sont ses particularités ? Quels défis pose-t-elle aux équipes médicales et aux chercheurs ? Et comment adapter la réponse sanitaire pour mieux protéger les populations ?
Avec nos invités, nous explorons les enjeux scientifiques, médicaux et communautaires de cette 17e flambée, pour mieux comprendre le virus, les défis de la riposte et les pistes permettant d’améliorer la prise en charge des patients.
À lire aussiRDC : comment expliquer la propagation rapide de l'épidémie d'Ebola dans l'est du pays ?
Avec:
René-Hubert Mendo'o Medjo, représentant pays et chef du bureau de l'Institut de médecine tropicale d'Anvers (IMT) en République démocratique du Congo
Dr Jepsy Yango, du centre de recherche clinique de l'INRB, coordinateur de l'essai clinique EBO-PEP évaluant l'efficacité de certains antiviraux en prophylaxie post-exposition
Dr Nana Mimbu, épidémiologiste terrain pour MSF dans la riposte Ebola
Programmation musicale :
Adam la nuit – Mbeli
Thu, 15 Oct 2026 - 1370 - Épidémie d'Ebola en RDC: comment s'organise la riposte?
La 17e épidémie de maladie à virus Ebola qui touche la République démocratique du Congo, officiellement depuis le 15 mai dernier, s'annonce déjà comme la plus meurtrière pour le pays d'Afrique centrale. Ce sont désormais sept provinces qui sont concernées par des cas confirmés et le décès, le 6 octobre, d'un citoyen kényan, de retour dans son pays après avoir contracté le virus Ebola en RDC, replace la maladie émergente à la une de l'actualité internationale et pose la question de la mobilité des malades et de leur traçage.
Sur qui repose aujourd'hui la riposte ? Comment les décisions sont-elles prises pour que les moyens humains et financiers s'adaptent à la situation en temps réel ? La mobilisation internationale est-elle à la hauteur de cet enjeu de santé mondiale ? Les soignants de première ligne bénéficient-ils des équipements de protection recommandés par l'OMS ?
À l'occasion de notre délocalisation dans la capitale congolaise, à Kinshasa, nous donnons la parole à des acteurs majeurs de la riposte. Nous parlons de moyens financiers, humains, sanitaires déployés sur le terrain, mais aussi dans les laboratoires et les institutions.
Une synergie pour lutter contre cette maladie émergente, dont l'efficacité de la riposte est compliquée par plusieurs facteurs : la localisation des foyers en zone d'insécurité et de mobilité des populations, une souche virale plutôt rare contre laquelle aucun vaccin éprouvé n'existe et un contexte international de désengagement financier en santé mondiale.
Ces obstacles n'empêchent pas les responsables politiques, sanitaires et institutionnels de s'engager et de porter un plaidoyer pour un renforcement de la mobilisation internationale.
À lire aussiEst de la RDC : comment l’armée et la Monusco se déploient pour appuyer la riposte contre Ebola
Avec:
Dr. Body Ilonga Bompoko, secrétaire général à la Santé publique et hygiène de la République démocratique du Congo
Dr. Jean Kaseya, directeur général du CDC Africa
Pr. Jean-Jacques Muyembé, directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) de Kinshasa, coordonnateur national de la riposte Covid-19 en RDC & co-découvreur du virus Ebola en 1976
Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI
Un reportage de Paulina Zidi, envoyée spéciale permanente de RFI à Kinshasa, de retour de Komanda, en Ituri
Programmation musicale :
PSON – Spirits
Wed, 14 Oct 2026 - 1369 - Maladies tropicales négligées
Bien qu'elles impactent à l'échelle planétaire près d'un milliard de personnes, la plupart des noms des maladies tropicales négligées sont inconnus du grand public dans les pays développés. Noma, filariose lymphatique, ulcère de Buruli… Il existe 20 maladies tropicales négligées. Ces pathologies infectieuses touchent principalement les populations pauvres et marginalisées des zones tropicales et la recherche, comme l'accès aux traitements, sont peu financés, compte tenu de l'absence de rentabilité en recherche-développement pour les populations, dans ces zones.
L'OMS a établi un plan à l'échelle 2030, dans le cadre de la lutte contre ces MTN. Il comporte quatre axes : traitement de masse, lutte anti-vectorielle, prise en charge médicale et amélioration de l'hygiène (et de l'accès à l'eau potable).
À l'occasion de notre deuxième jour de délocalisation à Marseille, toujours dans l'enceinte de l'hôpital d'instruction des armées Laveran, dans la cité phocéenne, toujours dans le cadre des Actualités du Pharo, Priorité santé donne la parole à des médecins et chercheurs francophones, qui exercent dans le domaine des maladies tropicales et infectieuses.
Avec un coup de projecteur sur les maladies tropicales négligées
Elles sont, d’après les critères de l’OMS, une vingtaine et on les désigne aussi parfois par leurs initiales : MTN. Beaucoup d'infections, de parasitoses, qui concernent un milliard de personnes à l'échelle de la planète, et pourtant demeurent méconnues, voire presque inconnues pour une partie de l'humanité : noma, filariose, helminthiases, onchocercose…
Négligées, donc, parce qu'elle concerne les populations les plus vulnérables ; beaucoup d'entre elles sont directement associées aux conditions de vie : manque d’hygiène, dénutrition, manque d'accès aux soins.
Maladies négligées et encore trop souvent, riposte insuffisante : même si des programmes de prophylaxie existent et que des médecins mettent leur savoir-faire au service de ces populations les plus vulnérables.
Avec:
Pr. Laurent Guyot, chef du service de chirurgie maxillo-faciale auCentre hospitalier Universitaire de Marseille. Expérience de plus de dix ans de missions en chirurgie humanitaire et actuellement réalise des missions avec l’association Sourire un jour.
Michel Boussinesq, directeur de recherche émérite à l'Institut de recherche pour le développement (IRD), ancien responsable du groupe Maladies tropicales négligées de l'unité mixte internationale TransVIHMI
Madeleine Inès Danielle Evouna, étudiante en master recherche en faculté de médecine et des sciences pharmaceutiques de l’université de Douala, titulaire d’un master en biologie clinique option parasitologie et mycologie de la même faculté
Programmation musicale :
Yebba – Yellow Eyes
Rim-Ka, Fokawa – Pejy Araiky
Tue, 13 Oct 2026 - 1368 - Paludisme et autres maladies infectieuses et tropicales
En 2024, l'OMS estimait à 282 millions le nombre de cas de paludisme et à 610 000 le nombre de décès dus au paludisme. L'Afrique subsaharienne est fortement concernée puisque 95% des cas sont enregistrés dans cette région. Les premières victimes sont les enfants de moins de cinq ans qui représentent 75% des cas. Or, la baisse des financements internationaux pour le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme complique grandement la lutte contre cette maladie infectieuse. Il y a quelques mois, la France annonçait baisser de 58% ses contributions, passant ainsi de 1,6 milliard à 660 millions d'euros pour la période 2026-2028.
À l'occasion des actualités du Pharo, qui ont pour cadre l'hôpital national d'instruction des armées Laveran, situé dans la cité phocéenne, nous donnons la parole à des spécialistes francophones en infectiologie et médecine tropicale.
Avec, pour notre première émission délocalisée, un coup de projecteur sur le paludisme : infection parasitaire, dont le vecteur est le moustique, et qui, d'après l'Organisation mondiale de la Santé, a encore fait 610 000 morts en 2024.
Les enfants constituent la population la plus vulnérable à cette infection dont les complications sont potentiellement mortelles, puisque dans la région africaine de l'OMS, les moins de cinq ans représentent 75% des décès.
La riposte contre le paludisme s'appuie sur plusieurs leviers : la prévention par la vaccination et la lutte anti-vectorielle. L'équipement en moustiquaires imprégnées a permis de faire reculer le fardeau du paludisme, mais les récentes décisions occidentales de réduire l'aide financière internationale à la santé ont considérablement freiné cette riposte à l'infection millénaire.
D'autres facteurs comme les crises et les conflits, les déplacements de population, le réchauffement climatique et la persistance de foyers de malnutrition aiguë sévère constituent également des freins à l'efficacité des politiques de santé publique, en particulier dans le cadre de la riposte au paludisme.
Avec :
Pr Stéphane Jaureguiberry, infectiologue et chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Bicêtre AP-HP au Kremlin-Bicêtre, en région parisienne
Pr Ayôla Akim Adegnika, professeur de médecine à l’Université de Tuebingen en Allemagne, clinicien et épidémiologiste des maladies infectieuses, directeur du Centre de recherches médicales de Lambarene (CERMEL) au Gabon
Lise Musset, directrice de recherche en santé publique, responsable du laboratoire de parasitologie de l'Institut Pasteur de la Guyane, centre national de référence du paludisme et centre collaborateur de l'OMS sur cette même thématique
Programmation musicale :
Mawhoo, JAZZWRLD – Bengicela
Alune Wade, Hindi Zahra – No One Like You
Mon, 12 Oct 2026 - 1367 - Psychologie en Afrique
À l'occasion de la sortie du Manuel de formation La Psychologie Clinique en Afrique, projet collectif qui met à contribution 28 psychologues cliniciens, praticiens, chercheurs issus de 8 pays d'Afrique subsaharienne francophone, nous échangeons avec plusieurs de ses autrices, qui décrivent leurs approches, illustrées par des exemples concrets, incluant aussi bien les thérapies comportementales et cognitives que les approches communautaires et holistiques.
Comment le métier de psychologue s'exerce-t-il dans le cadre hospitalier en Afrique ? Comment décrire l'image des prises en charge en santé mentale dans l'Afrique du XXIè siècle ?
Face à une angoisse qui empêche de dormir, un choc qui, année après année, ne passe pas, des idées noires ; un mal-être psychique qui s’installe et des comportements que l’on ne s'explique pas... Ces différentes situations peuvent conduire à orienter vers une consultation en santé mentale. Cet échange avec un psychologue (quels que soient la forme ou le cadre que peuvent prendre cette consultation), vise à pour comprendre, être accompagné pour trouver un apaisement. Mais, la démarche n’est pas forcément simple ; oser franchir le pas, faire confiance, trouver un psy tout simplement et pouvoir payer aussi la thérapie. Des obstacles qui contribuent à renforcer le tabou vis-à-vis de la santé mentale et de ses professionnels.
La sortie du manuel de formation La Psychologie Clinique en Afrique, publié par les presses universitaires de Dakar, nous donne l'occasion de découvrir ce projet collectif qui met à contribution 28 psychologues cliniciens, praticiens, chercheurs issus de 8 pays d'Afrique subsaharienne francophone. Cet ouvrage, destiné aux étudiants en santé mentale qui, demain, recueilleront la parole et l’expérience de patients en détresse. Ce manuel permet de comprendre le rôle du psychologue, comment s’organise son travail, comment les prises en charge évoluent en présentant des exemples concrets, où il est question de thérapies comportementales et cognitives, d’approches communautaires et holistiques ; le tout centré sur les expériences et ressentis africains, des problématiques spécifiques, d'autres transversales et régionales, pour intégrer un vécu particulier et des conditions potentiellement traumatiques.
Avec:
Ismahan Soukeyna Diop, maîtresse de conférences au département de psychologie et docteure en psychologie clinique à l’Université de Cheikh Anta Diop à Dakar au Sénégal
Hortense Aka Dago-Akribi, psychologue clinicienne et professeure titulaire au département de psychologie de l’Université Félix Houphouët Boigny de Cocody à Abidjan. Responsable de l'unité des soins d'accompagnement au Centre National d'Oncologie médicale et de Radiothérapie Alassane Ouattara à Abidjan en Côte d’Ivoire
Mariam Belem, doctorante en psychologie clinique et psychopathologie à l'université Norbert Zongo de Koudougou au Burkina Faso.
Programmation musicale :
- Davido, Fave – Kante
- Sulaf – Sameen.
Fri, 09 Oct 2026 - 1366 - Éco-conscients : préserver sa santé mentale, tout en se souciant de la planète
L'éco-conscience désigne la compréhension des conséquences de nos actes sur l'environnement, associée à la volonté de réduire notre impact sur la planète. Elle peut néanmoins provoquer chez certains une angoisse environnementale pouvant être handicapante au quotidien. L'éco-conscience peut-elle avoir un impact sur la santé mentale ? Quelle prise en charge existe ? Quelles sont les différences entre éco-conscience et éco-anxiété ?
Comment distinguer l’éco-conscience de l’éco-anxiété, ces émotions négatives qui confinent à l’angoisse et peut-être même à terme, façonnent un mal-être, lié à la dégradation de notre environnement.
Face à cette réalité déstabilisante rapportée au quotidien par les médias, certains choisissent le déni : regarder ailleurs, se rassurer voire carrément refuser la réalité scientifique. D’autres accueillent ces risques climatiques avec angoisse, en ressentant une véritable détresse physique et psychique ; une angoisse désignée ces dernières années sous l’expression d’éco-anxiété. Un autre regard se dessine : faire face aux problèmes d’écologie, en changeant d'échelle, sans se laisser submerger par des émotions négatives qui fragilisent.
Des psys s’intéressent précisément aux recommandations pour faire face à l’angoisse climatique qui peuvent orienter la réflexion, en identifiant les moyens de ne pas se laisser submerger et plutôt que d’encaisser toujours davantage d’informations alarmantes - sécheresse – incendie – tempête - s’informer et s’engager : pour éviter de sombrer dans la dépression. Ce travail intérieur qui invite à passer à l’action, c'est l'éco-conscience : se recentrer, s’engager, apprendre à gérer, sans tomber dans le découragement.
Avec:
Dr Emmanuel Contamin, pédopsychiatre et spécialiste des troubles post-traumatiques (superviseur EMDR - Europe). Co-auteur de l’ouvragePetit Guide psy à l'usage des jeunes éco-conscients, aux éditions Odile Jacob.
Yaovi Andele, chargé de stratégies et suivis et de mobilisation de ressources de l'ONG-JVE Togo (Jeunes Volontaires pour l'environnement).
Reportage de Raphaëlle Constant.
► En fin d'émission, nous faisons le point sur Pasteurdon, opération annuelle d'appel aux dons de l'Institut Pasteur qui débute demain jusqu'au 11 octobre 2026. Interview du Pr Arnaud Fontanet,responsable de l’unité Epidémiologie des maladies émergentes à l’Institut Pasteur et professeur au Conservatoire national des Arts et Métiers.
Programmation musicale :
- Durand Jones and the indications – Sea gets hotter
- Lost Frequencies ft Mari Froes – Paraiso.
Wed, 07 Oct 2026 - 1365 - Cancer du sein : pourquoi les patientes sont-elles de plus en plus jeunes?
Chaque année en France, plus de 3 000 femmes de moins de 40 ans apprennent qu'elles sont atteintes d'un cancer du sein. À l'occasion d'Octobre Rose, mois de sensibilisation et de lutte contre le cancer du sein, nous faisons le point sur cette maladie qui touche des femmes de plus en plus jeunes. Comment expliquer cette évolution ? S'agit-il de formes plus sévères de la maladie ? Comment améliorer et adapter la prise en charge à ces nouveaux profils de patientes ?
Octobre Rose : une campagne planétaire, qui mobilise 70 pays dans le monde ; un mois pour sensibiliser le grand public au cancer du sein.
Des décennies de lutte qui ont été marquées par des avancées dans le cadre de la prise en charge de cette maladie, qui reste le cancer le plus fréquent chez la femme.
Octobre Rose, ce sont des défis sportifs : des courses solidaires, des ateliers, et bien sûr, des communications pour informer, expliquer, diffuser les messages de prévention.
Consultation, mammographie, autopalpation !
Octobre Rose, c’est aussi l’occasion de donner la parole aux acteurs de cette lutte : aux patientes, aux associations, mais aussi aux soignants qui, dans leur pratique, observent, écoutent et comprennent pour mieux soigner, et pour soulager également. Comprendre par exemple une tendance observée par les oncologues : le rajeunissement des patientes ; davantage de trentenaires par exemple, ou de femmes ayant juste atteint la quarantaine.
Un constat étayé par l’étude publiée l’année dernière (2025) dans la revue Breast, consacrée à « l’Augmentation de l'incidence du cancer du sein chez les jeunes femmes au fil du temps ».
Nous allons nous intéresser à ces cancers précoces : comprendre les causes de cette augmentation, pour adapter les campagnes de dépistage, car un diagnostic précoce accroît les chances de rémission, de guérison et peut atténuer l’intensité des traitements !
Avec:
Pr Pascal Pujol, Professeur de Médecine à la Faculté de Médecine de Montpellier et chef du service d’Oncogénétique du CHU de Montpellier
Dr Doudou Diouf, oncologue médical à l’Hôpital Militaire de Ouakam Dakar au Sénégal
Dr Florence Coussy, gynécologue médicale et oncologue, à l’Institut Curie.
► En fin d'émission, nous vous proposons un rendez-vous hebdomadaire pour faire un point sur l'épidémie d'Ebola en République Démocratique du Congo. Interview d'Antoine Maillard, responsable de la Recherche chez ALIMA qui se trouve actuellement à Bunia.
Programmation musicale :
Saifond ; Djelykaba Bintou – Kali
TUL8TE – Narein (jazz edition)
Tue, 06 Oct 2026 - 1364 - Bouger pour prendre soin de sa santé
L'activité physique est régulièrement recommandée par les médecins pour prévenir les problèmes de santé ou éviter les complications. La lutte contre la sédentarité est donc recommandée pour toutes et tous, en particulier en marge d'une prise en charge pour une maladie chronique, comme pour la prévention des risques cardiovasculaires et du surpoids. Or, trouver du temps - ou la motivation - peut parfois s'avérer difficile. Comment trouver une activité physique qui nous correspond ? Quel sport choisir en fonction de son état de santé ? Comment reprendre le sport après une blessure ? Comment rester régulier dans sa pratique sportive ?
Avec:
Dr Jean Marc Sène, médecin du sport et auteur de Le sport : je me lance, aux éditions In Press.
► En fin d'émission, reportage de Raphaëlle Constantau sein du service de néonatalogie de l'Hôpital Robert Debré, APHP, à Paris, qui propose un atelier de lecture de poèmes, pour les bébés prématurés. Animé par une orthophoniste et une éditrice, il stimule le développement neuronal et facilite l'apprentissage du langage de ces nourrissons vulnérables.
Programmation musicale :
► Força suprema– Serias tu
► Robert Glasper ; WYCLEF JEAN ; Theo Croker ; Harvey Mason ; Niia -French Quarter.
Mon, 05 Oct 2026 - 1363 - Questions de femmes : comment vivre avec des rhumatismes?
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons des rhumatismes. Arthrose, polyarthrite rhumatoïde ou la spondylarthrite... Quels sont les signes qui doivent alerter ? Quelles prises en charge existent ?
La douleur est un signal d’alarme et en même temps un symptôme ; c’est particulièrement vrai pour les rhumatismes. Des troubles, des problèmes qui concernent les articulations, les os, les muscles, les tendons.
Lorsque l’on est concernée par l’arthrose ou la goutte, une idée fixe ; soulager la douleur et pour cela, il va falloir dans un premier temps obtenir le bon diagnostic, si possible de manière précoce, pour envisager une prise en charge adaptée.
Traitement, exercices, rééducation, chirurgie… Plusieurs options possibles pour freiner l’évolution, éviter les complications.
Pour bien prendre en charge des rhumatismes, il va donc falloir comprendre ce qui va faciliter la poursuite des activités du quotidien, et tout - loin de là - ne dépend pas uniquement de la consultation médicale et éventuellement de la prise d'un traitement !
Une grande partie du remède – et les rhumatologues insistent de plus en plus sur ce fait, repose sur la mobilisation, l'activité physique adaptée et, le cas échéant, la rééducation.
Avec:
Pr Souhaibou Ndongo, interniste, rhumatologue à Dakar, chef du service de médecine interne au Centre hospitalier national Dalal Jamm de Dakar, au Sénégal. Auteur de l’ouvrage Je m’appelle Débo, je suis malade et je me sens seule ! Chronique d’une solitude aux multiples facettes, aux éditions Katana Santé.
Palabre au féminin de Charlie Dupiot.
Programmation musicale :
► Gbessi Zolawadji – Mi dou agbé
► Waahli ; Kelly Krow- Sonje.
Fri, 02 Oct 2026 - 1362 - Les 5 sens et la sexualité
Comme chaque premier jeudi du mois, nous consacrons notre émission à la sexualité. Ce mois-ci, avec la sexologue de l’émission, nous parlons des cinq sens. Vue, toucher ouïe, odorat et goût... la sexualité est une expérience sensorielle. Comment stimuler les sens de son ou sa partenaire ?
La sexualité rime avec sensualité, et en fonction des personnes, des situations, des périodes de la vie et la nature d'une relation, les cinq sens peuvent jouer un rôle, prendre une importance différente, que ce soit dans les rapports de séduction ou dans l'intimité !
Des émotions et des réactions, qui se déclinent au pluriel, en fonction des différentes perceptions, évocations, parfums : le goût, l’odorat, l’ouïe, le toucher et la vue.
Cette palette sensorielle est propre à chacun et chacune, mais va aussi évoluer, au fil des expériences, des découvertes et des souvenirs : le rappel d’une fragrance, un contact que l’on tente de retrouver, ou à l’inverse, cette odeur précise qui provoque la répulsion…
La sexualité met les sens en éveil : avec des préférences et une curiosité qui peut pousser à découvrir autre chose, se mettre en quête de sensations inédites.
Avec:
Noëlle Cayarcy, sage-femme, sexologue, onco-sexologue, membre de l’Association interdisciplinaire post-universitaire de sexologie, directrice de projets en prévention de santé, experte à la Haute autorité de santé et présidente de la Communauté pluriprofessionnelle de santé de Paris XVIè.
Programmation musicale :
► Meryl – Champagne ké fraises
► Ruthee – Zoblazoo.
Thu, 01 Oct 2026 - 1361 - Le microbiote intestinal : entre science, promesses et mensonges
Le microbiote intestinal est un ensemble de bactéries, virus, champignons et autres micro-organismes qui peuplent notre tube digestif. Si les chercheurs connaissent son existence depuis longtemps, ils découvrent encore aujourd’hui l’importance de son rôle sur la santé physique et psychique des individus. Ainsi, ce n’est pas moins de 38 milliards de bactéries qui s'activent, digèrent, communiquent, produisent des molécules essentielles, éduquent les défenses immunitaires et envoient même des signaux au cerveau. Que sait-on vraiment sur le microbiote intestinal ? Que peut-on espérer de la recherche sur le microbiote intestinal ?
En matière de santé, il existe des sujets vendeurs et d’autres qui le sont beaucoup moins. Ces dernières années, un champ particulier de la gastro-entérologie est devenu subitement « tendance », de la librairie à la parapharmacie: édition, automédication, et même au rayon frais, pour certains produits laitiers… Ce sujet porteur : la flore intestinale comme ses pouvoirs sur l’intestin.
Avec d’un côté, le travail des chercheurs et des cliniciens pour comprendre le rôle de ces 38 milliards de bactéries et des avancées, par exemple, dans le domaine de la transplantation fécale pour lutter contre un germe résistant, le Clostridium difficile.
Mais les mystères du microbiote intestinal n’occupent pas seulement les médecins. Le sujet passionne également les journalistes, intéresse les coachs en nutrition, et permet aux laboratoires pharmaceutiques de se lancer sur de nouveaux marchés, avec des produits – les probiotiques/compléments alimentaires – promettant un renforcement immunitaire, une meilleure digestion, un équilibre bactérien. Alors, comment faire la part des choses entre les vérités et les mensonges qui concernent nos intestins?
Avec:
Pr Harry Sokol, professeur en gastro-entérologie à l’Hôpital Saint-Antoine, à Paris et enseignant à la Faculté de Médecine de Sorbonne Université. Directeur du centre de transplantation fécale de l'APHP, chercheur à l'Inserm et à l'INRAE et auteur de l’ouvrage Microbiote : Science, promesses et mensonges. Enfin la vérité sur vos bactéries intestinales (en autoédition)
Pr Stanislas Doffou, gastroentérologue au CHU d’Angré à Abidjan en Côte d’Ivoire.
En fin d’émission, nous parlons de télémédecine notamment en République Centrafricaine où Médecins Sans Frontières a développé une application qui fonctionne même lorsque la connexion est lente afin de pallier le manque de professionnels de la santé. Interview de Clara Mazon, directrice du programme de télémédecine de MSF.
Programmation musicale :
► Infinity song –Hurricane
► Mia Guisse, Jahman X-Press & Omg Oumy Gueye, VJ - Lima Beuga Doon.
Wed, 30 Sep 2026 - 1360 - La loi : outil essentiel pour la santé des femmes
Après l’affaire Lyhanna en juillet 2026 et les nombreux manquements judiciaires et institutionnels qu’elle a mis en lumière, la pression a été mise sur le gouvernement afin de proposer des actions concrètes pour mieux protéger les femmes et les enfants.
Ainsi, début octobre, l’Assemblée nationale française va examiner la « loi intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles, après des semaines de mobilisation de plusieurs centaines de femmes et militantes féministes, devant le ministère de la Justice, pour marquer leur détermination. Cette proposition de loi, soutenue à 240 députés, s’appuie sur les recommandations faites par des associations féministes et de défense des droits des enfants. Le 14 septembre 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis de consacrer un milliard et demi d'euros à la lutte contre les VVS dans le budget 2027. Détection des victimes, lutte contre les violences en ligne et dans le monde du travail, formation des professionnels de santé, renforcement de la réponse pénale... La loi est-elle essentielle à la protection de la santé des femmes ? Comment les États peuvent-ils mieux protéger leurs citoyennes ?
Comment une évolution des Lois peut-elle améliorer le bien-être des femmes et des enfants, protéger leur santé mentale et physique?
Au travers d'illustrations en France, en Côte d’Ivoire et en Espagne, nos invitées, au féminin pluriel, nous font comprendre comment ces changements, dans la loi, qui peuvent améliorer la santé des femmes.
Ce sujet est directement en prise avec l'actualité. En France, l'indignation liée à l’affaire Lyhanna au printemps 2026 (du nom d’une petite fille de 11 ans, enlevée, violée et assassinée par un homme qui faisait l’objet de plusieurs plaintes et signalements pour violences sexuelles sur mineures, dans le sud-ouest du pays), a débouché sur une volonté de réforme qui porte un nom : la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, née de cette mobilisation, arrive devant les députés ce 1er octobre.
Le drame frappant cette enfant et sa famille a constitué un nouvel élément révélateur des dysfonctionnements de la justice française ; une forme d'échec systémique qui traduit des défaillances structurelles et appelle des changements de fond. La semaine dernière, la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, issue du travail de la coalition féministe et enfantiste a été adoptée en commission des lois à l'Assemblée nationale : 69 articles, une construction transpartisane qui vise à renforcer l’écoute, la protection, la réparation. Ce texte est à l'image de celui qui existe déjà depuis plus de 20 ans en Espagne, et qui a permis de faire reculer sensiblement le nombre des féminicides, comme d'améliorer les prises en charge des victimes et les poursuites contre les auteurs.
Avec:
Dr Ghada Hatem, gynécologue-obstétricienne, Présidente de Maisons des femmes/Restart
Bénédicte Joan, membre du Conseil d’Administration de l'association Stop au Chat Noir en Côte d’Ivoire, association afro féministe qui possède un refuge pour femmes et filles survivantes de Violences Sexistes et Sexuelles
Anne-Cécile Mailfert, présidente fondatrice de la Fondation des femmes
Diane Cambon, correspondante de RFI à Madrid.
Reportage de Thalie Mpouho.
► En fin d'émission, nous vous proposons un rendez-vous hebdomadaire pour faire un point sur l'épidémie d'Ebolaen République Démocratique du Congo. Interview duDr Marie-Roseline Belizaire, directrice des urgences et gestionnaire des incidents de l’épidémie à l’Organisation mondiale de la santé, médecin épidémiologiste spécialiste en santé globale, santé communautaire et familiale.
Programmation musicale :
► Adekunle Gold – One woman
► Ibeyi – Hurry Hurry.
Tue, 29 Sep 2026 - 1359 - Épilepsie aux différents âges de la vie
L'épilepsie est une des affections neurologiques les plus fréquentes avec environ 50 millions de personnes concernées dans le monde. Si des traitements existent, près des trois quarts des personnes épileptiques dans les pays à revenu faible ou intermédiaire n'ont pas accès au traitement dont elles ont besoin. L'épilepsie pouvant survenir à tous les âges de la vie, ses manifestations diffèrent selon l'âge du patient. Comment diagnostiquer l'épilepsie chez un nourrisson ou chez une personne âgée ? Quelles sont les prises en charge existantes ?
Cette maladie neurologique concerne tous les âges. C’est l'activité électrique anormale dans le cerveau qui provoque des réactions, qui vont de la perte d’attention à des convulsions sévères. Plus de 50 millions de personnes seraient concernées à l'échelle de la planète, d’après l’OMS, ce qui en fait l’une des affections neurologiques les plus fréquentes. Si le grand public assimile volontiers l’épilepsie aux crises convulsives, cette atteinte chronique peut se manifester de façon différente : par des absences ou encore des secousses ponctuelles et des contractions. Certains symptômes peuvent être particulièrement sévères, notamment en raison de leur durée, comme du risque de chute et dans certains cas, l’épilepsie peut constituer un motif d’urgence absolue (état de mal épileptique).
Aujourd'hui, il existe de multiples traitements qui permettent de limiter les symptômes de l'épilepsie ou d'espacer les crises. Il est important également d'aborder la question de la prévention de l'épilepsie secondaire (après un choc, une infection neurologique, un AVC…), par le port de dispositifs de sécurité comme les casques pour éviter les traumatismes crâniens, le traitement de l'hypertension artérielle ou encore la vaccination contre la méningite et des mesures anti-vectorielles et de protection afin de limiter le risque de transmission du paludisme infantile (et du neuropaludisme).
La prise en charge du paludisme est globale, et implique également des conseils en termes de bien-être, d'intégration, tout comme de sensibilisation des populations afin de mieux lutter contre la stigmatisation et les fausses croyances.
Avec:
Pr Laurent Vercueil, médecin neurologue, praticien hospitalier au CHU Grenoble Alpes, professeur à l’UGA, et membre du laboratoire de psychologie et neurocognition de Grenoble. Auteur du livre « Malaises, colométrie du cerveau » aux éditions Belin.
Pr Fodé Cissé, chef de service de Neurologie au CHU Ignace Deen, de Conakry, en Guinée.
En fin d’émission, nous retrouvons la chronique de Binetou Cheikh Seck, nutritionniste-diététicienne à Dakar, au Sénégal.
Programmation musicale :
► Ibeyi – Hurry Hurry.
Mon, 28 Sep 2026
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