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Priorité santé

Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à priorite.sante@rfi.fr. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.
- 1360 - La loi : outil essentiel pour la santé des femmes
Après l’affaire Lyhanna en juillet dernier et les nombreux manquements judiciaires et institutionnels qu’elle a mis en lumière, la pression a été mise sur le gouvernement afin de proposer des actions concrètes pour mieux protéger les femmes et les enfants. Ainsi, début octobre, l’Assemblée nationale française va examiner la « loi intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles, après des semaines de mobilisation de plusieurs centaines de femmes et militantes féministes, devant le ministère de la justice, pour marquer leur détermination. Cette proposition de loi, soutenue à 240 députés, s’appuie sur les recommandations faites par des associations féministes et de défense des droits des enfants. Le 14 septembre, le premier ministre Sébastien Lecornu a promis de consacrer un milliard et demi d'euros à la lutte contre les VVS dans le budget 2027. Détection des victimes, lutte contre les violences en ligne te dans le monde du travail, formation des professionnels de santé, renforcement de la réponse pénale... La loi est-elle essentielle à la protection de la santé des femmes ? Comment les Etats peuvent-ils mieux protéger leurs citoyennes ?
Comment une évolution des Lois peut-elle améliorer le bien-être des femmes et des enfants, protéger leur santé mentale et physique?
Au travers d'illustrations en France, en Côte d’Ivoire et en Espagne, nos invitées, au féminin pluriel, nous font comprendre comment ces changements, dans la loi, qui peuvent améliorer la santé des femmes.
Ce sujet est directement en prise avec l'actualité. En France, l'indignation liée à l’affaire Lyhanna au printemps dernier (du nom d’une petite fille de 11 ans, enlevée, violée et assassinée par un homme qui faisait l’objet de plusieurs plaintes et signalements pour violences sexuelles sur mineures, dans le sud-ouest du pays), a débouché sur une volonté de réforme qui porte un nom : la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, née de cette mobilisation, arrive devant les députés ce 1er octobre.
Le drame frappant cette enfant et sa famille a constitué un nouvel élément révélateur des dysfonctionnements de la justice française; une forme d'échec systémique qui traduit des défaillances structurelles et appelle des changements de fond. La semaine dernière, la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, issue du travail de la coalition féministe et enfantiste a été adoptée en commission des lois à l'Assemblée nationale : 69 articles, une construction transpartisane qui vise à renforcer l’écoute, la protection, la réparation. Ce texte est à l'image de celui qui existe déjà depuis plus de 20 ans en Espagne, et qui a permis de faire reculer sensiblement le nombre des féminicides, comme d'améliorer les prises en charge des victimes et les poursuites contre les auteurs.
Avec:
Dr Ghada Hatem, Gynécologue-Obstétricienne, Présidente de Maisons des femmes/Restart.
Bénédicte Joan, membre du Conseil d’Administration de l'association Stop au Chat Noir en Côte d’Ivoire, association afro féministe qui possède un refuge pour femmes et filles survivantes de Violences Sexistes et Sexuelles.
Anne-Cécile Mailfert, Présidente fondatrice de la Fondation des femmes
Diane Cambon, correspondante de RFI à Madrid
Reportage de Thalie Mpouho
► En fin d'émission, nous vous proposons un rendez-vous hebdomadaire pour faire un point sur l'épidémie d'Ebolaen République Démocratique du Congo. Interview duDr Marie-Roseline Belizaire, directrice des urgences et gestionnaire des incidents de l’épidémie à l’Organisation mondiale de la santé, Médecin épidémiologiste spécialiste en santé globale, santé communautaire et familiale.
Programmation musicale :
► Adekunle Gold – One woman
► Ibeyi – Hurry Hurry
Tue, 29 Sep 2026 - 1359 - Épilepsie aux différents âges de la vie
L'épilepsie est une des affections neurologiques les plus fréquentes avec environ 50 millions de personnes concernées dans le monde. Si des traitements existent, près des trois quarts des personnes épileptiques dans les pays à revenu faible ou intermédiaire n'ont pas accès au traitement dont elles ont besoin. L'épilepsie pouvant survenir à tous les âges de la vie, ses manifestations diffèrent selon l'âge du patient. Comment diagnostiquer l'épilepsie chez un nourrisson ou chez une personne âgée ? Quelles sont les prises en charge existantes ?
Cette maladie neurologique concerne tous les âges. C’est l'activité électrique anormale dans le cerveau qui provoque des réactions, qui vont de la perte d’attention à des convulsions sévères. Plus de 50 millions de personnes seraient concernées à l'échelle de la planète, d’après l’OMS, ce qui en fait l’une des affections neurologiques les plus fréquentes. Si le grand public assimile volontiers l’épilepsie aux crises convulsives, cette atteinte chronique peut se manifester de façon différente : par des absences ou encore des secousses ponctuelles et des contractions. Certains symptômes peuvent être particulièrement sévères, notamment en raison de leur durée, comme du risque de chute et dans certains cas, l’épilepsie peut constituer un motif d’urgence absolue (état de mal épileptique).
Aujourd'hui, il existe de multiples traitements qui permettent de limiter les symptômes de l'épilepsie ou d'espacer les crises. Il est important également d'aborder la question de la prévention de l'épilepsie secondaire (après un choc, une infection neurologique, un AVC…), par le port de dispositifs de sécurité comme les casques pour éviter les traumatismes crâniens, le traitement de l'hypertension artérielle ou encore la vaccination contre la méningite et des mesures anti-vectorielles et de protection afin de limiter le risque de transmission du paludisme infantile (et du neuropaludisme).
La prise en charge du paludisme est globale, et implique également des conseils en termes de bien-être, d'intégration, tout comme de sensibilisation des populations afin de mieux lutter contre la stigmatisation et les fausses croyances.
Avec:
Pr Laurent Vercueil, médecin neurologue, praticien hospitalier au CHU Grenoble Alpes, professeur à l’UGA, et membre du laboratoire de psychologie et neurocognition de Grenoble. Auteur du livre « Malaises, colométrie du cerveau » aux éditions Belin.
Pr Fodé Cissé, chef de service de Neurologie au CHU Ignace Deen, de Conakry, en Guinée.
En fin d’émission, nous retrouvons la chronique de Binetou Cheikh Seck, nutritionniste-diététicienne à Dakar, au Sénégal.
Programmation musicale :
► Ibeyi – Hurry Hurry.
Mon, 28 Sep 2026 - 1358 - Questions de femmes : bien choisir sa contraception
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité santé. Cette semaine, nous parlons des méthodes de contraception féminines : pilule, stérilet, implant… Quelle méthode de contraception choisir en fonction de sa situation ou de son âge ? Quels peuvent être les éventuels effets secondaires ?
Pour bien prendre soin de sa santé, il est nécessaire de pouvoir obtenir une offre de soins fiable : et cela passe par une orientation, des conseils, une information adaptée à chaque situation. Ce qui est vrai lorsque l’on souhaite guérir d’une infection, l’est aussi lorsque l’on a choisi d’espacer les naissances, voire même de ne pas ou plus concevoir, tout simplement.
Lorsque l'on aborde une question aussi essentielle que la contraception, il est important de pouvoir tenir compte de multiples paramètres : antécédents médicaux, modes de vie, convictions personnelles ; des éléments très variés peuvent entrer en ligne de compte lorsque l’on va demander conseil à un médecin, une sage-femme ou un gynécologue. D'où l'importance de ne pas hésiter à faire part de ses doutes et parfois de ses craintes, mais surtout, s’adresser à la bonne personne, parce qu’aujourd’hui, en matière de désinformation, il y aurait beaucoup à dire au sujet – précisément – de tout ce qui concerne le contrôle des naissances et la santé des femmes.
Cette contraception, elle va aussi pouvoir évoluer au fil de la vie, des étapes dans la vie des femmes : contraception quotidienne ou au long cours, hormonale ou non, méthodes mécaniques ou contraception d’urgence ; vous l’avez compris, il n’y a pas une, mais des contraceptions.
Avec:
Dr Abdoulaye Diop, gynécologue obstétricien à la clinique Bellevue à Dakar au Sénégal, auteur de l’ouvrage Si l’on parlait de gynécologie et d’obstétrique, paru aux éditions Lakalita.
La palabre au féminin de Charlie Dupiot.
Programmation musicale :
► Indila– Love Story
Fri, 25 Sep 2026 - 1357 - Lutter contre l’antibiorésistance : par quels moyens?
Depuis plusieurs années, les médecins et chercheurs alertent sur un phénomène silencieux : l’antibiorésistance. Il s’agit de la capacité que développent les bactéries à résister aux antibiotiques. Cela s’observe quand il y a une exposition trop fréquente aux antibiotiques. La bactérie se transforme alors et acquiert des mécanismes de résistance diminuant ou annulant l’action des antibiotiques censés la combattre. Selon Santé publique France, la résistance aux antibiotiques a coûté la vie à 100 personnes par jour en Europe en 2020. Face à l’urgence, les chercheurs cherchent des alternatives aux antibiotiques, telles que la phagothérapie, un traitement centenaire connaissant une véritable renaissance portant la promesse d’une alternative ciblée aux antibiotiques. Quels sont les causes et les enjeux de l’antibiorésistance? Comment lutter contre ce phénomène ? Qu’est-ce que la phagothérapie ?
La résistance aux antibiotiques constitue un problème majeur de santé publique.
L’OMS évoque même une grave menace qui peut concerner n’importe qui n’importe où dans le monde. Les médicaments antibactériens finissent par ne plus être efficaces contre les agents pathogènes et l'infection persiste en dépit de l'administration, même prolongée d'un ou plusieurs traitements ; plusieurs explications derrière ce constat qui se traduit déjà en chiffres : pour 2024, 5.500 décès annuels dans un pays comme la France, 130 000 cas d’infection à bactéries multirésistantes.
La lutte contre l’antibiorésistance passe d’abord par une prescription éclairée des antibiotiques, éviter l’automédication, cibler la bactérie pathogène. En utilisant un antibiogramme qui va évaluer la sensibilité du pathogène à l'antimicrobien. En amont, cette lutte passe aussi par l'amélioration de l'hygiène domestique mais aussi médicale, pour éviter la prolifération des agents infectieux et la multiplication des infections nosocomiales.
Ce défi de la réduction de l'antibiorésistance passe aussi par l'intensification de la lutte contre les médicaments falsifiés, vendus en dehors du cadre pharmaceutique ou médical, mais également dans certains contextes, dispensés y compris dans des structures de santé.
Cette lutte concerne également l’élevage animal (dans le cadre de l'approche One Health, Une seule santé). Cette agriculture qui assure la production animale a usé et abusé des antibiotiques, même si contrôles et réglementations se sont renforcés dans ce domaine de la santé vétérinaire.
Aujourd'hui, le corps médical et scientifique travaille non seulement sur la sensibilisation et la prévention, mais la recherche s'emploie aussi à diversifier la réponse thérapeutique, en développant des alternatives aussi bien pour valider de nouveaux antibiotiques, qu'encourager d'autres pistes comme avec la phagothérapie, l'utilisation de virus inoffensifs pour l'humain, capables de détruire des bactéries pathogènes.
Avec:
Dr Anne-Lise Beaumont, médecin chercheur spécialisé en maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Saint-Antoine à Paris
Pr Tristan Ferry, professeur en infectiologie aux hospices civils de Lyon et porteur du programme « PHAGEinLYON Clinic »
Prosper Hiag, président émérite du Conseil de l'ordre des pharmaciens du Cameroun, vice-président émérite de la Fédération internationale de la pharmacie.
Programmation musicale :
► Davido, Aya Nakamura - Yaya
► Vanessa De Mata, Ben Harper - Boa sorte.
Thu, 24 Sep 2026 - 1356 - Les phobies
Phobie sociale, aérophobie, agoraphobie... Une phobie est une peur irrationnelle et intense déclenchée par un objet ou une situation. Ce trouble anxieux peut avoir une incidence sur le quotidien et provoquer des réactions physiques comme des palpitations, des sueurs ou des vertiges. À l'échelle mondiale, les phobies touchent environ 7 à 9% de la population. Quelles peuvent être les causes d’un comportement phobique ? Comment apprendre à gérer ses phobies ? Comment distinguer une peur « normale » d’une phobie ?
Phobie sociale, agoraphobie, claustrophobie... Une peur irrationnelle, face à un animal – araignée/serpent – avec lequel on est en contact de manière tout à fait exceptionnelle. Ou peur envahissante, quand il faut prendre la parole, quand il faut emprunter les transports en commun, ou simplement marcher dans la rue… Des objets, des situations qui bloquent, angoissent et d’une certaine manière peuvent rendre malade.
Ces peurs irrationnelles et intenses, parfois accompagnées de réactions physiques, peuvent avoir un impact important sur la qualité de vie, et les phobies concerneraient à l’échelle mondiale entre sept et 9% de la population. Ce trouble anxieux peut perturber le quotidien de manière ponctuelle ou au long cours.
Des phobies que l’on cherche à comprendre : en trouver l’origine pour identifier la mécanique de la peur, de l’hypervigilance, qui peut déboucher sur une crise de panique… Face à ce trouble, des thérapies comportementales, notamment des mises en situation progressive, peuvent permettre aux personnes de reprendre pied, de se réassurer et de mettre en place des stratégies efficaces.
Avec:
Anne-Victoire Rousselet, psychologue et psychothérapeute spécialisée en thérapie comportementale et cognitive, au Centre hospitalier Sainte-Anne, à Paris
Alpha Oumar Deen Diallo, psychologue clinicien et psychopathologue libéral au Sénégal, enseignant à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia à Conakry, en Guinée.
En fin d’émission, nous retrouvons la chronique sport du Dr Jean-Marc Sène, médecin du sport et auteur de l'ouvrage Le sport : je me lance, paru aux éditions In Press.
Programmation musicale :
► Blue Oyster Cult – Don't fear the reaper
► Ayra Starr, Theodora– Ms paper.
Wed, 23 Sep 2026 - 1355 - Varices et insuffisance veineuse : peut-on prévenir les troubles veineux?
Il s’agit d’une affection très fréquente, touchant 20 à 30% de la population et prédominante chez les femmes. En cas d’insuffisance veineuse, le sang circulant dans les veines des membres inférieurs rencontre des difficultés à remonter vers le cœur. Symptômes de l'insuffisance veineuse chronique superficielle, les varices se caractérisent par une dilatation anormale d'une veine, visible sous la peau des jambes. Que faire en cas d’insuffisance veineuse ? Quelles en sont les causes ? Peut-on la prévenir ?
L'insuffisance ou maladie veineuse provoque une dilatation anormale des veines superficielles, pouvant aboutir à la formation de varices. Ce problème de santé fréquent concerne surtout la circulation au niveau des membres inférieurs et ces varices témoignent d’un problème de retour du sang vers le cœur. Les varices sont parfois accompagnées de sensations, (picotements – démangeaisons), qui peuvent même précéder l'apparition de ces veines dilatées, et au-delà de l'inconfort, cette affection peut être mal supportée, pour des considérations d'ordre esthétique. À son stade ultime, l'insuffisance veineuse chronique peut aboutir à des complications, comme des ulcères veineux.
Les varices sont favorisées par la sédentarité, et dans le cadre de la prévention de leur survenue comme de la récidive, l'activité physique – et en particulier la marche à pied- est recommandée. L'insuffisance veineuse est plus fréquente chez les femmes, qui sont par ailleurs touchées plus précocement. À l'inverse, l'exposition à une forte chaleur, le piétinement sont fortement déconseillés. L'excès de poids et la consommation de tabac sont également des facteurs de congestion veineuse.
En termes de prise en charge, au-delà des recommandations pour une hygiène de vie plus saine, les accessoires comme les bas ou chaussettes de contention sont également préconisés pour les personnes sujettes à l'insuffisance veineuse (en particulier, pour les usagers des transports aériens). Des interventions peuvent également être recommandées, plusieurs techniques opératoires existent.
Avec:
Pr Laurent Chiche, chef du service de chirurgie vasculaire et endovasculaire au Centre aortique tertiaire du CHU de la Pitié-Salpêtrière, APHP, à Paris, professeur à la Faculté de santé Sorbonne-Université, Paris
Pr Khaled Boye, chef du service de chirurgie cardiovasculaire au Centre national de cardiologie à Nouakchott, président de la Société mauritanienne de cardiologie.
En fin d'émission, nous vous proposons un rendez-vous hebdomadaire pour faire un point sur l'épidémie d'Ebola en République Démocratique du Congo. Interview du Dr Jean Kaseya, directeur général du CDC Afrique (Centre africain pour la surveillance et la prévention des maladies).
Programmation musicale :
► Lila Iké - What it feels like
► Ckay – Shege.
Tue, 22 Sep 2026 - 1354 - Maladie d’Alzheimer : les avancées de la recherche pour prédire la maladie
Selon l'OMS, environ 55 millions de personnes seraient atteintes de démence dans le monde, dont 60 à 70% des cas sont attribués à la maladie d'Alzheimer. Cette pathologie neurodégénérative affecte principalement les personnes âgées et peut entrainer des troubles de la mémoire, du comportement ou encore du langage. Quels sont les premiers signes de la maladie d’Alzheimer ? Quels sont les facteurs de risques ? Comment prévenir la maladie ? Quelles sont les dernières avancées dans la recherche sur la maladie d'Alzheimer ?
Le 21 septembre, c'est la journée mondiale de la maladie d'Alzheimer. Cette maladie neurodégénérative - la plus fréquente- survient, le plus souvent après 65 ans. Son caractère progressif et la variété des troubles induits (altération de la mémoire, de l’attention, des émotions et à terme du langage et des fonctions vitales) retardent souvent son diagnostic. Ces troubles impactent fortement la qualité de vie et l'autonomie du patient, en sollicitant considérablement l'entourage.
Aujourd’hui, dans un pays comme la France, 1,4 million de personnes vivent avec la maladie d’Alzheimer ou une autre démence impliquant un déclin cognitif. Chaque année, 225 000 nouveaux cas d'Alzheimer sont diagnostiqués, un chiffre qui pourrait doubler d'ici 2050, toujours d’après l’Inserm.
Médecins et chercheurs travaillent à mieux comprendre la maladie : cerner les facteurs qui pourraient favoriser sa survenue, ses conséquences pour les capacités cérébrales, en insistant sur le repérage des signes à un stade précoce.
De leur côté, les associations de patients et d’aidants s'emploient à changer le regard sur la maladie d’Alzheimer et imaginer des pistes pour accompagner les patients en proposant des activités adaptées, pour lutter contre l’isolement des malades et l'épuisement de leur entourage.
L’OMS-Afrique s'est récemment engagé dans une réflexion pour mettre en place des mesures nationales de lutte contre la maladie d'Alzheimer, dans cette région Afrique, car dans les zones où l’espérance de vie augmente, le grand public comme les soignants de première ligne ne sont pas encore familiarisés avec ces formes de démence liée à l’âge, avec à la clé, un défaut de diagnostic et de prise en charge.
Avec:
Pr Bruno Dubois, professeur de neurologie à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, membre de l’Académie nationale de médecine
Dr Ubrich Venceslas Acko, médecin interniste, gériatre au CHU d’Angré à Abidjan, en Côte d’Ivoire, et enseignant-chercheur à l’Université Félix Houphouët-Boigny
Benoît Durand, directeur délégué de l'association France Alzheimer.
Reportage de Raphaëlle Constant.
Programmation musicale :
► Hwasa - Good Goodbye
► Victony- SLICK.
Mon, 21 Sep 2026 - 1353 - Hépatites : comment prévenir ces inflammations du foie?
Inflammations du foie causées par des substances toxiques ou plus généralement des virus, les hépatites sont désignées par des lettres allant de A à E. Elles diffèrent par leurs modes de transmission, leurs prises en charge et leurs conséquences sur la santé. Selon l’OMS, 254 millions de personnes vivaient avec une hépatite B chronique en 2022 et 50 millions de personnes sont atteintes d’une infection chronique par le virus de l’hépatite C.
Quels sont les différents modes de transmission des hépatites ? Quels traitements et moyens de prévention existent ? Quelles peuvent être les conséquences sur la santé, en l’absence de prise en charge ?
Les hépatites sont désignées par les sept premières lettres de l'alphabet (de A à E pour les plus fréquentes, F et G pour les plus rares), une distinction liée aux divers agents infectieux, des virus qui peuvent provoquer différentes formes d'inflammation et de complications au niveau du foie. Lorsque l'on parle des hépatites, il faut aussi différencier les formes chroniques et identifier les modes de transmission qui peuvent varier (relations sexuelles, alimentation, par voie sanguine, lors de l'accouchement, contact avec de l'eau souillée)…
La géographie sanitaire des hépatites, autrement dit la répartition du nombre de cas en fonction des pays/continents montre de grandes inégalités territoriales. Pour l’hépatite B, par exemple, son incidence est beaucoup plus importante en Afrique, en Asie, dans certaines zones d’Amérique latine. Dans certaines régions d’Afrique de l’Ouest, la prévalence de l’hépatite B chronique, cette forme silencieuse peut concerner plus de 10% de la population. D’où l’importance de parler de la prévention : vaccination et rattrapage vaccinal, connaissance des modes de transmission et surtout dépistage, pour s’informer de son statut sérologique, puisque, par exemple, pour l’hépatite C, un antiviral efficace – un traitement curatif existe…
Les hépatites constituent aujourd’hui un problème de santé publique à l’échelle planétaire, d'où l'importance d'une sensibilisation des populations à la prévention – la vaccination contre l'hépatite B – pour éviter les complications potentiellement mortelles au niveau du foie, insuffisance hépatique, cirrhose et cancers.
Avec :
Pr Tarik Asselah, professeur en hépatologie à l’hôpital Beaujon à Clichy dans les Hauts-de-Seine, directeur de recherches à l’Inserm et responsable des hépatites virales
Pr Fulgence Bathaix Yao, hépato-gastroentérologue, université Félix Houphouët Boigny à Abidjan et président du réseau ivoirien de lutte contre les hépatites virales.
Programmation musicale :
► Stevie Wonder – Blowin in the wind
► Mbosso - Buku Jero.
Thu, 17 Sep 2026 - 1352 - Le trouble borderline, la tempête des émotions
Trouble de la personnalité, le trouble borderline se manifeste par des émotions débordantes et une forte impulsivité. Les émotions sont vives, vécues de manière intense et peuvent aussi s’enchaîner. Ainsi, il est possible de passer d’une joie importante à une grande tristesse en un cours laps de temps. Comment est posé le diagnostic ? Quelle prise en charge existe ? Comment mieux vivre avec ce trouble de la personnalité ?
En santé mentale, les symptômes associés à certaines atteintes peuvent avoir des conséquences importantes pour la personne concernée, comme pour son entourage. C'est une nouvelle fois le cas pour l'affection psychique à laquelle nous consacrons cette émission : le trouble de la personnalité borderline. Un trouble associé à un faisceau de ressentis et de symptômes qui peuvent déclencher chez le ou la patiente une intense détresse, allant jusqu'à mettre en danger sa santé et sa vie, compte tenu du risque de suicide associé.
Le trouble borderline se caractérise par des émotions intenses, une forte impulsivité qui va contraster avec des passages à vide, un sentiment de débordement qui peut déboucher sur de l’anxiété, de la déprime et un sentiment d’être dans l’excès, trop et trop souvent. À la clé potentiellement, une mise en danger de la personne (automutilation, tentative de suicide, addictions…), surtout en l’absence d’explication et de compréhension de ces ressentis et de ces comportements.
Face au trouble borderline, il n’y a pas un médicament dédié qui va, à lui seul, calmer les soubresauts ou cette tempête intérieure. Il y a d’abord l’étape-clé du diagnostic, une forme de compréhension de soi-même, des explications, un parcours pour mieux réguler les émotions et une implication de l’entourage pour décrypter les réactions et adapter certaines interactions. Le défi pour la patiente - les femmes sont davantage concernées, souvent dès l’adolescence - et ses proches et l’équipe soignante sera donc fait d’écoute, de patience, d’appropriation du temps mais aussi d’évitement des situations critiques. Un cheminement étape par étape.
Avec :
Dr Déborah Ducasse, médecin psychiatre et psychothérapeute, responsable du Centre de thérapies troubles de l’humeur et émotionnels/borderline, au CHU de Montpellier, co-auteure de l’ouvrage Borderline, nouveau cahier pratique à domicile aux éditions Odile Jacob
Dr Olga Porquet-Mabanza, psychiatre et directrice de l'hôpital psychiatrique de Bingerville, en Côte d’Ivoire.
Reportage de Charlie Dupiot.
Programmation musicale :
► Les Rita Mitsouko - Ding Dang Dong (Ringing At Your Bell)
► Yemi Alade - Ala Bekee (feat. Don Jazzy).
Wed, 16 Sep 2026 - 1351 - Ebola en RDC : où en est la situation 4 mois après le début de l’épidémie?
La 17è flambée de maladie à virus Ebola en RDC est décrite comme la pire de l’histoire de la République démocratique du Congo, et concerne désormais sept des 26 provinces du pays. Quatre mois après l'annonce officielle du début de l'épidémie, (l'OMS avait décrété au mois de mai 2026 une urgence de santé publique de portée internationale), les autorités sanitaires congolaises recensent plus de 7.000 cas et près de 3.400 décès. À ce bilan, s'ajoutent 1.671 guérisons de malades qui avaient contracté le virus de souche Bundibugyo, plus rare et contre lequel il n'existe pas de vaccin éprouvé à l'heure actuelle.
La riposte est aujourd'hui globale et met à contribution cliniciens, chercheurs et acteurs communautaires, venus d'horizons variés ; d'O.N.G., d'institutions sanitaires et de recherche, le tout piloté par le manager terrain de l'IRNB, l'institut national de recherche biologique fondée par le Pr Jean-Jacques Muyembé (co-découvreur d'Ebola) à Kinshasa, le professeur Steve AHUKA, virologue.
Plusieurs essais cliniques sont menés actuellement par des coalitions de chercheurs congolais et internationaux, pour « repositionner » des traitements existants, c'est-à-dire pour observer de manière scientifique si des médicaments ou vaccins peuvent avoir un effet sur la souche incriminée.
Les stratégies de lutte passent par des actions de proximité, aussi bien en termes de sensibilisation que d'identification des cas contacts, par une accélération des moyens diagnostiques et par une orientation rapide des malades vers les centres de traitement dédiés. Autant d'éléments qui nécessitent en amont un travail sur la confiance des populations.
Avec :
Dr Marie Jaspard, infectiologue au service des Maladies infectieuses à l’Hôpital Saint-Antoine APHP à Paris, chercheure pour l’INSERM
Pr Steve Ahuka, professeur de Microbiologie et Virologie à la Faculté de Médecine de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), Chef de Département de Virologie à l’Institut National de Recherche biomédicale (INRB) et depuis juillet 2026, incident manager pour la riposte contre la maladie à virus Ebola (MVE)
Antoine Maillard, responsable de la Recherche chez ALIMA
Jules Villa, anthropologue, chercheur post-doctoral dans l’unité d’Anthropologie médicale et membre de l’Outbreak Investigation Taskforce à l’Institut Pasteur. Il a rejoint les équipes de l’engagement communautaire de l’OMS pendant 8 semaines en Ituri.
Programmation musicale :
► Tyty meufapart – Djabari
► Falz -Na je.
Tue, 15 Sep 2026 - 1350 - La famille : trouver sa place
Être l’aîné ou le cadet, devenir belle-mère et devoir construire une relation avec des enfants qui ne sont pas les siens... Si la famille est souvent un lieu de refuge, il n’est pas toujours évident d’y trouver sa place. Et entre conflits et non-dits, elle peut vite s’avérer étouffante. Comment s’affirmer quand on est le cadet de la famille ? Quel est le rôle de l’aîné de la famille ? Quand les conflits sont trop importants, peut-on rompre avec sa famille ?
La famille n’est pas toujours le cocon sécurisant que l’on espère et lorsque l’on a la sensation d’être assigné à une place qui ne nous convient pas (trop de pression ou à l’inverse, le sentiment d’être invisible), la vie familiale peut devenir douloureuse ou conflictuelle.
Il peut exister un écart entre la place attribuée et les attentes des personnes, né d'une histoire familiale comme du poids des injonctions culturelles, avec à la clé, des disputes entre frères et sœurs, l’impression de passer à côté de ses propres envies et au final, un malaise qui s’installe.
Le questionnement autour de la place dans la famille peut se jouer entre frères et sœurs, mais pas seulement : le poids sur les épaules de l’aîné, l’enfant préféré, la belle-mère qui estime qu’aucune femme n’est assez bien pour son fils, un père qui ne communique pas... Ces problèmes ne sont pas forcément conscients et jour après jour, l'entourage perpétue des comportements qui peuvent blesser, fragiliser, exaspérer.
À l'âge adulte, ces difficultés peuvent toujours être présentes, et un dialogue renouvelé, et/ou un travail sur soi-même, qui s'appuie sur des ressources communautaires et psychologique, peuvent contribuer à l'évolution des ressentis pour en atténuer la charge et permettre de se projeter dans la construction de sa propre famille.
Avec:
Jean-Oscar Makasso, docteur en psychopathologie clinique et psychanalyse, ethnopsychologue, expert auprès des tribunaux de Paris, co-fondateur de l'association maison Sunjata Keita, centre de médiations culturelles et d’aide psychologique aux familles migrantes.
Programmation musicale :
► The Womack sisters – If you want me
► Amandine la reine d'Empire - La solidarité familiale.
Mon, 14 Sep 2026 - 1349 - Questions de femmes, questions de parents : conseils sur le sommeil des enfants et des adolescents
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons d'un sujet qui intéresse tous les parents : le sommeil de leurs enfants. Comme la respiration, le sommeil fait partie des fonctions vitales de l’organisme. Apprentissage, mémorisation, immunité, croissance... Le sommeil est primordial, e d’autant plus pour les enfants. En effet, l’hormone de croissance est sécrétée essentiellement au cours du sommeil profond.
Combien d’heures l’enfant doit-il dormir en fonction de son âge ? Quelles peuvent être les conséquences sur la santé de l’enfant ou de l’adolescent s’il ne dort pas suffisamment ?
À côté de l’alimentation et de l’activité physique, le sommeil est l’un des piliers de notre santé. Attention, mémoire, humeur, immunité... Un sommeil de qualité est essentiel aux différents âges de la vie. Pour la période de l'enfance, les questions sont d’autant plus nombreuses, que des premiers mois à l’adolescence, les besoins, les routines et les emplois du temps vont évoluer sensiblement.
Entre un nourrisson qui se limite à des plages de sommeil d’une heure avant de réclamer une tétée, et un ado qui s’endort avec le téléphone, et se réveille avec le téléphone, dans certaines familles, le coucher est un passage réconfortant, quand chez d’autres, cette étape cristallise les tensions et une certaine forme d’inquiétude.
Durée normale d’une nuit de repos chez l’enfant, endormissement, absence de sieste, cycle de sommeil régulé, cauchemars et terreurs nocturnes, impact sur les apprentissages et la scolarité... Pour les parents, les interrogations se bousculent, tout comme les répercussions qui vont aussi, par effet miroir, varier avec les années, entre la prime enfance et l’adolescence.
Avec:
Dr Cheikh Diouf, pédiatre à Dakar, au Sénégal.
La palabre au féminin de Charlie Dupiot.
Programmation musicale :
► Lokwa Kanza - Le Bonheur
► Luedji Luna, Arlindo Cruz - O Bem.
Fri, 11 Sep 2026 - 1348 - Prévention du suicide : peut-on prévenir la tragédie?
À l’occasion de la journée mondiale de prévention du suicide qui se tient le 10 septembre, nous parlons de ce sujet encore tabou. Selon l’OMS, chaque année, 720 000 personnes se suicident. 73% de ces suicides surviennent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. Derrière les chiffres, se cache la tragédie vécue par la famille et l’entourage. Quelles sont les personnes les plus à risque ? Comment les aider ? Peut-on réellement éviter les suicides ?
Le 10 septembre, c'est la journée mondiale de prévention du suicide. L'occasion de rappeler qu'en parler est essentiel pour lutter contre la stigmatisation associée au suicide et plus largement, à la santé mentale. La prévention et la sensibilisation sont essentielles pour faire reculer le suicide, qui est aujourd’hui la troisième cause de mortalité chez les 15-29 ans, d’après l’OMS. Dans un pays comme la France, on recense plus de 150 000 tentatives de suicide chaque année, avec plus de 9.000 issues fatales.
Fragilité psychique, antécédents familiaux, tentatives à répétition... Il est important de prendre conscience des risques, comme des comportements et propos inquiétants chez la personne qui manifeste des intentions autodestructrices.
Cette prévention prend plusieurs formes. La sensibilisation évite le sensationnalisme et toute stigmatisation, l'amélioration de l’écoute et le renforcement des moyens et des prises en charge. La prévention du suicide, ce n’est pas simplement l’affaire des médecins ou des soignants. Au-delà, l'entourage, les médias traditionnels ou non comme les autorités publiques et le monde associatif ont leur rôle à jouer pour faire reculer ce problème de santé publique face auquel il ne faut pas avoir peur des mots.
Avec :
Pr Priscille Gerardin, professeur, chef de pôle de Psychiatrie de Enfants et Adolescents au Centre Hospitalier du Rouvray et des unités universitaires au CHU de Rouen
Pr Damèga Wenkourama, médecin psychiatre addictologue et chef de Service de Psychiatrie du CHU de Kara. Maître de conférences agrégé de Psychiatrie d'Adultes à la Faculté des Sciences de la Santé de l'Université de Kara au Togo. Président de l'Association des Psychiatres du Togo (APsyT)
Reportage de Raphaëlle Constant.
Programmation musicale :
► Joy Rhodes – Supposed to
► Orch, Parlour Tapes – Smiling.
Thu, 10 Sep 2026 - 1347 - Désinformation en santé : déconstruire les infox pouvant nuire à la santé
Les fausses informations pullulent dans tous les domaines, la santé ne fait pas exception. Les conséquences de la désinformation en santé peuvent être particulièrement dommageables pour la santé. Quelles sont ces fausses informations qui circulent ? Comment naissent-elles ? Comment peut-on les déconstruire ? Comment développer son esprit critique pour repérer les infox qui circulent sur le net ?
Les fausses informations sont particulièrement nombreuses dans le domaine de la santé. Selon une enquête menée en partenariat avec l’Inserm, en février 2025, 47% des Français déclarent avoir déjà été confrontés à une fake news dans le domaine de la santé. La tendance est mondiale, qu'il s'agisse d'erreurs, de mauvaises interprétations, des rumeurs mais aussi des manipulations qui peuvent avoir de lourdes conséquences quand il s’agit de se soigner.
Ces désinformations peuvent être le fruit de fausses croyances, qui s’appuient sur des transmissions populaires pas forcément dangereuses, ou de discours complotistes, qui manipulent des données pour appuyer des conclusions scientifiquement infondées.
La crise du Covid-19 a amplifié la défiance, et le contexte politique actuel favorise cette tendance également. La lutte contre cette désinformation médicale nécessite de s’adapter au contexte, comme aux moyens de communication, aux réseaux sociaux et à leurs stratégies de développement. Pour cela, il faut comprendre quelles sont les méthodes d’influence et les arguments qui marquent.
Aujourd’hui, les médecins doivent consacrer du temps en consultation, à la déconstruction de ces fausses informations, pour insister sur la nécessité de l’observance d'un traitement ou interroger sur la prise concomitante de produits naturels ou de compléments alimentaires. Les soignants s’engagent dans cette lutte contre la désinformation en santé et c’est loin d’être simple, y compris lorsque l’on porte une blouse blanche.
Avec:
Pr Boris HANSEL, endocrinologue-nutritionniste Hôpital Bichat, AP-HP. Cofondateur de la chaîne santé grand public PUMS (Pour Une Meilleure Santé) soutenue par Université Paris Cité et AP-HP
Anicet ZRAN, docteur en Histoire de la Santé, enseignant-chercheur à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké, en Côte d'Ivoire, et spécialiste des maladies infectieuses
Dr Maxime Delbarre,chirurgien ophtalmologue à Montpellier.
Programmation musicale :
► Adele – Rumor has it
► Lukuboy, Sandro beatz - Desconfiança.
Wed, 09 Sep 2026 - 1346 - Coma : les frontières de la conscience
Le coma est la forme la plus avancée de l’altération de la conscience. Le patient paraît endormi mais il ne répond à aucune stimulation. Cet état transitoire peut durer au mieux quelques jours ou conduire au décès du patient dans les cas les plus graves. Celui-ci peut passer par différents états de conscience altérée : état végétatif, état de conscience minimale... Quelles peuvent être les causes du coma ? Laisse-t-il toujours des séquelles ? Peut-on communiquer avec une personne dans le coma ?
Le patient semble endormi, ses fonctions vitales fonctionnent mais le réveil, lui, est impossible et la personne plongée dans le coma ne réagit pas à la douleur.
Cette urgence médicale est un symptôme qui peut être associé à de nombreuses maladies ou accidents, que ce soit un AVC, une tumeur cérébrale, un mal épileptique, un surdosage de médicaments ou un traumatisme crânien. Dans certains contextes sanitaires, il peut également être associé à des complications infectieuses, par exemple, celles d'une méningite ou d'un neuropaludisme.
Cette perte de conscience peut, dans le meilleur des cas, se solder par un réveil rapide avec une bonne récupération. Mais elle peut aussi déboucher sur des états végétatifs, de conscience minimale et si le patient survit, entraîner de lourdes séquelles.
Pour mieux prendre en charge le coma, une bonne compréhension du fonctionnement cérébral est indispensable pour évaluer précisément l’étendue des lésions. Celle-ci repose notamment sur l'imagerie par I.R.M. ou scanner. Une approche très particulière est également recommandée dans la communication avec l'entourage de la famille.
Dans certains cas, une indication de coma artificiel (ou sédation profonde) sera recommandée par l'équipe soignante du service de réanimation, pour soulager le patient et essayer d'améliorer l'évolution des symptômes et la prise en charge. L’évolution du coma - qu’il ne faut confondre ni avec la mort cérébrale, ni avec le locked-in syndrome - est à la fois une question complexe et cruciale. La durée de la perte de conscience est un ressort essentiel dans le pronostic et la capacité de réadaptation.
Avec :
Pr Benjamin Rohaut,professeur de Neurologie à Sorbonne Université, médecin dans le service de Réanimation Neurologique de la Pitié-Salpêtrière APHP à Paris et chercheur à l'Institut du Cerveau à Paris
Pr Célestin Kaputu,neuropsychiatre – neuropédiatre, chef d’unité de Neurologie pédiatrique et chef de département de Neurologie au Centre Neuro-Psycho-Pathologique / CNNP, faculté de Médecine de l’Université de Kinshasa, en République Démocratique du Congo.
Reportage de Charlie Dupiot.
► En fin d’émission, nous parlons d’une avancée majeure dans la manière de comprendre le diabète de type 2 qui permet de mieux prédire l’évolution de la maladie et ses complications. Ces travaux, menés par des chercheurs de l’Inserm, du CNRS et de l’Université Paris Cité ont été publiés dans Cell Metabolism. Interview de Nicolas Venteclef, directeur de recherche Inserm de l’Institut Necker Enfants Malades.
Programmation musicale :
► ALA NI, Adrian Younge - Middle of Nowhere.
Tue, 08 Sep 2026 - 1345 - Auto-sabotage : pourquoi se tire-t-on une balle dans le pied?
Vous êtes-vous déjà surpris à avoir un comportement qui vous retient et vous empêche d'atteindre vos objectifs ? L'autosabotage désigne une tendance à se mettre, soi-même, en situation d’échec ou d’évitement. Cela peut empêcher d’avancer professionnellement, mais aussi dans sa vie amoureuse. On devient alors son propre ennemi. Quelles sont les racines de l’autosabotage ? Quelles formes peut-il prendre ? Comment y mettre fin ?
Avec :
Alice Boudon, psychologue clinicienne spécialisée en thérapies comportementales et cognitives. Auteure du livre illustré Mon psy et moi aux éditions De Boeck Supérieur
André Alihonou, psychologue clinicien à Cotonou au Bénin, directeur exécutif de l'ONG Cercle international d'actions pour le développement intégré - CIADI
► En fin d’émission, nous parlons de l’étude menée par des chercheurs et chercheuses de l’Inserm, du CNRS, de l’Université et de l’ENS Paris-Saclay et parue dans la revue European Psychiatry qui met en lumière l’impact de la maltraitance infantile sur le développement cérébral. Interview de Julia Ruiz-Fernandez, doctorante en dernière année dans l’unité Inserm U1299 « Trajectoires développementales en psychiatrie et addictologie ».
Programmation musicale :
► Aitana – Superestrella
► Leon Bridges – Illusion
Mon, 07 Sep 2026 - 1344 - Questions de femmes : conseils pour reprendre et maintenir une activité physique
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité santé. Cette semaine, nous parlons d’activité physique. Comment reprendre le sport après une longue période d’inactivité ? Quel sport choisir ? Quelle activité physique préférer en période de grossesse ?
Ce n’est plus à prouver : il est nécessaire de bouger pour rester en bonne santé, et à l'inverse, la sédentarité est un facteur majeur de risque sur le plan sanitaire, quel que soit l'âge.
Des arguments en faveur de l’activité physique, des témoignages qui attestent des bienfaits de la pratique sportive, car pratiquer une discipline individuelle ou collective est l’un des grands leviers en matière de prévention, pour rester non seulement en bonne santé physique, mais également conserver une bonne santé mentale. Mais à certaines occasions de la vie, on peut marquer une pause, forcée ou choisie : maladie, grossesse, mise en garde du médecin, mais aussi emploi du temps incompatible, manque de moyens ou d'envie tout simplement.
Choisir l’activité appropriée, la fréquence. Qu’est-ce qui est conseillé lorsque l'on désire reprendre l’entraînement pour soi ou parce que le médecin le recommande ?
Avec Dr Mohamed Diop, médecin du sport et nutritionniste. Président de l’Organisation nationale antidopage du Sénégal (ONADS). Président d’Africa Aquatics.
Programmation musicale :
► Ayra Starr, ZAYN – Heaven Baby
► Angélique Kidjo – Agolo
Fri, 04 Sep 2026 - 1343 - Sexualité : vous avez des questions, une sexologue vous répond
Comme chaque premier jeudi du mois, nous consacrons notre émission à la sexualité. Ce mois-ci, avec la sexologue de l’émission, nous parlons de la sexualité de manière générale, afin de répondre à toutes les questions que se posent les auditeurs de l’émission. À cause du manque de spécialistes et d’éducation sur ce sujet, mais aussi des tabous pouvant l’entourer, il peut être difficile de trouver des réponses concernant la sexualité.
Aujourd'hui, nous vous proposons un échange entre les auditrices, les auditeurs et Noëlle Cayarcy, sage-femme et sexologue de l'émission. Pour expliquer ce qui vous préoccupe : besoin d’explications, besoin de partager une expérience : un moment agréable, une relation de plus en plus compliquée, une question qui ne vous quitte pas, et pourtant, sans avoir jusque-là réussi à trouver quelqu’un à qui en parler…
Douleurs, doutes, mais aussi coup de foudre et partage. Questions sur le corps, questions sur une réaction incomprise, un silence… une difficulté ou une peur qui vous empêche d’avancer et de vous sentir bien dans votre peau.
Avec :
Noëlle Cayarcy, sage-femme, sexologue, onco-sexologue, membre de l’Association inter-disciplinaire post-universitaire de sexologie, directrice de projets en prévention de santé, experte à la Haute autorité de santé et présidente de la Communauté pluriprofessionnelle de santé de Paris XVe.
Programmation musicale :
► Joé Dwèt Filè – Rihanna
► Karol G – Matadora
Thu, 03 Sep 2026 - 1341 - Surpoids et obésité chez l’enfant : quelle alimentation pour son enfant?
Selon l’OMS, en 2024, 35 millions d’enfants de moins de cinq ans étaient en surpoids. Si les chiffres sont en constante augmentation au niveau mondial, c’est également le cas en Afrique. Difficultés respiratoires, hypertension artérielle, troubles musculosquelettiques, risques accrus de fractures… L’obésité peut avoir un impact important sur la santé de l’enfant. Comment prévenir le surpoids et l’obésité chez l’enfant ? Quels sont les indices qui doivent alerter les parents et professionnels de santé ? Quels sont les changements à opérer au niveau de l’alimentation ?
Aujourd'hui, l'obésité constitue la forme de malnutrition la plus répandue à l'échelle planétaire, y compris chez les enfants et les adolescents. Elle dépasse l'insuffisance pondérale chez les 5-19 ans.
Dans un rapport de l'OMS-Europe, couvrant 37 pays et réalisé en 2025, un enfant sur 4 de 7 à 9 ans est en surpoids, et 1 sur 10 est obèse. Cette augmentation constante de l'obésité infantile n'épargne pas l'Afrique, une région où conjointement les populations sont confrontées à des situations d'insuffisance pondérale préoccupante (y compris la malnutrition aiguë sévère), comme de surpoids chez les plus jeunes. Ces indicateurs diffèrent non seulement en fonction des régions du monde, mais aussi des régions à l’intérieur d’un même pays.
Face à ce problème de santé publique, compte tenu des complications métaboliques, articulaires et cardiovasculaires que peut entraîner l'obésité à l'âge adulte, il est important d'éviter les approches basées exclusivement sur la restriction, qui impliquent une forte dose d'anxiété.
À l'inverse, il est important de promouvoir un accompagnement individualisé, une éducation thérapeutique qui cible en priorité la lutte contre la sédentarité, sans négliger l’estime de soi, ni diaboliser le plaisir de manger.
Avec :
Pr Patrick Tounian, pédiatre, chef du service de nutrition et gastroentérologie pédiatrique à l'hôpital Trousseau à Paris. Président de l’association des pédiatres de langue française. Vice-président de la Société française de pédiatrie. Auteur de l’ouvrage Réponses à toutes les questions que vous vous posez sur l’alimentation de votre enfant aux éditions Odile Jacob.
Claire Hazoumé, directrice de l'école Le Petit Poucet à Cotonou au Bénin.
Programmation musicale :
► The Womack Sisters -If I Let You
► Mia Guisse, Jahman X-Press & Omg Oumy Gueye, VJ - Lima Beuga Doon
Wed, 02 Sep 2026 - 1340 - DMLA : principale cause de malvoyance chez les personnes âgées
La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est une maladie chronique de l’œil affectant la zone centrale de la rétine. Elle peut mener à la perte de la vision centrale. Très handicapante, elle ne conduit toutefois pas à la cécité car la vision périphérique reste intacte. Selon l’Inserm France, la DMLA touche 25 à 30% des plus de 75 ans. Si cette maladie touche environ 8 % de la population française, il faut noter que ce chiffre est appelé à croître avec l’allongement de l’espérance de vie. Quels sont les signes à déceler pour ensuite consulter ? Quels sont les traitements disponibles ?
Un certain nombre de maladies sont plus connues par leurs simples initiales, que par leur dénomination complète. C’est le cas de la maladie de l’œil qui nous occupe aujourd’hui : la DMLA. Une maladie chronique qui peut conduire à la perte de la vision centrale. Ces initiales donnent de nombreuses informations :
Dégénérescence : le caractère évolutif de l’atteinte.
Maculaire : la partie de l’œil concernée ; la zone centrale de la rétine.
Liée à l’âge : ce facteur du vieillissement qui explique qu’aujourd’hui, dans les pays les plus développés, la DMLA constitue la première cause de handicap visuel chez les plus de 50 ans et que lorsque l’on dépasse les 75 ans, c’est au moins une personne âgée sur quatre qui est concernée.
D'autres facteurs peuvent accroître les risques, comme le tabagisme, des prédispositions génétiques, l'obésité ou l’excès de cholestérol.
Avec nos invités, nous parlerons du diagnostic et des signes de la maladie, comme des avancées de la recherche et de l'état actuel des prises en charge.
Avec :
Pr Alexandra Miere, ophtalmologiste, spécialiste en rétine médicale, professeur des universités – praticien hospitalier au sein du service universitaire d’ophtalmologie de l'hôpital intercommunal de Créteil, en région parisienne.
Dr Fabrice Bagna, médecin ophtalmologiste-chirurgien au cabinet médical Kékéli à Lomé au Togo
Reportage de Charlie Dupiot
Programmation musicale :
► Charotte Dipanda, Tayc – Dis-moi
► Solana, Killertunes – Okunkun
Tue, 01 Sep 2026 - 1339 - Estime de soi : comment se construire quand on a souvent été dévalorisé?
Si la critique peut permettre de se dépasser et de s’améliorer, il faut la différencier de la dévalorisation qui peut, elle, être néfaste. Le fait d’être constamment dévalorisé peut avoir des répercussions importantes sur l’estime de soi et, à terme, sur tous les aspects de la vie : amour, travail, amitié… Comment différencier les critiques positives, constructives des critiques qui détruisent l’estime de soi ? Comment se construire quand on a souvent été déprécié par son entourage ? Comment développer son estime de soi ?
Dans notre quotidien, certaines difficultés freinent et peuvent même provoquer des souffrances sur lesquelles on peut avoir du mal à mettre des mots. Nous subissons les conséquences de certaines phrases entendues dans un cadre familial, scolaire ou professionnel, que l’on regroupe sous l'expression de « dévalorisation ». Non pas une remarque qui veut aider, qui pourrait corriger, non !
Une critique, un reproche, un surnom qui se répète et cible certaines faiblesses, au lieu d'encourager, ces remarques font mal et peuvent même rendre malade, d’où l’importance d’en prendre conscience pour élaborer des pistes afin de reconstruire l'estime de soi et s'affranchir de ces remarques négatives à répétition.
Avec :
Dr Adrian Chaboche, médecin généraliste et psychothérapeute, cofondateur du Centre Vitruve à Paris. Responsable du Diplôme universitaire de traitement de la douleur à la faculté de médecine. Auteur de Fatigue, et si on apprenait vraiment à se reposer, aux éditions Flammarion Versilio.
Programmation musicale :
► Rislene – « Si N'Sabia ».
Mon, 31 Aug 2026 - 1338 - Le complexe de Pénélope : ces femmes qui patientent indéfiniment pour un homme
En couple ou mariés, certains hommes promettent à leur maîtresse de quitter leurs femmes respectives, sans jamais passer à l’acte. Ils laissent ainsi leurs "deuxièmes femmes" dans une position d’attente insupportable. Comment sortir de cette situation ? Pourquoi certaines personnes acceptent cela pendant des années ? Pourquoi continuent-elles d'y croire malgré le temps qui passe ? Quelles peuvent être les conséquences sur la santé ? Et, ces hommes, sont-ils immanquablement des manipulateurs ?
Elles sont amoureuses d’un homme en couple ou déjà marié qui promet que, oui, bientôt, juré, il quittera bientôt sa femme pour elles mais il ne le fait pas.
Pourquoi certaines femmes acceptent-elles d’attendre indéfiniment un homme, même quand tous les signaux montrent que c'est peine perdue ?
A quel moment l’attente amoureuse devient-elle un enfermement toxique, un système de dépendance affective ? Avec quelles conséquences sur la santé mentale et la qualité de vie ?
Qu’appelle-t-on le complexe de Pénélope ?
Avec :
Anne Clotilde Ziégler, psychothérapeute et auteure de l’ouvrage Le Complexe de Pénélope - Et si vous arrêtiez d'attendre l'homme de votre vie ?, aux éditions Solar.
Ismahan Soukeyna Diop, maîtresse de conférences au département de psychologie et docteure en psychologie clinique à l’Université de Cheikh Anta Diop, à Dakar, au Sénégal.
Programmation musicale :
► Zyon Stylei – Ma belle
► Sheebah & T Paul – Nsi namba
Thu, 30 Jul 2026 - 1337 - Maladies de la sphère anale : quand le tabou freine la prise en charge
Maladie hémorroïdaire, fissure ou fistule anale, incontinence ou encore cancer anal, les pathologies touchant le canal anal sont encore très taboues. Ainsi, leur évocation provoque souvent gêne et rires. Et, pourtant, ces pathologies touchent un nombre important de patients qui n’osent pas en parler et qui peuvent même tarder à consulter par peur de l’auscultation. Comment améliorer la prise en charge et déconstruire les tabous entourant ces maladies ?
Ce sont des pathologies taboues, honteuses pourtant très fréquentes : les maladies de la sphère anale. Crise d’hémorroïdes, fissure ou fistule anale, incontinence ou encore cancer anal… Un adulte sur trois dans le monde souffrira, au moins une fois dans sa vie, d’une crise hémorroïdaire.
Comment dépasser les tabous qui freinent la prise en charge ? Les conséquences d’un dépistage et d’une prise en charge tardifs peuvent être préjudiciables pour la santé. Quels sont les symptômes devant amener à consulter en urgence ? Quelles peuvent être les complications d’une prise en charge tardive ?
Avec :
Pr Laurent Abramowitz, Professeur associé des universités, praticien à l’hôpital Bichat. Président du GREP (groupe de recherche en proctologie de la société française de proctologie). Co-directeur du DIU de proctologie de la société française de proctologie
Pr Ouchemi Choua, Professeur titulaire de Chirurgie Générale, Membre Associé de l’Académie Nationale de Chirurgie de France. Chef de Service de Chirurgie Générale au CHU la Référence Nationale de N’Djamena au Tchad et Coordonnateur du D.E.S. de Chirurgie Générale à la Faculté de Médecine de N’Djamena.
Programmation musicale :
► Lenny Kravitz – It ain’t over 'till it’s over
► Camille Yembé & Ino Casablanca – Autodéfense.
Wed, 29 Jul 2026 - 1336 - Jeunes aidants: ces enfants qui prennent soin de leur entourage
Les jeunes aidants ont moins de 25 ans et déjà des responsabilités importantes au vu de leur jeune âge. Enfants ou adolescents, ils viennent en aide de manière régulière et fréquente à un proche, malade ou en situation de handicap. Soins, démarches administratives, trajets, soutien psychologique… cette aide peut prendre plusieurs formes et a un retentissement important sur le quotidien et la santé de ces jeunes. Quels sont les dispositifs existants pour les aider à leur tour ?
On en parle comme d'une génération invisible : les jeunes aidants. En France, ils seraient entre 500 000 et 1 million de jeunes de 5 à 25 ans à s’occuper d’un parent malade ou en situation de handicap. Des chiffres sous-estimés car beaucoup de jeunes aidants n’osent pas en parler, par honte, culpabilité ou par devoir familial.
À quoi ressemble leur quotidien ? Avec quelles conséquences sur leur santé physique et mentale ? Comment les identifier pour mieux les aider ? Comment garder sa place d’enfant quand on a la charge d’un parent ?
Avec :
Benoit Kopniaeff, administrateur de l’Association JADE (Jeunes AiDants Ensemble). Metteur en scène lors des séjours répits proposés par l’association
Pr Aurélie Untas, directrice du laboratoire Psychopathologie et Processus de Santé et professeure des universités. Spécialisée en psychologie de la santé
Pr Mamadou Coumé, chef de service de gériatrie du CHNU (Centre hospitalier national universitaire) de FANN à Dakar au Sénégal. Président de la Société ouest africaine de gériatrie et de gérontologie (SOAGG) et Président de la Société Sénégalaise de Gériatrie et de Gérontologie
Reportage de Charlie Dupiot.
Programmation musicale :
► Bongeziwe Mabandla -Libambe Lingatshoni
► KS Bloom - Enfant béni.
Mon, 27 Jul 2026
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