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Priorité santé

Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à priorite.sante@rfi.fr. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.
- 1328 - Douleurs aux pieds, cors, ongles incarnés : les erreurs à éviter
Nous parcourons près de 2,5 fois le tour de la terre au cours de notre vie, grâce à nos pieds. Pourtant, ils sont souvent négligés et cela peut entrainer la survenue d'affections et de diverses pathologies : pied d'athlète, panaris, ongles incarnés, cors, hallux valgus... Peut-on prévenir ces problèmes ou affections ? Comment choisir les bonnes chaussures ? Comment traiter les maux du quotidien ?
Équilibre, autonomie et tout simplement confort du quotidien… Comment éviter les troubles ou affections qui concernent nos pieds, qu’il s’agisse d’une douleur aiguë ou d’un inconfort persistant ?
Insister sur l’importance de cette extrémité du corps, à la fois stratégique, mais aussi, d’une certaine manière, trop souvent négligée. Des troubles extrêmement variés peuvent se localiser au niveau des pieds, ongles, os, articulations, tendons, et peau : tendinites, cors, durillons, ongles incarnés…
L'importance du choix des chaussures
Nos pieds peuvent nécessiter une attention particulière à certaines périodes de la vie : en période de croissance chez l’enfant, au cours de la grossesse pour la future mère, chez les sportifs ou chez les personnes âgées. En milieu tropical, il faut rester attentif à certains risques infectieux ou parasitaires.
Prendre soin de ses pieds, c’est également lutter contre un certain nombre d’idées reçues et connaître le lien entre certaines maladies chroniques et leur retentissement. Certaines complications peuvent survenir, suite aux affections des pieds : par exemple, du diabète.
S’intéresser à la santé des pieds, c’est également évoquer le choix des chaussures, qui n’est pas simplement une question de mode, et prendre en compte nos sensations en restant attentif à certains signes avant qu’ils ne menacent la mobilité…
Avec :
Muriel Montenvert, pédicure-podologue, présidente de l’Union française pour la santé du pied. Auteure de l’ouvrage Des pieds en bonne santé !, aux éditions Leduc
Pr Mohamed Maciré Soumah, Dermatologue-Vénéréologue au CHU Donka de Conakry, Praticien hospitalier, Professeur d'université, Vice-doyen de la Faculté des Sciences et Techniques de la Santé de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry
Programmation musicale :
► Ezra collective, Yazmine Lacey – God gave me feet for dancing
Tue, 14 Jul 2026 - 1327 - Douleurs chroniques : quand la souffrance s’installe
Une douleur est dite chronique lorsqu’elle dure dans le temps, généralement plus de trois mois, et qu’elle persiste malgré les traitements antalgiques. Selon la Haute Autorité de Santé, la douleur chronique touche plus de 12 millions de personnes en France. Maux de têtes, de dos, douleurs de l’arthrite... Comment prendre en charge ces douleurs et que faire lorsque rien ne semble soulager le patient ? Dans quel cas est-il recommandé de prendre des antidouleurs et quels sont les risques de dépendance ? Comment éviter l'isolement lié à l'incompréhension de son entourage ?
Beaucoup d’entre nous ont fait l’expérience des douleurs aigües. Lorsqu’elles sont temporaires, ces sensations éprouvantes se transformeront à terme en mauvais souvenirs. En revanche, lorsque la douleur s’installe, persiste, et résiste au traitement, le patient est confronté à une souffrance qui va prendre de plus en plus de place dans son quotidien.
Si certaines causes de ces sensations douloureuses sont évidentes, après un accident, après une chirurgie ou un diagnostic particulier; d’autres facteurs déclenchants sont beaucoup plus complexes à identifier, et l’incompréhension peut encore en accentuer le retentissement, surtout lorsque la sensation douloureuse résiste aux antalgiques. Des maux de tête, de dos, douleurs de l’arthrite ou associées à une maladie gynécologique. Certaines plaintes sont également liées à des traumatismes, accidents, chirurgie.
Comment décrire son ressenti et trouver le soulagement ?
Pourquoi certains traitements fonctionnent et pas d’autres ?
Comment utiliser les antidouleurs sans risquer de tomber dans la dépendance ?
Et comment éviter le repli et l’isolement qui peuvent être associé à ses douleurs que personne ne semble comprendre ?
Avec:
Dr Carole Séréni, neurologue, co-responsable de la consultation multidisciplinaire de la douleur chronique de l’hôpital Saint-Joseph à Paris. Ancien chef de clinique des hôpitaux de Paris et ancien chef de service de l’hôpital Léopold Bellan. Auteure de l’ouvrage Douleurs chroniques et opiacés aux éditions du Cerf.
Pr Mofou Belo, neurologue à Lomé, au Togo. Chef de division de la surveillance des maladies non transmissibles au Ministère de la Santé.
Reportage de Raphaëlle Constant
Programmation musicale :
► NNAVY – Slowly burning
► Joao Selva ; Diogo Strausz ; PATCHWORKS - Fazer Festa.
Mon, 13 Jul 2026 - 1326 - Questions de femmes - Règles douloureuses, abondantes ou absentes : quand faut-il consulter?
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons des règles et de leur absence, appelée aménorrhée. Règles abondantes, douloureuses ou encore absentes... Les auditrices de l’émission pourront ainsi poser toutes leurs questions concernant les menstruations.
Émission consacrée aux règles et aux multiples interrogations associées au cycle menstruel et à certains de ses dérèglements : irrégularités ou absence de règles, variation du flux, règles abondantes ou l’inverse, les dysménorrhées, ces douleurs de règles qui ne doivent en aucun cas être considérées comme « normales », contrairement à ce que l’on peut entendre encore trop souvent !
L'importance de consulter
Les douleurs menstruelles, compte tenu de leur impact sur la qualité de vie des femmes doivent appeler une réponse et parfois même un diagnostic et une prise en charge. Une consultation avec un personnel de santé est la solution, alors que trop souvent le recours à l'automédication et les réponses trouvées sur les réseaux sociaux, peuvent induire des conséquences préjudiciables pour la santé des femmes.
Il est important de trouver le bon interlocuteur à qui en parler, la bonne personne : gynécologue, sage-femme, infirmière… Un agent de santé à qui il est essentiel de décrire la nature du problème pour en comprendre l’origine, rechercher des explications, et y apporter la réponse adaptée qui permettra à la fois de rassurer et de soulager.
Avec :
Dr Abdoulaye Diop, gynécologue obstétricien à la clinique Bellevue à Dakar, au Sénégal. Auteur de l’ouvrage Si l’on parlait de gynécologie et d’obstétriqueaux éditions Lakalita.
La palabre au féminin de Charlie Dupiot.
Programmation musicale :
► Youssoupha - Mon roi
► Beethova Obas - Rasanble.
Fri, 10 Jul 2026 - 1325 - Cancer du pancréas: pourquoi de nouvelles pistes de traitement suscitent l’espoir
Situé dans l'abdomen, le pancréas est une glande qui mesure 8 à 10 cm de long. C’est la 2e plus grosse glande de l’organisme après le foie. Elle fait partie du système digestif. Le pancréas joue un rôle dans la digestion et secrète l’insuline, hormone permettant de réguler la glycémie. Le cancer du pancréas, rare mais en forte augmentation, est souvent diagnostiqué à un stade avancé, ce qui implique une forte létalité.
Lors du rendez-vous majeur de l'oncologie mondiale, l’ASCO de Chicago, qui réunit près de 40 000 chercheurs, les résultats prometteurs d'un essai clinique portant sur l'efficacité d'un traitement innovant, le daraxonrasib, a suscité l'enthousiasme parmi les congressistes. Ce médicament doublerait la durée de survie des patients atteints d’adénocarcinome pancréatique métastatique.
Quelles sont les différentes maladies du pancréas et leurs symptômes ? Quels sont les traitements et les dernières innovations ?
Le cancer du pancréas reste l’une des maladies au pronostic le plus défavorable. Symptômes longtemps silencieux, difficultés diagnostiques et complexité pour que les principes actifs du traitement agissent sur les cellules malades… ces facteurs conjugués contribuent à faire de cette pathologie de la sphère digestive un cancer très redouté.
Un médicament novateur mais loin d'être accessible à tous
Mais après des dizaines d’années d’impasse thérapeutique, on assiste en ce moment à d’importantes avancées de la recherche, avec, à la clé, des futurs traitements qui offrent des possibilités inédites d’améliorations des perspectives de survie… Il s'agit néanmoins de recherches et d’innovations, dans des services de pointe, aux États-Unis ou en Europe, et l’espoir doit donc être associé à une grande prudence, compte tenu du fait que ces traitements sont très loin d’être accessibles à tous.
« Stade des études cliniques, coût des traitements, exigence des protocoles et du niveau de spécialisation des équipes » : autant de conditions qui appellent à accueillir ces découvertes avec réserve, même si les applaudissements nourris de la communauté de l’oncologie, lors de la dernière édition de l’ASCO (prestigieux congrès de l'oncologie clinique à Chicago), ne doivent pas tromper sur l’importance des progrès actuels. En particulier, un médicament novateur : le daraxonrasib, qui pourrait changer la donne en matière de lutte contre ce redoutable cancer du pancréas, en offrant aux patients à un stade avancé une durée de survie jamais atteinte jusque-là. (Ce médicament actuellement testé n'est pas encore commercialisé en Europe.)
Avec :
Pr Pascal Hammel,chef du Service d’Oncologie Digestive et Médicale à l’Hôpital Paul Brousse, à Villejuif en région parisienne.
Pr Christian Tzeuton, gastro-entérologue à l’Hôpital général de Douala au Cameroun et Centre Médical des Capucines, président d’Honneur de la société camerounaise de gastro-entérologie. Auteur du livre Victoire sur le cancer paru chez Afrédit (2023).
Reportage de Raphaëlle Constant.
Programmation musicale :
► Sjava – Before
► Queen Rima – Kissia.
Thu, 09 Jul 2026 - 1324 - Mal de dos : ces habitudes du quotidien qui aggravent les douleurs
Dorsalgies, lombalgies, douleurs cervicales, sciatiques... Les maux de dos touchent 80% de la population en France. Souvent qualifiés de « mal du siècle », les maux de dos ont un impact important sur la qualité de vie des patients. Sédentarité, pathologies... Quelles sont les différentes causes du mal de dos ? Comment prévenir ces douleurs ? Quels exercices peuvent les soulager ?
Sous le terme général de « maux de dos », se rangent des atteintes variées et des causes tout aussi multiples : douleurs cervicales, lombalgies, sciatiques, dorsalgies. Il est essentiel de comprendre d’où vient précisément cet inconfort, qui peut, jour après jour, compliquer la vie, ou comment s’est déclenchée cette douleur irradiante, qui nécessite une prise en charge en urgence.
La prise en charge de ces différentes pathologies nécessite donc non seulement d’en comprendre l’origine, mais aussi de mettre en application des conseils pour trouver le soulagement : diminuer la douleur, corriger les postures, renforcer les muscles pour éviter la récidive ou même l’installation au long cours des symptômes…
Maux de dos au pluriel… conseils adaptés
Prendre en charge les douleurs dorsales appelle une réponse médicale et peut aussi impliquer une approche physique. Cette mobilisation va soulager, assouplir et renforcer, car l’un des remèdes majeurs à ces douleurs, c’est précisément le mouvement.
Avec :
Jean-Christophe Berlin,kinésithérapeute spécialisé en médecine du sport. Auteur de l’ouvrage Mal de dos. Prévenir, soulager, assouplir, renforcer grâce au mouvement, aux éditions Le courrier du livre
Adéyèmi Moutinou Aboudel RAIMI, kinésithérapeute diplômé d’État béninois exerçant en clientèle privée. Membre de l'Association Béninoise des Kinésithérapeutes-Rééducateurs du Bénin (ABEKIR).
► En fin d’émission, nous parlons de la Coupe du monde de football unifié Special Olympics dont la 3è édition se tient à Paris du 5 au 11 juillet 2026. Lors de cette compétition, vingt-quatre équipes - douze équipes masculines et douze équipes féminines - composées d'athlètes présentant une déficience intellectuelle et de partenaires unifiés (athlètes sans déficience intellectuelle), s'affrontent pour remporter le titre. Interview de Rajah Sy, directrice nationale de l’association Special Olympics Sénégal.
Programmation musicale :
► EU.CLIDES - Ira Para Quê ?
► Jungle - The Wave.
Wed, 08 Jul 2026 - 1323 - Diabète : peut-on le prévenir et éviter ses complications?
Selon le dernier Atlas du Diabète de 2025 de la Fédération Internationale du Diabète (FID), 1 adulte sur 9 est diabétique et plus de 4 sur 10 l’ignorent ! Maladie chronique, le diabète se définit par un taux de sucre dans le sang (glycémie) anormalement élevé. La prévalence du diabète a bondi ces dernières années passant de 200 millions de personnes atteintes en 1990 à 830 millions en 2022. Comment expliquer ces chiffres ? Quels sont les différents types de diabète et les traitements existants ? Quelles peuvent être les complications du diabète en cas de défaut de prise en charge ? Quelles sont les règles d’hygiène à suivre en cas de diabète ? Peut-on le prévenir ?
Le diabète est une maladie chronique qui risque d’avoir de nombreuses conséquences pour la santé, si elle n’est pas traitée. Il concerne une proportion de plus en plus importante de la population : d'après l'OMS, le nombre de malades a presque doublé en l’espace de 30 ans.
853 millions de personnes concernées en 2050
L’Atlas du diabète, édité en 2025 par la Fédération Internationale du Diabète estime qu’en 2050, 853 millions de personnes seront concernées à l’échelle de la planète. Autre chiffre particulièrement préoccupant : la moitié des malades ne prennent pas de traitement et 4 personnes concernées sur 10 ne sont pas diagnostiquées, d'après l'OMS en 2024. Conséquence : aujourd’hui encore, la mortalité associée au diabète augmente, contrairement aux autres maladies non transmissibles qui, elles, sont de mieux en mieux soignées.
D’où l’importance d’un diagnostic précoce de la maladie. Un diabète équilibré, cela passe par une alimentation saine et variée, de l’activité physique et si nécessaire, la prise régulière de médicaments pour éviter les complications de l’hyperglycémie au niveau des yeux et/ou du système cardiovasculaire. Il s’agit donc non seulement de suivre et de traiter, mais aussi au quotidien, d’accompagner et d’orienter les patients, parce que traiter un diabète, cela ne se joue pas simplement dans un cabinet médical ou à l’hôpital.
Avec:
Pr Emmanuel Cosson, diabétologue et chef du service d’Endocrinologie-Diabétologie-Nutrition du CHU Avicenne à Bobigny et à Bondy, en région parisienne
Dr Moulaye El Hacen Hamidoune, spécialiste en santé publique, spécialiste en endocrinologie, diabétologie, maladies métaboliques et nutrition. Président de la Société Mauritanienne d’endocrinologie diabétologie et nutrition (SOMEDIAN).
► En fin d'émission, nous retrouvons le reportage de Raphaëlle Constant au sein du service de néonatologie de l'hôpital de Mokolo, dans l'extrême-nord du Cameroun. Rencontre avec l'équipe de l’unité mère kangourou, qui fonctionne depuis mars 2025 et a permis une diminution de près de 80% du taux de décès des bébés prématurés. Reportage réalisé avec le concours de l'ONG humanitaire médicale internationaleAlima.
Programmation musicale :
► Camidoh, Myorkun, King Promise, Darkoo – Sugarcane.
Tue, 07 Jul 2026 - 1322 - Vitiligo : mieux comprendre cette maladie de la peau
Maladie auto-immune liée à un dysfonctionnement du système immunitaire, le vitiligo se manifeste par une dépigmentation progressive de la peau. Relativement méconnu, le vitiligo concerne tout de même 0,5 à 1% de la population mondiale. Cette maladie peut toucher tout le monde, peu importe le sexe, l’âge ou encore la couleur de peau. Quelles sont les causes de cette maladie ? Est-elle héréditaire ? Quels sont les différents types de vitiligo ? Quels sont les traitements existants ?
Le vitiligo est une maladie de peau caractérisée par l’apparition de taches blanches, de zones dépigmentées qui peuvent se limiter à une partie du corps (forme segmentaire) ou être généralisé.
Cette maladie auto-immune, peut dans certains cas être présente simultanément à d'autres affections auto-immunes (dérèglements thyroïdiens, diabète, lupus, maladie de Crohn… )
Si le vitiligo ne présente pas un caractère de sévérité sur le plan physique, en revanche, comme pour d'autres atteintes cutanées, son retentissement psychologique peut être très important et ce risque de stigmatisation doit être intégré à la prise en charge.
Certains facteurs peuvent favoriser l'aggravation du vitiligo, notamment l'exposition au stress, aussi bien psychologique que physiologique (infection, grossesse, opération chirurgicale...).
En termes de prise en charge, plusieurs propositions s'offrent au patient et les traitements les plus prometteurs concernent l'action sur l'immunité, en particulier pour les formes diffuses ou actives.
Repigmentation, pommade pour éviter la récidive, maquillage permanent, exposition aux UVB peuvent également être proposés. Contrairement à une idée reçue, le vitiligo n'augmente pas le risque de cancer de la peau.
Avec:
Pr Thierry Passeron,professeur de Dermatologie dans le service de Dermatologie du CHU de Nice et chef de l’équipe 12 à l’INSERM U1065, C3M à Nice. Auteur de nombreux ouvrages dont Atlas of pigmentary disorders, aux éditions Springer
Pr Ida Aurélie Lenga Loumingou, maître de conférences agrégée de Dermatologie. Professeure à l’université Marien Ngouabi et chef de service du service de Dermatologie au CHU de Brazzaville. Présidente de la société congolaise de Dermatologie.
Reportage de Charlie Dupiot.
Programmation musicale :
► Franc Moody – Skin on skin
► Les Mamans du Congo & Rrobin - Ya Ngo.
Mon, 06 Jul 2026 - 1321 - Questions de femmes : routine beauté, produits et gestes à éviter
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de la routine beauté. Si l’utilisation de multiples cosmétiques est fréquente, ces combinaisons peuvent présenter certains risques pour la santé. Existe-t-il des cocktails toxiques ? Comment lire la composition des produits habituellement présents dans nos salles de bain ?
Prendre soin de soi, cela fait partie aussi de la santé : se sentir bien dans sa peau, être en phase avec son image/son corps. Et parfois, en voulant bien faire, par défaut d’information, en suivant une tendance, faute de moyens, on peut involontairement faire les frais de certains gestes, subir les conséquences de certaines pratiques…
En matière de “routine beauté”, l’éventail de choix est très large ! Crèmes, peeling, sérum, lotions miracles… bref, tout ce que l’on achète et applique sur sa peau… visage, corps… en pensant bien faire.
Se tourner vers des fabrications cosmétiques de luxe, des produits vendus en pharmacie, ou bien, des recettes maison, concoctée avec les produits du marché...
Rechercher le bon résultat : la souplesse, l'hydratation, un effet bonne mine… retarder le vieillissement. Et surtout, préserver sa peau : pour que l’application d’un masque ne se termine pas par une allergie, qu’une promesse d’hydratation se solde par une irritation ! Voire pire, des tâches, un regain de pilosité, des boutons ou une dépigmentation que l'on regrette !
Pour éviter les réactions indésirables et autres mauvaises surprises, mieux vaut trouver conseil auprès de professionnels avertis, et pourquoi pas se tourner vers un dermatologue.
S’informer pour éviter les petites et les grandes catastrophes pour la peau, car pour la beauté comme pour la santé, attention aux promesses trop belles pour être vraies.
Avec :
Dr Hadi Hakim,Spécialiste en dermatologie esthétique laser et cosmétologie à Dakar au Sénégal. Enseignant au diplôme interuniversitaire de cosmétologie laser et dermatologie esthétique à Paris V-Hôpital Saint-Louis
La palabre au féminin de Charlie Dupiot.
Programmation musicale :
► Myriam Makeba – Malaïka
► Afro B - Mapouka
Fri, 03 Jul 2026 - 1320 - Santé sexuelle : quand la maladie bouleverse la sexualité
Comme chaque premier jeudi du mois, nous consacrons notre émission à la sexualité. Ce mois-ci, avec la sexologue de l’émission, nous parlons de la sexualité des personnes ayant des soucis de santé ou une pathologie chronique. Entre les effets mêmes de la maladie sur le corps et les effets secondaires de certains médicaments, la sexualité peut s’en retrouver affectée. Quand en parler avec son médecin ? Quelles peuvent être les solutions pour retrouver une sexualité épanouie ?
Les différents problèmes de santé rencontrés au cours de l'existence (qu'il s'agisse d'une blessure, d’une maladie, ou même une affection chronique) peuvent compliquer la sexualité et faire obstacle aux rapprochements et à l’épanouissement.
Certains médicaments, la dégradation de l'état général ou des séquelles d'une épreuve traumatisante vont compliquer les rapports avec, à terme, le risque de créer de la distance avec son partenaire et, dans certains cas, la période de convalescence ou de traitement peut également impliquer un temps d'abstinence.
Fatigue, dépression, douleurs, repli sur soi... L’impact de ces différentes difficultés d'ordre médical peuvent non seulement créer des incapacités physiques, mais aussi semer le doute et fragiliser la relation.
Pour certaines personnes, pour surmonter une étape de la vie compliquée par la maladie, la tendresse et la sexualité peuvent permettre de trouver des espaces de soulagement, de servir de soupape entre deux épreuves pour penser à autre chose et se retrouver, au sens propre comme au figuré.
Sexualité compliquée par la maladie ou la douleur ou à l’inverse, sexualité qui console et qui illumine la grisaille ; il est primordial de pouvoir en parler, sans peur de décevoir, de choquer.
En parler avec son médecin d'abord, et surtout ne pas considérer ce sujet comme une question annexe, qui ne mérite pas d'être évoquée en consultation.
Avec:
Avec Noëlle Cayarcy, sage-femme, sexologue, onco-sexologue, membre de l’Association inter-disciplinaire post-universitaire de sexologie, directrice de projets en prévention de santé, experte à la Haute autorité de santé et présidente de la Communauté pluriprofessionnelle de santé de Paris XVIè.
Programmation musicale :
► Jalen Ngonda – If you don’t want my love
► Lu City, Little Boy – Douvan.
Thu, 02 Jul 2026 - 1319 - TOC : comprendre ces gestes et pensées obsessionnels
Se laver les mains à répétition des dizaines de fois par jour, ne pas supporter que le linge soit plié d’une certaine manière, vérifier plusieurs fois par jour que la porte d’entrée est bien fermée à clé... Irraisonnés et irrépressibles, les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) sont des comportements répétitifs qui concernent 2 à 3% de la population française (Inserm). Vers qui se tourner en cas de TOC ? Comment les expliquer ? Existe-t-il des traitements ?
Handicapant au quotidien, le TOC est une pathologie chronique qui ne guérit pas d'elle-même et nécessite une prise en charge. Vérifications à répétition, rangement, compte et décompte, rituel d’hygiène comme la multiplication des opérations de lavage des mains … Les TOC ou Troubles obsessionnels compulsifs sont des troubles anxieux graves, des pensées irrépressibles qui dérangent et que la personne tente d'atténuer par des gestes, qui deviennent eux aussi répétitifs et incontrôlables.
Ces émotions qui débordent, ces rituels impossibles à réfréner, ces pensées envahissantes peuvent accompagner un sentiment de culpabilité et ces TOC peuvent avoir un fort retentissement sur le quotidien… Cette maladie psychique chronique est fréquente, et d’après Inserm, concernerait entre 2 et 3% de la population avec, souvent, un démarrage dés l’enfance…
Au-delà des interrogations qu’ils peuvent susciter, ces comportements peuvent être présents chez plusieurs membres d’une même famille. Différentes prises en charge, notamment les thérapies comportementales, permettent d’améliorer le quotidien des personnes concernées.
Avec :
Dr Margaux Dutemple,médecin psychiatre en cabinet à Paris
Dr Christian Eyoum,Médecin-Psychiatre, Chef service du SESAME (SErvice de SAnté MEntale) de l'Hôpital Laquintinie de Douala au Cameroun.
Programmation musicale :
► Fave – Obsessed
► Camille Yembé, Ino Casablanca - Autodéfense.
Wed, 01 Jul 2026 - 1318 - Après 50 ans, quelles plantes peuvent aider à rester en forme?
Depuis toujours, les vertus des plantes pour la santé sont connues et reconnues. La thérapie par les plantes médicinales – appelée phytothérapie – est souvent qualifiée de première médecine du monde. Nous vivons de plus en plus longtemps et les plantes pourraient nous aider à mieux vieillir. Comment les plantes peuvent-elles nous aider à traverser les étapes naturelles de la vie, comme la ménopause ou l’andropause ? Comment les utiliser pour plus d’efficacité ? Est-ce que certaines plantes sont déconseillées, lorsqu’on prend certains traitements ?
Meilleure circulation du sang, digestion, vitalité, qualité du sommeil, gestion du stress ou soutien de l’immunité... Leurs bienfaits potentiels pour la santé sont multiples.
Et avec les années, à côté des recommandations en termes d’activité physique ou d’alimentation, d’autres usages peuvent améliorer la condition générale : notamment le recours à des préparations à base de plantes, qui permettent de mieux se porter : mieux dormir, mieux digérer, garder de bonnes dents et des jambes légères.
En complément de la médecine moderne, la phytothérapie propose des solutions pour freiner ou limiter certains effets du vieillissement : notamment sur la circulation (insuffisance veineuse), la digestion (constipation), le sommeil, l'anxiété ou le stress.
Si d'un côté, les scientifiques spécialistes en phytothérapie apportent leurs connaissances afin d’identifier les bienfaits des tisanes, des huiles essentielles ou des poudres à base de plantes, il est essentiel de souligner également certains risques liés à l’utilisation de ces principes actifs.
Il s’agira donc d’une approche naturelle et complémentaire pour prévenir l’inconfort qui peut concerner différents organes, amenés à changer avec le temps qui passe, en gardant toujours l’esprit que ce terme de naturel ne signifie pas pour autant anodin.
Une approche complémentaire et prudente, car il peut exister des interactions entre certaines substances, qui justifient à la fois de respecter les réglementations existantes et de se fier de celles et ceux qui en maîtrisent la connaissance, à l’issue d’un apprentissage et d’une expérience reconnus.
Avec:
Danielle Roux-Sitruck,docteure en pharmacie, formatrice en phyto-aromathérapie.Rédactrice en chef du bimestriel La phytothérapie européenne. Auteure de l’ouvrage Mieux vivre grâce aux plantes après 50 ans, aux éditions Odile Jacob
Pr Bra Yvette Fofié N'Guessan, professeure titulaire de Pharmacognosie. Cheffe de Service UP Pharmacognosie, Botanique-Cryptogamie, Biologie et Physiologie Végétales à l’UFR Sciences Pharmaceutiques et Biologiques de l’Université Félix Houphouët-Boigny à Abidjan, en Côte d’Ivoire.
► En fin d’émission,la Fondation Cœur & Recherche alerte sur les risques cardiovasculaires liés aux fortes chaleurs et appelle à la vigilance, en particulier chez les personnes souffrant de maladies cardiovasculaires, les personnes âgées et celles pratiquant une activité physique en extérieur. Interview de Pr François Carré, cardiologue du sport, chercheur de la Fondation Coeur et Recherche.
Programmation musicale :
► Masego – Breathe
► Marcus Gad, Tamal – Fruit and Flower.
Tue, 30 Jun 2026 - 1317 - Voyage et santé : les incontournables à préparer avant le départ
Que l’on soit vacancier ou expatrié, quand on prépare un séjour à l’étranger, avant même de faire ses valises, il est important de ne pas négliger sa santé et de faire preuve d’anticipation. Pour quelles destinations prévoir des vaccins et lesquels ? Quelle trousse de secours prévoir avant de partir ? Sur place, quelle hygiène de vie adopter pour éviter les infections gastro-intestinales ? Comment se protéger des piqûres de moustiques ?
Partir à l’étranger, cela nécessite de prendre certaines précautions. Organiser un voyage, surtout lorsque la destination est lointaine et que l’environnement change complètement, c’est bien sûr s’occuper du transport, de l’hébergement et des bagages, mais aussi s’y préparer en termes de santé.
En fonction de la destination et des risques sanitaires présents, certaines mesures de prévention s’imposent, des vaccins peuvent être recommandés, voire obligatoires, et c’est, entre autres, ce que peut nous apprendre la consultation du voyage. Parmi les pathologies les plus courantes des voyageurs à destination des pays tropicaux, on retrouve les dermatoses, la diarrhée ou encore le paludisme, selon les données de Santé publique France. Il faut également tenir compte de risques moins connus (insécurité routière...) et veiller à partir avec son traitement, quand on est atteint d’une maladie chronique.
S’informer, consulter et si besoin, s’équiper…
Qu’il s’agisse d’un voyage d’agrément, d’un retour dans la famille pour une période de congé ou d’un déplacement professionnel, cela nécessite donc certains ajustements, une anticipation en fonction des recommandations et obligations vaccinales, savoir si le site du séjour est localisé dans une zone d’endémie de certaines infections virales ou parasitaires, comme le paludisme, la dengue, le chikungunya...
Parmi les paramètres à intégrer, se renseigner sur la qualité de l’eau, la disponibilité de médicaments, comme des indispensables à apporter dans sa trousse à pharmacie.
Voyager, c’est changer d’environnement et ce dépaysement peut impliquer l’exposition à de nouveaux risques, une perte de repères. S’informer, avant le départ, c’est le meilleur moyen d’anticiper et d’éviter les problèmes.
Avec :
Pr Christophe Rapp, infectiologue à l’Hôpital Américain de Paris à Neuilly, en région parisienne. Président de la Société Française de médecine des voyages
Pr André Cabié, Infectiologue et chef du service des Maladies Infectieuses et Tropicales du CHU de Martinique.
Programmation musicale :
► Asake - Gratitude
► Gambeat, Flavia Coelho, Valeria dos Santos - Swippy do Brazil
Mon, 29 Jun 2026 - 1316 - Questions de femmes – Se passer de sucre : mission impossible?
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de l’alimentation et de l’addiction au sucre. On le sait, une consommation excessive de sucre n’est bonne ni pour la santé, ni pour la ligne. Alors comment faire pour s’en passer ? Par quoi le remplacer ? Comment faire face aux fringales qui nous poussent à la gourmandise ?
En matière d’habitudes alimentaires, les goûts comme l’appétit vont varier d’une personne à l’autre. Il y a l’attirance pour des textures particulières, le penchant pour telle ou telle saveur et l’on va qualifier certaines personnes de « bec sucré », autrement dit, attirées par les desserts, les bonbons, les fruits, les sodas. Jusque-là, rien d’extraordinaire ni d’inquiétant, sauf quand on ne peut plus s’en passer, que la consommation de sucre augmente et avec elle le poids, qu’il devient de plus en plus difficile de faire preuve de retenue en faisant ses courses, à table.
Quels effets sur la santé ?
L'excès de sucre présent en effet des risques pour la santé, qui ne se limitent pas – loin de là – au diabète de type 2, autrement dit la dérégulation de la glycémie. Cette consommation excessive peut entraîner des problèmes cardiovasculaires (hypertension artérielle ou pathologie cardiaque), affecter la santé buccodentaire, hépatique et favoriser les inflammations.
Des études scientifiques tendent à montrer que le pouvoir attractif du sucre est comparable à certaines substances psychoactives, mais le débat n'est pas tranché pour savoir si l'on peut parler d'une véritable dépendance ou addiction au sucre. Néanmoins, on observe que ce sont les mêmes circuits de la récompense (dopamine) qui sont activés en cas de consommation de produits sucrés.
Avec :
Binetou Cheikh Seck, diététicienne et nutritionniste à Dakar, au Sénégal.
La palabre au féminin de Charlie Dupiot
Programmation musicale :
► Prince Nico Mbarga - Sweet Mother
► Young Miko - BIAF 3
Fri, 26 Jun 2026 - 1315 - Protéger sa voix : quand faut-il consulter?
De l’extinction totale en passant par la voix cassée ou éraillée, les troubles de la voix, appelés également dysphonies, peuvent entraîner des difficultés à parler ou des douleurs lors de la parole. Elles peuvent avoir diverses causes, de la plus bénigne à des troubles plus graves nécessitant une prise en charge médicale, voire opératoire. Comment prendre soin de sa voix ? Quand consulter ?
Voix, outil de travail ou instrument, naturelle ou amplifiée, éraillée ou claire… L'expression orale nous permet non seulement de communiquer, mais aussi de provoquer des émotions, de distraire, d’apprendre aux autres, de consoler, de murmurer ou d’alerter.
Pour certaines professions, la voix est un véritable outil de travail qui s'entretient et se préserve. Quelle prise en charge existe en cas de dysphonie ? Y a-t-il des soins particuliers pour ces professionnels de la voix, chanteurs, acteurs, professeurs, orateur et... présentateurs radio ?
La voix, tout un système
Les voix ont leur couleur, leur caractère, différentes puissances. Chaleureuses ou dramatiques : les voix peuvent s’abîmer, se briser, d’où l’importance de comprendre les moyens de les préserver, notamment en connaissant le processus et les organes de phonation (les poumons, le pharynx, les cavités orale et nasale, et bien sûr, les cordes vocales).
Comprendre de quelle façon ce système phonatoire fonctionne pour produire ces sons signifiants, artistiques, émotionnels et savoir aussi identifier les risques (l’âge, la fatigue, certaines habitudes susceptibles d’abîmer la voix, les irritations, inflammations, infections), permet de prendre en charge les différentes dysphonies.
Avec :
Dr Gérald Fain, chirurgien oto-rhino-laryngologiste à Paris
Gilbert Montagné, auteur-compositeur-interprète français
Pr Med Elmokhtar DAHI,médecin spécialiste en ORL, professeur agrégé à la faculté de médecine PU-PH au centre hospitalier national de Nouakchott en Mauritanie.
Programmation musicale :
► Whitney Houston – I Have nothing
► Gilbert Montagné – Faut faire la fête.
Thu, 25 Jun 2026 - 1314 - Discrimination en santé : quand la langue devient un obstacle aux soins
La communication entre un patient et son médecin est essentielle à une bonne prise en charge. Quand on ne parle pas la langue du pays, l’accès aux soins et aux services de santé peut s’avérer difficile. De plus, les incompréhensions peuvent entrainer une mauvaise observance des traitements, mais aussi des erreurs de diagnostic. L'égalité d'accès aux soins de santé est un élément central du droit à la santé, alors comment garantir cet accès aux personnes allophones ?
Quels services et dispositifs sont disponibles dans les hôpitaux publics français pour faciliter cet aspect de la prise en charge ?
Se soigner-consulter, c’est avant tout communiquer, faire part d’une question, d’un problème, d’une douleur et il va falloir trouver les mots pour le dire. Le diagnostic en dépend directement, et au-delà, cette compréhension va faciliter l’adhésion des patients au traitement avec, en ligne de mire, l’amélioration et le rétablissement.
Une traduction indispensable
Lorsque l’on ne parle pas la langue du personnel soignant, cela peut constituer un véritable frein, voire un facteur de perte de chance dans le domaine de la santé : que l'on soit un patient d’origine étrangère ou un malade ou un accompagnant, dont la langue n’est pas parlée par le médecin.
À cet égard, la barrière de la langue constitue un élément-clé pour l’accès aux soins. Pour permettre la communication, identifier les symptômes et faire passer les explications, certaines structures de santé mettent en place plus ou moins officiellement des dispositifs pour faciliter la bonne compréhension. Ce qui peut pousser à nous interroger, sur les conséquences potentielles en cas contraire, en l'absence de traduction ou de médiation.
Avec :
Mounia El Kotni, docteure en anthropologie, spécialisée sur les thématiques des inégalités et discriminations en santé. Co-autrice de l'ouvrage collectif Notre corps, nous-mêmes, paru aux éditions Hors d'atteinte, qui est un manuel de santé des femmes, qui porte sur le cancer du sein.
Sié Dionou, médiateur en santé publique, pédagogue en santé publique à l’APHP (Assistance publique – Hôpitaux de Paris)
Dr François Niokhor Diouf, médecin spécialiste en pédiatrie, chef du service de pédiatrie de l'hôpital régional de Ziguinchor au sud du Sénégal.
► En fin d’émission, nous parlons d’un nouveau projet lancé par l’Institut Pasteur pour accélérer la mise au point d’un vaccin contre le chikungunya en Afrique. Maladie virale transmise par les moustiques, le nombre de cas de chikungunya signalés en Afrique a fortement augmenté ces 20 dernières années. S’il existe des vaccins contre la maladie depuis peu, leur recours reste limité aux voyageurs du fait de leur coût onéreux et des contraintes d’accès. Interview de Guillemette Masse-Ranson, directrice adjointe du Centre de vaccinologie et d’immunothérapies de l’Institut Pasteur à Paris.
Programmation musicale :
► Troniq Music, Oxlade - Pay Me
► Danitsa - Wrong Things.
Wed, 24 Jun 2026 - 1313 - Les allergies respiratoires : une personne sur deux concernée d’ici 2050?
Rhinite allergique, asthme allergique... À l’occasion de la semaine mondiale de l’allergie, qui se tient du 21 au 27 juin 2026, nous nous intéressons aux allergies respiratoires. Elles peuvent toucher tout le monde, dès le plus jeune âge. Selon l’OMS, en 2050, 50% de la population mondiale souffrira d’une de ces allergies respiratoires. Comment le diagnostic est-il posé ? Quels sont les traitements pour lutter contre les allergies respiratoires ? Peut-on prévenir la survenue d’allergies ?
Atteintes et symptômes au pluriel, les allergies respiratoires peuvent avoir d’importantes répercussions sur la qualité de vie. Formes bénigne ou sévère, nous parlons des prises en charge, mais aussi, essayons de comprendre pourquoi les personnes allergiques sont de plus en plus nombreuses, puisque ces allergies pourraient même concerner une personne sur deux, d’ici un quart de siècle.
Ces maladies sont à plusieurs titres liées à notre environnement, qu'il s'agisse d’un site privé, identifié, comme le lieu de vie, l'ameublement, un objet avec lesquels nous cohabitons et où un certain nombre d’allergènes peuvent se développer. La réaction peut aussi avoir un lien avec notre environnement global : l’air que nous respirons ou les végétaux qui nous entourent.
Éviter les crises à répétition
Ce n’est pas parce qu’une allergie présente une forme a priori modérée qu’il faut pour autant la négliger, car à long terme, pour les enfants, elle peut avoir une incidence sur la qualité de leur sommeil ou leurs apprentissages.
Dans certains cas, il est possible de limiter l’exposition à ces allergènes, pour freiner les symptômes et contenir les phases aigües de rhinite allergique. Traiter ce dérèglement de l’immunité de manière précoce, c’est précisément éviter à ces épisodes de crises de se répéter.
Avec :
Pr Guillaume Lezmi, responsable de l’unité d’allergologie pédiatrique à l’hôpital Necker Enfants Malades, APHP, à Paris.
Pr Gildas Agodokpessi, pneumologue et allergologue au Centre National Hospitalier Universitaire de pneumo-phtisiologie de Cotonou, professeur titulaire de pneumologie à l'université d'Abomey-Calavi au Bénin, directeur général du Centre National Hospitalier et Universitaire de pneumo-phtisiolgie.
► En fin d’émission, reportage de Louise Caledecsur le programme « Remise en selle », un programme d’accompagnement sportif destiné aux femmes en cours ou en fin de traitement contre le cancer du sein. Proposé par l’association Casiopeea, il permet entre autres aux bénéficiaires de recevoir un vélo d’appartement en prêt et de participer à des séances d’entraînement collectif en visio.
Programmation musicale :
► Simmy - Nawe
► Freddy Jay, Henry Canyons - We Roll.
Tue, 23 Jun 2026 - 1312 - Drépanocytose : ce qui peut aider à mieux vivre avec la maladie
Maladie génétique affectant l’hémoglobine, la drépanocytose touche 7,75 millions de personnes dans le monde. Selon l’OMS, la grande majorité des patients vit en Afrique subsaharienne ; la région représente 80% des cas à l’échelle mondiale. Mieux comprendre cette maladie peut permettre au patient d’adapter son mode de vie et d’améliorer sensiblement son bien-être. Comment mieux vivre au quotidien avec la maladie ? Quels sont les traitements disponibles et les avancées prometteuses ?
Les sujets de santé que nous abordons au quotidien, changent jour après jour, mais certaines maladies nécessitent que l’on y consacre du temps et une attention particulière, parce qu’il s’agit de problèmes de santé publique qui, paradoxalement, sont trop négligés, lorsqu’ils ne sont pas méconnus.
La drépanocytose est l’illustration de cette iniquité médicale. Il s'agit de la maladie génétique la plus fréquente à l’échelle planétaire, douloureuse, potentiellement mortelle. Ses traitements sont loin, très loin d’être accessibles à tous et ce risque sanitaire de premier plan n’est ni suffisamment connu, ni médiatisé. Pourtant, des médicaments existent et des conseils du quotidien permettent aux patients, qui présentent cette malformation de l’hémoglobine, de mieux vivre avec leur maladie.
« Chaque année, environ 300 000 enfants naissent atteints de la drépanocytose, dont les deux tiers en Afrique subsaharienne »
Pr Narcisse Elenga
Il est important d'expliquer l’origine de la drépanocytose et de quelle manière elle pourrait risquer, faute de prise en charge, abîmer ou menacer certains organes. Comprendre le fonctionnement de la maladie et mettre en place une prévention adaptée, par les habitudes, la vigilance, les médicaments, les vaccins et un suivi médical : tout cela va permettre aux enfants drépanocytaires de grandir, de faire des projets, de construire leur vie.
« Vivre avec la drépanocytose impose des défis constants, mais une approche centrée sur le bien-être peut considérablement améliorer la qualité de vie», écrit le Pr Narcisse Elenga.
Avec :
Pr Narcisse Elenga, professeur des Universités, chef du service de médecine et chirurgie pédiatrique au Centre Hospitalier Universitaire de Guyane, site de Cayenne, et auteur de l’ouvrage Drépanocytose et bien-être, paru aux éditions du Panthéon
Pr Gustave Koffi, professeur titulaire de médecine, spécialisé en hématologie biologique et clinique, chef du service d’hématologie clinique du CHU de Yopougon à Abidjan, en Côte d’Ivoire, président du comité scientifique de la Société Africaine d’Hématologie (SAFHEMA), président du RILD (Réseau Ivoirien de Lutte contre la Drépanocytose) et auteur de l’ouvrage Tout savoir sur la drépanocytose, paru aux Éditions universitaires de Côte d'Ivoire
Shelley Fabar Mbazogho, présidente de l’association « Zoé Action », qui lutte contre la drépanocytose au Gabon.
Programmation musicale :
► Yseult - Now or Never
► Nectar Woode - Naturally.
Mon, 22 Jun 2026 - 1311 - Paludisme chez l’enfant : les signes qui doivent pousser à consulter en urgence
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons du paludisme chez l’enfant. En effet, les enfants de moins de 5 ans sont particulièrement vulnérables à cette infection parasitaire transmise par la piqûre des moustiques. Quelles sont les particularités du paludisme infantile ? Comment protéger les plus jeunes ? Face à quels symptômes, faut-il consulter en urgence ?
Le paludisme constitue en milieu tropical une cause majeure – si ce n’est la première cause – d’hospitalisation : une infection particulièrement redoutable pour les plus jeunes. Le paludisme, infection parasitaire transmise par les moustiques, est avant tout présent en Afrique qui paye un lourd tribut ; puisque, d’après l’OMS, 95% des décès dus à cette maladie étaient localisés, en 2024, dans la région africaine… Tribut tout aussi disproportionné payé par les plus jeunes, les bébés en particulier : 75% des enfants à avoir succombé à la fièvre, à l’anémie, aux diverses complications du paludisme n’avaient pas atteint leur cinquième année. D’où l’importance d’identifier les symptômes et de dépister, diagnostiquer et traiter le plus rapidement possible.
La prévention du paludisme est essentielle. Il faut d'abord éviter les piqûres de moustiques : protéger, installer des moustiquaires imprégnées, limiter la prolifération des insectes vecteurs en éliminant les sites de ponte et les collectes d’eau stagnantes. Mais il faut surtout, toujours et encore, sensibiliser : les personnes qui vivent dans les zones à risques, familles, soignants et pouvoirs publics, pour renforcer la riposte et l’adapter aux conditions de vie des populations.
Avec:
Pr Babacar Faye, médecin, chef du Service de Parasitologie à la Faculté de Médecine de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, chef du Service de Laboratoire de l'hôpital d'Enfants Albert Royer de Dakar, président du Cadre de Concertation de Partenaires de la Lutte Contre le Paludisme (CCPLP) du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) du Sénégal.
La palabre au féminin de Charlie Dupiot.
Programmation musicale :
► Fally Ipupa – SL
► Yasmine – Ma mère c’est mon père.
Fri, 19 Jun 2026 - 1310 - Conflits : pourquoi certaines personnes les fuient et d’autres les provoquent
Dans la sphère familiale, professionnelle ou amicale, les conflits peuvent faire peur. Si certains les fuient, au risque de ne pas exprimer leurs désaccords, d’autres n’hésitent pas à les chercher. Faut-il systématiquement éviter les conflits ? Quels peuvent être les bienfaits de certains conflits ? Comment expliquer que certaines personnalités se retrouvent mêlées à de multiples conflits ?
Conflit au travail, en famille, brouille entre amis ou querelles de voisinage… Les disputes peuvent survenir dans des cadres variés, conflits fréquents ou gros clash qui se solde par une rupture… Certaines personnes sont familières avec les confrontations, quand d’autres les évitent, esquivent, quitte à taire leurs opinions et à renoncer à leurs positions. Parler de la gestion et du rôle des conflits, c’est l’occasion de nous interroger sur ces situations dans lesquelles les accrochages naissent et deviennent parfois récurrents, pour comprendre le rôle que peuvent jouer ces prises de bec dans les relations : escalade toxique ou, à l’inverse, facteur de résolution ?
Parler des conflits, c’est aussi s’arrêter sur certaines personnalités qui en usent et en abusent, et parfois même, qui semblent avoir intégré la dispute comme mode de communication. On peut aussi se demander si certains troubles psychiques (associés à une désinhibition des émotions et à une forte impulsivité) peuvent expliquer chez certains une tendance à multiplier les conflits, quelles que soient les circonstances. On peut alors également envisager le conflit comme un symptôme.
Avec:
Dr Marie-Claude Gavard, médecin psychiatre, psychothérapeute, psychanalyste à Paris. Auteur de Mais qu’est-ce qui se passe dans ma tête ?, chez Marabout.
Programmation musicale :
► Master Peace, Thomas Anderson –Love hate
Wed, 17 Jun 2026 - 1309 - Drépanocytose en Afrique : le combat du Pr Léon Tshilolo pour sauver les enfants
Nouveau portrait de Priorité Santé, 50 minutes pour retracer le parcours du Pr Léon Tshilolo, pédiatre hématologue en République Démocratique du Congo, co-fondateur du réseau d’étude de la drépanocytose en Afrique centrale et consultant pour l’OMS. Le Pr Léon Tshilolo incarne, à l’échelle du continent africain, la lutte contre cette maladie génétique héréditaire : la drépanocytose. Selon l’OMS, sur les 7,7 millions de personnes atteintes par la maladie, 80% vivent en Afrique.
Né à Lubumbashi, le Pr Tshilolo a dédié sa carrière à la lutte contre la drépanocytose. On évoque avec lui son parcours scientifique, clinique, la recherche, l’enseignement mais aussi d’autres aspects plus personnels de son itinéraire.
Médecin depuis 1980, le Pr Léon Tshilolo a fait ses études à l'université de Padoue, en Italie. Il étudie alors l'hématologie avec des patients thalassémiques et découvre la drépanocytose en rentrant en RDC (le Zaïre d’alors), avec un premier patient à Kolwezi. « Cela a été pour moi un drame douloureux », confie-t-il dans l'émission.
Il s'engage alors dans la lutte contre cette maladie qu'il définit comme une « anémie douloureuse ». C'est notamment en grande partie grâce à lui que cette maladie, restée longtemps invisible aux yeux du monde, a été reconnue par l'OMS et par l'ONU comme priorité de santé publique. Une reconnaissance qui ouvre la porte d'abord à la responsabilité des gouvernants des pays concernés, mais aussi à la possibilité d'avoir des financements de la part des institutions internationales.
Ça a été un événement très important, le fait de reconnaître la drépanocytose au niveau de l'ONU, un événement qui a marqué l'histoire de la drépanocytose.
Programmation musicale :
► Johnny Hallyday – Les portes du pénitencier
► Tabu Ley Rochereau – Kashama Nkoy.
Tue, 16 Jun 2026 - 1308 - Extrême-Nord Cameroun : lutter contre la malnutrition infantile en zone de crise
Au Cameroun, la région de l’Extrême-Nord fait face à une crise humanitaire persistante marquée par les conflits armés liés à Boko Haram, des épidémies de choléra et de rougeole, et les conséquences du changement climatique. Des milliers de déplacés internes et de réfugiés du Nigeria et Tchad voisins exercent une pression intense sur des structures de sanitaires déjà fragiles, alors que la situation sécuritaire entrave l’accès aux soins.
Aujourd'hui, près de 3 millions de personnes souffrent d'insécurité alimentaire sévère, selon OCHA. Les enfants en sont les premières victimes : au premier trimestre de cette année, 200 000 enfants ont été diagnostiqués de malnutrition et dans l'Extrême-Nord, la malnutrition infantile reste une urgence.
[Reportage long format à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim]
Pour lutter contre la mortalité infantile, l’ONG humanitaire médicale internationale ALIMA soutient des structures locales du département du Mayo-Tsanaga qui assurent aux populations isolées et vulnérables un accès gratuit aux soins : prise en charge médicale et thérapeutique des enfants malnutris à l’hôpital régional annexe de Mokolo et dans six centres de santé périphériques. Mais aussi stratégie communautaire pour dépister et prévenir la malnutrition et former les familles à l'éducation nutritionnelle. Dès qu’un enfant est diagnostiqué pour malnutrition au niveau d’un des centres de santé, il entre dans un programme de 42 jours, c’est-à-dire qu’il est soigné en communauté et s’il présente des complications, il est immédiatement référé à l’hôpital régional annexe de Mokolo.
2 600 admissions depuis 2024
Déshydratation, hypoglycémie, détresse respiratoire, fièvre, anémie, hypothermie, convulsions, épuisement... Les conséquences de la malnutrition peuvent être fatales pour les enfants. Pour sauver les tout-petits malnutris, le centre nutritionnel thérapeutique interne de l’hôpital de Mokolo est le seul fonctionnel dans tout le département. Depuis 2024, il a enregistré 2 600 admissions. Deux volets de prise en charge : d’abord médicamenteuse, pour lever les complications, et nutritionnelle, pour remédier aux défaillances en nutriments et vitamines liées à l’état instable des enfants malades. Aujourd’hui, l’hôpital de Mokolo enregistre un taux de guérison de 93%.
La guérison de ces enfants passe aussi par des activités de stimulation physique et cognitive. La psychostimulation est essentielle dans la prise en charge de la malnutrition car lorsqu’un enfant est malnutri, il est amorphe, fatigué, éteint, son cerveau est ralenti. Si ce volet cognitif et psychique n’est pas pris en compte, cela va retarder l’amélioration de son état clinique, son développement psychomoteur et sa physiologie future. Les activités d’éveil vont donc faciliter sa guérison.
Un suivi en communauté
À la sortie de l’hôpital, les enfants sont suivis dans les centres de santé en communauté : consultations d’évolution, sensibilisations aux bonnes pratiques nutritionnelles et à l’hygiène, visites à domicile des relais communautaires, démonstrations culinaires. Les communautés sont des leviers indispensables à la santé infantile.
À Mokolo, comme dans tant d’autres communautés, chaque enfant sauvé est une victoire collective. Une victoire rendue possible par le dévouement des soignants, l’engagement des communautés et le soutien des agences humanitaires. Des témoignages qui rappellent combien l’accès aux soins reste un enjeu central dans une région où les distances, l’insécurité et la baisse des financements humanitaires compliquent les parcours de santé.
► Un reportage long format de Raphaëlle Constant réalisé par Victor Uhl, en partenariat avec l'ONG Alima (Alliance for International Medical Action), à l'occasion de la Journée mondiale contre la faim.
Programmation musicale :
► Blick Bassy – Donalina.
Mon, 15 Jun 2026 - 1307 - Rupture amoureuse, familiale ou amicale : comment se reconstruire?
Émission Questions de femmes - Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons des séparations difficiles. En amour, en famille ou encore dans la sphère amicale, les séparations peuvent s’avérer douloureuses. Quelles sont les séparations qui sont nécessaires ? Comment y faire face ?
Dans le couple, avec un ami ou bien avec un membre de la famille : on peut être à l'origine d'une rupture, mais cela n’empêche pas qu’elle puisse être douloureuse. Il arrive aussi qu’on la subisse sans trop comprendre pourquoi. Certaines ruptures peuvent nous surprendre, du jour au lendemain ou alors la relation s’étiole progressivement et la fin devient inexorable.
Quel que soit le cas de figure, comment éviter que la souffrance de l’éloignement soit trop importante ? Comment bien vivre ces séparations ? Et que viennent-elles finalement remettre en question chez nous, dans notre identité, notre rapport aux autres ?
Avec :
Nawal Uariachi, psychologue clinicienne et psychothérapeute pour enfants, adolescents et adultes à Dakar. Membre de l'association des psychologues du Sénégal.
La palabre au féminin de Raphaëlle Constant.
Programmation musicale :
► Salif Keita – Baraye
► Fatoumata Diawara – Fala.
Fri, 12 Jun 2026 - 1306 - Dans la tête des champions : ce que le mental change vraiment en compétition
Ce jeudi 11 juin s’ouvre La Coupe du monde de football 2026. À cette occasion, nous nous penchons sur la préparation mentale des sportifs de haut niveau. Endurance, force, agilité, vitesse... Si l’accent a souvent été mis sur les capacités du corps, on le sait aujourd’hui, la performance ne dépend pas uniquement de la condition physique. On parle souvent du « mental du sportif » notamment pour gérer la pression.
La Coupe du monde de football 2026, c’est parti : 5 semaines de compétition, 48 équipes en lice, 104 matches, trois pays hôtes : les États-Unis, le Mexique et le Canada. Priorité santé se met au diapason avec un focus sur la préparation mentale des sportifs de haut niveau.
Pendant très longtemps, on a formé des champions musclés, rapides, endurants, on s’occupait de la technique et de la tactique. Mais on oubliait le stress, les doutes, les blocages, la pression qui pouvaient ronger en silence les sportifs. Aujourd’hui, le sujet n’est plus tabou, au contraire. On sait à quel point le mental joue un rôle déterminant dans les performances sportives.
Comment les athlètes se préparent-ils mentalement à la compétition ? Comment apprennent-ils à gérer la pression, à rebondir après un échec, à garder confiance en eux, à rester motivés tout en prenant du plaisir ?
Avec:
Dr Jérôme Palazzolo, psychiatre, psychothérapeute, professeur des Universités en Psychologie clinique et médicale et auteur du livreLa préparation mentale du sportif de haut niveau. Mieux se connaître, mieux performer, mieux s’épanouir, aux éditions Hermann
Dr Nalla Socé Fall, enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et directeur du Centre National d’Éducation Populaire et Sportive (CNEPS) de Thiès, au Sénégal. Maître de conférence titulaire en Psychosociologie du sport
Rodrigo Capo Ortega, ancien rugbyman professionnel
Bruno Duval, correspondant de RFI à Tokyo, au Japon.
Programmation musicale :
► Ado & Tatsuya Kitani - Kira
► Ziggy Marley, Nikka Costa – Hey people now.
À lire aussiCoupe du monde de football 2026 : notre dossier
Thu, 11 Jun 2026 - 1305 - Santé des enfants : pourquoi prévenir reste le meilleur traitement
À l’occasion de Congrès des Sociétés de Pédiatrie qui se tient du 10 au 12 juin au Palais des Congrès de Paris, nous parlons de la santé des enfants et des adolescents. De la vaccination, à l’alimentation, en passant par la prise en charge des différentes pathologies... Il sera question de prévention dans Priorité Santé.
Population particulièrement vulnérable, les enfants doivent en effet faire l’objet d’une attention particulière pour éviter la survenue de certaines maladies, notamment infectieuses, et leur permettre de grandir en bonne santé. Quels sont les vaccins essentiels ? Quelle alimentation mettre en place aux différents âges ? Quand consulter et quelles peuvent être les complications liées à certaines pathologies fréquentes chez l’enfant ?
Les chiffres sont éloquents : 4,9 millions d'enfants de moins de 5 ans sont décédés en 2024 dans le monde, d’abord de malnutrition aiguë sévère, mais au-delà du premier mois de vie, les maladies infectieuses, notamment le paludisme, la diarrhée et la pneumonie, demeurent les principales causes de mortalité chez les jeunes enfants. Or, selon les Nations unies, la plupart de ces décès auraient pu être évités grâce à des mesures éprouvées et abordables. De la vaccination à l’alimentation, en passant par la prise en charge de différentes pathologies, le constat est le même : mieux vaut prévenir que guérir, autrement dit, la prévention reste le meilleur traitement.
Avec :
Pr Simon Ategbo,professeur de Pédiatrie. Président de la Société Gabonaise de Pédiatrie (SOGAPED). Directeur général adjoint au CHU Mère Enfant Fondation Jeanne Eborià Libreville.► En fin d’émission, nous mettons en avant l’opération Juin Vert, mois de sensibilisation sur le dépistage du cancer du col de l’utérus. À cette occasion, l’Hôpital Paris Saint-Joseph rappelle l’importance de la prévention, du dépistage et de l’information autour des cancers liés au papillomavirus humain (HPV), mais aussi aux enjeux de vaccination et de suivi gynécologique. Interview du Dr Sophie Wylomanski, gynécologue chirurgicale à l’Hôpital Paris Saint Joseph.
Programmation musicale :
► Natanjo – Nakozela yo
► Lous and the Yakuza, Jenevieve –Fleur-de-lis.
Wed, 10 Jun 2026
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