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Tous les jours, du lundi au jeudi, Christophe Dansette et les autres chroniqueurs de France 24 décryptent un grand thème de l’actualité économique en France et à l’étranger. 

1671 - Mobilisation des lycéens : la France dépense-t-elle assez pour ses élèves ?
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  • 1671 - Mobilisation des lycéens : la France dépense-t-elle assez pour ses élèves ?

    Bâtiments dégradés, classes surchargées, professeurs absents : les lycéens mobilisés ce mardi dénoncent un manque de moyens. Pourtant, la France dépense beaucoup pour ses lycées.

    Un élève de lycée général ou technologique coûte en moyenne 13 020 euros par an, soit plus de 39 000 euros sur trois ans. Selon l’OCDE, la dépense française est supérieure d’environ 36 % à la moyenne des pays membres.

    Mais cette somme ne correspond pas au budget directement disponible dans chaque établissement. Elle comprend notamment les salaires, les cotisations sociales, les retraites, l’administration et l’entretien des bâtiments. Les responsabilités sont également partagées : l’Étatpaie les enseignants, tandis que les régions construisent et rénovent les lycées.

    Malgré cette dépense élevée, les difficultés persistent. Les professeurs français sont moins bien payés que leurs voisins. Un élève français de 15 ans sur quatre étudie dans un établissement où les infrastructures perturbent l’enseignement. Dans les lycées publics généraux et technologiques, 10 % des heures prévues n’ont pas été assurées en 2023-2024. Tout le paradoxe est là : la France dépense beaucoup, mais les élèves n’en voient pas toujours les effets dans leur quotidien.

    Tue, 06 Oct 2026
  • 1670 - Les exportations de pétrole brut revenues à leur niveau d'avant-guerre

    La circulation des navires pétroliers a partiellement repris dans le détroit d'Ormuz et la péninsule Arabique a réorganisé ses flux de pétrole, via l'oléoduc saoudien est-ouest ou celui vers Fujairah, dans le golfe d'Oman. Mais les tensions persistent sur les produits raffinés. Et si les membres du G7 ont accepté de libérer 100 millions de barils de leurs réserves stratégiques, la Chine, elle, recommence à acheter du pétrole pour reconstituer ses stocks.

    Mon, 05 Oct 2026
  • 1669 - Pétrole : les exportations du Moyen-Orient repassent au-dessus de leur niveau d’avant-guerre

    Malgré la situation explosive dans les détroits d'Ormuz et Bab el-Mandeb, le flux de pétrole brut en provenance du Moyen-Orient a dépassé sa moyenne d’avant-guerre certains jours de la dernière semaine de septembre, selon Kpler. Mais entre les attaques contre les navires, les tensions sur l’offre et les prix élevés à la pompe, la reprise reste fragile.

    Au 1ᵉʳ octobre, les exportations de brut de la région atteignaient 18,5 millions de barils par jour en moyenne sur sept jours, contre 18 millions avant la guerre. Elles ont dépassé ce niveau quatre jours sur sept à la fin septembre.

    Pour rétablir les flux, les pays du Golfe ont trouvé d’autres voies de sortie. L’Arabie saoudite achemine son pétrole jusqu’à Yanbu, sur la mer Rouge ; les Émirats disposent d’un oléoduc vers Fujairah, sur le golfe d’Oman, capable de transporter 1,8 million de barils par jour. Un deuxième oléoduc émirati, estimé à 4 milliards de dollars, doit doubler cette capacité en 2027. Des transferts de cargaisons entre navires complètent ces itinéraires.

    Des routes toujours vulnérables

    Cette reprise reste exposée aux attaques. Les Houthis ont revendiqué des frappes contre des sites pétroliers saoudiens, sans confirmation de Riyad, tandis qu’au moins sept incidents visant des navires ont été signalés dans la région depuis le 28 septembre.

    En Iran, aucun chargement de brut n’a été enregistré en septembre selon les données préliminaires de suivi des navires. Le ministre iranien du Pétrole a démissionné dimanche, officiellement pour raisons personnelles, alors que le pays connaît des pénuries d’essence et de longues files d’attente dans les stations.

    Pour accroître l’offre, le G7 a annoncé une nouvelle libération de 100 millions de barils sur quatre mois, après les 325 millions déjà mis sur le marché sur les 400 millions promis en mars. Les automobilistes, eux, ne voient pas encore la détente, ni en France, ni aux États-Unis. 

    Mon, 05 Oct 2026
  • 1668 - Budget 2027 : le gouvernement face à l’équation des 54 milliards

    Dernier budget de l'ère Macron, le projet de loi de finances et celui de financement de la Sécurité sociale s’ouvrent dans un contexte tendu : déficit en hausse, dette record et absence de majorité à l’Assemblée. Le gouvernement vise 5 % de déficit en 2027, au prix de 54 milliards d’euros d’efforts.

    La France devait ramener son déficit public à 5 % du PIB en 2026. L’objectif est désormais repoussé à 2027 : le déficit devrait atteindre 5,4 % cette année. Pour tenir sa nouvelle cible, le gouvernement estime nécessaires 54 milliards d’euros d’efforts. Mais il lui faudra aussi convaincre une Assemblée sans majorité, alors que les débats budgétaires commencent le 13 octobre. 

    À lire aussiBudget 2027 : le gouvernement dévoile son projet, sous la pression des marchés

    L’exécutif mise principalement sur des économies, tout en promettant la stabilité fiscale. Les collectivités, les entreprises et la Sécurité sociale sont concernées par l’effort, dont les modalités doivent être précisées dans le budget.

    L'œil attentif des marchés

    La tâche s’annonce politiquement délicate : les Français subissent déjà une nouvelle accélération des prix. En septembre, l’inflation a atteint 3 % sur un an, selon l’estimation provisoire de l’Insee. Selon les calculs de l’Institut français de l’économie, une famille de deux adultes et deux enfants a perdu 1 200 euros de pouvoir d’achat depuis 2024. 

    Les marchés et les agences de notation surveillent, eux aussi, la trajectoire budgétaire française. Fin juin, la dette publique atteignait 3 595,5 milliards d’euros, soit 119 % du PIB. Les taux français à dix ans ont atteint un sommet inédit depuis la crise financière de 2008. Chaque hausse du coût d’emprunt alourdit la facture des intérêts et réduit les marges de l’État.

    Thu, 01 Oct 2026
  • 1667 - Javier Milei en opération séduction à Paris

    Le président argentin Javier Milei est à Paris pour défendre son bilan et attirer les investisseurs européens. Si sa thérapie de choc a permis de faire chuter l'inflation et de rétablir les comptes publics, la reprise économique s'essouffle et la pauvreté repart à la hausse.

    Javier Milei entame une visite de trois jours à Paris, à un peu plus d'un an de la prochaine présidentielle argentine. Le chef de l'État participe à l'Argentina Week, un forum destiné à promouvoir les secteurs clés du pays auprès des investisseurs européens. Après une première édition à New York, Buenos Aires veut mettre en avant son énergie, ses mines, son agriculture et ses nouvelles technologies.

    Javier Milei défend surtout les résultats de sa thérapie de choc, marquée par une réduction massive des dépenses publiques. L'inflation annuelle, qui avait frôlé 300 % en 2024, est retombée à 33,5 %, tandis que les comptes publics sont revenus dans le vert et la dette publique a fortement diminué.

    Le coût social de la thérapie de choc

    Après deux années de récession, l'économie argentine a rebondi de plus de 4 % en 2025, mais cette reprise perd désormais de son élan. Le PIB a reculé de 0,6 % au deuxième trimestre 2026 par rapport au trimestre précédent et l'activité a chuté de 2,9 % en juillet sur un mois.

    La pauvreté repart également à la hausse : près d'un Argentin sur trois vit aujourd'hui sous le seuil de pauvreté. Dans le même temps, le pouvoir ouvre davantage le pays aux capitaux étrangers, notamment en supprimant les restrictions à l'achat de terres rurales. Symbole de la baisse du pouvoir d'achat : la consommation de viande bovine, véritable institution nationale, est tombée à son plus bas niveau depuis vingt ans.

    Wed, 30 Sep 2026
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