Nach Genre filtern
Amid Faljaoui dans sa chronique économique nous dévoile les coulisses des entreprises et passe en revue les grands événements de l'actualité économique. Le directeur du magazine Trends Tendances nous plonge dans l'univers de la bourse, de la finance, des banques, de la BCE, des crises économiques, de tout ce qui fait l'actualité dans notre société comme les GAFA (Facebook, Amazon, Apple, Google), Elon Musk et Twitter, Mark Zuckerberg, Jeff Bezos, la Banque européenne, le changement climatique, le cours du pétrole, les conflits, Wall Street, l'inflation, les actionnaires, l'argent, le cours de l'euro et du dollar, la vie des patrons et des salariés, des investisseurs, des politiques, l'Union Européenne, les USA, la Chine, le Brexit, les taux d'intérêts, et encore beaucoup d'autres sujets d'actualité. Il débat également autour du prix de l'électricité et du gaz, de la consommation, de la guerre en Ukraine avec Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, de la hausse et la baisse du prix de l'essence, du diesel et du pétrole, de l'arrivée des voitures électriques, de la délocalisation des entreprises de l'indexation des salaires, de la morosité des marchés, de Donald Trump et des vaccins, etc. La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours sur Classic 21 à 8h30 dans Coffee on the Rocks et à 17h30 dans On The Road Again.
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- 1552 - L'assistant IA qui achète pour vous : révolution ou manipulation déguisée ?
Un nouvel assistant d’intelligence artificielle fait désormais les courses à votre place. Il compare, il choisit, il paie. Pour un consultant français, c’est la fin du marketing : plus aucune marque ne cherchera à vous séduire, puisque c’est la machine IA qu’il faudra convaincre. Mais est-ce vraiment aussi simple ? Amid Faljaoui nous en dit plus. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21 la radio rock'n'pop. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 25 Sep 2026 - 04min - 1551 - F-35 : comment un colis UPS a peut-être compromis l'avion furtif de l'armée belge
Tapis rouge, bombardiers dans le ciel et Donald Trump en personne au pied de l'avion : Xi Jinping a été reçu hier comme un pape. Mais au même moment, on apprend que la Chine détient illégalement des pièces du F-35, l'avion furtif américain. Celui-là même que la Belgique vient d'acheter. Le contraste est saisissant, et Amid Faljaoui nous l'explique. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21 la radio rock'n'pop. Mots-Clés : avion furtif, furtivité, revêtement anti-radar, Lockheed Martin, avion de chasse, F-16, Géopolitique, Relations internationales, Xi Jinping, Donald Trump, Chine, États-Unis, relations sino-américaines, visite diplomatique, Pékin, Espionnage, Sécurité, espionnage industriel, secret militaire, pièces détachées sensibles, sécurité nationale, renseignement, Hong Kong, approvisionnement, chaîne logistique, UPS, transporteur commercial, colis, sous-traitant, Belgique & Défense, Belgique, armée, Florennes, défense belge, budget Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 24 Sep 2026 - 04min - 1550 - Et si votre prochain iPhone ne vous appartenait plus ?
Vous avez sûrement déjà vécu ça chez un concessionnaire automobile, vous demandez le prix de la voiture et le vendeur vous répond "c'est autant par mois". Une petite somme, chaque mois, passe mieux qu'une grosse facture. Apple vient de faire exactement pareil avec l'iPhone. Quand on comprend pourquoi, on comprend pas mal de choses sur l'économie qui nous entoure. Fin juillet, aux Etats-Unis, Apple s'est mis à louer ses iPhones. Début septembre, il a présenté son premier iPhone pliable. Le prix? Environ 2000 dollars. Jamais un iPhone n'avait démarré avec un prix aussi haut. La faute au coût des composants. Soit Apple absorbe cette hausse de ses composants, soit il la répercute sur vous. Mais face à une facture plus salée, vous risquez de garder votre vieux téléphone un an de plus. Donc ce sont autant de revenus en moins pour Apple. D'où l'idée de la location. 2000 dollars, on hésite. Une soixantaine de dollars par mois, ça paraît moins brutal. Dans votre tête, ça se range à côté de votre abonnement Netflix ou Spotify, par exemple. Ce n'est pas la propriété qui devient moins chère : ce qu'on vous vend, désormais, c'est l'usage. Si vous rachetez le téléphone à la fin, les loyers déjà versés sont déduits du prix final. Mais il y a un petit détail : un iPhone acheté, vous pouvez le revendre au bout d'un an ou deux. Un iPhone loué, puis rendu, sa valeur de revente n'est évidemment plus pour vous. Ce que la location vous offre surtout, en tout cas dans l'esprit d'Apple, c'est de ne pas devoir chercher un acheteur. Autrement dit, c'est cette tranquillité-là qui a un prix. Apple ne vous vend plus ou pas seulement un appareil, il vous vend aussi des abonnements, musique, stockage, télé. Pas plus tard que mi-septembre, il a renforcé ses offres groupées et tous ses services pour un seul prix dans plus de 100 pays. Mais pas aux Etats-Unis, là où justement Apple loue ses téléphones. Donc, aujourd'hui, personne ne peut encore s'abonner à tout d'un seul coup, téléphone et services compris. Les deux offres avancent chacune de leur côté mais, attention, elles poursuivent absolument le même but : multiplier les paiements réguliers. En Europe, que se passe-t-il? Qu'est-ce qui a ouvert la voie ? Ecoutez l'intégralité de la séquence d'Amid Faljaoui. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21 la radio rock'n'pop. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 23 Sep 2026 - 04min - 1549 - Pourquoi Trump, allié de Zelensky, lui demande-t-il d’arrêter de frapper les raffineries russes ?
Pourquoi le diesel est-il devenu aussi important dans cette guerre ? Parce que la Russie peut continuer à sortir du pétrole de son sous-sol. Mais le pétrole brut, tel quel, ne sert pas à grand-chose, il faut d'abord le transformer. Une raffinerie, c'est l'usine qui prend le pétrole brut et en fait de l'essence, du kérosène ou du diesel. L'Ukraine a compris une chose simple : si vous voulez faire mal à la machine économique russe, vous ne devez pas forcément l'empêcher de produire du pétrole, vous pouvez aussi l'empêcher de le transformer. D'où les attaques sur les raffineries avec ses drones. Et visiblement, ça commence à faire mal. Les exportations russes de diesel ont d'ailleurs fortement baissé ces derniers mois. La Russie a même dû limiter certaines exportations pour garder un peu de carburant chez elle. C'est là que le problème dépasse complètement la Russie et l'Ukraine. Parce que le diesel n'est pas simplement un carburant parmi d'autres, il fait tourner une bonne partie de l'économie. Les camions roulent au diesel, les tracteurs aussi, les machines agricoles, les engins de chantier, une partie du transport de marchandises. Donc quand le prix de l'essence monte, vous le sentez surtout à la pompe. Mais quand le prix du diesel monte, vous finissez par le sentir un peu partout. Dans le prix du transport, des produits agricoles, des matériaux... bref, tout un tas de choses que vous achetez. Et c'est pour cela que Donald Trump s'inquiète fortement. Aux Etats-Unis, le diesel est monté à des niveaux records et cela tombe particulièrement mal. Les agriculteurs américains sont en pleine période de récolte et leur facture de carburant a littéralement explosé. Quand vous prenez un peu de recul, cette histoire est complètement dingue. Pendant des années, nous, occidentaux, on a voulu réduire les revenus énergétiques de la Russie. Voilà que l'Ukraine semble enfin réussir à toucher un point sensible, tellement sensible que ce n'est pas Moscou qui lui demande seulement d'arrêter, c'est également Washington, son propre allié. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21 la radio rock de la RTBF. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 22 Sep 2026 - 03min - 1548 - Suffit-il de débrancher la prise si l’IA devient trop dangereuse ?
Internet, ce sont des câbles et des machines, donc si ça tourne mal, on n'a qu'à débrancher. Mais la vraie question c'est de savoir qui aura le courage de le faire et combien ça coûtera. Aujourd'hui, l'intelligence artificielle est déjà branchée sur notre vie de tous les jours. Les entreprises s'en servent pour gérer leur stock et leur livraison. Les hôpitaux pour lire des radios. Les banques pour acheter et vendre en bourse. Donc le jour où on coupe cette IA, on coupe tout ça en même temps. Plus l'IA devient utile, plus elle devient impossible à arrêter. Donc ce qui protège une technologie, ce n'est pas son intelligence, c'est notre dépendance. Autre problème : celui qui débranche, perd. Une entreprise qui s'arrête par prudence, sa concurrente, elle, va continuer et va lui piquer des clients. Un pays qui s'arrête, si les autres continuent et prennent de l'avance, ce n'est pas possible. Donc personne ne s'arrête. Est-ce qu'il y a un frein qui a déjà été actionné quelque part? Oui. Aux États-Unis, plusieurs États se battaient encore pour attirer les centres de données qui font tourner l'IA, le Texas en tête. Puis il a vu la facture d'électricité. Voilà donc le seul frein qui semble fonctionner aujourd'hui, qui n'a rien à voir avec la peur de l'apocalypse : c'est une affaire de facture. Faut-il se rassurer? Pas tout à fait. Quelques états qui freinent, ça ne change rien à la course mondiale. Les centres de données iront simplement se construire ailleurs, là où l'électricité est moins chère. Et certains géants de la tech s'assurent déjà leur propre électricité, y compris en relançant des centrales nucléaires éteintes. Quand des chercheurs nous ont expliqué que l'intelligence artificielle pouvait menacer l'humanité, personne n'a bougé. Et quand les électeurs ont vu leur facture d'électricité augmenter, là, un gouverneur américain a fait marche arrière en quelques semaines seulement. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21 la radio rock'n'pop. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 21 Sep 2026 - 04min - 1547 - Une révolution modifie la manière de vendre du parfum
TikTok transforme la manière de vendre des parfums, avec un phénomène assez étonnant : des jeunes achètent des parfums qu’ils n’ont jamais sentis. Un écran d’un smartphone peut vous montrer une voiture, vous faire écouter une chanson, visiter un appartement, mais il ne peut pas vous faire sentir une odeur. Pour vendre un parfum sur Internet, il restait toujours un obstacle évident : sentir l’odeur du parfum. TikTok montre comment contourner cet obstacle. Pour l’industrie, ça change beaucoup de choses. Pendant des décennies, les marques ont tout misé sur le magasin, justement pour faire découvrir un parfum. Les marques ont dépensé pendant des années des fortunes en échantillons, en testeurs, en vendeuses. La logique était simple : d’abord tester puis acheter. Aujourd’hui, TikTok peut inverser tout ça. Vous ne sentez rien, mais un influenceur vous raconte le parfum et il le compare, par exemple, avec l’odeur d’une chemise propre, du cuir d’une belle voiture ou de l’homme élégant qui sort de sa douche. Votre cerveau fait le reste. TikTok ne vend plus une odeur, il vend l’idée que vous vous faites de cette odeur. C’est du storytelling. Et TikTok peut même supprimer une étape entière du commerce, c’est-à-dire laisser avant l’achat. Avant, effectivement, je testais, je me faisais une opinion, et puis j’achetais. Ici, quelqu’un que je suis sur les réseaux sociaux teste à ma place, il me raconte ce qu’il ressent, et j’achète. Autrement dit, on sous-traite son jugement. Pour les entreprises, c’est formidable de supprimer une étape entre le désir et le paiement. Ça peut augmenter effectivement les chances de vendre. C’est ce qu’on appelle réduire la friction. Plus besoin d’aller en parfumerie, plus besoin d’attendre, parfois même plus besoin de sentir, comme on vient de le dire. Un clic et c’est fait. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21 la radio rock'n'pop. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 18 Sep 2026 - 03min - 1546 - Cinq siècles d'écrit bientôt effacés par le podcast et l'IA ?
Et si, après cinq siècles de civilisation de l’écrit, nous étions en train de revenir à une civilisation de l’oral ? TikTok, podcasts, intelligence artificielle : nous lisons moins, nous écoutons davantage. Et à l’ère de ChatGPT, ce basculement pourrait changer bien plus que nos habitudes : il pourrait changer ce qui fait notre valeur. Amid Faljaoui nous explique pourquoi. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21 la radio rock'n'pop. Mots-Clés : intelligence artificielle, civilisation de l'oral, retour à l'oral, The Economist, écrit vs oral, ChatGPT, Laurent Alexandre, compétences cognitives, podcast, vidéo, algorithme, lecture longue, raisonnement, pensée critique, IA générative, culture numérique, médias, attention, éducation, compétences du futur, transformation digitale, communication orale, prise de parole, savoir penser, prothèse cognitive, valeur de l'écrit, révolution numérique, société de l'information, fracture cognitive. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 17 Sep 2026 - 04min - 1545 - Pétrole saoudien bloqué à l'est et à l'ouest : pourquoi le mazout flambe en Europe ?
Tout le monde regarde Bab el-Mandeb. Mais le risque le plus immédiat pour votre citerne à mazout vient peut-être d’ailleurs : d’un oléoduc saoudien de 1 200 kilomètres de long, aujourd’hui à l’arrêt. Amid Faljaoui nous explique pourquoi en trois minutes. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21 la radio rock'n'pop. Mots-Clés : mazout, pétrole, oléoduc saoudien, Bab el-Mandeb, Arabie saoudite, Houthis, Hormuz, drones irakiens, prix du baril, Brent, mer Rouge, détroit, Yanbu, citerne à mazout, flambée des prix, énergie, géopolitique, crise pétrolière, Bloomberg, Iran, Yémen, Djibouti, Cap de Bonne Espérance, commerce maritime, armateurs, route maritime, prix du mazout, chaîne d'approvisionnement, Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 16 Sep 2026 - 03min - 1544 - Ralentir l'IA fait trembler Wall Street — mais pas pour les raisons qu'on croit
Hier, on vous disait qu'il y aurait dix pour cent de risque que l'intelligence artificielle fasse disparaître l'humanité. Dix pour cent, selon ceux-là mêmes qui la fabriquent. Lundi, la Bourse a réagi à cet avertissement. Mais pas du tout comme vous l'imaginez. Elle n'a pas eu peur que l'IA aille trop loin. Elle a eu peur qu'elle ralentisse. Et vous allez voir que la Bourse sait mettre un prix sur beaucoup de choses, sauf sur une. Amid Faljaoui nous explique tout. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21 la radio rock'n'pop. Mots-Clés : ntelligence artificielle, bourse, marchés financiers, Nvidia, ASML, Anthropic, OpenAI, taux d'intérêt, puces électroniques, centres de données, Wall Street, ralentissement IA, risque extinction, Sam Altman, Elon Musk, indice technologique, effondrement boursier, régulation intelligence artificielle Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 15 Sep 2026 - 03min - 1543 - IA mortelle et entente secrète : ce que les patrons de la tech ne vous disent pas vraiment
Un ingénieur vient de claquer la porte d'un des plus grands laboratoires d'intelligence artificielle au monde. En partant, il a prévenu que ces machines pourraient tous nous tuer avant la fin de la décennie. Et ses anciens collègues, au lieu de le démentir, en ont rajouté. Faut-il avoir peur, ou faut-il d'abord regarder qui a intérêt à ce qu'on ait peur ? La réponse ici avec Amid Faljaoui.: --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21 la radio rock'n'pop. Mots-Clés : intelligence artificielle, IA danger, Anthropic, OpenAI, agents IA, risque extinction humanité, cartel intelligence artificielle, régulation IA Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 14 Sep 2026 - 04min - 1542 - Trump promet 5.000 dollars à chaque Américain : où est le piège ?
Donald Trump vient-il d'inventer une nouvelle manière d'acheter les élections ? Il promet 5.000 dollars aux Américains si les Républicains gagnent les élections de mi-mandat en novembre prochain. Mais derrière ce cadeau spectaculaire se cache un tour de passe-passe assez incroyable… et ce sont peut-être les électeurs eux-mêmes qui vont le payer, comme l'explique Amid Faljaoui, éditorialiste en chef du Trends Tendances. Il existe une vieille pratique électorale, bien documentée en Afrique et au Moyen-Orient, qui consiste à distribuer une seule chaussure avant un scrutin — la gauche, par exemple — en promettant aux électeurs qu'ils recevront la droite après le vote, à condition, bien entendu, que le résultat soit le bon. C'est du clientélisme dans ce qu'il a de plus rudimentaire. Ce que vient de proposer Donald Trump s'en rapproche étrangement. Il promet 5.000 dollars à chaque citoyen américain adulte si les Républicains remportent les élections de mi-mandat en novembre et conservent la Chambre et le Sénat. Juridiquement, ce n'est pas un achat de vote au sens strict : le chèque, s'il voit le jour, ne serait pas réservé aux seuls électeurs républicains. Tous les Américains en bénéficieraient. Mais politiquement, le message est saisissant : donnez le pouvoir à mon camp, et vous recevrez 5.000 dollars. Ce qui rend l'opération encore plus spectaculaire, c'est que Trump ne parle pas de son propre argent. Il a baptisé cette promesse le Ce qui rend l'opération encore plus spectaculaire, c'est que Trump ne parle pas de son propre argent. Il a baptisé cette promesse le "dividend Trump". Le choix du terme est habile : un dividende, c'est ce que perçoit un actionnaire lorsque son entreprise dégage des bénéfices. Sauf que les États-Unis ne sont pas une entreprise bénéficiaire. Ils sont en déficit, et déjà très lourdement endettés. Ce que Trump présente comme un dividende ressemble donc davantage à une nouvelle dépense financée par l'emprunt. Et la facture serait colossale : plus de 1.200 milliards de dollars. Comment financer un tel dividende sans aggraver encore la dette publique américaine ? En quoi ce "cadeau" pourrait-il relancer l'inflation et pousser les taux d'intérêt à la hausse, ? Et si, au final, ce sont les électeurs eux-mêmes qui se retrouvaient à payer la facture de leur propre chèque ? Pistes de réponses dans le podcast de la Chronique économique avec Amid Faljaoui. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21 la radio rock'n'pop. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 10 Sep 2026 - 04min - 1541 - Achats publics : l'Europe veut bloquer la Chine, mais à quel prix pour le contribuable ?
Bonne nouvelle, l'Europe va enfin pouvoir refuser les produits chinois dans ses achats publics. Les bus, les panneaux solaires, les logiciels. Deux mille cinq cents milliards d'euros par an sont en jeu. Le problème, c'est que préférer le "Made in Europe" a un prix, que la Commission s'est bien gardée de chiffrer, et qu'on retrouvera dans nos impôts. Amid Faljaoui nous en dit plus dans sa chronique économique. Chaque année en Europe, les pouvoirs publics dépensent 2.500 milliards d'euros — soit environ 15% de tout ce que produit le continent. Cet argent, c'est celui de nos impôts : il construit des routes, des hôpitaux, achète des bus et des logiciels. Une force de frappe considérable, dont la Commission européenne a décidé de se servir comme d'une arme. Le texte, porté par l'ancien ministre des Affaires étrangères français Stéphane Séjourné, est clair : quand une commune, une ville ou une région achète, elle ne devra plus regarder uniquement le prix et pourra désormais écarter une offre chinoise. A priori, c'est une bonne nouvelle. Mais il y a plusieurs réalités derrière cette décision dont on parle beaucoup moins. Le meilleur exemple a été donné en Belgique il y a quelques années : celui des bus. En janvier 2024, De Lijn, la société de transport flamande, avait commandé 92 bus électriques à BYD, le géant chinois de la voiture électrique. Trois mois plus tard, le constructeur belge Van Hool tombait en faillite — 1.500 personnes perdaient leur emploi. La commande chinoise n'a pas tué Van Hool à elle seule, mais le symbole est là. Et la réalité la plus gênante dans tout ça, c'est qu'acheter européen coûte plus cher. La Commission a calculé au million près ce que sa nouvelle réforme va faire économiser en paperasse administrative. En revanche, on ne trouve nulle part une estimation de ce que la préférence européenne va réellement coûter aux citoyens — et donc aux contribuables. Et le détail le plus révélateur de toute cette affaire : les bus BYD commandés par De Lijn ne venaient pas de Chine. Ils sortaient d'une usine BYD installée en Hongrie. Que manque-t-il à l'Europe et qui va au-delà d'une loi ou d'un règlement ? Quelle leçon en tirer ? Réponses dans la Chronique économique d'Amid Faljaoui. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21 la radio rock'n'pop. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 10 Sep 2026 - 04min - 1540 - Ce que les mauvais résultats PISA vont vraiment nous coûter
Vous avez tous entendu que les résultats PISA étaient mauvais. Ça, c'est l'info. Ce qu'on ne vous dit pas, c'est ce que ça coûte. Parce que les points que nos ados perdent à 15 ans, ce sont des points de croissance en moins dans vingt ans. Donc des salaires en moins, des recettes en moins, et des pensions de plus en plus dures à financer. Un mauvais bulletin scolaire aujourd'hui, c'est une facture pour tout le monde demain. Explications avec Amid Faljaoui, éditorialiste en chef du magazine économique Trends Tendances. On surveille l'inflation, la dette publique, les taux d'intérêt — mais il existe un autre indicateur qui devrait nous inquiéter davantage encore : le niveau de nos enfants à l'école. Les derniers résultats PISA sont mauvais. Dans les pays riches, les scores continuent de reculer en mathématiques et en lecture. La Belgique n'échappe pas à la tendance : la compréhension en lecture régresse, et près de trois élèves sur dix n'atteignent pas le niveau minimal requis. Les raisons sont multiples. Le Covid a laissé des traces profondes — cours manqués, habitudes perdues, absentéisme accru. Mais la baisse avait commencé bien avant la pandémie. Les écrans portent également leur part de responsabilité : passer d'une vidéo à une notification n'apprend pas à suivre un raisonnement. L'OCDE s'inquiète précisément de ces élèves qui lisent vite mais comprennent très mal. Or, quand on ne saisit pas l'énoncé d'un problème, les mathématiques deviennent inévitablement plus difficiles. Il faut aussi regarder l'école elle-même : le temps perdu à rétablir le calme, les enseignants trop souvent laissés seuls face aux élèves qui décrochent, les logiciels déployés sans preuve suffisante de leur efficacité. La question mérite d'être posée : pourquoi aborder ce sujet sous l'angle économique ? Parce que ces élèves seront demain des salariés, des entrepreneurs et des contribuables. Une bonne éducation, c'est d'abord la liberté de penser par soi-même et de choisir sa vie. Mais c'est aussi la capacité d'inventer, d'entreprendre, de trouver des solutions nouvelles. C'est ainsi qu'un pays crée de la richesse — et pas uniquement en travaillant davantage. Cette richesse permet d'augmenter les salaires et, par ricochet, de financer les pensions. Notre prospérité de demain se prépare dans les classes d'aujourd'hui. Les scores médiocres des tests PISA auront donc un impact direct sur nos retraites. C'est ce qu'il faut lire derrière ces chiffres. Quant à l'intelligence artificielle, elle peut certes aider à apprendre — mais elle ne peut pas nous dispenser de comprendre. Sans connaissances solides, comment repérer une réponse fausse formulée avec assurance, comme l'IA sait si bien le faire ? De quels pays faut-il s'inspirer ? Pourquoi l'Angleterre résiste à la baisse globale des résultats ? Et pourquoi le livre est supérieur aux écrans pour l'apprentissage ? Détails avec Amid Faljaoui dans la Chronique économique. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21 la radio rock'n'pop. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 09 Sep 2026 - 04min - 1539 - Record de l'extrême droite en Allemagne : la leçon économique
Ce dimanche 6 septembre, l'extrême droite allemande a fait son meilleur score depuis la guerre. Depuis, tout le monde nous explique que c'est à cause de l'immigration. Sauf que c'est justement l'une des régions d'Allemagne où il y a le moins d'immigrés. Que s'est-il vraiment passé ? Et pourquoi mille cinq cents milliards d'euros n'ont-ils pas suffi à l'éviter ? Une histoire allemande qui nous concerne beaucoup plus qu'on ne le croit. Explications avec Amid Faljaoui. Avec 44%, l'extrême droite a réalisé son meilleur score depuis la guerre dans une région de l'ancienne Allemagne de l'Est. Mais ce qui est encore plus frappant que le score lui-même, c'est la mobilisation : les gens sont allés voter en masse. Ce n'était donc pas un vote de gens fatigués ou résignés, mais au contraire un vote de gens très décidés. Depuis l'annonce des résultats, l'explication dominante est la même partout : la faute revient à l'immigration. Sauf qu'il y a un problème majeur avec cette lecture : cette région est précisément l'une de celles où il y a le moins d'immigrés en Allemagne. La véritable explication est ailleurs. Lorsque des populations ont le sentiment que le pays a avancé sans elles, elles cherchent un bouc émissaire — et désignent celui qui se voit, c'est-à-dire l'étranger. Mais la véritable raison, elle est dans le portefeuille. On pourrait alors penser que ces régions ont été abandonnées. Or, depuis la chute du mur de Berlin, l'Allemagne de l'Ouest a transféré plus de 1500 milliards d'euros vers l'Allemagne de l'Est. Et cela a fonctionné, en partie : les routes sont belles, les gares sont neuves. En 1990, un travailleur de l'Allemagne de l'Est produisait deux fois moins que son homologue de l'Ouest. Aujourd'hui, il produit presque autant — mais il gagne toujours 20% de moins. Et depuis une quinzaine d'années, cet écart ne se réduit plus. Pour comprendre les raisons de cette stagnation et comment cela a mené aux résultats électoraux en Saxe-Anhalt, mais aussi ce que cela nous révèle plus globalement, écoutez la Chronique économique d'Amid Faljaoui. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21 la radio rock'n'pop. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 08 Sep 2026 - 03min - 1538 - Pourquoi l'intelligence artificielle fait grimper le taux de votre crédit hypothécaire
Quel est le rapport entre les centres de données de l'intelligence artificielle et le taux de votre crédit hypothécaire ? À première vue, aucun. En réalité, c'est peut-être ce qui explique que votre prêt vous coûte plus cher aujourd'hui qu'il y a un an. Explication avec Amid Faljaoui, éditorialiste en chef du magazine économique Trends Tendances. Les taux d'intérêt des crédits hypothécaires sont repartis à la hausse. Et la raison est simple. Lorsqu'une banque prête plusieurs centaines de milliers d'euros sur 25 ans, elle doit elle-même les emprunter sur les marchés. Pour déterminer à quel prix, elle se réfère au taux auquel l'État belge emprunte. Or, fin août, ce taux atteignait 3,81% — un niveau record depuis 2012. Quelles sont les raisons de cette augmentation ? Le pétrole, l'inflation, des gouvernements qui ne maîtrisent pas leurs finances ? Tout cela joue, certes, mais il manque un coupable dans la liste. Depuis un an et demi, les géants américains de l'intelligence artificielle construisent des centres de données aux quatre coins du monde : des bâtiments colossaux, bourrés de machines, qui coûtent des fortunes. Des investissements si massifs que leurs bénéfices ne suffisent plus à les financer. Ils doivent donc emprunter. L'agence de notation S&P a fait le calcul : 225 milliards de dollars levés en six mois, soit près de dix fois plus que l'année précédente. Et qui prête cet argent ? Nous ! Notre argent, notre épargne, notre assurance vie, notre fonds de pension. Jusqu'ici, nos banques et nos assureurs prêtaient surtout aux États, mais un nouveau client vient de se présenter au guichet : les sociétés de l'intelligence artificielle. Elles ont besoin de centaines de milliards et, pour être servies en premier, elles proposent de payer un peu plus cher que les autres. Et l'État belge doit s'aligner s'il ne veut pas repartir les mains vides. Dans sa chronique économique, Amid Faljaoui vous explique pourquoi cela vous concerne directement et se reflète peut-être déjà dans les mensualités de votre prêt hypothécaire. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21 la radio rock'n'pop. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 07 Sep 2026 - 04min - 1537 - Pourquoi Revolut n'est pas (encore) une vraie banque
Ce matin, on va comprendre une chose simple. Encaisser une commission et prêter de l'argent, ce n'est pas le même métier. Et c'est tout le pari de Revolut, cette application que vous avez sans doute dans la poche, comme l'explique Amid Faljaoui dans sa Chronique économique. Vous avez probablement Revolut sur votre téléphone — pour les vacances, pour rembourser un ami ou pour éviter des frais de change. Mais votre salaire, lui, arrive toujours chez BNP Paribas, ING, Belfius ou une autre banque traditionnelle. Ce décalage, c'est toute l'histoire du jour. Le Financial Times consacre une longue enquête à Revolut : née en 2015, sans la moindre agence physique, l'entreprise vaut aujourd'hui plus cher que n'importe quelle banque britannique, à une exception près. Sauf que Revolut n'est pas encore vraiment une banque. Une banque classique prend votre épargne, vous verse un intérêt minuscule et prête cet argent plus cher à quelqu'un d'autre. La différence entre les deux taux, c'est sa marge — c'est le métier des grandes banques depuis toujours. L'essentiel des revenus de Revolut, lui, vient de commissions : le change, le crypto, les paiements par carte, les abonnements. Deux modèles économiques radicalement différents, deux façons opposées de gagner de l'argent. Prêter de l'argent, c'est donner une somme aujourd'hui et espérer la revoir dans vingt ans. Trois conditions entrent en ligne de compte. D'abord, il faut savoir dire non : une banque est avant tout une machine à refuser des crédits au bon moment, et cela se construit sur des décennies de données. Ensuite, il faut immobiliser du capital derrière chaque prêt. Et enfin, il faut disposer d'une épargne bon marché à prêter. Or, la plupart des utilisateurs de Revolut s'en servent comme d'un outil pratique — ils ne s'y installent pas. Pour prêter, il faut de l'épargne. Pour avoir de l'épargne, il faut être la banque principale de ses clients. Et pour être la banque principale, il faut de la confiance. Or, selon le Financial Times, l'association de consommateurs britannique Which? a constaté que Revolut concentrait le plus grand nombre de plaintes pour fraude devant le médiateur financier britannique — devant des établissements bien plus grands qu'elle. On dit parfois que Revolut veut être le Ryanair de la banque. Pour comprendre ce que cela signifie concrètement, et pourquoi la Banque Centrale Européenne a freiné sa croissance en Europe, écoutez la Chronique économique d'Amid Faljaoui en podcast. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21 la radio rock'n'pop. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 04 Sep 2026 - 04min - 1536 - Le baril de pétrole, nouvel arbitre des alliances américaines
Quand Washington a taxé le Canada à cinquante pour cent la semaine dernière, tout y est passé : les meubles, les produits laitiers, le bois. Tout, sauf un produit, soigneusement épargné. Ce produit-là raconte à lui seul la politique étrangère américaine du moment. Amid Faljaoui nous explique en quoi cela concerne aussi la Belgique. Le vendredi 28 août, Donald Trump a annoncé le plus grand accord pétrolier de l'histoire avec le Venezuela. Le Financial Times en a tiré une conclusion très sévère : les États-Unis ne connaîtraient plus d'alliés, seulement des satellites à qui l'on dicte leur conduite. Mais il manque un élément à cette analyse. Cet élément, c'est une logique en trois étapes. Les Américains se battent contre l'Iran depuis six mois. Et quand il y a une guerre dans le Golfe, le pétrole monte — les acheteurs craignent une rupture des livraisons et paient plus cher pour être servis. Un pétrole cher devient une essence chère. Or aux États-Unis, l'essence n'est pas seulement un sujet économique : c'est aussi un sujet politique. Et avec des élections de mi-mandat en novembre, un président en guerre avec de l'essence chère est un président qui risque de perdre des sièges au Parlement. Trump a donc puisé dans la réserve stratégique des États-Unis. Mais ce stock se vide, et début août, il était passé sous les 300 millions de barils. Voilà pourquoi le Venezuela entre en scène. L'accord donne aux États-Unis 55% de la production d'une nouvelle société commune, et une partie sera payée en pétrole livré à Washington à prix coûtant — précisément pour remplir cette réserve stratégique. Parallèlement, les sanctions contre l'Iran ont été lancées le 24 août, mais elles avancent au ralenti : couper réellement le pétrole iranien du marché ferait monter le prix du baril. Trump a aussi réduit les exercices militaires avec la Corée du Sud — ces manœuvres qui entraînent les deux armées à combattre ensemble et signalent à Séoul que l'Amérique viendra en cas d'attaque. Le motif : Séoul a refusé d'aider les États-Unis contre l'Iran. Le Canada n'est pas mieux loti. Une large gamme de produits canadiens se voit désormais imposer 50% de droits de douane. Tout y passe — sauf un produit ! Pour savoir lequel et comprendre pourquoi le prix du baril détermine les alliances entre les États-Unis et les autres pays, écoutez la Chronique économique d'Amid Faljaoui. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30 sur Classic 21 la radio rock'n'pop. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 03 Sep 2026 - 04min - 1535 - Quand l'algorithme décide et que l'humain disparaît : le vrai danger de l'IA
Amid Faljaoui nous rassure à moitié. La bonne nouvelle, c'est que l'intelligence artificielle ne viendra pas nous chercher avec une mitraillette. La mauvaise, c'est qu'elle a trouvé beaucoup plus efficace. Elle aura droit de vie ou de mort sur nous, par l'administratif. La prise de pouvoir de l'intelligence artificielle ne ressemblera pas à une révolte des machines. C'est en tout cas ce qu'affirme Yuval Noah Harari, l'historien israélien, dans un entretien récent accordé au magazine britannique "The Economist". Elle ressemblera plutôt à un abandon. Nous allons confier nos décisions aux algorithmes parce qu'ils vont plus vite et parce que nous finirons par leur faire plus confiance qu'à nos semblables. Autrement dit, le jour où l'IA prendra du pouvoir sur nos vies, elle nous enverra juste un message très poli: "Votre demande a été refusée." Et cette demande portera sur quoi, exactement? Sur un crédit bancaire, une prime d'assurance, une candidature à un emploi — peut-être même, un jour, l'accès à un traitement médical. Et quand nous demanderons pourquoi, on nous répondra: "Je suis désolé, je n'y peux rien, c'est l'algorithme." La mécanique est en réalité très simple: la révolution industrielle a automatisé la force physique, l'informatique a automatisé le calcul. L'intelligence artificielle, elle, a automatisé l'autorité — c'est-à-dire le droit de dire oui ou non, qui est aussi un droit de vie ou de mort. L'IA est déjà entrée dans les systèmes qui gouvernent nos vies. Une banque s'en sert pour évaluer notre risque, une assurance pour calculer notre prime, une entreprise pour trier des CV, une administration pour décider qui sera contrôlé. Le vrai danger n'est pas que la machine décide mal. Le danger apparaît quand une décision importante devient incompréhensible, impossible à contester — et quand plus personne ne veut en porter la responsabilité. Derrière chaque algorithme, il y a encore des humains. Mais le jour où le système se trompe, ces humains disparaissent: "Ce n'est pas nous, c'est l'IA." Une décision humaine devient alors une fatalité technique. Il est désormais trop tard pour refuser l'intelligence artificielle. Amid Faljaoui propose trois choses simples à imposer pour toute décision qui compte, afin d'éviter que les machines ne prennent le pouvoir. Pour aller plus loin et découvrir ses réponses, écoutez la "Chronique économique" en podcast. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 02 Sep 2026 - 04min - 1534 - Bart De Wever : perdre du poids, réduire les dépenses, même méthode ?
Vous avez lu partout que la Belgique doit trouver dix milliards d'ici 2029. C'est faux. L'Europe en demande seulement 7,7. Et les deux milliards trois cents de différence, c'est un choix belge, dont personne ne parle. Alors Amid Faljaoui vous explique pourquoi, en partant d'un podcast où le Premier ministre a parlé de tout. De son poids, de l'alcool, de ses insomnies et de ses parents. De tout, sauf de ça. Ce lundi 31 août, le Premier ministre Bart De Wever s'est confessé pendant plus d'une heure dans un podcast. Il a parlé de son père ouvrier, de sa mère épicière, des 143 kilos qu'il a pesés, de l'alcool, des nuits sans sommeil — et toute la presse en a fait des tartines. Mais qu'avons-nous appris sur le budget ? Rien. Pourtant, ce podcast nous explique très bien le budget, ou plutôt la mécanique. Le Premier ministre raconte qu'il pesait 143 kilos, qu'il mangeait trop, qu'il buvait trop, et qu'il a tout arrêté. Trois semaines plus tard, il va demander au pays, à nous tous, de nous serrer la ceinture. C'est le récit de la discipline appliquée d'abord à soi-même, et ensuite aux autres. Et il est difficile d'engueuler un Premier ministre qui vous avoue qu'il ne dort pas. Il y a quand même une phrase qui compte — et curieusement, personne ne l'a mise en titre : "Tout le monde va sentir les conséquences." Cela signifie qu'il n'y aura pas d'efforts ciblés sur une minorité. Cela annonce des mesures larges : TVA, index, dépenses sociales. Il y a aussi le chiffre que le podcast ne vous donne pas. On répète que la Belgique doit trouver 10 milliards d'ici 2029. Mais ce n'est pas ce que l'Europe exige. Le comité de monitoring — les hauts fonctionnaires belges qui tiennent les comptes de l'État — a calculé l'effort minimal à 7,7 milliards. Pourquoi le gouvernement a-t-il décidé, mi-juillet, de monter à 10 milliards et d'y aller deux ans plus tôt que prévu ? Pourquoi, sans cet effort supplémentaire, la dette belge gonflera-t-elle dès 2031 ? Et surtout, à qui est réellement adressé le message du Premier ministre ? Amid Faljaoui répond à ces questions dans sa "Chronique économique" à écouter en podcast. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 01 Sep 2026 - 03min - 1533 - Faut-il aussi interdire les smartphones en entreprise ?
47 secondes, c'est le temps que nous restons concentrés sur un écran avant d'aller voir ailleurs. Ce chiffre vient d'une professeure à l'Université de Californie. En 20 ans, notre attention a été divisée par 3. Après une interruption, il faut 20 à 25 minutes pour revenir à ce qu'on faisait, pour retrouver le fil conducteur et reconstruire mentalement tout ce qu'on avait empilé dans sa tête. Faisons le calcul, un cadre interrompu toutes les 20 minutes passe sa journée à récupérer de l'interruption précédente. Bref, c'est comme une sorte de moteur qui redémarre sans arrêt et ne monte jamais en quatrième. Des dirigeants d'entreprises ont applaudi l'interdiction du téléphone dans l'école de leurs filles ou de leurs garçons. Mais les mêmes ont installé dans leur entreprise une redoutable machine à interrompre : messagerie ouverte toute la journée, notifications actives, réunions qui découpent l'agenda en confettis et, surtout, réponse immédiate devenue une sorte de preuve de sérieux. On s'indigne de la dopamine des adolescents, mais on parle rarement de celle du comité de direction, par exemple, qui consulte ses messages pendant qu'un collègue présente un dossier. Un psychologue américain le dit dans une interview : le véritable dégât des écrans, ce n'est pas seulement la santé mentale des jeunes, c'est l'attention de tout le monde qui diminue. Ce n'est plus seulement une affaire de parentalité, c'est aussi une affaire de management. Chers dirigeants d'entreprise, votre entreprise ne paye pas ses cadres pour répondre à un message en 30 secondes. Elle les paye pour réfléchir, décider, inventer. Or, un cerveau interrompu toutes les 20 minutes ne réfléchit plus vraiment, il réagit. C'est du Pavlov. Alors avant d'acheter un logiciel de productivité ou de reprocher à vos équipes leur manque de concentration, regardez le système que vous leur imposez. En conclusion : nous avons interdit le téléphone à l'école pour protéger l'attention de nos enfants. Ayons le même courage dans notre entreprise. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 31 Aug 2026 - 04min - 1532 - Meta choisit de payer : l’addiction aux réseaux sociaux a-t-elle un prix ?
Des États américains ont reproché à Meta d'avoir fabriqué ces applications pour retenir les jeunes le plus longtemps possible. Mark Zuckerberg, patron de Meta, a donc préféré signer un chèque. Il ne reconnaît aucune faute mais il accepte de limiter les mineurs à deux heures par jour avec un blocage la nuit et pendant les heures d'école. Mais il y a une question que ce procès ne posera jamais : on a jugé des applications, mais personne n'a jugé l'objet dans lequel vivent ces applications, c'est-à-dire notre smartphone. Regardez le logo d'Apple : une pomme avec une morsure dedans. Le dessinateur à l'origine de cette pomme jure que ce n'est pas voulu. Tout le monde y voit pourtant la même chose : la pomme d'Adam et Ève. Racontons cette histoire biblique qui parle d'économie. Adam et Ève vivent dans le jardin d'Éden. Tout leur est permis, sauf de toucher à l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Arrive le serpent, le diable donc. Il dit à Ève que si elle mange ce fruit, ses yeux s'ouvriront et qu'elle sera comme un dieu ou une déesse. Elle mange, en donne à Adam et leurs yeux s'ouvrent instantanément. La promesse est tenue, sauf que la première chose qu'ils voient, c'est qu'ils sont tous nus. A ce moment-là Dieu les chasse du paradis. C'est exactement la même chose avec ce contrat de votre smartphone qui joue un petit peu le rôle de l'arbre de la connaissance. Vous avez dans la poche tout le savoir du monde et vous ne payez presque rien. Le prix est ailleurs : dans votre attention, qu'on revend aux annonceurs, dans votre sommeil. Personne, c'est vrai, ne vous force. Tout est simplement fait pour être irrésistible. C'est ça, l'économie de l'attention. Le produit est gratuit, comme vous le savez, parce que le client, c'est vous. L'accord entre Meta et la justice américaine touche-t-il à cette machine-là ? Meta garde-t-il son fil personnalisé et son ciblage publicitaire ? Pourquoi Meta accepte-t-il un couvre-feu pour les ados s'il n'a rien fait de mal ? Votre téléphone vous coûte-t-il plus que vous ne l'imaginez ? Ecoutez le podcast de la Chronique économique d'Amid Faljaoui. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 28 Aug 2026 - 04min - 1531 - Fusillades à Anderlecht : le plan de Bruxelles ne suffit pas
Quarante policiers, vingt caméras, des couvre-feux. Face aux fusillades à Anderlecht, Bruxelles a sorti son plan mercredi soir. Le seul problème, c'est qu'un prix Nobel d'économie nous dit pourquoi ce plan n'impressionnera personne. En tout cas pas les narcotrafiquants. On écoute les explications de notre chroniqueur économique Amid Faljaoui. Vendredi soir, un homme cagoulé tirait une douzaine de balles sur un commissariat d'Anderlecht avant de repartir en trottinette électrique. Ce mercredi soir, les autorités bruxelloises ont répondu avec trois chiffres : 40 policiers fédéraux en renfort, 20 caméras mobiles et des couvre-feux possibles dans les quartiers chauds. Pour mesurer ce que valent réellement ces annonces, il suffit de les passer au crible, comme on le ferait pour une entreprise en difficulté. Commençons par les 40 policiers. La police bruxelloise fonctionne aujourd'hui avec environ 6.800 agents pour un cadre théorique de 7.600. Ces 40 renforts comblent donc à peine 5% du déficit. Les 20 caméras mobiles, ensuite : Bruxelles en compte déjà 450, raccordées au réseau national de lecture automatique de plaques. Le problème n'a jamais été le nombre de caméras, mais leur mise en réseau. Le projet régional censé permettre aux six zones de police d'échanger leurs images de vidéosurveillance n'a jamais pleinement abouti, pour diverses raisons techniques. Quant aux couvre-feux, ils ciblent les quartiers sensibles — là où, précisément, les fusillades ne se produisent plus vraiment, puisqu'elles sont en train de migrer vers d'autres zones. Trois mesures qui, au fond, ne coûtent presque rien à ceux qui les annoncent. Et pendant ce temps, le trafic, lui, continue de fonctionner comme une véritable entreprise. C'est là qu'intervient l'éclairage du prix Nobel d'économie Gary Becker : le délinquant effectue un calcul rationnel, celui du gain espéré face au risque d'être arrêté. Sur un point de deal, les marges sont considérables et les guetteurs se remplacent en une journée. Dans ce modèle, une arrestation n'est pas une catastrophe. Amid Faljaoui décrypte dans sa chronique ce qui fait défaut au plan bruxellois pour changer la donne — et pourquoi, en l'état, il ne devrait pas inquiéter grand monde dans les réseaux de narcotrafic. À écouter dans le podcast de la "Chronique économique". --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 27 Aug 2026 - 03min - 1530 - Washington peut-il vraiment dégainer l'arme du dollar contre la Chine ?
Le dollar est l'arme économique la plus puissante du monde. Trump veut l'utiliser pour étouffer l'Iran. Mais face à la Chine, peut-il vraiment appuyer sur le bouton sans provoquer un séisme financier mondial ? C'est le paradoxe explosif que nous explique Amid Faljaoui. Washington a prévenu les banques et les entreprises étrangères : si elles continuent à commercer avec Téhéran, elles risquent de perdre leur accès au dollar. Or, le dollar étant la monnaie du commerce mondial, une banque privée de cette devise voit ses opérations devenir plus lentes, plus chères et plus compliquées. Face à cette menace, une petite banque étrangère abandonnera presque toujours l'Iran au profit du dollar. Mais Washington se heurte à un problème autrement plus sérieux : la Chine. Pékin absorberait près de 80% du pétrole exporté par l'Iran et refuse catégoriquement que les États-Unis lui dictent avec qui elle peut commercer. Théoriquement, Donald Trump pourrait sanctionner une grande banque chinoise — mais en pratique, ce serait extrêmement dangereux. La couper du dollar pourrait pénaliser des entreprises américaines et déclencher une riposte de Pékin aux conséquences imprévisibles. Le dollar, c'est l'arme nucléaire économique des États-Unis. Mais face à la Chine, Washington découvre qu'il ne peut pas non plus appuyer sur le bouton sans se retrouver lui-même dans la zone d'explosion. De son côté, Pékin ne veut pas non plus une guerre sans fin. La Chine importe effectivement énormément d'énergie et un détroit d'Ormuz paralysé, c'est un pétrole cher lui coûterait très très cher. Le scénario probable est donc celui d'une immense hypocrisie organisée. Pékin va continuer à défier publiquement Washington, mais réduira peut-être discrètement certains achats ou passera par des intermédiaires, tandis que Trump, lui, va sanctionner quelques sociétés chinoises, mais très secondaires, mais évitera surtout... les grandes banques chinoises. Quelle pourrait-être la riposte de Pékin ? Quel est le scénario probable ? Quelle est la réaction des marchés financiers ? Les détails dans le podcast de la Chronique économique d'Amid Faljaoui. Mots-clés : pétrole, matières premières, échanges, terres rares, smartphone, batteries, voitures électriques, missiles, Scott Bessent, secrétaire américain au Trésor, ministre des Finances, achats, intermédiaires. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 26 Aug 2026 - 04min - 1529 - Le bon d'État à 3,7 % : bonne affaire ou faux ami ?
Le nouveau bon d'État rapporte 3,7 %. Bonne nouvelle pour l'épargnant belge… sauf que les intérêts sont payés par l'État, donc par ce même Belge devenu contribuable. Ce qu'il gagne dans une poche, il risque de le reperdre dans l'autre. Amid Faljaoui nous explique ce paradoxe. Un bon d'État, c'est un mécanisme simple : vous prêtez votre argent à la Belgique, et en échange, l'État vous verse un intérêt chaque année et s'engage à vous rembourser votre capital à l'échéance — ici, en 2036. Pour 10 000 euros placés à 3,7 %, cela représente 370 euros bruts par an, soit 259 euros nets après prélèvement du précompte mobilier de 30 %. Mais cette échéance de 2036 mérite qu'on s'y attarde. Dix ans, c'est long, et on peut vouloir utiliser cet argent entre-temps. Le bon d'État peut certes être revendu avant son terme, mais revendre ne signifie pas nécessairement récupérer l'intégralité de la mise. Et même en attendant 2036, l'inflation aura fait son œuvre : les 10 000 euros récupérés à cette date n'auront plus qu'un pouvoir d'achat équivalent à environ 8 200 euros actuels. L'État protège votre capital en euros, mais pas entièrement votre pouvoir d'achat. Si la Belgique propose aujourd'hui un taux de 3,7 % — un niveau qu'on n'avait plus vu depuis 2012 — ce n'est pas par générosité. Les marchés financiers réclament une rémunération encore plus élevée lorsque l'État belge souhaite emprunter, parce que la dette publique est énorme et que les déficits budgétaires ne sont pas maîtrisés. Et c'est là que réside le vrai paradoxe : les intérêts encaissés par l'épargnant ne tombent pas du ciel — ils proviennent indirectement de la poche du contribuable, c'est-à-dire de nous tous. Pour comprendre à qui ce placement peut convenir et pourquoi ce bon d'État est aussi un avertissement collectif, écoutez l'intégralité de la Chronique économique d'Amid Faljaoui. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 25 Aug 2026 - 04min - 1528 - La peur est-elle devenue un investissement rentable pour les réseaux criminels ?
Revenons sur ce qui s'est passé vendredi soir à Anderlecht. Deux hommes sont arrivés en trottinette, tirent à l'arme automatique sur un commissariat, puis disparaissent. Les balles ont traversé la porte. Fort heureusement, personne n'a été blessé. Samedi matin, et durant tout le week-end, les réactions politiques sont tombées. Le ministre de l'Intérieur est profondément choqué. Le ministre président bruxellois évoque un nouvel avertissement. Le bourgmestre dénonce une pression intolérable. Quant au chef de corps, il avance la piste de représailles après les opérations de l'été. On dérange, dit-il, sous-entendu les narcotrafiquants. Mais il y a un détail qui change la lecture. Le commissariat est largement désaffecté et la commune souhaite même le vendre. Vendredi soir, fort heureusement, il était fermé. Pourquoi tirer sur un commissariat largement désaffecté ? La théorie économique apporte une réponse. Michael Spence, prix Nobel d'économie en 2001, a développé ce qu'on appelle la théorie du signal. Quand vous ne pouvez pas prouver directement votre force, vous envoyez un signal. Pour être crédible, celui-ci doit normalement être coûteux et difficile à imiter. A Anderlecht, vendredi soir, les tireurs ont produit l'apparence d'un signal très coûteux, tout en réduisant son coût opérationnel. Pour le public, mitrailler un commissariat, c'est attaquer l'État. Mais la cible est un bâtiment désaffecté, choisi en pleine nuit. Le risque pénal reste certes immense, mais celui d'une confrontation et de victimes a été donc fortement limité. C'est donc une opération de communication criminelle à très très haut rendement. Peu de moyens et un écho maximal. Les auteurs de cette fusillade ne payent d'ailleurs pas toute la facture. En économie, on appelle ça une externalité. Le coût, il est transféré à d'autres. On inquiète les habitants et on dissuade les témoins du quartier de parler. Le message est très clair. Si le commissariat lui-même peut être mitraillé, le calcul de celui ou celle qui envisageait de collaborer change du tout au tout. Quel est le signal envoyé par l'État ? Les autorités répondent par des adjectifs : choqué, inacceptable, intolérable. Et puis, par un commissaire aux drogues qui a été annoncé en février, abandonné au mois de mai, ressuscité en juin et toujours pas nommé en ce moment. Son arrivée est programmée, ou promise, pour fin septembre. On cite aussi 60 millions d'euros pour la sécurité, sans préciser ce qui est nouveau dans cette somme ou ce qui a déjà été dépensé ou évalué. Les réactions des politiques sont obligatoires mais leur valeur dissuasive est malheureusement proche de zéro. Le crime organisé ne mesure pas l'indignation d'un ministre ou d'un bourgmestre, il mesure la probabilité d'être identifié, de perdre son argent et de voir ses commanditaires être neutralisés. Donc, vendredi soir, les tireurs ont envoyé des balles dans un immeuble largement désaffecté. L'État a répondu ce week-end par des communiqués dans un espace déjà médiatique saturé. Les premiers ont donc démontré leur capacité à imposer la peur. Les seconds leur capacité à aligner des mots. Or l'autorité ne se proclame pas, elle se chiffre : suspects arrêtés, avoirs confisqués, réseaux démantelés. Et tant que cette addition n'arrivera pas, tirer sur l'État restera, en tout cas pour le crime organisé, une opération beaucoup trop rentable, hélas. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 24 Aug 2026 - 04min - 1527 - [Rediffusion] Télétravail et IA : la fin du temps de travail tel qu’on le connaît ?
Depuis qu’Oussama Ammar a publié cette phrase, notre chroniqueur économique Amid Faljaoui n’arrive pas à se la sortir de la tête. Et cette phrase, la voici : "Le télétravail a détruit la géographie du travail, et l’intelligence artificielle est en train d’en détruire la temporalité". Derrière cette formule, il y a bien plus qu’un effet LinkedIn. C’est peut-être l’un des véritables tournants du XXIᵉ siècle. Une chronique signée Amid Faljaoui. Commençons par la première partie : le télétravail a détruit la géographie du travail. Avant, travailler signifiait se rendre quelque part : on allait au bureau, on partageait un espace, on croisait des collègues, on vivait le travail dans un lieu physique. Depuis la pandémie de Covid, le travail s’est délocalisé. La géographie du travail, c’est-à-dire la frontière entre le lieu de vie et le lieu de travail, a disparu. En revanche, la temporalité, elle, demeurait : le rythme collectif restait celui du temps de travail traditionnel. L’intelligence artificielle est en train de détruire cette temporalité. Avec l’IA, le temps devient élastique. Autrefois, le contrat entre un salarié et son entreprise était simple : tu me donnes ton temps, je te rémunère pour cela. Aujourd’hui, ce modèle se fissure. L’IA exécute les tâches parfois mieux, et souvent bien plus vite. L’humain intervient ensuite pour juger, corriger, valider. Le travail ne se mesure donc plus en heures, mais en pertinence. Et ce changement est un séisme silencieux : il remet en question la notion même de contrat de travail. Si la valeur ne vient plus de la durée du travail, mais du discernement, alors comment rémunérer ce travail ? Les entreprises achètent désormais une vitesse d’impact, une capacité à produire du sens en un temps réduit. Cela rebat complètement les cartes, notamment pour les seniors : leur expérience, leur regard critique et leur sens du jugement deviennent des ressources rares et précieuses. Hier, le capitalisme exploitait le temps humain. Demain, il exploitera la rareté du jugement humain. Mais attention : cette rareté ne sera pas universelle. L’intelligence artificielle ne rendra pas tout le monde inutile, elle rendra simplement plus visibles ceux qui n’ont plus rien d’intelligent à ajouter. Et vous, qu’en pensez-vous ? --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 20 Aug 2026 - 04min - 1526 - [Rediffusion] Quand l'IA se met au service des artisans et redonne de la valeur aux métiers manuels
Et si les futurs millionnaires ne sortaient plus des universités, mais des ateliers ? Aux États-Unis, des plombiers et des électriciens travaillent déjà main dans la main avec l’intelligence artificielle. Loin de les remplacer, elle les rend plus efficaces, plus riches et plus libres. L’histoire qu’Amid Faljaoui va vous raconter renverse tout ce qu’on croyait savoir sur l’avenir du travail. Mots-Clés : ouvriers, questions, IA, gain de temps, climatisation, Floride, automatisé, intelligence artificielle, diagnostic, dollars, chiffre d’affaires, PME artisanale, technologie, cols blancs, valeur, métier manuel, savoir-faire, secteur, technologie, PDG, NVIDIA, Jensen Wang, millionnaires, ingénieurs, cadres, électriciens, plombiers, charpentiers, déclaration, puces électroniques, révolution, monde, numérique, coder, réparer, construire, agir, parents, capitalisation boursière, métiers manuels du futur, rêver, université, mains. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 18 Aug 2026 - 03min - 1525 - [Rediffusion] Ozempic, Wegovy, Mounjaro : et si les médicaments coupe-faim pouvaient freiner la croissance économique ?
Ozempic, Wegovy, Mounjaro. Ces médicaments coupe-faim sont devenus des phénomènes mondiaux. Selon le Financial Times, ils pourraient modifier nos habitudes de consommation… et peut-être même faire diminuer la croissance. En effet, moins d'appétit = moins d'achats impulsifs ! D'où la question : le capitalisme peut-il tourner avec des consommateurs plus disciplinés ? C'est à cette question que répond aujourd'hui Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique. L'intelligence artificielle est souvent présentée comme l'innovation la plus disruptive de notre époque. Pourtant, selon le Financial Times, une autre révolution pourrait transformer l'économie : les médicaments anti-obésité comme l'Ozempic ou le Wegovy, ces fameuses molécules GLP-1. Initialement développés pour traiter le diabète, ces traitements produisent un effet spectaculaire : ils réduisent drastiquement la sensation de faim en agissant directement sur le cerveau. Les patients consomment ainsi moins d'aliments, particulièrement les produits gras, sucrés et ultra-transformés. Le Financial Times s'appuie sur des données révélant que les utilisateurs diminuent significativement leurs achats de snacks et de sodas, tandis que plusieurs industriels observent un ralentissement des ventes sur les produits les plus caloriques. L'hypothèse du Financial Times repose sur un constat simple : si des millions de personnes réduisent leurs excès alimentaires, une partie de l'économie, construite sur la consommation impulsive, pourrait s'en trouver fragilisée. Cette analyse s'avère pertinente dans la mesure où notre système économique repose largement sur des achats motivés par l'envie plutôt que par le besoin. Une diminution de ces pulsions d'achat pourrait entraîner une baisse de la demande, et par ricochet, un ralentissement de la croissance économique. Cette thèse mérite toutefois d'être nuancée. La réduction de certaines dépenses ne signifie pas la disparition de l'argent, mais plutôt sa réorientation vers d'autres postes. Une personne qui dépense moins en restauration rapide peut rediriger ce budget vers le sport, l'habillement, les voyages, l'épargne ou des produits plus sains. L'argent continue donc de circuler dans l'économie, mais selon de nouveaux circuits. L'histoire offre plusieurs précédents éclairants, notamment celui de la pilule contraceptive qui, dans les années 1960, a profondément transformé la société. Certains observateurs craignaient alors que cette révolution ne déstabilise l'économie, notamment par une baisse des salaires ou une hausse du chômage masculin. En réalité, cette innovation a principalement facilité l'entrée des femmes sur le marché du travail. L'augmentation du nombre d'actifs a généré davantage de revenus, stimulé la consommation et encouragé les investissements. Loin de s'affaiblir, le système économique s'est élargi. Les médicaments coupe-faim pourraient suivre une logique similaire. Si certains secteurs alimentaires risquent de pâtir de cette évolution, la réduction des calories superflues pourrait simultanément stimuler les dépenses en santé, prévention et bien-être. La distinction entre appétit biologique et désir social s'avère cruciale dans cette analyse. Ces médicaments agissent sur la faim physique, mais n'altèrent ni l'ambition, ni le besoin de reconnaissance, ni l'aspiration au confort. Or, ces motivations constituent les véritables moteurs de l'activité économique. Le Financial Times soulève une question légitime, mais l'histoire démontre que l'économie s'adapte aux changements d'habitudes. Le désir humain ne disparaît jamais : il se réoriente simplement vers de nouveaux objets. Le capitalisme conserve donc toute sa vitalité. Mots-clés : sucre, recul, prix, ralentissement, réallocation, carte de crédit, généralisation, endettement, crainte, crise, changement, économiste, Schumpeter, destruction créatrice, capitalisme, sédatif --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. 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Mon, 17 Aug 2026 - 04min - 1524 - [Rediffusion] Modèle social européen : un luxe que l'Europe n'aura bientôt plus les moyens de s'offrir ?
Le match Europe-États-Unis ne se joue pas là où vous croyez. Si on regarde les hôpitaux et les écoles, on gagne. Si on regarde le portefeuille et l'innovation, on coule. On ne peut pas éternellement distribuer une richesse qu'on ne produit plus. Ce matin, Amid Faljaoui pose la question qui fâche : le modèle social européen est-il un luxe que nous n'aurons bientôt plus les moyens de nous offrir ? Si vous traînez sur LinkedIn ou Twitter, vous êtes forcément tombé sur ce tableau comparatif entre l'Union européenne et les États-Unis. Et ces chiffres font du bien. On y voit que chez nous, on vit en moyenne quatre ans de plus qu'aux États-Unis, avec un taux d'homicide 2,5 fois plus bas. Notre taux de pauvreté est beaucoup plus faible, le nombre de personnes en prison également, et les femmes au travail sont plus nombreuses chez nous qu'outre-Atlantique. Le clou du spectacle ? La dette étudiante : zéro euro chez nous contre 40 000 dollars en moyenne là-bas. Quand on voit ça, on se dit qu'on vit quand même très bien en Europe. C'est un discours très puissant et humainement imparable. Mais ce tableau oublie soigneusement de mentionner deux chiffres cruciaux. Le premier : le PIB par habitant. En 2008, l'économie européenne et l'économie américaine faisaient quasiment jeu égal. Aujourd'hui, l'Américain moyen est devenu environ 40% plus riche que nous. Le deuxième chiffre concerne l'investissement dans la tech. Chaque année, les Américains injectent 250 milliards de dollars de plus que nous dans la recherche et le développement. C'est la garantie que les médicaments, l'intelligence artificielle et l'énergie de demain seront inventés là-bas, et que nous devrons les leur acheter. Notre modèle social, c'est un luxe qui coûte une fortune. Pour offrir des universités gratuites et des hôpitaux modernes, il faut une machine économique qui génère de la valeur. Or l'Europe est en train de devenir championne du monde de la redistribution d'une richesse qu'elle ne produit plus. Il faut sortir d'une vision manichéenne. Les États-Unis ne sont pas un enfer et l'Europe n'est pas un paradis. Le vrai défi, c'est de comprendre que la protection sociale n'est pas un acquis éternel mais un actif qu'il faut entretenir. On ne peut pas être une puissance mondiale en étant juste une sorte de grand musée où les gens vivent vieux et en sécurité. Pour protéger l'humain, il faut d'abord protéger la croissance qui le finance. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 12 Aug 2026 - 03min - 1523 - [Rediffusion] Un laboratoire d’intelligence artificielle vient de créer un logiciel capable de pirater n’importe quel système informatique au monde
Imaginez un cambrioleur capable de trouver la faille de n'importe quelle serrure au monde, en quelques heures, voire quelques minutes. La serrure de votre banque, de votre hôpital, de votre centrale nucléaire. Maintenant, imaginez que ce cambrioleur n'est pas un homme, mais un logiciel, et qu'il vient d'être inventé, ce qui est le cas. Ce logiciel s'appelle Mythos. Il a été créé par Anthropic, l'un des laboratoires d'intelligence artificielle les plus puissants au monde. Et ce que Mythos sait faire donne des sueurs froides à toute l'industrie technologique : vous lui donnez quasiment n'importe quel programme informatique, un système d'exploitation, un navigateur, le logiciel qui fait tourner votre smartphone et il en trouve les failles de sécurité, et par milliers, y compris des vulnérabilités que les meilleurs ingénieurs de la planète n'avaient pas repérées depuis 27 ans, même dans des systèmes pourtant réputés ultra sécurisés. Bien sûr, on a déjà entendu ce refrain. Souvenez-vous, en 2019, un autre laboratoire d'intelligence artificielle avait dit à peu près la même chose : notre modèle est trop dangereux pour être diffusé. Puis, quelques mois plus tard, il l'avait quand même diffusé, et le monde ne s'était pas effondré. On pourrait donc croire que Mythos, c'est juste du marketing. Après tout, sa maison mère Anthropic affiche aujourd'hui plus de 30 milliards de dollars de revenus et se prépare plus que probablement à entrer en bourse. Rien de tel, évidemment, qu'un récit de modèle trop puissant pour le commun des mortels pour convaincre effectivement les investisseurs de sortir leur chéquier. Sauf que, cette fois, il y a un petit détail qui change tout : Apple, Google, Microsoft et des dizaines d'acteurs du cloud et de la cyber sécurité ont accepté de collaborer avec Anthropic pour justement tester Mythos dans un programme appelé Project Glasswing. Or Google est un concurrent direct d'Anthropic dans l'intelligence artificielle. Le plus vertigineux, c'est le principe : si Mythos travaille pour vous, il repère vos failles et évidemment aide à les corriger. Mais s'il travaille contre vous, il peut aider à les exploiter. Donc le même outil a deux usages : le bouclier et l'épée. C'est un peu comme si on avait inventé un médicament qui, selon la dose, peut vous guérir ou vous tuer. Mais l'histoire prend effectivement un tournant inattendu quand on regarde qui ce programme dérange le plus. Il ne dérange pas les pirates informatiques, il dérange surtout le Pentagone parce que, depuis des années, les services de renseignement américains font exactement ce que Mythos menace de rendre beaucoup plus difficile : ils stockent secrètement des failles dans les logiciels, y compris américains. Pourquoi? Pour s'en servir comme cyber-armes le jour venu. C'est une partie de leur arsenal numérique. Et si des outils comme Mythos contribuent à corriger systématiquement ces failles, ils renforcent la sécurité. Mais, évidemment, ils réduisent aussi ce stock de brèches exploitables par l'armée américaine. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 11 Aug 2026 - 04min - 1522 - [Rediffusion] Pourquoi Carrefour ne gagne que 2,50€ sur 100€ de courses ?
95 milliards de chiffre d'affaires, mais seulement 2,6 % de marge : pourquoi le géant Carrefour a-t-il des pieds d'argile ? Entre l'offensive de Colruyt et la mutation agile de Delhaize, l'enseigne n'a plus le choix : elle doit "hacker" son modèle. Découvrez comment la data et la franchise sont devenues ses bouées de sauvetage, alors que l'avenir de sa filiale belge reste en suspens. Sur le papier, le groupe Carrefour avec ses 95 milliards d'euros de chiffre d'affaires ressemble à un mastodonte invincible. Pourtant, cette apparente puissance cache une réalité économique bien plus fragile. Car il ne faut pas confondre la taille et la solidité : le chiffre d'affaires représente l'argent qui passe par la caisse, pas celui qui reste dans les comptes de l'entreprise. Avec une marge de seulement 2,6% au niveau du groupe, Carrefour ne conserve qu'un peu plus de 2,50 euros de profit pour 100 euros de courses. Cette rentabilité dérisoire signifie que la moindre erreur stratégique peut transformer ce maigre bénéfice en perte colossale. En Belgique, la situation s'avère encore plus préoccupante avec des marges encore plus faibles. Le distributeur français se trouve pris en étau entre deux redoutables adversaires qui ont chacun trouvé leur formule gagnante. D'un côté, Colruyt règne en maître sur le segment des prix bas, fonctionnant comme une véritable machine de guerre qui traque le moindre centime d'économie. Face à cette concurrence impitoyable, le consommateur belge, particulièrement sensible aux prix, n'hésite pas à délaisser Carrefour pour son concurrent moins cher. De l'autre côté, Delhaize a opéré une transformation radicale en convertissant l'ensemble de ses magasins intégrés en franchises, lui conférant une agilité redoutable et la souplesse d'un commerçant de quartier sans la lourdeur administrative d'une grande entreprise. Pour ne pas couler face à cette double pression concurrentielle, Carrefour a élaboré une stratégie de "piratage" de son propre métier articulée autour de trois axes majeurs. Le premier consiste à développer ses propres produits en devenant fabricant, une démarche cruciale pour restaurer ses marges puisque les produits maison génèrent des profits bien supérieurs à la simple distribution. Le deuxième pilier repose sur l'expansion du modèle de franchise : en confiant ses magasins à des gérants indépendants, l'enseigne allège sa structure tout en percevant des redevances plus stables, réduisant ainsi ses besoins en capital et en personnel. Le troisième axe exploite ce que l'on peut considérer comme une véritable mine d'or moderne : les données clients. Grâce aux cartes de fidélité, Carrefour analyse les habitudes de consommation sous forme anonymisée pour proposer aux marques des publicités ultra-ciblées. Cette monétisation des données génère des profits nettement supérieurs aux activités de vente traditionnelles, transformant chaque client en source de revenus multiples. L'actualité récente illustre parfaitement les défis auxquels fait face l'enseigne avec l'ouverture dominicale de ses derniers grands magasins, une mesure directement inspirée par la stratégie de Delhaize. Cependant, cette initiative comporte des risques non négligeables : si les clients se contentent de reporter leurs achats du mardi au dimanche plutôt que d'augmenter leur consommation globale, Carrefour ne génère aucun chiffre d'affaires supplémentaire. Pire encore, l'enseigne doit supporter des coûts salariaux majorés liés au travail dominical. Ce phénomène de cannibalisation des ventes démontre que même pour un géant de cette envergure, la gestion d'une chaîne de distribution reste un exercice d'équilibriste particulièrement délicat. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. 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Mon, 10 Aug 2026 - 04min - 1521 - [Rediffusion] Peut-on encore parler librement au bureau ?
Il y a peu de temps encore, on supposait qu’un appel n’était pas enregistré, sauf mention explicite. C’était une sorte de règle tacite ou une forme de courtoisie professionnelle. Aujourd’hui, l’enregistrement est devenu le paramètre par défaut. Ce qui était intrusif devient banal et ce qui relevait du consentement relève désormais du paramétrage technique. Pourquoi ce basculement ? Parce que l’IA a fait tomber le coût à presque zéro. Transcrire une heure de réunion ne demande plus un stagiaire, mais quelques centimes. L’intelligence artificielle retranscrit tout, mot à mot, et se charge de faire un résumé ainsi qu’une to-do list quelques minutes après la réunion. On enregistre tout : les cours, les conférences. Dans la vie au bureau, c’est un gain de temps appréciable, notamment pour les réunions Teams, ou même pour les réunions en présence physique. L’argument est rationnel : les bénéfices sont réels, il y a une trace précise des décisions. La possibilité aussi de rattraper une réunion manquée. Bref, c’est une sorte de mémoire organisationnelle augmentée. Le vrai sujet, ce n’est pas la productivité, c’est la spontanéité. Quand tout est enregistré, tout est potentiellement partageable. Un trait d’humour devient une citation, une critique devient un extrait, une hésitation devient une petite archive. Il ne faut qu’un clic pour envoyer la totalité de la transcription à quelqu’un qui n’était pas dans la salle. Ça, c’est plutôt positif. Mais la presse anglo-saxonne cite aussi des cas, par exemple, où après la fin officielle d’une réunion, des participants sont restés connectés pour commenter la performance d’un collègue. Le problème, c’est que l’intelligence artificielle ne quitte pas la pièce. Et, hélas, le compte rendu est parti automatiquement. Ambiance, ambiance. Les comportements changent, on devient plus prudent, plus lisse, moins direct. On sait qu’on ne parle plus seulement à des humains, mais aussi à une base de données. Donc, la vraie question n’est pas est-ce que c’est utile ? La vraie question est : qui contrôle la mémoire, donc ces données ? Car enregistrer, ce n’est pas seulement conserver, c’est structurer le pouvoir. Celui qui détient l’archive, donc les données, détient la version officielle des faits. C’est celui qui peut analyser les transcriptions, il peut mesurer qui parle le plus, qui coupe la parole, qui doute, qui domine. Et demain, qui sait ? Qui mérite une promotion ? Techniquement, tout cela est possible. Mais l’histoire récente montre une chose : quand la technologie rend une pratique facile, elle finit toujours par la normaliser. Donc le paradoxe est assez simple : nous avons gagné en efficacité, nous avons peut-être perdu en liberté informelle. Dans un monde où chaque mot peut être indexé, recherché et ressorti des mois plus tard, la parole professionnelle au bureau change de nature. Elle devient moins conversationnelle et plus stratégique, plus tactique. L’intelligence artificielle enregistre désormais tout : réunions, cours, conférences… avec résumé automatique à la clé. Progrès formidable ou nouvelle forme de surveillance douce ? --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 07 Aug 2026 - 03min - 1520 - [Rediffusion] Data mining bancaire : la Belgique vers une surveillance financière généralisée
Et si, demain, le fisc ne vous contrôlait plus parce qu'il a un soupçon… mais parce que votre profil "ressort" d'un algorithme ? Sous couvert de lutte contre la fraude, une réforme très technique est en train de changer en profondeur la relation entre l'État et votre compte en banque. Indépendants, PME, professions libérales : ce qui se met en place vous concerne directement. Une chronique d'Amid Faljaoui pour comprendre, sans jargon, ce qui avance discrètement pendant qu'on regarde ailleurs. Une nouvelle loi prévoit d'étendre considérablement les capacités de surveillance financière de l'État belge. Le fisc pourrait bientôt analyser massivement les données bancaires de tous les citoyens pour détecter des profils "à risque", marquant un changement radical de méthode. L'Autorité de protection des données tire la sonnette d'alarme et annonce un recours devant la Cour constitutionnelle. La révolution est silencieuse mais majeure. Traditionnellement, l'administration fiscale ouvre un dossier sur base d'un soupçon précis. Demain, elle pourrait d'abord analyser les données financières de l'ensemble de la population pour faire émerger des comportements jugés suspects. Cette "bascule silencieuse du data mining bancaire" transforme radicalement l'approche du contrôle fiscal. Actuellement, le Point de Contact Central (PCC), hébergé par la Banque Nationale de Belgique, permet déjà de connaître les comptes bancaires des citoyens et leurs soldes. La nouvelle législation veut considérablement élargir ce périmètre en y ajoutant les comptes à l'étranger, les comptes titres et les crypto-monnaies. Le projet prévoit de connecter toutes ces informations à l'entrepôt de données du SPF Finances pour permettre une analyse massive. Les autorités se veulent rassurantes en expliquant que les données seront pseudonymisées. Mais "pseudonymiser, ce n'est pas anonyme". Si un profil est jugé suspect, un fonctionnaire peut lever le masque et identifier immédiatement la personne concernée. L'argument de la présence humaine dans le processus ne convainc pas non plus les critiques. En pratique, cela signifie qu'"un humain reçoit des alertes déjà classées, déjà priorisées", et qu'il suit généralement les recommandations de la machine par manque de temps et face au volume de dossiers à traiter. Le débat public se concentre souvent sur des exemples anecdotiques, comme la grand-mère envoyant 50 euros à son petit-fils, exemple d'ailleurs utilisé par le gouvernement pour rassurer. Mais la question fondamentale est ailleurs : "Est-ce qu'on accepte qu'un État analyse en continu les données financières de toute la population ?" Paradoxalement, ce système risque de manquer sa cible. Les fraudeurs organisés et sophistiqués, disposant de structures et de conseillers, s'adaptent rapidement : ils fragmentent, déplacent et contournent. En revanche, les profils qui remonteront le plus souvent seront "simplement non standards" : indépendants, PME, professions libérales, personnes aux revenus irréguliers. Cette transformation majeure avance dans un silence relatif. Contrairement aux polémiques qui peuvent mobiliser l'attention publique pendant des semaines, ces décisions structurantes "glissent sous le radar" parce qu'elles sont techniques et peu spectaculaires. Heureusement, des députés vigilants et l'Autorité de protection des données maintiennent la pression. Sans cette vigilance, la Belgique risquerait de se doter discrètement d'"une sorte de Big Brother, certes très poli, mais particulièrement attentif à nos comptes en banque". --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. 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Wed, 05 Aug 2026 - 04min - 1519 - [Rediffusion] Le système de paiement par carte bancaire ou smartphone va-t-il bientôt disparaître ?
On a tendance à regarder, à scruter la Silicon Valley, mais beaucoup d'innovations qui débarquent dans nos vies passent d'abord par la Corée du Sud. C'est en quelque sorte notre laboratoire avancé. C'est pour ça que je veux vous parler aujourd'hui d'une histoire qui se passe à Séoul. Parce que demain, dans deux ans, dans cinq ans, elle se passera peut-être chez nous. Cette histoire, c'est celle de Toss, une fintech qui équivaut à une sorte de Revolut, version super app. Plus de 30 millions d'utilisateurs, presque 60% du pays. Toss vient de lancer un service appelé FacePay. Le principe est simple : vous entrez dans un café, vous commandez, vous regardez l'écran à la caisse, et hop, c'est payé. Pas de carte, pas de smartphone, juste votre visage. D'où le nom FacePay. Aujourd'hui, il y a des centaines de milliers de commerces qui sont déjà équipés en Corée du Sud ou en cours d'équipement. L'objectif est clair : faire disparaître peu à peu la carte bancaire du geste quotidien. Certains trouveront ça magnifique sur le papier. Pourtant, écoutez deux choses avant de rêver, si je puis dire. Premièrement, la Chine a déjà essayé le paiement par le visage. En 2017, Alibaba a lancé un produit très très proche, Smile to Pay. Donc vous souriez à la caisse et vous payiez. Mais l'adoption s'est heurtée à une méfiance profonde puisqu'une enquête chinoise a montré qu'une très large majorité des Chinois s'inquiétaient de la sécurité de leurs données biométriques. La Chine, qui n'est pas exactement reconnue pour son obsession de la vie privée, a quand même vu apparaître une résistance. Deuxièmement, et c'est vraiment l'argument à retenir, votre visage, vous ne pouvez pas le changer. Si on vous vole votre code de carte, la banque vous envoie un nouveau dans la semaine. Mais si une base contenant votre visage est piratée, vous gardez votre visage à vie. Ce n'est pas du tout théorique. En 2015, par exemple, l'administration américaine a perdu 5,6 millions d'empreintes digitales dans un piratage massif. Et les fraudeurs, aussi, gardent ce qu'ils ont volé. Pour toujours. Ce n'est donc pas une peur abstraite. D'ailleurs les selfies falsifiées ont bondi de 58% en un an. Le cabinet Gartner estime que d'ici fin 2026, 30% des entreprises ne feront plus confiance à la reconnaissance faciale utilisée toute seule. Dernier détail, capital : Toss, cette société sud-coréenne, prépare son entrée en bourse à New York pour une valorisation tout de même de près de 10 milliards de dollars. Et, comme par hasard, juste avant son introduction en bourse, les chiffres explosent. On parlait d'un million d'inscrits à FacePay à la fin de l'année dernière, puis on a parlé de deux millions quelques semaines plus tard. Là maintenant on parle de trois millions. Alors vous sentez bien l'odeur de la communication avant l'introduction en bourse, n'est-ce pas? Alors là, le son de tout ça, c'est quoi? C'est que la Corée, c'est vrai, c'est un peu notre boule de cristal. Ce qui s'y passe arrive souvent chez nous en différé, c'est vrai. Et donc, si on veut demain payer son café en regardant juste une caméra, posons-nous la vraie question maintenant, et pas dans 3 ou 5 ans. Est-ce que sortir une carte bancaire de son portefeuille, est-ce que c'est vraiment un calvaire? Il faudra se reposer cette question. Par contre, perdre son visage à vie, ça, c'est définitif. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 04 Aug 2026 - 04min - 1518 - [Rediffusion] Comment des élites ont-elles pu se faire piéger par Epstein ?
Aujourd’hui, regardons l’envers du décor de cette sordide affaire et son aspect "logistique". On parle de princes, d’ex-chefs d’État, de milliardaires, de banquistas… Ces hommes-là ont des ressources illimitées : s’ils veulent assouvir des vices, même les plus inavouables, ils n’ont techniquement besoin de personne. Ils n’ont surtout pas besoin d’un rabatteur comme Epstein. Ils peuvent privatiser des villas au bout du monde, acheter des silences, s’organiser tout seuls avec une discrétion absolue et sans témoin. Pourquoi aller se mettre dans la gueule du loup chez ce type, sur cette île, alors qu’il pouvait tout avoir sans risque ? La réponse n’est pas "logistique", elle est psychologique et elle tient en un mot grec que nous devrions tous reviser, ou réviser : l’hubris. L’hubris, c’est la démesure, c’est l’orgueil fou. C’est cette maladie professionnelle des ultra-puissants qui finit par leur faire croire qu’ils sont au-dessus des lois, au-dessus de la morale et surtout au-dessus du danger. Ces hommes n’allaient pas chez Epstein pour trouver des filles, ils y allaient pour trouver un club, le tourisme sexuel classique. Pour eux, c’est risqué, c’est se mélanger à n’importe qui. Epstein, lui, leur vendait une sorte d’illusion parfaite. Il leur offrait un endroit ultra-sélectif où le vice était habillé en soirée mondaine. Quand un grand patron arrivait là-bas et qu’il voyait un prix Nobel ou une tête couronnée en train de boire un verre, son cerveau désactivait l’alarme. Il se disait, si lui est là, c’est que c’est sûr, c’est que c’est validé par le groupe. C’est là que l’hubris devient mortelle : pendant qu’ils profitaient de cette fausse sécurité, grisés par leur propre puissance, le piège se refermait. Car Jeffrey Epstein n’était pas un ami hôtelier, c’était un industriel du chantage. Il faut comprendre la mécanique concrète de son système : ses maisons n’étaient pas des refuges, c’étaient des studios d’enregistrement. On sait aujourd’hui que c’était truffé de technologies, de caméras cachées, de micros, de systèmes de surveillance dans les chambres. Le but ? Fabriquer ce que les services de renseignement russes appellent du kompromat, c’est-à-dire des dossiers compromettants. La méthode était d’une simplicité biblique. On attirait ces gens-là avec du prestige et des gens intelligents pour flatter leur ego. On leur servait leur pulsion sur un plateau et on enregistrait le tout puis on archivait. Ces hommes qui, dans leur vie professionnelle, sont d’une prudence de sioux, qui ne signent rien sans avoir trois avocats à côté d’eux, ont totalement baissé leur garde par arrogance. Ils ont sous-estimé Epstein, ils le voyaient comme un prestataire de services un peu bizarre. Ils n’ont jamais imaginé qu’un type qu’ils considéraient comme un simple courtier en plaisir avait l’intelligence machiavélique de les transformer en marionnettes. Ils pensaient tenir la laisse alors qu’ils se passaient la corde au cou. Au-delà de l'abjection absolue des crimes, l'affaire Epstein pose une question vertigineuse sur la gestion du risque par les élites. Comment des hommes à l'intelligence financière redoutable ont-ils pu --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 31 Jul 2026 - 04min - 1517 - [Rediffusion] Deepfakes : pourquoi l'astuce virale pour démasquer les escrocs ne fonctionne déjà plus
Une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux prétend enseigner une méthode infaillible pour détecter les escrocs lors d'appels en visioconférence. Cependant, cette technique présente un défaut majeur : les cybercriminels ont également accès à cette information. Ces derniers ne se contentent plus de tentatives de séduction en ligne, mais visent directement les données bancaires et les virements frauduleux de leurs victimes. Notre chroniqueur économique Amid Faljaoui analyse pourquoi cette solution miracle pourrait déjà être obsolète. Imaginez recevoir un appel en visioconférence. Vous voyez votre interlocuteur, vous l'entendez parler, mais êtes-vous absolument certain que ce visage à l'écran n'est pas fabriqué par un logiciel en temps réel ? La réponse est non, et c'est exactement là que réside le problème. Personne ne peut plus être certain de l'authenticité d'un visage en vidéo, une réalité qui ouvre la porte à de nouvelles formes d'escroquerie particulièrement sophistiquées. Sur les réseaux sociaux, une créatrice de contenu propose une solution apparemment simple : demander à votre interlocuteur de passer sa main devant son visage. Si c'est un deepfake, ce faux visage généré par intelligence artificielle, le masque numérique devrait sauter et révéler la supercherie. Cette astuce, largement partagée, donne l'impression d'offrir une protection infaillible contre ces nouvelles arnaques numériques. Le problème majeur de cette méthode réside dans sa date de péremption, probablement déjà dépassée. Les outils de deepfake évoluent à une vitesse vertigineuse, et ce qui faisait bugger ces technologies hier ne les fait plus broncher aujourd'hui. La vidéo continue pourtant de circuler massivement, et les utilisateurs continuent de s'y fier aveuglément. Cette situation illustre un piège classique de la vulgarisation sur les réseaux sociaux. Contrainte par le format court de 40 à 60 secondes, l'information se simplifie et évacue les nuances essentielles. En matière de sécurité numérique, supprimer ces "oui mais" devient particulièrement dangereux, car cela crée une fausse impression de sécurité. Les deepfakes représentent aujourd'hui une menace économique réelle. Des escrocs utilisent le visage de patrons pour demander la validation de paiements urgents, ou se font passer pour des conseillers bancaires en visioconférence. Des entreprises, y compris en Belgique, perdent des dizaines de milliers d'euros sur des appels vidéo de quelques minutes seulement. Face à cette menace évolutive, les experts recommandent de ne jamais se fier à un seul test. Il faut multiplier les vérifications : demander un mouvement de profil (les deepfakes gèrent encore mal les rotations), vérifier la synchronisation entre les lèvres et le son, poser une question absurde pour observer les micro-expressions. Et surtout, en cas de doute sur un virement, raccrocher et rappeler sur un numéro trouvé indépendamment. Car un conseil de sécurité périmé s'avère pire qu'aucun conseil : il donne aux victimes la certitude, seule chose qui profite vraiment aux escrocs. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 30 Jul 2026 - 03min - 1516 - [Rediffusion] L’Europe est devenue le maillon faible de l’Occident, selon le patron d'une grande banque américaine
Jamie Dimon, patron de JP Morgan, la plus grande banque du monde, vient de faire ce que personne n’ose faire en Europe : un diagnostic brutal. Il s’est exprimé dans un séminaire organisé par l’agence d’information financière Bloomberg. Selon lui, le vrai danger pour l’Occident, ce n’est pas la Chine, ce n’est pas l’intelligence artificielle, ce ne sont même pas les cyberattaques ou les drones russes, le vrai danger c’est l’Europe elle-même. Le banquier le plus puissant du monde rappelle que l’Europe pesait presque autant que les États-Unis il y a 30 ans à peine (elle pesait 90% du PIB américain). Aujourd’hui, elle ne pèse plus que 65%. Pourtant, personne ne l’a frappée, personne ne l’a sabotée. L’Europe s’est affaiblie toute seule, selon Jamie Dimon, à force de confondre progrès et tracasseries administratives. Dans la version de ce banquier américain, le génie européen n’a pas disparu, il est juste coincé dans une salle d’attente administrative. On y valide les idées avant de les exécuter, on vérifie les formulaires avant de vérifier la réalité et on demande trois signatures pour autoriser une quatrième. Selon lui, pendant que le reste du monde construit des fusées, l’Europe vérifie si le lanceur respecte la norme ou la directive sur le bruit. Mais là où Dimon est encore plus mordant, c’est lorsqu’il décrit le futur. Une Europe trop lente finit, selon lui, par se fissurer. On verra alors réapparaître un continent fragmenté où chaque pays protège son petit territoire politique. Bref, un décor parfait pour les grandes puissances comme la Chine qui préfère diviser pour mieux négocier. L’Europe, en se fragmentant, ressemblerait davantage à l’Europe d’avant 1914. Et donc, dans ce tableau, assez sombre, hélas, l’Europe n’est plus un bloc économique, c’est juste un alignement de guichets et les grandes puissances n’ont plus besoin des stratégies sophistiquées. Il leur suffit d’avancer case par case, capitale par capitale. Et, d’ailleurs, le patron de JP Morgan avertit les États-Unis, avertit Washington : laisser l’Europe s’affaiblir, c’est affaiblir l’Alliance entière. Et, dans un monde de tensions, un partenaire en sous-régime devient rapidement un problème de sécurité nationale pour les États-Unis. Il le dit sans précaution oratoire : il faudra aider l’Europe, malgré elle, et par tous les moyens, y compris coercitifs. Il y va de l’intérêt des États-Unis, selon lui. En réalité, ce que ce banquier dit tout haut, c’est ce que le patronat américain pense de nous autres Européens : dans la compétition mondiale, l’Europe ne perd pas parce qu’on la dépasse, elle perd toutes les batailles économiques parce qu’elle s’arrête elle-même au milieu de la piste pour relire le règlement. Bref, l’Europe étouffe ou étoufferait de son hyperréglementation. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 29 Jul 2026 - 03min - 1515 - [Rediffusion] Une "taxe des millionnaires" pourrait-elle vraiment sauver les finances publiques belges ?
Une nouvelle taxe, appelée "taxe des millionnaires", promet de faire contribuer ceux qui possèdent plus d’un million d’euros. Certains y voient un acte de justice sociale, d’autres un simple coup de communication. Mais derrière le slogan, que cache réellement cette idée ? Écoutez la chronique d’Amid Faljaoui pour comprendre pourquoi cette taxe pourrait bien n’être qu’un mirage budgétaire. Le budget fédéral belge ressemble à une baignoire qui fuit : les dépenses augmentent plus vite que les recettes et les responsables politiques cherchent à combler les trous. C’est dans ce contexte que le parti socialiste flamand Vooruit a mis l’idée d’une « taxe des millionnaires » sur la table. Le principe paraît simple : si vous possédez plus d’un million d’euros en actifs financiers – comptes d’épargne, comptes à terme, assurances, actions, crypto-monnaies –, vous seriez taxé selon un barème progressif allant de 0,3 à 0,6 %. Cette taxe soulève toutefois plusieurs questions. D’abord, celle de son efficacité, car rien n’empêche les plus riches de déplacer leurs avoirs à l’étranger ou de recourir à de nouvelles formules d’optimisation fiscale. Ensuite, celle de la vie privée : pour prélever cette taxe, Vooruit propose de donner au fisc un accès direct au point de contact central de la Banque nationale, qui recense déjà tous les comptes bancaires des Belges, avec l’idée donc d’en faire un véritable cadastre des fortunes. Sur le plan symbolique, l’idée séduit. Elle donne le sentiment que l’effort budgétaire serait mieux réparti et que la classe moyenne ne supporterait pas, une fois encore, l’essentiel de la charge. Mais sur le plan pratique, le rendement demeure très incertain. La Belgique fait face à un problème structurel de dépenses. La taxe des millionnaires n’est pas la baguette magique qui sauvera les finances publiques. Elle illustre surtout un réflexe politique ancien : face à une dette publique qui explose, on préfère inventer une nouvelle taxe plutôt que de repenser en profondeur la manière dont l’État dépense l’argent des citoyens. Mots-clés : fuite, logique, proposition, maison, appartement, immobilier, calcul, rendement, étude universitaire, patrimoine financier, efficacité, France, impôt de solidarité sur la fortune ISF, contribuable, coup de communication, solution, débat, parlement, bataille politique, gauche, droite, compromis --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 28 Jul 2026 - 04min - 1514 - [Rediffusion] La famille Trump a-t-elle arnaqué ses militants avec des bitcoins ?
Les fils de Donald Trump auraient engrangé un milliard de dollars avec des crypto-monnaies, alors que le grand public, lui, voit que le bitcoin est en train de boire la tasse. Voici les explications. Quatre jours avant l'investiture de Donald Trump à la Maison Blanche, un prince des Émirats s'engage à investir jusqu'à 500 millions de dollars dans World Liberty Financial, la plateforme crypto créée par la famille de Donald Trump. Quelques mois plus tard, heureux hasard, son pays obtient l'accès à des puces électroniques d'intelligence artificielle extrêmement sensibles que l'administration américaine précédente refusait de leur vendre, pour raisons de sécurité. On n'a pas, à ce stade, la preuve juridique d'un deal "cash contre puce", mais la séquence politique-business est suffisamment alignée pour soulever, à tout le moins, des soupçons de contrepartie. World Liberty Financial, donc la plateforme crypto de la famille Donald Trump, émet des jetons estampillés Trump. Parmi eux, les meme coins, une expression qui désigne des crypto-monnaies sans valeur économique réelle, créées uniquement autour d'une marque, d'une personnalité ou d'un symbole politique, ici en l'occurrence Donald Trump et sa femme Melania. Le prix de ces memes coins ne repose sur rien d'autre que sur l'enthousiasme des acheteurs et l'effet de communauté. On transforme donc l'adhésion politique en demande spéculative. Les fans, si je puis dire, achètent et les coûts remontent. C'est là que le piège se referme. Pendant que les fils de Donald Trump et les premiers investisseurs sécurisent leurs gains, les petits porteurs voient leur économie fondre. Les memes coins Trump et Melania ont d'ailleurs perdu entre 75 et 90% de leur valeur depuis leur sommet. Des dizaines et des dizaines de milliers de militants qui croyaient donc investir dans l'Amérique de Trump se retrouvent avec des actifs qui ne valent presque rien. Pendant ce temps, l'écosystème Trump crypto, lui, a déjà engrangé des centaines et des centaines de millions de dollars de revenus pour ses promoteurs, c'est-à-dire pour la famille Trump. C'est le schéma pyramidal classique : les premiers rentrés gagnent et les derniers payent l'addition. Mais le vrai coup de génie, c'est le stablecoin USD1 : vous déposez de vrais dollars et on vous donne un jeton censé valoir 1 dollar. L'entreprise Donald Trump place ses dollars en obligation d'État américaine à du 4-5% par an. Comme pour la plupart des grands stablecoins, ces intérêts ne vont pas aux utilisateurs (à vous, à moi ou à l'américain moyen), mais à l'émetteur, donc à la famille de Donald Trump. Résultat, des estimations évoquent jusqu'à 80 millions de dollars de revenus annuels possibles pour la famille Trump, générés par l'argent des particuliers. Pendant ce temps-là, l'Américain moyen garde son jeton qui vaut toujours 1 dollar. Et elle encaisse tous les intérêts sur leur argent. Ce n'est plus seulement une famille qui se sert de sa notoriété pour gagner de l'argent. C'est un président en fonction dont la famille encaisse des intérêts sur la dette d'un État qu'il dirige et qui accueille comme investisseur majeur un prince étranger dont le pays obtient ensuite des avantages stratégiques. Bienvenue donc dans l'Amérique de 2026. Les militants ruinés ont cru acheter du patriotisme numérique. Ils ont en réalité juste financé le fonds de pension de la famille présidentielle. Et pendant que des milliers de petits porteurs américains regardent leurs économies s'évaporer, les fils du président ont transformé la Maison-Blanche en salle de marché. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. 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Mon, 27 Jul 2026 - 04min - 1513 - Derrière la baisse d’impôt, la vraie note reste salée
On vous annonce une baisse d'impôt, on vous vend le geste, mais jamais la facture qui va avec. Décortiquons, parce qu'une fois qu'on regarde derrière l'annonce, la réalité n'est plus la même. L'exemple du jour vient de Bruxelles, mais la leçon vaut pour tout le monde. La région de Bruxelles-Capitale a décidé de baisser un impôt : un point de pourcentage en moins sur l'impôt des personnes physiques. Le gouvernement présente ça comme un geste pour retenir les familles qui quittent la capitale. Regardons ce que ça vaut vraiment. Première question, combien ça vous rapporte? Si vous êtes seul avec 2700 euros net par mois, ça fait 147 euros par an. Pour un couple avec deux enfants, ça fait 152 euros. Faites le calcul avec moi : à peu près 12 euros par mois, le prix d'un abonnement de streaming. On est donc loin de la somme qui vous fait rester dans une ville ou la quitter. Premier problème, le gouvernement dit vouloir freiner le départ des familles. Mais qui va déménager pour 12 euros? Ce qui pousse les gens dehors, c'est autre chose : le prix du logement, beaucoup trop cher, le précompte immobilier quand on est propriétaire, la galère pour trouver une place à l'école (à Bruxelles, les places manquent du maternel au secondaire)... 12 euros par mois, ça ne va rien changer à tout ça. Deuxième problème, et c'est le plus important : pendant que la région vous rend 150 euros, votre commune, elle, vous en reprend. Attention, ne confondez pas deux impôts différents. Le premier, c'est le précompte immobilier. Il frappe les propriétaires, il est calculé sur la valeur de votre bien. En 2026, presque une commune bruxelloise sur deux l'augmente. Le second, c'est l'additionnel communal. C'est-à-dire que votre commune ajoute un pourcentage sur votre impôt sur le revenu. Et ça, ça touche tous ceux qui travaillent. Trois communes bruxelloises l'augmentent aussi. Donc, d'un côté, vous avez la Région qui vous fait un cadeau, et puis, de l'autre, la commune qui le reprend. Et souvent, au bout du compte, vous êtes perdant. Troisième problème : le budget. Le ministre des Finances jure que cette baisse ne met pas en danger le retour à l'équilibre promis pour 2029. Sauf qu'on sait déjà que le déficit bruxellois dérape. Il devait tourner autour de 950 millions cette année et on file plutôt vers 1,25 milliard. Et la dette continue de gonfler vers 16 milliards. Bref, les caisses sont vides, ultra-vides. Ces 58 millions que coûte cette baisse d'impôts viennent d'où? Personne ne le dit. Réduire une recette sans dire comment on la remplace, dans une région qui est déjà dans le rouge, ça pose question. Alors, ce n'est pas une fausse mesure. La baisse, elle existe, elle passera. Mais on vous vend très très cher un tout petit geste. Ça s'applique en 2028 sur vos revenus de 2027. Mais d'ici là, le vrai match se joue dans votre commune. Que vous soyez de Bruxelles, de Namur ou de Liège, la prochaine fois qu'on vous annonce une baisse d'impôt, ne regardez pas ce qu'on vous rend d'une main, regardez ce qu'on vous reprend de l'autre. C'est là, et nulle part ailleurs, que se cache votre véritable facture. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 20 Jul 2026 - 03min - 1512 - Le médicament du futur : vous soigner avant même d'être malade
Est-ce qu'on peut vous vendre un médicament alors que vous allez très bien ? Une entreprise y croit tellement qu'elle vient de battre un record vieux comme la pharmacie. Mille milliards de dollars en Bourse. Grâce à une simple piqûre pour maigrir. Et ça, ce n'est que le début de son plan. Un plan qui pourrait bien vous concerner, comme l'explique notre chroniqueur économique Amid Faljaoui. Le laboratoire américain Eli Lilly, fondé en 1876, pèse aujourd'hui 1 000 milliards de dollars en capitalisation boursière. Jamais un laboratoire pharmaceutique n'avait atteint un tel montant. Ce qui l'a hissé aussi haut ? Une petite piqûre pour maigrir, capable de faire perdre jusqu'à un cinquième du poids corporel. Ce qui étonne d'emblée, c'est que ce géant repose presque entièrement sur un seul produit : une unique substance, vendue sous deux noms différents — l'un pour le diabète, l'autre pour l'obésité. À elle seule, cette molécule représente près des deux tiers du chiffre d'affaires de l'entreprise. La deuxième surprise est encore plus révélatrice. Le patron d'Eli Lilly ne souhaite pas limiter son marché aux seuls malades. Dans un entretien accordé au magazine économique The Economist, il détaille son ambition : vendre de la santé à des gens qui vont très bien. L'idée n'est plus de guérir des maladies, mais d'empêcher les gens de tomber malades, en administrant des traitements avant même l'apparition des premiers symptômes. Eli Lilly teste ainsi son traitement contre la maladie d'Alzheimer sur des personnes qui n'en présentent encore aucun signe. L'intention peut sembler louable. Mais ce qu'implique concrètement ce modèle, c'est de maintenir des personnes en bonne santé... sous médicament, pendant des années, parfois à vie. Eli Lilly ambitionne de ressembler moins à un laboratoire pharmaceutique et davantage à une entreprise technologique, dont le produit serait la santé préventive à grande échelle. Deux questions fondamentales se posent alors. La première est économique : qui finance ces traitements ? Le médicament coûte cher, et doit être payé aujourd'hui, alors que le bénéfice — éviter une maladie — ne se mesurera peut-être que dans vingt ans. Qui acceptera de débourser une fortune pour une maladie qui, peut-être, n'arrivera jamais ? La seconde question est plus troublante encore : jusqu'où est-il légitime de soigner des gens qui ne sont pas malades ? À partir de quel seuil décide-t-on qu'une personne en bonne santé a besoin d'un traitement ? N'est-ce pas, au fond, une façon de vendre des médicaments à tout le monde, tout le temps ? --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 17 Jul 2026 - 04min - 1511 - Sans le savoir, vous avez peut-être investi dans SpaceX, la fusée d'Elon Musk
Vous détestez peut-être Elon Musk. Mais votre fonds de pension, lui, vient d'acheter du SpaceX. Sans vous demander votre avis. C'est ce qu'explique Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique. Possédez-vous des actions SpaceX? Spontanément, vous répondrez probablement non. Et pourtant, il y a de fortes chances que vous déteniez un tout petit bout de la fusée d'Elon Musk, sans le savoir, sans même l'avoir choisi. Le 12 juin dernier, SpaceX a signé la plus grosse entrée en bourse de tous les temps. L'action a grimpé rapidement jusqu'à 225 dollars, avant de redescendre à son prix de départ. Mais ce mouvement spectaculaire a eu une conséquence discrète et massive : le jour où SpaceX a intégré les grandes listes d'actions mondiales, notre épargne s'est mise à en acheter, automatiquement, sans nous consulter. Notre pension, notre assurance groupe, notre plan d'épargne bancaire — une bonne partie de cet argent n'est pas simplement déposé sur un compte. Il est placé en bourse à travers des fonds. Et beaucoup de ces fonds sont des fonds dits "indiciels" : ils se contentent de reproduire une liste préétablie. La plus connue de ces listes, c'est le MSCI World, une sorte de classement des plus grandes entreprises mondiales. Ces fonds achètent donc tout le classement, dans l'ordre, sans distinction. Or, SpaceX vient d'y faire son entrée — en accéléré, et directement dans le top 10. Résultat : tous les fonds de ce type, partout sur la planète, ont été contraints d'acheter du SpaceX. Y compris ceux qui gèrent une partie de notre retraite, ici en Belgique. Il se passe pourtant quelque chose d'inhabituel. En temps normal, quand tout le monde est mécaniquement forcé d'acheter un titre, son prix monte. Mais cette fois, malgré tous ces achats obligatoires, l'action SpaceX a quand même chuté d'un tiers. C'est un très mauvais signal : quand un achat forcé ne suffit pas à soutenir un cours, c'est que la méfiance des marchés est profonde. SpaceX est une entreprise qui perd de l'argent — près de 5 milliards de dollars de pertes sur la seule année écoulée. Et elle n'est plus vraiment une société de fusées : SpaceX a fusionné avec xAI, la branche intelligence artificielle de Musk. Dès lors, si l'IA tousse, l'action chute. Elle fluctue près de six fois plus fortement que le marché ordinaire, pendant qu'Elon Musk conserve à lui seul plus de 80% des droits de vote de l'entreprise. La leçon est concrète. Ce fonds indiciel que l'on présente volontiers comme un placement sage et bien rangé n'est pas neutre. Il achète tout, y compris les paris les plus risqués, sans jamais solliciter notre accord. Il vaut donc la peine d'aller regarder de plus près ce que contient votre fonds de pension. Vous pourriez bien y découvrir un petit bout de SpaceX — et donc un petit bout de la planète Mars. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 16 Jul 2026 - 04min - 1510 - Derrière la crise d'Ormuz, une menace concrète sur vos factures de chauffage
Lundi, Donald Trump se proclame gardien du détroit d'Ormuz et impose un péage à tous les bateaux qui passent. Mardi, il annule tout. Vingt-quatre heures, pas plus. Et pendant qu'il fait et défait, une question se pose : qu'est-ce qui nous attend, nous ? Le gaz qu'on ne stocke pas cet été, on va le payer plein pot cet hiver. La chronique éco d'Amid Faljaoui explique comment notre facture de chauffage de janvier se joue cette semaine, en plein mois de juillet. Il y a un mois, Washington et Téhéran signaient 60 jours de trêve. L'objectif : déminer le détroit d'Ormuz et faire repartir les bateaux sans droit de passage. Mais rien de ce qui avait été promis n'a eu lieu. Au lieu du déminage, des frappes. Au lieu d'un trafic qui repart, l'Iran qui referme le détroit jusqu'à nouvel ordre. Au lieu d'un péage supprimé, un péage inventé par Trump lundi et retiré dès le mardi. Voilà avec quel sérieux se pilote aujourd'hui le prix mondial de l'énergie. Les marchés, eux, ne bluffent pas. Le baril de Brent est repassé au-dessus de 85 dollars. Le gaz européen a bondi de 8% en une seule séance. Et c'est là que la situation nous concerne directement, en Belgique. En temps normal, l'été est la saison où l'Europe profite de prix plus calmes pour remplir ses réserves de gaz — des stocks qui seront ensuite consommés tout au long de l'hiver. Sauf que cette année, ça coince. Le Qatar, l'un de nos principaux fournisseurs, a stoppé ses livraisons ce week-end. Résultat : les réserves se remplissent beaucoup trop lentement. On répète partout que l'Iran tient le robinet. À court terme, c'est exact. Mais ce levier perd de sa valeur à chaque usage. En fermant Ormuz, l'Iran étrangle d'abord sa propre économie. Et pendant que Téhéran serre le poing, le reste du monde s'organise : l'Arabie saoudite réoriente son brut par la mer Rouge, les navires longent davantage la côte d'Oman, l'Asie réduit sa consommation. Chaque semaine de fermeture apprend un peu plus au monde à se passer du détroit d'Ormuz. C'est le piège classique de l'arme économique : plus on s'en sert, moins elle fait mal — et plus elle abîme celui qui l'a brandie. Il reste un obstacle que l'on sous-estime : les assurances maritimes. Avant la crise, couvrir un pétrolier au passage d'Ormuz ne coûtait presque rien. Au pic des tensions, les primes ont été multipliées par 40. Trump peut tenter de rouvrir le détroit demain, mais les assureurs, eux, mettront des mois à revenir. Et sans confiance rétablie, pas de bateau. Sans bateau cet été, pas de réserves remplies. La facture de ce blocage de juillet, on la découvrira sur nos relevés de chauffage cet hiver. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 15 Jul 2026 - 04min - 1509 - Le hold-up silencieux sur AG Insurance: BNP s'empare d'un fleuron belge sans faire de bruit
Tout le monde regarde Belfius en ce moment. Personne ne regarde AG. Pourtant, AG Insurance assure un ménage belge sur deux, et détient 68 milliards de notre épargne. Le 28 avril dernier, une banque française en est devenue le premier actionnaire. Sans OPA. Sans débat. Sans un mot au Parlement. Aujourd'hui, on ne rachète plus un fleuron belge. On prend simplement le contrôle de tout ce qu'il y a autour. Amid Faljaoui nous raconte comment, dans la chronique économique. Au gouvernement, toute l'attention se concentre sur Belfius. L'État envisage d'en céder 20% pour financer la défense, espérant en tirer 2 milliards d'euros. Sauf qu'un investisseur qui entre à hauteur de 20% sans minorité de blocage ni perspective de contrôle dispose d'un avantage considérable : il peut négocier à la baisse. Si la vente se fait dans ces conditions, elle se fera probablement au rabais. L'État vendra un joyau, et le vendra mal . Mais pendant que le débat public tourne autour de Belfius, AG Insurance est passée sous les radars. Premier assureur du pays, AG couvre un ménage belge sur deux. Depuis la chute de Fortis en 2008, BNP Paribas détenait une participation dans AG. Le 28 avril dernier, la banque française a échangé cette part directe contre des actions dans Ageas, la société belge cotée qui possède AG. Le glissement est subtil mais décisif : BNP ne détient plus un bout du bâtiment, elle détient un bout du propriétaire, ce qui en fait, de très loin, le premier actionnaire d'Ageas. Un accord empêche BNP Paribas de dépasser 25% du capital. Mais Ageas est une société sans grand actionnaire belge de référence, dont le capital est éparpillé entre des milliers de petits porteurs qui votent peu. À l'Assemblée Générale du 20 mai dernier, seulement deux tiers des actionnaires étaient présents. Résultat : BNP, avec un quart du capital, pesait près de 4 voix sur 10 dans la salle. Minoritaire sur le papier, décisive dans les faits. Mais le poids dans les votes n'est même pas l'essentiel. Un assureur exerce deux métiers : vendre des contrats et placer l'argent récolté. Sur les deux fronts, BNP est désormais aux commandes. Ce même 28 avril, AG s'est engagée à distribuer ses assurances dans les agences BNP Paribas Fortis pendant 15 ans, jusqu'en 2042 — un réseau qui inclut aujourd'hui les bureaux de poste, rachetés à 100% par BNP en 2022. AG n'est pas seulement le premier assureur du pays, c'est aussi le premier investisseur : 68 milliards d'euros placés, nos pensions, notre épargne. Le même 28 avril, un accord a confié une partie de cette gestion au gestionnaire de fonds de BNP Paribas. Cet argent partira donc à Paris. Celui qui vend nos assurances, celui qui gérera notre épargne, celui qui pèse le plus lourd le jour du vote : c'est BNP, société française. Rien de tout cela n'est illégal. Tout est public. Simplement, personne n'en a parlé. On objectera qu'AG reste une société belge — c'est vrai. La Générale de Belgique aussi était encore belge, la veille du jour où elle ne l'était plus. La Belgique est peut-être en train de perdre un de ses derniers fleurons financiers, dans une indifférence presque totale. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 14 Jul 2026 - 04min - 1508 - Ouvrez le capot : votre voiture "européenne" est fabriquée en Chine
Vous croyez rouler japonais ? Anglais ? Français ? Ouvrez le capot. Le marché automobile belge ne survit aujourd'hui que grâce aux voitures fabriquées en Chine. Y compris celles qui portent une marque bien de chez nous. Ce matin, Amid Faljaoui raconte comment l'Europe a perdu la partie sans même s'en rendre compte. Le marché automobile belge a reculé de presque 2% au premier semestre. 230 000 voitures vendues, sauf que derrière ce chiffre qui traduit la tendance d’un marché stable il se passe quelque chose d'énorme. Le marché automobile belge a reculé de près de 2% au premier semestre, avec 230 000 voitures vendues. Un chiffre qui donne l'impression d'un marché stable — mais derrière cette façade, il se passe quelque chose d'énorme. Les marques qui tirent les ventes vers le haut sont toutes chinoises : BYD affiche +99% en six mois, MG +171%, Omoda +463%, et Leapmotor — le partenaire chinois de Stellantis — +353%. Sans ces voitures-là, le marché belge en train de plonger. Mais le plus révélateur, c'est ce qui se cache derrière les marques que l'on croit connaître. Mazda repart à la hausse (+38% en six mois) grâce à deux nouveaux modèles électriques, la Mazda 6e et le Crossover CX-6e — tous deux fabriqués en Chine. La Mini Aceman, marque britannique appartenant à BMW, cartonne en Belgique et sort, elle aussi, des usines chinoises. La réalité est donc bien différente du récit qu'on nous a vendu. Pendant trois ans, le discours dominant a été celui d'une guerre commerciale : les Chinois débarquent, l'Europe se défend à coups de droits de douane. Mais la véritable histoire est plus dérangeante. Les constructeurs européens et japonais ne subissent pas la Chine — ils y produisent, ils y achètent leurs batteries et leurs chaînes de montage. La raison est simple : fabriquer une voiture électrique en Chine coûte, selon les estimations, 30 à 40% moins cher qu'en Europe. Et ce n'est pas uniquement une question de salaires. C'est avant tout une question d'intégration industrielle. Les Chinois maîtrisent l'ensemble de la chaîne de valeur, du lithium raffiné jusqu'à la voiture terminée. L'Europe, elle, assemble des pièces achetées ailleurs. Le débat sur les droits de douane arrive trop tard. On peut taxer une voiture qui franchit une frontière, mais on ne peut pas taxer une compétence. Et cette compétence, aujourd'hui, elle est en Chine. BYD construit une usine en Hongrie. Leapmotor fait assembler ses véhicules chez Stellantis en Pologne. Dans cinq ans, les voitures chinoises vendues en Europe seront fabriquées en Europe — par des ouvriers européens, avec de la technologie chinoise. La question n'est donc plus de savoir comment empêcher les Chinois d'entrer. Ils sont déjà là, dans nos usines, sous nos capots, derrière nos marques familières. La vraie question est plus fondamentale : qu'est-ce que l'Europe sait encore faire toute seule ? --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 13 Jul 2026 - 04min - 1507 - Le nouvel ennemi du pétrole, ce n'est plus la guerre — c'est la surproduction
La guerre est de retour entre l'Iran et les États-Unis. Des missiles volent au-dessus du détroit d'Ormuz, par où passe un baril de pétrole sur cinq. Normalement, à cet instant précis, votre plein d'essence devrait s'envoler. Eh bien non. Le baril ne bouge pas trop. Pourquoi une guerre dans le Golfe ne fait-elle plus flamber le pétrole ? La réponse va vous surprendre. Et pour une fois, elle est plutôt bonne pour votre portefeuille. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, vous explique ce paradoxe. En théorie, la reprise des hostilités entre l'Iran et les États-Unis représente le scénario catastrophe qui fait exploser le prix de l'essence. Pourtant, cette semaine, le baril est resté quasi stable, aux alentours de 78 dollars. Une guerre dans le Golfe, et le pétrole qui refuse de flamber : comment est-ce possible ? Trois raisons expliquent cette situation. D'abord, les marchés sont convaincus que le conflit ne durera pas — et c'est avant tout un calcul politique. Un pétrole cher, c'est de l'essence chère, donc de l'inflation. Or Donald Trump joue sa majorité aux élections de mi-mandat le 3 novembre prochain. Il ne peut pas se permettre de laisser flamber les prix à la pompe juste avant un scrutin. Les investisseurs en déduisent qu'il va rapidement calmer le jeu — il a d'ailleurs promis cette semaine que les prix allaient baisser. Deuxième raison : les grands acheteurs avaient anticipé. La Chine, premier importateur mondial, a constitué ses réserves lorsque les prix montaient, rallumé ses centrales à charbon, et surtout, elle roule de plus en plus à l'électrique. Résultat : elle a besoin de moins de pétrole qu'auparavant. La demande mondiale commence d'ailleurs à plafonner. Troisième raison — et c'est la plus importante — le monde ne manque pas de pétrole. Au contraire, il en a beaucoup trop. De nouveaux puits sortent de terre, notamment en Amérique latine, le nouvel Eldorado du secteur. À cela s'ajoute la dislocation de l'OPEP, accélérée par le départ des Émirats arabes le 1er mai dernier, qui pompent désormais sans limite. L'offre déborde : l'Agence internationale de l'énergie prévoit déjà 2 millions de barils excédentaires par jour. Si la tendance se confirme, le plein d'essence et de diesel devrait rester bon marché dans les mois qui viennent. Pendant cinquante ans, la grande crainte était de manquer de pétrole. Chaque guerre au Moyen-Orient faisait donc grimper les prix. Aujourd'hui, la peur a changé de camp. Ce que les producteurs redoutent désormais, ce n'est plus d'en manquer — c'est d'en avoir trop, et de ne plus pouvoir le vendre le jour où la voiture électrique aura gagné la partie et où le monde aura moins besoin de pétrole. Ces pays pompent donc à toute vitesse pour écouler leur production tant qu'elle vaut encore quelque chose. C'est cette ruée vers la sortie qui tire les prix vers le bas en ce moment, même en pleine guerre. Un paradoxe saisissant, et pour une fois, plutôt favorable à votre portefeuille. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 10 Jul 2026 - 03min - 1506 - Trois raisons de ne pas se réjouir trop vite de la hausse de l'immobilier en Wallonie
Ce matin, on apprend que l'immobilier a encore grimpé en Wallonie. Et tout le monde s'en réjouit. Votre maison prend de la valeur, c'est une bonne nouvelle, non ? Pas si vite. Derrière ce chiffre qui fait sourire, il y en a trois autres qu'on ne vous montre jamais. Le mur qui se dresse devant vos enfants. Une génération entière qui ne possédera rien. Et une taxe invisible, cachée jusque dans le prix de votre café. La chronique d'Amid Faljaoui, à lire avant de vous réjouir de la prochaine hausse. Les prix de l'immobilier ont encore progressé en Wallonie. L'explication dominante pointe la baisse des droits d'enregistrement, et c'est autour de ce seul levier que le débat s'organise. Pourtant, derrière la bonne nouvelle, d'autres réalités méritent d'être regardées en face — celles dont on ne parle presque jamais. Quand l'immobilier monte, tout le monde sourit. Une maison qui prend 30.000 euros de valeur, c'est formidable. Sauf que cette plus-value, c'est le seul chiffre qu'on met en avant, et il en cache au moins trois autres. Premier angle mort : tant que vous vivez dans votre maison, cet argent, vous ne le touchez pas. Et pendant ce temps, vos enfants achètent de plus en plus tard. La part des jeunes acheteurs recule. Autrement dit, votre plus-value, c'est aussi le mur qui monte devant la génération suivante. Ce que vous gagnez sur le papier, c'est ce qu'ils devront payer en plus pour entrer sur le marché. Le deuxième aspect est plus politique. Une génération qui n'arrive plus à devenir propriétaire, c'est une génération sans patrimoine. Dans les années 80, Margaret Thatcher avait vendu deux millions de logements sociaux à leurs locataires, avec un pari simple : quand on possède quelque chose, on a quelque chose à défendre, et on vote autrement. Aujourd'hui, nous faisons exactement l'inverse. Nous fabriquons une génération qui ne possédera rien, et personne ne mesure encore ce que cela produira demain dans les urnes. Le troisième aspect est le plus concret. Le prix de l'immobilier, vous ne le payez pas seulement le jour où vous achetez un bien. Vous le payez tous les jours, sans le savoir. Dans la restauration, la règle de gestion veut que le loyer ne dépasse pas 10% du chiffre d'affaires. Traduction : sur 10 euros laissés au comptoir, 1 euro part dans la poche du propriétaire des murs. Quand le loyer explose, le patron n'a que trois options : augmenter ses prix, rogner sur la qualité, ou fermer. C'est ainsi que la hausse de l'immobilier se glisse dans votre café, votre baguette ou le prix de vos chaussures. La brique dans le ventre, on est tous d'accord. Mais la note, elle, c'est toute la société qui la paye — sans toujours le savoir. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 09 Jul 2026 - 04min - 1505 - Ce que le nombre de salariés ne vous dit pas sur la vraie valeur d'une entreprise
Quand un patron vous dit qu'il a monté sa boîte, une question tombe toujours : vous êtes combien ? Longtemps, plus le nombre de personnes était élevé, plus ça impressionnait. Sauf qu'aujourd'hui, une entreprise peut gagner deux milliards de dollars avec cinquante personnes. Ce matin, Amid Faljaoui nous explique pourquoi le nombre de salariés est devenu une fausse boussole. Un texte circule sur LinkedIn depuis quelques jours et il dit tout haut ce que beaucoup de patrons pensent tout bas : le nombre de salariés est une métrique de vanité. C'est un chiffre qui flatte l'ego mais qui ne dit rien sur la santé réelle d'une entreprise. Une société peut faire beaucoup de bruit et gagner très peu. C'est la même logique pour les effectifs : être nombreux impressionne, mais ça ne signifie pas qu'on gagne de l'argent. L'auteure de ce post va plus loin. Avant, dit-elle, on comptait les têtes. Aujourd'hui, avec l'intelligence artificielle, on les coupe parce que la machine fait le travail. Moins on est nombreux, mieux c'est. Sur ce point, elle n'a pas entièrement tort. Mais il y a un piège à ne pas ignorer. Les entreprises nées directement avec l'IA — sans passé, sans héritage, sans lourdeur organisationnelle — ne sont pas petites parce qu'elles ont licencié. Elles sont nées légères. C'est une force de départ, pas le résultat d'une cure d'amaigrissement. Le problème surgit quand une entreprise classique copie cette recette et se met à tailler dans ses équipes pour paraître dans l'air du temps. Le réveil peut être brutal. Ford, par exemple, a dû rappeler 350 ingénieurs parce que les contrôles automatisés laissaient passer des défauts. Et ce cas n'est pas isolé : aujourd'hui, deux entreprises sur trois qui ont licencié à cause de l'IA réembauchent déjà. La véritable leçon est ailleurs. Le bon indicateur, ce n'est pas combien on est, mais combien chacun rapporte. Une entreprise qui coupe sans repenser son organisation ne devient pas plus performante — elle devient plus fragile. Elle perd sa mémoire, son expérience, la confiance de ses clients. Naître léger, c'est indéniablement une force. Mais maigrir dans la panique, c'est une erreur qui se paye six mois plus tard. Compter les têtes, c'était déjà une vanité. Les couper sans réfléchir, c'est carrément une faute. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 08 Jul 2026 - 03min - 1504 - Tinder vieillit, Hinge grandit: la leçon que toute entreprise devrait retenir
Le patron de Tinder a donné une interview dans laquelle il a passé son temps à défendre son appli vedette. Sauf qu'il a oublié de parler de la seule qui rapporte vraiment. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, vous raconte ce qu'il n'a pas dit. Et la leçon vaut pour votre entreprise. Dans une interview publiée dans L'Echo, Spencer Raskoff, le patron de Match Group — qui possède Tinder, l'application de rencontre —, consacre l'essentiel de l'entretien à défendre cette application. Il reconnaît qu'elle souffre d'une mauvaise image, que les jeunes s'en lassent, qu'il va la réinventer. Il évoque même une "fatigue du dating". En résumé, il défend sa vedette qui s'essouffle visiblement. Mais il y a un mot qu'il prononce à peine : Hinge. Hinge, c'est une autre application de rencontre. Elle appartient au même groupe que Tinder, presque personne n'en parle, et pourtant c'est elle qui fait vivre la maison : son chiffre d'affaires a grimpé de 28% en un an, alors que Tinder recule. Le patron défend la star déclinante, tandis que l'argent rentre grâce à celle dont on parle le moins. Pourquoi Hinge fonctionne-t-elle ? Parce qu'à l'inverse de Tinder, qui promet des choix sans fin, Hinge promet le contraire : vous trouver quelqu'un rapidement et vous laisser partir. Deux promesses radicalement opposées. Et aujourd'hui, c'est la seconde que la génération Z préfère. Voilà ce qu'on peut en retenir — et cela vaut pour n'importe quelle entreprise. Quand un produit vieillit, deux choix s'offrent. Le mauvais : repeindre la façade et croiser les doigts. Cela fonctionne rarement. Le bon : avoir préparé en silence le produit suivant, celui qui prend le relais quand la star fatigue. Match Group a fait ce bon choix. Sans bruit, le groupe a changé de moteur, et presque personne ne l'a remarqué. Spencer Raskoff va même plus loin : il ferme les petites applications qui stagnent et concentre ses ressources sur celles qui montent. Il fait le tri. Quant à Tinder, les nouvelles inscriptions sont reparties à la hausse au printemps dernier, pour la première fois en près de deux ans. La vieille star ne meurt pas — elle apprend à vieillir. La prochaine fois qu'on vous annonce qu'un secteur est mort, méfiez-vous. Ce n'est souvent pas le secteur qui disparaît. C'est simplement une marque qui vieillit, pendant qu'une autre grandit juste à côté. Les meilleures entreprises, elles, préparent toujours l'après — et en silence. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 07 Jul 2026 - 04min - 1503 - Le compte épargne le plus sûr de Belgique est celui qui vous appauvrit le plus lentement
KBC vient d'annoncer le meilleur taux d'épargne du pays. 3,15%. Sur le papier, c'est une excellente nouvelle. Dans la réalité, ce taux record vous rapporte à peine le prix d'un plein d'essence. Amid Faljaoui, notre chroniqueur économique, fait le calcul — et il est brutal. Quant à cet argent que l'on dit "endormi" sur vos comptes ? Détrompez-vous. Il ne dort pas une seconde. Il travaille très bien — mais pas pour vous. Depuis un mois, les banques relèvent progressivement le taux de leurs comptes d'épargne. Vendredi dernier, KBC a annoncé le meilleur taux du pays : 3,15%, applicable à partir du 1er août prochain. Mais avant de se réjouir, il vaut mieux sortir la calculette. Ce taux de 3,15% ne s'applique pas à l'ensemble de votre épargne. Il concerne un compte plafonné à 500 euros par mois, pas un euro de plus. Sur un an, vous pouvez donc y verser au maximum 6.000 euros — ce qui vous rapportera 55 euros d'intérêts. Soit le prix d'un plein d'essence. Ce plafond à 500 euros par mois n'est pas un hasard. Il est calibré pour que l'affiche brille et que l'addition reste minuscule. Le taux d'épargne bancaire belge fonctionne en réalité à deux étages : un taux de base, auquel s'ajoute une prime de fidélité — que vous ne percevez que si votre argent reste bloqué douze mois consécutifs. Le vrai chiffre à retenir, c'est le taux moyen réellement versé aux épargnants belges : 0,68%. Pendant ce temps, l'inflation tourne autour de 3,2%. Votre épargne perd donc du pouvoir d'achat chaque mois. Au final, le compte le plus sûr de Belgique est celui qui vous appauvrit le plus lentement. Cette guerre des taux entre banques n'est pas une compétition au bénéfice des épargnants. C'est avant tout une guerre de classement : apparaître en tête des comparateurs, soigner l'image, attirer les dépôts. La marge de manœuvre dont disposent les banques pour jouer à ce jeu leur a été offerte par la Banque Centrale Européenne. En juin dernier, la BCE a relevé son taux de dépôt à 2,25%. Les banques placent donc leurs liquidités à Francfort à ce taux — et ne vous en rétrocèdent, en moyenne, que 0,68%. Il est temps de tordre le cou à un cliché tenace. On répète partout que plus de 300 milliards d'euros dorment sur les comptes d'épargne des Belges. Sauf que cet argent ne dort pas, pas une seconde. Votre banque le reprête. Votre épargne, rémunérée en moyenne à 0,68%, devient la matière première d'un crédit revendu quatre fois plus cher. Alors la prochaine fois qu'une banque vous vante le meilleur taux du pays, posez-lui la seule question qui compte vraiment : le meilleur taux, oui — mais pour qui ? --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 06 Jul 2026 - 03min - 1502 - Acheter un bien au soleil : placement ou plaisir ?
Vous êtes peut-être en train de préparer la valise direction le sud, et là, sur place, entre deux baignades, l'idée va revenir. Cette maison qui vous plaît tant, et si elle était à vous? C'est le rêve de beaucoup de Belges, ils sont déjà près de 300 000 à posséder une résidence secondaire à l'étranger et, cette année, pour la deuxième fois, l'Espagne passe devant la France. Aujourd'hui, je ne vais pas vous parler de prix, je vais vous poser une seule question. Une question qui change tout. Est-ce que vous achetez un placement? Ou est-ce que vous achetez du plaisir? Beaucoup de personnes, malheureusement, confondent les deux. Un placement, par définition, ça doit rapporter, ça travaille pour vous. Une résidence secondaire que vous gardez pour vous, c'est l'inverse. Ça ne rapporte rien, je dirais même que ça coûte. Faisons le calcul tranquillement : vous achetez un appartement au soleil, combien de fois allez-vous y aller? Trois semaines l'été? Un mois par an? Un mois sur douze? Les onze autres mois l'appartement dort, mais lui, il ne se repose pas. Il y a la taxe foncière locale, les charges de copropriété, il y a l'assurance, l'entretien. Tout ça, vous le payez 12 mois sur 12 pour en profiter peut-être un seul mois. Ce n'est pas un placement, c'est une consommation. Un plaisir ça n'a pas à rapporter. Des vacances non plus. Il faut juste le savoir avant de signer. Ce plaisir coûte de plus en plus cher à l'Espagne : ce pays, réputé bon marché, voit ses prix grimper de plus de 10% par an. C'est l'une des hausses les plus fortes d'Europe. Donc gardez à l'esprit que le bon plan d'hier se paye nettement plus cher aujourd'hui. Le deuxième scénario : vous voulez que ça rapporte, donc vous louez. Sur la côte espagnole, on vous promet par exemple du 5 ou du 6% de rendement, ça fait rêver. Sauf que ce chiffre, c'est du brut. Et le brut n'est jamais ce que vous touchez et ce que les agents immobiliers vous disent. Prenez un bien, par exemple, à 250 000 euros. Un rendement brut de 6 %, c'est 15 000 euros par an. Superbe, sur le papier du moins. Maintenant, enlevez la gestion à distance (vous n'allez pas gérer un locataire à 1 500 km), enlevez les semaines où le bien reste vide, les charges, l'impôt, en Espagne et en Belgique (depuis 2021, votre bien au soleil doit être déclaré ici en Belgique). Une fois tout retiré, le net peut fondre de moitié, voire nettement plus. Et j'ajoute une chose que les prospectus oublient : louer un bien touristique en Espagne, c'est de plus en plus encadré. Certaines villes limitent les locations de courte durée. Donc le rêve du revenu facile se heurte à la réalité politique locale. Quel est le bon réflexe? Avant d'acheter, décidez de ce que vous achetez. Si c'est du plaisir, achetez du plaisir, un lieu de famille, des souvenirs, des étés qui reviennent, c'est très très précieux. Mais ne vous racontez pas de salade, ne vous racontez pas que c'est un investissement. Si c'est un placement, par contre, traitez-le comme un placement, avec une calculette et pas avec le cœur. Le rendement net, les taxes, le risque et la revente. Les deux choix sont bons. Le mauvais choix, c'est de croire qu'on fait l'un quand on fait l'autre. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 03 Jul 2026 - 04min - 1501 - Boucle du Hainaut : l'enfouissement de la ligne à haute tension, impossible ou trop cher ?
Imaginez des pylônes hauts comme un immeuble de vingt étages, sur quatre-vingts kilomètres. C'est la Boucle du Hainaut, une ligne électrique géante. On vous dit qu'il faut la valider, vite. Patrons, syndicats, écologistes : tous sont d'accord. Et c'est bien ça qui doit nous rendre méfiants — ou au moins prudents — comme l'explique notre chroniqueur économique Amid Faljaoui. Depuis six ans, la Wallonie débat d'un même projet que peu de gens connaissent vraiment. La Boucle du Hainaut, c'est une grande ligne électrique à haute tension d'environ 80 kilomètres, reliant Avelgem en Flandre à Courcelles, près de Charleroi. Ses pylônes atteignent 60 mètres de hauteur, soit l'équivalent d'un immeuble de vingt étages. L'objectif est d'acheminer en Wallonie l'électricité produite par les éoliennes de la mer du Nord, et de renforcer un réseau électrique régional qui arrive à saturation. Elia, le gestionnaire des lignes à haute tension, a d'ailleurs déjà lancé l'alerte : sans cette infrastructure, il ne sera bientôt plus possible de raccorder de nouvelles entreprises au réseau. Mais une ligne à haute tension doit bien passer quelque part. Et celle-ci traverse des villages, modifie des paysages. Les communes concernées et une association de riverains s'y opposent depuis six ans, réclamant un tracé enterré plutôt qu'aérien. Cette semaine, un coup de pression inhabituel s'est produit : des représentants patronaux, des syndicats et une organisation environnementale ont signé ensemble un communiqué adressé au ministre wallon François Decken. Leur message est limpide : arrêtez de tergiverser, décidez à la rentrée. Sur le fond, ces signataires n'ont pas tort. Six ans, c'est long, et il faut bien trancher à un moment. Mais trancher bien. Deux éléments méritent qu'on s'y arrête. D'abord, les chiffres brandis dans ce communiqué — des centaines de millions d'euros perdus, 900 projets d'investissement bloqués — émanent d'Elia elle-même, l'entreprise chargée de construire la ligne. Il convient donc de les accueillir avec un minimum d'esprit critique. Ensuite, la question de l'enfouissement. On répète volontiers que c'est techniquement impossible. La réalité est plus nuancée : enterrer une ligne en courant alternatif sur une telle distance pose effectivement de sérieux problèmes techniques. Mais en courant continu, c'est faisable. L'Allemagne le fait. La Belgique aussi. C'est simplement plus coûteux et plus long. L'enfouissement n'est pas une impossibilité — c'est un choix de coût. Et c'est là que réside le vrai problème. Les communes posent la question de l'enfouissement depuis six ans. Elles affirment n'avoir jamais obtenu de réponse claire. Le paradoxe est saisissant : on a pris six ans pour débattre, sans jamais répondre à la seule question qui fâche vraiment. Décider maintenant en faisant l'impasse dessus, c'est offrir aux opposants un motif solide de recours devant le Conseil d'État. Et un recours, ce ne sont plus des mois de retard — ce sont des années. Le réseau électrique wallon doit être renforcé, cela ne fait aucun doute. La question n'est pas d'être pour ou contre la Boucle du Hainaut. Elle est de savoir à quel coût — et dans quelles conditions. Le vrai risque n'est pas de prendre le temps de répondre enfin à la question de l'enfouissement. C'est de trancher sans y répondre, et de voir un juge tout annuler. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 02 Jul 2026 - 03min - 1500 - Taxe sur les colis : ce que les 3 euros cachent vraiment
On croit que la taxe sur les petits colis de ce 1er juillet vise la Chine et en particulier Shein ou Temu. En vrai, elle frappe l'aéroport de Liège d'abord. Et les 3 euros dont tout le monde parle ? Ce n'est qu'un décor. Le vrai couperet, c'est une caution de 155 millions que personne ne voit venir. Plus d'explications avec la chronique économique d'Amid Faljaoui. Ce mercredi 1er juillet, tous les regards se tournent vers la Chine, vers Shein, Temu, AliExpress. La nouvelle taxe européenne de 3 euros sur les petits colis entre en vigueur et chacun scrute ceux qu'elle est censée viser. Mais le premier à en subir les conséquences ne sera pas ces géants chinois de l'e-commerce : ce sera l'aéroport de Bierset, à Liège. Jusqu'au 30 juin dernier, un colis de moins de 150 euros pouvait entrer en Europe sans payer un centime de droit de douane. Une vieille exception conçue pour quelques rares paquets — sauf qu'aujourd'hui, ce sont 4,6 milliards de colis qui franchissent les frontières chaque année, et 9 sur 10 viennent de Chine. La Commission européenne a donc décidé de fermer le robinet en imposant une taxe de 3 euros, non pas par colis, mais par catégorie de produit. Lorsque la France a décidé de taxer les colis chinois dès le 1er mars dernier, 70% du trafic de l'aéroport de Paris a changé de destination. L'aéroport de Bierset est alors devenu la première porte d'entrée du commerce en ligne en Europe. Aujourd'hui, un colis importé sur quatre passe par Liège, et en deux ans à peine, le nombre de déclarations en douane y a triplé. C'est dire l'ampleur de ce qui se joue désormais en Wallonie. Les 3 euros, c'est le décor visible. Le vrai mécanisme, lui, est bien moins médiatisé. Ces 3 euros, il faut bien que quelqu'un les avance à l'État. Ce quelqu'un, c'est le déclarant en douane à Liège — le professionnel qui enregistre les colis à l'entrée du territoire. C'est lui qui règle la taxe en premier, avant d'être remboursé ensuite. Et pour s'assurer qu'il s'en acquittera, la douane lui réclame une garantie financière pouvant atteindre 155 millions d'euros pour un seul mois. Le vrai filtre, c'est cette caution, celle que personne ne voit venir. Et son objectif est assumé : nettoyer le secteur. Les petits déclarants en douane, incapables de mobiliser de telles sommes, disparaîtront probablement. Les grands opérateurs, eux, ramasseront la mise. La règle ne réduit pas seulement le nombre de colis — elle concentre aussi le marché. Est-ce un scandale pour autant ? Pas nécessairement. Aux contrôles douaniers de Liège, un colis sur trois est jugé problématique : contrefaçon, produit dangereux, non-conformité aux normes européennes. Sur certains lots, c'est même la totalité des marchandises qui pose problème. La Commission européenne a peut-être trouvé là l'arme qui lui manquait pour reprendre le contrôle d'un flux devenu incontrôlable. La taxe a été écrite pour Pékin, mais la première facture arrive à Liège. Et c'est tout un écosystème liégeois — et wallon — qui va devoir se réinventer. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 01 Jul 2026 - 03min - 1499 - La volonté de réfléchir, nouveau critère de réussite à l'ère de l'IA
Et si, dans 5 ou dix ans, la vraie différence entre ceux qui réussissent et les autres, ce n'était plus l'intelligence… mais la volonté de réfléchir ? Un éditorialiste star du New York Times explique comment l'IA est en train de couper la société en deux : ceux qui s'en servent pour muscler leur cerveau… et ceux qui l'utilisent pour ne plus jamais se creuser la tête. Et vous, vos enfants, de quel côté seront-ils ? La chronique d'Amid Faljaoui. David Brooks, l'un des éditorialistes les plus lus du New York Times, vient de publier dans The Atlantic une analyse qui bouscule notre rapport à l'intelligence artificielle. Sa thèse est aussi simple que dérangeante : l'IA est en train de couper la société en deux. D'un côté, ceux qui ont conservé la volonté de réfléchir. De l'autre, ceux qui n'en ont plus envie. Et ce qui frappe d'emblée, c'est que cette fracture n'a rien à voir avec l'intelligence. On connaît tous des gens brillants qui détestent faire l'effort de forcer leur réflexion. Or, l'IA est précisément la machine à ne plus forcer : elle fournit une réponse immédiate, sans effort, à la demande. C'est le rêve. Et c'est exactement ça, le piège. Les chiffres cités par Brooks sont difficiles à ignorer. Le MIT a mesuré l'activité cérébrale de personnes travaillant avec ChatGPT : elle chute de plus de la moitié. Voilà donc les deux camps qui se dessinent. Ceux qui utilisent l'IA pour réfléchir davantage deviennent plus performants, plus affûtés. Ceux qui s'en servent pour éviter l'effort s'affaiblissent, progressivement, sans même s'en rendre compte. Et le fossé entre ces deux groupes se creuse chaque jour un peu plus. La règle proposée par David Brooks est d'une simplicité désarmante : ne jamais demander à l'IA de penser à votre place. Commencer par coucher ses propres idées sur une feuille blanche. Structurer sa réflexion. Et seulement ensuite, solliciter l'IA pour qu'elle critique, enrichisse ou challenge ce qu'on a produit. Jamais l'inverse. C'est une discipline, presque une hygiène intellectuelle, qui fait toute la différence entre ceux qui se servent de l'outil et ceux qui se laissent servir par lui. Pour les parents, le message est particulièrement interpellant. On passe notre temps à dire à nos enfants : travaille bien, sois intelligent. Mais demain, l'intelligence, la machine en aura à revendre. Elle donnera à votre enfant la réponse à tout, en une seconde. C'est précisément là que réside le danger. Parce que ce qu'elle ne donnera jamais, c'est l'envie de chercher par soi-même, le goût de l'effort, le plaisir de trouver. Et cette envie-là sera la seule chose qui fera vraiment la différence. Le vrai cadeau à offrir à un enfant aujourd'hui, c'est donc de lui apprendre à aimer la difficulté, à ne pas fuir quand c'est dur. Dans le monde qui vient, celui qui aura gardé l'envie de réfléchir aura tout, ou presque. Et celui qui l'aura perdue, même très intelligent, risque de rester sur le bord de la route. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tue, 30 Jun 2026 - 03min - 1498 - Pourquoi les fortes chaleurs vont-elles nous coûter de plus en plus cher ?
35 degrés à Uccle, le record datait de 1976, et on l’a battu trois jours d’affilée. Nous, devant la télé, on s’étonne, on se dit qu’il fait décidément très très chaud. Et ça, ça agace profondément Jean-Marc Jancovici, un ingénieur français, spécialiste des questions climatiques, et coqueluche des médias français. Son message, c’est une phrase : tout ça n’est pas une surprise. On sait depuis deux siècles que le CO2 réchauffe l’air, on a des modèles précis depuis 40 ans, donc ce qui arrive était écrit. Chez nous en Belgique, Jean-Pascal van Ypersele nous dit exactement la même chose. 50 degrés en Belgique, ce n’est plus une question de "si", c’est une question de quand. Derrière cet agacement, il y a une idée d’économiste très simple. Imaginez, une tuile se déplace sur votre toit. Vous la voyez, vous pouvez la réparer tout de suite pour 200 euros. Ou ne rien faire et attendre l’orage. Le jour où cet orage éclate, c’est 5000 euros de plafond trempé. Même problème mais pas le même prix, voilà toute l’économie du climat. Le pire coup, ce n’est jamais le coup dur. C’est le coup dur qu’on voyait venir et qu’on a laissé venir. On paye deux fois en dégâts. Et en panique. D’ailleurs, cette semaine, Doul 4 et Tihange 3 sont à l’arrêt pour lourds travaux. Donc, en pleine canicule, c’est le gaz qui prend le relais. Et le gaz, c’est l’électricité la plus chère. Or, sur le marché, attention, c’est la centrale la plus chère qui fixe le prix pour tout le monde. Donc, quand il fait chaud, on paye tous au tarif du gaz. Et pendant ce temps, la clim arrive chez nous. 3% des ménages en 2018, 10% en 2024 et davantage sans doute aujourd’hui. D’ailleurs, Elia l’a calculé : ces jours-là, refroidir peut peser jusqu’à 1000 mégawatts sur le réseau. Ce n’est donc plus un accident d’été, c’est une facture qui revient chaque année à la même date. Jean-Marc Jancovici a une belle image pour ça : le climat, dit-il, c’est de l’économie de guerre. Fabriquer un canon, ça ne crée rien, ni logement, ni voiture, ni richesse. On paye juste une assurance. On dépense pour garder ce qu’on a, pas pour avoir plus. Depuis deux siècles, on investit pour gagner plus. Le climat lui demande exactement l’inverse : sortir l’argent juste pour ne pas perdre ce que l’on a. Cette tuile, on la retrouve dans le bâtiment. À Bruxelles, par exemple, 270.000 logements laissent filer la chaleur, des passoires thermiques interdites dès 2033. Seulement, pour y arriver, il faudrait rénover trois fois plus vite. Sauf qu’il manque déjà 16.000 bras dans la construction et que le secteur cherche 100.000 personnes en 5 ans. Qui va les former ? Presque personne. Dans une entreprise, ce genre de problème porte un nom : anticiper. Regarder demain et préparer les gens. L’État, sur la transition énergétique, ne le fait pas. Il verra la pénurie le jour de l'orage. Encore une tuile, encore une facture, et au prix fort. La vraie question aujourd’hui n’est pas climatique, elle est économique. On peut payer ces étés comme des accidents, dans l’urgence, au prix fort de la panique, ou les budgétiser à froid, comme une assurance. C’est tout l’écart entre un pays qui subit et un pays qui se prépare. Pour l’instant, on regarde la tuile glisser et on rallume la télé, étonnés. Trente-cinq degrés à Uccle, du jamais vu. Et tout le monde tombe des nues. Sauf qu’on le savait. Depuis quarante ans. Alors ce matin, notre chroniqueur économique Amid Faljaoui ne va pas vous parler du thermomètre. Il va vous parler de ce que ça coûte, en euros, de faire semblant d’être surpris. Et croyez-moi, la facture est salée. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. 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Mon, 29 Jun 2026 - 03min - 1492 - [Rediffusion] L'or s'effondre en pleine guerre : les vraies leçons d'une chute inattendue.
Tous les manuels disent la même chose : en temps de crise, de guerre, on se rue sur l'or. Mais cette fois, l'or n'a pas grimpé. Il s'est effondré. Près de 27 % de chute en pleine guerre en Iran. Comment le refuge suprême a-t-il pu trahir au pire moment ? Et pourquoi remonte-t-il maintenant que la paix s'annonce ? Réponse dans la chronique d'Amid Faljaoui. Indice : ça n'a rien à voir avec la guerre. Quand une guerre éclate, l'or est censé être la valeur refuge par excellence — celle qui protège quand les marchés paniquent et quand l'incertitude domine. Pourtant, depuis le début du conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran, il se passe exactement l'inverse : l'or chute fortement, ce qui semble profondément contre-intuitif. Première explication : quand les investisseurs perdent de l'argent, ils vendent ce qui a bien performé. Or, l'or était l'un des grands gagnants des marchés ces derniers mois. Certains ont donc été contraints de le céder pour reconstituer des liquidités. Deuxième explication, plus technique : lorsqu'un marché chute brutalement, certains investisseurs reçoivent ce qu'on appelle un appel de marge. Leur intermédiaire financier leur demande de remettre des fonds pour couvrir leurs pertes. Dans l'urgence, ils vendent ce qui se liquide le plus facilement — et l'or figure parmi les actifs les plus liquides au monde. Résultat : même les valeurs refuge peuvent être sacrifiées au pire moment. Troisième explication : les taux d'intérêt. Les derniers chiffres de l'emploi américain ont été meilleurs que prévu, ce qui laisse penser que la banque centrale américaine pourrait retarder ses baisses de taux. Quand les taux restent élevés, les obligations d'État américaines deviennent plus attractives. Pourquoi détenir de l'or — qui ne rapporte ni intérêt ni dividende — quand des emprunts d'État offrent un rendement solide ? Cette concurrence pèse mécaniquement sur le métal jaune. Il existe un autre acteur souvent oublié dans l'équation : les banques centrales. Ces dernières années, elles ont été les grandes acheteuses d'or. La Chine, l'Inde, la Turquie et plusieurs pays émergents ont accumulé des réserves à un rythme inédit. Mais certaines d'entre elles peuvent aussi devenir vendeuses, lorsqu'elles ont besoin de financer leur économie ou de soutenir leur monnaie. La bonne nouvelle pour les partisans du métal précieux : cette demande structurelle reste très forte. La leçon à retenir est simple — l'or n'est pas une valeur magique. Quand tout le monde s'attend à le voir monter, il lui arrive parfois de faire exactement l'inverse. C'est peut-être la première règle des marchés : ils adorent prendre les investisseurs à contre-pied. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Wed, 19 Aug 2026 - 04min - 1486 - [Rediffusion] Travail au noir légal : un quart de million de Belges travaillent sans payer d’impôt, est-ce scandaleux ?
Vous avez peut-être entendu un chiffre qui choque, qui claque : il y a plus d'un quart de million de Belges qui travaillent, je cite, au noir, mais légalement. Il s'agit des flexi-jobs. On vous dit que c'est un scandale qui vide les caisses de l'État. Ce qu'on lit n'est pas tout à fait faux, mais ce n'est pas tout à fait juste non plus. C'est quoi un flexi-job ? C'est un petit boulot en plus. Mais il y a une règle : pour en exercer un, vous devez déjà avoir un véritable emploi à côté au moins 4 jours sur 5. Et sur cet emploi-là, vous payez vos impôts normalement. Seules les heures supplémentaires, le petit extrait du week-end sont détaxées. Retenez donc ça : un flexi-job, ce n'est jamais le seul revenu de quelqu'un, c'est toujours un deuxième revenu. Prenons l'exemple d'un restaurant. Deux personnes sont au comptoir, elles font exactement le même service. L'une est salariée fixe, elle paye donc ses impôts, ses cotisations, l'autre fait un extra en flexi-job et garde tout. Vu comme ça, c'est vrai que ça paraît injuste. Sauf que la deuxième personne a déjà un emploi taxé ailleurs (un salaire principal et un complément). C'est pas tout à fait la même chose. Pourquoi est-ce que tout ça énerve? Il y a deux raisons, je pense. La première raison, c'est le mot. Un député flamand parle de travail au noir légalement. C'est vrai que la formule fait mouche, mais n'a pas de sens. Le travail au noir, c'est caché. Le flexijob, c'est exactement l'inverse. C'est déclaré, c'est enregistré et le patron paye même une cotisation à l'État. Donc non, ce n'est pas du noir. Ce qui est vrai c'est que le travailleur ne paye pas d'impôt sur ces heures-là, sur ces heures supplémentaires. L'État gagne donc moins que sur un emploi classique. Les estimations vont de 100 à près de 500 millions d'euros. Deuxième raison, et c'est la véritable raison : est-ce que le flexi-job mange les emplois normaux? Le système est né en 2015 pour aider les cafés et les restaurants à passer les coups de feu. C'est très très bien comme idée. Sauf qu'aujourd'hui, une entreprise sur huit qui emploie des flexi-jobs ne travaille presque plus qu'avec ce genre de système ou avec des étudiants. Le bouche-trou devient le mur. Et ça, c'est vrai, c'est un problème. Mais soyons justes, la plupart des flexijobbers gagnent très peu, en moyenne 1900 euros par an. Ce n'est pas une fortune et ce sont souvent des pensionnés qui gardent un pied dans la vie active ou des gens qui bouclent leur mois. Ce n'est donc pas une armée de tricheurs, contrairement à ce qu'on voudrait dire. Ce qui va arriver dès le 1er juillet prochain, le flexi-job pourrait s'ouvrir à tous les secteurs. Ce n'est pas encore voté pour de bon, mais c'est l'intention, y compris pour les soins de santé. Or, déjà aujourd'hui, un Flexi-job sur cinq travaille dans le secteur de la santé ou de l'enseignement. Des métiers justement qui manquent déjà de bras. Le danger c'est qu'un infirmier lâche son mi-temps fixe pour des heures flexi mieux payées. On n'a pas gagné un soignant de plus, on a juste déplacé celui qu'on avait. La presse ne ment donc pas, mais elle vous raconte la moitié de l'histoire. Le flexi-job n'est ni bon ni mauvais. La vraie question est simple : est-ce une rustine? Ou est-ce devenu un pneu? Une rustine, ça dépanne une crevaison un soir de coup de feu. C'est bien pratique, mais rouler toute l'année sur des rustines, évidemment, ça finit par lâcher. Et donc la Belgique a inventé un bon système de dépannage. Le problème commence ou commencera le jour où elle roule dessus toute l'année. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. 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Thu, 13 Aug 2026 - 04min - 1472 - [Rediffusion] Intelligence artificielle : quatre pistes d’action pour éviter l'apocalypse sociale
En 1900, il y avait vingt millions de chevaux au travail aux États-Unis. Soixante ans plus tard, il en restait moins de trois millions. Pas parce qu'ils étaient devenus mauvais mais parce qu'ils ne rapportaient plus assez. Et si, avec l'intelligence artificielle, c'était à notre tour ?" Cette question provocante, posée par le chroniqueur économique Amid Faljaoui, interroge notre avenir face à la révolution de l'IA. Avec l'intelligence artificielle, les humains risquent-ils de subir le même sort que les chevaux du XXe siècle, remplacés massivement par des machines plus rentables ? À ce jour, rien ne valide ce scénario catastrophe. Le taux d'emploi en Europe et aux États-Unis atteint l'un de ses plus hauts niveaux historiques. Malgré les crises, l'inflation, les tensions géopolitiques et l'émergence de l'intelligence artificielle, les statistiques ne révèlent aucune destruction massive d'emplois. Paradoxalement, ceux qui parlent le plus de l'apocalypse de l'emploi sont les patrons de l'intelligence artificielle eux-mêmes : Sam Altman, le dirigeant de ChatGPT, ou encore Dario Amodei chez Anthropic. La raison est simple : plus leur technologie paraît disruptive, plus la valorisation de leur entreprise s'envole. Il s'agit donc d'un discours commercial, mais à force de répétition, ils installent la peur dans l'opinion publique. Le vrai danger ne réside pas dans le chômage de masse, mais dans le fait que tous les bénéfices de l'intelligence artificielle se concentreront dans les poches de quelques dizaines de milliers de personnes sur 8 milliards d'êtres humains. Pendant ce temps, l'IA dévore tout ce dont elle a besoin : l'électricité, le foncier, les minerais rares. Les conséquences concrètes se font déjà sentir : les factures d'électricité grimpent, le prix du logement flambe, et malgré un travail constant, le pouvoir d'achat diminue. Cette révolution silencieuse redistribue les cartes économiques sans que la majorité de la population en bénéficie. Face à cette situation, le magazine The Economist propose quatre solutions concrètes. Premièrement, taxer les entreprises qui s'enrichissent grâce à l'IA plutôt que ceux qui travaillent. Deuxièmement, garantir un revenu de remplacement à la danoise. Troisièmement, renforcer les droits de succession pour éviter qu'une caste de rentiers se constitue et transmette sa fortune indéfiniment. La quatrième piste, la plus radicale, consiste en un dividende citoyen. L'idée : nationaliser partiellement les géants de l'intelligence artificielle ou les contraindre à reverser une part de leurs bénéfices à tous les citoyens. Un message urgent s'adresse aux responsables politiques qui s'occupent encore trop peu d'IA : il ne faut pas attendre que la maison brûle pour acheter l'extincteur. Car les chevaux, eux, n'ont jamais eu droit à un plan de reconversion. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Fri, 14 Aug 2026 - 04min - 1470 - [Rediffusion] Netflix modifie le paysage médiatique francophone en lançant un abonnement avec publicité
C’est officiel, Netflix lancera son abonnement avec publicité en Belgique dès 2027. Cette formule publicitaire existe déjà depuis 2022 dans une douzaine de pays (France, Allemagne, Royaume-Uni, Etats-Unis…) mais pas chez nous. Cette annonce a été faite fin de la semaine dernière à New York. Pour les abonnés, ça va changer la donne, et pour le paysage médiatique francophone encore plus. En 2020, Red Astings, le patron de Netflix, disait que son modèle sans publicité, donc de streaming sans publicité, était le meilleur. Pas par morale, par simple calcul. Deux ans plus tard, donc en 2022, c’est un virage à 180 degrés : il a introduit la publicité. Et ça paye, visiblement, puisque Netflix vise 3 milliards de dollars de recettes publicitaires en 2026. C’est déjà le double de 2025. Vous allez me dire, pourquoi étendre la publicité à la Belgique et à d’autres pays maintenant ? C’est simple : parce que la croissance des abonnés ralentit un peu partout dans le monde, parce que les hausses de prix atteignent leurs limites, et parce que la concurrence se durcit. En février dernier, Netflix a perdu la bataille pour le rachat de Warner Bros. La chaîne Discovery a été raflée par Paramount et, si l’opération se finalise, Paramount va récupérer la chaîne HBO, le blockbuster des Harry Potter, des Game of Thrones et même la chaîne CNN. Bref, de quoi détourner pas mal d’abonnés. Donc Netflix, c’est simple, doit trouver de l’oxygène. Et l’oxygène, c’est la pub : c’est plus rentable qu’un blockbuster. Une fois que la machine est mise en place, il suffit de vendre l’attention, la nôtre, notre attention qui est déjà captée, et l’attention, effectivement, Netflix en a beaucoup. Vous allez me dire, combien d’abonnés vont claquer la porte ? Difficile à dire, mais Netflix a déjà fait son calcul. Là où la formule publicitaire existe déjà, plus de 60% des nouveaux abonnés la choisissent. Ça, c’est pour le côté consommateur. Deuxième front, le marché publicitaire belge. Netflix, en effet, ne vient pas que chercher des abonnés. Il vient aussi chercher des budgets publicitaires auprès des annonceurs. Les premiers visés et les premières victimes, si je puis dire, ce seront les acteurs commerciaux. Côté francophone, RTL Belgique est en première ligne. La RTBF est mieux protégée par sa dotation publique. Mais RTL, les plateformes vidéo locales, les régies belges, toutes vont voir débarquer un concurrent mondial avec une arme redoutable, c’est-à-dire la publicité programmatique. C’est quoi la publicité programmatique ? C’est de la pub achetée en temps réel, ciblée bien plus finement qu’à la télé classique. À la télé, tout le monde voit à peu près la même pub. Sur Netflix, l’annonceur visera des segments plus précis. Un amateur de polar recevra une pub. Sa voisine, qui est fan de comédie, recevra une autre pub. Alors, la télé belge fait aussi de la publicité programmatique sur Auvio ou sur RTL Play. Mais c’est à petite échelle. Netflix débarque avec une marque mondiale, des millions et des millions d’heures d’attention et des partenaires aussi solides que Amazon ou Yahoo. La véritable leçon de cette info, c’est que pendant 15 ans, le streaming nous a vendu une libération : payez et fini la pub. On peut le dire aujourd’hui, la promesse a été trahie. Aujourd’hui, on paye et on regarde la pub. Netflix n’a donc pas tué la télé, Netflix a inventé. Ou pire, la télé payante avec de la publicité, c’est-à-dire le pire des deux mondes. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Thu, 06 Aug 2026 - 04min - 1463 - [Rediffusion] Luxe : la leçon que Rolex et Ferrari donnent à Hermès
Un sac Birkin, une montre Rolex, une Ferrari. Trois marques mythiques, trois objets que les riches du monde entier s'arrachent. Et pourtant, l'une d'entre elles est en train de craquer pendant que les deux autres prospèrent. Pourquoi ? Amid Faljaoui vous l'explique dans sa chronique économique. Une récente étude de la banque d'affaires Bernstein, relayée par Bloomberg, confirme les difficultés d'Hermès évoquées la semaine dernière. La chute ne concerne plus seulement l'action de la maison française, mais touche désormais directement son produit phare : le sac Birkin. Ce sac mythique, fabriqué à la main et impossible à obtenir sans figurer sur une liste d'attente interminable, était devenu en vingt ans un véritable produit financier déguisé en accessoire de mode. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Un Birkin acheté 10 000 dollars il y a quelques années se revendait 22 000 dollars deux ans plus tard. Aujourd'hui, ce même sac ne trouve preneur qu'aux alentours de 14 000 dollars. Le sac le plus convoité de la planète a ainsi perdu près de 40% de sa valeur de revente en trois ans. L'action Hermès suit la même trajectoire descendante, chutant de 35% en un an, passant de 2 600 à environ 1 600 euros. Cette dégringolade s'explique par l'explosion du marché parallèle de la revente. Selon la banque UBS, le marché américain de l'occasion compte aujourd'hui trois fois plus de sacs Kelly et Birkin qu'en 2020. Cette saturation a mécaniquement fait chuter les prix et fragilisé l'exclusivité de la marque. Bloomberg propose une analyse particulièrement éclairante en comparant la stratégie d'Hermès à celles de Rolex et Ferrari. Ces deux marques ont fait le choix audacieux de reprendre le contrôle de leur marché de l'occasion. Rolex certifie désormais elle-même ses montres d'occasion avec un sceau officiel, une garantie internationale de deux ans et une révision par ses horlogers. Résultat : ces montres certifiées se revendent 25% plus cher que les autres, et le chiffre d'affaires du programme a bondi de 319 millions de dollars en 2024 à 530 millions en 2025. Ferrari a adopté une approche similaire. Une Ferrari d'occasion certifiée devient la porte d'entrée pour de nouveaux clients et permet aux anciens de monter en gamme. Hermès, à l'inverse, a abandonné ce marché aux revendeurs et aux maisons de vente, avec des conséquences prévisibles. Cette stratégie a ouvert la voie à deux phénomènes néfastes : des spéculateurs achètent désormais en boutique uniquement pour revendre avec une marge, tandis que des copies de plus en plus sophistiquées polluent le marché. Pourtant, qui mieux qu'un artisan Hermès pourrait distinguer un authentique Birkin d'une contrefaçon ? La leçon reste universelle : aucun actif n'échappe à la loi de l'offre et de la demande, et toute marque qui ne contrôle pas la revente de ses produits finit par subir le marché au lieu de le maîtriser. --- La chronique économique d'Amid Faljaoui, tous les jours à 8h30 et à 17h30. Merci pour votre écoute Pour écouter Classic 21 à tout moment i: https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21 ou sur l'app Radioplayer Belgique Retrouvez tous les épisodes de La chronique économique sur notre plateforme Auvio.be :https://auvio.rtbf.be/emission/802 Et si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à nous donner des étoiles ou des commentaires, cela nous aide à le faire connaître plus largement. Découvrez nos autres podcasts : Le journal du Rock : https://audmns.com/VCRYfsPComic Street (BD) https://audmns.com/oIcpwibLa chronique économique : https://audmns.com/NXWNCrAHey Teacher : https://audmns.com/CIeSInQHistoires sombres du rock : https://audmns.com/ebcGgvkCollection 21 : https://audmns.com/AUdgDqHMystères et Rock’n Roll : https://audmns.com/pCrZihuLa mauvaise oreille de Freddy Tougaux : https://audmns.com/PlXQOEJRock&Sciences : https://audmns.com/lQLdKWRCook as You Are: https://audmns.com/MrmqALPNobody Knows : https://audmns.com/pnuJUlDPlein Ecran : https://audmns.com/gEmXiKzRadio Caroline : https://audmns.com/WccemSk Ainsi que nos séries :Rock Icons : https://audmns.com/pcmKXZHRock’n Roll Heroes: https://audmns.com/bXtHJucFever (Erotique) : https://audmns.com/MEWEOLp Et découvrez nos animateurs dans cette série Close to You : https://audmns.com/QfFankx Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Mon, 03 Aug 2026 - 04min
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