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En sol majeur

En sol majeur

RFI

En Sol Majeur joue la partition du métissage de façon ludique et musicale. Des personnalités (politique, culture, sport, sciences) de « double culture » nous font partager leur histoire jalonnée d’espérances, de combats, d’humiliations parfois, de rêves souvent. Le tout sous la houlette d’un programme musical signé par l'invité (e). Une émission de Yasmine Chouaki. *** Diffusions vers toutes cibles, le dimanche à 15h10 TU et 23h10 TU. 

432 - L’héritage djiboutien de Iman Ahmed
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  • 432 - L’héritage djiboutien de Iman Ahmed

    S’il y a un point commun entre Djibouti et Poitiers en France, c’est peut-être la romancière Iman Ahmed, qui a grandi entre ces deux villes. De loin, on pourrait la prendre pour une journaliste (ce qu’elle est, puisqu’elle travaille pour l’hebdomadaire Le 1), mais lorsqu’on se rapproche de son écriture, on devine une géologue de l’intime.

    Avec ce premier roman Abdallah superstar, Iman Ahmed rouvre l’ordinateur d’un père qui n’est plus là, laisse dérouler des kilomètres de chemises à fleurs et de synthétiseurs et elle pose deux, trois questions. Qu’est-ce qu’une terre sans père ? Et que serait le monde sans la pop djiboutienne des années 90 ? À lire chez Actes Sud cette enquête géologique, musicale, enfantine, identitaire, décoloniale sur Galal, prénom de ce père disparu… deux fois. Si on était des intimes, on pourrait dire Tiens, la fille de Galal est dans le fauteuil d’ESM.

     

     

    Programmation de l’invitée :

    • Mahmoud Ahmed Tezeta

    • Oklou Rosebud.

    Sun, 11 Oct 2026
  • 431 - Seila Pohara, l’enfant de Sarajevo

    Personnellement j’adore les ponts… et vous ? Parce que là, c’est l’histoire du pont des chèvres. Un pont qui, jadis, reliait Constantinople à l’Occident. Un pont qui appartenait au pays des ponts : la Yougoslavie. Notre invitée, la romancière Seila Pohara installée aujourd’hui en Suisse, mais née à Sarajevo, appartient à une génération qui s’habillait à la française, se coiffait à l’italienne, buvait du café turc et écoutait de la musique américaine.

    Elle est née dans un monde de superstitions, d’alphabet cyrillique et de sangs mêlésentre Croates, Bosniaques, Macédoniens, Serbes et Monténégrins. C’était le monde du camarade Tito détruit par la guerre et complètement englouti en 2003, tout comme le serment des pionniers auquel Seila, l’enfant de Sarajevo, a cru de tout son cœur, et qu’elle réactive dans un roman merveilleusement yougo-nostalgique Les serments trahis (Gallimard). Pas pour dire, messieurs les adultes, mais on dirait que vous avez des comptes à rendre… aux enfants.

    Programmation de l’invitée :

    • Divanhana Emina 

    • Omar et Erykah Badu Be Thankful.

    Sun, 04 Oct 2026
  • 430 - De la terre turque au ciel français avec Gülay Hacer Toruk

    Gülay, elle s’appelle Gülay. Un prénom qui chante en turc et se raconte en français. Lorsque les langues dévalent tout le long de son corps, on sent frissonner les montagnes, les arbres, les voisins d’à côté, les soirées de henné, cet ancien pays nomade qui a quelque chose de la grue cendrée d’Anatolie, cher à son gönül. Aïe, suis déjà page 41 de son livre 80 mots de Turquie, qui paraît chez l’Asiathèque.

    Car son autrice, Gülay Hacer Toruk, née à Istanbul, ayant grandi en France, est une chanteuse, compositrice, autrice qui n’a pas son pareil pour ouvrir la porte sur une langue qui, pendant presque 50 mn, va poser sa yourte devant chez vous et résonner comme une partition, voire comme la petite République de Gülay Hacer Toruk.

     

    Programmation de l’invitée :

    • Kazim Koyuncu Ben seni sevdugumi

    • Titi Robin & Gülay Hacer Toruk Les rives turques

    • Gülay Hacer Toruk Dorul, chanson d’Haÿdée (BOF du film Le comte de Monte Cristo).

    Sun, 27 Sep 2026
  • 429 - Juan Gabriel Vásquez, la terreur colombienne

    Il vient d’Amérique latine. Ça veut tout dire et ça ne veut rien dire. Ça veut peut-être dire que dans la vie de Juan Gabriel Vásquez, l’urgence littéraire s’est forgée proportionnellement à la violence d’état qu’il a vécue adolescent. Mais ça ne veut rien dire, car l’auteur toque régulièrement aux portes de l’ailleurs.

    Né en Colombie (qui doit son nom à Christophe Colomb) ce découvreur de mondes, fils d’avocats anglophiles, est pétri de cultures plurielles qu’il traverse comme les siècles. Avec la même aisance. France, Belgique, Espagne, Joseph Conrad, Gustave Flaubert, Emily Dickinson : autant de terres et de continents qu’il arpente et habite avec un amour majuscule de la littérature. L’auteur de La traduction du monde passé par le journalisme, primé de nombreuses fois, est un adorateur de ces vies que l’on peut pétrir jusqu’à en faire… un roman. C’est le cas de son dernier opus qui paraît au Seuil, intitulé Les noms de Feliza, du nom de cette sculptrice colombienne Feliza Bursztynqui, sans la plume de Vásquez, aurait pu finir aux oubliettes… Roman en lice pour le prix Femina étranger 2026.

     

    Programmation de l’invité : 

    • José Alfredo Jiménez, version María Dolores Pradera Las ciudades, ranchera

    • Enrique Santos Discépolo, version Joan Manuel Serrat Cambalache.

    Sun, 20 Sep 2026
  • 428 - Nour Elassy, poétiquement Palestinienne

    Palestinienne, journaliste, poète, survivante. Le mot qui coince dans la tête de notre invitée, c’est peut être celui auquel vous pensez. Nour Elassy, 24 ans, est une survivante, désormais étudiante. Le drame coule bien loin de ce studio de RFI, mais aussi autour de ces deux mots, comme s’ils pouvaient respirer tranquillement côte à côte, survivante-étudiante. Il y a au moins deux façons de raconter Nour Elassy.

    D’abord avec les faits : née en 2002 sur la terre de ses ancêtres en Palestine, puis déplacée avec sa famille dans la bande de Gaza après le 7 octobre, la voilà réfugiée en France depuis juillet 2025. Aujourd’hui, elle suit un master en Science politique à l’École des hautes études en sciences sociales à Paris et elle poursuit une série de chroniques entamée depuis Gaza, pour Mediapart. Ensuite il y a ses mots de poète Ceci est ma maison, aux Éditions Les Liens qui libèrent. Repérée par Mona Chollet et Annie Ernaux, sa voix raconte mieux qu’aucun reportage (je cite Karim Kattan) combien Nour est la chair de Gaza et combien Gaza est la chair de Nour.

     

    Programmation de l’invitée :

    • Peter, Paul and Mary 500 miles 

    • Sade Haunt me

    •Chroniques de Gaza. 

    Sun, 13 Sep 2026
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