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En sol majeur

En sol majeur

RFI

En Sol Majeur joue la partition du métissage de façon ludique et musicale. Des personnalités (politique, culture, sport, sciences) de « double culture » nous font partager leur histoire jalonnée d’espérances, de combats, d’humiliations parfois, de rêves souvent. Le tout sous la houlette d’un programme musical signé par l'invité (e). Une émission de Yasmine Chouaki. *** Diffusions vers toutes cibles, le dimanche à 15h10 TU et 23h10 TU. 

429 - Juan Gabriel Vásquez, la terreur colombienne
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  • 429 - Juan Gabriel Vásquez, la terreur colombienne

    Il vient d’Amérique latine. Ça veut tout dire et ça ne veut rien dire. Ça veut peut-être dire que dans la vie de Juan Gabriel Vásquez, l’urgence littéraire s’est forgée proportionnellement à la violence d’état qu’il a vécue adolescent. Mais ça ne veut rien dire, car l’auteur toque régulièrement aux portes de l’ailleurs.

    Né en Colombie (qui doit son nom à Christophe Colomb) ce découvreur de mondes, fils d’avocats anglophiles, est pétri de cultures plurielles qu’il traverse comme les siècles. Avec la même aisance. France, Belgique, Espagne, Joseph Conrad, Gustave Flaubert, Emily Dickinson : autant de terres et de continents qu’il arpente et habite avec un amour majuscule de la littérature. L’auteur de La traduction du monde passé par le journalisme, primé de nombreuses fois, est un adorateur de ces vies que l’on peut pétrir jusqu’à en faire… un roman. C’est le cas de son dernier opus qui paraît au Seuil, intitulé Les noms de Feliza, du nom de cette sculptrice colombienne Feliza Bursztynqui, sans la plume de Vásquez, aurait pu finir aux oubliettes… Roman en lice pour le prix Femina étranger 2026.

     

    Programmation de l’invité : 

    • José Alfredo Jiménez, version María Dolores Pradera Las ciudades, ranchera

    • Enrique Santos Discépolo, version Joan Manuel Serrat Cambalache.

    Sun, 20 Sep 2026
  • 428 - Nour Elassy, poétiquement Palestinienne

    Palestinienne, journaliste, poète, survivante. Le mot qui coince dans la tête de notre invitée, c’est peut être celui auquel vous pensez. Nour Elassy, 24 ans, est une survivante, désormais étudiante. Le drame coule bien loin de ce studio de RFI, mais aussi autour de ces deux mots, comme s’ils pouvaient respirer tranquillement côte à côte, survivante-étudiante. Il y a au moins deux façons de raconter Nour Elassy.

    D’abord avec les faits : née en 2002 sur la terre de ses ancêtres en Palestine, puis déplacée avec sa famille dans la bande de Gaza après le 7 octobre, la voilà réfugiée en France depuis juillet 2025. Aujourd’hui, elle suit un master en Science politique à l’École des hautes études en sciences sociales à Paris et elle poursuit une série de chroniques entamée depuis Gaza, pour Mediapart. Ensuite il y a ses mots de poète Ceci est ma maison, aux Éditions Les Liens qui libèrent. Repérée par Mona Chollet et Annie Ernaux, sa voix raconte mieux qu’aucun reportage (je cite Karim Kattan) combien Nour est la chair de Gaza et combien Gaza est la chair de Nour.

     

    Programmation de l’invitée :

    • Peter, Paul and Mary 500 miles 

    • Sade Haunt me

    •Chroniques de Gaza. 

    Sun, 13 Sep 2026
  • 427 - Le Moyen-Orient, une terre d’écriture pour Jadd Hilal

    La littérature peut-elle lutter contre l’effacement de la Palestine ? Un roman, un poème… Est-ce que ça peut préserver le souvenir d’une enfance passée sous un citronnier unique au monde, auprès duquel on mangeait des koussas (ces courgettes farcies), pas loin du son du mijwiz ? Ces questions, le romancier Jadd Hilal se les pose, voilà pourquoi il les dépose en phrases marbrées.

    Dans son nouveau roman Ici commence la terre (éd. Elyzad), on peut lire « la mort du ciel palestinien, dans le cercueil des immeubles ». Une phrase qui, bien sûr, ne ramènera pas les vies qui circulaient dans ces immeubles, mais qui donne envie de pousser la porte (même romanesque) pour les connaître, ces vies. Pour ce fils d’éternels migrants (Palestine, Liban, MO, Europe), cette phrase aussi : « Trop de sols ôtés sous nos pieds pour marcher droit », la question du sol et la question du droit attendra. À l’anéantissement programmé de la Palestine, Jadd Hilal semble opter pour la question des destructions existentielles et mentales de monsieur et madame Tout-le-monde.

    Programmation de l’invité :

    Bachar Mar-Khalifé - « Zakrini »

    Shkoon - « Lala »

    Sun, 06 Sep 2026
  • 426 - Thi Colas, un cordon ombilical à Saïgon

    Vous le savez, ESM se balade souvent autour de questions liées à la filiation : malmenée, déplacée, déportée, effacée. Comment raconter son sol majeur, son appartenance à une terre, lorsque les fils de cette filiation sont malmenés, déplacés, effacés ? L’histoire de notre invitée, Thi Colas, née près du delta du Mékong, fruit d’une union entre une Vietnamienne et un Afro-Américain, rejoint les dossiers encore mal connus de l’adoption internationale et interraciale.

    Avec un atterrissage en France et un statut d’apatride dans un coin de Normandie. À la question « Avec tant de fils sectionnés, comment se construire ? », Thi Colas, devenue française, a déployé de multiples réponses, de multiples immersions (au Vietnam, aux EU), pour finalement explorer un territoire qui ne nécessite aucune preuve de filiation : celui de l’écriture.

    Sun, 26 Jul 2026
  • 425 - Rana Gorgani, gardienne de la révolution soufie

    Alors que Téhéran vit depuis trois jours les funérailles d’Ali Khameini, elle, elle danse. Parce que l’enjeu de la coupe du monde 2026 sera autant géopolitique que sportif, elle danse et danse encore car, dit-elle Nous ne dansons pas seulement pour bouger, mais pour secouer les fondations de ce qui nous enferme. Rana Gorgani, chorégraphe reconnue internationalement, est l'une des rares derviches tourneuses au monde. 

    Car, figurez-vous que sur notre terre être femme et soufie, c’est un challenge. Alors que drones et missiles ont saigné Téhéran, Rana danse Opération Epic fury du nom de cette opération militaire de Donald Trump, censée écraser la menace iranienne. Danser en terrain miné, ça la connaît: une naissance en Allemagne, une mère iranienne, un père kurde, un exil en France, ça la connaît. Ne dit-on pas qu’un fou ne sait pas qu'il est fou, qu’un sage ne prétend pas être sage, qu’un soufi ne dit pas… qu'il est soufi ?

    Programmation de l'invitée

    Shadi Fathi & Bijan Chemirani Azâdi.

    Sun, 05 Jul 2026
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