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Choses à Savoir

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2364 - Quelle est la différence entre athée et agnostique ?
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  • 2364 - Quelle est la différence entre athée et agnostique ?

    Dans le langage courant, les mots "athée" et "agnostique" sont souvent donnés comme des synonymes. Et pourtant, ils ont un sens bien différent. L'athée ne croit pas en l'existence d'un Dieu, de divinités ou même d'une force ou d'un être immanents. En effet, le terme est formé du grec "theos", qui signifie "dieu", et du privatif "a", voulant dire "sans". Le sens est donc sans ambiguïté. L'athéisme, qui postule que la seule réalité est la matière, est donc l'expression d'une conviction, et même, pour certains, d'une forme de croyance. Certains athées sont donc des militants qui, comme d'autres croyants, sont tentés d'imposer leurs convictions aux autres. Ce sont aussi des gens qui, la plupart du temps, croient dans le progrès et les réalisations de la science. Les mots "agnostique" et "agnosticisme" ont été forgés, à la fin du XIXe siècle, par le naturaliste anglais Thomas Huxley. Il a créé ce terme en partant du grec "gnosis", qui signifie "connaissance", et du privatif "a" , que nous avons rencontré dans le mot "athée". Un "agnostique" est donc, au sens littéral, un "ignorant". Et, en effet, ce terme le définit bien. De fait, l'agnostique ne nie pas qu'il puisse exister un Dieu, ou une divinité, il n'affirme pas non plus leur existence. Il dit simplement qu'on ne peut pas répondre à la question de savoir si Dieu, ou toute forme de transcendance, existent ou non. L'être humain, en effet, n'est pas en capacité de répondre à une pareille question. Il n'a pas accès à un surnaturel auquel sa raison ne peut donner aucun sens. Ce qui ne signifie pas qu'il en nie la possible existence. Il ne peut donc qu'avouer son ignorance en la matière. Pour un agnostique, c'est la seule attitude rationnelle, et même possible. C'est en tout cas un écho à la célèbre pensée de Socrate ; "tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien". Ce qui induit le philosophe à faire preuve d'humilité et à rechercher constamment la vérité. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

    Thu, 22 Feb 2024
  • 2363 - Pourquoi y a-t-il des rues fictives en Italie ?

    À première vue, le terme de rue "fictive" peut paraître assez singulier. En effet, les artères de nos villes, le long desquelles s'alignent maisons et boutiques, nous semblent bien réelles. On ne voit d'ailleurs pas comment il pourrait en être autrement. Et pourtant, il existe au moins un pays dans lequel certaines rues n'ont qu'une existence administrative. En Italie, en effet, le nom de certaines voies est bien consigné sur des registres, mais le promeneur curieux les chercherait en vain. Car, das la réalité, elles n'existent pas. Alors pourquoi cette fiction ? Elle tient à la nécessité de donner une adresse aux personnes qui n'ont pas de domicile fixe. Sans elle, on ne pouvait savoir si elles étaient vivantes ou mortes. Ainsi, c'est grâce à la création de ces rues fictives, généralisée après la Seconde Guerre mondiale, que ces gens mobiles ont pu obtenir le droit de vote et certains droits sociaux. Cette adresse, fictive mais reconnue par les autorités, leur a également permis d'avoir une identité officielle. Possédant une adresse, ces personnes avaient donc une existence légale. En avril 2022, l'Italie comptait 237 rues fictives. Au départ, y étaient surtout domiciliés des artistes de cirque ou des colporteurs. Aujourd'hui, ce sont surtout des sans-abris qui "habitent" dans ces rues imaginaires. Certaines ont des vocables neutres, qui rappellent leur fonction. Ainsi, on trouve un rue "du Registre". Mais d'autres ont reçu des noms plus personnalisés, comparables à ceux donnés aux rues ordinaires. À Rome, une voie fictive a reçu le nom d'une personne sans abri, morte dans la rue. De même, la ville de Tortone a donné le nom d'un prêtre à l'une de ces rues imaginaires. Certaines appellations, comme "rue de la Charité" ou "Rue sans adresse fixe", ont cependant paru plus contestables, notamment aux associations venant en aide aux personnes sans domicile fixe. De très nombreuses personnes sont parfois domiciliées dans ces rues fictives. Ainsi, environ 19.000 habitants sont censées résider dans une des rues fictives de Rome. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

    Wed, 21 Feb 2024
  • 2362 - Qu'est-ce que « la malédiction des ressources naturelles » ?

    Certains pays ont des avantages propres à leur assurer une prospérité certaine. Du moins à première vue. Ainsi, on pourrait penser qu'un pays dont le sous-sol regorge de ressources naturelles n'a pas de soucis à se faire pour l'avenir. Or, pour certains économistes, la présence de ces matières premières représente plutôt un inconvénient. Depuis les années 1980, certains parlent même, à cet égard, de la "malédiction des ressources naturelles". Cette théorie s'est appuyée sur un cas concret, celui de l'évolution économique des Pays-Bas, dans les années 1960 et 1970. C'est l'époque où l'on découvre, dans le sous-sol du pays, de très abondantes ressources de gaz naturel. Pour les dirigeants du pays, c'est un véritable pactole. Et puis, il faut rapidement déchanter. L'économie est vite frappée d'une telle langueur qu'on parle, à ce propos, du "mal hollandais". Que s'était-il passé ? Au départ, c'est l'euphorie. En effet, les acheteurs ne manquent pas et l'économie se porte comme un charme. Mais bientôt la mécanique se grippe. En effet, la hausse des exportations se traduit par une appréciation de la devise locale, le florin. Exprimés dans une monnaie plus forte, les prix des produits exportés augmentent.  Ce qui entraîne la baisse des exportations et le déficit de la balance commerciale. La production fléchit, ce qui provoque un chômage d'autant plus important que le pays, obnubilé par le gaz naturel, a quelque peu délaissé les autres industries. le "mal hollandais" a frappé, depuis, bien d'autres pays qui, comme l'Algérie, le Congo ou l'Angola, possédaient d'abondantes ressources naturelles. S'y sont ajoutés d'autres phénomènes, comme la volatilité du cours des matières premières. En effet, il change souvent. S'il s'oriente à la baisse, les termes de l'échange deviennent vite défavorables pour les pays exportateurs de matières premières, qui ont alors du mal à importer des biens manufacturés devenus plus coûteux. Une situation d'autant plus préoccupante, pour ces pays, que ce choix de miser sur les ressources naturelles a souvent gêné l'industrialisation.  Les richesses du sous-sol éveillent aussi des convoitises et suscitent une corruption qui peut gangréner l'économie de certains pays.  Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

    Tue, 20 Feb 2024
  • 2361 - Pourquoi dit-on un "smoking" ?

    Je réponds de façon claire et directe à cette question en deux minutes ! Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

    Tue, 20 Feb 2024
  • 2360 - Qui a décidé du sens de rotation des aiguilles d'une montre ?

    Quand vous regardez votre montre, pour voir l'heure, vous ne prêtez guère attention au sens de rotation de ses aiguilles. Nous avons tellement l'habitude de les voir se déplacer de gauche à droite que nous ne nous demandons pas pourquoi elles tournent dans ce sens. Et pourtant, la question mérite d'être posée. Pour y répondre, il faut remonter jusqu'à l'Antiquité. À cette époque reculée, les Égyptiens, puis les Grecs utilisent des cadrans solaires rudimentaires, appelés "gnomons". Ils se composent d'une simple tige, nommée "style", fichée dans le sol ou insérée dans un socle. Dans sa course, le soleil va entraîner le déplacement de l'ombre du bâton sur le sol. Si le cadran est utilisé dans l'hémisphère Nord, le soleil se déplace de l'Ouest à l'Est, donc de gauche à droite. Quand les premières horloges font leur apparition, au XIVe siècle, les artisans qui les fabriquent doivent décider dans quel sens vont tourner les aiguilles. Ils ont un modèle tout trouvé, celui de la direction prise par l'ombre du style dans les gnomons. Les aiguilles des horloges, puis des montres, tourneront donc de gauche à droite. Et ce sens de rotation est si bien intégré dans nos habitudes que, quand on veut indiquer une direction contraire, on se contente de dire qu'elle va dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Mais si, en principe, les aiguilles de toutes les montres tournent de gauche à droite, c'est parce que les horloges ont été inventées dans l'hémisphère Nord. Si elles avaient vu le jour dans l'hémisphère Sud, où le Soleil va de l'Est à l'Ouest, les aiguilles de nos montres se déplaceraient de droite à gauche. Pourtant, certaines horloges ont bel et bien adopté ce sens de rotation, dit "antihoraire". C'est notamment le cas de l'horloge astronomique de la cathédrale Saint-Paul de Münster, en Allemagne. D'autres horloges, comme celle de la cathédrale Santa Maria del Fiore, à Florence, ou celle du minaret de la grande mosquée de Testour, en Tunisie, ont adopté un sens de rotation antihoraire. Learn more about your ad choices. Visit megaphone.fm/adchoices

    Mon, 19 Feb 2024
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