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La Story Nostalgie

La Story Nostalgie

Nostalgie Belgique

Depuis plus de 20 ans, Brice Depasse vous emmène dans les coulisses des légendes du rock, de la pop, et des années 70 et 80 dans. Ce podcast incontournable vous fait voyager à travers les époques, en vous dévoilant les anecdotes les plus croustillantes et les histoires fascinantes des plus grands artistes de notre temps.

Avec "La Story Nostalgie", plongez dans l'univers des icônes comme les Beatles, les Rolling Stones, Johnny Hallyday, Madonna, Queen, ou encore Michael Jackson. Brice Depasse vous raconte les récits inédits derrière les albums mythiques, les concerts légendaires comme Live Aid, et les moments de gloire des groupes qui ont marqué l’histoire de la musique. Découvrez comment Freddie Mercury a captivé le monde entier, comment ABBA a conquis les charts, ou encore les secrets de studio qui ont façonné des tubes intemporels.

Chaque épisode est une plongée passionnante dans le making-of des carrières de ces artistes exceptionnels, avec des histoires qui vous feront revivre les vibrations du rock des seventies, l'effervescence des eighties, et bien plus encore. Brice Depasse vous fait redécouvrir des albums cultes, des sessions d’enregistrement mémorables, et les concerts qui ont marqué toute une génération. Que vous soyez fan des ballades de Jean-Jacques Goldman, des envolées vocales de Céline Dion, ou des shows spectaculaires de Robbie Williams, "La Story Nostalgie" est votre passeport pour un voyage musical inoubliable.

Laissez-vous emporter par les récits fascinants sur des artistes comme Daniel Balavoine, Serge Gainsbourg, France Gall, Michel Sardou, et Blondie, tout en explorant les liens entre musique et cinéma, des bandes originales aux collaborations légendaires. Ce podcast vous fait revivre l’esprit de Woodstock, les folles tournées, et les sessions d'enregistrement qui ont donné naissance à des albums de légende.

Que vous soyez un nostalgique des seventies ou un amoureux des eighties, "La Story Nostalgie" est le rendez-vous incontournable pour tous les passionnés de musique. Branchez vos écouteurs et laissez Brice Depasse vous raconter ses histoires inédites.

1293 - Walk This Way : quand Run DMC et Aerosmith ont changé l'histoire de la musique en 1986
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  • 1293 - Walk This Way : quand Run DMC et Aerosmith ont changé l'histoire de la musique en 1986

    Rentrée 1986. Les enfants, il s’en est passé des choses durant les six premières années de cette décennie. Vous imaginez 1979 avec les Bee Gees ou les Village People ? Sept ans plus tard avec Prince, The Cure, Metallica, c’est plus la même musique et surtout, plus du tout le même univers. La télé et les radios ne ressemblent plus non plus à celles du début du début des années 80. Le rock est roi, le heavy metal cartonne, quant au rap, lui, il est encore considéré comme une curiosité en dehors de NY. C’est vrai, depuis Sugarhill Gang et Grandmaster Flash, il ne s’est plus passé grand-chose et les maisons de disques ne savent pas quoi en faire, les radios ne veulent que du rock et de la pop.

    Pourtant, un producteur californien au look improbable nommé Rick Rubin, le patron du jeune label Def Jam, est un fan absolu d'Aerosmith mais aussi des rappers de Run-D.M.C. Pour lui, les deux univers ont plus de points communs qu'on ne le pense : le rythme, l'énergie, la rue.

    Alors cet été, il propose aux trois rappeurs de reprendre Walk This Way, un tube d'Aerosmith sorti en 1975. Une autre époque, hein.

    Les mecs de Run-D.M.C. refusent, bien sûr, ils ne connaissent même pas Aerosmith. Pour eux, c'est de la musique de Blancs.

    Alors, Rick Rubin insiste. Il leur met le disque.

    Les trois gars écoutent, sous leur chapeau et derrière leurs lunettes noires, ils gambergent et finissent par accepter. Mais ce sera à leur manière. Pas question de copier. Ils vont garder le riff de guitare, mais vont réécrire la façon de chanter le refrain.

    Côté Aerosmith, en 1986, que va-ton en penser ? Ben en fait, ils ont d’autres soucis. Le groupe n’est plus celui qu’il a été. Ses deux derniers albums à la fin des années 70 et début 80 sont loin d’avoir été des chefs-d'œuvre et des succès, ravagés qu’ils étaient par la drogue, l’alcool et les disputes. Ça s’était terminé par une rupture. Mais là, surprise, Steven Tyler et Joe Perry viennent de se réconcilier, et de sortir un nouvel album. Très bon mais qui n’intéresse plus personne. Les grands jours semblent derrière eux.

    Alors quand Rick Rubin leur propose de participer à cette drôle d'idée, ils n'ont rien à perdre. Le clip va faire le reste avec les deux studios représentant deux mondes. D'un côté, Run-D.M.C. De l'autre, Aerosmith. Et quand Steven Tyler prend son micro et traverse littéralement le mur, l’image vaut tous les discours. Elle montre le rock et le rap qui cessent de s'ignorer. Les fans de rock découvrent le rap et inversément.

    Walk This Way est bien plus qu'un tube de la rentrée 1986, c’est une nouvelle fois dans les années 80, une porte qui s’ouvre pour ne plus jamais se refermer. Une époque de tous les possibles comme il n’y en avait encore jamais eue, malgré les deux extraordinaires précédentes décennies. Et comme il n’y en aura sans doute plus jamais.

    Fri, 11 Sep 2026
  • 1292 - Jamiroquai : le secret du clip le plus fou des années 90, Virtual Insanity

    Septembre 1996, impossible d'y échapper. Sur MTV, MCM, qu’est-ce qu’on les as regardées, ces chaînes, vous vous souvenez ?, un garçon à l'allure de félin glisse dans une pièce comme si les lois de la gravité ne le concernaient pas. Sur la tête, il porte un immense chapeau à plumes, devenu sa marque de fabrique. Beaucoup l'appellent Jamiroquai mais en réalité, Jamiroquai, c'est le nom du groupe. Lui, il s'appelle Jason Kay, alias Jay Kay.

    À vingt-six ans, ce musicien londonien est déjà une vedette chez nous. Et il a beau être British, il n’a rien à voir avec Oasis, Blur ou Pulp, c’est vrai, ils les laissent se disputer le trône de la britpop, car lui, joue une autre musique. Son univers, en effet, c'est le funk, la black music des années 70 façon Stevie Wonder, Marvin Gaye et Earth, Wind & Fire. Oui, comme Lenny Kravitz, Jamiroquai remet le couvert d’une musique passée. Ce retrofuturisme étonne, bien sûr, en 1996, on est loin d’imaginer qu’il va devenir la règle au siècle suivant.

    Le nouvel album de Jamiroquai en cette rentrée 96 s'appelle Travelling Without Moving. Voyager sans bouger. Drôle de titre pour un garçon qui passe son temps au volant de voitures de sport italiennes. Et en parlant de voyager sans bouger, il nous réserve une surprise de taille avec le clip de son nouveau single.

    La folie virtuelle, Virtual Insanity, dont il parle dans cette chanson, c’est les ordinateurs qui entrent dans les maisons, Internet, les manipulations génétiques, bref, la technologie qui file plus vite que l'homme.

    La chanson est forte, vous l’avez compris mais c'est le clip qui va entrer dans l'histoire. Vous vous êtes sûrement demandé comment Jay Kay faisait pour glisser comme ça sur le sol ? En réalité, il ne glisse quasiment pas car le sol est parfaitement immobile et la caméra aussi. C'est toute la pièce qui bouge.

    Le décor est en effet construit sur un gigantesque plateau monté sur des rails. Les murs, les meubles, le canapé, tout est fixé au plancher. Sous les pieds de Jay Kay, plusieurs machinistes poussent l'ensemble à droite, puis à gauche, puis en diagonale, pendant que le chanteur avance, recule ou reste immobile.

    Chaque déplacement, vous le devinez, est chronométré. Le moindre retard, le moindre faux pas et il faut tout recommencer. Jay Kay a dû apprendre et répéter au millimètre une chorégraphie mêlant la sienne et celle de toute la pièce : il doit savoir à quel moment le décor vient vers lui, quand il s'éloigne, à quel instant le canapé semble lui fonce dessus avant de s'arrêter à quelques centimètres.

    Voilà pourquoi, trente ans plus tard, à l’ère du digital et de l’IA où on voit les choses les plus folles, ce clip continue de nous tromper, comme trente ans auparavant, les plans fous de Stanley Kubrick dans 2001, Odyssée de l’espace nous avaient bluffé. Maintenant que vous connaissez le secret ... Regardez-le encore une fois, même en sachant comment ils ont fait, ça reste dingue.



    Thu, 10 Sep 2026
  • 1291 - Travis : comment "Sing" est né d'une balançoire et a changé la pop britannique

    Nous sommes en septembre 2001. Le monde du disque vit ses derniers moments d'insouciance. Travis, quatre Écossais de Glasgow, s'apprête à sortir son troisième album très attendu. Enregistré avec le producteur de Radiohead, il vise la simplicité et l'émotion. Parmi les maquettes, une mélodie de banjo inspirée d'une balançoire. Fran Healy, le chanteur, l'appelle d'abord « Swing ». Mais en travaillant les paroles, un seul mot s'impose : « Sing ». Et ça change tout. Brice Depasse raconte la naissance d'un titre emblématique de la pop britannique dans La Story Nostalgie.

    Wed, 09 Sep 2026
  • 1290 - Madonna, True Blue et Sean Penn : la déclaration d'amour sincère de la star mondiale en 1986

    1986 a été une des très grandes années de l’industrie mondiale de la musique. On commence à vendre beaucoup de CD, c’est vrai, dont pas mal de rééditions d’albums et puis, et puis les nouveautés par palettes grâce aux clips vidéos, aux radios et aux magazines musicaux, on n’a jamais vendu autant de disques.

    Et donc après les tubes de l’été, arrivent les grands enjeux de la rentrée avec, au bout, les fêtes de Noël où les gens s’offrent des vinyles et des CD par millions. Ça tombe bien puisque le monde de la création connaît au milieu de ces années 80, une effervescence dans la créativité qui ne sera jamais égalée. On est toujours sous le choc du Thriller de Michael Jackson et de sa suite qu’on attend avec impatience, de la toute puissance de Phil Collins et son groupe Genesis, puis David Bowie, Prince, Kate Bush, Whitney Houston, Lionel Richie, Metallica, U2, allez on arrête là, de toute façon c’est des tonnes de révélations chaque semaine.

    Et Madonna, dans tout ça ? C’est vrai que depuis son second album, Like A Virgin, c’est la nouvelle star mondiale. Un peu trop d’ailleurs. Depuis le triomphe de son film Recherche Susan désespérément, et de son mariage tumultueux avec Sean Penn, la surmédiatisation devient pesante.

    Car on ne parle plus que des exactions, beuveries et bagarres de son mari, acteur hollywoodien au caractère particulier. Les photographes les traquent jour et nuit, c’est infernal, car plus il en fait, plus les journaux paient chers pour une photo, provoquant les pires intrusions dans leur vie privée, ce qui les énerve encore plus et ainsi de suite. Et donc, Madonna les supporte de moins en moins car elle en finit par être plus un personnage de magazine people qu’une chanteuse.

    Pourtant, derrière la porte du studio où elle prépare son prochain album, c'est l’autre Madonna qui apparaît. Une jeune femme de vingt-huit ans amoureuse et heureuse. Et parmi les nouvelles chansons, il y en a une qui lui ressemble plus qu'aucune autre : True Blue.

    En anglais, être true blue, ça veut dire être fidèle jusqu'au bout, loyal, quelqu'un sur qui l'on peut compter. Une expression que Sean Penn emploie souvent. Alors Madonna la reprend pour le titre de son album et de cette chanson qu'elle lui dédie. Pour elle, Sean n'est pas le mauvais garçon qui fait les gros titres des médias. C'est l'homme qu'elle vient d'épouser et avec qui elle s'imagine passer toute la vie.

    Lorsque True Blue arrive en radio en cette rentrée 1986, et qu’on entend cette chanson d'amour légère et lumineuse, loin de l’esprit provoc de Madonna, on est très touché d’entendre cette déclaration sincère. Et c’est d’autant plus touchant que personne ne peut imaginer la suite de l’histoire.

    Tue, 08 Sep 2026
  • 1289 - ABBA et le tube mondial de la rentrée 1976 : comment "Boogaloo" est devenu un chef-d'oeuvre intemporel

    On connaît tous l’expression Tube de l’été, on l’a tous utilisée. Mais bizarrement, on ne parle jamais de tubes de la rentrée. Pourtant y en a ! Chaque année, et depuis des décennies, depuis que les classements existent.

    Et en 1976, il y a cinquante ans exactement, les tubes mondiaux sont toujours soit américains et soit britanniques. On n’imagine pas un N°1 mondial belge, espagnol, allemand et encore moins, suédois, à moins d’une exception, et quand ça arrive, toujours sans lendemain. Non, les seules grandes machines à produire des tubes à la chaîne viennent de Grande-Bretagne et des Etats-Unis.

    Pourtant, il y a deux ans, un groupe suédois a réussi l’exploit de réaliser l’impossible. Sa victoire au concours eurovision lui a permis non seulement de se hisser au sommet des classements en Europe mais aussi d’entrer dans le Top 10 canadien et américain. Et au lieu de retourner dans l’oubli juste après, comme tous les autres vainqueurs de ce concours, Abba a réussi à aligner cinq autres tubes en Europe. L’Amérique, c’est plus dur. Pourquoi ? Et bien parce que le groupe ne rentre pas vraiment dans les canons du rock. Avec son look scintillant, propret et souriant façon Colgate, Abba est très loin des Rolling Stones, Pink Floyd ou David Bowie, on ne les prend pas au sérieux dans les médias.

    Déjà, ils n’ont pas emménagé à Londres mais sont restés à Stockholm. Stockholm, vous imaginez ? Non ! Et ben justement, personne n’imagine un groupe de rock dans une ville pareille. Si déjà, on pouvait l’imaginer, cette ville, mais on ne la connaît pas. Et quand on la connaît, avec ses ilots et ses canaux, ses cafés et restaurants qui ferment tôt et ses rues silencieuses et noires en hiver alors qu’il n’est que 15 heures, ça ne fait pas très “écrin de groupe pop star mondiale”.

    D’ailleurs, c’est bien simple, devant l’entrée du Polar Studios où Abba enregistre pour l’instant, il n’y a pas de fans qui font le pied de grue pour les accueillir, on dirait l’entrée d’une étude de notaire. Et c’est là qu’on fabrique des tubes ? Non ! Des plans pour la nouvelle Volvo, oui, mais un tube mondial !

    Et pourtant… Derrière cette façade sans histoire, il y a deux hommes, deux musiciens. Benny, au piano avec Björn tournant autour de lui avec un carnet. Depuis deux ans, ils ont un objectif : prouver que Waterloo n'était pas un accident.

    Et justement, la tournée australienne terminée, Benny est rentré à Stockholm avec une idée qui ne le lâche plus. Ce n'est pas une mélodie mais un balancement qui lui trotte en tête depuis qu’il y a entendu Rock Your Baby de George McCrae à la radio. Et Benny cherche ce même mouvement, ce groove, au piano. Alors, pendant plusieurs jours, il part à sa recherche sur le clavier et puis un matin, avec Björn, ils sentent qu’ils tiennent enfin quelque chose. Ils se le disent, sans oser s’avouer qu’ils tiennent quelque chose de fort, de très fort. Sur la boîte de la bande magnétique, ils écrivent un titre provisoire : Boogaloo.

    Dans quelques semaines, ce morceau portera un autre nom. Ce sera le tube mondial de la rentrée, y compris aux Etats-Unis et cinquante ans plus tard, tout le monde aura encore cette furieuse envie de le chanter.

    Mon, 07 Sep 2026
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