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Revue de presse internationale

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RFI

Panorama de la presse internationale sur les sujets d’actualité du jour. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet.

1528 - À la Une: le coup d'envoi du sommet des Brics+ à New Delhi
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  • 1528 - À la Une: le coup d'envoi du sommet des Brics+ à New Delhi

    C'est l'Inde qui accueille cette édition, regroupant une dizaine de pays au total : les pays fondateurs des Brics, et les membres du groupe élargi. Parmi les invités qui seront reçus par le Premier ministre indien, Narendra Modi, on compte le président russe, Vladimir Poutine, mais aussi le dirigeant chinois, Xi Jinping, et c'est tout sauf anecdotique.

    La dernière venue du président chinois en Inde remonte, en effet, à il y a sept ans, «quelques mois avant que l'affrontement militaire dans l'est du Ladakh ne porte les relations bilatérales à leur point le plus bas depuis des décennies », rappelle le journal indien Hindustan Times, qui se demande à cette occasion « où en sont les relations indo-chinoises aujourd'hui », car « bien que les deux parties aient depuis pris des mesures en vue d'une normalisation, le différend frontalier et un important déficit de confiance continuent de peser sur leurs relations. » Le journal poursuit en citant une analyse de Reuters, selon laquelle «les entreprises des deux pays continuent de se heurter à des obstacles liés aux autorisations d'investissement, aux visas et aux restrictions sur les équipements industriels. »

    Mais l'espoir d'un dégel final des liens entre les deux puissances «offrirait des opportunités pour mieux aligner les intérêts politiques et économiques », selon le quotidien, qui rappelle que «les deux pays sont confrontés aux pressions commerciales américaines. »

    Même son de cloche dans les pages du China Global Times, pour qui la rencontre entre Narendra Modi et Xi Jinping sera «au centre de l'attention» durant ce sommet. C'est le signe d'«une dynamique positive et stimulant leur développement continu », veut croire le journal, avant de citer les propos d'une chercheuse spécialiste des relations entre Pékin et New Delhi : «Si l'Inde et la Chine peuvent parler d'une seule voix, le monde sera obligé d'écouter. »

    Le début du marathon de concerts de Céline Dion à Paris 

    L'incontournable diva québécoise fait son retour sur scène après six ans d'absence, et n'y va pas de main morte pour sa reprise : une série de 26 concerts au total programmés dans la capitale française qu'elle affectionne tant. Toutes les dates sont complètes depuis longtemps, et plus de 800 000 billets ont été vendus, ce qui devrait générer «environ 200 millions d'euros», estime Libération, qui s'intéresse aux concerts de la star, «un écosystème bien huilé qui rapporte gros», car il faut ajouter aux billets les sponsors et les produits dérivés de la résidence. 

    Ce modèle de plusieurs concerts au même endroit, n’est d'ailleurs «pas seulement une bonne affaire pour la"résidente". La venue de Céline Dion à Paris devrait générer entre 500 millions et un milliard d’euros de retombées économiques en France ». «Ce sont d’abord les hôtels qui bénéficient de "l’effet Céline" », renchérit Le Monde : «aux dates des concerts, les taux d’occupation progressent de 10 à 15 points», et Libérationa observé une hausse des tarifs jusqu'à 50 pour cent dans certains établissements. Autant dire que «les admirateurs de Céline Dion devraient mettre largement la main à la poche", prévoit Le Monde,ils viennent de nombreuses villes françaises et, pour 30 % d’entre eux, de l’étranger. »

    Parmi les fans internationaux, certains viennent du Québec, d'où la star est originaire

    Pas question de manquer cela même si il faut traverser l'océan, assure une journaliste québecoise dans les pages du Journal du Québec. Et ne lui parlez pas de la chasse aux billet pour Céline Dion, pour elle, «ça a commencé par un sprint. C’est devenu un marathon». Dans une tribune elle fait le récit de sa recherche frénétique d'un précieux sésame, de l'échec des préventes et des courses aux loteries qui offraient un forfait de 25 000 dollars pour assister au show parisien. Après plusieurs échecs, elle s'est résolue à casser sa tirelire, et elle sera là «pour le retour de la reine. Et j’aurai des étoiles dans les yeux, confie-t-elle, comme des milliers de fans». Une preuve de plus, s'il  en manquait, que les fans de Céline iront où elle ira, qu'importe la place, qu'importe l'endroit. 

    Sat, 12 Sep 2026
  • 1527 - À la Une: il y a 25 ans jour pour jour, les attentats du 11 septembre 2001

    « Certains moments restent à jamais gravés dans la mémoire collective » et « un quart de siècle plus tard, des souvenirs surgissent et ressurgissent dans l'Hudson », le fleuve qui traverse la métropole américaine, frappée le 11 septembre 2001, par le plus grave attentat de l'histoire des États-Unis, se remémore un journaliste duNew York Times. « Vingt-cinq ans plus tard, des souvenirs fugaces et des images indélébiles hantent encore ceux qui ont vécu les attentats et leurs conséquences. »

    Au milieu des souvenirs de la catastrophe, une question, à la une du journal : « Le 11-Septembre a-t-il vraiment tout changé ? » s'interroge le quotidien, se rappelant « l'image caricaturale du monde d'avant le 11-Septembre : un monde de soleil et de tranquillité, où personne ne se rend compte de sa chance et du désastre qui l'attend ».

    « Notre réalité actuelle découle bien trop des attentats[...]pour que quiconque puisse nier leur importance historique », poursuit le journal, citant « l'omniprésence des technologies de surveillance, le caractère flou et incertain des opérations militaires américaines, et la généralisation des mesures de sécurité dans la vie quotidienne. »

    « Au final, les États-Unis n'ont acquis ni conscience de soi ni épanouissement personnel, constate amèrement leNew York Times. Ce qu'ils ont obtenu, quinze ans plus tard, c'est Donald Trump dont le parcours de star de télé-réalité à président a été marqué par la fièvre islamophobe de la droite post-11-Septembre. »

    Un constat loin d'être partagé par l'ensemble de la presse outre-Altantique

    « Malgré les affirmations contraires de certains, les États-Unis n'ont pas sacrifié leurs libertés pour renforcer leur sécurité », objecte le Washington Post, qui tient à saluer « le fait que les Américains n'aient pas blâmé les musulmans ou les Arabes dans leur ensemble ».« Plutôt que de ressasser le passé », le quotidien juge plutôt qu'« il est essentiel de se demander si le pays a la force et les moyens de prévenir la prochaine attaque. Cela implique de reconnaître que le territoire américain n'est plus un refuge géographique. »

    « Nos adversaires peuvent mener des cyberattaques et ils le font, s'alerte le journal.Ils peuvent mettre en péril nos satellites, nos centrales électriques et nos réserves d'eau. » « Nous devons investir, même imparfaitement, dans la défense contre les missiles, les armes biologiques et désormais les agents d'intelligence artificielle », plaide le Washington Post, avant de conclure qu'« il est essentiel de rendre hommage aux pompiers, aux policiers et à tous ceux qui ont donné leur vie le 11-Septembre. Mais il faut aussi honorer les morts en se souvenant de l'horreur de cette journée et en prenant la résolution de faire le nécessaire pour que cela ne se reproduise plus ».

    Les Houthis s'emparent de la ville yéménite de Mokha, port stratégique de la mer Rouge

    C'est « une victoire majeure » pour les rebelles soutenus par l'Iran qui sont à présent « en position de force pour attaquer les navires dans une voie navigable cruciale pour le commerce mondial », estime le New York Times. Cette prise devrait leur permettre de « renforcer leur contrôle » sur la mer Rouge et d’« accentuer les tensions sur les marchés de l’énergie », sans oublier que la milice chiite progresse donc vers le détroit clef de Bab el-Mandeb, a affirmé une source gouvernementale yéménite.

    Car, on le sait, « ce passage reliant l'Asie à l'Europe via la mer Rouge et le canal de Suez a gagné en importance depuis le début de la guerre au Moyen-Orient avec le verrouillage par l'Iran du détroit d'Ormuz, de l'autre côté de la péninsule arabique », rappelle l'Orient-le-Jour. Pour le Guardian, la prise de contrôle du littoral de la mer Rouge par les Houthis « constituerait un désastre stratégique pour l’Arabie saoudite et les États-Unis ».

    Une menace aussi pour le Yémen qui. « après des années d'accalmie, [...]a replongé dans la guerre en juillet, rappelle l'Orient-le-Jour, etles affrontements depuis la semaine dernière ont jeté sur les routes près de 20 000 personnes ».

    Le pays « n'est plus seulement un théâtre de guerre local mais une menace stratégique capable d’influencer l’ensemble de l’équilibre de la région », analyse le journal israélien Haaretz avant de prévenir que « toute nouvelle escalade au Yémen, a fortiori si elle débouche sur une guerre terrestre de grande ampleur et implique d’autres acteurs, pourrait rapidement dépasser les limites du conflit local et devenir l’étincelle d’un nouveau conflit régional ».

    Fri, 11 Sep 2026
  • 1526 - À la Une: l’intelligence artificielle est-elle un danger pour l’homme?

    Un progrès, sans doute, mais aussi un danger ? Vraiment ? Eh bien, il y a des risques de dérapages. Et des incidents se sont déjà produits. « Chaque jour qui passe révèle une nouvelle faille au sein des intelligences artificielles, relève Le Figaro, à Paris. Le géant de l’IA, Anthropic [la firme qui a créé Claude, NDLR], a publié hier soir une nouvelle étude dans laquelle il révèle de nouveaux comportements inquiétants chez ses modèles. » Au total, « quatre incidents dans lesquels ses modèles se sont échappés et ont enchaîné des actions malveillantes ».

    Voici l’un de ces incidents, pointe le journal : « La firme californienne avait donné pour mission à l’une de ses IA, le surpuissant Claude Mythos 5, de pirater une entreprise fictive dans le cadre d’une opération virtuelle. Mais le modèle a découvert rapidement qu’il pouvait accéder au véritable Internet, alors qu’il était censé rester dans sa simulation. Il s’est échappé et a commencé donc à agir en dehors du cadre prévu », créant notamment des logiciels de piratage

    « Là où l’affaire devient très intéressante, poursuit Le Figaro, c’est que Claude Mythos savait pertinemment qu’il enfreignait son "alignement". Pour rappel, précise le journal, l’alignement désigne le phénomène par lequel une intelligence artificielle poursuit des objectifs en phase avec les valeurs humaines. »

    Le syndrome Frankenstein…

    Inquiétant également, pointe pour sa part Libération, le piratage cet été de la plate-forme franco-américaine Hugging Face par des IA incontrôlées d’OpenAI, la firme de Sam Altman.

    Encore plus inquiétants, ces propos tenus par un chercheur d’Anthropic qui a décidé de démissionner : « Les gens qui construisent l’IA, a-t-il dit, croient sincèrement qu’elle pourrait tous nous tuer d’ici à la fin de la décennie. Ce n’est pas un coup marketing ».

    Et Libération de s’interroger : « L’IA a-t-elle atteint le moment redouté où la technologie échappe au contrôle de son créateur, se retournant contre lui ? Comme dans Frankenstein ? » On en n'est pas là, veut croire le journal. « On a envie de miser sur l’équipage. Avec ceux (chercheurs, ingénieurs), qui claquent la porte ou qui résistent de l’intérieur. Sinon, il restera la mutinerie ».

    Contrôler… ou pas ?

    « Le flot de prédictions apocalyptiques concernant l’intelligence artificielle atteint des sommets », constate le Washington Post. Mais pour le quotidien américain, pas question d’imposer des réglementations publiques : « L'avènement de l’ère de l’IA appelle à l’humilité et à la patience. Les responsables politiques ne devraient pas chercher à réglementer une technologie en constante évolution qu’ils ne comprennent pas, affirme le journal. Une législation inadaptée risque de compromettre les nombreux avantages potentiels de l’IA, comme le développement de médicaments révolutionnaires ».

    C’est aux dirigeants des laboratoires de pointe de prendre leurs responsabilités, estime le Washington Post : « La perspective de poursuites, d’injonctions et de dommages-intérêts devrait inciter les entreprises spécialisées en IA à redoubler de vigilance afin d’éviter que leurs prochaines expériences ne tournent mal ».

    Non, rétorque la Repubblica, à Rome : « Il nous faut des tiers de confiance, extérieurs aux entreprises, capables d’autoriser ou de refuser le développement ou la commercialisation de l’IA. Ces autorités ne devraient pas exiger la participation des géants de la tech, comme ils le réclament. En bref, poursuit le quotidien italien, il faudrait s’inspirer d’autres secteurs industriels, comme l’industrie pharmaceutique, où les entreprises ne décident pas seules de ce qu’elles vendent. Il existe des contrôles indépendants, des autorisations à plusieurs niveaux et une supervision gouvernementale ».

    L’Ukraine se prépare à un 5e hiver de guerre…

    À la Une également, « l’Ukraine se prépare à affronter un nouvel hiver effroyable, faute d’une défense anti-aérienne suffisante » : un constat établi par Le Monde à Paris. « Hormis Donald Trump, qui assurait hier, devant les journalistes, que Poutine "voulait un accord", aucun analyste et nul diplomate n’imagine que Moscou puisse envisager sérieusement un règlement du conflit ni même une simple trêve dans les mois à venir. »

    Et « voilà les Ukrainiens à l’aube d’un cinquième hiver de guerre, épuisés, lassés, fatigués, relève Le Soir à Bruxelles, avec si peu d’espoir auquel se raccrocher encore. Et les derniers signaux venus d’Europe n’ont rien pour les rassurer : les partis ouvertement pro-russes y décrochent des victoires, comme en Allemagne, ou caracolent en tête des sondages préélectoraux ailleurs. Poutine n’a peut-être pas besoin de gagner vite, conclut ​​​​​​​Le Soir, amer. Il lui suffit que les autres se fatiguent avant lui ».

    Thu, 10 Sep 2026
  • 1525 - À la Une: la dégringolade du niveau scolaire

    En France, en Europe, et même quasiment partout dans le monde, c’est la chute libre… C’est ce qui ressort du classement PISA, le Programme international pour le suivi des acquis des élèves de 15 ans, développé, tous les 3 ans, par l’OCDE, l’Organisation de coopération et de développement économiques. Les résultats de cette étude mondiale ont été dévoilés hier et ils sont donc particulièrement alarmants…

    « Si le classement PISA 2025 inquiète doublement, pointe Le Monde à Paris, c’est qu’à l’exception d’une partie de l’Asie, il révèle une diminution globale des capacités cognitives des jeunes. L’édition réalisée en 2022 avait invoqué la pandémie de Covid-19 pour expliquer la dégradation des scores de systèmes scolaires habituellement cités en exemple, en Allemagne ou en Norvège. Cette cassure continue de marquer une génération, mais le problème va au-delà. Il touche aux effets de la révolution numérique en cours. »

    En effet, précise Le Monde, « PISA établit que les élèves ne sont plus que 20 % à 30 % à ne pas recourir à l’intelligence artificielle. Les bons scores en sciences sont corrélés à une moindre utilisation de l’IA et à un emploi maîtrisé des appareils numériques à des fins d’apprentissage. La recherche éclairera mieux la nouvelle donne des écrans et des réseaux sociaux, mais il apparaît déjà que les réformes ayant prouvé leur efficacité sur les savoirs des élèves – meilleure formation des enseignants, aide aux élèves en difficulté – ne suffisent plus. »

    Les écrans et les réseaux sociaux dans le collimateur…

    Pour Le Figaro, c’est clair : « À ceux qui en doutaient encore, le classement Pisa montre, à l’échelle planétaire, les terribles ravages des écrans, des réseaux et de l’intelligence artificielle sur les jeunes cerveaux. »

    Et Libération renchérit : « impossible, au risque de paraître un peu technophobe, de ne pas corréler les mauvais résultats des adolescents français, notamment en lecture, au développement de la consommation des écrans et des réseaux sociaux. A la culture du tout image face au temps long de la lecture. A force de vivre perfusés à Instagram et TikTok, où une vidéo de trois minutes est déjà un format “long“, la capacité d’attention collective s’est réduite. »

    Libération qui s’interroge : « faut-il déjà se résigner ? Ou croire encore que la révolution de l’IA, dont l’ampleur est comparée à l’invention de l’imprimerie, ne sera pas le fossoyeur définitif de notre appétit pour la lecture ? Comment continuer à faire vivre le miracle étrange qui donne le goût de lire à un enfant ? C’est notre défi collectif. »

    Lire comme remède

    En effet, complète Die Welt à Berlin, « l’avenir n’appartient pas seulement à ceux qui ont accès à l’information, mais à ceux qui savent l’interpréter, la relier et en tirer des enseignements. Certains pays prennent déjà ce constat au sérieux. (…) À Singapour, malgré des équipements de pointe en classe, les élèves consacrent encore beaucoup de temps aux textes imprimés. La Suède a mis en place des campagnes nationales de promotion de la lecture. Dans ce contexte, certains experts plaident pour que les écoles privilégient la lecture d’œuvres complètes plutôt que d’extraits, comme c'est souvent le cas. »

    « Le déclin n’est pas une fatalité, veut croire Le Soir à Bruxelles. L’Estonie, le Japon, la Corée du Sud et le Royaume-Uni restent parmi les plus performants. Malgré leurs différences, les élèves y suivent plus longtemps le même cursus, l’orientation intervient plus tard et le redoublement est rare. Les difficultés y sont traitées par du soutien plutôt qu’en faisant recommencer l’année ou en séparant les parcours. »

    Retour aux fondamentaux ?

    En Suisse, les élèves restent parmi les meilleurs d’Europe. Mais « pas de quoi fanfaronner », s’exclame Le Temps à Genève. « Le niveau des jeunes s’érode année après année dans les compétences fondamentales. » Et « la Conférence des directeurs cantonaux de l’instruction publique le martèle : lire, écrire, calculer doivent (re)devenir des priorités. Il ne suffit pas de le dire. Le message doit arriver jusque dans les salles de classe, s’exclame Le Temps. Non pas pour grimper dans les classements PISA. Simplement parce que ce socle de base est essentiel pour l’avenir de nos jeunes. De bonnes compétences scolaires à la sortie de l’école obligatoire augmentent fortement les chances d’obtenir un diplôme. Et l’obtention de ce diplôme réduit fortement les risques de chômage. Un cercle vertueux qu’il est temps de remettre en place. »

    À lire aussiEducation: les résultats des élèves français en baisse selon le rapport PISA

    Wed, 09 Sep 2026
  • 1524 - À la Une: la progression de l’extrême droite en Europe

    « Trente-sept ans après la chute du premier mur, un autre s’est effondré en Allemagne », constate le Timesà Londres, avec « la victoire écrasante » du parti d’extrême droite AfD avant-hier en Saxe-Anhalt. « Le centre politique, tant au niveau local que fédéral, est désormais devenu un terrain mouvant,relève le quotidien britannique. Et pas seulement en Allemagne. En Italie, la coalition nationaliste de Giorgia Meloni, au pouvoir depuis près de quatre ans, se considère comme une pionnière en Europe. En France, le Rassemblement national de Marine Le Pen, parti populiste, se voit favori pour remporter l’élection présidentielle de l’année prochaine. Dans ces deux pays, la droite populiste est encouragée par le succès de l’AfD. »

    Et il n’y a pas que la France, l’Allemagne et l’Italie… Le Guardian, toujours à Londres, pointe les manifestations anti-immigration qui ont eu lieu ce week-end dans le sud de l’Angleterre. Manifestations à l’initiative du mouvement d’extrême droite Patriota Platform, « qui prétend “stopper les bateaux“ si les autorités ne le font pas. (…) Partout en Europe, l’extrême droite ne cesse de gagner du terrain,constate également le quotidien britannique.(…) De Douvres à la Saxe-Anhalt, les extrémistes prospèrent lorsque les électeurs estiment que les partis traditionnels ne sont plus en mesure de garantir sécurité, prospérité et changement. »

    Les partis traditionnels en échec…

    En effet, constate Le Figaro à Paris, « comme ailleurs en Europe, le national-populisme fait désormais figure, outre-Rhin, d’alternative aux partis traditionnels et à leurs échecs : immigration, déclassement, crise économique. Contrairement au RN en France, l’AfD ne peut toutefois prétendre demain gouverner l’Allemagne. Le parti est encore loin de la majorité absolue au niveau fédéral. Et ses sympathies néonazies lui ferment les portes du jeu des coalitions, qui gouvernent le pays depuis l’après-guerre.Mais après-demain », s’interroge Le Figaro. « Le séisme de Saxe-Anhalt est d’autant plus préoccupant,poursuit le journal,que l’AfD y a fait le pari inverse de la “dédiabolisation“. Elle propose de supprimer le droit fondamentalà l’asile, de réécrire les manuels d’histoire pour en finir avec le “masochisme national“… Plus le parti se radicalise, plus il engrange électoralement. Comme si les Allemands voulaient s’affranchir de façon spectaculaire de décennies de culpabilité. »

    Le Monde renchérit : « Quand un parti de cette nature recueille près de la moitié des voix en défendant un programme aussi radical, xénophobe et nationaliste, tandis que le principal parti de gouvernement s’effondre, ce n’est pas un accident local : c’est un modèle politique, celui de l’Allemagne d’après-guerre, fondé sur le rejet des extrêmes et le primat du consensus, qui vacille. Et donc l’Europe tout entière qui doit s’inquiéter. »

    Une Europe trop divisée…

    D’autant, analyse le Wall Street Journal, que « les tendances électorales en Allemagne et en France interviennent au moment où les menaces qui pèsent sur la prospérité et la sécurité de l’Europe s’intensifient. Or, au lieu de s’unir pour lutter contre ces problèmes,constate le quotidien américain,les pays européens semblent se diviser. La solidarité européenne s’affaiblit alors même que l’Europe subit des pressions plus fortes et plus diverses qu'elle n'en a connu depuis des décennies. »

    Et le Wall Street Journal de prendre notamment l’exemple de l’immigration : « la politique migratoire en Europe reste un véritable chaos. L’Espagne régularise les sans-papiers ; l’Italie souhaiterait les expulser. Et la France et le Royaume-Uni consacrent au moins autant de temps à se quereller sur la responsabilité des traversées illégales et massives de la Manche qu’à prendre des mesures concrètes pour y remédier. »

    Enfin, « que se passe-t-il quand on laisse grandir la bête ? », s’interroge El Pais à Madrid. « Il existe des situations, et pas seulement en Europe, qui rappellent ce qui s’est passé dans les années 30,pointe le quotidien espagnol :la stigmatisation des peuples et des religions, la violence déchaînée contre des civils sans défense en toute impunité, les discours de haine et la déshumanisation d’autrui, la manipulation du passé. Le racisme et le suprémacisme ne devraient tolérer aucun compromis. L’histoire,conclut El Pais, nous enseigne clairement que lorsque le mal n’est pas maîtrisé, il finit par tout détruire. »

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    Tue, 08 Sep 2026
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