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La Une de la presse cette semaine à Kinshasa

La Une de la presse cette semaine à Kinshasa

RFI

Toutes les semaines, RFI vous propose de feuilleter les journaux congolais de la semaine écoulée. Notre correspondant Pascal Mulegwa revient sur les grands titres et les petites histoires qui ont raconté la République démocratique du Congo au quotidien. 

239 - À la Une: Mutamba dénonce un complot «politico-judiciaire», la rue ouverte à la majorité mais interdite à l'opposition
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  • 239 - À la Une: Mutamba dénonce un complot «politico-judiciaire», la rue ouverte à la majorité mais interdite à l'opposition

    À la Une d’Infos27, le débat politique se déplace dans la rue. Sous le titre « La rue change de visage », le quotidien estime que ceux qui en avaient fait « leur principal levier de pression découvrent que le terrain n’est plus leur chasse gardée ». Une référence à la mobilisation de l’opposition du 15 septembre contre le changement de constitution, jugée limitée par ce confrère, puis à celle du parti présidentiel UDPS et de ses alliés, le 23 septembre, à Kinshasa et dans plusieurs provinces. Pour Infos27, le parti présidentiel qui manifestait en faveur d’un changement de constitution entend ainsi démontrer que « l’opposition ne détient pas le monopole de la rue ».

    Dans Vraie Thématique, autre lecture du même épisode. Le bihebdomadaire relaie les accusations de l’opposition et de la société civile contre une politique de « deux poids, deux mesures » dans l’encadrement des manifestations. L’opposant Delly Sesanga dénonce notamment une manifestation du pouvoir bénéficiant, selon lui, « d’un itinéraire concerté et d’un encadrement sécuritaire », contrairement à celle de l’opposition qui avait été réprimée, faisant un mort. Jean-Marc Kabund, un autre opposant, parle, lui, d’une « démocratie à géométrie variable où la rue est libre pour les partisans du régime et interdite à l’opposition ».

    Procès du Frivao

    Dans Forum des as, changement de registre avec l’affaire Constant Mutamba. Quelques jours après sa condamnation par la Cour de cassation à dix ans de travaux forcés dans le dossier du Frivao, l’ancien ministre de la Justice conteste le verdict et dénonce un « complot politico-judiciaire ». La Cour l’a condamné pour détournement de deniers publics du Frivao, le Fonds spécial de répartition de l'indemnisation aux victimes des activités illicites de l'Ouganda. Mutamba, lui, conteste notamment la procédure et l’absence, selon lui, de preuves matérielles suffisantes. Il accuse l’entourage du président de la République d'avoir initié ce procès après lui avoir attribué des ambitions présidentielles qu'il dit ne pas avoir exprimées.

    Les Kinois pleurent Miguel Masaisai

    Econews rend hommage au cycliste Miguel Masaisai, avec ce titre : « Un jeune qui portait l’espoir et la paix ». Le jeune athlète, mort accidentellement au Congo-Brazzaville, est présenté comme un espoir du cyclisme congolais et comme un sportif engagé dans le projet « Pedals for Peace », destiné à porter un message de paix de Goma à Rabat. La Tempête des Tropiques, un autre quotidien, rapporte que c’est sur leurs vélos que les cyclistes kinois et de Goma ont choisi de pleurer ce dimanche 20 septembre Miguel Masaisai. À Goma, sa ville natale, la course a réuni les cyclistes de différentes générations, les professionnels comme les amateurs.

    Levée de sanctions

    Bouclons avec L’Avenir : « Washington lève les sanctions contre Olenga et Safari Beach ». Neuf ans après leur inscription sur la liste noire du Trésor américain, le général François Olenga et le complexe Safari Beach ont été retirés du dispositif américain le 23 septembre. L’Ofac ne précise toutefois pas les raisons de cette décision. Le quotidien rappelle que les sanctions avaient été prises en 2017 et entraînaient notamment le gel des avoirs sous juridiction américaine et des restrictions sur les transactions. Leur levée met fin à ces restrictions, mais, souligne le texte, « il serait prématuré d’y voir une approbation de l’ancien rôle du général ou un changement global de la politique américaine envers Kinshasa ».

    Sat, 26 Sep 2026
  • 238 - À la Une: la mobilisation de l’opposition tourne aux heurts, 15 millions de dollars jetés dans la mer

    En Une du quotidien Le Journal : « La mobilisation de l’opposition tourne aux heurts dans plusieurs villes». La journée nationale de mobilisation lancée mardi par la coalition C64 pour dire « non » au projet de modification ou de changement de la Constitution, a été marquée par des tensions à Kinshasa, Lubumbashi, Kisangani et Mbandaka, avec des affrontements, des dispersions au gaz lacrymogène et plusieurs interpellations. À Kinshasa, où la manifestation avait été autorisée, note Le Journal, quelques centaines de militants de l’opposition ont participé au cortège, des heurts les ont rapidement opposés à des groupes présentés comme pro-régime. La police est intervenue à coups de gaz lacrymogène. Un mort a été signalé en fin de journée. Pour ce quotidien kinois, « Cette journée de mobilisation met ainsi en évidence la montée des tensions autour de la question constitutionnelle, alors que l’opposition cherche à transformer son refus d’un éventuel troisième mandat en rapport de force politique avec le pouvoir».

    Ouragan enchaîne sur le même sujet et rapporte qu’au lendemain de cette manifestation, le Secrétaire général du parti présidentiel Augustin Kabuya, s’est moqué de la faible capacité de mobilisation de l’opposition. Face à ses partisans, il affirme que l’influence de l’opposition repose davantage sur les réseaux sociaux que sur une implantation populaire.

    La Terre n'a pas tremblé le 15 septembre

    Le Maximum affirme en Une que « La Terre n'a pas tremblé le 15 septembre ». La mobilisation n’a, selon l’hebdomadaire, pas produit «l’apocalypse prédit». Les forces de l’ordre ont contenu les incidents provoqués sans que la journée ne se transforme en drame national.

    Pour Africanews, un autre trihebdo, si plusieurs proches du régime se réjouissent de ce qu’ils qualifient de «faible mobilisation », le débat a viré ailleurs. Au terme de la journée, le nombre de manifestants n’est plus au centre des discussions. «Personne ne parlera du nombre de manifestants, tout ce qui va intéresser, ce sera le bilan en termes d’incidents désormais », explique Africanews.

    Le chef de l’Africa CDC recadre Kinshasa : l’épidémie "n’est pas sous contrôle" 

    Concernant l’épidémie d’Ebola. Econews titre : «Le chef de l’Africa CDC recadre Kinshasa : l’épidémie "n’est pas sous contrôle" », a déclaré jeudi le directeur général de l’agence sanitaire de l’Union africaine, Jean Kaseya publiquement. Le journal évoque une «mise au point cinglante » qui vient écorner l’optimisme affiché par Kinshasa. Avec « 3 577 morts pour 7 404 cas recensés au 15 septembre», Jean Kaseya estime que l’heure est à une « mobilisation urgente».

    Le confrère s’interroge : « Comment prétendre avoir dompté le virus alors même que le suivi des cas contacts s’avère "pas du tout encourageant" et que les infrastructures sanitaires dans les sept provinces touchées de l’Est se trouvent dépassées par la flambée des contagions ? »

    Econews dénonce une « autosatisfaction prématurée », une « communication politique hâtive» et «l’une des erreurs stratégiques les plus périlleuses qui soient». Conclusion du journal : « L’optimisme de façade affiché par Kinshasa risque d’engourdir la vigilance collective, de démobiliser les acteurs du terrain et de briser la chaîne de prévention ».

    15 millions de dollars américains jetés dans la mer

    Autre dossier évoqué dans la presse : des bateaux commandés et livrés, mais inadaptés aux eaux de la RDC. C’est dans Forum des As qui pointe une « colossale somme de 15 millions de dollars américains jetés dans la mer».

    Le ministre de la Pêche et de l’Élevage affirme que ces bateaux ne correspondent pas aux besoins techniques de la pêche maritime congolaise. Pour Forum des As, « gaspiller une énorme somme de 15 millions de dollars américains sans que le pays ne puisse en tirer aucun dividende, constitue un crime économique qui ne doit pas rester impuni».

    Enfin, Congo Nouveau titre sur « le budget record de 24,8 milliards de dollars US pour 2027 ». La Première ministre Judith Suminwa a déposé à l’Assemblée nationale le projet de loi de finances 2027, présenté comme un budget «d’action et de souveraineté», avec trois priorités : sécurité, pouvoir d’achat et investissements. Des crédits sont prévus pour les élections, l’identification de la population et le dialogue national.

    Sat, 19 Sep 2026
  • 237 - À la Une: les flammes dévorent des élèves à Bukavu, une pègre emporte deux engins stratégiques à Kinshasa

    On ouvre avec Tempête de tropiques qui barre sa Une avec ce titre : « Un incendie fait au moins 27 morts parmi des élèves à Kadutu ». Le quotidien rapporte qu’un drame d’une grande ampleur s’est produit sur l’avenue Kasheke, dans le quartier Cimpunda, commune de Kadutu, à Bukavu. Un incendie, dont l’origine reste inconnue, s’est déclaré soudainement, ravageant plusieurs habitations ainsi que des infrastructures scolaires riveraines. Le bilan s’est alourdi au fil des heures : 27 élèves ont perdu la vie et plusieurs autres ont été grièvement blessés.

    Le journal évoque pour sa part une « RDC face à la loi du feu : après Kinshasa, Bukavu pleure ses enfants ». Le quotidien parle d’une « spirale infernale et meurtrière» qui semble s’être emparée du pays. Le confrère souligne un « deuil avec un bilan effroyable qui ne cesse de s'alourdir, touchant la chair de sa jeunesse. »

    Alors que la RDC n’a pas encore fini de sécher ses larmes après l’incendie meurtrier de la salle de fêtes Panacée à Kinshasa, samedi dernier, le feu a de nouveau frappé jeudi. Selon le confrère, le drame a provoqué une panique générale dans les écoles voisines Ujamaa et Furaha. Pris de court par la rapidité du brasier, les élèves ont tenté de fuir dans le chaos. La plupart des victimes auraient été « piétinées ou étouffées lors d’une bousculade mortelle ». Plusieurs autres enfants, grièvement brûlés ou victimes d’une sévère asphyxie, ont été conduits vers les structures sanitaires de Bukavu.

    À lire aussiRDC: l'incendie d'une salle des fêtes à Kinshasa fait au moins une dizaine de morts et de nombreux blessés

    De la capitale aux provinces, les alertes et les départs de feu se succèdent à un rythme effrayant, traduisant une vulnérabilité critique face aux risques d'incendie, à l'absence de normes de sécurité strictes et à la faiblesse des moyens de secours d'urgence. Le Potentiel titre : «Quand le feu devient un défi de gouvernance ». Pour ce quotidien, les drames de Kinshasa et Bukavu « doivent être regardés comme un signal d’alarme national ». La répétition des incendies, la destruction des maisons et des écoles et surtout la mort d’enfants dans des établissements censés les protéger posent, selon lui, la question de la prévention et de la sécurité civile. Et de conclure : « À Kinshasa et à Bukavu, les flammes ne brûlent pas seulement des maisons et des écoles. Elles mettent à nu les failles de la prévention, de la sécurité civile et de l'aménagement urbain en RDC. Et après ce drame, gouverner par anticipation n'est plus un choix : c'est une obligation».

    Sur le volet politique, Econews titre : « Rentrée parlementaire, marche de l’opposition… Kinshasa en sursis : 15 septembre, le jour où tout peut basculer». Le quotidien souligne la coïncidence entre l’ouverture de la session parlementaire et la manifestation annoncée par la coalition C64 contre un changement de la Constitution. À cinq jours de l’échéance, l’incertitude demeure sur l’autorisation de la marche, le maintien de la rentrée parlementaire et les conditions de sécurité.

    D'ici mardi, les regards resteront braqués sur le Parlement, mais aussi sur les autorités chargées d'encadrer la manifestation. La rentrée sera-t-elle reportée ? La marche sera-t-elle autorisée ? Les deux événements pourront-ils se dérouler sans heurts. Ouragan estime que « le pouvoir évite l’affrontement ». Le journal rapporte que le chef du parti présidentiel, Augustin Kabuya, a proposé au président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, de reporter à 18 heures la cérémonie d’ouverture de la session parlementaire pour des raisons «sécuritaires et préventives ».

    « La peur a-t-elle gagné les hauts étages de la République ? », s’interroge Ouragan qui pense que « le parti au pouvoir est encore traumatisé par les troubles de la dernière marche de l'opposition à Kinshasa et redoute un bain de sang qui souillerait irrémédiablement l'image internationale du régime. » De scènes de violences devant le Palais du Peuple, temple de la démocratie congolaise, serait une catastrophe diplomatique. À l'heure où Félix Tshisekedi tente de se poser en garant du dialogue national et de la stabilité. Des images de répression sanglante réduiraient donc en cendres sa crédibilité internationale.

    Au cœur de cette mobilisation : la hantise d'un troisième mandat de l'actuel chef de l'État. La C64 accuse l'Union sacrée de vouloir exploiter la crise sécuritaire pour préparer le terrain à une modification de la loi fondamentale. Le 15 septembre 2026, conclut Ouragan, « s'annonce donc comme un rendez-vous à haut risque. »

    Etl'Avenir boucle cette revue avec le vol de « Deux machines de capture des passeports ». Deux appareils servant à la capture des données nécessaires à la délivrance des passeports biométriques ont été dérobés au Centre de capture Infinity, à Kinshasa. Le vol a été constaté par les responsables du centre, selon des sources proches du ministère des Affaires étrangères. Une enquête a été ouverte, lit-on dans l’Avenirqui indique que « la protection de ces installations ne concerne pas uniquement la continuité du service public, mais également la confidentialité et l'intégrité des données traitées. ».

    À lire aussiRDC : que doit-on attendre de ce nouveau dialogue national inclusif?

    Sat, 12 Sep 2026
  • 236 - À la Une: une rentrée scolaire sous «deux feux rouges», Ebola s’enracine

    Rentrée scolaire oblige, le quotidien Forum des ASS barre sa une avec ce titre : « Kinshasa : une reprise effective, mais encore timide ». Le quotidien confirme que « la rentrée scolaire a bel et bien eu lieu » mardi 1er septembre à Kinshasa. Dans plusieurs établissements de la capitale, les élèves ont repris le chemin de l’école, même si l’affluence reste faible dans certaines écoles, notamment dans le privé. Le constat du quotidien est donc nuancé : la rentrée est effective, mais elle reste « encore timide ».

    Le Phare élargit la focale et parle d’une rentrée scolaire devant « deux feux rouges : Ebola et l’insécurité ». Le journal redoute des perturbations dans les provinces touchées par le virus. À Bunia, en Ituri, comme à Beni, au Nord-Kivu, des syndicats d’enseignants ont menacé de boycotter la rentrée, faute de garanties suffisantes sur les mesures de prévention, notamment les lave-mains, les gels antiseptiques et les thermomètres. Le projet de déclencher une grève illimitée aurait finalement été abandonné après des assurances de Kinshasa.

    Pour Le Phare, « la grande inconnue reste l’insécurité ». Malgré le mécanisme de contrôle et de vérification du cessez-le-feu mis en place à Doha, le journal souligne que la paix est encore loin d’être revenue au Nord et au Sud-Kivu. Il cite notamment l’attaque de drone à Minembwe, survenue au début de l’opération de vérification, ainsi que les affrontements signalés à Minembwe et à Uvira. À ces deux urgences s’ajoutent, selon le quotidien, dans plusieurs territoires affectés par les combats, les incertitudes sur la mécanisation et le paiement des nouvelles unités d’enseignants, la fiabilisation du fichier des effectifs et la mise en œuvre de nouveaux programmes.

    Sur le front sanitaire, Econews titre : une RDC « dépassée par le virus » Ebola qui « s’enracine ». Le trihebdomadaire évoque plus de 6 000 cas confirmés et près de 3 000 morts dans six provinces, estimant que l’épidémie est encore « loin d’être maîtrisée ». Pour Econews, « Ebola n’est plus seulement une menace sanitaire localisée » : le virus progresse et les chaînes de transmission se multiplient.

    La Tempête des Tropiques relaie, elle, l’inquiétude de la CENCO. Les évêques catholiques appellent à renforcer la riposte et alertent sur la possibilité que les chiffres officiels ne reflètent pas toute l’ampleur de la circulation du virus. Ils dénoncent aussi le manque d’équipements de protection et les ruptures de stocks dans certains établissements de santé.

    « La perpétuité requise contre le général Philémon Yav », ancien commandant de la troisième zone de défense, peut-on lire dans Ouragan. Le ministère public demande à la Haute cour militaire de retenir notamment les charges de trahison et de participation à un mouvement insurrectionnel. La défense conteste les accusations et estime qu’aucun élément matériel ne permet d’établir les faits.

    Enfin, pour clore cette revue de presse, Africanews revient aussi sur les emprunts contractés par l’ancien ministre des Finances, Nicolas Kazadi, pour achever le Centre financier de Kinshasa. Le tabloid évoque une dette de 150 millions de dollars contractée à 11,5 %, et oppose ce financement au premier Eurobond congolais levé à 9 %.

    « L’homme qui dénonçait, mercredi, le taux de 9 % du premier Eurobond congolais comme ‘insoutenable’, avait lui-même contracté une dette qui fait payer 11,5 % aux générations actuelles et futures. » Le parallèle est implacable, commente le confrère kinois : d’un côté, le gouvernement Suminwa II lève à 9 % sur dix ans pour du productif : la centrale de Katende qui attend depuis des décennies, des routes nationales, des aéroports. De l’autre, un emprunt à 11,5 % sur du court terme, à remboursement semestriel écrasant, pour du béton administratif.

    À lire aussiRDC: au moins 45 professionnels de santé morts d’Ebola depuis le début de l’épidémie

    Sat, 05 Sep 2026
  • 235 - À la Une: un dialogue national annoncé « sans Kabila ni M23 »

     

    Ouvrons cette revue de presse avec Congo Nouveau, qui titre : « Tshisekedi lance un dialogue sans Kabila ni M23 ». Le trihebdomadaire s’intéresse aux contours du dialogue national annoncé par le président congolais. Un processus qui doit débuter par des consultations dans les 26 provinces avant de se poursuivre à Kinshasa, pour une durée maximale de trois mois. 

    Mais Congo Nouveau relève surtout les lignes rouges fixées par Félix Tshisekedi : pas de place pour les groupes armés, pas de partage du pouvoir et pas de médiation étrangère. L’exclusion de l’AFC/M23 et de Joseph Kabila suscite déjà de vives réactions dans l’opposition. Martin Fayulu réclame leur participation, Delly Sesanga dénonce un dialogue exclusif, tandis que Moïse Katumbi exprime sa méfiance. 

    Pour le tabloïd, le pari présidentiel reste risqué : un dialogue perçu comme verrouillé pourrait avoir du mal à produire une solution durable à la crise congolaise. Le Phare revient lui aussi sur l’architecture de ce futur dialogue national. « Une consultation politique et technique dans chaque province d’abord !», titre le quotidien. 

    Il insiste sur le caractère inédit de la démarche : la parole doit partir des provinces avant de remonter vers Kinshasa. Institutions, partis politiques, confessions religieuses, organisations de femmes et de jeunes, monde économique, universitaire et scientifique : toutes les forces vives sont appelées à contribuer au diagnostic. Ces consultations doivent ensuite servir de base aux assises nationales. Le Phare souligne également la principale ligne rouge présidentielle : ceux qui ont pris les armes contre la République ne pourront pas participer au dialogue comme composantes politiques.

    Forum des As retient, lui, le compte à rebours : « Dialogue national : Félix Tshisekedi ouvre un compte à rebours de trois mois ». Le quotidien détaille les étapes du processus et relève la distinction faite entre le dialogue national et les discussions de Doha avec l’AFC/M23. Pour Félix Tshisekedi, les questions militaires doivent être traitées à Doha, tandis que le dialogue national doit s’occuper de la refondation politique et institutionnelle. Forum des As rappelle toutefois que le président n’a pas encore fixé de date précise pour le début des consultations provinciales.

    Suspension d'activités académiques dans des établissements publics

    Le Journal s’intéresse à un autre front : La « Bataille pour le contrôle des universités de Goma et Bukavu ». Kinshasa a suspendu les activités académiques dans onze établissements publics des deux villes contrôlées par l’AFC/M23. Une décision justifiée par des impératifs sécuritaires et la nécessité de préserver la légalité des diplômes. 

    Le mouvement rebelle annonce, de son côté, un mécanisme de substitution pour maintenir les études. Au-delà de l’éducation,Le Journal y voit une bataille pour le contrôle institutionnel de ces territoires. EcoNews, un autre quotidien souligne justement que cette décision « ravive les craintes de balkanisation ». L’opposition, la société civile et plusieurs personnalités dénoncent une mesure qui risque de pénaliser des milliers d’étudiants. Le gouvernement défend, lui, la préservation de l’intégrité de l’État et des titres académiques.

    Et pour boucler cette revue de presse, La Tempête des Tropiques revient sur la condamnation de Rebo Tchulo. La chanteuse a écopé de douze mois de servitude pénale avec sursis de 24 mois, sans amende, pour incitation de militaires à commettre des actes contraires à leur devoir et à la discipline. Une décision qui lui permet cependant de rester libre et de reprendre ses activités artistiques.

    Sat, 29 Aug 2026
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